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Notre-Dame à la chinoise

Commençons avec une blague juive de la Seconde Guerre mondiale. Vous comprendrez assez tôt pourquoi :

C’est Herr Altmann et sa secrétaire dans un café à Berlin en 1935. « Herr Altmann », lance la secrétaire, « je vois que vous lisez Der Stürmer ! Comment pouvez-vous perdre du temps avec ce canard nazi plein de calomnies ? Souffrez-vous de la jüdischer Selbsthaß (la haine de soi juive) ? »

« Au contraire, Frau Epstein. Quand je lisais les journaux juifs, tout ce dont j’entendais parler était des pogroms, des émeutes contre nous, et de l’assimilation aux États-Unis. Mais chez Der Stürmer, je vois que nous contrôlons les banques, nous dominons les arts, et nous sommes sur le point de conquérir le monde entier. Et vous savez quoi ? Il me fait du bien ! »

Novak & Waldoks, ma traduction

Je crois que je vous ai parlé avant de mon meilleur ami. Il n’est pas né aux États-Unis, mais vient d’un pays étranger en Asie. Sa famille est d’origine chinoise, mais ça fait plus d’un siècle que sa famille n’habite plus en Chine. Il est venu d’un autre pays asiatique. Ce sera important plus tard.

Je ne connais personne qui ait plus vécu l’idée du « Rêve américain ». Je ne veux pas donner trop de détails de sa vie personnelle. Il suffit de dire que monsieur était immigrant et a fini par bien réussir sa vie ici. Il était fier de devenir citoyen il y a deux décennies, mais de nos jours…voyons.

Je vous ai promis que j’allais vous raconter une histoire de théorie complotiste sur Notre-Dane de Paris. Nous voilà. Cet ami m’a récemment dit qu’il avait « entendu parler » que les Français étaient si en retard avec les JO que le gouvernement avait embauché la Chine pour restaurer Notre-Dame. Je lui ai demandé sa source et il m’a dit seulement que c’était « sur Weibo » (réseau social chinois). Cependant, il ne lit pas le chinois, il le parle seulement. Je lui ai répondu que je n’avais rien entendu comme ça. Puis, j’ai demandé à France with Véro si elle avait entendu une telle chose ainsi que fait mes propres recherches.

Photo prise par moi

Évidemment, je ne lis pas le chinois. Mais j’ai trouvé plusieurs articles en anglais sur des sites d’origine chinoise qui disaient, par exemple :

Ce but [réouverture en 2024] semble ambitieux, mais aussi irréaliste pour les Français, connus pour être tranquilles, lents, et ne travaillant jamais des heures supplémentaires…juste quand tout le monde a perdu espoir quant à la restauration de la Cathédrale Notre-Dame, quelque chose de surprenant s’est passé. Notre-Dame s’illumine la nuit et des travailleurs font des heures supplémentaires…l’équipe d’infrastructure chinoise prend part à l’affaire

Lai Times, traduite par moi

Après se vanter de comment la Chine a sauvé la France, toute sa contribution revendiquée est le prêt d’un aspirateur industriel pour nettoyer le chantier. Je ne plaisante même pas. J’étais certain que j’ai dû rater quelque chose mais Véro m’a dirigé vers des articles de 2019 qui parlaient d’une réunion entre les présidents des deux pays…puis, rien. Le site français de China State Construction, l’entreprise de laquelle se vante l’article que j’ai traduite, ne mentionne rien. Et le site officiel de la restauration mentionne plein d’efforts français (ne ratez pas ses articles sur les métiers) mais aucune mention des censés ouvriers chinois.

Mon ami aurait pu faire les mêmes recherches que moi en anglais, mais préférait de croire que les Français étaient impuissants et avaient besoin de la Chine pour les sauver. Et c’est ici où notre blague du départ, mon ami et Notre-Dame se rejoignent de façon qui m’attriste.

Il est tombé dans une communauté identitaire en ligne, qui l’encourage de voir le monde en tant que chinois. Cette communauté lui dit que les Ouïghours ne sont pas persécutés par le gouvernement chinois (bien attesté), mais que les États-Unis ont tué des millions de gens en Indonésie, pas étayé par les faits. Ce qui est vrai, c’est que les États-Unis a soutenu le dictateur Suharto pendant ses massacres — le même dictateur qui a fait fuir sa famille. Mais ça lui permet de croire en même temps que « nous ne nous sommes pas meilleurs » et aussi qu’ils sont innocents.

Il dit que les chinois (en tant que pays) nous a dépassé en tout, surtout les sciences, que le contredire n’est que du racisme (le matériel LK-99, dont sa « confirmation » par une université chinoise, était un exemple de la supériorité asiatique jusqu’au moment où il était révélé faux ; tout à coup, il l’a complètement oublié). Et franchement, bien que je sois triste, je ne le blâme pas.

Il se sent nerveux parce que nous les américains sommes obsédés de la politique identitaire. C’est bien évident que n’importe quel autre groupe ne va pas protéger le sien. C’est la triste réalité américaine de nos jours. S’il est dans les griffes d’un genre de complotisme, c’est parce que son groupe est un des cibles « légitimes ». Il y a 30 ans déjà, quand j’ai fait mes candidatures aux universités, beaucoup d’entre eux disaient que les asiatiques — 3,6 % de la population à l’époque — n’étaient pas considérés minoritaire quant aux inscriptions. Et cette situation devient de pire en pire. Face à un pays de moins en moins accueillant, ce n’est pas surprenant qu’il cherche de meilleures nouvelles sur son propre groupe.

Vous voyez maintenant le rapport entre la blague, Notre-Dame et ses avis. La propagande est la bienvenue tant qu’elle lui fait se sentir mieux. Demain, je vais vous surprendre, pas à dire choquer, avec quelque chose que je viens de faire. Il y a un sens où c’est l’autre face de la même monnaie ; à vous de me dire si vous le trouvez plus sain.

Sondage d’urgence

Mise à jour : Merci des commentaires. Le problème semble être résolu. On reprend notre horaire normal.

Mon article sur le Var est complètement prêt, mais je n’ose pas le publier car je ne peux plus voir les images du blog nulle part (et oui, j’ai plein d’espace). Merci de répondre à 2 questions dans les commentaires :

1) Pouvez-vous voir une image dans ce post ?

2) Dans le post de la balado de lundi, combien d’images voyez-vous ?

Il devrait être une image au-dessous de cette phrase ; une légende apparaît en bas :

Port de Toulon, Photo par Smiley.toerist, CC BY-SA 4.0

J’ai contacté WordPress.com. On verra. Merci de votre aide et veuillez accepter mes excuses.

Brûlé

J’allais publier tout autre chose aujourd’hui, à propos de quelque chose dite « la règle de 6/6/6 » aux États-Unis. Je suis bien au courant du fait que beaucoup de monde lisent ce blog car en général les articles sont positifs. Cet article n’allait pas rentrer dans ce cadre. Disons juste que je souffre toujours de la gueule de bois — au sens figuré — de la Saint-Valentin. Il ne m’a pas du tout aidé de voir le menu au resto italien où je vais toutes les deux semaines, avec leur satanée pizza en forme de cœur, juste hier soir. Ou les donuts chez Dunkin Donuts, la plus grande chaîne du pays, qui étaient comme ça cette semaine :

Ouais, je l’ai commandé

Au fait, vous savez pourquoi « crème » s’écrit avec un « k » ici ? C’est parce que la garniture est une imitation de la crème pâtissière, et ne contient pas assez de vrais produits laitiers pour être labellisée « cream ». Vous verrez parfois « chocolatey » au lieu de « chocolate » sur certains produits qui font semblant d’être chocolat, mais ne contiennent pas non plus assez de la vraie chose.

Alors, vous savez que me flageller est un de mes loisirs préférés, et je vais vous régaler avec mon autre grosse boulette de la semaine. Après la mésaventure des clés. Cette fois, c’est alarmant à quel point je parle littéralement.

Je ne le mentionne pas, mais le Tour a des effets réels dans ma vie quotidienne. Certaines recettes font partie de notre menu typique, et rien n’est plus important à cet égard que les boles de Picolat, le plat préféré de La Fille pendant un an déjà. Je les fais avec des spaghettis, et elle est ravie à chaque fois.

Mardi dernier, je les ai préparées comme d’hab, sauf pour une chose. Après avoir roulé les boles dans de la farine, je faisais chauffer de l’huile d’olive pour les faire frire quand j’ai reçu un coup de fil. J’ai quitté la cuisine en pensant que j’y reviendrais vite et tout irait bien.

L’appel a duré une belle dix minutes. L’huile était hyper-chaude à ce point, et des gouttes sautaient de la poêle. Mais plutôt que baisser le feu et attendre quelques minutes, j’ai commencé à laisser les boulettes — de viande — tomber dans la poêle. J’aurais dû utiliser une cuillère, je le sais. C’est comment il est arrivé qu’une jolie goutte d’huile a éclaboussé ma main gauche. J’ai reçu une brûlure qui faisait environ 2,5 cm de large.

Je ne vais pas vous montrer une photo, parce que c’est dégueulasse. Ça fait maintenant 4 jours entiers où je soigne la brûlure avec une pommade antibiotique prescrite par le médecin qui m’a vu. Il est bien évident que je vais m’en sortir avec une jolie cicatrice. En tant que diabétique, toute blessure qui endommage la peau a tendance à laisser des traces. Un souvenir en permanence de ma boulette en faisant des boulettes. C’est un don, je vous dis.

Arnaud Demanche à la Laugh Factory

Alors, il s’est avéré que j’ai eu le temps pour écrire sur mon projet du soir après tout. Comme vous pouvez voir du gros-titre, mon trajet à Los Angeles était pour voir l’humoriste Arnaud Demanche en live à la Laugh Factory, un club de comédie.

Au fait, pourquoi écris-je « la » Laugh Factory ? Je suis le modèle de l’Académie française quant au Covid, qui a dit que d = « disease », et ça se traduit par « maladie », donc féminin. (Elle a évidemment perdu face à l’usage populaire mais laissez tomber.) « Laugh Factory » = « usine de rires », donc voilà.

De toute façon, la personne qui allait m’accompagner est tombée malade alors je m’y suis allé seul. Je suis donc parti plus tôt que prévu parce que les trajets vers LA sont toujours lents. Ou Carêmes, car Carême veut dire « Lent » en anglais. Laissez tomber. Je n’ai rien bu, c’est juste mon sens de l’humour. Il y a des raisons pourquoi ce n’était pas moi monté sur scène.

J’y suis arrivé deux heures à l’avance. Cependant, se garer à LA est toujours une aventure, genre Marie Pervenche plutôt que Bob Morane. Il m’a fallu 30 minutes pour trouver une place dans la rue, à 1 km de la Laugh Factory. Voici des photos de l’extérieur.

Je vais vous partager quelque chose de surprenant. Deux jours avant le spectacle, j’ai reçu un message de M. Demanche par Facebook Messenger. Je ne l’avais pas contacté, sauf pour écrire « Hâte de vous voir » en bas de l’un de ses posts sur Facebook. OMD, comme on dit :

J’étais la première personne à arriver qui n’a pas fait partie de l’équipe du spectacle, alors j’étais choqué qu’il m’a reconnu. Je crois que j’ai oublié de dire « enchanté ». Espèce d’étranger, moi ! Vous ne le savez pas, mais je le suis sur Facebook depuis 3 1/2 ans, car mon amie rouennaise est grande fan elle-même, et ses vidéos font donc une partie importante de mon histoire en tant qu’élève de la langue. Il n’y a pas de question que j’étais dépassé par le moment.

Je vais me plaindre un peu du public. Pour autant que je sache, j’étais la seule personne là d’être arrivé seul. Toutes les autres personnes que j’ai vues sont arrivées dans des groupes. J’ai essayé de lancer des conversations avec d’autres personnes et tout le monde l’a ignoré. Un couple a accepté mon aide à leur prendre en photo puis a immédiatement tourné le dos. Bof. Ce n’est pas du tout mon impression des Français, d’où ce blog, mais peut-être qu’ils ont trop bu de nos eaux, si vous me suivez.

L’événement a été organisé par une association culturelle non-lucrative dit French Talent USA. Ils montraient des pubs sur des écrans dans la salle avant le début du spectacle :

Peut-être que vous reconnaîtrez Philippine Delaire, de laquelle j’ai écrit en octobre. L’autre, Véronique Gallo, est inconnue à moi.

Voici ma siège. C’est mes genoux en bas à droite dans la photo :

Et une idée de l’ambiance de la salle :

Avant le spectacle, les organisatrices ont pris la parole :

Elles ont fini par présenter M. Demanche avec ces paroles : « On est jeudi. Mais ici, c’est Demanche. » Il y a des raisons pour lesquelles elles n’étaient pas à la tête de l’affiche non plus.

Alors le spectacle lui-même. Il a duré environ 2 heures. J’estime que j’ai compris environ 85-90 % des mots ; les références étaient parfois tout autre chose. Son thème était la liberté d’expression, et peut-être que vous serez offensé à cause de certaines blagues. Je ne suis que le messager.

Peu après le début, il a raconté une blague sur un t-shirt censé dire « Baise-moi comme Macron baise les retraités ». J’ai fortement ri, ce qui a attiré l’attention du monde autour de moi. Une autre fois, il a dit (grosso modo) « En France vous n’avez pas le droit d’appeler votre fils Sextoy mais vous pouvez l’appeler Godefroy. » Quand il parlait de tels gens que Vincent Bolloré ou Pascal Praud, j’étais perdu car je connais les noms, mais c’est tout. Si vous pouvez le voir en France, je suis sûr que vous profiterez de tout le spectacle, dont ces parties.

Il a raconté une blague si Coup de Foudre, je regrette de ne pas l’avoir créée moi-même, plus ou moins ça :

On apprend des trucs sur l’homosexualité dans les écoles, mais les enfants ne le deviennent pas, on est d’accord ? J’ai appris l’allemand mais je ne sais toujours pas ajuster mon four correctement.

OUCH, comme on dit en anglais.

Après le spectacle, je suis passé par Mel’s Drive-In, un resto que j’aimais beaucoup quand j’y vivais, très proche de la Laugh Factory. Mais les prix ont flambés depuis ce temps-là. 20 $ pour ce burger, sans frites ? Non, je n’en peux plus :

Le retour à la maison est vite passé, environ 40 minutes au lieu de 1h30. J’aimerais retourner pour voir d’autres humoristes, et peut-être qu’un jour, je me souviendrai de demander que l’on prend une photo ensemble.

Les mésaventures du con

Oh là là, que j’aie eu UN JOUR, comme on dit en anglais. (Quand on met un fort accent sur une unité de temps en anglais, ça veut dire que cette période est très mal allée.) La faute est entièrement à moi, mais ça touche sur la pire chose sur ce blog, et son écrivain.

Caïn venant de tuer son frère Abel, de Henri Vidal, Jardins des Tuileries à Paris, France, Photo par Alex E. Proimos, CC BY 2.0

Je vous ai dit il y a une semaine qu’un projet approche, pour lequel je vais conduire à Los Angeles seul avec une femme mariée. Qui ne me connaît pas du tout. Et que ça fait peur, car aux États-Unis juste les apparences de ça suscitent des soupçons. Aux coulisses du blog, j’ai demandé à une belle vingtaine de personnes, à moitié américains, à moitié français, si je devais faire mes excuses et annuler. Les réponses étaient presque toutes prévisibles, au moins pour moi, car je vois très clairement les différences — les américains m’ont tous dit d’annuler, les français de ne pas m’inquiéter.

J’ai enfin pris une décision, de garder le rendez-vous — qui ne l’est pas, pour être clair. (Je suis ce que je suis, et ça ne va pas changer, malheureusement, alors les commentaires réservés continueront.) Ce que j’ai enfin décidé, c’est que je devais découvrir la vérité pour moi-même. Bien sûr, aucune personne n’est représentative de tout un pays, mais si mes amis ont raison, il faudrait être le cas que ça passe sans problème.

Mais j’ai aussi décidé que tout devait être aussi professionnel que n’importe quel taxi. J’ai donc dû résoudre deux problèmes avant jeudi. Le premier était la faute d’une bouteille de pesticide que j’ai achetée la nuit où ma voiture est tombée en panne. Je ne l’ai pas mentionné à l’époque, mais l’une des bouteilles a eu une fuite. Les contenus ne sont pas toxiques du tout pour les êtres humains (pour les mouches non plus, mais laisser tomber). Mais en résultat, l’intérieur de ma voiture sent le sapin — très littéralement — depuis un mois. J’ai acheté un désodorisant hier matin pour le résoudre. Ça a bien marché. Super.

L’autre problème, c’est que je conduis une SUV. (Merci de ne rien dire à Mme Hidalgo.) J’ai la mauvaise habitude d’utiliser le coffre comme si c’est de l’espace de stockage. Cependant, on peut tout voir de l’intérieur. J’ai donc décidé de vider le coffre. Et c’était ici où j’ai fait la boulette de l’année. Je ne sais toujours pas comment je l’ai réussi, mais en jetant certaines choses gardées dans le coffre, j’ai perdu la clé de la voiture. La Fille et moi avons fouillé chaque centimètre de la voiture, j’ai vérifié la poubelle, mais la clé a disparu sans laisser de trace.

Il est impossible de faire comme moi, et tant mieux pour le reste du monde. C’est un don, je vous dis. Évidemment, j’ai une autre clé. Mais il serait de la folie de ne pas en acheter une nouvelle. Et ça va me coûter cher.

Ce que je sais avec certitude, c’est que rien ne me serait arrivé sans mon attitude perfectionniste. Rien dans le coffre n’aurait offensé qui que ce soit. Je voulais que personne ne puisse se plaindre de moi. Et maintenant, la seule personne qui va se plaindre de moi, c’est moi.

Rien que des arnaques

L’année dernière, j’ai écrit sur une explosion d’arnaques liées à une entreprise, Shein, qui gâchait vraiment mon expérience d’Instagram. Je ne sais pas ce qui soit arrivé chez Zuckerberg, mais je remarque que la quantité d’escrocs liés à Shein a bien baissé. Mais de plus en plus, il me semble que toutes mes autres interactions sur les réseaux sociaux sont fausses. Je n’ai pas dit « sur Internet » — je parle ici des sites comme Instagram, Twitter, et un peu Facebook. Les blogueurs sont largement réels, enfin, je crois. ([Pas lui. Quand est-ce qu’il va vous avouer qu’il est un romancier échoué de 27 ans qui habite à Mont-de-Marsan et fait semblant d’être en Californie ? Seulement les photos de votre cobaye préféré sont réelles, les amis. — M. Descarottes])

Je me demande en ce moment que faire avec Twitter (je m’en fiche du changement de nom). Ce n’est pas juste que ça ne vaut plus la peine d’y poster des liens vers le blog, mais c’est vrai :

J’aimerais bien savoir ce qui se passe chez Facebook, car je poste mes articles où mes amis en France qui ne sont pas abonnés peuvent les voir tous les matins ! (Mes soirs, mais vous comprenez.) Mais Twitter, c’est mort. Je sais que je ne vais pas le quitter, car j’ai plusieurs chères connaissances là-bas que je n’ai nulle part ailleurs. Mais il est plus souvent le cas maintenant que mes tweets reçoivent seulement une réaction chacun. Peut-être que vous devinerez le problème :

Oui, chacune de ces captures d’écran ne montre que des escrocs. Et largement pour des « services » sexuels, ce qui me gêne énormément. Ce n’est pas moi qui les ai mis sur mes posts, mais je n’approuve pas. Tout ce que je publie est « tous publics » ; qu’un inconnu puisse changer cela sans mon consentement, ça pique.

Même chose avec les « abonnés ». Voici un récent :

Qu’est-ce que ça dit sous le bouton pour la suivre en retour ? « Rejoins mes contenus gratuits ». Oui, sur le profil il y a un lien au-dessous. Pas besoin d’être Einstein pour savoir que c’est un lien vers des contenus pornographiques. (Non, je ne les ai pas vérifiés moi-même. J’étais responsable de la sécurité pour un programme informatique gouvernemental qui coûtait 15M $ par an pendant les années 00. Pensez-vous que je vais cliquer juste n’importe où ? [Ouais. — M. Descarottes])

Ce serait supportable s’il restait des preuves que des gens comme les « bons œufs » voyaient aussi mes tweets. Mais je ne vois plus presqu’aucune preuve de ça. Si on a de meilleures idées pour faire connaître le blog que les réseaux sociaux, je suis preneur !

Ce qui me dérange

À la fin du dernier épisode de la balado, j’ai dit « et avec ça, on se lance dans la Semaine annuelle de la dépression nerveuse ». Si vous pensez que je plaisante, à la même époque l’année dernière, j’ai écrit « L’histoire d’un bol » et « L’impôt célibataire », et tout ce qui a changé depuis la dernière fois c’est que des Français m’ont fait honte d’être célibataire.

Alors, commençons avec quelque chose de ridicule, que j’ai mentionné hier. Je viens d’aller à Los Angeles ; j’y reviendrai dans une semaine. La deuxième fois, je n’aurai pas d’opportunité pour passer par chez Surfas, alors les deux trajets ne sont vraiment pas liés, mais c’est quand même presque le même voyage. Ce sera pour un projet du blog, mais laissez tomber pour l’instant.

Je ne veux pas divulgâcher ce que j’y ferai, mais il y a un mois, j’avais demandé dans le forum privé de mon association d’expatriés si on aimerait faire du covoiturage ce jour-là. Je n’ai reçu aucune réponse. Jusqu’à vendredi dernier, quand on m’a enfin écrit pour me dire qu’elle m’accompagnerait.

Il faut comprendre que les trajets vers LA sont LONGS. Il faut en général 2 heures pour conduire de chez moi jusqu’à notre destination, à cause du traffic — le retour prendra la moitié du temps car il sera tard. Vu où j’habite et où habite l’autre personne, il est bien plus logique que je conduis ; sinon, il faudrait qu’elle retrace une belle distance de 20 km très tard, et je ne veux faire de tels problèmes pour personne.

Pourtant, nous ne nous sommes jamais rencontrés. C’est une chose d’embaucher un chauffeur de taxi, ou Uber, ou quel que ce soit — on s’attend à ce que les entreprises auront vérifié l’histoire du chauffeur à l’avance. Mais je suis un parfait inconnu,

Revenons à une autre situation récente. En décembre, six mères d’amies de ma fille ont laissé leurs filles sous ma garde tout seul. Pendant des années, j’ai entendu encore et encore, « Un homme célibataire qui essaye d’arranger un rendez-vous pour que son enfant puisse jouer avec un ami, c’est un type qui veut draguer les mères pendant qu’ils soient ensemble. » Une mère, la seule qui a acceptée un rendez-vous dans un parc pour nos filles pendant les 5 dernières années, m’a dit exactement ça quand nous nous sommes enfin rencontrés. Cette même mère m’a laissé prendre sa fille à Disneyland avec ma fille, juste nous trois sans elle, une autre fois. Alors, on ne peut pas faire confiance à un homme inconnu avec des enfants présents, mais on peut lui confier tout seul la garde des mêmes enfants ?

Vous voyez où je vais. Mais étant un homme, je ne peux pas expliquer mes sentiments sans l’aide des films de gangsters, alors écoutons la question d’Eliot Ness dans Les Incorruptibles : « Où est-ce qu’on a pêché leurs flics dans cette ville ?…Vous avez tourné le dos à un homme que vous savez armé ? »

Ce qui arrive dans cette scène est que le policier Malone vient de remarquer que Ness portait un revolver sous sa veste. Mais dès que Ness dit — sans montrer aucune insigne — qu’il s’intègre à la brigade financière, Malone lui fout la paix. Alors qu’est-ce que Ness demande vraiment ? Au fond, ce n’est pas une question sur son fusil. C’est plutôt qu’en raison de ce qu’il est — policier — on s’attendrait à seulement un comportement de Malone : enquêter plus ou même arrêter Ness tout court. Faire autrement est surprenant, même déroutant.

Qu’est-ce que tout ça a à voir avec la Saint-Valentin ? À la fin de l’année dernière, je vous ai parlé de comment presque toutes les rencontres aux États-Unis (enfin, 3/4) sont par le moyen des applis parce que personne ne fait confiance à personne, et que même quand on a déjà vu que je me comporte comme un gentilhomme, mon caractère a été vite remis en question pour une simple demande d’ajoute. Si être homme célibataire est la même chose qu’être l’homme avec le fusil sous la veste… quelque chose ne va pas, et je ne l’aime pas du tout.

Champion

Il y a deux jours, M. Jours d’humeur a écrit sur son ascension fulgurante dans le classement de joueurs de tennis de table, jusqu’à la 73 403e place. En réponse, je lui ai dit qu’il me faudrait écrire sur mon exploit inconnu en tant que champion mondial d’un jeu vidéo, auquel personne n’a joué. Il l’a cherché sur Google, sans succès, mais j’aurais pu lui dire à l’avance qu’il n’existe pas de preuves en ligne. Pourtant, je les ai.

Notre histoire commence avec un jeu vidéo de légende, l’un des meilleurs de tous les temps, Zaxxon. Un jeu conçu pour mettre en vedette la technique de perspective axonométrique (qui donne l’impression de trois dimensions), c’était un jeu de tir spatial (merci, les québécois — les français utilisent l’anglicisme « shoot ’em up« , et ça m’a donné une crise cardiaque). Wikimedia n’a aucune capture d’écran, alors voici un extrait du jeu :

1982, les enfants !

Il y avait quelques suites, mais après 1995, rien n’est sorti pendant 17 ans. Puis en 2012, Sega a permis un petit développeur de faire une suite uniquement pour les portables, Zaxxon Escape. Il n’y a pas de captures d’écran disponibles non plus, mais voici la bande annonce :

Ce jeu était nul. Beaucoup de bogues (merci encore, les québécois — mon dictionnaire Oxford donne « bug »), un système avare de bonus payants (pour lesquels je refusais de payer), aucune fin (la vitesse du jeu continuerait à hausser jusqu’à ce que le joueur perde) — ce jeu n’était qu’un effort de profiter d’un nom célèbre.

Par conséquence, il y avait très peu de joueurs. En 2011, avant la sortie de Zaxxon Escape, Apple a vendu 72 millions d’iPhones (lien en anglais), et 125 millions en 2012. On penserait donc qu’un jeu portant le nom de l’un des jeux les plus célèbres aurait vendu au moins 500-600 mille exemplaires, n’est-ce pas ?

HAHAHAHAHAHAHA…non.

Grâce aux critiques aussi pourries que méritées — 2,5/5, 2,5/5, 3/5 (liens en anglais) — le truc a vendu environ 12 671 exemplaires pour iOS. Au monde entier. « Euh, Justin », vous me dites, « ce nombre est bien trop précis. Vous travailliez chez le développeur ou quoi ? » Ah non, la vérité est bien plus stupide que ça.

Vous voyez…comment dire ça…vous voyez… j’étais presque la seule personne qui a en fait joué au jeu. Fin septembre, quand mon divorce a été finalement terminé, après deux ans d’une lutte aussi amère qu’absurde, j’étais bien misérable et désespéré pour quelque chose de familier. Et voilà, il y avait exactement ça dans les mains. Et j’ai vu que j’avançais vite sur le classement de « Game Center« , l’appli avec tous les classements des jeux pour iOS. Finalement, le 27 décembre de cette année-là, ça m’est arrivé :

Les deux mesures sont le score le plus élevé et la meilleure distance. Quelle était la différence ? En volant son vaisseau virtuel, on tirait sur de nombreuses cibles, et le score était le résultat des points gagnés pour tous les cibles touchées. Il n’y avait pas de points pour distance volée, mais le jeu l’a aussi traquée. Alors par n’importe quel choix de mesure, j’étais le meilleur joueur au monde.

Pourquoi y a-t-il 4 scores de moins que de distances ? Ça veut dire qu’après avoir payé le jeu, 4 personnes l’ont lancé, ont écrasé leurs vaisseaux et l’ont trouvé si ennuyeux qu’ils n’y ont jamais joué une deuxième fois.

Mais quand je vous dis quelque chose d’absurde, j’apporte toujours des preuves. ([Sa vie est juste telle qu’il y en a plein, les amis. — M. Descarottes]) Alors voici une capture d’écran de mon compte Facebook, où j’ai noté ma « réussite » :

Après avoir grimpé la plus basse montagne au monde des jeux vidéo, j’ai quitté Zaxxon, mais je continuais à vérifier le classement de temps en temps. Un an plus tard, quelqu’un d’autre a battu mon record (je ne me souviens plus duquel). Maintenant, le jeu ne fonctionne plus, et Apple a retiré l’appli Game Center, alors on ne peut plus voir le classement.

Or, est-on satisfait qu’en fait, j’étais champion mondial de ce jeu ?

Ne croyez pas à tout ce que je dis !

J’avais espéré publier mon dessert tarn-et-garonnais aujourd’hui, mais je l’ai raté. Au lieu de ça, on va parler d’une farce que j’ai faite à mes amis sur Facebook cet après-midi. Je suis un peu déçu que ce soit si facile à faire, même si je m’attendais à ce qui s’est passé.

Mettons la scène : J’ai dû aller dans un magasin spécialisé en ordinateurs pour acheter quelques câbles USB pour mes parents, Micro Center. Il est souvent le cas ici que de tels magasins vendent beaucoup d’autres trucs, en général ce que l’on appelle des « impulse purchases », achats d’impulsion — des magazines, des bonbons, etc. — toujours aux côtés des caisses.

Puis-je m’interrompre pour vous dire qu’il m’a énervé de découvrir qu’il y avait une chaîne dite « Cuir Center » en France ? Ça devrait au moins être « Centre ». Je reprends :

Il y a beaucoup de magazines sur une étagère là-bas, qui n’ont rien à voir avec les ordinateurs. En voyant une certaine paire, je me suis dit « Hihihihihi, les Français auront des crises cardiaques à cause de ces deux ! » et j’ai pris une photo :

J’ai ajouté une légende qui disait « La Fille et moi sommes allés au magasin d’ordinateurs pour chercher des mitrailleuses, comme tout le monde ici ». Dans les commentaires, j’ai ajouté une deuxième photo pour offrir du contexte :

C’était une boulette, même si je la survivrai en meilleur état que la dernière. Car je m’attendais à ce que certains disent « Oh là là, c’est vraiment le Far West ! ». Mais je croyais que L’ON dirait « Nan, c’est une blague », et ça n’est pas arrivé du tout.

Au fait, mon dictionnaire Oxford donne « Far West » comme la bonne traduction de notre « Wild West », mais « far » en anglais veut littéralement dire « loin » et ce ce que je voulais dire ici est plutôt « sauvage ». Quand on dit « Wild West » ici, c’est pour parler de l’époque de Wyatt Earp et OK Corral, pas juste l’Ouest du pays.

Alors, j’aimerais vous dire d’abord :

  • C’est absolument faux que l’on peut acheter une arme à feu n’importe où aux États-Unis. Pour les vendre, on doit avoir un permis du gouvernement fédéral (lien en anglais).
  • Quant aux mitrailleuses, ça fait maintenant 90 ans depuis la dernière fois (lien en anglais) où une telle arme achetée légalement a été utilisée pour un crime.
  • Depuis 1986, aucune mitrailleuse neuve peut être vendue (lien en anglais) aux États-Unis. Les vieilles continuent de circuler, mais les transférer nécessite l’aide d’un fournisseur agréé par le gouvernement.

Ça fait longtemps depuis la dernière fois où je me suis disputé avec un Français à propos des armes à feu aux États-Unis, largement parce que je ne lis plus beaucoup d’articles sur Quora. Mais je vous dirai sans plaisanter qu’il m’étonne parfois, les trucs que j’entends sur ce sujet. On m’a dit que l’on pouvait acheter des armes à feu dans n’importe quel 7-Eleven (une chaîne d’épiceries pas chères), et en plus qu’il l’a vu avec ses propres yeux. Ça, c’est un mensonge tout court. Pourtant, il l’avait écrit sur Quora en français en parlant d’avoir été expatrié ici.

D’autres me disaient qu’il y avait des attaques criminelles, ce que l’on appelle un « drive-by shooting » (une fusillade lancée d’une voitures), partout et sans exception. Il n’y a eu aucune attaque de ce genre à Elbe-en-Irvine depuis sa fondation il y a 60 ans, et nous ne sommes pas exceptionnelles. Ce problème appartient aux grandes villes.

Ma remarque n’est vraiment pas à propos des armes à feu. C’est sur les stéréotypes. Je suis bien au courant que beaucoup de monde en Europe croient que nous sommes tous des cow-boys ou des truands. Ce n’est pas vrai. Dit autrement, il y avait une raison pour laquelle je voulais vous montrer l’Alabama l’année dernière, avec ses fusées et ses concessionnaires de voitures de luxe. « Quelque chose de Tennessee » peint un portrait aussi faux de ces gens que « Piège de cristal » le fait de Los Angeles.

J’ai donc une responsabilité de ne pas plaisanter sur certaines choses, car je ne sais jamais quand on aille me prendre au sérieux où je le croyais impossible. (J’ai ce problème en général ; je parle juste quant à mon pays en ce moment.) Ça pèse plus qu’un peu, parce qu’il n’y a pas de panneaux indicateurs pour me dire où ça arrivera !

La sobriété de plaisir

Il y a une semaine, j’ai fait la connaissance d’un nouveau blog (à moi, mais l’autrice ne l’a lancé que fin 2023), « Ask Someone Else First« . Malgré le nom, c’est tout en français ; cependant, je me suis trompé au début que c’était le travail d’une expatriée américaine, car elle a parlé d’avoir été à New York. Je regrette l’erreur. Mais laissez tomber. L’un des premiers billets que j’ai lu là-bas a semé une graine chez moi, et je ne vais pas arrêter d’y penser à moins que j’ajoute mon propre grain de sel.

Dans « Je veux me souvenir de tout », elle a écrit avec passion et sensibilité sur une décision qu’elle a prise de baisser sa consommation d’alcool. Moi, je suis arrivé au même endroit, par un chemin très différent, mais c’est quelque chose dont je galère à l’expliquer à mes amis français. Et je regrette surtout n’avoir rien dit samedi soir.

Défense de boire, Photo par worker, Domaine public

C’est bien connu en Europe que nous n’avons pas le droit à boire de l’alcool jusqu’à nos 21 ans. C’est apparemment bien cru que nous cherchons tous de fausses cartes d’identité pour éviter cette interdiction. Pas moi. Ce n’est pas parce que je suis vertueux ou respectueux des lois ; je ne suis ici pour me vanter de rien. C’est tout simplement parce que ma plus grande peur depuis toujours est aller en prison, et surtout à cause de quelque chose que je n’ai pas fait.

Évidemment, si j’ai eu une telle carte, je l’aurais fait et aurais mérité quel que ce soit en tant que punition. Mais avec ma chance, j’aurais été condamné juste pour y avoir pensé. Ça valait mieux de l’éviter tout court.

Alors je n’ai jamais rien bu jusqu’à mes 18 ans, à l’université. Cette année-là, je vivait dans un dortoir avec un groupe d’étudiants dans leur dernière année d’études (n’oubliez pas que ça fait 4 ans aux États-Unis ; ils avaient donc tous leurs 21 ou 22 ans). Ils étaient tous ennuyés que je refusais absolument d’en prendre, rabat-joie que je suis. ([Ça n’a jamais changé. — M. Descarottes])

Un samedi soir, ils ont décidé de changer la situation. Ils ont promis d’arrêter de me harceler sur le sujet si je prendrais un verre avec eux. Mais saisissant l’opportunité, en sachant que je n’avais aucune idée du goût de ces choses, ils m’ont donné un cocktail, un « amaretto sour », enrichi avec assez d’alcool pour compter pour 4 verres. Ils avaient vraiment envie de me voir ivre.

Il s’avère que je ne répond pas à l’alcool comme la plupart du monde. Il me rend déprimé à partir du premier verre, et je me souviens très bien de chaque instant. Je perds le contrôle du corps comme tout le monde, mais l’esprit reste horriblement clair, juste déprimé. C’est donc une façon de me torturer. Mes ancêtres polonais et russes seraient certainement déçus que leur espèce de descendant ne peut même pas tenir un verre.

Ce soir-là, sans avertissement, quelques minutes après avoir vidé le verre, j’ai commencé à pleurer sans cesse. Je suis venu d’avoir été rejeté pour un rendez-vous par une fille (de nos jours, chercheuse en physique nucléaire ; toutes mes déceptions sont de qualité), alors j’ai répété encore et encore que tout le monde me détestait, que j’allais passer toute ma vie seule. Un des élèves m’a mis au lit.

Le lendemain, ils m’ont offert leurs excuses. Personne n’avait aucune idée que je réagirais de telle façon. Mais la leçon avait été bel et bien apprise.

Pour cette raison, je ne bois presque jamais rien. Pour certains dîners, vous voyez des bouteilles de vin ici. Je me permets exactement un verre à chaque fois, jamais plus que ça. Je peux apprécier le goût. Mais l’alcool ne m’apporte aucun plaisir, juste des cauchemars.

Alors, samedi soir. Tout ce que je vous ai raconté était la vérité. Mais je n’ai pas mentionné une chose. Au début de la soirée, l’hôte m’avait offert une flûte d’un vin pétillant (faut pas dire champagne pour ce truc californien), car c’était la première soirée tarot de la nouvelle année. Je l’ai acceptée, en croyant qu’un verre n’en serait pas trop. Mais il l’a rempli avant que je ne puisse le refuser. Puis on a fait son commentaire sur la galette pour ma copine imaginaire.

J’ai réussi à ne pas pleurer. Et tout s’est passé comme je vous ai dit. Mais je suis au courant que j’avais l’esprit déprimé. (Par contre, aucun alcool ne s’est impliqué dans les événements de vendredi soir.) J’ai la malédiction de me souvenir de tout. Mais l’alcool noircit tout, et c’est donc hyper-important que je l’évite. Je perds encore et encore ma guerre contre la bise, mais je dois leur faire comprendre qu’il ne me faut absolument pas participer à cette coutume.