Un colis vient d’arriver aujourd’hui. Voici les contenus :
« Justin, » je vous entends dire, « c’est du nougat de Montélimar. Ça n’a rien à voir avec une farce. Une farcie non plus. Quel genre de connerie faites-vous ? »
Ah mais le nougat est là juste pour rendre les frais de livraison raisonnables ! Vous connaissez sûrement les célèbres couteaux Suisses de Victorinox. Eh bien, ma fille qui est éclaireuse en veut un depuis longtemps. Et l’année dernière, j’en ai trouvé le parfait, celui en édition limitée pour l’année Chinoise du tigre. Elle aura son douzième anniversaire le 3 mai, c’est donc son année. Voilà la boîte, un cadeau vraiment merveilleux :
Oh là là, personne ne m’a jamais donné un tel cadeau ! Mais moi, je suis le pire père au monde entier — demandez à mon ex si vous en doutez — et je dois protéger ma mauvaise réputation. C’est d’où viennent les couteaux suisses — en chocolat suisse. (Je les ai achetés d’un site américain, mais le lien précédent est en français pour vous.) J’emballerai deux paquets pour l’anniversaire de ma fille. L’un sera le bon cadeaux. Mais avec un peu de carton, l’un des couteaux en chocolat aura exactement la forme typique d’une boîte de Victorinox, comme ça :
Naturellement, elle ouvrira d’abord la boîte avec le faux couteau ! BWAHAHAHA ! Je regrette tellement en ce moment que le Docteur Denfer ne soit pas plus populaire dans les pays francophones, car c’est exactement son genre de complot et j’aimerais bien faire mon impression de lui ! (Franchement, la VF pour ce rôle est complètement nulle. Je dois faire plus d’enquêtes sur ce sujet.)
Peut-être que vous avez remarqué des changements au son du balado. Ici, je partagerai les étapes que je suis pour ceux qui s’intéressent à faire leur propre balado.
Au début, j’ai utilisé une appli sur mon ordinateur appelée Audacity. C’est l’appli gratuite la plus populaire pour modifier des enregistrements. En plus, la version originale a été écrite par un de mes copains de classe à l’université, un génie qui s’appelle Dominic Mazzoni. Audacity est le meilleur logiciel que je connais pour supprimer les bruits. Mais il faut télécharger tous vos fichiers sur l’ordinateur si vous les avez enregistrés sur votre portable, et les changements de format de fichier peuvent faire exploser la taille du produit final. J’ai trouvé une autre solution, et je suis content de la partager.
C’est l’appli Ferrite, disponible chez Apple, mais pas chez Google. Ça fait tout très simple :
Après avoir publié chaque post, j’enregistre l’audio. On peut quitter l’appli et ouvrir son navigateur ou WordPress après avoir appuyé sur le bouton du micro.
J’ouvre le fichier du nouvel enregistrement et je choisis « Noise Gate » pour réduire les bruits indésirables. Audacity offre plus de contrôle, mais je trouve que c’est beaucoup plus rapide ici.
Je sélectionne l’audio et je choisis « Retirer silences », qui réduit la durée de pauses. Je peux choisir combien de temps, mais pas besoin — je trouve que les paramètres par défaut sont bons.
Quand j’ai tous mes enregistrements pour la semaine, je les ajoute tous à un projet, et les mettre dans leur ordre chronologique.
Je choisis le format — MP3 à 160 kbps, et j’ajoute mon nom et les droits d’auteur au fichier. Je déteste le MP3 pour la musique, mais ça me permet d’ajouter des chapitres pour que vous puissiez sauter à n’importe quelle partie.
Je sélectionne le mixage final et je choisis l’auto-nivellement pour que le fichier ne soit pas trop fort. Puis je choisis « Modifier des sections MP3 ».
Finalement, je joue le balado et faire des pauses à chaque espace entre les sections. J’appuie sur le +, et je peux ajouter les chapitres.
La dernière chose est d’exporter le produit final. J’appuie sur le bouton avec la flèche, et c’est fini !
Je suis bien satisfait avec la qualité des résultats. L’appli Ferrite est un peu chère — 30 $ — mais elle m’a déjà fait gagner une jolie demi-heure par épisode, et la taille des fichiers est beaucoup moins grosse qu’avec les téléchargements entre le portable et l’ordinateur.
Je n’ai jamais entendu parler des livres « Martine » avant 2020, mais ceux qui sont ici depuis longtemps savent que j’adore les parodies de ces livres. Mais le vrai défi n’est même pas les comprendre, mais les trouver.
J’imagine qu’Éditions Casterman ne sont pas trop grand fans de cette utilisation de leur propriété intellectuelle. Pendant les derniers deux ans, à chaque fois où je rejoins un groupe où ces parodies sont partagées, il ferme plusieurs mois plus tard.
Je les adore pour beaucoup de raisons. Parfois, les parodies se moquent des débats amusants :
Parfois ils contiennent de l’humour noir :
Mais le plus souvent, elles traitent des actualités. Suivre les groupes d’où viennent les parodies est une bonne méthode pour savoir que se passe, car les parodies arrivent vite. Des exemples :
Et pourquoi est-ce que Martine est si populaire pour faire ces parodies ? Il y a un site, le Générateur de Couverture Martine, qui fait la grande majorité du travail. C’est donc rapide, et je l’ai même testé sur moi-même :
Vous savez que je me suis moqué de l’ambroisie, un plat que je savais ne serait pas du tout d’accord avec les goûts français. Mais en fait, il y a une connection profonde entre l’ambroisie et mon projet ici. Je ne m’attends pas du tout que vous goûteriez ce plat, mais je veux vous l’expliquer d’une façon plus sérieuse.
C’est en fait vrai que le plat vient de 1867, mais sans les guimauves, un truc qui n’apparaîtra pas jusqu’aux années 1920. Mais ce qui est important pour cette histoire est plutôt les mandarines et les noix de coco. Pourquoi ? Parce que jusqu’aux années 1860, quand le premier chemin de fer a enfin lié les deux côtes des États-Unis, c’était presque impossible (lien en anglais) pour les gens de la Côte Est de manger des noix de coco. C’était un ingrédient pour les très riches.
L’ambroisie est donc un symbole, un plat de luxe devenu la cuisine du peuple. Dans sa forme originale, il y avait de la crème fraîche au lieu de la chantilly et les guimauves (plus précisément, « sour cream, » qui est similaire à la crème fraîche, mais pas la même chose). Les guimauves servaient la même fonction que les noix de coco — un ingrédient cher, où être capable de l’acheter disait qu’on avait arrivé.
Ma grand-mère, née en 1922, a grandi pendant la Grande Dépression en connaissant l’ambroisie comme un plat pour les fêtes, surtout le Thanksgiving. À son tour, quand elle a élevé ma mère dans les années 1950, après la SGM et les « jardins de la victoire », la cuisine industrielle est devenue encore une fois un symbole de la prospérité (lien en anglais). J’ai donc aussi grandi avec ce plat. Mais avant le 1 avril, ça fait presque deux décennies depuis la dernière fois où je l’ai mangé. Pourquoi ?
Parce que c’est lié avec la culture bourgeois des années 1950, et surtout avec le Sud et le Midwest du pays. J’ai demandé à mes amis américains s’ils pouvaient deviner ce que je ferais avec les ingrédients, et tous sauf deux n’ont même pas avoué qu’ils le reconnaissaient. Ils viennent tous des côtes, et beaucoup d’entre eux méprisent le Sud et le Midwest. Il ne faut pas leur servir un tel plat. Ma famille vient du New Jersey et du New York, mais moi, je ne partage pas du tout cette attitude. J’ai exactement la même attitude vers le Cantal ou la Corrèze que j’ai vers le Kansas ou la Caroline du Sud.
J’adore la haute cuisine autant que quiconque. Mais je vous dirais que l’histoire de la cuisine partout dans le monde est l’histoire des paysans. Il était une fois aux États-Unis, le homard était si méprisé que les serviteurs avaient des contrats qui limitaient la quantité (lien en anglais) que leurs maîtres pouvaient leur donner ! C’est les changements technologiques qui l’ont fait devenir un plat de luxe. L’ambroisie, c’est le plat de mes ancêtres, desquels je n’ai pas honte. Quand j’écris des plats traditionnels que l’on trouve par-ci par-là partout en France, il y a un sens où je suis à la recherche d’exactement la même chose.
C’est un jour très spécial pour moi aujourd’hui, le deuxième anniversaire de ma première leçon de français. Je retourne toujours à cette citation d’Indochine, parce qu’elle me rappelle qu’un jour, tout peut changer — en ce cas, pour le meilleur.
Comme la dernière fois, j’ai passé un examen pour vérifier mon progrès. Mais cette fois-ci, c’était un examen d’écoute. En décembre, je me suis tout à coup senti comme quelque chose avait changé, et j’avais raison ! C’est un saut de trois niveaux selon l’échelle en neuf points qu’on utilise aux États-Unis.
Je pouvais déjà lire au niveau B2 ; j’écoute enfin au même niveau. C’était du travail mais pour tous les besoins ou rêves possibles, je suis prêt.
C’est bien le temps de mettre à jour deux certains graphiques à barres aussi — les comptes de mes films pendant toute ma vie. Tous les acteurs avec les drapeaux français ? Personne sauf Belmondo n’aurait été là avant, et lui, seulement pour Casino Royale (le vrai, avec David Niven, pas la parodie de Daniel Craig). Et le géant qui dépasse tout reste Louis de Funès — sans lui, il n’y aurait pas un tas de drapeaux français ici.
J’espérais qu’il y aurait un nouveau dessert pour vous partager avec ce post, mais j’ai du mal avec une partie. Ma fille a déjà testé et approuvé la garniture pour vous !
Il y a une semaine, j’ai reçu un courriel…surprenant :
COMME J’AURAIS AIMÉ VOIR LA GUEULE DE MON EX SI ELLE L’AVAIT LU ! Je dis ça, je dis rien. De toute façon…
Le courriel est, à mon avis, bel et bien réel, mais j’ai fait des enquêtes quand même. Je n’ai jamais entendu parler de l’appli, mais il s’est avéré que l’une de mes amies l’utilisait. En plus, ils existent aux États-Unis maintenant. Le temps que je réponde le lendemain, peut-être qu’ils ont déjà changé d’avis — je n’ai reçu plus de réponse. Je leur ai dit que je n’étais pas en France — j’imagine que ça ne leur convenait pas.
Tant pis.
Peut-être que certains d’entre vous souviennent du premier post du blog. Je n’ai vraiment pas changé d’avis, mais je ne m’attendais pas à l’idée qu’il y aurait la possibilité d’un tel partenariat. Ce qui est important pour moi, c’est que je ne vendrai jamais vos infos personnelles. S’ils auraient accepté des liens statiques, sans identifiants, et si j’aurais resté libre de recommander quoi que ce soit, je l’aurais considéré.
Pourquoi est-ce que je refuse d’accepter des témoins traceurs (voilà, notre prochain mot québécois) ? Il y a longtemps, j’ai cliqué dans un courriel de l’entreprise américaine Hewlett-Packard. Je n’étais même pas connecté. Une heure plus tard, j’ai reçu un coup de fil d’un vendeur pour savoir « que puis-je faire pour vous aider à finaliser votre commande ? » Je lui ai dit de ne plus jamais m’appeler, et depuis ce temps-là, je refuse de participer à n’importe quel programme de fidélité ou de vendre les infos de n’importe qui. Ça m’a fait horreur.
Mais j’aimerais bien qu’il n’y ait plus de mur entre le français et le reste de ma vie, même si c’est juste trouver une opportunité chez « la French Tech ». (Cliquez sur le lien pour un véritable cauchemar d’anglicismes.) Pendant ce temps-là, c’est vraiment un honneur de penser que mon travail ici pourrait valoir quelque chose.
Pendant que j’étais toujours au musée, j’ai reçu un SMS d’une amie. Oui, une Française. Je lui ai dit que j’étais à LA et elle m’a répondu que ça la fait rêver. Moi, je pensais au temps où j’y ai été agressé à couteau, et à 3 ans dans le pire appartement de ma vie (avec mon ex futur en plus), et j’ai dit le mauvais truc en réponse. J’ai dit une fois que votre quotidien est mon Disneyland — j’oublie souvent que l’envers est aussi vrai pour beaucoup de monde. Mais moi, je suis aussi grand spécialiste de mettre la pied dans la bouche, comme on dit en anglais (c’est-à-dire « dire le mauvais truc »).
De toute façon, après être sorti du musée, je me suis dit « Qu’est-ce qu’elle aimerait voir ici ? Toi con, tu dois vraiment demander ? Qu’est-ce que TOUT le monde veut voir à LA ? » Alors, je me suis conduit à Beverly Hills, anciennement mon lieu préféré pour passer un bon moment quand j’y habitais.
(Je dois écrire LA. Regardez ce qui se passe à chaque fois où j’écris « Los ». C’est vraiment nul avec tous ces noms espagnols ici.)
J’habitais à LA entre 2005 et 2008. Beaucoup de choses ont changé depuis ce temps-là, mais Rodeo Drive à Beverly Hills reste plus ou moins comme je m’en souviens.
On commencera avec, à mon avis, le carrefour le plus glamour de Californie. Peut-être des États-Unis. C’est Rodeo Drive et Dayton Way. Sur trois des 4 coins, il y a des boutiques françaises — Bréguet, Louis Vuitton, et Van Cleef & Arpels. Comme d’hab, c’est les britanniques qui gâchent une belle chose française — c’est Burberry sur le quatrième coin, avec leur motif de vache rose.
Vue du carrefour de Bréguet, Louis Vuitton, Bréguet, Gros plan de l’horloge Bréguet
Pensez-vous que l’on marche maintenant le long de la rue ? Non, on tourne le dos pour entrer dans — encore à mon avis — le bâtiment le plus classe de tout Beverly Hills, 2 Rodeo Drive. Je n’ai pas pris photos de toutes les boutiques, mais on va en profiter quand même. Le coin avec Bréguet est l’entrée dans ce bâtiment.
Le chemin au milieu de 2 Rodeo, Défense d’entrer chez Versace, Porsche Design est parti, la bijouterie Tiffany
Je voulais vous mener le long de ce chemin parce qu’ici, on peut juste apercevoir à gauche de Tiffany qu’il y a un resto. 208 Rodeo. La nourriture n’est pas la meilleure, mais déjeuner sur leur terrasse, c’est l’une des meilleures choses au monde entier. Pourquoi ? Parce que l’on est en face de l’Hôtel Beverly Wilshire, l’un des meilleurs hôtels à LA. Voulez-vous faire partie des « cool kids » ? C’est l’endroit !
208 Rodeo, vue de 2 Rodeo, escalier vers Wilshire Boulevard, Hôtel Beverly Wilshire
À côté de 208 Rodeo, il y a une parfumerie française, Henry Jacques, pour ceux qui trouvent que Cartier a trop l’air Leclerc. Rien n’est disponible chez eux pour moins qu’environ 600 € la bouteille — de 15 ml. Ne me croyez pas sur parole — voilà leur liste de prix !
Henry Jacques et sa vitrine
Moi, je ne porte que Déclaration de Cartier depuis 2012, 1/10 le prix pour deux fois la quantité.
On descend l’escalier vers Wilshire Boulevard et fait un demi-tour sur Rodeo pour passer Burberry et voir le reste de la rue. Le voisin à côté de Burberry, c’est Dior. En face de Dior, il y a Harry Winston, la bijouterie pour ceux qui trouvent que Tiffany a trop l’air Walmart. On marche sur la rue et passe par Yves Saint-Laurent — l’un de 3 à Beverly Hills — et Moncler.
Dior, vue de Rodeo en face de Dior, Saint-Laurent et Moncler
On n’est pas du tout fini. Un bus à ciel ouvert nous passe en même temps que l’on arrive chez Cartier. Il y a 20 ans, j’espérais que mon ex futur me donnerait cette alliance de Cartier pour notre mariage. Pensez-vous que c’est trop ? C’était beaucoup moins cher à l’époque — mais la sienne ? J’ai des larmes aux yeux en pensant au prix. En face de Cartier, il y a Chanel…
…mais aussi le magasin pour ceux qui trouvent que Louis Vuitton a trop l’air Franprix — Goyard. Ils font les meilleuresécuelles pour les animaux de compagnie au monde — mais aussi plein d’autres choses pour les êtres humains.
Il n’y a qu’un magasin de plus que je veux vous montrer sur Rodeo. Je pense à une amie à chaque fois où je passe par l’une de ces boutiques. Vous pouvez deviner pourquoi.
On est maintenant sur Santa Monica Boulevard. Il y a une boulangerie ici, Sprinkles, qui ne fait que des cupcakes. Ils ont peut-être le truc le plus américain pour les vendre (on peut aussi enter dans le magasin, mais vous ne verrez aucun cupcake — tout est caché depuis le début de Covid). C’est une chaîne maintenant, mais cette boulangerie était la première.
On tourne à droite deux fois pour marcher le long Beverly Boulevard. On est presque finis, mais j’ai quelque chose de choquant pour vous montrer. D’abord, si vous avez jamais visité les États-Unis, The Cheesecake Factory vient de Beverly Hills. J’y déjeunais souvent — c’est plein de types qui sont juste serveurs, mais disent qu’ils sont acteurs. C’est pas le truc choquant.
Voilà notre dernier arrêt — « Ladurée by Matthew Kenney ». Voici leur carte. C’est sous licence, mais…beaucoup de la carte est vegan. J’ai commandé deux choses à emporter — un macaron Ispahan, et une pâtisserie Élysée. Je ne veux plus jamais entendre dans une telle boutique « C’est pas vegan. Est-ce OK ? » (En parlant de l’Élysée.) Non, c’est pas « OK » — c’est attendu. Je ne veux pas finir avec une plainte, alors je dirais juste que ça fait semblant d’être Ladurée sans y arriver.
Mais vous pouvez le voir — sans la France, Rodeo Drive ne serait rien !
Ce soir, j’allais voir mon film habituel, mais mes voisins méchants avaient une surprise. Ils faisaient la fête toute la nuit à fort volume. Et les cris étaient pleins de vulgarité. Je ne porte plainte contre un voisin aux propriétaires à cause de son depuis dix ans. Mais moi, j’en avais eu marre, et j’ai tourné une petite vidéo devant leur porte. On peut voir leur numéro et l’heure, et entendre autant de gros mots que l’enfant bâtard de Jul et de Maître Gims. Alors, pas de film cette semaine. MAIS…
Demain j’aurai un régal pour vous à propos du cinéma français. Ce sera l’un des trucs les plus spectaculaires que j’ai trouvé, et j’ai dû patienter pour avoir le droit de le partager. Je le dois au groupe privé de France with Véro sur Facebook.
Au fait, à propos du mot bâtard, saviez-vous qu’il y a un animateur sur la radio aux États-Unis, où son vrai nom est Dan Le Batard ? Il le porte fièrement et travaille dur pour le mériter. Mais sa famille est d’origine cubaine. (Au fait)2, il y a une relation curieuse entre la communauté cubaine ici et la France. Il y a une petite chaîne de restos à Los Angeles appelée Versailles, et un autre resto, pas lié à ceux de LA, à Miami. Je crois que ceux proche de chez moi ont copié celui de Miami, mais je ne sais pas pourquoi les cubains sont de si grands fans du nom Versailles. C’est juste un petit renseignement intéressant. De toute façon, à demain !
J’ai du mal avec le prochain « Je découvre », je vais donc vous dire ce qui se passe. Vous allez remarquer que quelque chose disparaît. Le site ViaMichelin a enlevé les recommandations du Guide Vert. Sacré Bibendum ! Alors, plus d’étoiles, hélas.
Mais c’est pire que juste des centaines de liens qui ne fonctionnent plus sur ce site (une amie me l’a mentionné). Quand on ne connaît pas trop la géographie, on a besoin des sources pour s’orienter. Sinon, ce que j’ai écrit (et déjà supprimé) arrive :
Moi : En Isère, il y a une ville appelée Vienne. Et le site principal du département n’est pas organisé par ville. Je chercherai donc « Vienne tourisme ».
Moi, pas trop malin : Ah-ha ! On commence donc avec l’Abbaye de Saint-Savin et ses fresques du Moyen-Âge. (C’est dans le 86, pas le 38.)
En fait, je me suis rendu compte que je me suis trompé de Vienne quand j’ai commencé à planifier l’itinéraire. C’est un aperçu de ma méthode : je commence par chercher les plus grandes communes sur Wikipédia, je cherche les sites touristiques et ViaMichelin pour des idées, puis j’en mets toutes sur une carte pour trouver le bon ordre. Et cette fois, quand j’ai vu qu’il y avait plusieurs sites trop près de la Normandie… c’était gênant. Mais aussi drôle. Mais gênant.
C’est moins drôle que ViaMichelin est maintenant plein de liens brisés. Anciennement — c’est-à-dire jusqu’à la semaine dernière — on pouvait chercher le Guide Vert avec le petit château :
Ne me croyez pas sur parole : cliquez-le vous-même. Voici ce qui arrive :
C’était TRÈS utile d’avoir un site qui me disait exactement où j’étais. Sinon, je me trompais comme avec Valrhona. Hélas, c’est pas ma seule erreur avec l’Isère, et je sais maintenant qu’il y avait au moins une chose en Savoie dans mon article. Je dois tout revérifier, et c’est pourquoi vous ne lisez pas « Je découvre l’Isère » en ce moment.
J’ajouterais juste que le Guide Rouge reste disponible gratuit en ligne. Si c’est une question d’argent, la différence n’a aucun sens.
En août, j’ai mentionné qu’un jour plus tard, je parlerais de quelques « tristes découvertes ». Je les ai laissées tomber, mais plus récemment, j’ai encore dit ça après avoir vu une scène dans le deuxième OSS 117 qui accuse la France d’avoir oublié la Seconde Guerre mondiale. Avant de vous montrer ces photos, je voudrais ajouter que je suis fier de vous pour ce qui suit. C’est pas un sujet facile.
L’après-midi du jour où je suis arrivé, je suis allé à mon hôtel pour laisser mes bagages avant d’aller à la Cinémathèque Française. En sortant de mon hôtel, j’ai remarqué un certain panneau, et je veux vous montrer exactement à quoi sert le bâtiment où je l’ai trouvé :
C’est en souvenir de jeunes enfants, des élèves de cette école elle-même, tués par les Nazis pendant la Shoah. Et la France n’a pas oublié ; en fait, le panneau reconnaît la collaboration honteuse du gouvernement de Vichy. Ce n’est pas du tout le comportement d’un peuple qui veulent couvrir le passé.
La dernière nuit, pendant ma balade dans la Rue des Rosiers, à la recherche de Rabbi Jacob, j’en ai trouvé deux autres. Encore une fois, sur une école :
Mais cette fois-ci, pas besoin de vous trouver l’adresse. Pourquoi ? Parce que ce panneau est en face de l’école :
Ça dit : « Parvis des 260 Enfants — Élèves de l’École des Hospitalières Saint-Gervais déportés et assassinés parce qu’ils étaient nés Juifs ».
Alors quand j’ai vu, dans un film de 2009, une scène qui accuse la France d’avoir oublié exactement la Seconde Guerre mondiale, exactement ce qui est reconnu sur un monument de 2002, il faut que je dise que c’est injuste. Peut-être qu’il y a certains qui sont confus à propos du Maréchal Pétain en ce moment, mais en tant qu’étudiant de cette guerre-là, quelqu’un qui cherche souvent des films et des livres sur ce sujet, je ne suis que fier de vous.