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Les deux Tours

J’avoue, je ne faisais pas trop attention au Tour de France cette semaine. Depuis Lance Armstrong et Floyd Landis, je m’intéresse autant au cyclisme qu’au football américain — pas du tout. (Pensez-vous que c’est étrange, cette comparaison ? J’étais un GRAND fan du football américain, ensuite mon équipe préférée a quitté la ville de ma naissance. Ils ont tourné le dos, donc moi aussi.) Mais j’avoue également qu’une question m’intéresse beaucoup — connais-je maintenant les endroits du Tour ?

Je viens d’écrire sur les Côtes-d’Armor, et la deuxième étape du Tour de France passe par ce département-là. Après, il ne croise plus mon tour qu’à la treizième étape, qui passe par l’Aude. La quatorzième passe par l’Ariège, puis le Tour revient en l’Ariège dans la seizième étape. Et c’est tout ; sinon, les deux tours de France n’ont rien à voir l’un avec l’autre.

Ça me surprend un peu. J’ai donc vérifié quelques villes dans des départements sur lesquels j’ai déjà écrit. Il s’avère que c’est parfois très rare que le Tour visite — par exemple, la dernière fois où le Tour a visité Laon, la préfecture de l’Aisne, c’était en 1938 :

C’est la même chose avec l’Allier — le Tour de France n’a jamais visité sa préfecture, Moulins, ou Vichy depuis 1952. Il a visité Montluçon dans l’Allier beaucoup de fois, mais ça fait parfois des décennies entre les visites :

Vous pouvez vérifier les escales du Tour ici, mais il n’est pas possible de faire d’autres liens que vers la page de recherche elle-même.

Tout ça c’est à dire qu’il y a des lieux plus populaires pour le Tour que d’autres. D’ici l’année prochaine, je suis sûr que mon tour et LE Tour auront plus en commun !

La manufacture royale de Charleville

J’ai appris une nouvelle (pour moi) connexion française avec la Révolution américaine ce week-end. Voici une exhibition au Centre de Visiteurs de Lexington, connu pour la première bataille de la Révolution.

C’est une réplique d’un mousquet que les révolutionnaires ont utilisé. Mais qu’est-ce que dit la pancarte ?

Beaucoup de révolutionnaires américains ont apporté des mousquets de Charleville. Cette platine à silex de calibre 0.69 a été produit en France surnommé grâce à la manufacture d’armes à Charleville-Mézières. Participants à des reconstitutions historiques de batailles révolutionnaires utilisent des répliques de mousquets comme celle-ci.

Je savais déjà qu’il y a beaucoup d’aide des français pendant la Révolution, mais Lexington était la toute première bataille, avant n’importe quel traité. Alors j’avais dû faire plus de recherches. Il s’avère que la manufacture royale de Charleville existait depuis 1675, jusqu’en 1836. Selon une source que j’ai trouvé, la première livraison de mousquets du gouvernement français est arrivée en 1777. Alors, ces mousquets-là n’ont pas fait partie d’une bataille en 1775. Mais les mousquets étaient déjà commun en Amérique-du-Nord grâce à la Guerre de Sept Ans. Encore selon Wikipédia :

Le fusil Charleville, dans ses différents modèles, a servi aux troupes françaises sur les champs de bataille européens, mais aussi en Amérique du Nord, notamment pour les troupes commandées par le maréchal de Montcalm tué au siège de Québec par les Anglais en septembre 1759, et à la bataille de Yorktown en octobre 1781, où le lieutenant général de Rochambeau envoyé par Louis XVI à la tête de 10 800 Français, et le général américain George Washington, assisté d’ingénieurs du génie de Mézières, avec 6 500 hommes, battirent les Anglais de Lord Cornwallis, ce qui mettra fin à la guerre d’indépendance américaine, qui durait depuis 1775. 

Évidemment, rien produit en 1781 n’a fait partie de la bataille en 1775. Mais c’est clair d’où venaient tous ces armes — voici quelque chose des Articles de capitulation de Québec en 1759 :

Que l’artillerie et munitions de guerre ſeront remiſes de bonne foi, et qu’il en ſera dreſſé un inventaire. —- Accordé.

Articles de Capitulation

On voit que les colons, en tant que soldats britanniques, auraient participé à la capture de munitions françaises, dont les mousquets de Charleville. Les soldats britanniques utilisaient déjà un mousquet britannique, appelé « Brown Bess ». Alors, il est possible que les colons aient utilisé les mousquets de Charleville juste à cause de les avaient capturé plus tôt.

Le marquis que l’on adore

Aux États-Unis, on entend souvent parler que l’on n’aime pas la noblesse, que nous sommes tous égales en tant que citoyens. C’est tout faux, bien sûr. La chanteuse « Beyoncé » est surnommée « Queen B » (la Reine B), la chanteuse Aretha Franklin était « Thé Queen of Soul » (la Reine de la Musique Soul), et on écrit de nos acteurs de la même façon que les britanniques sur leur famille royale. On adore la noblesse, c’est juste un changement d’avis sur la question d’où viennent leurs droits. SAUF UN !

On aime tous Marie-Joseph Paul Yves Roch Gilbert du Motier, marquis de La Fayette. Pendant la Révolution américaine, il est arrivé aux États-Unis, à l’âge de 19 ans, et il a rejoint l’armée. George Washington lui-même l’a nommé général. On peut lire plus de ses exploits sur le lien. Ce que je veux partager est ce panneau, dont je l’ai trouvé en me promenant sur le « Freedom Trail » (Sentier de la liberté) à Boston aujourd’hui :

C’est dans un champ appelé « Boston Commons », l’un des lieux importants de la Révolution américaine. Ça dit en partie (ma traduction) :

Cette place nommée en l’honneur du Marquis de Lafayette, soldat français distingué, major-général dans la Guerre d’indépendance américaine et illustre patriot de la Révolution Française…Invité officiellement par loi de Congrès de revisiter les États-Unis en 1824 en tant qu’invité de la nation, accueilli avec tous les honneurs en passant par cette place. Il a mis la première pierre du monument à Bunker Hill [première bataille à Boston].

Et pour preuve que cet homme est connu par tous, on enseigne à nos enfants un discours du Colonel Charles Stanton, 140 ans après notre Révolution, pendant la Première Guerre mondiale. Il a visité le tombeau du grand homme, et il a dit « Lafayette, we are here ! » (Lafayette, nous voilà !) Peut-être que ça changera parce que nos écoles appartiennent maintenant aux ingrats, mais chacun d’entre ma génération et celle de mes parents connaissent cette histoire. 

Le verre français de Sandwich

Sandwich est un petit village, une banlieue de Boston. On y trouve le Musée de Verre de Sandwich, et une histoire des français aux États-Unis. Attention aux prépositions — le verre est de Sandwich, pas en. On ne peut pas manger ce Sandwich.

Notre petite histoire commence en 1825 quand un homme d’affaires américain, Deming Jarves, a lancé une usine appelée le « Boston & Sandwich Glass Company ». Elle a commencé avec du soufflage de verre, mais son but était de créer une usine pour faire du verre moulé-pressé. En France, dans les années 1830s, ce verre était une spécialité de la cristallerie de Saint-Louis, et plus tard de Baccarat. De là commence notre histoire française.

Un verre en verre moulé-pressé de 1840 de la cristallerie Saint-Louis, au Musée de Verre de Sandwich

Dans les années 1830s, M. Jarves a voyagé plusieurs fois à Paris pour acheter de l’oxyde d’uranium. À l’époque, personne ne savait que le rayonnement était dangereux, et ils utilisaient ce produit chimique pour colorier le verre « canary yellow » (jaune canari). Selon le panneau ci-dessous, M. Jarves a acheté son oxyde d’uranium des chimistes Poulenc et Wittmann (plus tard connu sous le nom Rhône-Poulenc ; aujourd’hui Sanofi Aventis). Voici aussi des exemples de son verre jaune canari :

En 1871, un alsacien, Nicholas Lutz est arrivé à Sandwich pour travailler chez Boston & Sandwich. Il était expert en « threaded glass » (littéralement, verre fileté — je n’ai pas trouvé de meilleure traduction). C’est une sorte de verre décoré de rayures très fines. M. Lutz y a travaillé pendant 17 ans, jusqu’à la fermeture de l’usine. Il est resté aux États-Unis pour le reste de sa vie, jusqu’à sa mort en 1906. Toutes les œuvres ci-dessous sont fabriquées par M. Lutz.

La Guerre de Sept Ans

Je suis sûr que vous avez entendu parler de la Guerre de Sept Ans, qui a eu lieu de 1756 à 1763. C’était un grand conflit entre les français, les britanniques, et les prussiens, où il y avait une vingtaine d’autres cobelligérants. On arrivera bientôt en les Côtes-d’Armor, mais ce département n’avait pas trop à voir avec cette guerre-là. Alors, pourquoi est-ce que je la mentionne ici ?

Demain, je pars en vacances avec ma fille à Boston, dans le Massachusetts. Pensez-vous que c’est les vacances que je voudrais prendre ? < Beaucoup de gros mots qui commencent avec un p>…euh, ça veut dire « non ». Il faut que je prenne une semaine de vacances avec ma fille tous les ans, et sa mère refuse de lui permettre de partir en vacances à l’étranger. Alors, on part pour visiter des lieux historiques.

Aux États-Unis, on se connaît cette guerre sous le nom « French and Indian War » ( « La Guerre française-amérindienne »). Mais les batailles ici ont eu lieu à New York, en Ohio, et en Pennsylvanie — pas au Massachusetts. Alors, pourquoi est-ce que je lui parle de cette guerre ?

Parce que le résultat le plus important de cette guerre (chez nous) était le besoin du Royaume britannique d’amasser des fonds par des nouveaux impôts. Le Parlement britannique — où il n’y avait aucun représentant américain — a adopté une loi, le Stamp Act, qui :

instituait que dans les Treize colonies américaines, tous les documents, permis, contrats commerciaux, journaux, testaments, livres et cartes à jouer devaient être munis d’un timbre fiscal

Après le Stamp Act, le Parlement nous a donné une autre loi bien-aimée, le Tea Act. Cette loi imposait un impôt au thé, et elle a mis suffisamment les colons en colère qu’ils ont fait une révolte, le « Boston Tea Party » ( la « Fête de Thé à Boston » ). C’est l’une des principales causes de la Révolution américaine. Alors, on peut dire que les États-Unis existent à cause de la Guerre de Sept Ans.

(On continuera le blog pendant mes vacances. Il y a des jours où il n’y a que 3 visiteurs, mais ça fait maintenant 217 jours sans cesse. Pas de pauses ici ! Je vous rassure, j’aurai toujours plein de contenu français.)

J’essaie de décoder une vidéo

Mon chapitre de l’Alliance Française a une vidéo sur leur site, une publicité pour leurs activités :

J’ai décidé d’essayer de trouver les lieux dans la vidéo, et aussi la chanson. Cette dernière n’était pas un grand défi — c’est « Le Temps d’Amour » par Françoise Hardy. J’espère que nous l’étudierons dans l’un de mes cours de chanson.

C’est évident qu’ils pensent que leurs étudiants sont surtout tous amoureux de Paris. La vidéo commence avec le métro, puis une ligne d’horizon que je crois est Paris :

Pas de question que la prochaine vue est de Paris !

Je ne peux pas identifier le prochain château :

Mais je chois qu’après, c’est le Panthéon — il ressemble au bon dôme :

Et après ça, un resto parisien dont j’ai envie de visiter depuis avoir vu Rabbi Jacob — Les Deux Magots, où Slimane est kidnappé. J’entends parler que la cuisine n’est pas spéciale — leur site est tout en anglais, qui me dit « touriste » — mais je m’en fiche !

Après ces scènes, il y a des trains, et quelques lieux que je n’ai pas d’espoir d’identifier. Je les mettrai ici au cas où vous les reconnaissez :

Mais la plupart est tout Paris. Par hasard, selon Facebook, ça fait un an aujourd’hui où j’ai lu un article de Topito que j’ai trouvé TRÈS MÉCHANT sur Paris. Dans les commentaires sur Facebook, que je ne trouve plus, j’ai dit que je pensais que c’est sûrement un peu exagéré. Et BEAUCOUP de monde voulaient me dire — en anglais ! — que je n’avais aucune idée. Et c’est à cause de ces discussions que j’ai décidé d’étudier tout le pays.

Filer à quoi ?

J’ai récemment entendu une expression où j’ai connu tous les mots, mais je ne pouvais pas du tout deviner le sens : filer à l’anglaise. J’ai immédiatement eu l’impression que cette expression ne viendrait pas d’une source d’affection, et je n’avais pas tort :

partir sans dire au revoir ; partir sans se faire remarquer ; se retirer discrètement ; filer rapidement ; s’échapper ; fuir discrètement ; filer en douce

Mais en cherchant cette expression, j’ai découvert que les anglais disent le contraire pour signifier exactement la même chose ! « French leave » ou « filer à la française » est l’expression en anglais. Je n’ai jamais entendu cette expression non plus. Selon Wikipédia, aux États-Unis on dit aussi soit les irlandais soit les hollandais. C’est une nouvelle chez moi, j’imagine donc que ces expressions viennent de notre Côte Est, où il y a plus de griefs historiques (selon ABC News, le choix d’irlandais en anglais vient des irlandais qui ont fui leur pays pendant la Grande famine).

Il s’avère que partout en Europe, tout le monde a la même idée. Ce que l’on dit est plus ou moins une question de contre qui on a lutté plus de guerres. Des exemples :

LangueDe qui ils ParlenT
AllemandLes français, les polonais
Anglais (É-U)Les français, les irlandais, les hollandais
EspagnolLes français
GrecLes français
HongroisLes anglais
ItalienLes anglais
PolonaisLes anglais
PortugaisLes français
RoumainLes anglais
RusseLes anglais
TchèqueLes anglais
UkrainienLes anglais
WallonLes anglais
Sources en anglais et en français

Pour ma part, je comprends pourquoi personne ne dit « filer à l’allemand » — quand les allemands arrivent, on a besoin d’une Guerre Mondiale pour les convaincre de partir ! On imagine que chez les Serbes, on dit « filer à la Croate », et chez les Croates, « filer à la Serbe ». Au fait, je ne trouvais pas de preuve pour ça — mais j’ai découvert que les Serbes ont emprunté « marche » aux Français pour dire « allez-vous-en » !

La Coca originale

Tout le monde connaît la réplique dans L’Aile ou La Cuisse — « Avec du Coca-Cola ? No, with Beaujolais Nouveau ! » :

Et beaucoup de monde savent qu’il était une fois, il y avait de la cocaïne dans le soda célèbre. Mais ce que tout le monde ne le sait pas ? Que le Coca-Cola n’était pas du tout la première boisson appelée « Coca » ! C’était un vin corse, et c’est le sujet de notre histoire, grâce au magazine France-Amérique.

Affiche par Jules Chéret, Domaine public

En 1863, un pharmacien corse, Angelo Mariani, avait l’idée de mélanger des feuilles de coca avec du vin blanc corse. En tant que je ne trouve aucun vin corse ici, je suppose qu’il a eu la bonne idée. Ce « Vin Mariani » a vite trouvé beaucoup de succès. 5 ans plus tard, en 1868, M. Mariani à déménagé à Paris, à remplacé le vin blanc corse par du vin bordeaux rouge, et le produit s’est appelé « Coca Mariani ».

En 1885 — un peu plus tard — un pharmacien américain, John Pemberton, a copié le vin Mariani. Selon France-Amérique :

Avec le succès vinrent les contrefaçons. Une vingtaine d’imitations seront commercialisées aux Etats-Unis, parmi lesquelles le French Wine Coca de John Pemberton, un pharmacien d’Atlanta. « Mariani & Co., à Paris, prépare un Vin de Coca extrêmement populaire », explique-t-il dans un entretien à la presse publié en mars 1885. « J’ai observé de très près la formule française la plus approuvée, ne m’en écartant que lorsque je me suis assuré par ma propre longue expérimentation et les informations directes de correspondants intelligents en Amérique du Sud que je pourrais [l’]améliorer […]. Je crois que je produis maintenant une meilleure préparation que celle de Mariani. »

Coca-Cola vs Coca Mariani : une querelle franco-américaine

Mais grâce aux ligues de tempérance, M. Pemberton ne pouvait pas vendre un vin — alors il a changé le vin pour des autres ingrédients :

John Pemberton remplace alors le vin dans sa boisson par un mélange d’huiles essentielles, de sucre et d’acide citrique : le sirop ainsi obtenu, dissout dans de l’eau gazeuse, est vendu dans les pharmacies de la ville à partir du mois de mai 1886. Le Coca-Cola était né. Selon le journaliste américain Mark Pendergrast, auteur d’une histoire (officieuse) de la marque, « Vin Mariani est en fait le grand-père de Coca-Cola ».

Alors, pas de question que Coca-Cola n’a pas les droits exclusifs au mot « Coca », n’est-ce pas ? Pas si vite. Le Vin Mariani a disparu après que plusieurs pays aient banni la coca. En 2014, un autre corse, Christophe Mariani — aucune relation — a eu l’dée de relancer le Coca Mariani. Mais la société Coca-Cola ne veut pas que quiconque nomme sa boisson « Coca ». Elle a poursuivi M. Mariani pour faire annuler sa marque, et il y aura une décision de l’Office de l’Union Européenne pour la propriété intellectuelle d’ici septembre.

Je ne suis pas avocat, mais j’ai quelques brevets, alors je connais un peu la loi de la propriété intellectuelle. C’est évident que la marque Mariani a été abandonnée. Mais c’est également évident que Coca-Cola n’a pas la priorité et que leur marque n’est pas du tout pour une boisson alcoolisée. En tant que M. Mariani ne veut vendre que du vin, je crois qu’il a le meilleur argument.

L’autre côté du Jour J

Aujourd’hui (c’est toujours le 6 juin aux États-Unis pendant que j’écris) est, à mon avis, le jour le plus important dans l’histoire du monde. Je suis tout à fait d’accord avec l’Ordre du Jour du Général Eisenhower, qui dit :

Archive.gov, Domaine public

En français, le premier paragraphe dit (on peut lire la suite au lien au-dessous):

Soldats, Marins et Aviateurs des Forces Expéditionnaires alliées !

Vous êtes sur le point de vous embarquer pour la grande croisade vers laquelle ont tendu tous nos efforts pendant de longs mois. Les yeux du monde sont fixés sur vous. Les espoirs, les prières de tous les peuples épris de liberté vous accompagnent. Avec nos valeureux alliés et nos frères d’armes des autres fronts, vous détruirez la machine de guerre allemande, vous anéantirez le joug de la tyrannie que les nazis exercent sur les peuples d’Europe et vous apporterez la sécurité dans un monde libre.

Site Dday-Overlord

C’est un document très bien connu en anglais. Mais malgré la confiance du général, il y avait un autre document qu’il a aussi préparé, et nous sommes tous chanceux de ne pas mieux connaître celui-ci :

National Archives

Ça dit en anglais :

Our landings in the Cherbourg-Havre area have failed to gain a satisfactory foothold and I have withdrawn the troops. My decision to attack at this time and place was based upon the best information available. The troops, the air and the Navy did all that Bravery and devotion to duty could do. If any blame or fault attaches to the attempt it is mine alone.

National Archives

En français :

Nos débarquements dans la région de Cherbourg-Havre n’ont pas réussi à prendre pied et j’ai retiré les troupes. Ma décision d’attaquer à ce moment et à cet endroit était basée sur les meilleures informations disponibles. Les troupes, l’air et la marine ont fait tout ce que la bravoure et le dévouement pouvaient faire. Si un blâme ou une faute s’attache à la tentative, c’est à moi seul.

Moi avec l’aide de Google Traduction

Le général Eisenhower connaissait bien le pouvoir des forces allemandes, et il était prêt pour la possibilité d’un échec. On peut tous être heureux que l’opération Bodyguard a trompé les allemands, qui s’attendaient à une attaque au Pas de Calais.

Beaucoup de ce blog n’existerait pas sans cette victoire. Pas du Mur de l’Atlantique, pas de Week-end à Zuydcoote, et franchement, avec un petit changement à la Bataille des Ardennes plus tard, pas de moi. Je vous ai promis de raconter le reste de cette histoire, et je le ferai maintenant.

Mon grand-père maternel, Milton Panzer, était conducteur d’ambulance pour l’armée américaine. En tant que médecin, il ne portait pas de pistolet. Pendant la bataille, il conduisait dans la forêt avec des soldats blessés, et il a été capturé par des barbares soldats allemands. On voit parfois dans des films comme La Grande Vadrouille ou L’As des As que quand les allemands bloquaient une route, les soldats ou les résistants passeraient le blocus, il y aurait une course poursuite, et tout finirait bien. Ce n’était pas du tout le cas à cet instant.

Les allemands n’avaient pas l’intention de faire des prisonniers. Un soldat allemand a crié à mon grand-père de sortir, puis il l’a fouillé. Il semblait à mon grand-père qu’ils souffriraient le même destin que des soldats polonais. Heureusement, il avait une surprise pour les allemands — une souricière, cachée dans sa poche de chemise. Quand l’allemand a mis sa main dans la poche de chemise, il a laissé tomber son pistolet et mon grand-père a réussi de remonter dans l’ambulance et à s’échapper.

Alors, je reste reconnaissant pour les héros du Jour J et tout ce qui a suivi.

Le portrait caché

J’ai récemment lu d’une nouvelle découverte dans une œuvre très ancienne. Le magazine Robb Report, en anglais, a parlé d’un livre d’heures qui appartenait au duc de Bretagne, François Ier. Il s’avère que les scientifiques à l’Université de Cambridge viennent de découvrir un portrait caché au-dessous d’un autre portrait. Voici ce qu’on peut voir avec les yeux :

©️ The Fitzwilliam Museum, Cambridge

C’est un portrait de la deuxième femme du duc, Isabelle Stuart, dit d’Écosse. Mais en fait, le livre vient du temps de sa première femme, Yolande d’Anjou. Après son deuxième mariage, le duc a dit au peintre de changer le tableau. Avec l’aide de l’imagerie infrarouge, les scientifiques ont découvert le portrait de Yolande :

©️ The Fitzwilliam Museum, Cambridge

On peut lire plus de cette découverte en français au site 45 Secondes.