Soirée de jeux avec Molière

Et si je vous disais qu’écrire ce blog a son côté pratique ? Ce soir, j’ai assisté à une autre soirée de jeux d’ambiance avec l’OCA. Cette fois, je ne connaissais que la moitié des gens qui étaient là. J’ai donc dû y aller prêt. Ai-je réussi ?

Je vais vous dire la vérité, quelque chose qui m’a horrifiée une fois que le Paris-Brest a été coupé. J’ai laissé le beurre à température ambiante pendant une heure pour ramollir avant de le mélanger avec la crème pâtissière dans le robot. Pourtant, j’ai trouvé un joli morceau de beurre dans ma tranche. Il devait y en avoir d’autres. Mais en général, j’ai entendu de bonnes choses.

Alors, en quoi était-il utile d’écrire ce blog ? On a joué à deux jeux, Pictionary, et un autre qu’il me faudra expliquer. Pour Pictionary, on tire une carte avec plusieurs mots, et il faut en dessiner un pour son équipe. Si l’équipe devine le bon mot, on avance. J’étais la seule personne à la table qui n’était pas francophone de naissance — pourtant, j’ai réussi à deviner « cocorico », et ce lien va vers l’article que j’ai écrit sur l’histoire de ce mot dans les jeux Zelda !

Mais vous allez bien rigoler de l’autre fois où écrire ce blog m’était utile. Le deuxième jeu était quelque chose où tout le monde a écrit 3 mots, un sur chacune de 3 feuilles de papier, puis on les a toutes mêlées dans un gros bol. Chacun d’entre nous a dû tirer une feuille du bol pour faire deviner le mot à un partenaire sans le divulguer. J’ai eu un partenaire québécois et j’ai tiré « dépanneuse » du bol. J’ai donc dit « épicerie québécoise, mais au féminin ». Oui, mon article sur « dépanneur » s’est montré très utile.

J’ai eu du mal quand même pendant ce deuxième jeu, mais pour des raisons qui ne m’inquiétaient pas. Connaissez-vous le mot « antonomase » ? Ouais, moi non plus. C’est :

une figure de style, soit un trope, dans lequel un nom propre ou bien une périphrase énonçant sa qualité essentielle, est utilisé comme nom commun, ou inversement, quand un nom commun est employé pour signifier un nom propre

Antonomase

C’est donc quand on dit « Kleenex » pour un mouchoir, ou « Carambar » pour une blague pourrie.

Connaissez-vous ce que c’est un « mousqueton. » ? Oui, moi non plus avant ce soir. C’est ce truc :

Mousqueton, Photo par Stefan Bellini, Domaine public

Je connais le mot en anglais, carabiner, et que ça se traite de l’escalade, mais c’est tout. Heureusement, personne ne le connaissait, alors pas de problème.

Pourtant, blog ou pas, je me sentais toujours un peu pas à ma place. Dans un environnement où la taille de son vocabulaire compte, faire partie d’une équipe avec quelqu’un comme moi doit être dur. En plus, tout le monde se connaissait deja, alors me faire entrer dans des conversations, je le trouve toujours difficile. En même temps, tant que j’apporte des desserts, je resterai le bienvenu, n’est-ce pas ?

Couper le câble

Hier, je vous ai parlé d’un ami face à sa désillusion de la culture américaine. Il y a un sens où nous ne sommes pas si différents. Je vous dis parfois que je fuis quelque chose autant que je cours vers quelque chose. Cette semaine, j’ai pris une décision qui est un symbole de la fuite.

Alors, ce que j’ai fait. Je ne suis pas sûr à quel point vous me preniez au sérieux la plupart du temps, mais je vous dis souvent que je ne consomme guère les produits de ma propre culture. Ça fait maintenant plus de 7 ans depuis la dernière fois où j’ai régulièrement suivi n’importe quelle série américaine à la télé (voilà), la dernière fois où j’ai regardé un match de football américain a été en février 2022 (le Moyen Bol de cette année)…bref, je m’en fouche (mot inventé ici pour fiche et fous en même temps). Pourtant, je continuais de payer afin que La Fille puisse regarder ses trucs de D’Isigny, ou comme vous les anglophones l’écrivez, Disney.

(Au fait, j’ai originalement appris ça du livre de James Bond Au service secret de Sa Majesté.)

Vous avez probablement déjà deviné où je vais, mais voici la photo que j’ai partagée avec une amie il y a deux jours :

C’est les deux boîtes à idiot (on dit littéralement « idiot box » en anglais comme terme péjoratif pour ce truc ; ne me croyez pas sur parole), débranchées et prêtes pour leur retour chez AT&T, mon ancien opérateur (toujours le cas pour mon portable ; je rêve de l’échanger pour Orange comme vous rêvez d’aller à Tahiti). Celle en haut fournit Internet à celle en bas, mais n’est pas ce que j’utilise pour Internet avec mon ordinateur car AT&T veut en savoir trop sur mon réseau. (Je ne payais pas pour deux services Internet ; AT&T me facturait juste pour le service télé.)

Évidemment, j’avais arrêté de regarder la télé pour de la fiction bien avant mon détour français, mais je vivais toujours pour les sports. Qu’est-ce qui s’est passé ? L’année 2020, c’est quoi. Et surtout, ce moment :

L’incendie « Midtown Corner », Photo par chaddavis.photography, CC BY-SA 2.0

Je doute que vous en aviez entendu parler en France. C’était un immeuble toujours en cours de construction à Minneapolis, dit Midtown Corner. Un projet qui a coûté plus de 37M $, il était censé être du logement abordable pour exactement la communauté qui a fait les émeutes. N’étant pas contribuable dans l’état du Minnesota, la perte n’était pas à moi, mais c’est un symbole puissant de tout ce qui a suivi. Si le grand problème des États-Unis est censé être le racisme partout, il ne faut absolument pas mettre le feu à exactement les choses qui étaient censés être des efforts pour améliorer ce problème.

Pourtant, les acteurs et les athlètes ont parlé de toute la destruction avec une voix. Ils nous ont dit non pas seulement qu’il faut comprendre, mais qu’il faut excuser toute et n’importe quelle violence au nom de cette cause. Qu’il faille payer les cautions des émeutiers, même quand ils ont cambriolé des magasins dans tout autre état, qui n’ont rien eu à voir avec les événements de Minneapolis.

Je souhaite que je puisse vous faire vraiment comprendre la descente en enfer des 4 dernières années ici (liens à suivre en anglais). Ma ville d’Irvine n’a connu presqu’aucun crime au cours de mes 20 premières années ici. Il y a des mois, une bijouterie à moins de 2 km de chez moi a été cambriolé — plus de 900 000 $ de biens volés — sans aucune résistance par les gardes de sécurité ni la police. Je ne peux plus acheter des rasoirs nulle part sans l’aide d’un employé pour ouvrir les étagères, toutes fermées à clé maintenant, parce que ces trucs sont volés partout. Le gouvernement de Californie ne poursuit plus tout cambriolage de moins de 950 $ de biens, par loi (car c’est maintenant un délit, pas plus un crime), et souvent beaucoup plus que ça — regardez cette vidéo choquante d’un Apple Store cambriolé il y a deux semaines. Quand je suis allé à LA pour faire mes achats il y a des semaines, je n’ai pas pu aller dans une boulangerie de donuts célèbre, Primo’s à Westwood — car elle vient de fermer définitivement à cause de la hausse de crimes et de personnes sans abri devant ses portes. Et tout ça, pendant que nous devons écouter des discours magistraux de nos meilleurs qu’il faut laisser tout partir en vrille au nom de justice.

Je ne peux rien faire, mais je ne suis pas obligé de payer le privilège. Je pense à cette décision depuis déjà deux ans. Hollywood et nos ligues de sport ont fait leur choix, et finalement, moi aussi. Je viens d’acheter un abonnement à D’Isigny+ pour La Fille, mais moi, je ne m’intéresse plus à soutenir ni nos acteurs ni nos athlètes. Je l’emmènerai aux films dont elle a envie, les SOS Fantômes et les Sonic the Hedgehog à venir. Mais pour ma part, j’ai mon VPN, mon lecteur de disques français, et absolument aucun désir de regarder en arrière.

Notre-Dame à la chinoise

Commençons avec une blague juive de la Seconde Guerre mondiale. Vous comprendrez assez tôt pourquoi :

C’est Herr Altmann et sa secrétaire dans un café à Berlin en 1935. « Herr Altmann », lance la secrétaire, « je vois que vous lisez Der Stürmer ! Comment pouvez-vous perdre du temps avec ce canard nazi plein de calomnies ? Souffrez-vous de la jüdischer Selbsthaß (la haine de soi juive) ? »

« Au contraire, Frau Epstein. Quand je lisais les journaux juifs, tout ce dont j’entendais parler était des pogroms, des émeutes contre nous, et de l’assimilation aux États-Unis. Mais chez Der Stürmer, je vois que nous contrôlons les banques, nous dominons les arts, et nous sommes sur le point de conquérir le monde entier. Et vous savez quoi ? Il me fait du bien ! »

Novak & Waldoks, ma traduction

Je crois que je vous ai parlé avant de mon meilleur ami. Il n’est pas né aux États-Unis, mais vient d’un pays étranger en Asie. Sa famille est d’origine chinoise, mais ça fait plus d’un siècle que sa famille n’habite plus en Chine. Il est venu d’un autre pays asiatique. Ce sera important plus tard.

Je ne connais personne qui ait plus vécu l’idée du « Rêve américain ». Je ne veux pas donner trop de détails de sa vie personnelle. Il suffit de dire que monsieur était immigrant et a fini par bien réussir sa vie ici. Il était fier de devenir citoyen il y a deux décennies, mais de nos jours…voyons.

Je vous ai promis que j’allais vous raconter une histoire de théorie complotiste sur Notre-Dane de Paris. Nous voilà. Cet ami m’a récemment dit qu’il avait « entendu parler » que les Français étaient si en retard avec les JO que le gouvernement avait embauché la Chine pour restaurer Notre-Dame. Je lui ai demandé sa source et il m’a dit seulement que c’était « sur Weibo » (réseau social chinois). Cependant, il ne lit pas le chinois, il le parle seulement. Je lui ai répondu que je n’avais rien entendu comme ça. Puis, j’ai demandé à France with Véro si elle avait entendu une telle chose ainsi que fait mes propres recherches.

Photo prise par moi

Évidemment, je ne lis pas le chinois. Mais j’ai trouvé plusieurs articles en anglais sur des sites d’origine chinoise qui disaient, par exemple :

Ce but [réouverture en 2024] semble ambitieux, mais aussi irréaliste pour les Français, connus pour être tranquilles, lents, et ne travaillant jamais des heures supplémentaires…juste quand tout le monde a perdu espoir quant à la restauration de la Cathédrale Notre-Dame, quelque chose de surprenant s’est passé. Notre-Dame s’illumine la nuit et des travailleurs font des heures supplémentaires…l’équipe d’infrastructure chinoise prend part à l’affaire

Lai Times, traduite par moi

Après se vanter de comment la Chine a sauvé la France, toute sa contribution revendiquée est le prêt d’un aspirateur industriel pour nettoyer le chantier. Je ne plaisante même pas. J’étais certain que j’ai dû rater quelque chose mais Véro m’a dirigé vers des articles de 2019 qui parlaient d’une réunion entre les présidents des deux pays…puis, rien. Le site français de China State Construction, l’entreprise de laquelle se vante l’article que j’ai traduite, ne mentionne rien. Et le site officiel de la restauration mentionne plein d’efforts français (ne ratez pas ses articles sur les métiers) mais aucune mention des censés ouvriers chinois.

Mon ami aurait pu faire les mêmes recherches que moi en anglais, mais préférait de croire que les Français étaient impuissants et avaient besoin de la Chine pour les sauver. Et c’est ici où notre blague du départ, mon ami et Notre-Dame se rejoignent de façon qui m’attriste.

Il est tombé dans une communauté identitaire en ligne, qui l’encourage de voir le monde en tant que chinois. Cette communauté lui dit que les Ouïghours ne sont pas persécutés par le gouvernement chinois (bien attesté), mais que les États-Unis ont tué des millions de gens en Indonésie, pas étayé par les faits. Ce qui est vrai, c’est que les États-Unis a soutenu le dictateur Suharto pendant ses massacres — le même dictateur qui a fait fuir sa famille. Mais ça lui permet de croire en même temps que « nous ne nous sommes pas meilleurs » et aussi qu’ils sont innocents.

Il dit que les chinois (en tant que pays) nous a dépassé en tout, surtout les sciences, que le contredire n’est que du racisme (le matériel LK-99, dont sa « confirmation » par une université chinoise, était un exemple de la supériorité asiatique jusqu’au moment où il était révélé faux ; tout à coup, il l’a complètement oublié). Et franchement, bien que je sois triste, je ne le blâme pas.

Il se sent nerveux parce que nous les américains sommes obsédés de la politique identitaire. C’est bien évident que n’importe quel autre groupe ne va pas protéger le sien. C’est la triste réalité américaine de nos jours. S’il est dans les griffes d’un genre de complotisme, c’est parce que son groupe est un des cibles « légitimes ». Il y a 30 ans déjà, quand j’ai fait mes candidatures aux universités, beaucoup d’entre eux disaient que les asiatiques — 3,6 % de la population à l’époque — n’étaient pas considérés minoritaire quant aux inscriptions. Et cette situation devient de pire en pire. Face à un pays de moins en moins accueillant, ce n’est pas surprenant qu’il cherche de meilleures nouvelles sur son propre groupe.

Vous voyez maintenant le rapport entre la blague, Notre-Dame et ses avis. La propagande est la bienvenue tant qu’elle lui fait se sentir mieux. Demain, je vais vous surprendre, pas à dire choquer, avec quelque chose que je viens de faire. Il y a un sens où c’est l’autre face de la même monnaie ; à vous de me dire si vous le trouvez plus sain.

Portrait de Molière par Nicolas Mignard

Payez le loyer

En lisant PluriElles, je me suis retrouvé face à une expression qui m’a rendu perplexe, « Dieu soit loué ! ». ([Aussi « ça va » et tout autre chose qui disent les êtres humains. — M. Descarottes]). J’aurais juré que « loué » était quelque chose que l’on faisait avec une voiture en vacances, ou un appartement. Après tout, je facture La Fille pour sa chambre. NON, PAS VRAIMENT. Mais ça m’a rendu curieux ; qu’est-ce qui veut dire « louer » tel qu’il comprend ce sens ?

Comme a écrit Shakespeare, « Une fois de plus sur la brèche, chers amis. », sauf que la brèche est le Trésor de la langue française. Désolé, il est bien connu qu’il faut vraiment lire Shakespeare dans son Klingon original. (Blague tirée de Star Trek 6 : Terre inconnue. Je ne peux plus vous citer autant que deux choses de ce film, mais je dis ça tout le temps.)

Le « louer » auquel je pensais a trois sens en gros. Le premier est grosso modo tout ce que l’on apprend de Duolingo ; le Trésor développe ça un peu plus pour distinguer entre les biens immobiliers et les vélos, mais à notre niveau, c’est toute la même chose.

Louer

Le deuxième est pour une personne et est grosso modo synonyme d’embaucher ; il me semble que ça parle largement des boulots genre CDI, à court terme. Je viens d’apprendre quelque chose.

Louer

En ce qui concerne le troisième sens, je ne l’aurais jamais deviné. Je pense à acheter un billet, mais c’est afin de louer une place, vu autrement :

Louer

Il y a une autre entrée avec un sens seulement, et c’est ici où on trouve le sens qui a lancé mon enquête. Mais vous remarquerez que j’ai triché en écrivant tout en haut :

Louer

Ce « louer » est en fait la première entrée du Trésor, indiqué par le numéro 1 en exposant ! Cependant, il s’avère que la relation que je cherchais n’existe vraiment pas. Le louer des louanges vient du mot latin « laudare », ce que l’on trouve dans la Messe latine, « Laudámus te », dans la prière dite Gloria. (Quant à louanges, c’est l’action de louer de même manière que « mélange » est l’action de mêler.) Le louer des voitures, par contre vient du mot « locare  », d’où nous avons aussi locataire — un colocataire étant donc celui avec qui on va locare — et location. Ce dernier est un peu un soulagement car « location » en anglais veut dire plutôt « endroit », et je dois vous dire — ça fait maintenant presque 4 ans où j’entends « location de voiture » et suis vraiment perplexe. Pourtant, il s’avère — et je ne le savais pas du tout — que le mot « location » en anglais vient aussi de locare, et avait cette signification au passé.

Langue de Molière vous reverra la semaine prochaine avec l’histoire horrifiante des dindes.

Presqu'île de Saint-Tropez

Je découvre le Var

Douliou douliou douliou, Saint-Tropez ! Oh désolé, je ne vous ai pas entendu sur la chanson du Var. Recommençons de zéro.

On continue maintenant le Tour avec le 83, le Var. C’est le département le vingt-deuxième plus peuplé et les habitants se nomment varois. C’est notre cinquième séjour en Provence-Alpes-Côte d’Azur, mais ça fait 70 départements depuis la dernière fois, Bouches-du-Rhône. Si on m’avait dit que ça ferait 3 ans, je ne l’aurais jamais cru. (Je croyais qu’il me faudrait 2 ans pour tout le Tour…HAHAHAHAHA, non.)

J’attends ce moment depuis le début du blog, lancé juste après avoir vu Le Gendarme et les extra-terrestres. Le premier film critiqué sur ce blog a été donc Le Gendarme et les gendarmettes. Ce film est un navet, mais Saint-Tropez est si important à mon histoire que ce blog est nommé pour une scène dans Le Gendarme se marie (sur la suggestion d’une amie ; on y reviendra en Vendée). Il nous faut donc absolument commencer dans cette ville.

Et là, il nous faut commencer au site du Graal, le Musée de la Gendarmerie et du Cinéma, abrité dans le bâtiment des films. Ce musée est là évidemment à cause de Ludovic Cruchot, mais raconte l’histoire du cinéma tropézien, qui comprend de telles œuvres que Et Dieu…créa la femme, Bonjour tristesse, ou bien Chitty Chitty Bang Bang (basé sur un roman de par l’auteur de James Bond). D’ici, il n’y a pas de choix pour notre deuxième arrêt — le celebre Port (2 étoiles Michelin), où chaque volet des Gendarmes se terminait avec un défilé.

Juste à côté, on trouve L’Annonciade (2 étoiles), le musée d’art de la ville, avec une collection de fauvisme et de pointillisme. Pour finir à Saint-Tropez, on conduit à la plage des Canebiers pour suivre le sentier du littoral autour de la presqu’île (2 étoiles). Je ne peux pas faire mieux que de citer le guide Michelin : « Le paysage est le plus souvent paradisiaque, avec une mer aux reflets turquoise, et une végétation méditerranéenne où abondent arbousiers, chênes verts et genévriers. »

Au fait, je vous conseille fortenent de visiter le site Saint-Tropez Lieux de Tournage, un guide inestimable pour des pèlerinages cinématiques. Il vous amènera à la Chapelle Sainte-Anne où Cruchot et Josepha se sont mariés, voire le Château de Pampelonne, où se cachait Sœur Marie-Cruchotte.

D’ici, on conduit à l’Est, vers Fréjus, pour visiter le cloître, la cathédrale et le baptistère (2 étoiles), où les plus vieux bâtiments datent au Ve siècle et les plafonds peints du XIVe siècle sont particulièrement intéressants. Il y a un risque que l’on sent l’odeur de cookies venant du Muy pendant ce trajet. On continue à l’Est, jusqu’aux Pics du Cap-Roux (3 étoiles) et de l’Ours (3 étoiles) pour une vue panoramique de la mer ainsi que les montagnes.

Puis on retourne vers l’Ouest, au Thoronet, pour visiter l’Abbaye du Thoronet (2 étoiles), une partie des réformes cisterciens du XIIe siècle, où l’église elle-même fonctionne comme un instrument musical. Considérez le village de Cotignac ici, absolument charmant, avec des grottes à explorer. Puis on passe au village de Bormes-les-Mimosas, pour prendre une balade parmi les fleurs et passer des vacances comme un coprince d’Andorre président français au Fort de Brégançon (12 €/personne, vraiment pas mal).

On continue le long des plages jusqu’à Hyères. Il y a un tas d’endroits à visiter ici — les Îles d’Hyères (3 étoiles) comprennent Port-Cros (3 étoiles), le Levant, et Porquerolles (2 étoiles), toutes avec des plages, des pins, et d’autres sites naturels. À Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, on visite la Basilique Sainte-Marie-Madeleine (2 étoiles), reconnue comme le tombeau de Sainte-Marie-Madeleine, compagne du Christ (mais certainement pas partie de la famille royale française, une théorie complotiste). On finit notre tour du Var à Toulon, la préfecture. De son port (1 étoile), on regarde la Rade de Toulon (2 étoiles) en cherchant un joli café le long du Quai Cronstadt.

Qui sont les personnages les plus connus du Var ? Puisque cette partie est largement consacrée à ceux dont j’en ai entendu parler, il faut évidemment commencer avec Péla, cuisinière extraordinaire. Actrice légendaire et héroïne du blog, Mireille Darc, est née à Toulon, ainsi que Jean-Michel et Philippe Cousteau, les deux fils de Jacques, et Simone Melchior, épouse de Jacques, explorateurs eux-mêmes. Gérard Oury, réalisateur de 3 de mes top 6 films dans n’importe quelle langue, est décédé à Saint-Tropez. L’écrivain écossais, Robert Louis Stevenson, connu mondialement pour L’Île au trésor et Dr Jekyll et M. Hyde, vivait à Hyères. L’écrivain Christopher Tolkien, responsable pour beaucoup des publications de son père, est mort à Draguignan. Jean-Christophe Napoléon, prétendant au trône impérial de France, est né à Saint-Raphaël. Stéphane Mifsud, ancien champion mondial d’apnée, vit à La Crau. ([Peut-être qu’il peut donner des leçons de comment se taire à Justin. — M. Descarottes]) Jean de Brunhoff, créateur de Babar, séjournait à Saint-Maxime et la Plage des Éléphants de la ville est apparue dans un de ses livres, d’où son nom.

Que manger dans le Var ? On est bien en Provence, et même si ça fait si longtemps que vous avez complètement oublié nos chichis frégis et panisses, pas moi. Parmi les produits locaux, on trouve la Brousse du Rove AOP, un fromage de chèvre, la figue de Solliès AOP, et la châtaigne du Var. En plats principaux, on y trouve des classiques de la cuisine provençale, la ratatouille, la bouillabaisse, la sauce anchoïade, la soupe au pistou (un mélange de tomates et basilic), et la soupe de poissons. En dessert, il y a la célèbre tarte tropézienne, le nougat artisanal, et la galette à l’anis. Pour boire, il y a les vins de Bandol AOC, les Côtes de Provence AOC (presque tout rosé), les Coteaux varois en Provence AOC (aussi rosés), les Coteaux d’Aix-en-Provence AOC (qui comprend le nord du Var), et le Var IGP.

Sondage d’urgence

Mise à jour : Merci des commentaires. Le problème semble être résolu. On reprend notre horaire normal.

Mon article sur le Var est complètement prêt, mais je n’ose pas le publier car je ne peux plus voir les images du blog nulle part (et oui, j’ai plein d’espace). Merci de répondre à 2 questions dans les commentaires :

1) Pouvez-vous voir une image dans ce post ?

2) Dans le post de la balado de lundi, combien d’images voyez-vous ?

Il devrait être une image au-dessous de cette phrase ; une légende apparaît en bas :

Port de Toulon, Photo par Smiley.toeristCC BY-SA 4.0

J’ai contacté WordPress.com. On verra. Merci de votre aide et veuillez accepter mes excuses.

Saison 2, Épisode 48 — Arnaud à l’étranger

Cet épisode est plutôt court. La production est à la hauteur de mes attentes, mais j’ai certaines règles en choisissant les article qui en font partie, et cette fois, ils sont tous courts. Ce ne sera pas le cas cette semaine. Au fait, avec cet article, je publie pendant 600 jours de suite sans cesse.

Cette dernière semaine était beaucoup plus difficile que je ne l’aurais aimé. Vous n’avez aucune idée de certaines choses qui se sont passées dans les coulisses ici. Il suffit de dire deux choses : 1) c’était seulement mon drame personnel, mais il me fallait un effort juste pour trouver le bon état mental, et 2) j’ai fait des efforts pour faire une bonne impression, car on ne sait jamais qui en entendra parler. Disons que je m’en fiche de ce que mes compatriotes pensent de moi, mais ma réputation chez vous est une obsession.

J’ai quelque chose d’intéressant à partager qui n’aura pas son propre article. Chaque année, South Coast Plaza (dont on a parlé) monte une exposition pour le Nouvel An chinois. Cette année est celle du dragon, la mienne. Voici quelques photos :

Une de plus avec moi ? Pourquoi pas ?

Est-ce que j’ai porté ce t-shirt afin de le publier ici ? Ben, je ne peux rien cacher de vous tous ! C’était La Fille qui a pris cette dernière photo lundi dernier, au fait.

Il est bien temps d’avancer dans le Tour. Je suis bloqué sur mon dessert tarn-et-garonnais depuis deux semaines. Je vais donc publier le prochain « Je découvre » demain, car c’est grosso modo prêt, et le dessert suivra plus tard cette semaine. Mais il ne bloquera plus le Tour.

On va avoir un article inhabituel cette semaine. J’ai entendu une théorie aussi complotiste que ridicule à propos de la réouverture de Notre-Dame de Paris que j’ai demandé de l’aide à France with Véro pour la réfuter. Mais à la base de cette théorie est quelque chose qui me rend extrêmement triste en ce qui concerne le pays où j’habite. (Si vous comprenez vraiment les pépites que je laisse parfois quant aux événements de 2020, vous comprenez sûrement mon choix de mots.)

Notre blague traite des compétences au travail. Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :

Les gros-titres sont : Météo, Clés, et Lundi.

Sur le blog, il y a aussi Les macarons Saint-Valentin, grand format, la dernière recette du blog, Je découvre Marc Lavoine, la dernière entrée dans le Projet 30 Ans de Taratata, et Brûlé, l’histoire d’une blessure en cuisine.

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Brûlé

J’allais publier tout autre chose aujourd’hui, à propos de quelque chose dite « la règle de 6/6/6 » aux États-Unis. Je suis bien au courant du fait que beaucoup de monde lisent ce blog car en général les articles sont positifs. Cet article n’allait pas rentrer dans ce cadre. Disons juste que je souffre toujours de la gueule de bois — au sens figuré — de la Saint-Valentin. Il ne m’a pas du tout aidé de voir le menu au resto italien où je vais toutes les deux semaines, avec leur satanée pizza en forme de cœur, juste hier soir. Ou les donuts chez Dunkin Donuts, la plus grande chaîne du pays, qui étaient comme ça cette semaine :

Ouais, je l’ai commandé

Au fait, vous savez pourquoi « crème » s’écrit avec un « k » ici ? C’est parce que la garniture est une imitation de la crème pâtissière, et ne contient pas assez de vrais produits laitiers pour être labellisée « cream ». Vous verrez parfois « chocolatey » au lieu de « chocolate » sur certains produits qui font semblant d’être chocolat, mais ne contiennent pas non plus assez de la vraie chose.

Alors, vous savez que me flageller est un de mes loisirs préférés, et je vais vous régaler avec mon autre grosse boulette de la semaine. Après la mésaventure des clés. Cette fois, c’est alarmant à quel point je parle littéralement.

Je ne le mentionne pas, mais le Tour a des effets réels dans ma vie quotidienne. Certaines recettes font partie de notre menu typique, et rien n’est plus important à cet égard que les boles de Picolat, le plat préféré de La Fille pendant un an déjà. Je les fais avec des spaghettis, et elle est ravie à chaque fois.

Mardi dernier, je les ai préparées comme d’hab, sauf pour une chose. Après avoir roulé les boles dans de la farine, je faisais chauffer de l’huile d’olive pour les faire frire quand j’ai reçu un coup de fil. J’ai quitté la cuisine en pensant que j’y reviendrais vite et tout irait bien.

L’appel a duré une belle dix minutes. L’huile était hyper-chaude à ce point, et des gouttes sautaient de la poêle. Mais plutôt que baisser le feu et attendre quelques minutes, j’ai commencé à laisser les boulettes — de viande — tomber dans la poêle. J’aurais dû utiliser une cuillère, je le sais. C’est comment il est arrivé qu’une jolie goutte d’huile a éclaboussé ma main gauche. J’ai reçu une brûlure qui faisait environ 2,5 cm de large.

Je ne vais pas vous montrer une photo, parce que c’est dégueulasse. Ça fait maintenant 4 jours entiers où je soigne la brûlure avec une pommade antibiotique prescrite par le médecin qui m’a vu. Il est bien évident que je vais m’en sortir avec une jolie cicatrice. En tant que diabétique, toute blessure qui endommage la peau a tendance à laisser des traces. Un souvenir en permanence de ma boulette en faisant des boulettes. C’est un don, je vous dis.

Je découvre Marc Lavoine

On continue le Projet 30 Ans de Taratata avec un des 3 artistes qui était sur scène avec Véronique Sanson, Marc Lavoine. Également acteur que chanteur, ici on parle seulement de son côté musical.

Marc Lavoine, Photo par Selbymay, CC BY-SA 4.0

Marc Lavoine est né en 1962 à Longjumeau. Élève d’imprimerie au lycée, il quitte ses études pour poursuivre une carrière d’acteur. Ça commence en tant qu’ouvreur dans la salle de spectacle Olympia à Paris. Je dois vous dire, j’ai fréquenté un resto à Beverly Hills pendant les années 00 quand j’habitais à LA, et pour écouter les barmans (ça fait mal aux yeux ; je veux écrire barmen), ils étaient tous des acteurs-en-attente. Mais pour une fois, ça marche, et un producteur lui découvre et l’aide à sortir sa première chanson en 1983, « Je n’sais même plus de quoi j’ai l’air » :

Ça pue les années 80, avec ses synthétiseurs et boîte à rythme. Il sort deux deux singles de plus, Pour une biguine avec toi et Elle a les yeux revolver, ces deux derniers faisant partie de son premier album, intitulé Marc Lavoine. J’ai déjà l’impression d’être coincé sur la banquette arrière de la voiture de mes parents, qui me font écouter KYXY, une radio de bêtises romantiques qui ne sert qu’à torturer le jeune moi. Bof, ce que je fais pour l’amour. (Il y a des limites, mais tout a son prix. On pourrait me faire écrire « Je découvre Maître Gims », mais ça coûtera cher.)

Pour son prochain album, Fabriqué, il chante en duo avec Catherine Ringer, qui a apparemment cru que c’était un canular quand il l’a contacté. Leur single, Les histoires guimauves d’A « Qu’est-ce que t’es belle », est censé signaler une nouvelle direction pour lui, mais je le trouve plus d’un détournement pour elle :

J’ai aussi écouté le titre Même si de l’album, en espérant qu’il avait quelque chose à voir avec la chanson des Rita Mitsouko du même nom, mais non.

Son troisième album, de 1989, Les Amours du dimanche, me semble plus de la même chose, mais j’avoue que j’aime le clip pour « C’est la vie » :

Je n’ai plus rien à te donner, par contre…est-ce vrai qu’il était une fois, M. Lavoine a déménagé aux États-Unis afin d’enregistrer des conneries sous le nom de Christopher Cross ? Michael Sembello, ça vous parle ? Les oreilles commencent à saigner, peut-être parce que je viens d’essayer de les arracher.

En 1991, la France a craqué pour sa chanson « Paris », où se trouve les paroles « Je dors dans tes hôtels, j’adore ta Tour Eiffel ». Sur l’album de même nom, on trouve aussi « L’amour de 30 secondes » où il met des paroles intéressantes sur un morceau musical qui révèle son côté Bee Gees. Nom d’un cobaye, je dois continuer ? ([Après ce commentaire, c’est moi qui insiste. — M. Descarottes])

En 2005, je suis allé en Italie avec ma future ex-femme. J’ai pleuré en voyant les prix partout à Venise. Pourtant, après avoir écouté « On n’ira jamais à Venise » de son album Faux Rêveur, je sais exactement où me cacher — la place Saint…euh…Marc, avec tous ses pigeons.

Lavoine-Matic, son album de 1997, lui gagne une Victoire de la musique pour le clip de sa chanson « C’est ça la France » ;

La technique de tournage me rappelle un peu mon post préféré du blog, et je vibre avec ses dernières paroles, « Enfin je pense faut jamais les oublier, Les trois mots qui terminent par Té ». Pourtant, même avec un vrai changement de style, vers quelque chose de plus électronique, ses goûts restent très différents des miens.

En 2001, il sort un autre album intitulé Marc Lavoine, cette fois avec un orchestre ainsi que plusieurs duos. « Je ne veux qu’elle » avec coup de cœur du blog Claire Keim, atteint la neuvième position dans le classement SNEP en France. Il doit y avoir une mélodie quelque part dans cette chanson, mais je n’arrive pas à la trouver :

L’heure d’été, son album de 2005, connaît un franc succès, atteignant #3 dans le classement. « Toi mon amour », un tube de l’album, continue son style de parler sur une boîte à rythme. Je suis désolé, beaucoup d’entre vous aiment évidemment ce monsieur, mais vous pouvez voir, j’ai fait des efforts.

Je vais sauter par-dessus du reste, sauf pour une chose. Au début des années 2000, il a sorti un duo avec héroïne du blog Françoise Hardy, une reprise de sa chanson Chère amie, originalement de l’album Les Amours du dimanche. Ça ne sonne même pas un peu comme ses performances à l’époque, et sans boîte à rythme, il doit chanter. À mes yeux, ça montre un autre chemin, plus difficile à transformer en tubes, mais beaucoup plus artistique.

Malheureusement, son histoire n’a pas de fin heureuse. Malgré son apparation sur le plateau de Taratata en octobre 2023, il a déjà largement perdu sa voix à cause de maladies héréditaires et une histoire de tabagisme. Je ne souhaite ça pour personne.

Je comprends aussi que M. Lavoine a beaucoup fait pour des personnes autistes. Vous savez que c’est un sujet qui me touche.

Cependant, ma note est un reflet de mon jugement de son travail en tant que musicien, pas sa valeur en tant qu’être humain.

Ma note : Je change de chaîne.

Arnaud Demanche à la Laugh Factory

Alors, il s’est avéré que j’ai eu le temps pour écrire sur mon projet du soir après tout. Comme vous pouvez voir du gros-titre, mon trajet à Los Angeles était pour voir l’humoriste Arnaud Demanche en live à la Laugh Factory, un club de comédie.

Au fait, pourquoi écris-je « la » Laugh Factory ? Je suis le modèle de l’Académie française quant au Covid, qui a dit que d = « disease », et ça se traduit par « maladie », donc féminin. (Elle a évidemment perdu face à l’usage populaire mais laissez tomber.) « Laugh Factory » = « usine de rires », donc voilà.

De toute façon, la personne qui allait m’accompagner est tombée malade alors je m’y suis allé seul. Je suis donc parti plus tôt que prévu parce que les trajets vers LA sont toujours lents. Ou Carêmes, car Carême veut dire « Lent » en anglais. Laissez tomber. Je n’ai rien bu, c’est juste mon sens de l’humour. Il y a des raisons pourquoi ce n’était pas moi monté sur scène.

J’y suis arrivé deux heures à l’avance. Cependant, se garer à LA est toujours une aventure, genre Marie Pervenche plutôt que Bob Morane. Il m’a fallu 30 minutes pour trouver une place dans la rue, à 1 km de la Laugh Factory. Voici des photos de l’extérieur.

Je vais vous partager quelque chose de surprenant. Deux jours avant le spectacle, j’ai reçu un message de M. Demanche par Facebook Messenger. Je ne l’avais pas contacté, sauf pour écrire « Hâte de vous voir » en bas de l’un de ses posts sur Facebook. OMD, comme on dit :

J’étais la première personne à arriver qui n’a pas fait partie de l’équipe du spectacle, alors j’étais choqué qu’il m’a reconnu. Je crois que j’ai oublié de dire « enchanté ». Espèce d’étranger, moi ! Vous ne le savez pas, mais je le suis sur Facebook depuis 3 1/2 ans, car mon amie rouennaise est grande fan elle-même, et ses vidéos font donc une partie importante de mon histoire en tant qu’élève de la langue. Il n’y a pas de question que j’étais dépassé par le moment.

Je vais me plaindre un peu du public. Pour autant que je sache, j’étais la seule personne là d’être arrivé seul. Toutes les autres personnes que j’ai vues sont arrivées dans des groupes. J’ai essayé de lancer des conversations avec d’autres personnes et tout le monde l’a ignoré. Un couple a accepté mon aide à leur prendre en photo puis a immédiatement tourné le dos. Bof. Ce n’est pas du tout mon impression des Français, d’où ce blog, mais peut-être qu’ils ont trop bu de nos eaux, si vous me suivez.

L’événement a été organisé par une association culturelle non-lucrative dit French Talent USA. Ils montraient des pubs sur des écrans dans la salle avant le début du spectacle :

Peut-être que vous reconnaîtrez Philippine Delaire, de laquelle j’ai écrit en octobre. L’autre, Véronique Gallo, est inconnue à moi.

Voici ma siège. C’est mes genoux en bas à droite dans la photo :

Et une idée de l’ambiance de la salle :

Avant le spectacle, les organisatrices ont pris la parole :

Elles ont fini par présenter M. Demanche avec ces paroles : « On est jeudi. Mais ici, c’est Demanche. » Il y a des raisons pour lesquelles elles n’étaient pas à la tête de l’affiche non plus.

Alors le spectacle lui-même. Il a duré environ 2 heures. J’estime que j’ai compris environ 85-90 % des mots ; les références étaient parfois tout autre chose. Son thème était la liberté d’expression, et peut-être que vous serez offensé à cause de certaines blagues. Je ne suis que le messager.

Peu après le début, il a raconté une blague sur un t-shirt censé dire « Baise-moi comme Macron baise les retraités ». J’ai fortement ri, ce qui a attiré l’attention du monde autour de moi. Une autre fois, il a dit (grosso modo) « En France vous n’avez pas le droit d’appeler votre fils Sextoy mais vous pouvez l’appeler Godefroy. » Quand il parlait de tels gens que Vincent Bolloré ou Pascal Praud, j’étais perdu car je connais les noms, mais c’est tout. Si vous pouvez le voir en France, je suis sûr que vous profiterez de tout le spectacle, dont ces parties.

Il a raconté une blague si Coup de Foudre, je regrette de ne pas l’avoir créée moi-même, plus ou moins ça :

On apprend des trucs sur l’homosexualité dans les écoles, mais les enfants ne le deviennent pas, on est d’accord ? J’ai appris l’allemand mais je ne sais toujours pas ajuster mon four correctement.

OUCH, comme on dit en anglais.

Après le spectacle, je suis passé par Mel’s Drive-In, un resto que j’aimais beaucoup quand j’y vivais, très proche de la Laugh Factory. Mais les prix ont flambés depuis ce temps-là. 20 $ pour ce burger, sans frites ? Non, je n’en peux plus :

Le retour à la maison est vite passé, environ 40 minutes au lieu de 1h30. J’aimerais retourner pour voir d’autres humoristes, et peut-être qu’un jour, je me souviendrai de demander que l’on prend une photo ensemble.