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La tarte normande de Gaston Lenôtre

On finit — enfin ! — notre séjour en Manche avec un dessert bien normand, la tarte aux pommes. Mais j’aime faire les desserts en version grand chef quand je peux, et cette fois-ci, notre tarte vient de mon livre chéri de Gaston Lenôtre. Voici la tarte normande à la glace royale :

On commence avec la pâte brisée. J’adore cette version car on peut la faire dans un robot, alors pas de moment dégoûtant avec des œufs crus sur les mains. Honnêtement, on peut faire ça avec n’importe quelle pâte brisée, mais c’est seulement très récemment où j’ai arrêté de copier exactement les instructions des autres. Mais cette pâte est en fait une recette différente que celle de Laurène Lefèvre — moins de sucre, plus de sel, plus de lait — et je l’adore. Notez que j’utilise un moule de 24 cm, pas le 30 cm du Chef Lenôtre.

Ingrédients pour la pâte brisée :

  • 10 grammes de sucre
  • 8 grammes de sel
  • 190 grammes de beurre, coupé en dès
  • 1 œuf
  • 30 ml de lait entier
  • 265 grammes de farine

Instructions pour la pâte brisée :

  1. Avec la feuille, battre le sel, le sucre et le beurre dans le bol d’un robot.
  1. Ajouter l’œuf et le lait et battre pendant quelques seconds.
  1. Ajouter toute la farine et battre à petite vitesse, jusqu’à ce que la pâte se rassemble. Peu importe s’il reste de petits morceaux de beurre.
  1. Former une boule, couvrir avec du film à contact, et laisser reposer dans le frigo pendant au moins 2 heures.

Cette recette produit environ 500 grammes de pâte. La recette officielle du Chef Lenôtre ne demande que 350 grammes. Ignorez-la. C’est ma deuxième fois, et tout doit être par-FAIT pour ne pas avoir besoin de plus de pâte. Vous n’allez pas être saint à cause de réussir avec exactement 350 grammes dans un moule de 30 cm, bien que j’avoue que ce soit un miracle.

Les ingrédients pour la garniture :

  • 450 grammes de pommes (j’ai utilisé des Fujis ; vous pouvez trouver des Reinettes)
  • 35 grammes de beurre
  • 40 grammes de sucre vanillé

Cette fois-ci, j’ai utilisé un sucre vanillé artisanal, pas celui d’Alsa. Je me sens comme un traiteur traître, mais les résultats sont étonnants. Alsa fait la meilleure levure chimique, bien sûr, mais ils ne sont pas le dernier mot pour tout. D’autre côté, j’imagine que c’est bien cher à importer en France. Rien chez Carrefour ne me parle d’être un produit d’aussi haute qualité. Excusez-moi un moment…([HIHIHIHI, juste une fois ils comprennent ! Oups, j’espère que personne ne m’a entendu ! — Moi])

Les instructions pour la garniture :

  1. Vider et peler les pommes. Les couper en fines tranches.
  1. Faire fondre le beurre dans une poêle. Y ajouter le sucre vanillé. Mélanger avec une spatule.
  1. Faire cuire les tranches de pomme, 3 minutes le côté.
  1. Réserver sur une assiette et laisser refroidir.

Premier montage :

  1. Diviser la pâte en deux, mais pas de parties égales. Avec 500 grammes de pâte, je suggère 300/200.
  2. Étaler le plus grand morceau. Couvrir le fond du moule.
  1. Utiliser un rouleau pour couper les bords. Réparer si besoin.
  1. Piquer la pâte avec une fourchette.
  1. Remplir la tarte avec les pommes.
  1. Étaler l’autre pâte. Couvrir la tarte et pincer les bords.
  1. Préchauffer le four à 200°C et passer au glaçage.

Ingrédients pour le glaçage :

  • 250 grammes de sucre glace
  • 1 blanc d’œuf
  • Jus d’un citron

Le chef Lenôtre recommande la moitié du glaçage dont « quelques gouttes » du jus. La première fois, j’ai trouvé le glaçage beaucoup trop épais, et il n’y avait pas assez non plus. La deuxième fois, je n’ai pas eu besoin de toute la recette, mais il vaut mieux ne pas en manquer.

Instructions pour le glaçage :

  1. Tout mélanger dans un bol.
  1. Étaler sur la tarte avec une spatule.

Deuxième montage :

  1. Roulez des très petits morceaux la pâte dans vos mains. On fera des petits bâtonnets.
  1. Déposer quelques amandes effilées sur la tarte.
  1. Faire cuire pendant 40 minutes. Dès que le glaçage sèche complètement, ouvrir le four et couvrir la tarte avec de la feuille d’aluminium. On veut que le glaçage soit doré, mais attention ! J’ai brûlé mon glaçage — faut couvrir le glaçage très étroitement.

Mon dîner manchois

Il y a des fois où je suis un peu trop ambitieux avec mes dîners. ([NON ! Vous PLAISANTEZ !Vous tous]) Je suis très content du goût de mon plat principal, mais le repas est trop marron, je le sais. Puisque j’ai décidé de préparer les Saint-Jacques aux pommes, j’ai pensé à ajouter du risotto, au lieu du riz de Camargue. C’est typiquement une bonne combinaison. Mais j’ai suivi une recette qui m’a conseillé d’utiliser du bouillon de bœuf pour faire cuire le riz, et voilà, au lieu d’une jolie couleur jaune, mon risotto est marron. Je suis content des Saint-Jacques eux-mêmes, alors je vais publier la recette, et on parlera du changement nécessaire en bas.

Je dois la recette des Saint-Jacques aux pommes à Wikimanche, le wiki officiel de la Manche. Le risotto vient du site Recipes from Italy, d’où est venu ma crème glacée à la vanille. On va commencer avec le risotto.

Les ingrédients pour le risotto au safran :

  • 90 grammes de riz Arborio
  • 500 ml de bouillon — de poulet, pas de bœuf
  • Quelques fils de safran
  • 28 grammes de beurre
  • Quelques oignons perlés ou une échalote
  • 2 cuillères à soupe de vin blanc

Les instructions pour le risotto au safran :

  1. Préparer le bouillon. Mon erreur était de faire confiance à la suggestion d’utiliser soit bœuf soit poulet. Il faut utiliser du bouillon de poulet. Le bouillon de bœuf donnera une couleur trop marron au riz. Une fois le bouillon bouille, réduire le feu et couvrir jusqu’à la 4e étape.
  1. Dans une casserole, faire revenir les oignons ou l’échalote avec la moitié du beurre (14 grammes). Faire cuire pendant 2 minutes sur un feu moyen. Puis ajouter le riz et faire cuire pendant deux minutes plus.
  1. Ajouter le vin blanc et laisser évaporer.
  1. Ajouter assez de bouillon pour couvrir le riz, pas plus. Laisser cuire pendant 14 minutes.
  1. Pendant que le riz cuite, écrasez le safran entre des feuilles de parchemin. Faire dissoudre dans un peu de bouillon.
  1. Dès que le riz est cuit, couper le feu et ajouter le safran. Mélanger, puis ajouter le reste du beurre (14 grammes) et mélanger complètement.
  1. Réserver au chaud.

Pour les Saint-Jacques, j’ai coupé la quantité de Saint-Jacques, mais j’ai fait la sauce selon les quantités originales parce que je l’ai trouvé difficile à couper. La sauce n’est pas la partie hyper-chère — par contre, les Saint-Jacques sont maintenant 88 € /kg ici, deux fois leur prix au début du blog. J’ai préparé les deux en même temps — vous comprenez pourquoi je n’allais rien refaire.

Les ingrédients pour les Saint-Jacques aux pommes :

  • 12 noix de Saint-Jacques
  • 3 pommes à cuire
  • 20 cl de cidre
  • 40 g de beurre demi-sel
  • 4 cuillerées à soupe de crème fraîche
  • Sel, poivre

Les instructions pour les Saint-Jacques aux pommes :

  1. Lavez et essuyez les pommes. Coupez-les en quatre sans les peler si la peau est fine, retirez le cœur et les pépins puis détaillez-les en tranches ou en dés.
  1. Rincez les noix de Saint-Jacques, épongez-les avec du papier absorbant.
  1. Mettez à chauffer 20 g de beurre dans une poêle. Faites-y revenir les pommes 3 à 4 mn de chaque côté jusqu’à ce qu’elles soient bien colorées et réservez-les au chaud.
  1. Faites fondre le reste de beurre dans une poêle et faites-y dorer les noix de Saint-Jacques 2 à 3 mn à feu vif. Retournez les noix, poursuivez la cuisson pendant 2 à 3 mn. Salez, poivrez, réservez au chaud.
  1. Déglacez avec le cidre et laisser bouillir quelques minutes pour réduire le liquide des trois quarts.
  1. Ajoutez la crème, mélangez et laissez réduire environ 2 mn à feu doux. la sauce doit se lier naturellement.

Veuillez remarquer que cette sauce est fait exactement comme notre dernière, où de la crème fraîche est ajoutée aux restes d’une préparation. Mais cette fois, la sauce est lisse et homogène — on peut utiliser le « sour cream » au lieu de crème fraîche pour les appareils de quiche, mais JA.MAIS pour les sauces. Attention au cas où vous déménageriez ici !

À mon avis, tout est correct sauf la couleur du risotto. Mais c’est une erreur grave. Je me suis banané, et je vous offre mes excuses. Faire des erreurs n’est pas français.

Je découvre la Manche

On continue maintenant le Tour avec le 50, la Manche. C’est le département le cinquante-troisième plus peuplé, et les habitants se nomment manchois ou manchots (lien pour que vous arrêtiez de me regarder comme ça). C’est notre troisième séjour en Normandie. Je me sens comme le compteur kilométrique de ma voiture vient d’atteindre un gros numéro. Je vous rappelle que notre bilan de la moitié sera après le 51, en raison du fait qu’il y a 101 départements.

La Manche prend son nom de la mer entre la France et l’Angleterre, mais n’a rien à voir avec la région espagnole d’où vient Don Quichotte. En anglais, on l’appelle « English Channel » ou Canal anglais (à ne pas confondre avec la BBC). Il me surprend un peu que le nom en français n’est pas plutôt quelque chose comme « la mer française ». Mais c’est votre affaire.

Il n’y a vraiment pas de question où commencer — dans la Manche, bien sûr ! En particulier, sur l’îlôt de Mont-Saint-Michel (3 étoiles Michelin). Cette commune — l’une des plus petites de la France, avec seulement 29 habitants — est renommée pour son abbaye (3 étoiles), surtout la partie appelée la Merveille (3 étoiles), un bâtiment du style gothique du XIIIe siècle. Il faut aussi visiter l’église abbatiale (2 étoiles) et la cloître (3 étoiles). On peut passer la nuit dans un hôtel sur l’îlot, mais attention aux prix.

Puis on part pour la presqu’île de Cotentin. Après être passés par Marcey-les-Grèves pour faire la grève, on arrive à Coutances (2 étoiles). On est là principalement pour la Cathédrale Notre-Dame-de-Coutances (3 étoiles), un chef-d’œuvre du style gothique avec d’incroyables vitraux, mais aussi le Jardin des Plamtes (1 étoile). Quelques minutes au nord, on se retrouve à Lessay (2 étoiles) pour l’Abbatiale Sainte-Trinité (2 étoiles), originalement du XIe siècle et reconstruite après 1944. Si on est là entre juillet et août — c’est-à-dire à l’heure actuelle — on peut assister au festival annuel des Heures Musicales. On continue au nord vers le Nez de Jobourg (2 étoiles), de hautes falaises d’où on peut voir les îles de Jersey et de Guernsey. Les aficionados des falaises peuvent aussi visiter le Cap de la Hague (2 étoiles).

D’ici, on suit la côte jusqu’à Cherbourg (1 étoile)., une ville anciennement connue comme « la porte des Amériques », avec la plus grande rade artificielle du monde. La Cité de la Mer (2 étoiles) est un musée consacré à tous genres de sujets nautiques, dont les sous-marins, le Titanic, et les animaux. Il faut absolument qu’on visite Barfleur (1 étoile et un des Plus Beaux Villages de France) et Saint-Vaast-la-Hougue, des lieux de tournage du Mur de l’Atlantique, le dernier film de notre cher Bourvil. Le Jour le plus long a été tourné à Sainte-Mère-Église, et j’ai acheté le disque — car Bourvil y apparaît — mais je ne l’ai pas encore regardé car c’est aussi l’un des films les plus longs.

On finira dans la préfecture, Saint-Lô, mais juste à l’extérieur, il faut qu’on arrête au village le plus positif de France. Moi, j’aimerais bien avoir une photo sous ce panneau-là !

Saint-Lô existe depuis le Moyen-Âge, mais presque aucun bâtiment n’existe sauf depuis après la Seconde Guerre mondiale. Si je vous dis que cette ville a reçu la Légion d’Honneur en 1948, ça vous explique pourquoi ? Il n’y a rien de notre patrimoine habituel, mais je considère cette étape un devoir, un pèlerinage. Voici la liste des lieux de mémoire — on visite le Mémorial de Graignes et la Stèle de Saint-Clair-sur-L’Elle. Il y a un blasphème dans la ville, et si on y arrête pour se soulager, je ne vois rien. Pour une fin heureuse, on visite le Musée d’Art et d’Histoire pour leur Rotonde de Tapisseries.

Je vais m’interrompre pour partager une petite histoire. Mon souvenir le plus précieux de la France est une photo avec mon amie rouennaise, prise à la fin de cette journée-là. Je ne la partage pas ici car je garde les vies privées de mes amis, mais dans la photo, nous sommes devant les ruines de l’église où ses grands-parents se sont mariés. Le Mémorial de Graignes me rappelle fortement cette photo. S’il vous semble que je suis un peu plus caustique vers certains que d’habitude, sachez que je pleurais en faisant les recherches pour ce post.

Qui sont les personnages les plus connus de la Manche ? En premier, je dois mettre l’une des vraies stars du blog, Laure Saunier, dite Mme Leprieur d’Agon-Coutainville, de qui j’ai parlé dans mon post « Le cas curieux de Mme Leprieur ». Elle avait le record pour les plus de questions sur Les Grosses Têtes pendant les années Bouvard. L’acteur légendaire Jean Marais, qui me dérange le plus parmi mes acteurs préférés, est né à Cherbourg ; aussi l’escroc Roland Barthes. Le couturier Christian Dior est né à Granville, et le violoniste de jazz Jean-Luc Ponty à Avranches. L’écrivain Jules Barbey d’Aurevilly de Saint-Sauveur-le-Vicomte, était une grande influence sur la littérature surnaturelle et fantastique du XIXe siècle ; on peut tracer des liens de lui à Guy-Roger Duvert en passant par Joris-Karl Huysmans et H.P. Lovecraft.

Quoi manger en Manche ? Je pleure d’être revenu en Normandie pour manger — c’est mon héritage. La Manche est une mine d’or de recettes locales, et le conseil départemental a gentiment fourni des dizaines sur leur site. Vous serez bien surpris d’apprendre que les pommes sont en vedette ici. En plats principaux, il y a les Saint-Jacques aux pommes, les huîtres pochées au cidre, les escalopes à la normande — c’est-à-dire au cidre et au Calvados, comme le poulet à la normande — la gigue de chevreuil aux pommes et cassis, et la célèbre omelette de la Mère Poulard. Attention à l’omelette ; c’est apparemment très cher, et plusieurs connaissances le confirment. En dessert, il y a la tarte aux pommes, les crèmes à la confiture de lait, la fallue, une brioche plutôt similaire à la gâche, et la gelée au cidre. Les nombreuses produits locaux comprennent le beurre d’Isigny AOC, le cidre Cotentin, les Bulots de la Baie de Granville IGP, et le saumon de France (la seule ferme est à Cherbourg). Pour boire, il y a le cidre Cotentin AOC et le Meuh Cola, un soda local qui vous promet que c’est « vachement rafraîchissant ».

Mon dîner angevin

Il y a des fois où on sait exactement ce qu’on va préparer au premier regard (à ne pas confondre avec l’émission cauchemardesque). Quand j’ai vu le crêmet d’Anjou, c’était le coup de foudre !

On commence avec notre plat principal, la fricassée de volaille à l’angevine. Je dois notre recette au site Cuisine à la française, mais j’ai utilisé des suprêmes de volaille au lieu d’un poulet entier. J’ai coupé le reste de la recette par deux, comme d’habitude.

Le truc le plus important pour ce plat, c’est le vin Anjou. J’en ai trouvé pour 15 $, qui n’est pas cher. C’est un très bon vin pour cuisiner. Je ne l’achèterais pas encore pour boire. Mais le goût qu’il donne au poulet, c’est merveilleux.

Les ingrédients de la fricassée de volaille :

  • 2 suprêmes de volaille
  • 50 grammes de beurre
  • 100 grammes de petits oignons
  • 170 grammes de champignons de Paris
  • 1/2 bouteille de vin blanc sec d’Anjou
  • 25 cl de crème fraîche épaisse
  • Du sel et du poivre du moulin

Les instructions pour la fricassée de volaille :

  1. Dans une cocotte faire revenir à feu modéré au beurre le poulet découpé en morceaux avec les petits oignons.
  1. Ajouter les champignons de Paris coupés en quartiers.
  1. Mouiller avec la bouteille de vin blanc.
  1. Saler légèrement, poivrer et laisser mijoter à couvert pendant 35 minutes environ.
  1. Retirer les morceaux de poulet dans le plat de service avec les petits oignons et les champignons.
  1. Maintenir au chaud à couvert. — J’ai mis le poulet dans le four à 120°C pendant les dernières étapes. Une température plus haute aurait été mieux.
  2. Faire réduire la cuisson de moitié. — Je recommanderais encore plus de réduction. À moitié, j’ai trouvé la sauce toujours pas assez épaisse.
  1. Ajouter la crème fraîche épaisse, laisser bouillir quelques instants. — Comme souvent, j’ai utilisé « sour cream, » pas de la vraie crème fraîche. Ça coûte la moitié du véritable produit. Pour cette recette il vaut mieux d’utiliser la bonne chose.
  1. Ajuster l’assaisonnement de la sauce.
  2. Napper sur la volaille et sa garniture.

Comme souvent, je l’ai servi avec du riz de Camargue. Je vous jure, s’il n’y a pas de ce riz à mes funérailles, je sortirai du cercueil pour faire punir les responsables.

On passe au dessert, le crêmet d’Anjou. C’est plutôt inhabituel d’utiliser une compresse de gaze comme outil de cuisine, mais c’est ce qui demande la recette originale — ce que je dois à Anjou Tourisme. J’ai plutôt utilisé du parchemin. De toute façon, j’ai dû faire quelques changements, mais rien qui n’a changé le caractère de la recette.

C’est très difficile de faire battre un seul blanc d’œuf dans un robot, alors j’ai utilisé 2, puis je me suis débarrassé de l’excès. (Mes excuses aux poules.) La recette dit de mettre le crêmet au frais après l’avoir mis dans le moule, mais après une heure, je l’ai trouvé beaucoup trop mou. Il allait beaucoup plus mieux au congélateur. Quelques minutes à température ambiante après l’avoir démoulé suffiront. Aussi, j’ai utilisé de la vanille liquide au lieu d’une gousse de vanille, comme d’habitude, car les gousses sont 7-8 $ chacune ici !

Les ingrédients pour le crêmet d’Anjou :

  • 15 cl de crème fraîche liquide entière
  • 5 grammes de sucre en poudre
  • 1 gousse de vanille ou 1 cuillère à soupe de vanille liquide
  • 1 blanc d’œuf
  • 1 pincée de sel
  • du coulis de fruits rouges

Oh, j’ai dû faire mon propre coulis de fruits rouges. C’est pas comme on pourrait juste aller au Carrefour et en acheter… désolé, quoi ? EXCUSEZ-VOUS ? OK, gnagnagna, REGARDEZ CE QUE J’AI DANS MON PLACARD !

Les instructions pour le crêmet d’Anjou :

  1. Dans un saladier, versez la crème, le sucre et les graines de la gousse de vanille. Montez la crème en chantilly avec un fouet, ou dans un robot.
  1. Dans un autre récipient, monter les blancs en neige avec le sel.
  1. À l’aide d’une maryse, incorporez les blancs à l’autre préparation en 2 fois. Remuez sans écraser les blancs, le mélange doit rester aérien.
  1. Verser la préparation dans un moule à crêmet préalablement tapissé de compresse de gaze et placez au frais pour 3 h. — Je l’ai mis dans une poche à douille, mais c’est pas nécessaire.

Le coulis de fruits rouges n’est rien de difficile — un sac de fruits rouges surgelés (280 grammes ici), 50 grammes de sucre, un feu vif, un tamis, et hop !

Je découvre le Maine-et-Loire

On continue maintenant le Tour avec le 49, le Maine-et-Loire. C’est le département le vingt-huitième plus peuplé et les habitants se nomment angevins. C’est notre deuxième séjour dans le Pays de la Loire.

Tout ce que l’on doit savoir sur ce département commence avec son gentilé, angevin. « Maine-et-Loire » n’est qu’un nom arbitraire choisi pendant la Révolution — on est dans l’ancien empire d’Anjou, la gloire des Plantagenêt ! Bien que ce soit Guillaume le Conquérant qui a établi le lien entre nos pays et nos langues, c’est les Plantagenêt, à partir d’Henri II jusqu’à Richard II qui l’ont régularisé. Ce ne serait qu’après 2 siècles de rois Plantagenêt que l’Angleterre aurait son premier roi, depuis Guillaume, qui parlait anglais au lieu de français, Henri IV.

On va donc commencer notre séjour à Angers (2 étoiles Michelin). Il faut absolument visiter le Château d’Angers (3 étoiles), construit originalement par Saint-Louis sur l’ancien site de la maison des Plantagenêt. Le site était toujours important pour la défense de la ville, mais le château actuel vaut le visite pour son enceinte et ses tours impressionnantes, ses jardins, et les nombreux logis et chapelles à l’intérieur. Peut-être que son plus grands trésor est la Tapisserie de l’Apocalypse (3 étoiles). En ville, on visite le Musée des Beaux-Arts (2 étoiles) pour ses collections d’objets inhabituels, dont des « ivoires, émaux, céramiques, [et] bronzes ». On finit dans le Musée Jean-Lurçat et de la Tapisserie contemporaine (2 étoiles), pour la spectaculaire collection de tapisseries Chant du Monde.

D’Angers, on conduit vers l’ouest pour visiter le Château de Serrant (3 étoiles). Ce château de Renaissance appartenait à une famille irlandaise pendant la Révolution, alors il a échappé au pire. De nos jours, on le visite pour sa bibliothèque à 12 000 livres, sa collection de meubles des derniers trois siècles, et sa cuisine énorme. On tourne vers le sud pour passer par deux villages classés « Petites Cités de Caractère », Savennières et Béhuard. Le vignoble de Savennières existe depuis le Ier siècle après J-C et produit trois vins AOP. Béhuard est un tout petit village d’une centaine de personnes dans une île au milieu de la Loire — suivez ce chemin pour apercevoir la confluence avec la Maine. Après avoir traversé la Loire, on conduit vers l’est pour visiter le Château de Brissac (2 étoiles), appartenant à la même famille depuis 1502. Le plus haut château en France, avec sept étages, est distingué par quelques caractéristiques inhabituels, dont une salle d’opéra de 200 places.

On conduit vers l’est à Saumur (2 étoiles), où on commence avec le château (2 étoiles), et ses musées municipal et du cheval. On y visite aussi l’Église Notre-Dame-de-Nantilly (1 étoile), de style romain, et la plus vieille de Saumur. Juste au sud-est de Saumur, on y trouve l’Abbaye Royale de Fontevraud (3 étoiles). Je me suis trompé en la décrivant en Indre-et-Loire, car j’avais trop hâte de partager des vidéos de Véro pour vérifier le code postal. Oups. Voilà, je la repartage en bas, mais puisqu’on a déjà parlé des Plantagenêt, on va visiter leur nécropole et finir à l’église abbatiale (2 étoiles) pour prier qu’un jour je fasse moins d’erreurs géographiques.

Qui sont les personnages les plus connus du Maine-et-Loire ? Il faut d’abord commencer avec les Plantagenêt, ducs d’Anjou et rois en Angleterre. On y trouve les frères Adolphe et Édouard-Jean Cointreau, créateurs de la liqueur Cointreau. Une créatrice, Gabrielle Chasnel, dite Coco Chanel, est née à Saumur. La vedette des Grosses Têtes et ministre occasionnelle Roselyne Bachelot y était députée pendant 14 ans. L’actrice Jeanne Moreau y a fondé une école de cinéma, Les Ateliers d’Angers.

Quoi manger dans le Maine-et-Loire ? Vous souvenez-vous de notre fouace de l’Indre-et-Loire ? Ici, c’est la fouée, ou fouace angevine. En plats principaux, il y a aussi la gouline, une tourte remplie de rillauds d’Anjou, et le cul de veau à l’angevine, un quasi de veau cuit avec du vin blanc et des légumes. En dessert, on trouve les bottereaux, une sorte de beignet, le crêmet d’Anjou, une crème Chantilly avec du coulis de fruits rouges, et les quernons d’ardoise, une confiserie à la nougatine et au chocolat bleu, ce dernier pour rappeler les toits d’Angers. Pour boire, il y a une belle douzaine d’appellations de vin, dont l’Anjou AOC, le saumur-champigny AOC, et le Coteaux-du-Layon AOC.

La coupétade

On finit notre séjour en Lozère avec LE dessert lozérien, la coupétade. C’est un genre de pain perdu fait avec des pruneaux, des raisins secs, et les ingrédients typiques du pain perdu. J’aime bien ce dessert et je le referais sans hésitation.

C’est censé être une recette anti-gaspi, mais je viens de la mauvaise place pour acheter une baguette quotidienne — j’ai donc payé cher (prononcé « 4 € ») juste pour trouver le bon genre de baguette. (Celles disponibles près de chez moi sont soit nulles soit du levain.) Alors, avant de commencer, j’ai dû sécher ma baguette au four, comme ça :

Il y a de nombreuses recettes pour la coupétade, mais les différences ne sont pas trop importantes — des changements de quantité, 10 minutes plus ou moins au four. J’ai choisi celle de Marmiton après avoir vu cette vidéo de TF1 où un boulanger lozérien mentionné que la sienne est cuite pendant une heure, le même que celle de Marmiton. C’est assez pour moi. Je vous conseillerais d’augmenter la température — il y a des versions qui demandent 200 ou encore 220°C, et cette recette marche mieux avec des températures plus élevées.

Il y a des versions fait avec du caramel, mais même si je ne le trouve pas trop gourmand — une idée qui n’a aucun sens chez moi — c’est pas traditionnel, et on suit les traditions ici. Les moniteurs de glycémie aussi, parfois.

Les ingrédients pour la coupétade :

  • 1 litre de lait
  • 280 grammes de sucre en poudre
  • 1 cuillère à soupe de vanille liquide
  • Environ 200 grammes de pruneaux
  • Des raisins secs
  • 6 œufs
  • Assez de baguette tranchée pour couvrir le moule

Les instructions pour la coupétade :

  1. Préchauffer le four à 180°C.
  2. Mettre les pruneaux et raisins secs au fond d’un plat rectangulaire.
  1. Mettre le pain au-dessus.
  1. Faire chauffer le lait et la vanille dans une casserole.
  1. Pendant que le lait chauffe, battre 6 œufs dans un grand saladier.
  1. Y déposer 280 grammes de sucre et incorporer avec le fouet.
  1. Ajouter un peu du lait chaud aux œufs et mélanger.
  1. Verser les œufs dans la casserole et mélanger bien.
  1. Verser le lait au-dessus du pain.
  1. Avec une fourchette, faire tremper le pain dans le lait.
  1. Enfourner pendant une heure — et peut-être plus. Suivez la couleur et soyez sûr que votre coupétade est cuite avant de la sortir du four.

Mon dîner lozérien

J’avais encore une fois du mal à choisir la bonne recette pour la Lozère. Je n’allais jamais faire le manoul, car c’est des tripes. J’ai enfin décidé de suivre la même stratégie que dans le Loiret — utiliser les recettes d’une région de laquelle le département fait partie. Cette fois, c’est les Cévennes, et la région a une jolie liste de recettes. En fait, cette recette est partagée avec l’excellent Militant du Goût que l’on a trouvé dans le Gard. Alors voilà, la tarte aux 4 saveurs cévenoles :

J’ai dû faire quelques changements. Le fromage Pélardon n’est pas disponible chez moi ; j’ai donc utilisé du Brie. Les deux viennent de la même famille, au moins. La recette originale demande des cèpes secs, puis dit de les faire réhydrater ; j’ai juste utilisé des cèpes frais. Quant aux quantités, j’ai un moule de 24 cm contre les 30 cm de l’originale. Je n’ai pas du tout coupé la pâte brisée, mais les autres ingrédients par deux. Sauf l’appareil — la moitié n’a pas rempli le moule, alors j’ai fait 3/4. Aussi, j’ai changé la pâte brisée pour être plus proche à ma typique, mais sans sucre.

Voilà un lien vers la recette originale.

Ingrédients pour la tarte cévenole :

Pour la pâte brisée :

  • 240 grammes de farine
  • 140 grammes de beurre
  • 2 grammes de sel
  • 75 ml d’eau froide
  • 2 jaunes d’œufs

Pour la garniture :

  • 1/2 oignon doux
  • 50-60 grammes de cèpes frais
  • 1/2 pomme reinette
  • 1 pélardon (environ 60 grammes)
  • Du fromage rapé

Pour l’appareil :

  • 3 œufs
  • 400 ml de crème fraîche ou de « sour cream »
  • Du sel et du poivre

Les instructions pour la tarte cévenole :

  1. Préparez la pâte brisée : dans un saladier mettre la farine en fontaine, rajouter le beurre en petits morceaux, et sabler avec les doigts.
  1. Rajoutez les jaunes d’œuf et l’eau, et mélanger à nouveau. Si la pâte colle aux doigts, rajouter un peu plus de farine. Couvrir avec du film à contact et mettre dans le frigo pendant au moins une heure.
  1. Préparer la garniture : Éplucher l’oignon, le faire cuire dans une casserole avec de l’huile d’olive.
  1. Mettre les cèpes dans de l’eau tiède pour les faire réhydrater si vous utilisez des cèpes secs. Sinon, les laver et les couper.
  1. Éplucher la pomme (ou pas, selon vos goûts), évider les pépins, et la couper en tranches.
  1. Préparer le moule, étaler la pâte sur un plan de travail fariné, la mettre dans le moule, puis enlever le surplus avec le rouleau à pâtisserie.
  1. Disposer d’abord l’oignon cuit, puis les tranches de pommes, le pélardon en petits morceaux (ou brie) et les cèpes.
  1. Battre les œufs, saler et poivrer, et incorporer la crème fraîche, puis verser cet appareil dans le moule.
  1. D’abord, j’ai utilisé 2 œufs et moins de crème fraîche, mais c’était pas assez, j’ai donc ajouté un œuf et de la crème de plus.
  1. Parsemer de fromage râpé, mettre au four à 180° pendant 40 minutes.

Et n’oubliez pas notre mise-en-scène traditionnelle :

Je découvre la Lozère

On continue maintenant le Tour avec le 48, la Lozère. C’est le département le moins peuplé de toute la France, et les habitants se nomment lozériens. C’est notre neuvième séjour en Occitanie.

On commence en dehors de la préfecture, Mende, où on va visiter le lieu de tournage le plus important dans l’histoire des films français, l’aérodrome de Mende-Brenoux, où a été tournée la dernière scène de La Grande Vadrouille, avec des planeurs — c’est le Lourdes de ce blog ! J’ai du mal à trouver une photo gratuite de la bonne hélice, hélas. C’est là qu’est l’os. (Non, je ne m’excuse pas du tout pour ça.) Aux alentours de Mende, on visite aussi le village de Châteauneuf-de-Randon, site de la dernière bataille de l’un des plus grands guerriers de France, Bertrand du Guesclin, à qui il y a un musée consacré à sa vie. Un peu à l’est de Mende, on visite quelque chose de très inhabituel, le Parc des Loups du Gévaudan, le plus grand zoo-parc de son genre en Europe. À Mende, on visité la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Privat, fondée par le Pape Urbain V, né en Lozère en 1310.

Au sud de Mende, on trouve l’un des plus grands trésors de France, les Gorges du Tarn (3 étoiles Michelin). Ici, il y a de nombreux sites qui gagnent 3 étoiles pour chacun ! La meilleure vue des Gorges se trouve au Point Sublime (3 étoiles). L’autre idée géniale pour voir les Gorges est de commencer aux Détroits (2 étoiles) et conduire au Cirque des Baumes (3 étoiles). Dans le souterrain, ne ratez pas la Grotte de l’Aven Armand (3 étoiles), avec sa forêt de 400 stalagmites, unique au monde. Conduisez aussi sur le Viaduc de Millau (3 étoiles), le plus haut au monde — et lisez les chiffres étonnants !

Puisqu’on est déjà en Lozère, je vais vous recommander deux sites de plus. D’abord, le Château de la Baume, le « Petit Versailles du Gévaudan ». En 1708, le château a été renouvelé pour le faire ressembler plus à celui de Versailles. Moi, je trouve l’extérieur moins impressionnant, mais les intérieurs sont absolument incroyables. L’autre est le Parc Naturel régional des Grands Causses, qui fait partie du patrimoine mondial d’UNESCO. Au-dedans, on trouvera de nombreux petits villages avec des entreprises labellisées « Patrimoine Vivant », des mégalithes comme en Ille-et-Vilaine, et une partie de la Route des Moulins, qui s’étend de l’Espagne jusqu’aux Midi-Pyrenees en passant par l’ancien Languedoc-Roussillon.

Qui sont les personnages les plus connus de la Lozère ? Il faut d’abord commencer avec Bertrand du Guesclin. Puis il y a le seul Pape à Avignon qui est béatifié, Urbain V, né au Pont-de-Montvert. Après ces deux, il y a le chimiste Jean-Antoine Chaptal, connu pour le chaptalisation du vin, ajouter du sucre après la fermentation alcoolique pour augmenter le degré d’alcool. La famille d’hommes politiques Giscard d’Estaing vient de Marvejols, mais pas l’un le plus connu. La famille Dupont de Ligonnès vient de Gévaudan, et oui, le meurtrier en fait partie, mais il n’a jamais y vécu.

Que manger en Lozère ? Eh bien, si vous êtes à Paris, vous avez l’opportunité de visiter la Maison de la Lozère, une boutique et resto qui appartient au département pour vous faire découvrir leurs produits locaux et sites touristiques. Parmi ces produits locaux, on trouve les châtaignes des Cévennes, les truffes noires du Périgord, et de nombreuses sortes de miel. En plats principaux, on y trouve notamment la pouteille, un ragoût de pieds de porc et de bœuf, et le manoul, des tripes d’agneau farcies avec des légumes. Il y a une confrérie dédiée à ces deux plats. En dessert, il y a la coupétade, du pain perdu aux pruneaux, et le croquant de Mende, un gâteau sec aux amandes et aux noisettes.

La tarte agenaise

On finit notre tour du Lot-et-Garonne avec la tarte agenaise, qui met encore une fois en vedette les pruneaux d’Agen. Je vais partager cette recette avec le California Prune Board, car ils ont besoin de quelque chose qui n’est pas un far breton. De toute façon, voilà :

Je dois cette recette au site inestimable Cuisine à la française, qui m’a sauvé plus qu’une fois avec des recettes locales. Comme d’habitude avec les pâtes, j’utilise ma version habituelle au lieu d’une autre, mais la garniture est bien la leur.

Les ingrédients pour la tarte agenaise :

Pour la pâte brisée :

  • 100 grammes de beurre
  • 200 grammes de farine
  • 1 gramme de sel
  • 25 grammes de sucre en poudre
  • 1 jaune d’œuf
  • 50 ml d’eau

Pour la garniture :

  • 400 g de gros pruneaux
  • 1/2 l de thé
  • 1 cuillère à soupe de cannelle
  • 15 grammes de beurre
  • 1 jaune d’œuf

Instructions pour la pâte brisée :

  1. Dans un saladier, mélanger bien la farine et le beurre. C’est vraiment important que la pâte est bien sablée.
  1. Ajouter le sel, le sucre, le jaune d’œuf et l’eau. Bien mélanger et ajouter un peu plus de farine si la pâte est trop collante.
  1. Former une jolie boule, mettre dans un bol propre, couvrir avec du film à contact, piquer le film avec une fourchette, et réserver au frigo pendant au moins une heure. Moi, j’aime mettre un peu de farine dans le saladier pour y rouler la boule avant de la mettre au frigo. La pâte ne sera jamais collante.

La pâte a le droit de reposer pendant une heure, mais pas vous. Allez-vous-en, lavez les mains après avoir directement touché un jaune d’œuf, mais vous allez vite retourner en cuisine pour préparer le thé et ensuite, les pruneaux.

Instructions pour la garniture :

  1. Préparer du thé — il serait stupide de le laisser refroidir, puis le réchauffer à nouveau. Vous n’avez jamais vu cette bouilloire sur ce blog, mais elle est avec moi depuis 2013 — et j’ai dû l’importer de l’Angleterre pour trouver la bonne couleur qui va avec ma cocotte, car Le Creuset fait des restrictions géographiques pour leurs couleurs. Ouais, je suis « comme ça » depuis longtemps — et fier de l’être.
  1. Faire gonfler les pruneaux dans du thé avec la cannelle.
  1. Laisser frémir à découvert 10 minutes. Egoutter.
  1. Fariner votre plan de travail, puis abaisser la pâte.
  1. Beurrer un moule à tarte et garnir avec la pâte. Ce sera plus facile si vous mettez la pâte au-dessus de votre rouleau pour soulever la pâte au-dessus du moule. Puis passer le rouleau par-dessus du moule pour enlever l’excédent de pâte.
  1. Piquer avec la fourchette. Couvrir de papier sulfurisé recouvert de haricots ou de riz.
  1. Cuire à four chaud à 200°C durant 15 minutes.
  2. Sortir la tarte du four.
  3. Retirer les haricots/riz après cuisson.
  1. Dénoyauter les pruneaux si besoin.
  2. Garnir avec les pruneaux bien serrés.
  1. Dorer au jaune d’œuf.
  1. Remettre au four 15 minutes.

Une fois sorti, laisser refroidir au moins 15 minutes avant de démouler. Ouais, c’est facile avec un moule à tarte, mais il ne vaut pas la peine de vous brûler. Quant au goût, il n’y a aucun mystère avec cette tarte. Si vous aimez les pruneaux, vous allez l’aimer..

Mon dîner lot-et-garonnais

J’ai dû chercher la bonne recette pour ce soir, car je n’allais pas chercher du lapin ou du foie gras, et ce sont les spécialités locales du Lot-et-Garonne. Mais j’ai enfin trouvé cette recette de poulet aux pruneaux d’Agen et au miel d’acacia qui met en vedette trois produits locaux du Lot-et-Garonne (le poulet, les pruneaux, et le miel). Vous pouvez trouver des pruneaux d’Agen chez Carrefour ; le reste, c’est à vous.

Je vais vous raconter une histoire drôle avant de continuer. Aux États-Unis, les pruneaux ont une mauvaise réputation. Seulement les âgés et les personnes constipées les mangent. Quand j’ai fait mon far breton, j’étais choqué de découvrir que c’était aimé par le California Prune Board, une agence chargée de promouvoir les pruneaux. J’ai lu leur fil Twitter, et j’ai découvert qu’ils avaient retweeté ou aimé tous les fars bretons qu’ils pouvaient trouver ce jour-là ! Ça doit être le boulot le plus difficile sur les réseaux sociaux au monde !

Revenons à nos moutons, ou plutôt notre poulet. Je dois cette recette à Rose And Cook, une cuisinière de Caen, qui partage un peu ma passion pour cuisiner toute la France. Mon seul changement, c’est qu’aujourd’hui, je n’avais vraiment pas envie d’oignons, alors j’ai utilisé un demi-oignon au lieu de ses deux. Vous pouvez vous occuper de vos propres oignons. Comme souvent, je le sers avec le meilleur accompagnement au monde entier, le riz de Camargue. Elle recommande plutôt du riz blanc. Vous pouvez vous occuper de votre propre riz en plus.

Les ingrédients pour le poulet aux pruneaux d’Agen et au miel d’acacia :

  • 400 grammes de filet de poulet fermier Label Rouge
  • 100 grammes de pruneaux d’Agen
  • 1/2 oignon
  • 2 cuillères à soupe de miel d’acacia du Lot et Garonne
  • 1/2 citron
  • Du sel, du poivre, et de l’huile d’olive

Les instructions pour le poulet aux pruneaux d’Agen et au miel d’acacia :

  1. Couper le filet en petits morceaux, dénoyauter les pruneaux et les couper en 2 ou en 4. — Ici, il n’y a pas de telle chose comme « dénoyauter les pruneaux ». Souvenez-vous de qui les mange. Ils sont vendus déjà dénoyautés.
  1. Emincer les oignons.
  1. Dans une poêle, faîtes revenir les oignons dans une cuillère à soupe d’huile d’olive puis mettre les morceaux de poulet.
  1. Quand les morceaux sont un peu colorés, ajouter le miel et les pruneaux, puis le jus d’un demi-citron.
  1. Saler, poivrer et servir avec du riz.

Comme Chef Dumas, je fais une contrôle de qualité et coupe un morceau en deux pour me rassurer que le poulet est assez cuit. Voilà :