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La banque de l’Inspecteur Gadget

Quand j’étais gamin, mes deux séries préférées étaient les Transformers et GI Joe. Désolé, mais la France n’avait rien à voir avec ces deux chefs d’œuvre de la télé. Mais APRÈS ces dessins animés, beaucoup de mes autres séries préférées se sont produites par la société Diffusion information communication, mieux connue par ses initiales, DIC. Les Entrechats, MASK, les Mystérieuses Cités d’Or (de laquelle on doit parler plus une autre fois), et surtout Inspecteur Gadget — tous les fruits des collaborations franco-américain-japonaises.

Depuis que j’étais un bébé, je regarde toujours les crédits des films et des émissions. C’est une question de respect pour les créateurs. Et quand je regardais les crédits de ces émissions, je remarquais les mêmes noms encore et encore : Andy Heyward, Bruno Bianchi, et Jean Chalopin. C’est M. Chalopin duquel on parle aujourd’hui.

Avant de continuer, je vais vous raconter deux renseignements biographiques. D’abord, je vous rappelle que j’ai toujours refusé de vous vendre aux réseaux de publicités, et ça continue. Bien sûr, je sais que tous mes lecteurs (et moi en plus) sont des terroristes du Mouvement Escoffieriste, mais au-delà de ça, je travaillais pendant des années dans plusieurs rôles qui traitaient de la sécurité. Je connais certains des gens qui achètent vos données. Aucun de ces gars-là méritent votre confiance.

On penserait donc que je suis grand fan des crypto-monnaies. Rien n’est plus loin de la vérité. Dans une autre vie, j’étais fondateur d’une entreprise qui utilisait les avis des expertes pour produire des modèles prédictifs des bourses. Les modèles étaient plutôt bons, mais il s’est avéré qu’on ne peut pas vendre de tels modèles. Il y a beaucoup de raisons, mais l’échec de cette entreprise était ma contribution à l’effondrement de mon mariage et je n’ai plus envie d’y travailler. Je vous dis ça pour établir que je sais un peu sur les actions et les bourses, et à mon avis, les crypto-monnaies sont des arnaques sans exception. Je ne suis pas conseiller en investissement, et surtout pas le vôtre, alors ne comptez pas sur cet article pour prendre des décisions fiscales.

Mais tout ce parler des bourses et de crypto-monnaies n’a rien à voir avec l’Inspecteur Gadget, vous dites ? C’est exactement où on doit parler de M. Chalopin. Ici, je suis une histoire en anglais publié par Bloomberg Businessweek, l’un des plus grandes sources de nouvelles financières aux États-Unis. On peut trouver certaines infos traduites en français ici sur Crypto News, mais c’est un site de propagande.

Ça fait 35 ans depuis qu’il a vendu DIC. Après ça, M. Chalopin est déménagé dans les Bahamas, où il a commencé à garder son argent dans une banque locale appelé Deltec. Les Bahamas, comme la Suisse et le Grand Caïman, sont bien connus pour leurs lois financières très strictes. Je plaisante, bien sûr, et ce n’est vraiment plus le cas chez les Suisses, mais si on veut éviter les comptables et les impôts, la Caraïbe reste l’endroit où s’installer.

Après 30 ans comme client, M. Chalopin a acheté Deltec. Il a décidé de pousser l’entreprise en servant des industries où il reste difficile d’attirer l’attention des banques traditionnelles, comme la biotechnologie. Et la crypto-monnaie. En 2017, il a rencontré Giancarlo Devasini, un ancien chirurgien plastique italien qui est devenu le PDG d’une entreprise appelée Tether.

Tether est un genre de crypto-monnaie qui dit que l’on peut échanger des Bitcoin contre des dollars américains sans vendre les Bitcoins en empruntant des Tether. L’idée est que pour chaque Tether, il y a 1 $ américain dans une banque quelque part. Mais les grandes questions : où est l’argent derrière cette promesse ? C’est dans quelles banques ? Qui l’a mis dans ces banques ?

Et la réponse, selon Bloomberg Businessweek, c’est qu’environ un quart des dollars — 15 milliards de 69 en total — restent avec Deltec, la banque de M. Chalopin. Il dit qu’il ne sait pas où est le reste de l’argent, mais que l’on peut dire au moins que sa banque a du vrai argent. Il y a des raisons pour croire que le reste de l’argent est investi dans des investissements risqués, comme des obligations d’immobiliers chinois. Pourquoi est-ce un problème ?

Disons qu’il ne dit que la vérité, qu’il y a en fait 15 milliards de dollars dans sa banque liés à Tether. Mais supposons que c’est pas vrai partout. S’il y a une chute du prix de Bitcoin, et que les prêts libellés en Tether sont annulés, il faut les payer avec les dollars derrière Tether. Ça pourrait commencer une ruée bancaire qui épuise les réserves de dollars chez la banque de l’Inspecteur Gadget. Et pour garder contre ce risque, il faut que tout le monde fait confiance à un réalisateur de dessins animés et un chirurgien plastique.

Je cherche un livre

Cette fois, je n’en ai pas trop à vous raconter. Mais j’aimerais de l’aide avec quelque chose.

Je ne vais pas vous mentir, quand j’étais jeune je croyais que la Révolution française était une mauvaise chose. En partie, c’était parce que j’avais la tête pleine d’histoires de rois et de chevaliers (et de Jeanne d’Arc). Un acte de lèse-majesté m’a beaucoup dérangé. (Je n’ai toujours rien de gentil à dire à propos de M. Cromwell en Angleterre.) Au lycée, j’ai lu l’œuvre de M. Burke, les Réflexions sur la Révolution de France. Mes profs m’ont expliqué qu’il y avait quelques erreurs factuelles dans le livre, et en plus que c’était plus un traité philosophique qu’une histoire. Mais l’effet reste profond. J’ai toujours des amis français qui parlent de la « calomnie de la brioche », et il me semble que c’est pas faux. Tout ça, c’est-à-dire que je connais bien la version royaliste, ou peut-être que ce serait mieux de dire réactionnaire.

Mais je doute que ce soit la version que l’on apprend dans les écoles françaises. Alors, ce que j’aimerais faire, c’est de trouver un livre qui présente la version française de la Révolution. Pour être clair, j’aimerais lire la version consensuelle, dans la mesure où l’on peut parler d’une telle chose. Je suis sûr que de nos jours, il n’y a pas mal de théories qui ont autant à voir avec la politique moderne que les faits historiques. C’est la tendance partout, mais ça ne me convient pas. Je veux juste comprendre ce qui pense le français moyen.

Je sais que vous comprenez tous mes intentions, alors soyez gentils les uns envers les autres dans les commentaires !

C’EST FINI

Ce soir, j’ai enfin réussi un objectif dont j’ai eu besoin de plus de deux ans pour tout finir.

Voici la musique dans ma tête, le son du succès depuis 1987 :

Il y a un sens dans lequel c’est fini depuis longtemps. Il y a 10 « unités », avec 20-28 leçons pour chacune (mais la première n’en a que 12). Chaque leçon offre 5 niveaux, appelés « couronnes » par Duolingo. Deux fois pendant l’année dernière, quand j’étais sur le point de tout finir, ils ont ajouté une nouvelle unité ! Alors ce que j’ai fait ce soir, c’était enfin gagner la cinquième couronne de toutes les leçons. Mais j’ai déjà gagné au moins une couronne pour chaque leçon il y a longtemps.

Ceux qui jouent aux jeux vidéos reconnaîtront la pire habitude des joueurs, être complétiste. Si quelqu’un nous dit qu’il existe 20 succès dans un jeu, même si le vingtième est « réussir les autres 19 », il nous faut réussir tous les vingt. Il n’y a aucun choix ; nous penserons à rien d’autre jusqu’à ce qu’il se soit achevé. (Au fait, Google donne « complétiste » pour le mot en anglais « completist, » mais je ne le trouve pas dans aucun dictionnaire. Je doute que ce soit la traduction préférée des joueurs francophones, mais je ne fais pas assez partie de ce monde-là pour vérifier. Je crois que vous comprenez l’idée.)

Voilà tous les succès — le seul qui n’est pas fini est payant, et je n’ai même jamais dépensé un centime pour Duolingo :

Puisque tout ça est en anglais (on ne peut pas prendre des leçons dans l’appli en la langue du portable ; c’est logique), ce qui compte est celui-ci :

Ça dit « Conquérant : Vous avez réussi un cours entier au Niveau 5. » Franchement, c’est plutôt insultant aux vrais conquérants, comme Guillaume où Napoléon, mais on fait ce qu’on peut.

Je vous ai précédemment raconté des histoires (voilà et voilà), et des plaintes, sur Duolingo, mais je vais mettre fin à notre histoire ensemble avec plusieurs souvenirs récents. Au fait, je continuerai avec une vieille leçon tous les jours pour ne pas perdre mon « streak », ou série (encore une fois, pas exactement le bon mot — c’est-à-dire le compte des jours sans manquer une leçon). Je ne suis pas toujours prêt à dire adieu au hibou vert.

Ils m’ont appris quoi dire à mon ex si je l’invitais à déjeuner :

Aux États-Unis on peut dire absolument n’importe quoi sur les hommes, mais pas les femmes :

J’ai des questions sur leur avis des Justin :

Non, mais sérieusement, qu’est-ce que vous voulez dire sur moi, Duolingo ?

De plus en plus, il me donne de fausses leçons — voici de mauvaises corrections :

Est-ce même en français ?

Mais Duolingo me connaît mieux que j’aimerais avouer ;

Et à part toutes les blagues, ils comprennent ce que je fais vraiment :

Une question de style

Je dois dire au début que je n’ai aucune intention de faire la polémique. Mais j’avais une question plus tôt aujourd’hui, et je n’aimais pas du tout ma réponse. Je voulais partager ce mème sur Facebook avec un commentaire sur une femme avec laquelle je travaillais.

Source

La femme de laquelle je parle était la propriétaire de l’entreprise. Même pour écrire cette phrase, j’ai vérifié l’entrée pour « propriétaire » dans le Trésor de la Langue Française car je ne fais plus confiance aux dictionnaires bilingues sur ce sujet. Je vais vous montrer pourquoi, mais avant de continuer, je précise que mon but était utiliser la bonne grammaire autour du mot « chef ». J’ai fini par utiliser « patronne », mais ça ne me satisfait pas car je ne veux pas éviter un mot aussi commun que « chef ».

Duolingo m’a récemment donné cet exemple :

Vous pouvez deviner que recevoir une mauvaise note m’a énervé — le mot « boss » en anglais n’a aucun genre. C’est donc pas logique de dire qu’il n’y a qu’une solution féminine. J’aurais accepté une note qui disait qu’il y avait deux solutions, mais celle-ci a tort.

Toutes mes sources veulent traduire le mot « boss » en anglais comme « patron/ne » en français — bien que Duolingo utilise « chef ». Voilà l’Oxford-Hachette, le Collins-Robert, et Google :

Le dictionnaire Oxford donne chef après patron, mais seulement comme nom masculin. Que arrive-t-il si on demande sur « chief, » la traduction plus littérale de « chef » ? Encore une fois, même ordre :

On ne trouve pas « la chef » ni « cheffe ». Mais… il s’avère que les dictionnaires disent des trucs différents si on change la direction de la traduction (du Français vers l’anglais). Maintenant, le Collins-Robert nous dit que chef prend tous les deux genres, et l’Oxford-Hachette donne aussi « cheffe » et « la chef », mais dit que les deux sont des « usages informels » :

C’est trop. Je ne peux pas faire confiance même à un seul dictionnaire d’avoir le même avis dans les deux sens. Heureusement pour moi, j’ai une cinquantaine de lecteurs auxquels je peux faire confiance. Alors, pour exprimer qu’une personne est une femme avec le titre « chef », je devrais écrire quoi exactement ?

(Veuillez ne pas vous disputer dans les commentaires. Je comprends qu’il y a plusieurs réponses, et les différences ne sont pas seulement une question de grammaire.)

Des souvenirs de la guerre

Aujourd’hui, j’ai quelque chose de spécial pour vous. Il y a longtemps, je vous ai raconté l’histoire des aventures de mon grand-père à la Bataille des Ardennes. Mon frère a récemment trouvé des souvenirs de son service dans l’Armée chez ma grand-mère (qui est disparue depuis 2009).

On commence avec sa plaque d’identité militaire :

Il y a cinq lignes. En premier, on y trouve son nom, Milton A. Panzer. La deuxième ligne, c’est son numéro de série. J’ai essayé de le rechercher dans la base de donnés de l’Armée, mais aucun résultat. La base de données manque beaucoup de dossiers, alors ça ne nous donne pas de raison pour nous inquiéter. Mais je soumettrai une demande pour son formulaire DD-214, l’histoire complète de service dans nos forces armées. La troisième ligne est le nom de sa mère, Esther Panzer, et les deux dernières lignes sont son adresse au cas où il mourrait. Voici la maison, selon Google :

Cette maison est absolument typique de Newark, New Jersey, mais je ne l’ai jamais visitée. Mon grand-père est mort d’une crise cardiaque en 1971. Mes parents ont déménagé en Californie en 1975, et moi, j’ai été délivré par les cigognes en 1976.

Il y avait plusieurs formes d’une médaille dans la boîte avec la plaque d’identité :

La médaille s’appelle le « Good Conduct Medal » (Bon Service), décernée pour « Comportement exemplaire, efficacité et fidélité à l’armée fédérale en service actif ». Elle est présentée en plusieurs formes pour qu’on puisse la porter avec n’importe quel genre d’uniforme.

Et maintenant, le trésor des trésors, quelque chose pour laquelle on aurait dû être là. N’importe quel type aurait pu gagner la médaille en s’asseyant derrière un bureau. Mais on devait capturer celui-ci.

Comme j’aurais aimé entendre l’histoire de ce brassard nazi ! Mais mon grand-père n’est pas seulement mort avant ma naissance, mais selon ma grand-mère, il n’a jamais voulu parler de son temps en Europe. Et honnêtement, c’était une attitude commune parmi les soldats. Je n’ai pas le droit de me plaindre, mais maintenant vous savez autant que moi.

Je fais une farce

Un colis vient d’arriver aujourd’hui. Voici les contenus :

« Justin, » je vous entends dire, « c’est du nougat de Montélimar. Ça n’a rien à voir avec une farce. Une farcie non plus. Quel genre de connerie faites-vous ? »

Ah mais le nougat est là juste pour rendre les frais de livraison raisonnables ! Vous connaissez sûrement les célèbres couteaux Suisses de Victorinox. Eh bien, ma fille qui est éclaireuse en veut un depuis longtemps. Et l’année dernière, j’en ai trouvé le parfait, celui en édition limitée pour l’année Chinoise du tigre. Elle aura son douzième anniversaire le 3 mai, c’est donc son année. Voilà la boîte, un cadeau vraiment merveilleux :

Oh là là, personne ne m’a jamais donné un tel cadeau ! Mais moi, je suis le pire père au monde entier — demandez à mon ex si vous en doutez — et je dois protéger ma mauvaise réputation. C’est d’où viennent les couteaux suisses — en chocolat suisse. (Je les ai achetés d’un site américain, mais le lien précédent est en français pour vous.) J’emballerai deux paquets pour l’anniversaire de ma fille. L’un sera le bon cadeaux. Mais avec un peu de carton, l’un des couteaux en chocolat aura exactement la forme typique d’une boîte de Victorinox, comme ça :

Source, ©️Victorinox

Naturellement, elle ouvrira d’abord la boîte avec le faux couteau ! BWAHAHAHA ! Je regrette tellement en ce moment que le Docteur Denfer ne soit pas plus populaire dans les pays francophones, car c’est exactement son genre de complot et j’aimerais bien faire mon impression de lui ! (Franchement, la VF pour ce rôle est complètement nulle. Je dois faire plus d’enquêtes sur ce sujet.)

Comment faire un balado

Peut-être que vous avez remarqué des changements au son du balado. Ici, je partagerai les étapes que je suis pour ceux qui s’intéressent à faire leur propre balado.

Au début, j’ai utilisé une appli sur mon ordinateur appelée Audacity. C’est l’appli gratuite la plus populaire pour modifier des enregistrements. En plus, la version originale a été écrite par un de mes copains de classe à l’université, un génie qui s’appelle Dominic Mazzoni. Audacity est le meilleur logiciel que je connais pour supprimer les bruits. Mais il faut télécharger tous vos fichiers sur l’ordinateur si vous les avez enregistrés sur votre portable, et les changements de format de fichier peuvent faire exploser la taille du produit final. J’ai trouvé une autre solution, et je suis content de la partager.

C’est l’appli Ferrite, disponible chez Apple, mais pas chez Google. Ça fait tout très simple :

  1. Après avoir publié chaque post, j’enregistre l’audio. On peut quitter l’appli et ouvrir son navigateur ou WordPress après avoir appuyé sur le bouton du micro.
  1. J’ouvre le fichier du nouvel enregistrement et je choisis « Noise Gate » pour réduire les bruits indésirables. Audacity offre plus de contrôle, mais je trouve que c’est beaucoup plus rapide ici.
  1. Je sélectionne l’audio et je choisis « Retirer silences », qui réduit la durée de pauses. Je peux choisir combien de temps, mais pas besoin — je trouve que les paramètres par défaut sont bons.
  1. Quand j’ai tous mes enregistrements pour la semaine, je les ajoute tous à un projet, et les mettre dans leur ordre chronologique.
  1. Je choisis le format — MP3 à 160 kbps, et j’ajoute mon nom et les droits d’auteur au fichier. Je déteste le MP3 pour la musique, mais ça me permet d’ajouter des chapitres pour que vous puissiez sauter à n’importe quelle partie.
  1. Je sélectionne le mixage final et je choisis l’auto-nivellement pour que le fichier ne soit pas trop fort. Puis je choisis « Modifier des sections MP3 ».
  1. Finalement, je joue le balado et faire des pauses à chaque espace entre les sections. J’appuie sur le +, et je peux ajouter les chapitres.
  1. La dernière chose est d’exporter le produit final. J’appuie sur le bouton avec la flèche, et c’est fini !

Je suis bien satisfait avec la qualité des résultats. L’appli Ferrite est un peu chère — 30 $ — mais elle m’a déjà fait gagner une jolie demi-heure par épisode, et la taille des fichiers est beaucoup moins grosse qu’avec les téléchargements entre le portable et l’ordinateur.

L’humour Martine

Je n’ai jamais entendu parler des livres « Martine » avant 2020, mais ceux qui sont ici depuis longtemps savent que j’adore les parodies de ces livres. Mais le vrai défi n’est même pas les comprendre, mais les trouver.

J’imagine qu’Éditions Casterman ne sont pas trop grand fans de cette utilisation de leur propriété intellectuelle. Pendant les derniers deux ans, à chaque fois où je rejoins un groupe où ces parodies sont partagées, il ferme plusieurs mois plus tard.

Je les adore pour beaucoup de raisons. Parfois, les parodies se moquent des débats amusants :

Parfois ils contiennent de l’humour noir :

Mais le plus souvent, elles traitent des actualités. Suivre les groupes d’où viennent les parodies est une bonne méthode pour savoir que se passe, car les parodies arrivent vite. Des exemples :

Pendant l’affaire des sous-marins :

Pendant le confinement quand Thomas Pesquet est parti vers l’ISS :

Même juste avant le premier tour de l’élection :

Et pourquoi est-ce que Martine est si populaire pour faire ces parodies ? Il y a un site, le Générateur de Couverture Martine, qui fait la grande majorité du travail. C’est donc rapide, et je l’ai même testé sur moi-même :

La vérité derrière l’ambroisie

Vous savez que je me suis moqué de l’ambroisie, un plat que je savais ne serait pas du tout d’accord avec les goûts français. Mais en fait, il y a une connection profonde entre l’ambroisie et mon projet ici. Je ne m’attends pas du tout que vous goûteriez ce plat, mais je veux vous l’expliquer d’une façon plus sérieuse.

C’est en fait vrai que le plat vient de 1867, mais sans les guimauves, un truc qui n’apparaîtra pas jusqu’aux années 1920. Mais ce qui est important pour cette histoire est plutôt les mandarines et les noix de coco. Pourquoi ? Parce que jusqu’aux années 1860, quand le premier chemin de fer a enfin lié les deux côtes des États-Unis, c’était presque impossible (lien en anglais) pour les gens de la Côte Est de manger des noix de coco. C’était un ingrédient pour les très riches.

L’ambroisie est donc un symbole, un plat de luxe devenu la cuisine du peuple. Dans sa forme originale, il y avait de la crème fraîche au lieu de la chantilly et les guimauves (plus précisément, « sour cream, » qui est similaire à la crème fraîche, mais pas la même chose). Les guimauves servaient la même fonction que les noix de coco — un ingrédient cher, où être capable de l’acheter disait qu’on avait arrivé.

Ma grand-mère, née en 1922, a grandi pendant la Grande Dépression en connaissant l’ambroisie comme un plat pour les fêtes, surtout le Thanksgiving. À son tour, quand elle a élevé ma mère dans les années 1950, après la SGM et les « jardins de la victoire », la cuisine industrielle est devenue encore une fois un symbole de la prospérité (lien en anglais). J’ai donc aussi grandi avec ce plat. Mais avant le 1 avril, ça fait presque deux décennies depuis la dernière fois où je l’ai mangé. Pourquoi ?

Parce que c’est lié avec la culture bourgeois des années 1950, et surtout avec le Sud et le Midwest du pays. J’ai demandé à mes amis américains s’ils pouvaient deviner ce que je ferais avec les ingrédients, et tous sauf deux n’ont même pas avoué qu’ils le reconnaissaient. Ils viennent tous des côtes, et beaucoup d’entre eux méprisent le Sud et le Midwest. Il ne faut pas leur servir un tel plat. Ma famille vient du New Jersey et du New York, mais moi, je ne partage pas du tout cette attitude. J’ai exactement la même attitude vers le Cantal ou la Corrèze que j’ai vers le Kansas ou la Caroline du Sud.

J’adore la haute cuisine autant que quiconque. Mais je vous dirais que l’histoire de la cuisine partout dans le monde est l’histoire des paysans. Il était une fois aux États-Unis, le homard était si méprisé que les serviteurs avaient des contrats qui limitaient la quantité (lien en anglais) que leurs maîtres pouvaient leur donner ! C’est les changements technologiques qui l’ont fait devenir un plat de luxe. L’ambroisie, c’est le plat de mes ancêtres, desquels je n’ai pas honte. Quand j’écris des plats traditionnels que l’on trouve par-ci par-là partout en France, il y a un sens où je suis à la recherche d’exactement la même chose.

Un autre jour dans notre vie

C’est un jour très spécial pour moi aujourd’hui, le deuxième anniversaire de ma première leçon de français. Je retourne toujours à cette citation d’Indochine, parce qu’elle me rappelle qu’un jour, tout peut changer — en ce cas, pour le meilleur.

Comme la dernière fois, j’ai passé un examen pour vérifier mon progrès. Mais cette fois-ci, c’était un examen d’écoute. En décembre, je me suis tout à coup senti comme quelque chose avait changé, et j’avais raison ! C’est un saut de trois niveaux selon l’échelle en neuf points qu’on utilise aux États-Unis.

Je pouvais déjà lire au niveau B2 ; j’écoute enfin au même niveau. C’était du travail mais pour tous les besoins ou rêves possibles, je suis prêt.

C’est bien le temps de mettre à jour deux certains graphiques à barres aussi — les comptes de mes films pendant toute ma vie. Tous les acteurs avec les drapeaux français ? Personne sauf Belmondo n’aurait été là avant, et lui, seulement pour Casino Royale (le vrai, avec David Niven, pas la parodie de Daniel Craig). Et le géant qui dépasse tout reste Louis de Funès — sans lui, il n’y aurait pas un tas de drapeaux français ici.

J’espérais qu’il y aurait un nouveau dessert pour vous partager avec ce post, mais j’ai du mal avec une partie. Ma fille a déjà testé et approuvé la garniture pour vous !