Je suis en train de préparer mon dîner pour la Somme. Par rapport à tous les autres, celui-ci exige la moins de recherches, pour des raisons que j’expliquerai dans le bon post. (Non, mon ami ne m’a pas donné les recettes.) Mais il me fait quand même des cauchemars, comme j’en fais de plus en plus.
Il y a plusieurs genres de commentaires que je reçois sur ce que je fais ici. La plupart sont très gentils, plus que je mérite, honnêtement, et je les apprécie beaucoup.
Parfois je reçois des commentaires pour me dire que j’ai raté quelque chose, et je les apprécie aussi. Celui en bas répond à un lien que j’ai donné pour mon dîner ardéchois :

Vu la date vous pouvez voir que je n’oublie rien. Ce n’est pas une raison pour ne pas me dire si j’ai fait une erreur ! Je dois souvent deviner certains détails car il n’y a pas de mamie à la maison.
À propos des mamies, un petit détour. Ni l’une ni l’autre des miennes était cuisinière. Le seul souvenir que j’ai de ma grande-mère maternelle à cet égard est plutôt drôle. Vous souvenez-vous des télévisions avant les LED ? Les gross tubes cathodiques ? Ils devenaient plutôt chauds avec assez de temps. Alors, une fois où je restais chez ma grande-mère, elle m’a montré son astuce pour réchauffer un dessert surgelé. Elle l’a mis au-dessus de la télé, on a commencé à regarder quel que ce soit, et une demi-heure plus tard, hop ! Le dessert était prêt !
Ben, personne ne va jamais me déranger avec ce genre de commentaire. Plus énervants sont ceux qui me disent qu’ils auraient préféré que j’aie choisi différemment, comme s’ils étaient là pour m’aider à planifier :

Ça, c’était en réponse à des exemples que j’ai offerts sur Quora. Elle s’est plainte que « La plupart de ceux-ci sont des desserts, pas de plats. » (J’ai proposé deux plats principaux et deux desserts en réponse à la question « Est-ce que la France a de la cuisine quotidienne, à part la haute cuisine ? » (C’est ma traduction.) Bof, on ne peut pas faire plaisir à tout le monde, quel que l’on fasse.
Ce ne sont pas ceux qui font les cauchemars. Je ne veux impliquer personne, mais je vous raconterai mon cauchemar d’hier soir, car je m’en souviens. J’avais eu une conversation sur Instagram qui l’a certainement provoqué, mais pour être clair, la grande majorité de ce qui suit vient de mon imagination trop active :
mar_ie.cyber21 : « Vous avez complètement raté le ragoût de veau de Nullepart-Saint-Bernard, Justin. »
Moi : « Bon, je vous écoute. »
mar_ie.cyber21 : « On est d’accord qu’il faut le servir sur une belle tranche de pain rassis, n’est-ce pas ? »
Moi : « Mais oui, il faut dessécher une baguette de Trou-sous-Terre pour ça. Comme je ne vis pas dans la bonne région pour aller dans la seule et unique boulangerie qui la vend, j’en ai fait une. La recette est sur le blog.
mar_ie.cyber21 : Et c’est ça le problème. Vous avez plutôt fabriqué une baguette de Trou-EN-Terre, qui n’a rien à voir avec l’autre.
Moi : Mais sûrement vous plaisantez. Les deux ont la même liste d’ingrédients : de la farine, de l’eau, du sel, de la levure boulangère…et l’aile d’une mouche qui doit être cueillie à exactement 3h47 du matin. J’ai même fait le calcul pour compenser les effets de la gravité sur le décalage horaire. Quelle est la différence ?
mar_ie.cyber21 : Bon, vous avez clairement raté vos devoirs. L’aile doit être ajoutée à la farine pour la baguette de Trou-sous-Terre. Par contre, pour la baguette de Trou-en-Terre, il faut d’abord mettre la farine dans le bol, PUIS ajouter l’aile ! C’est tout autre chose, et seulement un étranger ne se soucie pas de la différence ! Et en plus, la frontière de deux départements les séparent, alors c’est du mauvais département !
Il y a un morceau de ce que l’on m’a vraiment dit là-dedans. Mais juste un échantillon, vraiment.
Pourtant, tout ça est à partir d’un vrai cauchemar que j’ai fait. Je sais que je suis un peu hyper-sensible ([COMME c’est un faux ami avec l’anglais ! — Mon ex]), mais je vous jure — je me suis réveillé hier en disant, « Je suis désolé ! »
(Photo de couverture : « Their Nightmare » (Leur cauchemar), par C.J. Taylor, 1895, Domaine public)








































