Archives de l’auteur : Justin Busch

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A propos Justin Busch

Les aventures d'un américain qui est tombé complètement amoureux de la France

Les petits pains briochés de Péla

Il y a des semaines, Péla a publié une recette de petits pains briochés au Kinder. Puisque je montre toutes ses publications à ma fille, je savais déjà qu’elle allait me demander les préparer. Mais comme les œufs et les salades, les Kinder sont un produit hyper-luxe pour les plus riches chez moi, et j’ai déjà eu des bâtonnets de chocolat sous la main. Alors, voilà, les petits pains briochés de Péla, mais au chocolat au lieu de Kinder.

Voilà, c’est une photo d’après la façon de Péla, une chose au-dessus de l’autre. Plus d’attentes, allons les faire !

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Saison 2, Épisode 2 — Laurence Manning et Pyrénées-Atlantiques

Aujourd’hui, je suis fier de vous présenter un projet auquel je pense depuis mi-2022, « 5 Minutes Avec ». Ce sera un entretien hebdomadaire avec un créateur ou créatrice, un entrepreneur, parfois un ami personnel — toujours quelqu’un qui m’influence et qui vit l’esprit Coup de Foudre. Je suis ravi de lancer cette série avec la pianiste Laurence Manning, sans qui ce blog n’existerait pas ! Laurence est bien connue chez moi pour ses albums Piano Mirror et Le Trio des Déesses (critiqué ici), ainsi que pour ses nombreux clips sur YouTube. (Voici son Patreon, où je suis supporter.) En 5 minutes, Laurence parle de son passé et ses inspirations, puis nous met à jour sur ses prochains projets.

Voici le format — les interviews suivent strictement les activités visibles sur Internet, rien de personnel. Les invités reçoivent toujours les questions à l’avance — pas de « journalisme à l’embuscade » ici (ma traduction d’une expression anglaise). Je suis bien sensible à la confidentialité — les interviews se passent sur Zoom sans vidéo, et je contacte les invités seulement par les moyens qu’ils ont déjà publiés, jamais par les infos privées disponibles aux écrivains sur WordPress.

Si vous vous intéressez à être invité, il y a un nouvel élément de menu en haut, avec les règles et comment me contacter. Sinon, je continue d’envoyer des invitations. Si vous avez même une fois apparu dans « C’est le 1er », vous êtes sûrement le bienvenu sur la balado.

Notre blague de la semaine traite des cigognes et des enfants. Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :

Sur le blog, il y a aussi Mon dîner basco-béarnais, le thon à la basquaise et le gâteau basque. Le thon en particulier est une star du blog ! En plus, il y a Universal Studios à Hollywood, la suite de notre récit de Super Nintendo World, et Les conjugaisons gratuites, notre Langue de Molière la plus récente

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Universal Studios à Hollywood

Je vous ai déjà raconté la grande majorité de ma journée à Universal Studios, mais je crois qu’il intéressera à certains d’entre vous de voir le reste du voyage. Alors, continuons :

Pour entrer à « Haut-Universal » (en fait, la partie plus basse), il faut traverser le « Bas-Universal », puis descendre des escaliers mécaniques. La dernière chose que l’on passe avant de trouver les escaliers, c’est la zone des Simpson. Voilà :

De l’autre côté de la zone Simpson, on trouve le célèbre « Tour du Studio » :

Ici, on monte dans un tram, puis on passe par des bâtiments dits « soundstages » (littéralement, « scène sonore » — je ne suis pas arrivé à trouver la bonne traduction dans n’importe quel de mes dictionnaires habituels). Des films sont en fait tournés dans ces bâtiments, mais on trouve des pubs à l’extérieur car ils ne sont pas bêtes, et savent que vous allez les voir :

Ça comprend le film le plus important de tous les temps, à sortir prochainement. Ce sera une réalisation d’Illumination, connu pour la série idiote « Les Minions », mais je fais confiance que, sauf pour une scène stupide dans les bandes-annonces qui traite des manchots, ce film ne sera pas une copie des Minions. Je serai prêt à les pardonner quand si j’aurai raison :

Il y a un bon moment où on passe dans un tunnel pour une scène de King Kong :

Pour vous, j’ai dû absolument prendre des photos d’une rue de bâtiments vides qui s’appelle « La Petite Europe ». Elle s’utilise comme lieu de tournage quand on a besoin d’un endroit vaguement européen :

Juste pour vous donner une idée de la vallée derrière Universal. On peut voir cette région de l’entrée des trams :

Vous allez craquer pour les amuse-gueules que l’on y trouve. Je ne suis que messager :

Je sais que beaucoup d’entre vous sont de grands fans de Harry Potter. Que vous aimiez les livres ou pas, l’attraction de Hogwarts Poudlard est vraiment impressionnante. Voici l’entrée au village de Hogsneade Pré-au-Lard :

Et des boutiques que vous reconnaîtrez peut-être, dont chez Ollivander. Les baguettes vendus là-bas sont chères :

On s’approche finalement de Poudlard :

Mais où est donc passée la foule ? Il n’y avait pas de queue –tout le monde est parti pour Super Nintendo World !

À l’intérieur, on voit des choses impressionnantes, dont des tableaux qui parlent les uns aux autres et ce squelette :

Après ça, nous avions passé 10 heures au parc, alors nous l’a quitté pour CityWalk, pour dîner avant de rentrer. Voici un petit aperçu de CityWalk :

Notre choix de resto ? Johnny Rockets, une chaîne façon années 1950, qui sert des hamburgers et hot-dogs. J’ai commandé un hot-dog au chili. Oui, c’est tout réel :

Je plaisante sans cesse souvent parfois sur les gentillesses de mon ex, mais ce soir, juste avant d’écrire cet article, j’ai dû la voir avec sa nouvelle famille à un événement social. En voyant mon sacré coup de soleil, elle m’a dit, devant notre fille : « Tu vas bientôt avoir un cancer de la peau ». Elle est docteur et adore me diagnostiquer comme ça. Je suis sûr que c’est un avis sincère et pas un vœu. ([Qui veut le lui expliquer ? — M. Descarottes])

Peu importe, c’était un bon voyage !

Super Nintendo World

Pour autant que ce soit impossible à croire, il y a quelques endroits que j’aimerais visiter plus que n’importe où en France. Le pays de Narnia dans les livres de C.S. Lewis. La ville de Midgar dans le jeu vidéo Final Fantasy VII. Le pays de Hyrule des jeux vidéo Zelda. Le Royaume Champignon des jeux Mario. Évidemment, les seules choses qui pourraient m’intéresser plus que la France n’existent vraiment pas.

Jusqu’à maintenant.

Aujourd’hui, avec ma fille et mon père, je suis allé à Universal Studios Hollywood, à environ 90 km au nord de chez moi. Le but ? Visiter l’attraction toute neuve, Super Nintendo World. Bien que Nintendo soit plus que juste Mario, le thème est tout Mario, tout le temps, avec une petite exception, un clin d’œil vers une autre série aussi liée aux légumes. On en parlera plus tard.

Nous sommes arrivés tard la veille à l’hôtel Sheraton Universal. Nous voulions y dormir parce qu’il y avait une navette entre l’hôtel et le parc, quelque chose qui n’est pas autrement disponible (sauf pour l’autre hôtel officiel du parc, le Hilton Universal). C’est pas trop différent d’autres Sheraton, une chaîne généralement très sérieuse, mais il y a quelques éléments de style qui disent « parc d’attractions » :

À l’extérieur du parc, il y a une galerie marchande, CityWalk, avec de nombreux magasins et restos. On s’est passé par la boutique de Super Nintendo World pour acheter des bracelets que l’on doit vraiment avoir pour profiter de cet endroit. Ils coûtent 40 $ (environ 35 €) chacun, qui est cher, mais pas autant que les baguettes Harry Potter (jusqu’à 100 $ !) :

Connaissez-vous les blocs à objets « point d’interrogation » ? Mario les frappe avec sa tête pour trouver soit des monnaies soit des augmentations de puissance. Juste après l’entrée du parc, on peut frapper un tel bloc. J’attends ce moment depuis 40 ans :

C’est mon père avec moi.

Vous avez sûrement remarqué le jean Temps des Cerises et la ceinture Galeries Lafayette. Partout où je vais, peu importe ce que je fais, je n’ai qu’une chose dans l’esprit.

Pour atteindre Super Nintendo World, il faut descendre quatre grands escaliers mécaniques. En suivant l’utilisation française, où la partie plus au sud est toujours « haute » et la partie plus au nord est « basse », il m’amuse d’appeler cette zone « Haut-Universal ». En descendant à Haut-Universal, les vues sont magnifiques.

N’oubliez pas les affiches pour le film, à paraître le 5 avril aux États-Unis. Ma fille et moi sommes d’accord qu’il sera le meilleur film de tous les temps. Désolé Messrs Welles et Oury, mais il faut reconnaître la qualité quand on la voit.

On passe par l’attraction de Jurassic Park pour entrer au Paradis :

À l’entrée de Super Nintendo World, on entre à travers d’un tuyau vert. Autre rêve d’enfance réussi !

Il faut faire la queue pour y entrer, et en faisant ça, j’ai remarqué qu’il y avait des panneaux gentiment traduits en anglais pour les touristes :

Dès que l’on entre, si on tourne le dos, on verra que l’on vient d’entrer par le palais de la Princesse Peach. Ce palais a vu le jour avec Super Mario 64 en 1996, alors je ne l’attends que depuis un quart d’un siècle :

Notre pays ressemble le plus fortement au jeu Super Mario 3D World, surtout le niveau dit « Mont Kiléraide » :

La star est la seule attraction, Mario Kart : Bowser’s Challenge (Le Défi de Bowser), dans le château du méchant, Bowser :

À côté de ce château est le Café Toadstool, le seul endroit on il y a de la nourriture disponible. Il faut faire une réservation pour y manger, et je n’ai pas réussi à en gagner une. C’était un problème.

La queue pour cette attraction duré 2 heures entières, mais il y a des vues panoramiques quand on s’approche de la fin :

J’ai mentionné un clin d’œil vers une autre série. Voici les Pikmin, de petites plantes :

Et il y a des incontournables des palais de Bowser, surtout sa statue :

Nous avons dû patienter pour jouer à trois jeux pour gagner des monnaies virtuelles pour entrer dans la dernière attraction. Deux heures de plus d’attentes pour ces choses !

Ça donne entrée au château du fils de Bowser, dit Bowser Junior, où on joue un dernier jeu de réalité virtuelle. Je ne pouvais pas prendre des photos du jeu, mais voici quelques du château :

Évidemment, nous avons bien profité de Super Mario World. Mais il y a deux problèmes. D’abord, les attentes sont effrayantes par comparaison avec les activités. Plus de 5 heures d’attentes à la fin juste pour cette partie du parc pour environ une demi-heure d’activités. Mais aussi, on peut pas rentrer dans Super Nintendo World si on le quitte, alors nous n’avons rien mangé jusqu’à 15h, puisque nous n’avons pas eu le droit de déjeuner au Café Toadstool. Ça, c’était nul.

Mais j’ai apporté un souvenir à la maison et demain, tout sera pardonné :

Demain, le reste du voyage !

Bastiat et ce qu’on ne voit pas

Avant de quitter les Pyrénées-Atlantiques, on va parler d’une autre découverte française. Cette fois, c’est Frédéric Bastiat, né à Bayonne, et le coût d’opportunité, l’une des idées les plus importantes de l’histoire des études économiques. En particulier, on va parler de ça par le moyen d’où j’ai entendu parler de lui, son essai « Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas ».

Buste de Bastiat, Photo par Thbz, CC BY-SA 3.0

Commençons avec, à mon avis, le meilleur paragraphe jamais écrit par un économiste :

Avez-vous jamais été témoin de la fureur du bon bourgeois Jacques Bonhomme, quand son fils terrible est parvenu à casser un carreau de vitre ? Si vous avez assisté à ce spectacle, à coup sûr vous aurez aussi constaté que tous les assistants, fussent-ils trente, semblent s’être donné le mot pour offrir au propriétaire infortuné cette consolation uniforme : « À quelque chose malheur est bon. De tels accidents font aller l’industrie. Il faut que tout le monde vive. Que deviendraient les vitriers, si l’on ne cassait jamais de vitres ? »

Avec cette histoire, Bastiat procède à distinguer deux cas, suivant son titre. D’abord il y a ce qu’on voit :

Le vitrier va venir, il fera besogne, touchera six francs, se frottera les mains et bénira dans son cœur l’enfant terrible.

On pourrait en conclure que cette destruction est donc une bonne chose, surtout si on écoute des économistes autrichiens qui parlent de « destruction créatrice » (les autrichiens étant plutôt experts en cette matière). Bon, en fait M. Schumpeter parlait de tout autre chose, le remplacement d’une technologie par une autre, mais je n’allais pas rater cette opportunité.

De toute façon, si détruire des choses était en fait rentable, il serait logique de tout détruire et le remplacer. Mais Bastiat nous explique pourquoi cette idée n’a aucun sens :

On ne voit pas que, puisque notre bourgeois a dépensé six francs à une chose, il ne pourra plus les dépenser à une autre. On ne voit pas que s’il n’eût pas eu de vitre à remplacer, il eût remplacé, par exemple, ses souliers éculés ou mis un livre de plus dans sa bibliothèque. Bref, il aurait fait de ses six francs un emploi quelconque qu’il ne fera pas.

Ce qu’on voit, grâce à ses exemples, est l’idée que chaque consommation n’est pas seulement une question de ce qu’on achète, mais si c’est la meilleure utilisation. J’emprunterai un autre exemple de Wikipedia en anglais pour expliquer comment on peut calculer ce coût.

Imaginons que l’on gagne 80 000 € l’année. Mais on déteste son chef et veut travailler pour soi-même. On calcule que l’on pourrait facturer 60 000 € aux clients, et se paye 20 000 € en dépensant 30 000 € pour opérer l’entreprise. Le « profit comptable » est donc 60 000 – 20 000 – 30 000 = 10 000 €. Voilà, c’est plus que zéro et c’est donc une bonne idée, non ?

En fait, non. Parce qu’avant, on gagne 60 000 € moins que ce que l’on aurait pu gagner en travaillant pour le saligaud. Et si on soustrait 60 000 de nos comptes personnels en haut, au lieu de gagner 10 000 €, on perd 50 000 €. C’est ce que l’on ne voyait pas avant de commencer la nouvelle entreprise. Moi, je vois un type qui a gravement raté ce calcul en lançant sa propre entreprise à chaque fois où je me regarde dans un miroir. Ai-je mentionné que Bastiat est l’un de mes héros ?

Notre but ici n’est pas de considérer tous les jeux que les comptables ont inventés pour estimer le coût d’opportunité. C’est apprécier le génie de cette idée simple, née dans les Pyrénées-Atlantiques, qui est devenue l’une des considérations les plus importantes dans chaque plan d’affaires partout au monde — avant de se lancer dans une entreprise, il faut vraiment savoir ce que l’on ne voit pas.

Mon dîner basco-béarnais

Pour ce dîner, je voulais faire quelque chose qui mettrais les piments d’Espelette et la cuisine à l’honneur. Quant au dessert, mon amie J m’avais dit il y a longtemps de faire un gâteau basque aux cerises, et c’est exactement ce que j’ai fait. Voilà, le thon à la basquaise, et le gâteau basque de Gaston Lenôtre :

Je dois vous dire, cette recette de thon risque de gagner la couronne de meilleur plat au poisson pour tout le Tour. L’apparence est très « paysanne », mais le goût est sublime. C’est l’essence du Coup de Foudre.

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Portrait de Molière par Nicolas Mignard

Les conjugaisons gratuites

Cette semaine, Langue de Molière va probablement emmerder certains lecteurs. Ce n’est vraiment pas mon intention. Disons donc d’abord qu’il y a une différence entre apprendre une chose pour la toute première fois, et apprendre une chose en traduction, où on comprend déjà le sens. Et si cette histoire semble un peu trop fanfaron, sachez au début que j’ai payé cher.

Très peu de monde ne le saviez, mais j’étais gravement malade début 2021, de façon encore pire que ce que je vous ai dit quant à la colonne vertébrale ou le diabète. Je ne veux pas vous faire vomir — disons juste que manger est devenu impossible pour moi sans cachets qui me coûtaient 500 $ le mois. Rien à voir avec le Covid si vous vous le demandiez. Mais à cause de cette maladie, c’était encore plus difficile pour moi à dormir que d’habitude. Alors je me suis mis à la tâche de finir au plus vite mes leçons de Kwiziq (à l’époque plus avancé que Duolingo).

Et il me semblait que vous aviez gardé les trucs les plus faciles jusqu’à la fin ! Qu’il soit dans Duolingo soit dans Kwiziq, on suit des centaines de leçons pour apprendre conjuguer des verbes au présent, au passé composé, et à l’imparfait. Mais voici toutes les leçons pour apprendre le plus-que-parfait :

Ne me croyez pas sur parole qu’elles sont courtes. Voici des liens en direct vers la première et la deuxième — pas besoin d’être abonné. De toute façon, j’ai fini toutes les exercices liées aux deux pendant une nuit.

Mais cette nuit était plus productive que ça. Il n’y a pas beaucoup plus de leçons pour apprendre le conditionnel passé :

J’ai tout fini dans la même nuit. Mais comme je vous ai dit, j’étais malade et c’est à dire dans la douleur. Allez, il n’y a pas trop de leçons pour ce « futur antérieur », hein :

Ouaip, même nuit. Des 100 % pour tous.

Mais je ne veux pas vous donner la mauvaise idée ! ([Beaucoup trop tard, M. Ringard — M. Descarottes]) Je ne suis pas aussi malin que ça. ([D’ACCORD ! J’ai des larmes aux yeux, on est tellement d’accord ! — Mon ex]) C’est plutôt que si on a déjà fait le travail pour apprendre les autres formes, ce ne sont que de nouvelles combinaisons. Où on a un avantage en tant qu’élève d’une deuxième langue, c’est qu’il suffit de dire « le plus-que-parfait veut dire « had » + verbe », « le conditionnel passé est « would have » », et « le futur antérieur est « will have » », et le tour est joué ! Pas besoin de plus d’explications ; j’ai déjà fait le travail, mais ailleurs, en anglais, beaucoup plus tôt.

Par contre, si j’ai dû expliquer en français ce qui signifient ces choses, sans les utiliser, et surtout à un enfant de 5-6 ans…bonne chance ! Je n’arrive même pas à l’imaginer. En plus, je suis sûr que l’enfant moyen n’a autant de mal aux intestins qu’il aimerait mourir. ([Agissez selon vos souhaits la prochaine fois ; je vous soutiendrai ! — Mon ex]) J’ai appris quelque chose, mais disons que je suis ravi que ce soit la seule et unique fois où une telle chose m’est arrivé !

Langue de Molière vous reverra la semaine prochaine, avec son épiphanie la moins maline possible.

Je découvre les Pyrénées-Atlantiques

On continue maintenant le Tour avec le 64, les Pyrénées-Atlantiques. C’est le département le trente-sixième plus peuplé et les habitants se nomment basques et béarnais ou basco-béarnais. C’est notre neuvième séjour en Nouvelle-Aquitaine, mais premier depuis le 47, le Lot-et-Garonne.

Je vous ai dit à la fin du dernier bilan que ce quart du Tour aurait le plus de mes amis personnels. Et dans les Pyrénées-Atlantiques, j’ai quelqu’un de vraiment spécial, J, qui veut depuis longtemps que son département brille ici. Cette entrée dans mon fichier est la plus longue de toute la France — oui, plus que le 75 — car elle m’en partage beaucoup.

On commence à Biarritz, au Rocher de la Vierge (1 étoile Michelin), un point panoramique juste dans la baie, avec une statue de la Vierge en haut. À côté, il y a l’Aquarium de Biarritz (2 étoiles), avec de nombreux poissons tropicaux, phoques et même avocats de divorce requins-marteaux halicornes. Mais ça, c’est le Biarritz du Guide Vert et on a les astuces d’une personne du coin.

Rocher de la Vierge, Photo par Diego Delso, CC BY-SA 4.0, Rocher du Basta, Photo par Tangopaso, Domaine public

On continue le long de la plage jusqu’àu Rocher du Basta. C’est un point avec des vues aussi spectaculaires de la baie que l’autre rocher, mais pas de statue donc pas de publicité. Puis, on passe au Phare de Biarritz, avec ses 248 marches pour atteindre la hauteur. Mais oh là là, quelle vue panoramique une fois atteint !

Maintenant, j’ai besoin que vous hurliez comme Nico, « Vous êtes prêts — à marcher ? ». On va faire une balade. D’abord, on va traverser Anglet, surnommé « la petite Californie française » (qu’est-ce qu’ils ont fait du mal ?), en passant par la Cathédrale Sainte-Marie (1 étoile) à Bayonne, puis traverser le Pont Pannecau pour arriver enfin au Musée basque (2 étoiles). Là, on va regarder leur collection de plus de 85 000 objets, dont des photos, des affiches, des outils, et des œuvres d’art, qui racontent la vie quotidienne basque. Puis on continuera jusqu’au quartier dit « Petit Bayonne » (1 étoile) pour marcher le long de l’Adour, prendre un verre dans l’un de nombreux bars et bodegas, et se moquer des landais pour vivre sur la mauvaise rive. Mais il y a quelque chose d’encore plus important ici tous les week-ends de Pâques, la Foire au Jambon, qui met en vedette le jambon de Bayonne IGP. Cet avril sera la 560e — ouaip, vous l’avez bien lu. Au fait, l’homme politique Jean Bon, qui avait le nom parfait pour cette foire, y est décédé. Merci, J, je vis pour ces détails.

Bon, c’est assez de marcher. On conduit vers le Sud, jusqu’à la frontière espagnole, pour visiter Saint-Jean-de-Luz. Là, on arrêt à l’Église Saint-Jean-Baptiste (2 étoiles), lieu de mariage du Roi Soleil et Marie-Thérèse en 1660 et un nef avec trois étages de galeries de chêne, comme rien d’autre que nous avons vu jusqu’ici. Vous êtes sages, alors on arrêt à la Maison Adam pour un dessert. D’ici, on visite Hendaye, pour le Château d’Abbadia (3 étoiles), construit au XIXe siècle par Viollet-le-Duc dans un style néogothique. Ne ratez ni la bibliothèque ni la chapelle. Pour plus d’infos, visitez le Chat Voyageur pour une exploration plus détaillée de ces deux villes.

En quittant Hendaye, on conduit par La Rhune (3 étoiles), une montagne de 900 m qui offre des vues de l’Atlantique et les Pyrénées. Mais notre prochain arrêt est Salies-de-Béarn pour le Musée du Sel et la Cité du Sel, et si on est là au bon moment en septembre, la « Hesta de la sau » ou fête du sel. D’ici, on continue à Oloron-Sainte-Marie pour la Vallée d’Aspe (2 étoiles), avec de nombreux sites remarquables naturels et son écomusée. À Oloron, on trouve l’usine de Laulhère, entreprise du patrimoine vivant qui fabrique des bérets depuis 1840. (On ne peut pas prendre un tour, malheureusement.) À Pau, la préfecture, nous avons nos deux derniers arrêts, le Boulevard des Pyrénées (2 étoiles), 2 km de jardins qui relient les deux moitiés de la ville, et le Château de Pau (2 étoiles), remanié de nombreuses fois depuis le XIIe siècle, où on trouve les appartements de l’impératrice Eugénie, ainsi que la chambre natale d’Henri de Navarre. Juste au sud-est de Pau, à Nay, le Musée du Béret existe dans une ancienne manufacture de bérets et propose des tours.

Qui sont les personnages les plus connus des Pyrénées-Atlantiques ? Isaac de Portau, mousquetaire, n’est peut-être pas très connu soi-même, mais le monde entier le connais sous le nom immortel de Porthos. Mary Todd Lincoln, la veuve du président américain Abraham Lincoln, vivait à Pau, ainsi qu’Isidore Ducasse, dit le comte de Lautréamont, auteur de certains poèmes qui ont inspiré les surréalistes, et François Bayrou, cible fréquente du Canard enchaîné. Didier Deschamps, entraîneur de foot très populaire en 2018, et moins de nos jours, est né à Bayonne, ainsi que mon héros, l’économiste Frédéric Bastiat. Jean Lafitte, pirate et terreur de la Nouvelle-Orléans, est né à Biarritz. Le vrai Martin Guerre est né à Hendaye, mais le film a été tourné en Ariège. Le terroriste le plus stupide au monde, Zacarias Moussaoui, qui a dit qu’il voulait apprendre à faire décoller un avion, mais pas à l’atterrir, est né à Saint-Jean-de-Luz.

J’ai vérifié, mais Chuck Wepner, ancien boxeur américain surnommé « The Bayonne Bleeder » (L’Hémophile de Bayonne), n’a rien à voir avec ce département. Il vient de l’autre Bayonne, dans le New Jersey.

Quoi manger dans les Pyrénées-Atlantiques ? On est chez les Basques, et c’est à eux. Comme on a déjà mentionné à Bayonne, il y a surtout le jambon de Bayonne, qui prend sa place dans la soupe appelée garbure ainsi que dans le poulet basquaise, une mijote de poulet, jambon, tomates et un autre ingrédient typique du département, les piments d’Espelette. La préparation « à la basquaise » s’applique également au thon. Les fromages à ne pas rater sont l’Ossau-Iraty AOP et le P’tit Basque, ce dernier étant plus commercial mais disponible chez moi. En dessert on trouve l’un des grands classiques de la cuisine française, le gâteau basque, souvent fourré avec de la confiture de cerises. Il faut aussi mentionner les macarons de Saint-Jean-de-Luz, liés à la pâtisserie Maison Adam. D’habitude, je ne mentionne pas de restos dont j’ai jamais visité, mais je ferai une exception pour les Frères Ibarboure, car j’ai vu les œuvres de Patrice Ibarboure, MOF, et je ne quitte pas ce département sans le rendre visite. Oh, on finit toujours avec des boissons, non ? Dans le Pays Basque c’est le cidre basque et l’Izarra, une liqueur à base d’une jolie vingtaine de plantes.

Saison 2, Épisode 1 — on commence à nouveau

Nous sommes enfin arrivés dans la nouvelle saison de la balado. Il me semble que j’ai eu besoin de toute la première année juste pour découvrir comment la faire marcher, mais maintenant, tout est réglé et je crois que je suis enfin prêt à vous livrer la meilleure balado en français produite dans un comté moitié anglophone, moitié hispanophone. Plutôt le Rasta Rockett du genre.

Non, mais sérieusement, c’est vraiment un plaisir de produire tout ça. J’entends souvent que les contenus du blog et de la balado, tous les deux, sont « feel-good », et ça reste mon but de vous faire rire, tous les jours. ([Alors, vos posts Saint-Valentin ? — M. Descarottes]) Bon, presque tous les jours. Mais en plus, il est mon but depuis le début de vous mettre en vedette, et je crois qu’avec cette saison, j’ai trouvé la bonne formule pour mieux réussir les deux.

Notre blague de la semaine traite du ferry entre Calais et Douvres. Je vous rappelle qu’à partir de maintenant, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :

Il y a aussi notre recette pour la Saint-Patrick, Le pain au soda irlandais de la Boulangerie Boudin — aimé par les boulangers eux-mêmes ! — et ma dernière chanson, La tactique du gendarme, aimé par de vrais gendarmes !

N’oubliez pas qu’il y a aussi de nouveaux gros-titres satiriques entre les articles. Si vous avez des idées pour de gros-titres, envoie-moi vos idées par courriel, et si je les utilise, je vous mentionnerai sur la balado.

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Un an de diffusions

Lundi prochain, on atteindra notre premier anniversaire de la balado. Aujourd’hui, on va faire le bilan de la première année, puis je parlerai un peu de ce qui arrivera avec la nouvelle saison (il me semble que les anniversaires sont le bon temps pour déclarer des changements de saison).

Tout a commencé à partir de mon désir de fêter le 500e post ici de façon spéciale. Mais je vous mentirais si je vous disais que c’était bien planifié. Le premier épisode n’est que l’annonce que l’on commencera ! Après quelques semaines, j’ai commencé à faire deux choses, l’une d’entre eux ayant collé, et l’autre, pas autant. À partir du 5e épisode, j’ai commencé à raconter des blagues hebdomadaires ; ça fait maintenant 48 blagues sur la balado, toutes différentes. Aucune n’est originale à moi, mais si vous demandiez à qui que me connaisse chez les anglophones, ils vous diraient tous que je ne raconte jamais des blagues. Ou pire, que les seules sont de l’autodérision. Je n’ai jamais aimé cette habitude chez moi.

L’autre chose, c’était de surnommer le public « les filles ». J’avais une raison ! Même jusqu’à maintenant, Anchor (maintenant rebaptisé « Spotify for Podcasters ») me dit que tout le public sont des femmes, et la plupart, de 22 ans ou moins :

Je ne sais pas d’où proviennent leurs données. Mais je l’ai laissé tomber après quelques semaines car personne n’a répondu pour me dire s’il le trouvait drôle. Les humoristes vous diraient qu’il faut constamment essayer de nouveaux matériel et jeter ce qui ne marche pas.

Et en parlant de nouveaux matériel, je soupçonne que très peu de monde connaissent ce qui arrive à la fin de chaque épisode ! Le chapitre dit « fin » ne dure en général que 15 secondes, mais suit toujours la même formule : un remerciement, le sentiment « je vous adore tous », et un commentaire qui parle soit de l’actualité soit d’un article à paraître.

Je n’y suis pas arrivé par hasard. Le musicien Duke Ellington, à mon avis le meilleur compositeur de l’histoire américaine, avait l’habitude de terminer ses concerts en disant à son public « Je vous aime à la folie ». Et oui, en français, parmi plusieurs langues, mais après avoir commencé en anglais ; vidéo mise au bon moment :

Alors, quelques faits divers. Jusqu’ici, la balado a été écoutée plus de 8 700 fois. Pas mal ! Spotify ne donne pas des comptes exacts pour les statistiques mais plutôt des pourcentages. Certaines m’intéressent.

C’est pas surprenant que la grande majorité d’auditeurs sont en France ; après tout, c’est ce que je voulais :

Mais la distribution dans l’Hexagone n’est pas celle à laquelle j’attendais ! (Spotify traite les départements d’Outre-mer comme des pays séparés.)

On n’a même toujours pas atteint notre premier département en Île-de-France ! C’est le plus bas niveau de détail disponible pour la France. Mais j’ai des faits divers sur les États-Unis qui vont bouleverser ce que vous pensiez du pays :

Que la Californie soit en première, ce n’est vraiment pas surprenant. On verra qu’il y a probablement des connaissances personnelles qui l’écoutent. Mais des top 10 d’états, dont 3 des top 5, 4 sont des états dits « rouges » car ils votent pour les Républicains. Essayez d’éviter une crise cardiaque. L’une des choses que j’essaye de vous expliquer depuis le début, c’est que j’approche les départements d’exactement la même façon que je souhaite que vous approchiez nos états. Ne croyez pas toujours aux idées reçues.

Alors, la Californie :

Les deux grandes populations d’expatriés sont à LA et partout dans la région dite « Bay Area » autour de San Francisco. Mais Elbe-en-Irvine, c’est chez moi, et il y a beaucoup de monde qui m’ont rencontrés grâce à l’Alliance française ici et à LA. Très peu de monde me parlent de ça, mais on parle de centaines de fois entre ces deux. Impossible que ce soient tous des inconnus !

Alors, le futur. Il y a quelque chose que je veux faire depuis, disons, il y a 5 mois, qui transformera la balado. J’avais espéré la lancer avec le prochain épisode, mais l’horaire n’a pas marché exactement comme prévu. Avec le deuxième épisode, il y aura un nouveau genre de reportage dans la balado, un pas géant direction « avoir sa propre identité ».

Il y aura aussi un nouveau genre de blague. Vous savez tous à quel point Le Canard enchaîné me manque. Je serai abonné pour le reste de ma vie, bien sûr, mais je ne le cite plus, suite à leur demande. Il me semble que ce blog est plus pauvre sans leur esprit alors à partir de la nouvelle saison, il y aura des gros-titres satiriques annoncés au fur et à mesure de chaque épisode. Ils ne seront pas tirés du Canard ; ce sera seulement mon propre travail. Vous êtes le bienvenu à proposer des idées et recevront du crédit si je les utilise.

On m’a dit qu’il y a des lecteurs sourds qui ne peuvent profiter de la balado. Je veux faire quelque chose pour eux. Puisque je voulais que la blague de la semaine soit une raison pour écouter, jusqu’à maintenant elles ne sont pas apparues ici. J’ajouterai une page pour servir comme archive, et les blagues y apparaîtront avec une semaine de retard.

Et si je vous disais que l’un de ces changements est né d’un complot juste pour un événement lié au Tour des Départements ? Je vous raconterai toute la vérité au bon moment, que ça marche ou pas.