Je n’ai pas l’habitude d’écrire plus qu’une fois par jour, mais ça VIENT d’arriver, et il me fait pleurer. C’est un commentaire en réponse à une question dans un groupe privé pour l’Orange County Accueil.
Si vous saviez à quel point je ne me sentais jamais apprécié pour mes efforts en cuisine pendant une certaine vie d’avant… disons qu’il y aura une récompense pour ce témoignage inattendu.
Il y a des semaines, j’ai fait des achats chez myPanier. Parmi mes achats était un paquet de papillotes du chocolatier Révillon :
La Fille l’a ouvert avant que je ne puisse prendre une photo du sac, alors j’ai fait ce que je pouvais. Mais je ne m’en plains pas ; elle a des notes parfaites pour terminer le semestre, et elle se couche toujours au bon temps sans plaintes. Si ceci est mon idée d’un problème, je suis effectivement très chanceux en tant que père.
Mais pour avoir le droit d’écrire cet article, j’ai dû me faire souffrir. Voici le dîner qui l’a précédé :
Je ne sais pas ce qui est pire : la salade en soi, ou le fait que le prix ait flambé de 8 $ jusqu’à 10,29 $ ce mois, car le SMIC juste pour les ouvriers aux restos rapides va hausser à 20 $/heure en avril, bien qu’il vienne de hauser à 15 $ au début de l’année. Je vous laisse à en tirer vos propres conclusions.
([Ici Descarottes. DITES-LEUR TOUTE LA VÉRITÉ. Vous avez mangé quoi exactement avec La Fille pour fêter son concert d’hiver la veille ? MONTREZ-LE-LEUR !])
Ben, il gagne. Nous avons emporté des tartes individuelles de chez Moulin :
Je vais vous dire la vérité. Ils sont plus doués que moi quant à la décoration. Ce n’est pas proche. Mais la mienne est aussi bonne que la leur. Et je sais que chaque membre de mon groupe de tarot le sait aussi. Désolé, mais si je ne peux pas me vanter un peu sur mon propre blog, où puis-je ? ([Nulle part. — Mon ex])
Alors, qu’est-ce que l’on trouve au-dedans ? Beaucoup de ces petits joyaux :
J’adore l’emballage. Dans ce sac, on y trouve plusieurs sortes de bonbon, dont ces deux :
Les deux sont fourrés également de praliné, mais à gauche avec des éclats de noisette, et à droite avec des éclats de biscuit. Il y a une troisième sorte, sans éclats de n’importe quoi, mais…euh…elle a tout disparu avant les photos.
Avec les chocolats, on trouve de petits papiers avec des citations :
Si celle de Napoléon avait été « Impossible n’est pas français », je serais déjà sorti pour trouver le bon cadre. (Non, je n’imprimerais pas une telle chose moi-même. En ce qui concerne l’art, la provenance est toute. Marcel Duchamp le comprenait.)
J’étais surpris à trouver d’autres personnages cités :
Vous connaissezWilliam Cowper ? Il était poète britannique du XVIIIe siècle. La première partie de sa citation est en fait une expression courante jusqu’à nos jours, mais je vous promets que personne ici ne sait qui l’a dite !
Alors, que penser finalement des Révillon ? D’une part, ces chocolats comblent exactement l’écart dont j’avais envie dans les chocolats français — un niveau de qualité plus haut que Nestlé, mais pas à la hauteur de Pierre Marcolini ou La Maison du Chocolat. Ils me rappellent parfaitement nos bonbons See’s, et je serais fier de les garder dans un bol pour mes invités (imaginaires). D’autre part, bien que le rapport qualité prix en France soit super — 7,49 € le sac chez Carrefour en ce moment (et le 2ème à -50 % !), j’ai payé 20 $, soit environ 18 €. Ce serait 51 €/kg, beaucoup mieux que La Maison du Chocolat à 150 €/kg, mais à ce prix, on peut avoir des tablettes de Bonnat en France, et on est à une vache près de Michel Cluizel. Je n’y arrive pas, du moins pas en Californie.
Pourtant, avec le flambé de nos prix — See’s coûte environ 58 €/kg maintenant (c’était 42 en 2022 !) — peut-être que je regarde cette situation de mauvaise façon. Je ne m’habitue toujours pas à la catastrophe des 2 dernières années et je ne pense pas à See’s comme le produit de luxe qu’il est devenu. Acheter Révillon en France est un très bon rapport qualité prix. En Californie, tout est autre chose !
J’ai une mise à jour sur mon colis d’il y a trois semaines. Il a été livré samedi. Je ne l’ai guère reconnu !
Édité pour supprimer tout code à barre et adresse
J’ai tiré la photo ci-dessus d’un post de mon amie, et évidemment, je voulais supprimer tout ce qui n’était pas le colis lui-même. Je n’ai pas arrivé à supprimer la « décoration », mais laisser tomber.
Il est recouvert partout avec des rubans adhésifs de La Poste, plusieurs élastiques, ainsi qu’un auto-collant rouge (en haut) qui dit « Colis reconditionné par La Poste ». Euh, d’accord, La Poste a certainement fait des changements.
D’une part, le colis est arrivé tout court. Je suppose que je suis censé me sentir reconnaissant. D’autre part, pour 78 $, environ 71 € en ce moment, non, je ne suis pas content. Du tout.
Mon amie m’a dit que le colis a évidemment été ouvert. Mais il est aussi arrivé bien mouillé — il y a eu une carte de vœux au-dedans, écrit par ma fille pour les filles de la famille, une lettre de ma part, ainsi qu’une carte postale que j’ai raté envoyer de Paris en été. Toutes les écritures étaient dans une enveloppe, mais ont fini par être bien mouillées. Il n’a pas plu ce jour-là, ni la veille, donc pas d’excuses.
Je ne suis pas sûr de qui blâmer pour le mauvais état du colis. L’eau, c’est à votre côté. Mais les autres dégâts ? Dites-donc, il n’y a aucune agence gouvernementale à laquelle je fais moins confiance que notre Poste, alors je suis bien prêt à les blâmer. En fait, même si on m’offre
Ils y a des différences entre les détails de suivi aux deux côtés. D’abord, voici ce qui m’a dit La Poste :
Le 14, le colis a subi un « incident », hein ? Quel incident ? Genre « Maurice a mangé tout le ChocoSui’s » ou genre « On a coupé l’électricité à Jurassic Park et les dinosaures sont en roue libre » ? Y’a une petite différence, N’EST-CE PAS ?
Le soi-disant US Postal « Service » offre plus et moins de détails en même temps :
On apprend que le 12 décembre, le colis a passé par « Wissous B Colis ». Selon un article que j’ai trouvé, c’est le plus grand centre de tri de toute la France. Le 14, jour de l’incident sans nom, on apprend seulement qu’il a été tenu dans une « office de livraison ». Il y a beaucoup plus de notes ; or, il n’y a pas plus de détails utiles. Mais ils ont du recevoir ces notes de La Poste ; votre « service » sait beaucoup plus sur l’état de vos colis qu’il vous en mentionne.
Ce que je voulais plus que tout, c’était que les filles reçoivent leurs sucettes, le mari reçoive son mazapan de cacahuètes, et mon amie reçoive ses tablettes de chocolat chaud Ibarra, la meilleure boisson au monde entier. J’ai réussi ces buts. Mais La Fille a passé une bonne heure pour faire des dessins pour sa carte, et tous ces efforts n’ont servi à rien. Je suis franchement déçu, et pour cette quantité d’argent, oui, je m’en veux aux deux.
Fin novembre, l’excellente Graine de Sable a publié un poème sur choisir un calendrier pour le nouvel an. Ça fait presque 20 ans depuis la dernière fois où j’ai eu un calendrier imprimé, les ayant abandonné depuis longtemps pour un PalmPilot, puis un BlackBerry, puis des iPhones. Mais ce qui a attiré mon attention — et je vous avais dit que j’allais écrire sur le sujet — était cette strophe :
L’autre jour au centre commercial, J’ai scanné avec une molle curiosité les étalages : les filles de Sports illustrated et les autres maillots de bain suivies par les Chippendales, les pompiers sexy – J’essaye de visualiser l’effet sur le mur de ma cuisine
J’étais bien surpris à voir le nom « Sports Illustrated » dans un poème en français — je doute que personne ne le reconnaisse au-delà des expatriés aux États-Unis ou des américains de naissance. (Au fait, il m’amuse que Graine de Sable a mis l’adjectif du titre en minuscule, selon la façon française, plutôt que garder son majuscule.)
Mais avant, une petite anecdote sur mes vieux calendriers. Quand j’étais jeune, j’aimais avoir des calendriers dits « page-a-day » (une page par jour). Une année, c’était des dessins de Garfield ; une autre, de Dilbert. Mais au lycée, je suis tombé sur un calendrier dit « Les secrets de victoire d’Attila le Hun » et c’est comment j’ai passé 1993.
Je sais que vous êtes certain que je plaisante. Que je mens. C’est ridicule. Mais je viens de trouver une copie sur eBay — ne me croyez jamais sur parole, mais je vous apporte toujours des preuves !
C’était complètement décevant. À partir d’un livre d’affaires, la grande majorité desquels racontent des histoires stupides avec des métaphores poussées au-delà de tout sens. Les « secrets » n’étaient que des commerces genre « Aucun Hun n’a jamais gagné une bataille seul, mais toujours en équipe. » Rien à voir avec le vrai Attila.
Alors, Sports Illustrated, ou comme on dit ici, SI. Pendant des décennies, c’était un magazine prestigieux, avec des journalistes célèbres parmi ses employés. Vous ne connaissez pas les noms Frank Deford ou Rick Reilly, mais ils étaient considérés des écrivains de qualité. Mais franchement, même à l’époque, personne ne croyait que l’on lisait SI pour leurs articles. Les abonnés étaient là pour un numéro annuel, le « Swimsuit Issue » (Numéro de Maillots de bain).
Rien à voir avec la natation, c’était le numéro pour les hommes dont leurs femmes ne supporteraient pas un abonnement à Playboy. Voici la toute première couverture de 1964 :
Jusqu’aux années 00, c’était habituellement le cas que cette couverture serait réservée aux mannequins dites « supermodels », jamais aux athlètes qui sont les sujets typiques du magazine. Mais à cause d’Internet, et les sites…euh…gratuits, si vous me suivez, s’abonner à un magazine pour ce genre de chose est devenu de moins en moins rentable. Mais vous avez sûrement maintenant la référence — le calendrier de Sports Illustrated était bien dans ce genre de photo.
« Mais Justin », vous me dites, « tout ça n’a rien à voir avec l’IA, sauf peut-être que l’on peut maintenant produire de telles photos de cette manière ». C’est vrai. Or, leur scandale avec ça est bien plus choquant. Je vous ai dit en haut qu’avant, ils avaient de bons écrivains. Pas plus.
Littéralement la veille de la publication du poème de Graine de Sable, un site américain, Futurism, a publié un article (lien en anglais) intitulé « Sports Illustrated publia des articles par de faux écrivains, générés par de l’IA ». Il s’est avéré que leurs critiques de produits (catégorie d’article qui n’existait jamais dans le magazine quand il était bon) étaient toutes attribuées à des écrivains avec de fausses biographies et des photos du visage en vente sur le site d’une autre entreprise qui les crée avec de l’IA. Et les articles disaient des bêtises comme « c’est difficile à apprendre à jouer au volley-ball, surtout quand on n’a pas de ballon pour pratiquer ».
Plus que Futurism essayait de vérifier l’existence d’écrivains sur d’autres sites appartenant aux mêmes propriétaires, plus il a trouvé la même chose — sur TheStreet, consacré aux investissements, et sur Men’s Journal, comme le Journal des Femmes, mais pour les hommes.
Lundi, The Arena Group, le propriétaire de ces magazines, a remercié son PDG (lien en anglais). Un si grand merci qu’il a pris effet immédiatement.
Et si je vous disais qu’un ami m’avait suggéré de lancer la balado avec un logiciel de synthèse vocale ? C’est vrai, mais il a complètement raté le but de parler pour moi-même ! Si seulement quelqu’un chez SI avait compris que les vrais lecteurs voulaient la même chose.
Vous souvenez-vous de la dernière fois où j’ai parlé d’une activité chez l’Alliance française ? Moi non plus. J’ai dû fouiller dans mes archives pour découvrir que ça fait un an entier depuis mon dernier cours chez eux, le croque-monsieur. Il n’y a plus de cours de cuisine ni de musique chez eux, hélas. Je me demande s’il est logique de renouveler mon inscription pour le nouvel an. Mais ce soir, j’étais encore une fois à Bouillon, le resto de Moulin, pour leur dîner de Noël (2021, 2022).
Il y avait une quarantaine de gens cette fois, et comme les deux autres fois, avec un grand groupe, on a eu une petite carte :
J’ai commencé avec le saumon fumé. J’ai oublié de prendre une photo avant de tout assembler. Le saumon avait été étalé sur l’assiette, et les autres choses étaient bien rangées. Oups.
La truite amandine était la meilleure partie du repas. J’étais un peu surpris — est-il habituel de servir un tel plat avec les amandes au-dessus de la peau du poisson ? Ce n’était pas grand-chose, mais inattendu.
Les profiteroles étaient décevantes. Les choux, bons, mais la glace à la vanille ? Comme un glaçon ! Je crois que c’était ce que l’on appelait « ice milk » aux États-Unis — une version de la crème glacée sans assez de matière grasse pour être vendue sous le nom « ice cream » (la traduction littérale de crème glacée). Ice milk est un produit bas de gamme et pas digne d’un resto aussi bon que Moulin. (En écrivant ce post, je viens d’apprendre qu’un changement dans nos lois permet l’ancien ice milk d’être vendu sous les noms « low-fat » — faible en gras — ou « nonfat » — sans gras. Les États-Unis, pays de la crème glacée écrémée, tout le monde !)
Je ne connaissais pas du tout mes voisins à table, et l’une d’entre eux était trop occupée par des SMS pour participer à la conversation. J’aurais tellement préféré m’asseoir à côté de mon ancienne prof de musique, mais elle est arrivée après moi. (Elle enseigne la langue, mais pas plus la musique.)
Il me faudra prendre une décision d’ici fin décembre : renouveler ou pas ? D’une part, je dois beaucoup à l’Alliance française pour 2021 — mon amour de la chanson française est grâce à leurs cours, et j’ai appris pas mal de choses en cuisine avec eux. D’autre part, même pas une seule activité chez eux toute l’année ? Je ne sais plus. Je peux toujours participer sans m’inscrire, mais je sais qu’ils se débrouillent avec un budget de « lacet de chaussure », comme on dit en anglais. (Mon dictionnaire Oxford le rend « budget de misère.) Ce qui est certain, c’est qu’il y a très peu d’associations ici qui méritent autant d’être soutenues.
Je suis en train de préparer mon dîner pour la Somme. Par rapport à tous les autres, celui-ci exige la moins de recherches, pour des raisons que j’expliquerai dans le bon post. (Non, mon ami ne m’a pas donné les recettes.) Mais il me fait quand même des cauchemars, comme j’en fais de plus en plus.
Il y a plusieurs genres de commentaires que je reçois sur ce que je fais ici. La plupart sont très gentils, plus que je mérite, honnêtement, et je les apprécie beaucoup.
Parfois je reçois des commentaires pour me dire que j’ai raté quelque chose, et je les apprécie aussi. Celui en bas répond à un lien que j’ai donné pour mon dîner ardéchois :
Vu la date vous pouvez voir que je n’oublie rien. Ce n’est pas une raison pour ne pas me dire si j’ai fait une erreur ! Je dois souvent deviner certains détails car il n’y a pas de mamie à la maison.
À propos des mamies, un petit détour. Ni l’une ni l’autre des miennes était cuisinière. Le seul souvenir que j’ai de ma grande-mère maternelle à cet égard est plutôt drôle. Vous souvenez-vous des télévisions avant les LED ? Les gross tubes cathodiques ? Ils devenaient plutôt chauds avec assez de temps. Alors, une fois où je restais chez ma grande-mère, elle m’a montré son astuce pour réchauffer un dessert surgelé. Elle l’a mis au-dessus de la télé, on a commencé à regarder quel que ce soit, et une demi-heure plus tard, hop ! Le dessert était prêt !
Ben, personne ne va jamais me déranger avec ce genre de commentaire. Plus énervants sont ceux qui me disent qu’ils auraient préféré que j’aie choisi différemment, comme s’ils étaient là pour m’aider à planifier :
Ça, c’était en réponse à des exemples que j’ai offerts sur Quora. Elle s’est plainte que « La plupart de ceux-ci sont des desserts, pas de plats. » (J’ai proposé deux plats principaux et deux desserts en réponse à la question « Est-ce que la France a de la cuisine quotidienne, à part la haute cuisine ? » (C’est ma traduction.) Bof, on ne peut pas faire plaisir à tout le monde, quel que l’on fasse.
Ce ne sont pas ceux qui font les cauchemars. Je ne veux impliquer personne, mais je vous raconterai mon cauchemar d’hier soir, car je m’en souviens. J’avais eu une conversation sur Instagram qui l’a certainement provoqué, mais pour être clair, la grande majorité de ce qui suit vient de mon imagination trop active :
mar_ie.cyber21 : « Vous avez complètement raté le ragoût de veau de Nullepart-Saint-Bernard, Justin. »
Moi : « Bon, je vous écoute. »
mar_ie.cyber21 : « On est d’accord qu’il faut le servir sur une belle tranche de pain rassis, n’est-ce pas ? »
Moi : « Mais oui, il faut dessécher une baguette de Trou-sous-Terre pour ça. Comme je ne vis pas dans la bonne région pour aller dans la seule et unique boulangerie qui la vend, j’en ai fait une. La recette est sur le blog.
mar_ie.cyber21 : Et c’est ça le problème. Vous avez plutôt fabriqué une baguette de Trou-EN-Terre, qui n’a rien à voir avec l’autre.
Moi : Mais sûrement vous plaisantez. Les deux ont la même liste d’ingrédients : de la farine, de l’eau, du sel, de la levure boulangère…et l’aile d’une mouche qui doit être cueillie à exactement 3h47 du matin. J’ai même fait le calcul pour compenser les effets de la gravité sur le décalage horaire. Quelle est la différence ?
mar_ie.cyber21 : Bon, vous avez clairement raté vos devoirs. L’aile doit être ajoutée à la farine pour la baguette de Trou-sous-Terre. Par contre, pour la baguette de Trou-en-Terre, il faut d’abord mettre la farine dans le bol, PUIS ajouter l’aile ! C’est tout autre chose, et seulement un étranger ne se soucie pas de la différence ! Et en plus, la frontière de deux départements les séparent, alors c’est du mauvais département !
Il y a un morceau de ce que l’on m’a vraiment dit là-dedans. Mais juste un échantillon, vraiment.
Pourtant, tout ça est à partir d’un vrai cauchemar que j’ai fait. Je sais que je suis un peu hyper-sensible ([COMME c’est un faux ami avec l’anglais ! — Mon ex]), mais je vous jure — je me suis réveillé hier en disant, « Je suis désolé ! »
(Photo de couverture : « Their Nightmare » (Leur cauchemar), par C.J. Taylor, 1895, Domaine public)
Peut-être que j’ai fait la mère de toutes les boulettes, pour emprunter une expression à Saddam Hussein. Je vous explique.
Hier, j’ai envoyé un cadeau à mes amis à Rouen, comme je vous l’ai dit. Mais je ne croyais complètement pas quelque chose que j’ai entendu au bureau de poste. Aujourd’hui, j’ai fait une enquête au forum de l’OCA, et maintenant je suis tellement désolé.
À chaque fois où j’envoie quelque chose de plus grand qu’une carte postale en France, je remplis une forme des douanes. Ben, c’est normal. Mais la dernière fois où j’ai envoyé quelque chose était en 2022, quand j’ai envoyé des livres à mon amie lyonnaise qui m’avait envoyé des lyonnaiseries. Alors, je ne savais pas que les choses ont changé. Évidemment, ce temps-là, je n’ai rien entendu de ce que l’on va discuter.
Quand j’ai rempli le formulaire cette fois, il m’a donné une estimation de ce qui est appelé en anglais le « landed cost ». Je ne suis pas sûr si ce soit le bon mot en français, mais Google me donne « prix au débarquement » en traduction. Ça comprenait deux frais : les frais de livraison que je payerais, et un impôt pour le destinataire. C’était la toute première fois où j’ai vu ce dernier. Tous les colis que j’ai envoyés étaient des cadeaux, et il me semble maintenant qu’au passé, il n’y avait pas d’impôts, au moins pour la valeur déclarée.
Voici encore les contenus :
J’avais toujours l’étiquette alors j’ai pu donner exactement les bonnes valeurs pour chaque chose. 31 $ en total, pas grand-chose. Et pourtant…
La forme en ligne m’a dit que l’impôt serait environ 13 $. La TVA n’est que 20 %, et ce serait 42 % ? On est sérieux ?
Je me suis rendu au bureau de poste après avoir imprimé la forme. Avant de vous dire ce qui y est arrivé, je vais cafarder sur ces gens, les ouvriers des bureaux de poste :
Nous les détestons.
Aux États-Unis, il y a une expression, « going postal » (lien en anglais), littéralement « devenir postal », ce qui veut dire « devenir dangereusement fou comme un employé de La Poste ». Ça vient du fait qu’à partir des années 80, beaucoup des pires massacres au travail ont été commis par des facteurs, ainsi que des employés aux guichets. Ils ne sont pas tous des meurtriers, bien sûr, mais je vous ai parlé plus tôt de leur paresseuse et indifférence aux courriers volés, ce qui est beaucoup plus commun. C’est pourquoi « Jour de fête » reste le film le plus choquant que j’aie vu.
De toute façon, j’avais payé la boîte — mais toujours pas l’affranchissement — avant d’aller au comptoir, afin de la peser avec le reste des trucs, mais j’ai gardé l’étiquette. Au bureau de poste, ils essayent souvent de vous facturer pour les boîtes déjà payées. Quand j’ai dit à l’employée que j’ai eu mon étiquette, elle m’a dit « Don’t give me attitude » (littéralement, « Ne me donnez pas de l’attitude » ; mieux, « Ne vous faites pas foutre de ma gueule »). Puis elle a scanné ma forme des douanes et commencé à taper. Et taper et taper et taper. J’avais tout rempli avec les bons codes. Mais elle faisait des changements. Puis, elle m’a dit « L’impôt sera maintenant 34 $. Mais peut-être qu’il ne sera pas facturé. ». Quant aux frais de livraison ? 78 $.
Un impôt de plus de 100 %, payé par le destinataire ?!? Je suis choqué. Mais si un employé de notre Poste m’a dit que 2+2 = 4, j’irais chez mes vieux profs de maths pour exiger qu’ils m’expliquent pourquoi ils avaient menti, car ça fait clairement 5. Je ne croirais rien sur leur parole.
C’est ici où notre histoire arrive à Bruxelles. Des connaissances chez l’OCA m’ont dit que oui, les règles avaient changé, qu’au passé, il n’y avait pas d’impôts pour des cadeaux avec une valeur moins de 45 €. Voici un lien au site de l’Ambassade de France aux É-U qui dit la même chose. Publié en 2008. En ce qui concerne les frais de livraison, tout le monde était d’accord que je n’allais pas faire mieux.
Il semble que cette règle reste en vigueur. Mais en 2021, l’UE a changé les règles (lien en anglais) pour supprimer les exemptions de la TVA pour des colis commerciaux avec une valeur déclarée de moins de 20 €. Et qu’à La Poste, cette règle est maintenant souvent compris à vouloir dire que tous les colis qui viennent de l’étranger doivent être taxés (selon le même lien). C’est certainement le cas que je n’ai jamais reçu des estimations d’une taxe avant.
Évidemment, la femme au bureau de poste chez moi ne fera pas partie d’une décision prise en France. Mais c’est bien clair qu’elle a changé les valeurs déclarées pour hausser l’estimation de la taxe. Je suis sûr que les douaniers ne vont pas vérifier les prix — je garde quand même mes étiquettes, au cas où. J’ai déjà envoyé un MP à mon amie pour lui dire que si elle est facturée, dis-moi et je la rembourserai. Mais je me sens énormément coupable juste en pensant à la possibilité qu’un cadeau de Noël pourrait coûter aux destinataires. Quelle belle surprise à la part du Père Justin !
Juste pour en conclure sur une meilleure note, La Fille a écrit une carte aux filles de la famille, dont cette photo de M. Descarottes :
Je vous parle parfois du patrimoine mexicain du Sud-Ouest des États-Unis. Pourtant il est rarement le cas que j’ai des raisons pour vous montrer des exemples. Les vrais trésors de cette partie de l’histoire californienne sont loin de chez moi, à Los Angeles ou à San Diego. ([Avec « trésors, il exagère — il ne donnerait plus qu’une étoile Michelin à rien ici, lui. — M. Descarottes]) Cependant, j’ai enfin quelque chose de nouveau qui vous donnera le goût de la vie à la mexicaine. C’est Mercado (Marché) Gonzalez, qui vient d’ouvrir ses portes il y a une semaine.
Ce post est plein de photos alors je les cacherai dernière un « lire la suite » :
Dans un de mes films préférés, La classe américaine, il y a une réplique avec le meilleur calembour dont je n’ai aucun espoir de l’expliquer aux anglophones :
Dino — C’est une excellente question. À la ferme. L’ami de Dino — La ferme ? Quelle ferme ? Dino — Ah la ferme ta gueule toi, ducon, espèce de crétin.
Il s’avère avec des recherches que je n’avais pas complètement raison, mais c’était proche. L’Hexagone fait environ 552 000 km carrés ; la Californie, 424 000. De cette superficie totale, on utilise 174 000 km carrés (lien en anglais) pour l’agriculture. Et de cela, 1 821 km carrés sont consacrés au blé. Et si vous cliquez ce dernier lien, vous verrez que c’est tout loin de mon comté d’Orange. On ne voit jamais ces soi-disant « champs de blé » chez moi (et non, je n’ai aucune idée de quoi parle cette chanson d’Indochine, « La chevauchée des champs de blé ». Quelque chose à voir avec des chevaux ?)
Alors j’étais à la ferme moi-même la semaine dernière. Je voulais vous la montrer afin de vous faire comprendre la vie de nos côtes, où une ferme est presque comme un musée, quelque chose d’exotique qui n’a rien à voir avec notre quotidienne. J’étais là parce que mon frère, dont je ne suis pas autorisé à vous parler, nous a rendu visite à La Fille et moi. Juste pour nous faire rire, nous l’avons amené à Centennial Farm, une ferme localisée dans le champ de foire ici. Cette ferme sert dans un rôle éducatif — vous allez voir qu’elle ne produit pas assez pour vendre dans un supermarché.
On entre par ici :
Pourquoi est-ce qu’il est nommé « Centennial Farm » ? Parce que bien que l’histoire écrite de Californie commence avec les explorateurs espagnols dans le XVIe siècle, et la première colonie a été établie en 1769, le comté d’Orange n’existe que depuis 1889, et la ferme a été érigée en 1989 pour fêter ses 100 ans. Alors regardez bien, les amis, c’est ce qui passe pour l’Histoire sur notre Côte Ouest !
Naturellement, on a érigé une statue juste à côté de la porte, digne de cette longue tradition :
Une meilleure vue du bâtiment juste derrière la porte :
En arrière-plan à droite, il y a la grange, à ne pas confondre avec la chanson de ZZ Top de même nom. Absolument rien ne se passe là sauf pendant les foires et les visites des étudiants, alors nous ne pouvions pas y entrer :
Commençons avec les animaux. Ils poussent des agneaux, des vaches, des porcs, et des chèvres, mais très peu de chacun :
Il y a même une cage de lapins, mas pas comme la France, vous n’allez trouver de viande de lapin nulle part ici, alors ce sont là juste pour être mignons :
Passons aux légumes. Il y a toute une diversité de plantes ici, mais c’est plutôt un jardin qu’une vraie ferme. Vous y trouverez les légumes que l’on mange le plus ici, les laitues et les tomates :
Et des légumes que l’on voit souvent sur ce blog, les carottes et les poireaux (en anglais, les poireaux s’appellent « leeks », qui sonne exactement comme le mot pour une fuite) :
Mais on est bien dans le Sud-Ouest du pays, et ça veut dire des piments. Ainsi que la variété commune ici (les deux premières photos), il y a le « ghost pepper » et le « Carolina Reaper », deux piments que vous n’allez pas trouver dans les supermarchés Ils sont extrêmement épicés, dangereux à manger crus, et sont typiquement vendus dans des sauces embouteillées. Ces piments n’ont rien à voir avec notre patrimoine mexicain, et je ne les ai jamais goûtés :
On finira avec ce à quoi vous vous attendiez le plus, les cactus. Il y a des cactus utilisés pour la nourriture (et vous les trouverez principalement dans les supermarchés mexicains), mais ce ne sont pas eux. Ce sont des variétés de cactus que le gouvernement aimerait que nous poussions tous au lieu d’herbe, afin que nos riches puissent garder leurs pelouses. Ils sacrifient beaucoup pour nous à Hollywood et à Beverly Hills — faut que nous leur rendre le faveur !
J’espère que vous en tirerez le vrai message. Centennial Farm est plus un musée qu’une véritable ferme. Si vous vous souvenez de mon post de Vendredi noir, jusqu’aux années 60, South Coast Plaza était une ferme d’haricots. Orange County a tiré son nom des vergers d’orangers qui poussaient ici, mais pas plus. Nous sommes complètement débranchés de nos producteurs, une raison pour laquelle j’admire tellement l’attitude française vers ces gens.
Hier était encore une fois Vendredi noir, ou comme on le dit en France, Black Friday. Il m’amuse que vous avez adopté juste la pire tradition autour d’une fête que vous ne fêtez même pas. Dommage, vous ne savez pas ce que vous ratiez avec la dinde :
Non, mais sérieusement, comme disait M. Jours d’humeur, qui nous manque tous. Je vous ai parlé avant du mensonge derrière cet événement, mais aussi des excellentes promotions chez myPanier l’année dernière. Aujourd’hui, je vous présente deux choses : 1) mes achats chez myPanier pour ce Vendredi noir, et 2) Un Coup de Foudre : Le Blog : Le Film, 25 minutes pour faire un tour de South Coast Plaza, le centre commercial avec les revenus les plus élevés du pays.
Alors, qu’est-ce que j’ai acheté cette fois ? Hélas, je suis plutôt prévisible, alors vous allez reconnaître certaines choses de l’année dernière :
Oui, je suis fou de Chamonix, sans lesquels ce blog n’existe pas (je me suis présenté à mon premier groupe avec mon histoire de Chamonix). La Fille adore Le Comptoir du Cacao, mais n’a jamais goûté cette barre, alors elle attend son retour. Quant au nougat, je n’ai pas reconnu la marque « Esprit de Fête » — il s’avère que j’ai acheté quelque chose de Carrefour cette année après tout.
J’ai mentionné les Papillotes dans Je découvre le Rhône, mais c’est la première fois où j’en ai acheté. J’aime toujours goûter les bonbons communs, alors pourquoi pas les Lion ? En ce moment, aucun paquet n’est ouvert — tout attend La Fille, sauf le nougat.
Les biscuits « Amaretti di Saronno » restent mon souvenir d’enfance italien préféré, et si le calendrier d’Avent est grosso modo le même que l’année dernière, je sais qui va en profiter.
J’aimerais vous partager quelques autres photos de myPanier. D’abord, d’autres produits que j’aurais aimé goûter, mais j’ai atteint ma limite :
Vous alliez me dire QUAND qu’en France on peut décorer un sapin avec des boules de nougat ?
M. Descarottes est très en colère contre moi ([Comme d’hab]) parce que j’ai vu ces boîtes de carottes françaises sans en acheter ([QUOI ?!? Appelez la SPA ! Le 17 ! Hanouna ! — M. Descarottes]) :
J’aime bien les Pim’s, un autre souvenir d’enfance, mais ils ne sont pas une priorité car bien connus chez moi :
J’ai presque acheté une de ces boîtes « Mont Blanc », mais je n’étais pas sûr de comment les servir et garder une fois ouverte. C’est évidemment un dessert, mais l’emballage n’avait pas assez d’infos pour moi :
Un de ces quatre, je dois vous raconter la folle histoire de mon meilleur ami avec Maxim’s :
Juste pour mon amie Agathe, voici des épices polonaises :
Et pour finir chez myPanier, si vous voulez voir des escargots à ma table, il faudra que l’on accepte une invitation chez moi. Je ne vais jamais manger ça tout seul. ([Je n’aime pas la cote, les amis. — M. Descarottes])
Alors, Vendredi noir ailleurs. J’étais à South Coast Plaza pour dîner à Quattro Caffe, mon resto hebdomadaire pendant 13 ans déjà. Tout à coup, je me suis dit « Tournez-leur une vidéo de tout ça. Tout le monde vous prend déjà pour un américain ; jouez dans le rôle ! » Un ami m’a récemment expliqué que « prendre (qqn) pour un américain » veut dire croire que le quelqu’un nommé est plus riche qu’en réalité. Je fais des bêtises pour ce blog de même genre que je faisais pour mon ex, mais sérieusement, c’est pas Versailles ici non plus.
Cette vidéo est LONGUE, alors à YouTube, dans la description, j’ai mis des liens vers les moments que je crois sont les plus intéressants : la boulangerie Boudin et les bonbons See’s — les deux étant les trucs les plus californiens au monde — notre seul resto étoilé Michelin, la boutique de Baccarat, le grand sapin, la plus grande des TROIS boutiques de Louis Vuitton là, Quattro Caffe, et le Père Noël. Il y a de nombreuses boutiques des marques françaises et italiennes, et vous en reconnaîtrez beaucoup.