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Le débat « foie gras » et la francophobie californienne

Il y a une nouvelle tendance dans certaines villes de France, d’interdire le foie gras aux événements officiels. Cette semaine la mairie de Lyon l’a interdit. En réponse aujourd’hui, 14 associations de chefs ont annoncé leur soutien du foie gras :

Quelques faits économiques, selon la Ministère de l’Agriculture :

  • la France est le premier producteur mondial de foie gras ;
  • 100 000 emplois directs et indirects sont générés par cette filière en France ;
  • 78% des Français estiment que le foie gras fait partie des incontournables des produits de fêtes.

Je ne traite pas ici de la question de la cruauté. Je fais confiance que tous les deux côtés croient sincèrement à leurs arguments. Mais ce n’est pas également le cas en Californie.

Ici, nous sommes de gros francophobes, alors on n’attaque que le foie gras, mais aussi la cuir d’alligator. Voilà un article du magazine France-Amérique qui décrit l’interdiction du foie gras en Californie jusqu’en 2020. Cette année, la situation a changé parce qu’un tribunal a décidé que cette loi n’est pas d’accord avec la Constitution. Mais en ce moment, il reste illégal de le vendre aux restos (lien en anglais) — il faut le consommer à la maison. Cette année, un autre tribunal a décidé que la Californie n’a pas le droit (lien en anglais) d’interdire le cuir d’alligator, et pour la même raison — c’est un produit légal selon les lois fédéraux, et les états n’ont pas le droit de contredire ces lois-là. La lutte contre cette interdiction est gérée par une Française qui travaille à San Francisco, Béa Amblard (encore en anglais).

Pour l’instant, je ne relierai pas les points. Je vous dirai juste deux choses : que le cuir d’alligator vient de seulement un état, la Louisianie, et qu’il y a des plats asiatiques où on mange des animaux encore vivants qui ne sont pas interdits ici, dont les crevettes (en anglais, cet article décrit une manif contre un resto).

Cette fois, c’est pas de notre faute !

L’année dernière, je vous ai parlé du mensonge de Black Friday, un fête avec une fausse origine. Mais à l’époque, je n’étais pas encore abonné à beaucoup de listes de diffusion en français. Cette année, c’est toute autre chose, et maintenant, je me sens comme c’est encore une fois une question de l’impérialisme linguistique des anglophones français. Ah bon, c’est peut-être que je suis obsédé. Mais j’ai reçu tout ça pendant les dernières 24 heures :

Je préfère la traduction du Chef Michel Dumas :

Selon cette enseignante de français pour les anglophones, « Vendredi fou » est surtout trouvé au Québec. Et voilà, leur gouvernement nous dit que c’est l’un des « termes privilégiés » alors que Black Friday est « déconseillé ». C’est certainement le cas que je ne l’ai pas encore trouvé dans un site .fr.

Mais il y a une entreprise française qui m’a envoyé une pub aujourd’hui sans mentionner « Black Friday ». Et quand on considère la langue du courriel, c’est encore plus ironique :

Mais de tous ces courriels, seulement un a réussi :

Ah bon, c’est vraiment une entreprise californienne. Mais c’est aussi mon herbe à chat, alors j’y suis allé. Et c’était difficile de résister :

Ils me connaissent un peu maintenant, alors avec mes achats, ils m’ont gentiment donné quelques échantillons de nougat de Montélimar. Dois-je vous dire qu’ils sont déjà disparus ?

Bon anniversaire au moi

(Je voulais du parallélisme avec ce post ; ça marche mieux en anglais, mais seulement comme blague aussi.)

Il y a une chaîne de glaciers aux États-Unis, Baskin-Robbins, célèbres pour leurs gâteaux à la glace. Mais pendant la dernière décennie, jusqu’au début du virus, ils avaient une très mauvaise habitude. Ils envoyaient des courriels deux semaines avant son anniversaire qui disaient « Il sera bientôt votre anniversaire ; commandez votre gâteau ». Dites-le à mes parents ou à mes amis, s’il vous plaît ! Je ne veux pas acheter un gâteau pour moi-même.

Alors, c’est quoi ce truc ?

C’est ma version du gâteau « Riviera » de mon livre de Pierre Hermé. Avouez-le — même si vous ne saviez pas lequel, impossible que j’aie voulu rien d’autre qu’un dessert français. C’est rien de compliqué, juste trois couches de gâteau, deux couches de mousse au chocolat, et une couche de crème au citron. Moi, j’adore toujours les choses simples. (Et ne vous inquiétez pas, la recette suivra, mais oh là là, la traduction sera du travail !)

Je souhaite que je pourrais vous donner tous une part.

Le meilleur boulot en France

Depuis un an, je suis une femme sur Facebook qui écrit une page appelée « France with Véro ». (Faut préciser que c’est « suivre », pas « être ». De nos jours, on ne sait plus chez les américains.) Il était une fois, elle était expatriée aux États-Unis, où elle écrivait un blog appelé « French Girl in Seattle ». Mais en 2019, elle est rentrée en France pour être guide touristique.

C’est pas du toute sa faute, mais il s’est avéré que 2019 n’était pas le bon temps pour ça. Après quelques mois, Covid a commencé et paf ! — plus de touristes. Mais Véro a eu la meilleure idée de tous les temps. Franchement, je suis tout à fait jaloux.

Son idée était de tourner des vidéos avec son portable sur Facebook Vidéo en direct en marchant autour de Paris. Ses suivants à l’étranger payeraient par Patreon pour le droit de regarder toutes les vidéos. (Il y en a certaines sur YouTube.) Commencez-vous à comprendre pourquoi c’est une idée si génie ? Elle est payée (plus ou moins) juste pour être française, y vivre, et enregistrer son quotidien. (Pour être clair, elle est aussi bien éduquée en tant que guide.) Moi, j’ai trois brevets, mais je n’ai jamais eu une idée aussi brillante. Voici l’une de ses vidéos (attention, c’est en anglais) :

Il faut que j’ajoute que c’était sa faute que j’ai dû visiter les Galeries Lafayette Haussmann. Elle a posté cette collection de photos pour Noël l’année dernière. J’étais hypnotisé. Quelques semaines plus tard, je les ai vues encore dans Peur sur la ville et Le Père Noël est une ordure. Moi et mon stupide cœur d’artichaut, nous tombons amoureux de tout ce que nous voyons en France.

En tout cas, même si vous ne comprenez pas ce qu’elle dit (quelle ironie !), les images expliquent tout. Quand j’ai commencé ce blog, j’ai écrit, « J’ai le mal du pays pour un pays que je n’ai jamais visité ». Depuis juillet, je n’ai plus le deuxième problème, mais le mal du pays, c’est croissant tous les jours. (Baguette aussi.) Et alors, ce week-end je n’en pouvais plus et j’ai fait la seule chose qui restait — je me suis enfin abonné.

(Elle ne sait pas que j’ai écrit ce post, et je n’ai rien reçu pour l’écrire.)

La carte de France selon un marchand de vin

J’achète presque tous mes vins dans un magasin appelé Total Wine, le meilleur de nos deux grandes chaînes pour l’alcool. Leur concurrent, Beverages & More, n’a pas trop de vins, alors il n’y a pas de raison de parler d’eux. Mais à propos de notre séjour à Bordeaux, je veux vous montrer comment on voit la France ici.

Peut-être que vous saviez déjà que la Gironde a la superficie la plus grande de tous les départements. Ça couvre 10 000 km2 , environ 1,5 % du pays. Mais chez Total Wine :

Je compte 8 étagères de vin bordelais, où ils produisent 5,9 M hectolitres l’an. Pariez-vous que ça fait 1,5 % du vin français ici ? 5 % ? 10 % ?

Voilà notre deuxième plus grande région, le Rhône :

Avec 3 étagères, c’est moins de la moitié de Bordeaux, bien qu’ils produisent 3,5 M hectolitres, beaucoup plus que la moitié. Et la Bourgogne ?

En fait, il y a une étagère de plus pour la Bourgogne — je ne pouvais pas reculer assez loin. 2 étagères malgré un volume de 1,5 M hectolitres. Et le Beaujolais n’a qu’une étagère malgré 1 M hectolitres.

Les deux autres sont l’Alsace et la Loire, avec une étagère à chacun. L’Alsace produit 1,2 M hectolitres l’an, et la Loire ? 3,2 M hectolitres ! C’est plutôt injuste par comparaison avec la Bourgogne.

Mais peut-être que la Loire ne devrait pas se plaindre. Au moins elle existe selon notre marchand de vin, contrairement à la plupart du reste du pays !

Adieu, chef Ducasse

(Désolé, pas de film ce week-end. J’ai eu une semaine complètement pourrie et en plus, je suis malade. C’est donc le bon temps pour râler.)

Pour être clair, M. Alain Ducasse n’est pas mort. Mais ce post, c’est l’histoire d’une rupture avec l’un de mes héros. Où il mène, je ne peux plus le suivre. Ce qui suit est un cri de cœur, et ce n’est vraiment pas seulement à propos de M. Ducasse, ou la cuisine.

Cette histoire vient du Canard enchaîné du 29 septembre :

Quand j’ai eu 22 ans, j’ai vu ces deux livres dans une librairie. Ce sont les premiers livres de recettes que j’ai achetés :

Le livre de M. Ducasse était toujours trop difficile pour moi — la moitié de ses recettes manquent de mesures ! — mais il restait quand même une inspiration. Il y a une histoire dans le livre de M. Ducasse que je vais traduire pour vous (je n’ai pas ses mots originaux, juste la version en anglais) :

Un week-end, ma grand-mère préparait le dîner, et dans sa carte il y avait des haricots verts fins et croquants de notre jardin. Après elle en a mis plusieurs sur une assiette, j’en ai goûté 2 ou 3, et savais qu’elle les a laissé faire cuire un peu trop long. « Mamie », j’ai dit tranquillement mais sans peur, « tu as trop cuit les haricots verts ». C’était un petit moment, mais en même temps, un genre d’épiphanie pour moi. « Alors », elle m’a répondu, « veux-tu faire la cuisine ? ». Oui, je me suis pensé. Depuis ce moment, rien ne peut m’empêcher.

Alain Ducasse, Flavors of France, p. 9

Ce monsieur n’aurait jamais dit qu’il s’en fiche si un repas n’est pas délicieux. Ce livre-là n’est pas du tout une déclaration comme ça. C’est un livre avec les mêmes valeurs que les miennes — la tradition, les repas en famille, le respect pour le monde en dehors de Paris (vous pouvez également lire « Los Angeles » à la place de Paris ; c’est le même sentiment).

Mais pourquoi est-ce qu’il a abandonné sa cuisine ? En 2014, il a dit à Marie Claire :

« La planète a des ressources rares. Il faut consommer différemment, moins de sel, moins de sucre, moins de gras et moins de protéines animales. L’important, c’est le goût, la pureté, le respect des aliments, et le sentiment que va donner le cuisinier à celui qui va déguster l’assiette. »

Alain Ducasse met la viande à la porte de sa cuisine !

Ah bon, mais moins ne veut pas forcément dire rien ou pas du tout. En plus, on ne voit pas du tout ici l’attitude « pas nécessaire que ce soit toujours délicieux ». C’est ça que je trouve vraiment insupportable. Je remarque en plus qu’en dépit d’habiter dans cette planète de ressources rares, il ne s’est pas empêché de servir des plats chers aux clients très riches.

Moi, je suis plutôt l’avis de Pierre Hermé dans l’autre livre en haut : « La crème au beurre doit avoir du beurre — rien d’autre ne marche » (p. 29). Également l’avis de Julia Child, l’écrivaine et animatrice américaine qui a rendu populaire la cuisine française aux États-Unis : « Si vous avez peur du beurre, utilisez de la crème » et aussi « Je crois aux viandes rouges ». Ici, on fête la cuisine de la campagne, sans mépriser les villes, et je trouve que M. Ducasse ne rend plus l’envers. Je suis fier que l’on trouve le vrai patrimoine culinaire français dans ces pages, et ce que j’apprécie ne changera jamais.

Le prochain livre de Cook&Record

Vous savez tous que je suis grand fan de Laurène Lefèvre, à laquelle je dois tout ce que je sais à propos de la pâtisserie. Mme. Lefèvre vient d’annoncer son deuxième livre, et je viens de le commander.

©️Cook&Record

Et quand je dis « viens », ça veut dire « presque au même instant ». Voilà son annonce et ma commande :

4 minutes — je suis un mauvais fan !

Peut-être que vous vous souvenez que j’étais déçu la dernière fois, parce que j’ai commandé son premier livre mais elle ne l’a pas signé. Cette fois, j’ai commandé la version avec une dédicace, pour laquelle j’ai dû payer un peu extra.

Les options sont ici. Hélas, ce livre n’arrivera pas avant le temps d’un anniversaire très important. Pas pour un cadeau, mais pour l’utiliser. Je m’en fiche. J’ai une petite collection de livres signés chez moi, et j’ai hâte d’en ajouter un de plus !

Mon livre jamais utilisé

Peut-être le meilleur pâtissier français dont vous n’avez jamais entendu parler est François Payatd. Il vient de Nice, et il a été stagiaire à Paris, mais ça fait déjà 31 ans depuis qu’il est venu à New York. Toute sa carrière a déroulé aux États-Unis. Moi, je le connais grâce à son ancienne pâtisserie à Las Vegas. (Hélas, elle est disparue en 2017.) En tout cas, ce soir j’ai redécouvert l’un de ses livres, que j’ai acheté il y a des années, et gardé au cas où j’apprendrais à utiliser une poche à douille. Voilà :

Ce livre a été écrit en 1999, mais il y a des trucs au-dedans qui semblent venir d’un autre monde. Par exemple, il y a une douzaine de soupes à dessert dans le livre, et je sais qu’il était une fois, ce genre de dessert était très populaire. Il y en avait plusieurs dans mon livre de Pierre Hermé au même époque. Mais je n’ai vu aucune soupe comme ça nulle part en France ; ce n’est plus à la mode. Voilà sa soupe à la mangue :

Ma fille adore la mangue ; peut-être que l’on la goûtera.

Il y a des changements nécessaires à l’époque. Vous reconnaîtrez sûrement ce gâteau, mais M. Payatd nous dit d’utiliser de la crème liquide, pas de yaourt. En 1999, il n’était pas encore possible de trouver le bon yaourt aux États-Unis.

Il y a aussi des changements surprenants dans ce livre. Par exemple, sa recette de frangipane : du sucre, des amandes, du beurre, des œufs, de la farine. La vraie recette, selon beaucoup de sources, c’est la moitié cette crème et la moitié de la crème pâtissière.

C’est un livre un peu ambitieux pour le cuisinier à foyer :

Mais il s’avère que ce livre a rentré dans ma vie au bon moment. En trois semaines, j’aurai besoin d’un gâteau pour un événement spécial. J’ai trouvé exactement le bon gâteau dans ce livre. (Ce n’est pas celui en haut.) Vous saurez quand vous le verrez !

La Ligue Magnus

Mon amie rouennaise a posté une vidéo aujourd’hui pour son équipe locale de hockey, les Dragons de Rouen. Je ne connaissais ni l’équipe ni la ligue, j’ai donc fait des recherches. Ça m’intéresse parce que, malgré avoir grandi dans un désert, le hockey est mon deuxième sport préféré après le baseball. Mais j’ai aussi découvert quelque chose qui m’intéresse beaucoup plus que le sport !

Les arènes de hockey en France sont beaucoup plus petites que les nôtres. La plus grande arène est à Grenoble, et sa patinoire a une capacité de 4 208 spectateurs. Où j’ai grandi, à San Diego, il y a une équipe du deuxième niveau (il n’y a pas de rétrogradations aux États-Unis), et leur arène a une capacité de 14 600. Au plus haut niveau, les Ducks d’Anaheim jouent très proche de chez moi, et leur arène a une capacité de 17 174 pour le hockey, et plus de 18 000 pour les concerts.

Quand on assiste à un jeu de hockey en France, on voit d’abord des français qui jouent. Selon les règles, une équipe peut utiliser un maximum de dix joueurs étrangers, de vingt joueurs en total. Et en fait, environ 55 % sont nés en France — mais c’était 63 % en 2013. Par rapport, la Ligue « Nationale » des États-Unis et du Canada (c’est plutôt international, non ?), est 43 % canadien, 29 % européen, et 28 % américain, en jouant principalement aux États-Unis pour un trophée donné par un Britannique.

Mais ce n’est pas le fait qui m’intéresse le plus. C’est que les équipes restent où elles ont été fondées. J’ai cherché toutes les pages de la Ligue Magnus sur Wikipédia, mais je n’ai trouvé aucun exemple d’une équipe qui a déménagé. Je déteste l’équipe de football de mon enfance, et je ne regarde plus notre NFL, parce que cette équipe-là, les Chargers, ont déménagé de San Diego à Los Angeles. Il me semble que c’est quelque chose qui ne se passe pas en France. Je ne regarde pas non plus la NBA parce que deux équipes ont quitté ma ville.

Peut-être qu’il vous semble que c’est fou d’être si étonné par un fait quotidien comme ça. Mais j’avais des billets de saison pendant 17 ans pour les Chargers, et à la fin, il n’a sert à rien. Que pensez-vous — préférais-je soutenir une équipe loyale qui joue dans un petit stade, ou une équipe qui ne se soucie pas de ses fans ?

Pour la politesse française

Ça fait deux mois depuis que je suis revenu aux États-Unis. Vous savez déjà beaucoup de choses qui me manquent — mes amis, les sites, la pâtisserie, la musique. Mais il y a quelque chose de fou qui me manque horriblement. C’est le vouvoiement !

Quand j’étais jeune, la culture aux États-Unis n’était pas si différente que la France de maintenant. Peut-être que vous pensez que je plaisante. Mais je suis complètement sérieux. Quand on s’adressait à un inconnu, c’était toujours « Madame » ou « Monsieur ». Quand j’allais dans un magasin où j’étais connu, c’était « Monsieur Busch » (eh bien, « Mister »), jamais « Justin. » Et dès qu’ils apprennent votre prénom, les dialogues écrits par leurs gérants disent qu’ils doivent utiliser ce mot dans chaque phrase. « Tu payes comment, Justin ? Tu aimerais avoir une carte de crédit avec nous, Justin ? Bonne journée, Justin ! »

C’est la même chose quand on entre dans un magasin. Les caissiers doivent interrompre leurs clients pour crier soit « Hello! » soit « Thank you! » à ceux qui entrent ou partent. C’est impoli. Si vous êtes en train de parler avec un client, servez ce client-là, pas quelqu’un d’autre ! Et il n’y a jamais de contact visuel, surtout avec les clients qui partent. On crie vers leurs dos ici. Je n’ai jamais vu ça en France, et croyez-moi — je cherchait.

Une autre chose qui me manque, c’est l’absence d’un mauvais comportement si bizarre que je dois vous le montrer en vidéo, parce que vous ne le croiriez jamais si je vous l’explique seulement en texte. Quand on est dans un resto — pas un McDo, un vrai resto avec des serveurs — ils essayent de vous convaincre de commander des trucs en les disant leeeeeeeentement, Je n’enregistrais jamais un serveur pour ça — ils n’apparaîtraient pas volontairement — je vais donc le faire moi-même :

Quand je vous dis que l’absence de ce comportement est l’un de mes plus précieux souvenirs du voyage, je ne mens pas.

Un renseignement qui m’amuse beaucoup — en anglais on dit « you » pour tous les deux, « tu » et « vous ». Mais lequel mot français est l’ancêtre de « you » ? C’est « vous » ! La version ancienne de « tu » en anglais était « thou, » et on peut le trouver jusqu’au XVIIIe siècle. Alors nous, les gens les plus décontractés du monde, nous vouvoyons tout le temps !