HPI, 3e partie : Froid de canard

Je suis revenu sur HPI cette semaine pour regarder ce que je pouvais sans TF1 MAX, et j’ai reçu une mauvaise surprise — mais pas complètement inattendue. TF1 vient de désactiver les captures d’écran sur les portables en regardant leur site. Et franchement, c’est comme plein d’autres sites de chaînes de télé, et ils ont absolument le droit en plus. Je n’ai rien pour me plaindre.

Alors, ce sera plutôt court. On a passé de la 2e à la 3e saison, alors j’ai évidemment beaucoup raté. Notre héroïne Morgane est maintenant en relation avec son collègue Timothée, ce que je trouve bizarre, largement parce que je n’ai aucune idée d’où il est venu. C’est ce qui se passe quand on saute entre saisons d’une série et rate beaucoup de choses. De toute façon, il me semble beaucoup trop…normal pour quelqu’une comme elle.

Notre enquête concerne une femme retrouvée morte près d’un étang à l’aube. Morgane est envoyé avec Karadec pour interroger le mari, qui travail dans un club de natation. Avec sa charme typiquement discrète, Morgane arrive à embêter Karadec et le mari tous les deux.

Il s’avère, comme d’hab avec cette série que personne ne dit la vérité. La femme a une fausse identité, son mari nie toute connaissance de tout ça, un employé du club — récemment viré — a caché sa vraie identité : tout ça, c’est-à-dire qu’il est bien impossible pour le public de deviner le bon suspect jusqu’à la fin. Mais en même temps, avec sa professionnalisme habituelle, Morgane arrive à tout résoudre en bouleversant les vies personnelles de ses collègues. Il y a toute une intrigue que j’ai ratée entre ce Timothée et Gilles, mais aussi quelque chose ne va évidemment pas entre Morgane et Karadec, et je l’ai aussi ratée.

Je crois que c’est la fin pour les chroniques de HPI ici pour l’instant. Pour autant que j’aime la série, il y a trop de lacunes entre les quelques épisodes que je peux regarder. Si je trouve l’intégrale de la série en France en juillet, je l’achèterai avec plaisir. (Je sais, pas de risque qu’il y en aura une avec la 3e saison.) En fait, il nous faudra parler bientôt d’achats — quels disques et quels livres à chercher pour renvoyer à la maison ? Mais c’est pour un autre article.

Tag : Sept films de héros/séries pour passer la semaine

J’ai vu ce tag chez La lectrice en robe jaune, puis Blogosth. Vous savez à quel point j’adore les deux — ils apparaissent chaque mois dans « C’est le 1er ». Mais je ne peux pas laisser passer quelque chose. Leurs listes de héros manquent complètement de films français. C’est donc ma tâche de combler la lacune. Vous savez déjà que ma liste manquera complètement de films d’un autre pays. Évidemment, je parle de l’Inde. Mais oui, pas de Hollywood non plus.

Lundi : Il faut commencer avec le héros le plus proche de l’auteur de ce blog, celui que j’essaye d’imiter tous les jours. Naturellement, je parle d’OSS 117, héros du Caire, nid d’espions et Alerte rouge en Afrique noire (aussi apparu dans Rio ne répond plus, mais je n’ai pas du tout aimé celui-là). Que ce soit son don pour dire toujours la bonne chose au bon moment — surtout aux femmes — sa connaissance de la situation, ou son amour de Casimir, nous sommes le même. Quant à notre attitude vers la France aussi, j’espère.

OSS 117 reçoit le plus haut compliment possible

Mardi : Un autre incontournable du cinéma français, aussi fait pour nos jours que moi, Godefroy de Montmirail des Visiteurs. J’entends parler que M. le président Macron est aussi grand fan de son cri de Montjoie, Saint-Denis ! Je l’adore dans Les couloirs du temps aussi. Évitez La Révolution à tout prix.

Godefroy rencontre la modernité

Mercredi : Peut-être qu’il vous paraît moins qu’un héros, mais Ludovic Cruchot a gagné le cœur de la plus belle femme au monde. Et après une présentation digne de moi ! Je ne peux pas imaginer une plus belle histoire d’amour que Le gendarme se marie. 5 des 6 films sont des classiques.

La photo la plus importante du blog

Jeudi : Y a-t-il un héros français mieux connu au monde entier que D’Artagnan ? Je le doute. Et un comédien plus doué que Bourvil ? Non, pas du tout. On mélange les deux dans Les trois mousquetaires d’André Hunebelle.

Un pour tous, et tous pour un !

Vendredi : Continuons avec André Hunebelle, mais cette fois notre héros est François de Capestang, joué par Jean Marais dans Le Capitan. Il se venge du meurtre d’un ami et sauve le roi, pour lequel il reçoit la main de la femme mystérieuse qui lui avait sauvé la vie plus tôt. Pas besoin de me rappeler que ce dernier fait n’intéressait pas à M. Marais, merci.

Quelle évasion !

Samedi : Juste pour vous montrer que je n’ai pas de dent contre Jean Marais, continuons encore avec lui et André Hunebelle, cette fois dans la peau de Fandor dans les films de Fantômas. Que ce soit Fantômas, Fantômas se déchaîne ou bien Fantômas contre Scotland Yard, il réussite à chaque fois de sauver la France de l’un des pires criminels de tous les temps. Et la scène avec la Citroën DS à la fin du deuxième film ? Un classique !

Chasse à cheval dans Fantômas contre Scotland Yard

Dimanche : Il faut avoir au moins un personnage de Belmondo dans cette liste. Il y a beaucoup de bons choix, mais Adrien Dufourquet, L’Homme de Rio, est mon choix ici. L’Indiana Jones français, presque 20 ans avant Les Aventuriers de l’arche perdue. Avec l’une de très peu d’apparitions de la vedette immortelle, Françoise Dorléac, ce film est un pur régal du début à la fin.

Belmondo et Dorléac

Si j’allais choisir des héros de cet autre pays qui produit des films, il faudrait que la liste avoir en tête le plus grand héros de tous les temps, Optimus Prime. Et évidemment, je choisirais aussi Indiana Jones. Et du voisin à travers la Manche ? Il était une fois, ils étaient toujours fiers de leur culture, ce qui a donné lieu à la scène la plus britannique de tous les temps. Mais je préfère cette liste.

La tarte aux pralines roses

On finit finalement nos recettes lyonnaises avec le dessert lyonnais par excellence (expression anglaise qui veut dire « par excellence »), la tarte aux pralines roses. Les pralines roses sont un symbole de Lyon, et ce dessert confectionné avec est quelque chose que l’on trouve nulle part ailleurs.

Et voilà, j’ai eu les bonnes pralines roses pour l’occasion. Je les ai trouvées il y a des mois chez myPanier et les ai gardées pour le bon moment. Elles se conservent jusqu’à un an, alors pas besoin de s’inquiéter dans une telle situation.

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La salade lyonnaise et les quenelles

On continue nos recettes rhodaniennes avec la salade lyonnaise et les quenelles. Ces deux recettes viennent du livre « La bonne cuisine lyonnaise » que mon amie m’avait envoyé.

Je vous rappelle que ces deux recettes font partie de mon dîner rhodanien. Ce qui suit est mon propre texte ; j’ai coupé les quantités comme d’habitude. La salade étant facile, on commence avec les quenelles.

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Mon dîner rhodanien

Il y a des fois où une introduction ne sert à rien. Alors tout simplement : Bienvenue dans mon bouchon lyonnais !

Je vais vous donner les recettes pendant les deux jours à suivre, en plus d’aujourd’hui. Il y a beaucoup trop de photos pour une post, et pour ce que tout ça m’a coûté, je dois gagner quelque chose. Alors, qu’est-ce que l’on trouve ici ? D’abord, la soupe VGE de Paul Bocuse — notre recette de ce soir — mais aussi de la salade lyonnaise et des quenelles en gratin. En dessert, une tarte aux pralines roses avec de véritables pralines roses.

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Des questions pour planifier

L’itinéraire commence à prendre forme. Je ne veux pas publier les dates exactes pour voyager avant de partir, afin de ne pas aider des facteurs voleurs. (Aux États-Unis, il y a certains qui lisent les nécrologies pour trouver des maisons à cambrioler. Voilà, voilà, et voilà ; liens en anglais, évidemment. Peut-être qu’ils lisent des blogs aussi.) Je vous signalerai le début selon ma façon habituelle, j’en suis sûr. Mais peut-être que vous pouvez m’aider avec certaines choses.

Avant de partir, il faudra que La Fille lise mon livre des partisans. Mais elle va aussi visiter Omaha Beach. Mon intention, c’est que nous y irons après avoir visité mon amie à Rouen. De là, Bayeux, puis un retour à Paris. Véro de France with Véro m’a conseillé de prendre un train de Paris, puis louer une voiture à Rouen. Mais une recherche sur Auto-Europe me suggère que ce sera difficile. Est-il possible de faire tout ça avec des transports publics, ou serait-il mieux de louer une voiture à Paris ? (On la quittera la plus vite possible, car je ne vais pas conduire au milieu de Paris.)

La Tout Eiffel a bien épuisé le stock de billets disponibles en ligne pour tout juillet. Je remercie mon ex pour me faire tarder en planifiant ce voyage, car ce n’est pas surprenant du tout.) On peut apparemment faire la queue au meme jour pour des billets. Y a-t-il d’autres moyens de les trouver au-delà du marché noir ? Je suis sûr que l’on gaspillera des heures dans la queue. Mais La Fille me tuera si on rate la Tour.

Des recommendations pour des boulangeries sont toujours les bienvenues. Je suis sûr que nous passerons par Pierre Hermé et Lenôtre, mais vous savez bien que ce blog n’est pas seulement consacrée à la haute gastronomie. Des trucs plus locaux sont toujours les bienvenus.

Vous pouvez visiter soit Chantilly, soit Chambord soit l’un des châteaux près de Tours. Vous choisissez lequel ?

Dernière question pour l’instant. Mes responsabilités sont d’abord à ma fille et mon père. Mais c’est quand même une opportunité pour quelque chose de nouveau. Préféreriez-vous un événement Facebook ou YouTube en direct, de courtes pépites quotidiennes sur la balado, ou juste l’horaire de publications comme d’hab ?

Saison 2, Épisode 13 — Le Rhône avec Maman lyonnaise

Cette semaine, notre épisode est plutôt différent que d’habitude ! Mon invitée est la célèbre blogueuse Maman lyonnaise, et elle m’a généreusement donné plus que « 5 Minutes Avec », au point où entre l’interview et le « Je découvre », c’est presque mes 22 minutes souhaitées. Alors, il n’y a qu’un autre article dans l’épisode. Mais je crois que c’est en résultat exactement ce que voulais faire de la balado — son propre programme, avec juste assez du blog pour être clairement lié.

Ça commence 3 semaines de contenus extraordinaires pour « 5 Minutes Avec ». Les deux prochains invités sont déjà engagés, et je vous dirai tout simplement que ce sera étonnant, ce qui arrivera. Pour le 26, j’ai reçu les réponses de l’invité par courriel au lieu de l’enregistrer, alors je lirai le tout à haute voix. Si vous connaissez quelqu’un qui serait un bon choix, mais qui préfère de ne pas apparaître en direct, dites-moi ! Je ferai tout et n’importe quoi pour vous ramener des personnalités intéressantes. Aussi, si vous aimez les contenus, veuillez partager la balado — plus d’auditeurs veut dire plus d’invités !

Je commence à avoir des réservations pour notre voyage en France. Les billets d’avion sont achetés — oh là là, comme les prix sont haussés depuis 2021 ! — et je commence à acheter les billets pour des sites individuels. Je planifie à voir 2, et j’espère 3, de mes amis pendant ce voyage. Malgré le fait qu’il y aura 3 vols, seulement 1 sera sur Air France. (On passera 2 heures à Heathrow pour le retour.) Ça me rend bien triste, mais, je dois vous dire très franchement qu’Air France n’était pas du tout proche quant aux prix. C’est dommage, mais je ne vais pas perdre la tête.

Notre blague traite du golf. Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :

Sur le blog, il y a aussi Week-end en Alabama, l’histoire d’un court voyage pour y amener La Fille, Au courant avec Ampère, à propos d’un célèbre fils de Lyon, La Vache et le Prisonnier, ma critique du film, et Mon autre carte du Rhône, sur deux références au Rhône dans les jeux Dragon Quest.

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Mon autre carte du Rhône

Il y a des fois où je publie des blagues dans les posts « Je découvre », et d’autres fois où je ne suis que sérieux. Mais cette fois, il n’était que la longueur de Je découvre le Rhône qui m’a empêché d’inclure celle-ci.

Vous n’avez probablement jamais joué au jeu vidéo Dragon Quest II, car il n’est pas sorti en Europe à l’époque (1990), alors voilà, la carte du vrai Rhône :

Source

C’est le dernier pays que l’on atteint dans le jeu, le repaire du méchant final. Mais une fois sorti en tant que jeu « rétro » en 2019 en Europe, quelque chose de surprenant est arrivé — le nom de ce pays a été changé, pour devenir Rendarak. Mais moi, je sais la vérité. J’étais là à l’époque. Voici une preuve :

Capture d’écran de cette vidéo

Ce personnage dit au joueur « Tu trouveras que cette porte est le seule moyen pour que tu atteignes le Rhône ». C’est clairement le cas qu’il tutoie parce qu’il parle anglais.

Mais ce n’est pas le seul hommage au 69 dans la série Dragon Quest ! Dans le quatrième volet, L’Épopée des élus, il y a un pays très français, où le village principal se nomme « Laissez Fayre », et le noble qui y règne ? Le Marquis de Lyon. Bon, en anglais, ils écrivent Léon, comme si c’était en espagnol. Mais je vous demande, pourquoi est-ce que ce type vit dans le « Palais de Léon », non pas le « Palacio » ? Et regardez comment il parle — montrez-moi l’espagnol qui dit « Quel dommage ! ». J’ai raison.

Capture d’écran de cette vidéo
Capture d’écran de cette vidéo

Encore une fois, en traduction française, les références françaises ont été supprimées, et « Laissez Fayre » est devenu « Teafortwo », alors que le Marquis de Lyon est devenu « Lord Lionel ». Parce qu’évidemment, vous préférez toujours les anglicismes. En revanche, que faire avec tout ce franglais ? À la place des traducteurs, moi aussi, j’aurais peut-être choisi de tout changer en anglais :

Capture d’écran de cette vidéo

Vu que l’on revoit ce monsieur après cette conversation, il aurait dû dire « Au revoir ! », pas « Adieu ! ». Mais à l’époque, pensez-vous que j’aurais su une telle chose ? Moi non plus !

La Vache et le Prisonnier

Ce soir, mon film était La Vache et le Prisonnier, avec Marguerite, une vache. Fernandel y joue aussi. C’est considéré un classique du cinéma français et devait faire partie de mon classement de 100 films. Je vais vous donner le résumé, puis on en parlera.

Le film commence dans une ferme quelque part dans le pays préféré du blog, l’Allemagne. Il faut que j’avoue que je n’ai pas bien compris la situation. Il y a quatre hommes qui vivent et travaillent dans la ferme avec une allemande. Ils sont prisonniers de guerre. Pourquoi est-ce qu’ils mangent assez bien et n’ont qu’une civile pour les surveiller ? De toute façon, ils mangent tous à la même table avec l’allemande. À la radio, de la propagande se joue en promettant que Churchill et de Gaulle seront écrasés par l’armée de la liberté.

Charles Bailly, joué par Fernandel, a une idée de bête. Littéralement. Il va essayer de s’échapper avec une vache. Il restera habillé en tant que « KG » (Kriegsgefangener, ou prisonnier de guerre), et pense qu’avoir une vache avec veut dire que tout le monde le foutra la paix. J’ai assez bien compris la langue. C’est l’idée que je trouve trop stupide pour la croire.

Il entend des sifflets sur la route, et plutôt que de les évader, il les suit et est rattrapé par les fridolins. Ne vous plaignez pas de moi, j’ai appris le mot du film. Après un moment bizarre où les allemands s’inquiètent d’avoir trop de prisonniers, Bailly explique au commandant qu’il appartient à une ferme — et le monsieur le permet de s’en aller. Les allemands étaient légendaires pour croire tout simplement les paroles de prisonniers et ne jamais les tuer sous la moindre excuse.

Pendant ce temps-là, Marguerite se retrouve avec un troupeau, mais Bailly la trouve, et le trajet continue.

Malheureusement pour lui, les deux sont retrouvés par un voisin de la ferme, qui les y ramène. Là, il voit que l’armée allemande est prête à punir les autres à cause de son évasion.

Après avoir offert ses excuses, il s’en va et est trouvé par des prisonniers russes. Il essaye d’expliquer qu’il va prendre un train vers Paris, mais ils veulent Marguerite en échange, et il ne veut pas la rendre.

Prochainement, il espionne tout un convoi de camions allemands et se cache dans des buissons. Il doit y rester jusqu’à ce qu’ils partent le lendemain. Après, il se retrouve avec Marguerite.

Son prochaine étape est involontaire, quand Marguerite tombe amoureuse d’un taureau. Bailly passe plusieurs heures dans la ferme et déjeune avec la famille. Il fait des frites à la française pour eux. Ils savent qu’il est évadé mais ne disent rien au Gestapo. Je ne le crois pas.

Finalement, la scène la plus émouvante pour moi arrive. Il se trouve aux bords de Danube, et les Alliés bombardent le pont. Comme ça fait chaud au cœur de voir une sortie aussi réussite ! Mais il pense que ça veut dire qu’il lui faudra quitter Marguerite.

Heureusement pour lui, les allemands construisent vite un nouveau pont. Moins heureusement, Marguerite refuse de bouger quand ils arrivent. Mais contre tout ce dont on sait de leur comportement habituel pendant la SGM, encore une fois ils voient qu’il est prisonnier mais le laisse partir sans problème. Non, mais sérieusement ?

Finalement, après encore un autre moment dans un village dit Esslingen, où les allemands le laissent passer sans papiers, il arrive près de la gare de Stuttgart et dit adieu à Marguerite. Il lui fait une promesse de ne plus manger de veau. Quelle sacrifice en temps de guerre !

À la gare, il se faufile dans un train parti en direction « Frankreich ». Je sais, comme moi, vous dites, « Mais Frank Reich est entraîneur de football américain ! » Je sais, je sais. Mais si je n’en ai pas tiré cette blague, d’où l’humour dans ce film ?

Finalement, le train arrive en France. Mais on lui demande ses papiers et il s’échappe dans un autre train — qui le ramène en Allemagne. Tout ça pour ça.

Je ne vais pas vous mentir. Je n’aime pas du tout Fernandel. Je n’aime pas sa voix, je n’aime pas sa gueule, rien. J’ai assez profité de La Cuisine au beurre parce que Bourvil rend presque tout supportable. Mais ce film m’a ennuyé du début jusqu’à la fin, avec son scénario ridicule et manque total d’humour. Et des Nazis qui haussent les épaules encore et encore.

Je sais que c’était le plus grand succès de son année. Peut-être que sa génération l’a trouvé plus reliable. Mais à moins que vous veniez de découvrir ce blog, vous savez que j’ai un appétit sans limite pour des contes de la SGM. J’adore même des films où la réception en France était très mitigée, comme L’As des as. Et avec celui-ci, je ne trouve absolument rien d’attachant, au point où je vais l’offrir gratuit dans le groupe privé de l’OCA. Je ne me suis jamais débarrassé d’un disque jusqu’à maintenant. Je préfère avoir l’espace sur mon étagère. (Avant que vous ne me demandiez, les troisième Visiteurs en aurait été le premier s’il ne faisait pas partie d’un coffret.)

Au courant avec Ampère

Après avoir parlé d’André-Marie Ampère en tant que le rhodanien le meilleur connu, on continue les « Découvertes françaises » par expliquant un peu de ce qu’il a fait. Je dis « un peu » pour deux raisons. La première, c’est qu’il était un géant historique de la physique, et de parler de tous ses réalisations remplirait tout un manuel. La deuxième, c’est qu’expliquer beaucoup de ses travaux aurait besoin d’équations comme celle-ci :

Source : Wikipedia

Ça parle des courants dans deux conducteurs parallèles et les forces que l’un exerce sur l’autre (lien en anglais). Mais bien que j’aie réussi mon cours d’ingénieur électrique à l’université, ça fait la moitié de ma vie, dans une autre langue, et pour être complètement honnête je l’y ai mis pour faire peur plutôt qu’éclaircir. Ce n’est pas un blog de maths avancés.

Mais on va en discuter d’une manière plus intuitive, moins formelle, en suivant une idée liée d’Ampère. Vous avez sûrement remarqué dans la formule en haut qu’il y a des x. Ça veut dire multiplication, bien sûr, mais d’une forme très particulière, une liée avec les angles droits. Et c’est à partir de ça que l’on appréciera la génie d’Ampère.

André-Marie Ampère, Dessin paru dans Practical Physics, Domaine public

On parle donc de la « règle de la main droite ». Je vais vous dire très franchement que l’article sur Wikipédia est plutôt inutile par comparaison avec celui de Wikipedia en anglais. Ça arrive malheureusement trop souvent avec les articles scientifiques. (Les potins de célébrités, par contre, sont aussi — même encore plus — détaillés qu’en anglais ; vous mettez vos priorités dans le bon ordre.)

C’est quoi la règle de la main droite ? C’est facile à comprendre si on regarde deux diagrammes, les deux venant de Wikipedia :

Règle de la main droite dans un fil, Image par Jfmelero, CC BY-SA 4.0

Quand un courant passe tout dans le fil, ça crée un champ magnétique. Et le sens du champ est donné par la position des doigts. Vous noterez qu’en ce cas, le champ magnétique tourne autour du fil.

Mais on peut imaginer un autre cas, où le fil est tordu autour de quelque chose. On appelle cette configuration un solénoïde. Qu’est-ce qui arrive ?

Règle de la main droite dans un solénoïde, Auteur inconnu, Domaine public

Cette fois, c’est le courant qui tourne, et le champ magnétique point dans le sens du pouce. Peut-être que vous pouvez penser à une application de cette découverte. Par exemple, si on mettait une aiguille en présence du fil tout droit, l’aiguille tournerait, n’est-ce pas ? Et si la puissance du champ magnétique changeait avec la quantité du courant…peut-être que l’on pourrait l’utiliser pour signaler quelque chose dans un code ? Peut-être un code binaire, éteint ou allumé, ce qui changerait la position de l’aiguille ?

Félicitations, on vient d’inventer le télégraphe. Mais avant de féliciter M. Ampère pour être le seul et vrai inventeur du télégraphe, notez qu’il y a au moins deux façons de recevoir le signal suggérées par les diagrammes en haut. Avec un solénoïde, on pourrait faire une sonnerie, exactement ce qui se passe quand on sonne à votre porte. (Ne parlez pas du « Ring » d’Amazon, je parle évidemment de comment ça marchait jusqu’à il y a des années.) Cette autre façon est ce que l’on appelle un télégraphe armature, et c’était ce qu’a fait M. Morse. Mais même lui n’était pas « L’ » inventeur, parce qu’il y avait plusieurs idées développées en même temps partout en Europe (Cooke et Wheatstone, Gauss et Weber, Schilling).

Pourtant, tous ces télégraphes dépendent de la même théorie d’électromagnétisme, et on doit notre compréhension de la relation des courants aux champs magnétiques à André-Marie Ampère. C’est à cause de cette découverte française que l’unité pour mesurer l’intensité de courant s’appelle l’ampère.