Archives mensuelles : août 2021

Mes plaintes

Pour être un bon Français, il faut savoir râler (en disant que c’est juste les autres Français qui râlent). Alors, considérez ce post comme ma candidature de citoyenneté honoraire.

Plainte la première : Arrêtez de vendre l’idée d’amour ; c’est ÉNERVANT.

Dès que l’avion d’Air France commence à bouger, les conneries sur l’amour commencent aussi. Voilà une image de la vidéo sur la sécurité à bord de l’avion :

BEURK !

Avec la Tour Eiffel en arrière-plan, bien sûr. Pensiez-vous que c’était mon rêve d’y aller tout seul ? De dîner au restaurant de mon chef préféré avec un portable au lieu d’une femme ? Faut-il vraiment me rappeler si fortement d’être celibataire depuis onze ans ? PAS DU TOUT ! Mais qu’est-ce que l’on y trouve en sortant de l’avion ?

Et pendant que l’on attend le vol pour quitter le pays ? Remarquez, s’il vous plaît, qu’il n’y a plus de bouton, alors cette fontaine d’eau potable ne marche pas.

Évidemment, on ne vit plus à cause d’eau fraîche, alors que penser de l’autre chose ?

Plainte la seconde : QU’EST-CE QU’IL Y A AVEC VOUS LES ANGLOPHONES ?

Ouais, je l’ai dit. J’avoue que je n’ai pas encore un niveau C1, mais il me semblait que tous les français voulaient me parler en anglais. C’était le cas même quand je leur ai dit que je parle français.

Au début, c’était pas si énervant. Pour exemple, quand je suis arrivé à mon hôtel, le réceptionniste savait déjà que j’étais un touriste — c’est naturel de ne pas supposer. Mais je lui ai dit que je parle français, et tout de suite, il est devenu mon ami. C’était agréable pour lui de trouver un touriste qui ne s’attendait pas à ce que les autres parlent sa langue. Et j’ai trouvé la même chose aux Deux Magots, La Coupole, et d’autres lieux.

Mais beaucoup de monde ont refusé de me parler en français. Seulement une fois, j’ai oublié de dire « bonjour » à une vendeuse, à la Grande Arche. Je suppose que ça lui a dit « Je suis anglophone », alors je l’accepte. Mais à Versailles, au Louvre, à l’Arc de Triomphe, au bistro où j’ai dîné mercredi soir, et surtout à l’aéroport en quittant le pays, je pouvais dire « je parle français », et rien n’a changé. Je pouvais répondre à chaque question en français, et ils continueraient à me parler en anglais.

Faut comprendre qu’aux États-Unis, nous croyons tous que votre plus grosse plainte contre nous, c’est que l’on n’essaye pas d’apprendre le français. Certainement, ce n’est pas difficile, de trouver des francophones qui se plaignent de ça (voilà, voilà, et voilà). Et je comprends assez bien, sinon pourquoi essayer d’apprendre ? Mais faut aussi comprendre — si vous, un Français, ne voulez parler qu’en anglais avec moi, un Américain qui parle en français… CE N’EST PAS LA FAUTE DE L’AMÉRICAIN QUE LA CONVERSATION SE DÉROULE EN ANGLAIS.

Et ma dernière plainte, c’est sûrement la pire. C’est que JE NE SUIS PLUS LÀ.

Oui, vous me manquez horriblement.

Le gâteau nantais

Ce soir, pour la première fois en six semaines, j’ai suivi un cours de cuisine avec l’Alliance Française de la Riviera Californienne. (Je ne comprends pas ce nom — il n’y a pas de rivières dans le comté d’Orange. C’est quand même mieux que la Riviera New-yorkaise, où habitent les Tortues Ninja.) On a fait un gâteau nantais. À cause de tout le rhum, c’est peut-être pas pour les enfants, mais les adultes vont bien le profiter.

Les ingrédients :

  • 125 grammes beurre demi-sel ramolli
  • 150 grammes sucre en poudre
  • 125 grammes amandes en poudre
  • 40 grammes farine
  • 3 œufs
  • 10 cl rhum brun
  • 100 grammes sucre glace

Les instructions :

  1. Préchauffer le four à 180 ºC
  2. Dans un saladier, travailler ensemble le beurre et le sucre jusqu’à l’obtention d’un mélange homogène. 
  1. Ajouter les amandes en poudre.
  1. Dans un bol, battre les œufs à la fourchette et les ajouter au mélange précédent.
  1. Ajouter ensuite la farine tamisée.
  1. Ajouter 1/3 du rhum.
  1. Mélanger bien et verser la préparation dans un moule beurré rond (de 22cm de diamètre).
  1. Enfourner pour 45 minutes. Le gâteau doit avoir une belle couleur blonde.
  1. A la sortie du four, démouler aussitôt et arroser de la moitié du reste de rhum. Laisser refroidir.
  2. Preparer le glaçage en mélangeant le sucre glace et le reste de rhum, puis étaler le sur l’ensemble du gâteau
  1. Laisser reposer avant de déguster. (Oui, cette dernière photo est après une heure au frigo — le glaçage est plus solide, mais il a l’air pareil.)

Le cave se rebiffe

Ça fait trois semaines depuis mon dernier film français, mais à mon avis, pas besoin de m’excuser quand j’étais en France. Mais je me souviens bien d’un bon moment chez Leclerc, cherchant dans leur « espace culturel » pour de bons films. J’ai trouvé une boîte intéressante : Jean Gabin, Bernard Blier, Françoise Rosay… y avait-il un doute ? Pas du tout ! Je pourrais regarder ces acteurs pendant qu’ils lisent l’annuaire téléphonique pendant deux heures ! Et Le cave se rebiffe est beaucoup plus intéressant que n’importe quel annuaire téléphonique !

Le film commence avec un panneau qui me confus comme beaucoup de panneaux en France. C’est pour une entreprise qui vend des voitures d’occasion. C’est pas « Le paradis… », mais plutôt « Au paradis…». À quoi sert l’ « à » ? J’ai vu beaucoup de magasins avec des noms comme celui-ci pendant mon voyage.

Il s’avère que le client de cette entreprise, M. Masson, est un petit escroc qui a emprunté de l’argent à d’autres escrocs. Pour éviter de sévères punitions, il suggère aux autres que sa copine, la femme d’un graveur, peut les aider à contrefaire de l’argent. Ils l’invitent à dîner pour la convaincre :

Les criminels veulent l’aide que quelqu’un plus expérimenté, ils demandent donc au « Dabe » (Jean Gabin) de les aider. À son tour, il visite Mme. Pauline (Françoise Rosay) pour trouver des provisions. C’est un moment charmant — on peut voir pourquoi Michel Audiard la voulait plus tard dans le rôle de Léontine ! Remarquez ce qui dit Gabin pendant leur conversation — de nos jours, c’est plus le cas !

Après avoir contrefait un milliard de florins, il paraît qu’à la fin, le graveur disparaît avec l’argent. On le rencontre tout seul à l’aéroport. Mais il s’avère qu’il avait un complice tout le temps !

Le film conclut avec un message que je ne crois pas. En 1961, on ne pouvait pas encore raconter une histoire où les criminels gagnaient. Mais après toutes ces aventures, je n’ai aucun doute que le Dabe a réussi !

Cette histoire précède Les tontons flingeurs, du même auteur, mais les films ne partagent rien sauf quelques acteurs dans des rôles différents. Il reste un film de plus dans la trilogie, Touchez pas au grisbi, et je suppose que je devrais le regarder aussi.

La bienveillance des français

Je vous ai dit il y a quelques jours que je voulais partager une histoire de laquelle vous pouvez être fiers. En fait, il y en a deux. Je ne demande jamais que vous partagez mes posts, mais si quiconque vous dit jamais, « Les Français sont des xénophobes » ou peut-être, « Les Français sont impolis aux étrangers », montrez-leur ce post, s’il vous plait.

Quand j’ai dîné chez Gaya, c’était le plus cher dîner de mon voyage. Ils savaient dès le départ que j’étais un touriste américain — le serveur m’a demandé si je préférais parler en anglais ou en français. Alors, ils ont bien compris que c’était peu probable que l’on se reverrait bientôt. En tout cas, quand l’addition est arrivée, le serveur a oublié cet excellent plat de fromage :

Je l’ai appelé, et j’ai dit « Excusez-moi, monsieur. Vous avez raté le fromage. » Il m’a remercié, puis il a disparu dans la cuisine. Quand il est retourné, il m’a donné le même addition et il m’a simplement dit, « C’est un cadeau ». Pour un étranger ! Il y a des restos aux États-Unis où la même chose aurait été arrivée, mais à la grande majorité, j’aurais fini par payer pour le fromage.

L’autre fois, quand j’étais au Temps des Cerises, je venais juste de finir mes achats, et j’ai demandé à la vendeuse si je pouvais prendre des photos pour ce blog. Elle m’a dit oui, mais ensuite elle a ajouté « Veuillez patienter un moment, j’ai un cadeau pour vous. » Elle est parti pendant quelques moments, puis elle est retourné avec ça, un sac de 2 masques avec leur marque.

Elle m’a dit « Maintenant, vous pouvez nous publier aux États-Unis ! », mais je vous ai déjà dit que ce magasin n’envoie pas de colis aux États-Unis. Il n’y aura même pas un nouveau client à cause de ce cadeau. Et je suis sûr qu’elle comprenait que c’était le cas. Encore une fois, un cadeau pour un étranger qui ne peut rien rendre.

Je n’ai plus de patience pour les stéréotypes.

L’exposition de de Funès

J’ai passé deux jolies heures à la Cinémathèque Française dès que je suis arrivé à Paris. Aujourd’hui, je voudrais partager ce que j’y ai trouvé. C’était le meilleur début que j’aurais pu vouloir, et je remercie mon lecteur Bernard pour m’avoir parlé de cette exposition.

Parce que les réseaux sociaux choisissent toujours la première photo, voici l’un de mes souvenirs préférés, le fameux uniforme :

Voilà la Cinémathèque :

De Funès est très connu pour ses grimaces et ses bruits drôles, alors l’exposition a commencé avec un mur plein de références :

Juste après, on y trouve un vieux projecteur qui appartenait à Louis de Funès.

Et voici quelque chose d’intéressant, un écran où on peut voir des exemples de tous les visages de de Funès :

Souvenez-vous des trois films Fantômas ? Bien sûr ! Voici une lettre que Louis de Funès à écrit à l’actrice Mylène Demongeot :

Et deux pages du scénario de La Traversée de Paris. Plus important, d’une scène avec Jambier :

Le carnet de sa service militaire :

On retourne au meilleur des films Fantômas (à mon avis), Fantômas se déchaîne. Voici un dessin pour le Citroën DS qui vole, et une partie de la voiture :

J’avoue, je ne comprends pas bien la fois où Coluche a essayé de gagner la présidentielle. Mais avec le costume de La Denrée, on trouve des affiches pour Coluche :

Pour accompagner le célèbre costume, une affiche originale de La Soupe Aux Choux :

Une petite histoire sur La Soupe Aux Choux. J’ai vu ce film-là le 6 août 2020. À l’époque, j’ai fait de la soupe aux choux pour mon dîner :

Mon amie, F, m’a demandé quel vin j’avais bu avec la soupe, et la réponse vraie était que je n’ai même pas pensé au vin. Puisque j’ai fait assez de soupe pour plusieurs jours, j’ai acheté une bouteille de vin français pour la première fois :

Je voudrais mentionner quelque chose de spécial. Les polonais ont une grande tradition d’affiches, et il y avait 3 de leurs affiches pour les films de de Funès :

Le Corniaud
La Grande Vadrouille
L’Aile ou la cuisse

De La folie des grandeurs, voici la machine infernale et la robe de la reine :

Et des Aventures de Rabbi Jacob, une réplique du costume de Rabbi Jacob, et sa barbe originale :

La baguette originale de Stanislas Lefort dans La Grande Vadrouille :

Faut-il vraiment que je vous dise ce que c’est ?

Et un autre trésor des Gendarmes, une partition de la marche, signé par Raymond Lefèvre lui-même. Avouez-le, vous sifflez cette chanson maintenant :

Et à la sortie, une affiche qui m’a dit que je fais partie du club, parce que moi, je comprends quoi veut dire « l’or de partir ». Mais où est Yves Montand ?

C’était toujours mon premier jour en France, mais après 30 films avec Louis de Funès, je me sentais que cette exposition était aussi mon histoire.

Le retour des touristes

Le Canard Enchaîné m’a bien fait rire cette semaine. Je ne pense pas du tout que je suis comme ça, mais je connais certainement ce genre de touriste :

En fait, je n’ai trouvé ni de grèves ni de manifs pendant mon séjour, mais si j’avais visité Rouen quelques jours plus tard, j’aurais pu voir une jolie manif. En tout cas, j’adore que le dessinateur a choisi un t-shirt pour l’un des touristes qui dit « I ❤️ Paris ».

J’étais un peu triste de voir ce dessin suivant. J’habite dans le seul état aux États-Unis où c’est légal. Il y a de bonnes raisons pourquoi le reste du pays ne le permet pas :

Et finalement, ça m’a fait rire et je ne suis même pas sûr pourquoi. C’est commun de voir des promotions ou on en achète deux, et le troisième est offert.

J’ai un nouveau projet avec Le Canard maintenant. J’ai acheté celui-ci dans l’aéroport avant de partir, exactement comme je l’avais dit :

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

Ma chanson d’amour

Hélas, ce post est l’histoire de mon dernier jour en France. Je commencerai par dire que j’ai trouvé tout ce que j’avais espéré, et beaucoup de plus. Avant ce voyage, on aurait pu dire que je n’avais que des fantasmes, mais pas plus. Ce post est long, mais je vous conseille au moins de ne pas rater la fin.

Mon hôtel n’était qu’à 350 m du Panthéon, alors je savais dès le départ que je pouvais le visiter à la fin. Mais avant d’y aller, j’avais toujours des courses.

J’ai commencé par visiter le plus proche Carrefour pour acheter des bonbons, et pour un projet que je partagerai la semaine prochaine. Faut patienter, mais je vous promets que ça vous amusera beaucoup.

Exactement à 10h, j’ai fait la queue au bureau de poste. Pensiez-vous que j’ai oublié ma lettre à Indochine ? J’espère que mon rêve réussira.

Désolé, faut supprimer les codes QR. On ne sait jamais ce qui se passe sur Internet.

Ensuite, j’ai fait mes derniers achats chez Pierre Hermé. Je ne mange guère du petit déjeuner, mais après avoir attendu 24 ans depuis le jour où je l’ai découvert, je m’en fichais !

Le « shortcake Ispahan » n’est pas aussi bon que son macaron du même nom.

Finalement, le temps du Panthéon. J’étais dépassé par le moment. Je défie tous ceux qui aiment la France de lire les mots sur la façade sans les larmes aux yeux.

Aux Grands Hommes, La Patrie Reconnaissante

À l’intérieur, on trouve des scènes inoubliables de l’histoire de la Patrie. Bien sûr, on y trouve la vie de Jeanne d’Arc, la sainte patronne de ce voyage.

Un moment d’humour — le tableau de Charlemagne parle des mêmes choses que la première chanson de France Gall, les écoles !

On descend maintenant dans la crypte. J’admire tellement Louis Braille, alors j’étais content de voir un monument écrit avec son alphabet.

On y trouve aussi les Curie :

Et Voltaire, qui j’admire, sauf pour sa critique injuste de Leibniz dans Candide :

Et Dumas père, Zola, et Hugo :

Saviez-vous qu’il y a un prix littéraire très prestigieux aux États-Unis à l’honneur de Victor Hugo ?

Je voulais que mon dernier arrêt soit le même que la fin de Rabbi Jacob, alors j’ai pris le métro jusqu’à l’Hôtel des Invalides. En route, j’ai eu un coup de fil avec F, une amie à qui je dois tellement. Pendant toute l’année dernière, elle m’a soutenu, et m’a même aidé de corriger ce blog au début. Si je vous dis que l’un des buts de ce blog est de la faire rire, ce n’est que la vérité.

Rabbi Jacob, Slimane, moi voilà !

C’était déjà 13h, et mon vol décollera à 18h25. Est-ce que j’avais le temps pour vivre un dernier rêve ? Peut-être que vous avez remarqué que je cite souvent mon hymne, Un Été Français ? Le clip officiel se déroule à la Grande Arche de La Défense. Marche vite, Justin !

Je rêve de ce moment depuis la première fois où j’ai regardé cette vidéo-là. Ce n’est pas mon meilleur travail comme chanteur, mais c’est un moment bien authentique. C’est ma chanson d’amour.

La balade extraordinaire

Après mes visites à Versailles et au Louvre, j’ai eu encore trois heures avant une réservation tres spéciale dans un resto. Alors, j’ai fait une balade pour réussir à quelques de mes buts avec ce voyage.

Après être parti du Louvre, j’ai visité une boutique de Ladurée. Vous savez que j’adore les macarons — je fais certainement beaucoup — alors je ne pouvais pas rater celle-ci :

Je dois vous dire — j’ai encore beaucoup à apprendre sur les garnitures, mais mes coques sont déjà TRÈS similaire à celles de Ladurée. Pas du tout proche de celles de Pierre Hermé, mais je suis parti de chez Ladurée bien satisfait que je suis sur la bonne route.

Après Ladurée, je suis passé par le Centre Pompidou. Quand j’étais petit, ce bâtiment était la deuxième chose que je voulais voir après la Tour Eiffel. Deux rêves depuis longtemps pendant dix minutes.

J’ai continué par la Rue Rambuteau — je vous conseille de passer par cette rue ; c’est plein de boutiques et restos sympas — jusqu’à ce que j’arrive à la Rue des Rosiers. Pourquoi voulais-je trouver ce quartier ? C’est où Rabbi Jacob a dansé ! J’étais là pour chercher le bon lieu.

Le quartier a tellement changé, et il n’y a plus beaucoup de magasins juifs, mais ces photos vous donneront une idée de ce qui reste :

La rue des Rosiers est bien étroite, et j’ai passé par toute la rue. Enfin, j’ai trouvé mon erreur. J’étais au bon endroit spirituellement, mais selon Wikipédia, Gérard Oury lui-même a choisi de refaire le quartier à Saint-Denis :

La rue des Rosiers, trente ans après le film (elle avait en réalité été reconstituée à Saint-Denis, Gérard Oury appréhendant les problèmes de circulation lors du tournage).

Les Aventures de Rabbi Jacob — Wikipédia

En cherchant ce quartier, j’ai fait plusieurs découvertes tristes. Vous pouvez déjà imaginer ce que j’ai trouvé, mais ce post est pour mes moments heureux. On parlera plus tard de ce sujet.

Avant d’aller dans le métro pour ma dernière destination, j’ai passé par un magasin Picard. On n’a RIEN comme ça aux États-Unis, et j’ai du le voir !

Hélas, j’ai pris trop de photos et le propriétaire m’a sorti du magasin. Il n’a pas du tout arrivé à croire qu’un touriste s’intéresserait à un tel magasin.

Finalement, c’était le temps pour un dîner très spécial. J’ai pris le métro pour aller dans un resto de l’un de mes chefs préférés, Pierre Gagnaire. À Las Vegas, il a un resto appelé Twist, et c’est l’un des trois meilleurs de ma vie. Bienvenue chez Gaya (1 étoile Michelin) :

Voici la carte :

Moi, j’ai choisi la marinière de coquillages. Et la carte de desserts, d’où j’ai choisi les « Simone Amarelli » :

Tout était merveilleux, surtout le fromage Comté à 36 mois. J’adore le Comté, mais tout ce que je peux trouver ici, ne passe que 3 mois en cave. Je vais vous dire une autre histoire sur ce plat de fromages une autre fois. Vous serez fiers de votre pays.

Demain, la fin triste du voyage, mais il y aura plusieurs posts de plus pour parler de certaines expériences sur mon chemin. La France me manque tellement.

Jeudi, c’est donc Versailles et le Louvre

En 1969, il y avait un film américain, Mardi, c’est donc la Belgique (If It’s Tuesday, This Must Be Belgium). Avec un horaire aussi agressif que le mien, je me sentais plus ou moins comme ce titre-là. Tout s’est passé trop vite !

Je vous parlerai plus tard de mes mésaventures dans les transports publics parisiens ce matin-là. En ce moment, on parlera juste de la visite. Et quelle visite ! Même après avoir vu beaucoup de photos avant d’arriver, rien ne m’a préparé pour le premier aperçu de Versailles.

À l’extérieur, il y a une statue équestre du Roi Louis XIV. Avec un bâtiment comme celui-ci, pas surpris qu’il s’appelait le Roi Soleil !

Si j’ai une plainte sur soit Versailles soit le Louvre, elle est qu’il y a beaucoup de fenêtres à tous les deux, et le soleil se reflète des peintures. Alors, mes excuses pour les photos avec trop de reflets ici.

On commence dans l’entrée de Versailles, par la Chapelle Royale. Près de la chapelle, il y a un musée du château, avec de nombreux tableaux qui montrent l’histoire de Versailles.

Bien sûr, tout le monde connaît la galerie des glaces :

Voici les chambres du Roi (à gauche) et de la Reine (à droite) :

Mais presque la moitié du château est consacrée à Napoléon et l’histoire de la France, et avec raison. Y a-t-il une histoire plus glorieuse parmi les nations ? Je le doute. On ne peut être que fier de la France quand on regarde la galerie des Batailles :

On y trouve aussi beaucoup de bustes de grands hommes. Il y a tellement d’hommes que j’admire, surtout Michel de Montaigne, et le Maréchal Ney :

Dans la salle de l’Empire, j’ai trouvé une peinture complètement inattendue, Le Premier Consul Passe Les Alpes, par Jacques-Louis David. J’aurais deviné qu’elle était au Louvre. Bien sûr, il y a 5 versions, et celle-ci n’en est qu’une, mais pour moi, ça reste toujours l’un des moments les plus spéciaux de la semaine.

On passe maintenant à l’extérieur pour une visite trop brève au jardin. Je n’ai pas pu visiter les Trianon (à cause de mon horaire ; ils n’étaient pas fermés). J’aurais bien aimé y passer plus de temps.

J’ai dû vite aller au Louvre, parce que mon billet était pour 14h. Si on a plus d’une demi-heure de retard, on perd sa place.

Je dois vous dire la vérité. Je suis devenu grand chauvin français, et je ne critique rien fortement, mais j’aurais préféré passer plus de temps à Versailles. Je ne regrette pas du tout d’avoir visité le Louvre, mais à mon avis, le musée des Offices à Florence et les musées du Vatican sont toujours de meilleurs musées. En tant que collection de peinture française, il n’y a rien de mieux, mais les italiens ont la chance d’avoir encore plus de grandes peintures de la Renaissance Italienne. Et franchement, ce qui se passe avec La Joconde est probablement inévitable, mais ce n’est pas du tout comment je veux voir les meilleures peintures.

J’avoue, je m’attendais à ne pas aimer la pyramide, mais c’était pas mal. Le palais du Louvre lui-même est très élégant.

J’ai commencé avec la collection de sculptures grecques et romaines :

Un régal spécial est la Victoire de Samothrace :

Comme j’ai dit, il n’y a pas de collections de peintures françaises mieux que celle-ci. Je n’arrive pas encore à croire que j’ai pu voir Le Radeau de la Méduse et Le Serment des Horaces sans faire la queue.

Comme le tableau de Napoléon dans les Alpes, La Mort de Marat était un moment très spécial pour moi. David est l’un de mes peintres préférés depuis mes années au lycée.

Et quelle collection d’art française serait complète sans un tableau de Jeanne d’Arc, en ce cas par Ingres ?

Quelques autres de mes préférés :

Christ à la Colonne, par Antonello de Messine
Le Christ en croix adore par deux donateurs, par El Greco
Galerie de vues de la Rome antique, par Giovanni Panini

Il faut faire la queue pour juste un tableau, La Joconde. Tout le monde prend des selfies avec elle, alors moi aussi. Mais ça me dérange.

Il y a aussi de l’art du reste du monde, mais je ne trouve pas que c’est au même niveau que l’art européen.

Après presque quatre heures au Louvre, j’ai fait une balade inoubliable. Mais c’est notre prochain post.

Ma drôle d’histoire de pass sanitaire

Je suis VRAIMENT en retard avec Le Canard Enchaîné cette semaine. On aurait pensé que dans son propre pays, je l’aurais lu tout de suite mercredi. Mais j’ai passé mercredi à Orléans, et je ne regrette pas du tout ce que j’ai fait au lieu. Les prochains deux jours ont été presque également occupés. Mais il s’avère que le thème du Canard cette semaine avait beaucoup à voir avec mon voyage ! Regarde, les mésaventures du pass sanitaire :

Maintenant, je vais vous montrer ma carte de vaccination, provenue du CDC (Centers for Disease Control) du gouvernement américain. J’ai supprimé ma date de naissance, pas à cause d’être secret, mais pour ne pas aider aux arnaques avec quelque chose de facile à reproduire.

Pouvez-vous voir pourquoi un français penserait que c’est fait maison par un con ? À plusieurs lieux, des gens m’ont dit que le 5 décembre n’est pas encore arrivé ! Mais ma deuxième dose était le 12 mai. C’est parce que l’on n’utilise pas le même format de dates. Je n’ai pas arrivé à convaincre tout le monde de ça, comme il y a des français qui croient que personne n’a jamais écouté Johnny Hallyday.

Je n’ai vraiment pas eu de mauvaises expériences avec les serveurs parisiens. En fait, je vous parlerai plus tard cette semaine de pourquoi je les adore ! Mais mercredi soir, j’ai eu ma seule VRAIMENT MAUVAISE expérience avec un serveur, quand il a refusé d’apporter l’addition pendant une heure. Il était en colère contre moi parce que c’était bien évident que j’ai détesté mon dîner, la seule fois de la semaine. C’est bien lui, je suis sûr :

Personne ne m’a demandé mon pass sanitaire aux restos, mais je peux bien imaginer que celui-ci arrivera bientôt :

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !