Vous savez tous que je suis 100 % accro au nougat de Montélimar. J’en ai acheté à Paris l’année dernière, puis j’ai écrit sur la Drôme, d’où il vient. Mais le stock de nougat tendre chez myPanier est en rupture depuis février, et il s’est avéré que je n’aime pas le nougat dur. J’en ai trouvé un peu en avril quand j’ai commandé le chocolat en forme de couteau suisse, mais Yummy Bazaar coûte beaucoup trop cher pour être la bonne source.
Connaissez-vous les contes de C.S. Lewis sur le pays de Narnia, surtout Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique ? Dans ce livre, il y a un garçon, Edmund, qui trahit sa famille et les narniens pour une boîte de loukoum. Moi, j’ai toujours trouvé cette histoire trop ridicule. Le problème n’est pas vendre sa famille et tous ses amis à une sorcière. C’est pas grand-chose. Mais pour du loukoum ? Non, c’est à rire. En revanche, pour du nougat de Montélimar ? Ça, je pourrais comprendre.
Alors, je vais régler cette situation à tout prix bientôt. Le nougat me manque, et je suis prêt à faire une vraie connerie pour en avoir plus. Demain, je vais vous raconter une dernière histoire nantaise avant notre dîner départemental. Mais après, vous allez voir à quel point je souffrira pour avoir la meilleure chose au monde, le nougat de Montélimar.
(N’imaginez pas que j’ai perdu la tête. Il y a toujours de la méthode derrière mes folies.)
Pendant la vie de ce blog, j’ai fait — et je continue de faire — quelques erreurs géographiques. Parfois, je peux au moins plaider que mes sources m’ont trompé. Il y avait le temps où j’ai pensé que la Cité du Chocolat était en Ardèche — car leur site de tourisme l’a mentionnée. Il y avait le temps où j’ai mis le ZooParc de Beauval en Indre-et-Loire, car le Guide Vert m’a dit que c’était proche du Château de Chenonceau, et je n’ai pas remarqué que le code postal l’a mis dans le Loir-et-Cher. Je fais ATTENTION maintenant aux codes postals de chacun des trucs dans mes articles.
Mais cette semaine, je me suis VRAIMENT banané dans mon article sur la Loire-Atlantique. Quelques minutes après avoir partagé l’article, j’ai reçu des commentaires des amis sur Facebook : « Comment es-tu arrivé à oublier que Louis de Funès y est enterré ? » Et ils avaient complètement raison. Ça ne sert à rien de dire que je me souviens seulement du fait qu’il est né à Courbevoie, car il l’a mentionné dans Le gendarme et les gendarmettes (et c’est un vrai fait biographique) :
Une commentatrice m’a gentiment suggéré que c’était pas ma faute, mais après plus de 30 films de ce monsieur, il faut demander quel genre de fan je suis !
Mais je peux UN PEU plaider la même chose sur mes sources. Quand je fais mes recherches sur les personnages connus, j’ai toujours deux sources. D’abord, je garde un tableur avec une ligne pour chaque département. Si j’entends parler de quelqu’un avant d’arriver dans leur département, je me laisse une note. L’autre chose, c’est que Wikipédia — avec un accent, je parle SEULEMENT de la version française — a toujours un titre « Personnalités liées au département ». On trouve souvent la même chose pour les communes les plus grandes. Je vérifie toujours les pages des dix communes les plus grandes en plus de la page départementale. D’habitude, je recherche environ deux cents personnes pour ce paragraphe !
Voilà la page du département sur Wikipédia. Il y a un lien vers une autre page, Liste de personnalités nées à Nantes. Louis de Funès n’y est pas né, alors pas surprenant qu’il n’est pas là. Mais sur la page de Nantes lui-même, on trouve un lien vers une autre page, Liste de personnalités liées à Nantes dont « Les Nantais d’adoption ». Mais de Funès vivait juste en dehors de Nantes, au Cellie, alors il n’apparaît pas non plus dans cette dernière liste. Et Le Cellier n’est pas l’une des communes les plus grandes du département.
Je n’ai aucune idée où est enterré Roger Moore, mon James Bond préféré. Même chose pour G.K. Chesterton, mon auteur préféré. Mais Louis de Funès a changé ma vie plus que n’importe qui, alors même si mes amis me taquinaient, ils ont quand même raison.
La nouvelle la plus importante de la semaine, c’est quelque chose qui ressemble un peu à la sélection d’un Pape. Le conclave — en ce cas, M. le Président tout seul — débat pendant quelques semaines, les médias font des spéculations à la télé, puis un peu de fumée sort de la chapelle Sixtine l’Élysée et hop ! Habemus première ministre ! Personne ne peut dire qu’Élisabeth Borne ait reçu autre chose que l’accueil chaleureux réservé à… (je vérifie mes notes)… exactement personne dans cette affaire.
Il y a un autre dessin qui l’appelle un robot dessiné selon « l’algorithme Macronien ». Franchement, j’admire ça. C’est de l’égalité. Mais je dois avouer que j’étais bien surpris par le choix. Elle n’a reçu aucune mention dans le Canard la semaine dernière, et seulement 3 dans les deux numéros précédents.
Mais Le Canard a un cadeau pour moi :
Voyez-vous ? Il n’y a absolument aucune différence entre les attitudes des deux dessins ! J’ai été bien surpris d’apprendre qu’il y avait un fait derrière celui-ci. Selon actu.fr :
Dans une interview accordée au Parisien, l’ex locataire de Matignon a déjà indiqué qu’il retournerait dans ses Pyrénées (il était maire de Prades, dans les Pyrénées orientales) et qu’il profiterait de vacances en famille. « Il faut que je repeigne mes volets et ma rambarde qui ont pris un coup pendant deux ans », a-t-il indiqué.
Il y a deux autres nouvelles controversées cette semaine. D’abord, il y avait le concours Eurovision. Saviez-vous que même nos journaux le couvre en direct ? Voilà le site du New York Times. De toute façon, je dirais que beaucoup de mes amis ne sont pas d’accord avec les résultats, d’où vient ce dessin :
J’ai appris une nouvelle expression en lisant celui-ci. Il n’y a vraiment pas une telle chose comme un « trouillomètre ». Mais ça marche, apparement, de même façon que les mesures de bruit dans les équipements hi-fi — zéro est le maximum, et les autres nombres sont tous négatifs.
Finalement, j’ai un peu de peur de même poster celui-ci. La ville de Grenoble a décidé de ne plus interdire le « burkini ». Cette polémique est un peu difficile à comprendre aux États-Unis, car en général ici, il n’y a pas de lois contre porter des vêtements de ce genre (lien en anglais). Ce n’est pas du tout à dire que ce genre de polémique n’existe pas ici. Certains états interdisent les photos d’identité où les visages sont cachés (lien en anglais).
Je dirai simplement qu’il est impossible de dire quand c’est un choix libre.
Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !
On continue maintenant le Tour avec le 44, la Loire-Atlantique. C’est le département le douzième plus peuplé, et les habitants se nomment les rien-d’officielliens. Non, mais sérieusement, c’est le seul département sans un gentilé officiel, car après cet article a été publié, les habitants de l’Ain ont choisi « andinois ». Félicitations aux gars, ils auront gâché mon modèle pour nommer mes posts pour les dîners départementaux. Je les taquine car je les aime, bien sûr. Continuons.
Je pourrais dire que c’est notre premier séjour dans le Pays de la Loire. C’est ça selon le gouvernement. Mais on est d’accord que Nantes est la préfecture, non ? Voilà ce qui dit le Guide Vert, version anglaise : « Nantes est la plus grande ville en Bretagne ».
Je ne suis pas ici pour faire la polémique, mais j’ai déjà parlé de ce sujet avec un ami qui adore la Bretagne. On dirait qu’il est bien d’accord avec le Guide Vert. Avec enthousiasme. Il y a certainement des nantais qui sont aussi d’accord. Je sais que vous comprenez.
De toute façon, pourquoi pas commencer avec Nantes ? Vous venez de voir que cette ville a gagné 3 étoiles Michelin. Et pour les élèves américains d’histoire, surtout des guerres de Religion, on est arrivés dans les pages de nos manuels, le site de l’édit de Nantes. Même si le Roi Henri IV n’a vraiment pas dit « Paris vaut bien une messe », c’est la citation que l’on connaît tous sur cette époque. (Vous ne voyez pas les larmes aux yeux en ce moment ; nous sommes revenus dans la France de mes rêves.)
Il faut donc absolument commencer avec la Cathédrale de Saint-Pierre et Saint-Paul (1 étoile Michelin). Selon le Guide Vert, c’était ici où l’édit a été signé, mais selon Wikipédia, personne ne sait vraiment où ça s’est passé. Peu importe — ce qui compte est d’être immergé dans la bonne époque, et quoi de mieux que les tombeaux du Roi François II (2 étoiles) et sa fille Anne de Bretagne ? On continue avec le château des ducs de Bretagne, où Henri IV séjournait quand l’édit a été publié. De nos jours, le château abrite le Musée d’histoire de Nantes (1 étoile), qui nous parle de nombreux sujets, dont la traite Atlantique et l’esclavage, les deux Guerres mondiales, l’industrialisation, et surtout leur collection d’objets de la biscuiterie LU.. Pendant que l’on reste près du château, on visite aussi le Musée d’Arts (2 étoiles), où on trouve plus de 13 000 œuvres, dont ceux du peintre Le Pérugin. Après ça, on visite le Vieux Nantes pour le Passage Pommeraye (1 étoile), une galerie marchande couverte du XIXe siècle qui est aussi un chef d’œuvre de l’architecture néoclassique.
Mais on n’est pas fini avec Nantes ! Du Passage Pommeraye, on traverse le Quartier Graslin (1 étoile) en passant par le Palais de la Bourse, un beau vieux bâtiment du XIXe siècle — devenu une FNAC de nos jours — pour arriver sur l’Île de Nantes, au milieu de la Loire. Étant de grands fans de Laurence Manning (qui sortira bientôt un nouvel album consacré à la musique de la série Zelda), on est là pour les Machines de l’Île, des animaux géants mécaniques, dont un éléphant qui me rappelle fortement Vah Ruta du meilleur jeu de tous les temps, Breath of the Wild. (Ma fille, qui adore ce jeu autant que moi, n’est pas d’accord sur l’éléphant nantais, mais tout le monde a le droit d’avoir tort.) On va prendre une chevauchée à dos d’éléphant ! Si vous êtes plus local, essayez aussi le Musée d’Histoire naturelle (2 étoiles), mais moi, j’aimerais plutôt visiter le Musée Jules-Verne, qui raconte sa vie et abrite de nombreux souvenirs de ses livres et pièces de théâtre. J’aurais aimé vous recommander une visite chez LU ou chez BN, mais il me semble que les usines ne proposent plus de visites. On peut visiter l’ancienne usine LU, devenue un espace culturel, le Lieu Unique (quel calembour, hein !).
En dehors de Nantes, on trouve la Planète Sauvage (3 étoiles), avec 1 500 animaux, et où on peut dormir face aux tigres, mais moi, je vous laisse aux tigres. Je continue à Saint-Nazaire (1 étoile) pour voir la construction des paquebots, et la base sous-marine. Là-bas, on peut prendre un tour du sous-marin Espadon, en service de 1960 à 1985. On continue vers La Baule (2 étoiles), une station balnéaire où on va faire une balade le long de la Côte Sauvage. Puis on continue vers la Presqu’île de Guérande (1 étoile), maison de la célèbre fleur de sel. On prendra une visite guidée des marais salants.
Chambre de torpilles du sous-marin Espadon, Photo par abxbay, Domaine public, Marais salants de Guérande, Photo par LucasD, CC BY-SA 4.0
On est presque finis. Au sud de Saint-Nazaire, on visitera le Château de Pornic. Au début du Xe siècle, c’était un simple donjon en bois construit par Alain Barbetorte. Mais les seigneurs de Rais l’a converti en château, et le plus célèbre d’entre eux est le Dracula français, Gilles de Rais. Peut-être qu’il est l’inspiration du conte La Barbe bleue de Charles Perrault. On parlera beaucoup plus de lui quand on arrive dans le Maine-et-Loire. On finit à l’est, dans la ville de Clisson, pour son ambiance Toscane et visiter le vignoble de la Loire-Atlantique, d’où vient le vin Muscadet AOP.
Qui sont les habitants de la Loire-Atlantique les plus connus ? L’ancien moi aurait peut-être dit François II ou Anne de Bretagne, mais le moi des derniers deux ans sait que c’est un personnage fictif, Lulu la Nantaise des Tontons Flingueurs. Nantes a fêté les 50 ans du film en 2013 pour cette raison. Le peintre Jean-Hilaire Belloc est né à Nantes ; il est en plus le père de l’un de mes auteurs préférés, Hilaire Belloc, ce dernier étant ami de mon auteur préféré de tous les temps, G.K. Chesterton. Aristide Briand, l’un des deux hommes les plus naïfs au monde (avec son collègue américain Frank Kellogg) est venu de Nantes aussi. L’ornithologue américain John James Audubon, né Jean-Jacques Audubon, vivait à Couëron. Parmi les vedettes du département, on trouve l’écrivain Jules Verne, le réalisateur du Tatoué, Denys de La Patellière, et la famille Lefèvre-Utile, fondateurs de la meilleure marque de biscuits au monde. Il n’est vraiment pas célèbre, mais Dominique Raimbourg, fils de Bourvil, était député de la Loire-Atlantique pendant dix ans.
Quoi manger en Loire-Atlantique ? Eh bien, j’ai ma boîte de Chamonix et je suis bien content, alors pas besoin d’autres choses. Désolé, quoi ? Les règles du blog ne me permettent pas de présenter ma boîte comme mon dîner de la Loire-Atlantique ? Même pas les Pim’s, le biscuit par excellence de mon enfance ? Oh, je sais, la Biscuiterie nantaise, ce serait mieux ? Non ? Peut-être les galettes Saint-Michel, originalement de Saint-Brévin-les-Pins ? Les biscuits de Saint-Guénolé, fabriqués à Batz-sur-Mer ? Vous voyez sûrement, on est dans la capitale des biscuits industriels français !
Cette dernière semaine, quelque chose de remarquable est arrivé chez mon balado. Je ne comprends pas comment, mais j’ai maintenant un public de 101 auditeurs sans un seul abonné. Peut-être qu’ils n’existent pas, comme ce qui se passe chez certains de nos sites de rencontres. Juste avant la fin de son abonnement, on reçoit souvent des mentions j’aime des comptes qui n’existent vraiment pas. C’est une arnaque pour garder le faux espoir. Peu importe. Il y a un nouvel épisode, dont une nouvelle blague de la semaine, pour partager !
Il y avait aussi mon dîner altiligérien, mais les recettes ne font pas partie du balado.
Saviez-vous qu’il y a des chapitres dans le balado ? Avec les logiciels d’Apple, Google Play, Amazon, Spotify, ou encore Stitcher, on peut sauter directement vers n’importe quel chapitre. Pas besoin de chercher la blague de la semaine 15 secondes à la fois !
Il était une fois — en 2003, pour préciser — il y avait une chanteuse italienne qui a connu un succès incroyable aux États-Unis. Mais elle chantait… en français. Son nom était Ingrid Alberini, mais sur scène, elle était surnommée In-Grid. Sa chanson, « Tu es foutu », était en fait une plus grande réussite ici qu’en France. Son meilleur classement en France était #47, mais aux États-Unis, c’était #2 aux discothèques. À l’époque, cette chanson était disponible également en français et en anglais intitulé « You Promised Me. » Ce dernier est une traduction d’une parole, « Tu m’as promis ».
En fait, j’ai acheté une copie de la chanson à l’époque bien que je n’aie rien compris. Il y avait un album entier appelé Rendez-vous, et toutes les chansons étaient en français. Et oui, l’album est sorti mondialement, même aux États-Unis, de cette façon. Mais je n’exagèrerai pas ; je n’ai acheté que la seule chanson. Maintenant je vous dirais qu’elle se trompe de sa prononciation, mais je trouve sa voix toujours agréable.
In-grid continuait à sortir des albums en français jusqu’en 2010 — 5 en total. Mais elle n’a pas eu d’autres réussîtes sauf dans un pays inattendu — la Pologne, où elle avait 6 chansons classées dans leur top 10. Et 4 de ces 6 étaient en français. Les autres étaient en anglais et en italien. C’est un drôle de monde.
Pourquoi est-ce que je vous raconte cette histoire maintenant ? Eh bien, il y a quelques jours, j’écoutais Tu es foutu et j’étais curieux si elle avait connu du succès en France. Mais quand j’ai fait des recherches sur Google, j’ai découvert qu’elle a sorti une nouvelle chanson en 2020. Et c’est peut-être la chanson la plus bizarre de sa carrière. C’est intitulé « Be Italian » (Soyez italien), c’est complètement en anglais, et bien que les paroles n’aient rien à voir avec le Covid, la vidéo est toute autre chose. Il faut la voir pour la croire.
Quand j’étais gamin, mes deux séries préférées étaient les Transformers et GI Joe. Désolé, mais la France n’avait rien à voir avec ces deux chefs d’œuvre de la télé. Mais APRÈS ces dessins animés, beaucoup de mes autres séries préférées se sont produites par la société Diffusion information communication, mieux connue par ses initiales, DIC. Les Entrechats, MASK, les Mystérieuses Cités d’Or (de laquelle on doit parler plus une autre fois), et surtout Inspecteur Gadget — tous les fruits des collaborations franco-américain-japonaises.
Depuis que j’étais un bébé, je regarde toujours les crédits des films et des émissions. C’est une question de respect pour les créateurs. Et quand je regardais les crédits de ces émissions, je remarquais les mêmes noms encore et encore : Andy Heyward, Bruno Bianchi, et Jean Chalopin. C’est M. Chalopin duquel on parle aujourd’hui.
Avant de continuer, je vais vous raconter deux renseignements biographiques. D’abord, je vous rappelle que j’ai toujours refusé de vous vendre aux réseaux de publicités, et ça continue. Bien sûr, je sais que tous mes lecteurs (et moi en plus) sont des terroristes du Mouvement Escoffieriste, mais au-delà de ça, je travaillais pendant des années dans plusieurs rôles qui traitaient de la sécurité. Je connais certains des gens qui achètent vos données. Aucun de ces gars-là méritent votre confiance.
On penserait donc que je suis grand fan des crypto-monnaies. Rien n’est plus loin de la vérité. Dans une autre vie, j’étais fondateur d’une entreprise qui utilisait les avis des expertes pour produire des modèles prédictifs des bourses. Les modèles étaient plutôt bons, mais il s’est avéré qu’on ne peut pas vendre de tels modèles. Il y a beaucoup de raisons, mais l’échec de cette entreprise était ma contribution à l’effondrement de mon mariage et je n’ai plus envie d’y travailler. Je vous dis ça pour établir que je sais un peu sur les actions et les bourses, et à mon avis, les crypto-monnaies sont des arnaques sans exception. Je ne suis pas conseiller en investissement, et surtout pas le vôtre, alors ne comptez pas sur cet article pour prendre des décisions fiscales.
Mais tout ce parler des bourses et de crypto-monnaies n’a rien à voir avec l’Inspecteur Gadget, vous dites ? C’est exactement où on doit parler de M. Chalopin. Ici, je suis une histoire en anglais publié par Bloomberg Businessweek, l’un des plus grandes sources de nouvelles financières aux États-Unis. On peut trouver certaines infos traduites en français ici sur Crypto News, mais c’est un site de propagande.
Ça fait 35 ans depuis qu’il a vendu DIC. Après ça, M. Chalopin est déménagé dans les Bahamas, où il a commencé à garder son argent dans une banque locale appelé Deltec. Les Bahamas, comme la Suisse et le Grand Caïman, sont bien connus pour leurs lois financières très strictes. Je plaisante, bien sûr, et ce n’est vraiment plus le cas chez les Suisses, mais si on veut éviter les comptables et les impôts, la Caraïbe reste l’endroit où s’installer.
Après 30 ans comme client, M. Chalopin a acheté Deltec. Il a décidé de pousser l’entreprise en servant des industries où il reste difficile d’attirer l’attention des banques traditionnelles, comme la biotechnologie. Et la crypto-monnaie. En 2017, il a rencontré Giancarlo Devasini, un ancien chirurgien plastique italien qui est devenu le PDG d’une entreprise appelée Tether.
Tether est un genre de crypto-monnaie qui dit que l’on peut échanger des Bitcoin contre des dollars américains sans vendre les Bitcoins en empruntant des Tether. L’idée est que pour chaque Tether, il y a 1 $ américain dans une banque quelque part. Mais les grandes questions : où est l’argent derrière cette promesse ? C’est dans quelles banques ? Qui l’a mis dans ces banques ?
Et la réponse, selon Bloomberg Businessweek, c’est qu’environ un quart des dollars — 15 milliards de 69 en total — restent avec Deltec, la banque de M. Chalopin. Il dit qu’il ne sait pas où est le reste de l’argent, mais que l’on peut dire au moins que sa banque a du vrai argent. Il y a des raisons pour croire que le reste de l’argent est investi dans des investissements risqués, comme des obligations d’immobiliers chinois. Pourquoi est-ce un problème ?
Disons qu’il ne dit que la vérité, qu’il y a en fait 15 milliards de dollars dans sa banque liés à Tether. Mais supposons que c’est pas vrai partout. S’il y a une chute du prix de Bitcoin, et que les prêts libellés en Tether sont annulés, il faut les payer avec les dollars derrière Tether. Ça pourrait commencer une ruée bancaire qui épuise les réserves de dollars chez la banque de l’Inspecteur Gadget. Et pour garder contre ce risque, il faut que tout le monde fait confiance à un réalisateur de dessins animés et un chirurgien plastique.
Cette fois, je n’en ai pas trop à vous raconter. Mais j’aimerais de l’aide avec quelque chose.
Je ne vais pas vous mentir, quand j’étais jeune je croyais que la Révolution française était une mauvaise chose. En partie, c’était parce que j’avais la tête pleine d’histoires de rois et de chevaliers (et de Jeanne d’Arc). Un acte de lèse-majesté m’a beaucoup dérangé. (Je n’ai toujours rien de gentil à dire à propos de M. Cromwell en Angleterre.) Au lycée, j’ai lu l’œuvre de M. Burke, les Réflexions sur la Révolution de France. Mes profs m’ont expliqué qu’il y avait quelques erreurs factuelles dans le livre, et en plus que c’était plus un traité philosophique qu’une histoire. Mais l’effet reste profond. J’ai toujours des amis français qui parlent de la « calomnie de la brioche », et il me semble que c’est pas faux. Tout ça, c’est-à-dire que je connais bien la version royaliste, ou peut-être que ce serait mieux de dire réactionnaire.
Mais je doute que ce soit la version que l’on apprend dans les écoles françaises. Alors, ce que j’aimerais faire, c’est de trouver un livre qui présente la version française de la Révolution. Pour être clair, j’aimerais lire la version consensuelle, dans la mesure où l’on peut parler d’une telle chose. Je suis sûr que de nos jours, il n’y a pas mal de théories qui ont autant à voir avec la politique moderne que les faits historiques. C’est la tendance partout, mais ça ne me convient pas. Je veux juste comprendre ce qui pense le français moyen.
Je sais que vous comprenez tous mes intentions, alors soyez gentils les uns envers les autres dans les commentaires !
Je vous ai dit que je savais ce que j’allais faire pour ce dîner car c’est une recette de ma prof à l’Alliance Française. C’est une version des célèbres lentilles du Puy. Mais en dessert, encore une fois je suis fier de vous présenter la France insolite — ma version d’une recette secrète, les douceurs des Sucs, disponibles dans exactement 3 boulangeries de la Haute-Loire.
D’abord, on préparera les lentilles du Puy. Elles sont maintenant mon deuxième produit agricole français préféré après le riz de Camargue. Il me manque les bons mots — même en anglais — pour vous décrire l’odeur juste avant la fin de la cuisson. Ça sentait la maison dans lequel je rêve d’avoir grandir. Voici mes lentilles, 100 % authentiques :
Les ingrédients des lentilles du Puy :
250 grammes de lentilles du Puy
1/2 oignon
2 belles gousses d’ail
Une belle poignée de petites carottes
125 grammes de bacon ou lardon fumés ou pancetta
80 grammes de champignons de Paris
Herbes de Provence
2 feuilles de laurier
150-170 grammes de purée ou coulis de tomate
1/4 L de bouillon de légume ou de volaille
Du sel et du poivre
Du persil pour garnir
Les instructions des lentilles du Puy :
Emincer l’oignon.
Couper les carottes en rondelles.
Laver les champignons et les couper en lamelles.
Dans une grande cocotte, faire revernir les lardons (environ 5-7 minutes).
Transférer les lardons cuits à une assiette.
Dans la graisse des lardons, faire rissoler les oignons (environ 2-3 minutes).
Y ajouter l’ail et cuire pour environ 1 minute.
Y ajouter les carottes et cuire pour environ 5 minutes.
Y ajouter les champignons et les herbes de Provence et cuire environ 3 minutes.
Y ajouter la purée de tomates, les feuilles de laurier et les lentilles.
Recouvrir la préparation de bouillon.
Saler et poivrer.
Faire cuire, couvert, pour environ 25-30 minutes (jusqu’à ce que les lentilles soient tendres). Mélanger la préparation de temps en temps et ajouter du bouillon si nécessaire.
Retirer le couvert de la cocote et laisser évaporer l’excès de liquide.
Ajouter le bacon cuit à la cocotte.
Parsemer le persil émincé au-dessus de la préparation et servir chaud (en plat principal ou en accompagnement de viande ou volaille).
Alors, on passe maintenant aux douceurs des Sucs. C’est une spécialité de la ville d’Yssingeaux, crée à l’Ecole nationale supérieure de la pâtisserie pour être LA pâtisserie yssingelaise, après leur brioche. C’est composé de trois choses — une base de brioche yssingelaise, une compote aux fruits rouges, et en haut, un financier aux agrumes. Moi, j’ai vu la photo sur ce lien, et je me suis dit « Ce sera votre dessert à tout prix. Tout. PRIX. »
Il n’y a pas de vrais changements, sauf que je ne les ai pas saupoudré avec du sucre glace à la fin. À mon avis, il y a déjà assez de sucre, et en plus, elles sont jolies. Pas besoin de les couvrir. Pour faire cette recette, j’ai utilisé tous les deux la brioche et le financier de Laurène Lefèvre, avec de l’eau de fleur d’oranger car c’est le truc yssingelais. Le financier vient du Carnet de Recettes de Cook&Record, et n’est pas disponible sur son site. La compote n’est vraiment pas « la mienne » — il n’y a que deux ingrédients, et la technique est connue partout. Mais le montage, c’est à moi !
Ingrédients pour 6 douceurs des Sucs :
Pour la brioche :
250-300 grammes de farine
3 gros œufs entiers
5 grammes de sel
25 grammes de sucre
1/2 sachet de levure sèche
125 grammes de beurre pomade (laisser à température ambiante pendant 25-30 minutes)
De l’eau de fleur d’oranger
Pour le financier :
2 blancs d’œuf
1 pincée de sel
25 grammes de farine
75 grammes de sucre
25 grammes de poudre d’amande
De l’eau de fleur d’oranger
40 grammes de beurre fond
Pour la compote :
280 grammes de fruits rouges surgelés
30 grammes de sucre
Les instructions pour les douceurs des Sucs :
Pour la pâte à brioche :
Dans le bol d’un robot avec le crochet, mettre 250 grammes de farine, le sel, le sucre, la levure, les œufs entiers, et l’eau de fleur d’oranger.
Mélanger avec le crochet pendant 2 minutes à petite vitesse — 2 sur un robot KitchenAid.
Augmenter à vitesse moyenne — 6 sur un robot KitchenAid — et continuer à pétrir pendant 8 minutes. Après 3 minutes, j’ai baissé la vitesse à 4, car le robot a commencé à sauter. Ça arrive parfois avec la pâte à brioche.
Ajouter, en une seule fois, le beurre pommade coupé en morceaux.
Pétrir à vitesse moyenne pendant 10 minutes, la pâte doit être bien brillante et ne pas dépasser les 26 degrés. Pour cela, éviter de pétrir trop vite pour ne pas faire trop monter en température la pâte. Après 5 minutes, j’ai décidé que mon robot avait trop de difficultés (la pâte deviendra difficile à pétrir), et je l’ai fini à la main. En plus, j’ai ajouté presque 50 grammes plus de farine, car j’ai trouvé la pâte beaucoup trop collante.
Rabattre la pâte dans un récipient propre et fleuré avec de la farine pour ne pas que la pâte accroche. Prendre toute la masse dans les mains et former une belle boule en refermant la pâte sur elle-même. Recouvrir d’un film alimentaire percé pour éviter qu’elle ne sèche.
Laisser pointer la pâte à température ambiante. Le pointage est la 1ère phase de pousse qui dure 45 minutes pendant lesquelles la fermentation et les arômes vont se développer et les levures se multiplier.
Dégazer la pâte en lui donnant des coups de poing pour faire échapper tout le gaz carbonique qui été créé par les levures qui ont mangé le sucre.
Réserver au frais pendant 1h30 pour que le beurre refroidisse et que la pâte soit bien ferme lors du façonnage. Pendant ce temps-là, on fera la compote et la pâte des financiers.
Pour la compote :
Mettre les fruits rouges surgelés et le sucre dans une casserole.
Faire cuire jusqu’à ce que le mélange devienne tout liquide.
Mettre à côté, mais pas au frigo.
Pour la pâte à financier :
Monter les blancs d’œuf en neige avec une pincée de sel.
Ajouter la farine, le sucre, la poudre d’amande et de l’eau de fleur d’oranger. Mélanger bien.
Ajouter le beurre fondu et mélanger.
Montage :
Préchauffer le four à 180 °C.
Beurrer un moule à muffins.
Diviser la pâte à brioche en six parts.
Enfoncer la pâte à brioche dans les puits du moule.
Mettre de la compote dans chacun puits avec de la pâte. S’il y a trop de compote, il sera difficile de démouler les douceurs à la fin. J’ai perdu 2 des 6 à ça, mais les 4 autres étaient très faciles à démouler.
Mettre de la pâte à financier au-dessus de la compote.
Enfourner pendant environ 30-35 minutes. Vérifier souvent avec la lumière au-dedans du four.
Je doute que quiconque le sache en France, mais aux États-Unis on a plus que deux partis politiques. Il y a les Libertaires, le deuxième parti préféré des Démocrates, car ils gagnent parfois assez de voix pour coûter une élection aux Républicains. Et il y a les Verts, le deuxième parti préféré des Républicains car ils font l’envers aux Démocrates. Mais leurs candidats sont en général des puristes (ou des cinglés ; souvent les deux) qui ne peuvent gagner que 1-2 % des votes, alors ils ne gagnent jamais du vrai pouvoir. Je pensais beaucoup à cette situation en lisant le nouveau numéro du Canard enchaîné.
Il y a deux « nouveaux » partis pour les législatives. La République En Marche est devenu Renaissance — je suis certainement pas le premier à remarquer qu’En Marche et Emmanuel Macron partagent les mêmes initiales. Je suppose que la marque n’est plus utile car il est fini avec ses propres élections.
En même temps, une belle collection de partis gauchistes est devenue la « Nupes ». Il n’y a pas de Nupes dans n’importe quel de mes dictionnaires — il me rend un peu surpris qu’ils n’ont pas choisi un nom qui veut dire quelque chose. D’autre part, peut-être que les nupistes veulent juste n’être pas copiés :
Mon titre fait référence au Nouveau Testament, en particulier à Matthieu 9:17. Il me semble que les Français connaissent trop bien ces types pour se faire tromper à cause de quelques noms neufs. Mais je ne suis pas assez mal malin pour travailler chez McKinsey, alors peut-être que je rate quelque chose.
Ce dessin, il s’agit de parler des Taliban, mais c’est vraiment à propos de M. le Président Macron. Je trouve ça plus qu’un peu coquin. Mais au sujet des Taliban, je trouve les prétentions d’être surpris trop naïves pour les croire. Qui pensaient vraiment que ces types changeraient ?
Finalement, celui-ci me rend bien perplexe. C’était pas difficile de trouver les nouvelles que Mme Pécresse a refusé le don de M. Sarkozy. Mais les oranges, je n’ai aucune idée de ce que ça veut dire. Quand j’ai recherché « Sarkozy oranges », Google a décidé que je voulais lire juste des articles d’orange.fr.
Je suis à ma limite, mais il y a quelque chose de drôle où Messrs Sarkozy et Fillon se passent le « bippe » au lieu du bonjour. En fait, j’avais 9 dessins desquels j’ai dû en choisir quatre. C’était difficile cette semaine ; c’est-à-dire que vous allez bien rigoler de ce numéro !
Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !