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Présidentielle 2024

J’ai menacé d’écrire ce post il y a des semaines. Novembre n’est pas pour les hommes politiques (à moins que l’homme politique français à qui je veux parler le plus dise qu’il veut apparaître sur la balado — ceux qui se souviennent des Dessins de la Semaine sauront qui). Il n’y aura pas de prédiction ici. Je veux plutôt vous expliquer pourquoi nous sommes à ce point.

Ce qui suit n’a pas pour but de vous convaincre de changer d’avis. Mais je vais critiquer seulement une personne, parce que vous entendez seulement des critiques de l’autre personne dans la presse française. Vous connaissez les arguments contre lui. Je vous dis souvent que je ne haïs pas les habitants des états « rouges », et que je ne crois pas que la moitié de mes concitoyens soient des nazis. Je veux que vous voyiez pourquoi je les comprends.

On commence avec des photos prises dans le Walmart de mon quartier. Ce n’est pas du tout la Californie de mon enfance, ni même Irvine que jusqu’en 2020 :

C’est ça la vie à chaque fois où je veux acheter des lames pour mon rasoir, ou de la crème à raser. Je dois appuyer sur un bouton, puis attendre 10-20 minutes pour qu’un employé ouvre la vitrine. Pourquoi y a-t-il des vitrines fermées à clé au milieu du magasin ? Parce qu’en 2014, mes con-citoyens ont voté pour adopter une loi, Proposition 47, qui a haussé la valeur de biens volés afin d’inculper quelqu’un pour un crime, de 400 $ à 950 $. Moins que ça, c’était désormais un délit. Oui, c’est la faute aux citoyens lambdas, parce qu’en Californie certaines lois doivent être adoptées par le public, pas seulement l’Assemblée. (Seulement 26 états fonctionnent comme ça — lien en anglais.) C’était le Procureur général qui a dit que ce ne serait pas un moyen pour simplement excuser les crimes ou ne pas les poursuivre, et en fait Mme le procureur général a même écrit un sommaire qui a apparu sur les scrutins, et dit que cette loi « économisera des centaines de millions par année pour la justice criminelle »

Deux ans plus tard, en 2016, on a déjà vu que le taux de vol à l’étalage avait haussé (lien en anglais) par 15 % partout en Californie dans les supermarchés et les pharmacies. Mais pendant les années à venir, la situation a empiré de plus en plus. Le temps que 2021 soit arrivé, des gangs se sentaient à l’aise à cambrioler des dizaines de milliers de sacs à main des meilleurs magasins dans les meilleurs quartiers de l’état. Personne n’est jamais poursuivi pour ces crimes. Ne me croyez pas sur parole ; voici un clip d’un cambriolage de sacs de Neiman-Marcus (hyper-cher) à San Francisco, en pleine journée :

La semaine prochaine, on va finalement voter pour restaurer les vieux crimes (lien en anglais). Mais le Procureur général qui a lancé tout ça refuse même maintenant à dire qu’elle avait tort ou de soutenir la nouvelle loi.

Mme le Procureur général se nommait Kamala Harris.

Voici une autre photo du même Walmart :

C’est directement derrière les caisses automatiques. Vous ne reconnaissez pas ces produits. Ce sont tous des biscuits mexicains, largement de l’entreprise Gamesa, le LU mexicain. Je n’ai pas grandi avec ces choses malgré avoir vécu à 70 km de la frontière jusqu’à mes 18 ans. Les clients qui achètent ces produits n’habitent pas dans mon quartier ; ils viennent de Santa Ana, la ville voisine. Walmart les trouvent plus rentables que moi.

Vous savez que j’ai une relation compliquée avec le Mexique. Je vous fais leurs plats (tacos, chili colorado, birria) et j’appelle leur cuisine le patrimoine de notre Sud-ouest. Un jour, j’espère vous chanter ma chanson « mariachi » préférée. En même temps, je n’apprécie pas qu’il faille parler espagnol pour faire des achats à nombreux endroits en Californie. Ni que ces gens renvoient plus de 63 milliards de dollars à la maison (lien en anglais), puis exigent aux services sociaux de payer les choses que je dois payer moi-même, comme l’assurance médicale. (Ce n’est pas un argument pour faire comme en France — cet argent ne ferait pas partie des impôts, car c’est souvent gagné « sous la table ». On met ça de côté.)

Depuis le mandat de Bill Clinton, on appelle le fonctionnaire responsable de gérer la frontière mexicaine le « border czar« . Ce titre est informel — en général, la personne est officiellement « U.S. Attorney », « Assistant au Président », ou autre chose. En 2021, beaucoup de journaux ont rapporté (Axios, The Hill) que M. le président Biden avait nommé quelqu’un pour être responsable de réduire le taux d’immigration illégale — certains l’a appelé « border czar », autres non. Pendant les 3 prochaines années, ce taux a monté en flèche ; ce graphique montre juste le nombre d’arrestations à la frontière — on considère qu’en général, le nombre d’arrestations est un reflet du nombre d’entrées illégales, impossibles à compter directement :

Source : US Customs and Border Patrol

Mais cette année, beaucoup des mêmes publications ont dit qu’en fait le fonctionnaire chargé de la frontière ne l’était jamais, et que tous leurs rapports de 2021 étaient erronés (Axios, Time). C’était qui le fonctionnaire en question ? Mme la vice-présidente Harris.

Après le premier attentat contre M. Trump, je vous ai dit que tous les candidats républicains sont appelés fascistes par les Démocrates depuis 1948. Pourtant le seul président à emprisonner des citoyens à cause de leurs origines, c’était Franklin Roosevelt, pour qui une station du métro parisien est nommée. Pensez à ça quand vous entendez ce mot de notre côté.

On a le choix actuel car M. Biden a eu un débat si catastrophique que personne ne pouvait plus mentir sur son état. Pourtant, pendant les 3 dernières années, on nous a dit que c’était du complotisme à croire que quelque chose n’allait pas. Malgré tout ce que j’ai dit en haut, j’aurais soutenu Mme Harris si elle avait invoqué le 25e Amendement pour remplacer M. Biden, car il faut avoir un président capable de prendre des décisions.

Dernière chose, je souhaite que je puisse vous faire comprendre que les partis politiques ici ne sont pas comme ceux en France. Il y a 4 ans, il n’y avait pas de NUPES ; il y a 2 ans, il n’y avait pas de NFP. Les partis viennent et partent. Ici, les deux les plus importants ont duré pendant des siècles. Ce sont une question d’identité personnelle ici de façon inconnue en France. Beaucoup des arguments que vous entendez de notre côté devraient être comprises comme les produits de cet esprit.

Je comprends qu’en considérant seulement les relations étrangères, vous considérez probablement seulement un des deux d’être le bon choix. Mais j’espère que vous comprendrez mieux pourquoi les états rouges feront l’autre choix, et pourquoi ça ne leur rendent pas votre ennemi.

Prête pour les fêtes

J’ai eu deux soirées de jeux de cartes de suite ces deux derniers jours — belote le vendredi et tarot le samedi — alors j’ai dû cui-si-ner, et je n’ai pas préparé grand-chose pour vous aujourd’hui. Alors, je vous montrerai ce que j’ai fait, partager quelque chose de prévisible, puis j’ai un peu sur une conversation intéressante ce soir.

Vendredi, j’ai fait la tarte aux noix de pécan de chez Galatoire’s à la Nouvelle-Orléans, ce que je vous ai montré en 2022 :

Cette photo est plus qu’un peu trompeuse. Je suis plus que satisfait avec le goût, mais la pâte a rétréci de façon très irrégulière, alors vous ne voyez pas la mauvaise partie. Mais j’avais une raison.

Voici quelque chose de très récent pour mon dessert de samedi soir, le flan coco :

Voyez-vous le changement ? J’ai torréfié la noix de coco râpée qui fait le fond, et j’aime mieux son apparence. Voilà :

Je suis bien content des résultats. Malheureusement, je ne savais pas que l’un des invités était allergique et un autre n’aimait pas le coco. Oups.

J’ai eu besoin de la tarte parce que j’espérais remplacer la photo dans cette page pour mon prochain bulletin :

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Ça part de mon format habituel pour eux, car j’ai ciblé les fêtes à venir. Je préfère la vieille photo, alors je la garde. J’espère qu’ils seront contents de ces recettes, car une des deux n’est pas de la France, même si elle vient de ses descendants aux États-Unis. Je remercie encore une fois Anagrys pour les schwowebredele, car je crois que celle-ci est une belle réussite.

Je ne sais pas si on les utilisera, mais au moins j’ai livré deux choses pour la bonne saison. Il me faudra préparer une galette des rois mi-décembre pour la même raison. Peut-être plus qu’une pour les photos. Cette culture de prêt-à-Instagrammer me rend plus qu’un peu fou.

Ça nous amène à mon dernier sujet. Je me sens souvent comme j’ai un peu réussi à m’intégrer, car tout le monde attend « ce que Justin apporte ». J’apprécie ça, vraiment, mais il y a des fois où je me sens un peu comme le traître traiteur car personne ne me connaît en dehors des événements. Mais pendant ces derniers deux mois, je me sens comme si ça commence à changer enfin. On a fait deux tables de 4 personnes à la soirée de tarot, et pendant la pause pour le dessert, parce que j’avais exprimé un certain niveau de mécontentement au sujet de la vie dans Orange County, les autres m’ont vraiment écouté.

On va en discuter davantage plus tard, mais on a une conversation très différente quand tout le monde se soucie de quelqu’un, et il me semblait que l’on a eu cette conversation ce soir. Je l’apprécie.

Six heures en France

Aujourd’hui, vous aurez une histoire complètement inattendue, et certains d’entre vous diront que celle-ci me montre menteur. Car s’il y a une chose qui est le fondement de ce blog, c’est mon affirmation que je ne suis jamais allé en France avant mes 44 ans et un an et demi d’études frénétiques. La vérité, c’est à la fois plus compliquée et plus bête que ça, et après 20 ans de l’avoir crue perdue, j’ai récemment trouvée la preuve.

En 1993, pendant l’été entre mes 1ère et terminale années au lycée (on dirait plutôt 11e et 12e), je suis allé en Espagne avec six autres élèves de mon lycée, et notre prof de la langue, Señora Zabaleta. (Malgré le nom, elle est aussi américaine que moi — elle s’est mariée avec un espagnol.) Au fait, Sra et moi sommes récemment retrouvés à ce même lycée en août quand j’y ai visité. Elle était un peu déçue que j’avais changé d’équipe, mais pas du tout surprise par tout ce que j’ai fait, car j’ai été son élève pendant 3 ans, et elle me connaît bien. De toute façon, notre voyage.

Voici l’itinéraire. C’est en anglais, mais je fais confiance que vous savez tous ce qui veut dire « Madrid » :

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Ça vient d’un album de photos que j’ai fait après le voyage. Voyez-vous les mots Paris ou France quelque part dans cette photo ? Indice : Ô hell no. United, une de nos pires compagnies aériennes (je mens — elles sont toutes parmi nos pires), a vraiment mis le bordel dans un état de désordre et a annulé notre vol à Madrid de Los Angeles. En récompense, ils nous ont mis dans un vol à Paris, et de là à Madrid — dans la meilleure classe de ma vie. Ça s’appelait « Classe Connaisseur » — pas exactement 1ère, mais avec la même nourriture et de meilleurs sièges que nous avons payés. Puis, c’était Air France qui nous a apporté à Madrid. Ne me croyez pas sur parole — j’ai les preuves ! D’abord, le menu et un formulaire que j’ai gardé plutôt que leur envoyer :

J’ai pris des photos dans l’aéroport Charles-de-Gaulle. Oui, avec des pellicules de 36 photos, c’était mon idée de ce qui était important :

Secrètement — pas à vous, mais à mes compagnons et ma prof — c’était où j’avais toujours voulu aller, et voilà, j’étais si proche. On a dû attendre 6 heures avant notre prochain vol, et on a voté sur la question de quitter l’aéroport ou pas. Je faisais partie de l’équipe « Allons voir la Tout Eiffel », mais on a perdu, et je sais maintenant que les autres avaient raison. Le plus loin que nous aurions pu possiblement aller serait de prendre le RER B jusqu’à Notre-Dame, prendre des photos, puis retourner tout de suite. Même ça aurait été un risque et personne du groupe ne parlait un mot de français.

Tout à coup, un voyage d’un seul jour en France vous semble beaucoup plus logique, n’est-ce pas ? J’ai l’habitude.

Vu que mon passeport n’a jamais été tamponné (demandez à vos parents, tout n’était toujours pas numérique), et je n’étais donc jamais admis en France, je ne considère pas que j’ai menti. Mais j’étais sur le sol français pendant 6 heures, entouré par tout ce que je rêvais que la France pourrait être — toutes les boutiques des créateurs étaient là, même à l’époque.

On n’a pas encore fini. J’ai gardé une copie du magazine « Approche » dans mon album. Tout ce temps, j’avais peur que j’aurais l’air idiot ou dingue si je vous disais « Je me souviens d’exactement un gros-titre, « Six ans pour un ‘oui' », à propos de la nouvelle princesse japonaise. » Mais voilà, enfin :

Le magazine fait environ 80 pages, et je ne vais pas essayer de vous montrer le tout cette fois, mais pour Agathe, voici un peu de son article sur le Lot :

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Et un peu de l’article sur la princesse Masako :

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Je crois que l’on lira ce numéro ensemble dans un autre billet. Si vous aimeriez que l’on fasse ça, dites-le-moi dans les commentaires.

Je vous laisserai avec une question pour réfléchir. Vous savez maintenant que j’ai passé un quart de siècle en croyant que c’était la seule et unique fois de ma vie où j’irais en France. Et que la dernière décennie de ça, c’était car mon ex profitait de me barrer de quitter les États-Unis. Comprenez-vous maintenant l’urgence derrière tout ce que je fais ici ?

Doliprane

Langue de Molière est reportée aujourd’hui car j’ai de la fièvre, et honnêtement, je me suis endormi pendant l’écriture. La bonne nouvelle, c’est qu’hier, c’était une sacrée fièvre, avec des tremblements violents, et aujourd’hui, c’est plus ordinaire que ça. Mais, après avoir lu ce billet de Jours d’humeur, et vu ce gros-titre du Canard enchaîné la semaine dernière :

je vais vous dire la chose la plus choquante des 4 ans du blog :

Une raison pour préférer vivre aux États-Unis qu’en France.

C’est presque certainement la seule et unique fois où je dise une telle chose. Mais… vous savez ce qui s’appelle l’ingrédient actif du Doliprane ? Ça s’appelle paracétamol, ou acétaminophène. Voici la boîte de la marque du magasin Ralph’s (ça s’appelle d’après la société mère, Kroger, la plus grande chaîne de supermarchés du pays) :

Cette petite me coûte 15 $ (13,9 € en ce moment). Mais il y a 225 pilules là-dedans, de 500 mg chacune. Du billet de Jours d’humeur, j’ai appris que la plus grande boîte disponible en France n’en contient que 16, et que l’on ne peut pas acheter plus que 6 à la fois ; c’est-à-dire 96 pilules. Ça m’étonne, et pas de bonne façon.

D’autre part, peut-être que vous avez une bonne raison pour ça. Il y a assez de pilules dans cette boîte pour se suicider en mettant un terme définitivement à son foie. 16 ne fera pas l’affaire, et je ne suis pas sûr que 96 suffit. Je ne vais pas le tester pour vous ; pour une chose, la boîte est à moitié vide. Autre chose, si je réussissais, je ne serais plus capable d’écrire quelle est la bonne dose. Désolé, j’essaie d’être plus utile que ça.

Mais je pense à tout, même malade, n’est-ce pas ?

Adieu, Pascale

Je sais depuis longtemps qu’hier arriverait un jour, mais j’espérais que ce serait peut-être 5-6 ans au futur. Je me suis réveillé à découvrir qu’une connaissance en commun essayait de me signaler le décès de mon amie Pascale. Vous la connaissez un peu sans l’avoir su. Je n’ai pas l’habitude de donner même des prénoms, mais dans ce cas, il me semble qu’un prénom ne posera plus de problèmes.

J’ai raconté plusieurs fois que l’histoire de ce blog commence avec un groupe privé sur Facebook en 2020, où je suis allé pour apprendre le français en suivant des vrais. J’ai vite développé l’habitude d’y poster sur un film chaque semaine. C’est comment j’ai rencontré Pascale, qui était aussi grande fan du ciné français. Elle avait toujours l’habitude d’être parmi les premiers à réagir à mes posts là-bas, et quand elle m’a envoyé une demande d’ajoute, j’étais ravi.

Elle était particulièrement fière de ses racines savoyardes, étant née et ayant grandi à Chambéry, où elle vivait jusqu’à la fin. Quand on s’est rencontrés en ligne, elle parlait tout le temps de son « Papounet », déjà atteint de presque 90 ans à l’époque, qui vivait dans un EHPAD. Elle était une fille dévouée de son père, et lui rendait souvent visite, jusqu’à la fin.

Pascale était la raison derrière une poignée de posts ici. C’était son grand amour pour l’émission Les 12 Coups de Midi qui m’a inspiré de la regarder enfin. Ce que je ne vous ai pas dit dans ce post-là, c’était qu’elle écrivait parfois des posts sur Facebook pour corriger des erreurs de la part de M. Reichmann. Je savais même à l’époque qu’elle n’était pas en bonne santé, alors un mois plus tard, j’ai dévoilé une chanson savoyarde et une bûche de Noël inspirée par le département pour mes activités de Noël, car je n’étais pas sûr si elle verrait l’arrivée du Tour en Savoie. Je lui ai demandé une fois que faire pour le Tour une fois là ; voici la note dans mon tableur :

De Pascale : « Pour la Savoie, je te conseille la croziflette, beaucoup plus légère que la tartiflette. C’est un gratin de crozets, de petites pâtes au sarrazin. Avec une simple salade verte, ça passe tout seul ! Tu accompagnes ça d’un verre de vin de Savoie (Apremont ou Mondeuse) avec, pour dessert, un gâteau de Saint-Genix (qui est aussi le village natal de mon Papounet) et tu as un bon repas. Surtout si tu prends des fromages du coin (Beaufort, Reblochon…) »

C’était quoi mon dîner savoyard ? La croziflette et le gâteau de Saint-Genix. Je ne sais pas qui s’en souvienne, mais qu’est-ce que j’ai apporté avec moi en rentrant de la France en 2023, au-delà une douzaine barres de nougat de Montélimar ? Des pralines roses, achetées exprès chez Galeries Lafayette afin de faire ce gâteau-là, car je voulais tellement ne pas la décevoir. Ça fait 3 fois que je suis allé en France pendant le Tour, mais c’est le seul ingrédient que j’y ai acheté pour cuisiner à la maison. Comme j’aurais aimé lui livrer un gâteau !

Et c’est à Pascale que je dois l’une de mes leçons les plus importantes sur le caractère français. Elle n’hésitait jamais à me corriger, à chaque fois avec des excuses vraiment pas nécessaires, et souvent avec un sourire. Je dois partager certains avec vous, et surtout cet échange :

Et après un don de sang où j’avais posté seulement en anglais :

Elle m’a aidé à comprendre que vous êtes obsédés de la grammaire, mais pas méchants sur le sujet (ben, je fais partie de Sans l’option Bescherelle sans honte). Mais même quand le sujet n’avait rien à voir avec la grammaire, elle gardait toujours le même sens de l’humour. Sous ce post où j’ai fêté l’arrivée d’une enveloppe avec ma propre écriture (car elle a contenu l’autographe de Nicola Sirkis) :

il y avait cet échange :

Pascale ne me corrigera plus jamais, et non pas car j’aurai réussi à ne plus en avoir besoin, et pour ça, les larmes ont coulé toute la journée.

La bonne conduite

Il y a deux jours, pour la première fois, j’ai réussi à me faire bannir d’un groupe sur Facebook.

« Mais Justin », vous me dites, « vous êtes un sale grossier dès le départ ! On sait tous que La Fille a dû vous gronder pour avoir vite adopté de gros mots français ! » Puis, un Ricard plus tard, « Alors, dites-nous, qu’avez-vous sorti pour mériter ce bannissement ? »

C’était dans un groupe anglophone consacré à des blagues autour de la série de jeux vidéo Final Fantasy. Peut-être que vous avez entendu parler de la mort du chanteur Liam Payne, anciennement du groupe One Direction, qui est tombé du balcon de sa chambre d’hôtel. Il est possible qu’il se soit suicidé. Moins d’une heure après la nouvelle, l’admin du groupe a posté cette photo du personnage Tidus de Final Fantasy X, de la finale du jeu (c’est un moment tragique). La légende en anglais dit, « Il s’est montré digne du nom de son groupe, il est allé vers une direction. »

Source

Je vous dirai en toute sincérité que l’une des choses qui m’attire à ce groupe est le fait que la politique est rigoureusement bannie, pas selon le sens américain de ce mot, où la politique avec laquelle l’admin n’est pas d’accord est bannie. En revanche, l’humour du groupe a souvent un caractère…grossier.

Alors, comment est-ce que j’ai débloqué ces succès ?

Vous pouvez voir mon commentaire en anglais. Ça dit simplement « C’est grossier. » La règle que je n’ai pas respectée ? « Ne sois pas offensé. » L’explication en bas ajoute « Si tu n’aimes pas le post de quelqu’un, bloque-le. En plus, tu peux quitter le groupe. » (Rappelez que selon moi, « you » en anglais se traduit seulement par « tu ».)

C’est typiquement moi d’être banni pour ne pas être assez grossier. Mais honnêtement, j’ai cafardé sur moi afin de justifier râler sur d’autres personnes. Et non pas de ce groupe-là.

Il ne reste qu’un département pour terminer le Tour. Le « Je découvre » paraîtra mardi matin. Je réussira donc mon horaire. Mais afin de ne pas régler des comptes pendant la fête du Tour, je le fais maintenant.

À chaque fois où j’écris un « Je découvre », j’écris un tweet qui remercie l’office de tourisme du département. Je ne m’attends pas à beaucoup, certainement pas à l’accueil des nivernais, mais une mention j’aime ou un retweet est toujours le bienvenu.

Mais il y a un an et demi, les choses ont changé. La moitié des offices de tourisme ont quitté Twitter, et tout le monde se trouve sur Instagram maintenant. C’était donc en février 2023 où j’ai enfin complètement mis à jour mon compte Instagram, et à partir de l’Oise, je tague les comptes de presque tous les cuisiniers auxquels j’emprunte mes recettes, ainsi que les offices de tourisme. Même avant ça, je le faisais parfois, mais pas régulièrement pour le Tour. C’est seulement cette année où je fais des « stories » pour annoncer les « Je découvre » aussi. Mais tout ça, c’est à dire que je fais pas mal de publicité pour d’autres personnes.

Et presque personne ne répond.

Je ne dis pas que quiconque est obligé de partager quelque chose juste car je l’ai tagué. Après tout, si on est un vrai influenceur avec des milliers d’abonnés, même des centaines de milliers, tout le monde veut son attention. Je comprends ça.

Et je vais m’arrêter ici pour dire que la meilleure personne que je connais sur Instagram est Péla, qui reconnaît à chaque fois quand on met ses recettes à l’honneur. Cependant, tout ce que je fais venant d’elle est au-delà du Tour.

Mais dites-donc, quand je vois une preuve qu’exactement la bonne personne a vu une telle pub pour eux, pourtant la moindre mention j’aime, le bouton pour laquelle était sur le même écran en même temps — et le cliquer reste trop d’effort ? (Il y aurait de petits cœurs sur les photos de profil si les utilisateurs avaient aimé le story.)

(J’ai supprimé des gens bien connus à cette communauté — ma plainte n’est pas que ceux qui me connaissent n’ont pas aimé quelque chose. C’est que le sujet du post n’a rien fait.)

Au moins Île de La Réunion Tourisme est un grand compte avec 165 000 abonnés. Il y en a des beaucoup plus petits qui gardent le dos tourné. Je peux pardonner de tels restos que Chez Gégène ou Le Grand Charles pour ignorer de tels clins d’œil, car ils ne sont pas très actifs sur leurs comptes. (Est-ce que je viens de cafarder sur eux ? Mais oui.) Mais au-delà Claire Heitzler pour sa tarte aux figues, la dernière fois où quelqu’un lié au Tour m’a laissé une mention j’aime pour avoir utilisé sa recette…il faut remonter le temps en octobre 2023 pour en trouver une autre. Il y a exactement 4 autres exemples.

Quant au reste ? Ils s’en foutent si on les mentionnent.

Alors, grossier que je suis, j’ai juste un mot pour tous ces ingrats :

Nyctalope.

La malediction de Mehmet

Mon dîner guyanais est une chose qui doit commencer « la veille » pour être prêt, alors il faut attendre le lendemain pour cela. À sa place, vu qui vient de me contacter, je vais vous raconter l’histoire de Mehmet.

En 2008, mon ex et moi, toujours mariés à l’époque, sommes partis pour des vacances en Grèce et en Turquie. La Turquie, je la recommande mais peut-être pas maintenant vu le comportement de M. Erdogan. La Grèce… disons que l’un des plus grands plaisirs de ma vie était la découverte qu’en français, « aller se faire voir chez les Grecs » est une insulte. L’un des deux pires patrons de ma vie venait de Grèce, après tout.

Peut-être que vous savez que les turcs sont réputés pour la qualité de leurs tapis. Nous en avons acheté trois, ainsi qu’un petit utilisé pour les chevets. Ce dernier était un cadeau pour ma grand-mère ; après sa mort, je l’ai reprise en souvenir d’elle. Quelqu’une a tous les autres tapis. Ça me convient ; je n’ai rien gardé de cette époque.

Petit tapis pour chevets

Je serais menteur si je vous disais que je me souvenais bien des vendeurs de ce voyage. Mais à partir de 2014, j’ai commencé à recevoir des SMS. J’ai écrit sur la première sur Facebook (prénoms de l’ex et La Fille supprimés) :

Ça dit en partie :

Je viens de recevoir l’appel le plus inattendu de tous les temps. En 2008, mon ex et moi avons fait une croisière en Grèce et en Turquie…Pendant le voyage, nous avons acheté des tapis de plusieurs magasins à Istanbul (à Athènes aussi, mais la version grecque est une copie inférieure).

Qu’est-ce qui disait le SMS ? « Bonjour Justin, je suis Mehmet le vendeur de tapis. Tu en avais acheté un dans mon magasin en Turquie. Je suis dans ta région et aimerais te rendre visite avec notre collection. » Certains détails ont changé depuis ce temps-là. Pour une chose, il ne s’appelle Mehmet à chaque fois. En 2020, il s’appelait Gurkan :

Des mois plus tard, il s’appelait Metin :

Début 2022, il était Mehmet :

Plus tard cette même année, il est devenu Can (peut-être la version courte de Gurkan ?) :

Il m’a contacté 8 fois en 2023, parfois en écrivant son nom comme « Memet », parfois comme « Mehmet ». Hier, j’ai reçu un SMS en tant que ce dernier :

« Bloque-le ! » me disent tous les américains qui en entendent parler. Mais c’est presqu’impossible car il n’utilise jamais deux fois le même numéro téléphonique — pas stupide, celui-ci ! Pour être juste, il envoie aussi des photos de tapis, et elles font envie :

Il ne me dérangerait pas de décorer mon appartement de cette façon. Mais le mec n’aura jamais un centime de ma part ! Pourquoi ?

Parce qu’à chaque fois où il m’écrit, la première chose qu’il fait est de me rappeler que j’y ai fait des achats avec quelqu’une qui me déteste et elle en a tous sauf un ! Je considère ça une partie de ma condamnation, mais à moins que je change de numéro, ces appels et SMS continueront.

Les aventures postales

Je vous ai mentionné que j’allais envoyer un autre colis en France cette semaine. Je ne m’attendais pas à autant de problèmes. Comme le fondant, c’est une chose où le nombre de répétitions n’a rien à voir avec ma confiance en mes compétences (zéro). Mais ce que vous ne saviez pas, c’est que c’était la suite d’une autre aventure de cartes postales.

Fin septembre, une amie a partagé avec moi cet appel pour des cartes postales :

Source sur Facebook

Vu que l’École Arzmael se trouve en Bretagne, je pensais gravement à leur écrire, « J’ai vu votre appel sur les rézosocios. Non, mais sérieusement. » Vous devriez savoir pourquoi.

Mais étant moi, je me suis dit « Awww, des petits. Je dois faire quelque chose de spécial pour eux ! » Vu que j’ai dû conduire à San Diego, j’ai décidé de passer par Legoland California pour leur acheter une carte.

Sauf que. (Pour continuer notre thème breton.)

Sauf que ça fait une décennie depuis la dernière fois où je suis allé à Legoland, et je ne savais pas que l’hôtel est de nos jours entouré par le même parking payant que le reste du parc. Je suis prêt à beaucoup, mais payer 25 $ juste pour acheter une carte postale ne se compte pas parmi mes bêtises.

Mais une fois dans la région, je me suis dit, « Allez, vous pouvez au moins déjeuner chez Milton’s. » C’est un deli façon new-yorkaise — vous diriez plutôt « restaurant-traiteur » selon mon dictionnaire. Ce genre de resto me manque cruellement dans mon comté tout asiatique-hispanique. (Nous avions Jerry’s Famous Deli. Tout ce que j’ai dit avant s’applique.) Je ne peux trouver un sandwich comme celui-ci nulle part chez moi, du rosbif et du pain de seigle new-yorkais (on dit « rye bread ») :

En rentrant de San Diego, je me suis dit, « Ben, vous allez passer par l’ancienne mission des espagnoles, ça marcherait aussi. » C’était déjà 18h quand j’y suis arrivé, et la mission était déjà fermée. Mais j’espérais qu’il y aurait des boutiques toujours ouvertes dans le quartier. NON. Tout ce qui était ouvert, c’était un resto à côté du chemin de fer.

Déçu, j’ai trouvé une carte postale dans une pharmacie le lendemain. C’est écrit avec mon sens de l’humour typique. Je vous rappelle que je ne connais aucun « Dingo ». Il s’appelle Goofy en VO. Ceux qui ont de bonnes mémoires se souviendront du fait que j’ai joué ce tour au passé.

Mais cette carte, en fait ça fait déjà 10 jours depuis que je l’ai envoyée. Le casse-tête du jour, c’était le colis avec ce cadeau pour mon amie — la même qui m’avait demandé d’envoyer la carte !

J’ai acheté quelques bonbons mexicains pour aller avec, parce que si j’allais dépenser une somme pour envoyer un colis, il devait valoir le coup. On peut les trouver en France, mais ça coûte environ 3x ce que je paye. En revanche, après les frais de livraison et les impôts, c’est moins le cas !

Et c’est les impôts dont j’ai envie de parler. Pour la première fois, l’USPS (notre association à but jamais-lucratif pour employer les plus gros cons du pays — dit autrement, notre Poste) m’a donné des estimations précises des impôts payés par la destinataire. J’ai failli avoir une crise cardiaque.

Puisque vous ne pouvez pas voir les valeurs déclarées, je vous dirai que j’avais dit 5 $ pour les 2 boîtes de bonbons « De la Rosa » (j’ai payé 5,20 $, mais on ne peut pas utiliser les centimes dans le formulaire), 2 $ pour les sucettes « Coronado », et 33 $ pour le crâne en plastique, ce que j’ai payé au ciné. Et pour ça, 23 $ de « frais » ainsi que 20 $ d’impôts ?!?

« Heureusement » pour mon amie, j’ai eu des problèmes avec le site de l’USPS, et ne pouvais pas imprimer le formulaire tout de suite. J’ai mentionné ça à une amie expatriée, et elle m’a dit que tous ses cadeaux renvoyés en Europe ont une valeur déclarée de 20 $. Ayant bien compris ce qu’elle voulait dire, j’ai coupé par 2 mon estimation de la valeur du crâne, et le nouveau total des frais et impôts était 10 $.

Je trouve ça dingue. On est censé avoir le droit d’envoyer 45 € de valeur en cadeau sans impôts selon les règles actuelles. 40 $ de valeur déclarée est en dessous de cette limite. L’idée qu’elle aurait payé plus d’impôts que ce que j’ai payé originalement, c’est fou.

Mais, euh, merci de ne pas cafarder sur moi aux douaniers, d’accord ?

Remplacé

D’habitude, je n’écris qu’une fois par jour, et ce post est, sans vergogne, largement pour rétablir mon horaire. Mais, je ne l’écrirais pas si quelque chose d’hilarant n’était pas arrivé !

Le nouveau robinet

Alors, la grande majorité de mécaniciens et gardiens en Californie du Sud sont des immigrés mexicains (ainsi que les cuisiniers dans les restos rapides, les jardiniers, les nettoyeurs à sec, et certains autres posts). En général, ils n’apprennent que la moindre quantité d’anglais dont ils ont besoin pour interagir avec leurs employeurs et leurs clients. D’où la polémique, mais je n’écris pas pour me lancer dans le sujet. Je le dis juste pour vous expliquer que le mec entré dans mon appartement pour réparer — enfin, remplacer — le robinet a eu trois appels téléphoniques pendant sa visite chez moi, tous en espagnol, tous sur haut-parleur.

Je ne dis jamais aux personnes qui ne le savent pas que je comprends leurs conversations dans d’autres langues. Si elles pensent que c’est la sécurité grâce à l’obscurité, elles méritent tout ce qui leur arrivent. Je ne ferai rien avec cette info, mais ce que j’ai clairement entendu pendant sa conversation avec une femme qui n’était pas évidemment une collègue, c’était (je traduis) :

Ne t’inquiète pas, l’époux n’est pas à la maison.

Époux est la traduction la plus exacte de « esposo », après tout. (Je dirais « mari » s’il avait dit « marido » — voilà, je reste en bonne forme.)

La polémique WordPress

Je ne crois pas que j’écrive ce post, mais je viens d’apprendre des choses sur un procès lié à WordPress qui pourrait poser des problèmes au futur pour ses utilisateurs. La plupart de mes sources sont en anglais, mais il s’avère que ce procès est maintenant bien connu parmi la presse francophone (au moins la partie consacrée à la technologie).

Détail de Boxing, from the Games and Sports series (N165) for Old Judge Cigarettes – print, issued by Goodwin & Company, Photo par The Metropolitan Museum of Art, Domaine public

Le contexte, c’est qu’il y a deux entreprises qui s’appellent « WordPress », avec des domaines presqu’identiques, wordpress.org et wordpress.com. La première est une association à but non-lucratif qui gère le logiciel dit WordPress. La deuxième est une entreprise dit « Automattic », un jeu de mots sur le nom de son fondateur, un certain Matt Mullenweg, qui était aussi co-fondateur de l’association. Automattic héberge tous les sites « wordpress.com », dont celui-ci, mais n’est pas le seul hébergeur disponible. En revanche, elle a une relation unique avec l’association, ayant le seul droit d’utiliser les marques et logos de WordPress sans limites. Pourtant, le changement pour renommer son appli « Jetpack » est venu du fait que même là, l’entreprise n’est pas censée se représenter comme le seul fournisseur du logiciel.

Le problème, c’est que l’autre grand spécialiste en hébergement de sites de WordPress, une entreprise dite « WP Engine » n’a jamais rien contribué au développement du logiciel WordPress. (Plus précisément, la quantité d’effort est minuscule par rapport à celle d’Automattic.) Mais le problème avec cela, c’est que WP Engine n’est pas obligé de contribuer au développement du logiciel. C’est « open source » (lien en français) ; c’est-à-dire que le logiciel n’est pas payant en soi, et n’importe qui peut le copier et l’utiliser à nouveau.

Selon le site Développez, ainsi que The Verge et Ars Technica (deux derniers en anglais), M. Mullenweg a exigé que WP Engine commence à payer 8 % des revenus à Automattic pour le droit d’utiliser le nom WordPress ainsi que le logo. WP Engine a dit « non », alors WordPress.org — l’association à but non-lucratif — a répondu par désactiver son droit d’accéder aux serveurs de l’association pour obtenir des mises à jour. WP Engine a lancé un procès contre Automattic, et de son tour, Automattic vient de faire démissionner 8 % de ses employés, tous ceux qui ne sont pas d’accord avec ses décisions.

Il y a un dicton parmi les avocats anglophones, et j’imagine que les francophones ont quelque chose de similaire : « Une partie qui se représente a une folle pour cliente ». On pourrait dire que c’est un dicton intéressé, car les avocats ne gagnent pas d’argent dans ce cas. Mais il y a de bonnes raisons en plus, et numéro un — je vous dis ça en tant que fils d’un avocat ainsi que quelqu’un qui a survécu deux procès avec mon ex — c’est que quoi que l’on dise peut être utilisé devant le tribunal. Ce qui dit son avocat, pas autant. Apparemment, personne n’a dit ça à M. Mullenweg.

Il participe à un fil sur le site Hacker News (en anglais) pour discuter le procès. Là, pendant les 3 derniers jours, il mentionne tout genre de conversation qu’il a eu avec des employés de WP Engine, dont Heather Brunner, la PDG de l’entreprise, qui il a essayé d’embaucher pour WordPress.org. Ça apparaîtra dans les documents rendus au juge, je vous rassure, mais présenter son côté en public comme ça, ça mettra de l’eau aux bouches des avocats de WP Engine !

On dirait que ces affaires n’impliquent pas directement les utilisateurs de WordPress.com, moi et vous tous. Mais si vous avez aimé le niveau de service aux clients jusqu’à ce point (il le dit avec un maximum de sarcasme), ça ne va pas s’améliorer avec 8 % des employés de moins. On va payer les frais des avocats pour ceci, et les revenus pour ça chez Automattic viennent des cotisations de sites comme celui-ci (je paye 96 $/année pour le plan « Premium »). Il n’est pas difficile à imaginer comment ça affectera les frais d’Automattic à l’avenir.

Je suis plus sympathique aux plaintes d’Automattic que vous ne le pensez. Ils font la grande majorité des travaux sur le logiciel open source. J’utilise tout genre de tel logiciel dans mon quotidien, et je comprends l’investissement. Mais cette histoire de 8 % des revenus d’un utilisateur, ça n’ira nulle part dans un tribunal américain, et il m’étonne qu’ils aient choisi ce chemin au début.