Le gâteau d’anniversaire fraise-citron d’après Péla

On va maintenant parler plus du gâteau que j’ai fait pour la fête d’anniversaire de La Fille hier. Comme je vous ai dit hier, c’était recouvert avec des bonbons Starburst suite à une demande de ma fille, qui ne les a pas pu mangé pendant deux ans à cause de son appareil dentaire :

La recette est d’après le gâteau au citron et à la fraise publié par Péla en mars, mais il me manque ses talents en tant que décoratrice dans les meilleures circonstances, et je doute qu’elle travaille jamais avec de tels bonbons. (Des Kinder, bien sûr, mais genre Carambar ? Jamais.) Je vais vous partager la recette avec mes changements pour la taille et quelques remarques sur les difficultés de le fabriquer à grand format. Allons-y !

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Saison 3, Épisode 8 — Ma semaine mexicaine

Sur une échelle de « Fille-à-papa » jusqu’à Chloé Bourgeois, à quel point est La Fille gâtée ?

Le gâteau, fait maison bien sûr, est en fait une recette de Péla, son gâteau au citron et à la fraise. Mais où Péla a dessiné de jolies fleurs avec une poche à douille, je l’ai décoré avec des bonbons « Starburst », avec une consistance très similaire aux Carambars – donc interdits pendant un cours de traitement avec un appareil dentaire. Elle a 14 ans, d’où les nombres. Au milieu, j’ai fait une Triforce de la série The Legend of Zelda. Elle m’avait demandé de lui faire un gâteau aux Starbursts littéralement la veille de la publication de la recette de Péla, et les goûts de Starburst comprennent le citron et la fraise, alors c’était le choix évident. On en parlera plus demain.

Peut-être que vous avez du mal à lire la boîte en arrière-plan à droite. Laissez-moi vous aider :

HAHAHAHA, je suis si prévisible !

En fait, c’est juste afin de la vendre également au Canada qu’ici. Voici l’autre côté :

Cependant, avouez-le : il vous semblait probable que j’achèterais des couverts juste à cause d’être étiquetés en français.

Au fait, chaque invitée est rentrée avec un sac contenant deux choses en cadeau : une poignée de Starbursts, et 6 macarons au chocolat, faits ce même matin. Que j’aie eu du travail ! (Oui, je regrette les petits pics ; le niveau attendu ici est très haut. Mais je n’avais plus le temps.)

Vous avez vu les mogettes, le préfou et le chili colorado ici cette semaine ; il y avait ainsi ces macarons et les orejitas, mon dessert mexicain raté. Et mon dessert vendéen raté. Je ne veux plus voir l’intérieur de ma cuisine. L’épisode cette semaine est hyper-court car je n’avais plus rien.

Je viens d’apprendre un nouveau mot en anglais. Mais le comment de l’affaire mérite d’être partagé. J’ai vu cette photo sur Facebook :

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Et je me suis dit, « Je n’ai jamais vu ce « soupirail ». Quel est le bon mot en anglais ? » C’est « cellar window », la fenêtre pour une cave. Il n’y a pas de caves en Californie du Sud. Peut-être que ce truc existe à Napa, en Californie du Nord, avec tout le vin. Mais aucune maison ici n’est construite de cette façon, car quand on vit dans l’espoir la peur que sa maison ne s’effondre pendant un tremblement de terre, on ne tente pas le sort en y creusant un trou.

Au fait, avez-vous entendu parler du jeu Wordle ? Il y a des versions en français, dont celle-ci chez 20 Minutes. Je me lance toujours avec « adieu » car ça épuise 4/5 des voyelles en anglais. Mais j’étais surpris quand il a accepté un autre mot français cette semaine ! Parle-t-on toujours l’anglais aux États-Unis ?

Dernière chose — peut-être que vous aviez aussi remarqué la perte de la fonction « copier » dans WordPress pour les liens ? On cliquait « partager », puis « copier », et au lieu de copier juste une adresse, il y avait tout à coup un mur de texte pour aller avec ? Grâce à moi, à partir de la version 24,7, il y a un nouveau choix dans le menu :

L’échange de courriels entre moi et les ingénieurs chez Automattic n’était pas gentil — j’ai dû leur envoyer un tas de captures d’écran — mais ils étaient gênés à se rendre compte qu’ils avaient cassé l’une des plus vieilles fonctions de l’appli. Le nouveau « copy link » restaure l’ancienne fonctionnalité ; j’ai reçu un courriel d’eux samedi pour me remercier. De rien.

Notre blague cette semaine traite des prénoms. Nos articles sont :

Il n’y a pas de gros-titres satiriques cette semaine.

Sur le blog, il y a aussi C’est le 1er, version mai 2024, ma revue mensuelle de mes blogs préférés, Mon dîner vendéen, le préfou et la chorba d’agneau à la mogette de Vendée, ON ME COMPREND, sur une humoriste qui raconte des expériences qui me sont familières, et Le chili colorado, mon hommage annuel à la cuisine mexicaine tous les 5 mai, à l’honneur de mon amie qui s’y est expatriée.

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Le chili colorado

C’est encore une fois le 5 mai, alors le temps pour mon dîner mexicain annuel à l’honneur de mon amie rouennaise (2022 — tacos, 2023 — birria). Cette fois, je vous partagerai mon plat mexicain préféré — de loin. Je le mange presque chaque semaine dans mon resto mexicain préféré, Rodrigo’s, où je suis si bien connu qu’ils ne me donnent plus une carte. C’est le chili colorado :

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Pour répondre à votre question, le nom n’a rien à voir avec notre état de Colorado ; le chili colorado vient de Chihuahua au Mexique. En espagnol, colorado veut dire « rougeâtre », et la sauce pour ce plat est bien rouge grâce aux piments secs que l’on va utiliser. Et pour répondre à votre autre question, d’habitude on le mange avec des tortillas, du riz à la mexicaine et des charros (haricots noirs). J’allais le présenter avec un dessert mexicain, que j’avais préparé en même temps, mais il n’est pas bien allé.

Ce plat a besoin de 3 ingrédients que vous allez avoir du mal à trouver en France, tous des piments secs. Des trois, le piment dit soit « ancho » ou « pasilla » est mon préféré — il a un goût similaire au piment d’Espelette une fois asséché. J’ai montré des photos à un ami qui connaît très peu la cuisine mexicaine et il m’a demandé si c’était hyper-épicé. En fait, ce n’est pas du tout le cas — mes goûts à cet égard sont identiques aux ceux du Français moyen, et je ne le mangerais pas si c’était plus épicé que notre thon à la basquaise.

Un renseignement amusant avant de nous lancer ? J’ai découvert ce plat pour la première fois chez Disneyland, pas au Vieux San Diego ou le quartier dit « East LA » (l’Est de Los Angeles). Mais après ça, je le cherche partout.

Ma recette vient du site Latino Foodie (lien en anglais). Je l’ai coupé largement par deux, mais la quantité de bouillon par seulement 1/4. Dans une cocotte de 6,75 L, impossible de tout couvrir avec moins de liquide.

Les ingrédients pour le chili colorado (2 personnes) :

  • 4 piments secs « californien »
  • 2 piments secs « ancho »
  • 3 piments secs « árbol »
  • 1 oignon, coupé en quarts
  • 750 ml de bouillon de bœuf
  • 3 gousses d’ail
  • 1/4 cuillère à café de cumin en poudre
  • 1/4 cuillère à café d’origan
  • De l’huile d’olive
  • 500-600 grammes de paleron coupé en dès
  • 1 1/2 cuillères à soupe de farine
  • 2 feuilles de laurier

Les instructions pour le chili colorado :

  1. D’abord, retirer les pépins et les tiges des piments californiens et anchos ainsi que les tiges des árbols. Faire le tout avec des ciseaux en coupant dans le sens de la longueur.
  1. Mettre les piments dans une grande casserole avec les morceaux d’oignon. Couvrir le tout avec de l’eau froide et porter à ébullition.
  1. Une fois bouillante, éteindre le feu, couvrir la casserole et laisser mijoter pendant 20 minutes.
  2. Égoutter les piments et les mettre dans le bol d’un robot cuisinier avec 250 mL de bouillon de bœuf, les gousses d’ail, le cumin, et l’origan. Faire une purée.
  1. Tamiser la sauce sur un grand saladier. Appuyer sur les solides avec une cuillère pour extraire un maximum de liquide. Jeter les solides.
  1. Saler et poivrer les dès de paleron — j’ai utilisé du gros sel de Camargue.
  1. Faire chauffer l’huile d’olive dans une cocotte.
  2. Y ajouter le paleron et la farine. Remuer puis faire revenir pendant 4-5 minutes.
  1. Ajouter la sauce de la 4e étape, 500 mL de bouillon de bœuf et les feuilles de laurier. Porter à ébullition puis baisser le feu à moyen-doux.
  1. Laisser mijoter et réduire pendant 1 heure (les photos montrent 1/2 heure, puis la fin). Jeter les feuilles de laurier, saler et poivrer selon vos goûts, puis servir. Buen provecho !
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ON ME COMPREND

Il y a des mois, on a parlé de Loïc Suberville, qui fait des vidéos très drôles sur les bêtises des langues française, espagnole et anglaise. Puisque personne n’a des idées originales sur Internet, il y a maintenant beaucoup de monde qui le copient. Mais il y a de bonnes copies et de mauvaises. Aujourd’hui ([Parce qu’il n’a pas eu de temps pour refaire son dessert vendéen. J’ai tout vu. — M. Descarottes]), on va parler de la meilleure.

Elle s’appelle Roya Fox, et il me semble qu’elle est américaine. Je l’ai découverte il y a des semaines quand cette vidéo est devenue virale comme disent les Internautes. C’est en anglais, mais elle le parle comme si l’anglais était une traduction hyper-littérale du français. Le titre se traduit comme « Si les Américains parlaient comme les Français » :

Franchement, j’ai dû mettre à côté tout ce qu’elle dit quelque part en 2020. Par exemple, si on dit littéralement les traductions de « À tes souhaits » et « À tes amours » après les tousses des autres, elles ont l’air dingues en anglais. Naturellement, aux États-Unis, on parle allemand quand ça arrive : après « bless you » (littéralement, « bénis-toi »), le truc le plus commun à dire est « Gesundheit », ce qui veut dire « bonne santé ».

Beaucoup de bilingues lui ont dit dans les commentaires, « Ben, il te faut faire la même chose à l’envers », et elle a fait exactement ça. C’est tout en français, une traduction hyper-littérale de grosso modo la même conversation qu’avant :

J’espère que vous serez d’accord que le tout est bien ridicule, mais que vous pouvez quand même comprendre ce qu’elle dit d’une certaine façon.

Mais elle a fait une autre vidéo, moins vue que les deux premières, qui explique parfaitement tout ce que je veux dire dans mes posts annuels pour me plaindre de l’anglais partout en France (2021, 2022, 2023). Cette dernière est exactement chaque conversation que j’ai eue avec un serveur ou une vendeuse, que ce soit à Paris ou dans un aire d’autoroute quelque part en Normandie :

Partagez cette dernière partout, jusqu’à ce que tous vos compatriotes comprennent à quel point c’est É-NER-VANT. Mais enfin, on comprend !

Mexican Radio

J’étais censé publier mon dessert vendéen aujourd’hui. Mais vous savez quelle est la meilleure chose quand quelque chose va mal avec une pâte ? Si vous avez fait un lot assez gros pour essayer une deuxième fois, le reste souffrira des mêmes défauts. Je ne comprends pas du tout ce qui s’est passé, mais maintenant, j’ai une petite crise avec toutes les autres choses que je dois cuisiner d’ici dimanche. Super. Ce n’est pas comme si j’ai autre chose à faire.

De toute façon, n’ayant pas été préparé pour cette éventualité, je vais remplir une promesse que j’ai fait en décembre chez Juliette. Elle avait écrit sur une chanson par le groupe américain Wall of Voodoo, mieux — entièrement ? — connu pour un coup étonnant, Mexican Radio. Le voilà :

J’avais dit que j’avais une histoire liée au chanteur, M. Stan Ridgway. Il ne s’implique pas directement à l’histoire, mais je la raconte quand même.

L’année dernière, je vous ai fait une balade autour du village de Claremont, où je suis allé à l’université. On dit un village ici, mais la population à l’époque avait déjà dépassé 32 000 habitants (lien en anglais). C’est plus grand que les préfectures de la Creuse, l’Aveyron, ou le Lot. Et dans ce village, jusqu’en juin 2022, on trouvait un magasin de disques, Rhino Records. J’ai pris une photo à l’époque, mais je ne l’avais pas partagée car il était déjà définitivement fermé. Voilà :

Quand j’étais là dans les années 90, on achetait toujours des CD et même des K7. Et je vous dirai que La Fille a toujours dans sa chambre exactement le même stéréo que j’avais à l’époque, qui pouvait jouer 2 cassettes ainsi que 6+1 CDs (vous aviez oublié ce genre de lecteur, non ?). Je prendrais une photo, mais elle est déjà au lit pendant que j’écris.

Pour la Saint-Valentin l’année dernière, je vous ai raconté l’histoire du grand amour de ma vie, qui n’était pas du tout mon ex-femme. Dana et moi avions l’habitude de prendre des balades de la fac jusqu’au cœur du village, où Rhino Records se trouvait. Même après la catastrophe de la Saint-Valentin, on y est allés ensemble une dernière fois, avec deux autres amies mutuelles, peu avant son départ.

Dans le magasin, une de nos autres amies a eu une idée, venue de nulle part. Pour un souvenir à partager, pourquoi ne pas s’acheter des cassettes d’artistes inconnus à l’autre ? Je ne me souviens pas de ce que je lui ai acheté. Mais elle m’a acheté Mosquitos, par Stan Ridgway :

©️Geffen Records, tous droits réservés

N’ayant jamais été très au courant de qui faisait partie des groupes que j’ai entendus à la radio pendant les années 80, je ne savais pas jusqu’en 2020 qu’il était le chanteur de Wall of Voodoo. En fait, je l’ai découvert juste avant de me lancer en français ; j’avais entendu « Mexican Radio » quelque part, l’avais recherchée sur Google, et c’était comment j’ai découvert la connexion.

Je me demande parfois si c’était une sorte de message, une façon de me dire qu’il ne restait plus rien à savoir de cette vie et que c’était bien le temps de en trouver une autre.

Mon dîner vendéen

Je connais mon dessert vendéen depuis longtemps, mais au moment où j’ai publié « Je découvre la Vendée », je n’avais toujours pas choisi un plat principal. Puis j’ai reçu plusieurs commentaires qui parlaient des mogettes, un genre de haricot blanc, et tout était clair. Je n’allais pas trouver un vin vendéen ici, et mon amie F serait mécontente si je servais un dîner dit « vendéen » sans vin ni pain, alors voici le préfou et la chorba d’agneau à la mogette de Vendée.

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Allons les préparer !

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Bannière qui dit « C'est le 1er » avec des dessins de 3 desserts : bûche de Noël, religieuse, macaron à la framboise

C’est le 1er, version mai 2024

Je continue de copier Light & Smell avec des listes de mes articles préférés au premier du mois. Ça vient d’Allez vous faire lire, mais je ne suis pas exactement ses règles.

J’ai oublié de partager une blague sur M. Kendji Girac ici lundi matin. Elle me tue depuis des jours. La voilà. Je regrette l’erreur.

Source

Il y a une nouvelle importante ici sur quelqu’un bien-aimé de cette communauté que vous trouverez en lisant la liste.

Nouveaux à moi :

Les habituels :

Actif ailleurs :

Mathilde’s little things partage une visite au quartier hyper-cher de New York dit TriBeCa, dont le nom veut dire « triangle au sud des rues Beach et Canal ».

À encourager :

Rien de nouveau chez Équine Harmonie, La tête dans le panier, Les Dédexpressions, Bonheur des yeux et du palais, L’Atelier du Phoenix, La bibliothécaire, Et si Facebook disparaissait?, Un déjeuner en Provence, Manonpatis, Bessie’s Bazaar, Planète Vegas, Grain de Sable, Bonheurs culinaires, Maman Lyonnaise, Les souris de Paris, Soigner l’esprit — Guérir la Terre, et Le journal des Jum’s. Laissez-leur de gentils commentaires pour les encourager à reprendre !

Portrait de Molière par Nicolas Mignard

Aire de perplexité

Langue de Molière paraît avec un jour d’avance cette semaine afin de ne pas avoir de conflit avec le 1er. C’est-à-dire aussi que mon dîner vendéen n’est toujours pas prêt.

J’ai récemment trouvé un article qui m’a donné une crise de confiance en ce qui concerne mon écriture, une crise que je ne savais même pas que j’étais censé avoir. Il vient du site Projet Voltaire et parle de l’accord dans l’expression « avoir l’air ».

Honnêtement, je croyais que c’était plutôt évident. « l’air » est l’objet d’avoir ; quel que le suive modifie « air », qui est masculin, et devrait donc être aussi masculin, n’est-ce pas ?

HAHAHAHA, non.

Il s’avère que pendant 4 ans, je suis arrivé à réussir quelque chose d’extraordinaire — éviter exactement le seul cas qui rend cette règle fausse. La plupart du temps, je veux juste dire « ça a l’air bon » en tant que compliment pour telle ou telle délice vue sur Instagram. Mais c’est juste par hasard que c’est correct, parce que selon Projet Voltaire, quand le sujet est inanimé, l’accord doit être avec le sujet.

D’autres fois, je veux parler à une personne sur leur état, mais c’est souvent juste dans la tête car je suis entouré par des anglophones. Alors, supposons que je dis à mon ex, « Ah, Tatie Danielle, t’as l’air sulfureux aujourd’hui ». C’est aussi correct, parce que quand le sujet est une personne, l’accord peut être soit avec le sujet soit avec « l’air ». Évidemment, avec un homme, on utiliserait toujours la forme masculine, alors impossible d’en tirer une leçon.

(Son prénom n’est pas Danielle, bien sûr. Je choisis des noms par hasard pour garder la confidentialité, vous comprenez.)

L’accord avec « l’air » est obligatoire, selon Projet Voltaire, si l’adjectif a un complément Leur exemple est « Elle a l’air sérieux comme un pape. » Si j’ai bien compris, ça veut dire que l’on dirait « Elle a l’air bavard comme une pie » et non pas « Elle a l’air bavarde comme une pie » malgré le fait qu’une pie est féminine. Mais mon dictionnaire Oxford complique l’affaire :

Est-ce que l’on utilise toujours la forme masculine avec des expressions de la forme « comme un/une X » ? Je ne sais pas.

Alors, la seule fois où on utilise la féminine avec « l’air » serait dans une phrase telle que « Ces pâtisseries ont l’air bonnes ». Et en quelque sorte, je suis arrivé à éviter écrire exactement ça pendant 4 ans. Si je m’étais trompé, en écrivant « ont l’air bons », on m’aurait corrigé, j’en suis sûr. Mais je l’ai évité comment ?

Avec ça, mon fichier d’idées pour Langue de Molière a l’air épuisé, alors la colonne prendra ses vacances en mai afin de retourner en juin.

Saison 3, Épisode 7 — Vienne avec moi

On reprend le Tour avec la Vienne cette semaine. J’entends de plus en plus le son de la fin du Tour, ce qui me rendra en même temps triste et soulagé. C’est du travail.

Le temps que vous lisiez cet article…tout le monde chez moi sera toujours au lit. Mais plus tard aujourd’hui, mon bulletin sera enfin publié. Je ne pourrai pas le partager — il y a des infos confidentielles au-dedans, des adresses e-mail et numéros de téléphone — mais j’attends avec impatience les réactions des membres. J’ai montré le produit final à plusieurs personnes à l’événement de samedi, et ils étaient choqués — de zéro en 2020 à éditeur en 2024 ! Franchement, s’ils savaient que j’approche les 700K mots ici, ils seraient beaucoup moins choqués. Mais je profite quand même de l’entendre.

Le 3 mai sera l’anniversaire de La Fille. Ce week-end, on aura une fête pour elle chez moi, plutôt similaire à la dernière. Mais cette fois, le gâteau partira d’une recette de Péla. Je ne dis toujours pas laquelle, et y aura de gros changements, car on fête aussi la fin de deux ans de son appareil dentaire (mardi). Pour ça, suite à sa demande, il y aura des choses qu’elle ne peut pas manger depuis le début de son cours de traitement. Mais elle voulait vraiment un gâteau façon Péla. Ne sous-estimez pas à quel point ce blog entre dans ma vie quotidienne.

Je suis très mécontent du Monde et du Figaro cette semaine. Je recherche souvent leurs sites pour voir les nouvelles des États-Unis. Ils vous cachent la vérité sur ce qui se passe avec les étudiants aux universités ici. Je considère que nous allons avoir une jolie reprise du « meeting » (votre usage) du parti Démocrate de 1968 à Chicago cet été. C’est-à-dire des émeutes et une catastrophe. On n’aura pas une reprise de 2020 car ce mouvement n’a pas de pouvoir au-delà des universités ; cependant, les élèves seront en vacances et en colère, une combinaison toxique. Mais je vous laisse le choix si voulez en savoir plus. Dites-moi dans les commentaires ; si je l’écris, ça va être largement des traductions d’articles et d’interviews ici.

Pour finir sur une note moins sombre, je suis en train d’écrire une courte nouvelle fictive ici, à partir d’un commentaire que j’ai laissé chez Blogosth. Ce commentaire est devenu l’obsession de La Fille et depuis deux semaines, elle mentionne chaque voiture Tesla qu’elle voit dans les rues. On a même commencé à tourner des vidéos dans les parkings ici. Je ne sais pas quand elle soit prête ; je n’ai écrit qu’une œuvre fictive depuis la fac, et ça en anglais.

Notre blague cette semaine traite de l’immobilier. Nos articles sont :

Les gros-titres sont : Perplexe, Vendredi aprèm, et Sachertorte. Ce dernier est la première fois où je parle en allemand sur la balado. Je remercie Google Traduction pour l’aide !

Sur le blog, il y a aussi De mauvaises nouvelles, sur la fermeture du marché de myPanier, J’ai eu tort, qui parle des preuves que « The Salingers » est en fait un projet d’Indochine, Je découvre Jeanne Added, notre prochaine artiste des 30 Ans de Taratata et Les 3 Mousquetaires : D’Artagnan, sur le film du même nom.

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Les 3 Mousquetaires : D’Artagnan

Ce soir, je suis revenu au groupe de cinéphiles de l’OCA pour mon 101e film français. Je n’ai pas de voix dans le choix, mais je suis ravi que l’on recommence avec un film de cape et d’épée. Ou plutôt de pistolet — on en parlera plus en bas.

©️Pathé, Source

Une foule de 33 personnes a été annoncée pour la soirée alors j’ai décidé que j’ai dû faire quelque chose qui pouvait être facilement doublé. Un chemin très facile, mais coûteux, est une tarte au chocolat — les ganaches ne sont pas trop de travail, mais le prix des ingrédients est à siffler, puis pleurer. Surtout quand on tire sa recette de La Maison du Chocolat.

Cette quantité de tablettes de chocolat m’aurait coûté environ 80 € chez la Maison du Chocolat, si la plus proche n’était pas à New York, mais je n’allais. J’ai dépensé 20 $ chez Walmart, mais je dois vous dire, je ne recommande pas le Lindt pour ça après l’avoir goûté.

Je suis content des fonds des tartes, préparés avec la même pâte sucrée que la semaine dernière :

Au début, je les croyais une réussite :

Mais après 2 heures au frigo — et je ne m’attendais pas à ça, car il n’y a pas de beurre dans cette ganache — la catastrophe :

La même chose est arrivée aux deux, mais je n’ai pris une photo que de la pire tarte. À ces moments, il ne faut pas perdre son sang-froid. Il faut plutôt mettre le bol de son robot dans le congélateur avec seulement 40 minutes avant l’événement, aller prendre la douche planifiée, PUIS être prêt à monter une crème chantilly une fois habillé :

Honnêtement, je suis une ordure et je le sais :

Je suis rentré avec une tarte entière, mais je ne m’en plains pas — il y avait beaucoup plus de desserts que ce à quoi je m’attendais :

Si je refais cette tarte, je ferai la ganache exactement comme celle de Pierre Hermé — la crème ne sera pas bouillante, et j’utiliserai le moins de chaleur possible. Mais une bonne quantité d’un meilleur chocolat comme Valrhona serait trop chère alors je doute que je la fasse à nouveau.

Alors, le film. Cette version des 3 Mousquetaires est beaucoup plus réaliste que celle d’André Hunebelle. Où la sienne était très propre, tout le monde ici est mal rasé et ont les cheveux emmêlés. D’une façon, je l’apprécie — il aurait été difficile pour des soldats de passer le temps en se rasant. D’autre part, je ne m’attends pas à un documentaire.

Ça dit, je suis la mauvaise personne pour vous dire si cette adaptation est fidèle au livre. Je l’ai lu en traduction et abrégé il y a 35 ans, ciblé aux goûts d’enfants de 10 ans. J’ai réussi à vous trouver exactement la bonne édition (lien en anglais). C’est la même série dans laquelle j’ai découvert Jules Verne et Victor Hugo, alors essayez de l’apprécier malgré ses défauts — je suis ici en partie parce que ces livres m’ont fait rêver.

Ce que je peux vous dire, c’est que ce film suit grosso modo les mêmes points que le film de Hunebelle. Il commence avec une lutte où D’Artagnan essaye de sauver une femme en train d’être agressé et finit par être blessé, mais cette fois, il est enterré et cru mort. La scène où il sort de sa tombe peu profonde, c’est flippant. Il arrive à Paris et réussit à énerver tous les trois mousquetaires de légende, Athos, Porthos, et Aramis.

Au milieu d’un duel, les mousquetaires et D’Artagnan sont attaqués par les sbires du cardinal Richelieu — mais cette fois, des pistolets sont impliqués autant que les épées. J’ai hâte d’ajouter que les armes à feu de l’époque n’étaient pas du tout fiables, et ce n’est pas du tout réaliste que les mousquetaires sont tireurs d’élite. Le même intrigue se déroule où la reine voit le duc de Buckingham en secret et lui donne un collier qui lui fera des problèmes plus tard, mais cette fois, c’est un complot du cardinal plutôt qu’un rendez-vous planifié par les amants. L’attaque contre la reine est une autre scène flippante.

Athos est accusé de tuer une femme et D’Artagnan mène une enquête où il s’est failli faire assassiner par une comtesse — je ne sais pas si ça fait partie du livre, mais il n’est pas dans le film de Hunebelle. Le film continue après la fin de son prédécesseur, et finit juste après une tentative contre la famille royale.

J’étais en haleine presque tout le long du film, bien que je connaisse la plupart de l’intrigue. Ce film est très bien fait, et ne perd pas de temps pendant ses 2 heures. D’autre part, il se termine sur un moment d’angoisse avec les mots « à suivre », jamais le bienvenu. Peu importe — j’ai déjà dit à La Fille que nous allons le regarder en traduction, probablement doublé car elle est loin d’être prête à regarder des films en VO. Mais je sais qu’elle l’adorera !

Il me semble que ceci tombe entre #55 et #45 dans le grand classement. Il ne dépasse pas les films de Hunebelle avec Bourvil et Marais, mais est une valeur sûre et jamais ennuyeux.