Une erreur de Google a vraiment gâché ma journée hier. Je vais vous montrer quelques captures d’écran qui racontent toute l’histoire. D’abord, on penserait qu’hier était de loin la plus grande réussite du blog :

OH LÀ LÀ, ouais ? Je vous dirai que jusqu’à hier, le record était 386, quand j’ai publié ma critique du livre « Le second degré n’est qu’une température ». Et cette fois-là, le tout a été dû au lien de son auteur sur Twitter. Mais les apparences sont fausses.

Je n’ai aucune envie de revisiter la polémique autour du livre de Mme Koç ; ce n’est pas le sujet. Je vous dirai que je ne doute pas le chiffre pour The Salingers, car ça reste une nouvelle récente et tous les jours, cet article continue de recevoir des visites. Il y a plein de fans d’Indochine qui veulent en savoir plus. Mais l’autre article date de janvier, n’est plus au courant, et personne ne l’a lié. Et voici ce qui s’est passé :

Tout ce traffic vient de Google — 373 + 61 = 434, pas une coïncidence. Au cas où ce ne serait pas clair, c’est leur araignée :

Je sais que le tout est trop vite arrivé car j’ai reçu une notification de WordPress :

On pourrait dire, « Ben, personne n’a été blessé ; laissez tomber ». Et c’est vrai. Mais il y a une dernière graphique qui est le vrai problème. Ça, c’est le traffic de la balado :

Ce chiffre est évidemment lié à l’araignée de Google et non pas à de vrais auditeurs. Je vous ai dit à la fin de l’année dernière que je craignais que la hausse des chiffres n’avait aucun sens. La plupart des lecteurs lisent ce blog avec l’appli de WordPress, et pourtant Spotify me dit que tout le traffic vient du web, non pas de leur appli, ni d’iTunes. Les statistiques de la balado sont évidemment le résultat du lecteur téléchargé avec chaque visite sur le web, et il n’y a pas de public. Spotify dit qu’ils ne comptent que les lectures qui durent au moins une minute ou dont l’épisode est téléchargé. Ce dernier explique tout.
Je ne sais pas ce que je vais faire avec cette info. La balado est beaucoup de travail. Il y a des gens qui m’ont parlé d’avoir écouté certaines interviews dans la vraie vie, et ça vaut quelque chose. Et je l’ai lancée afin de pratiquer ma prononciation, non pas dans l’espoir de devenir « viral ». ([Ne vous inquiétez pas, je vous considère un virus en forme humaine. — Mon ex]) Mais j’ai fait des bêtises pour le blog — des interviews à 3h du matin, l’enregistrer dans l’hôtel à Paris le lendemain du concert d’Indochine afin de ne pas rater une semaine — et je parle apparemment juste aux robots. Ça, c’est déprimant.
Je n’aime jamais vous raconter une histoire toute pourrie, alors je vais vous raconter quelque chose de hilarant qui est arrivé la veille. Vous souvenez-vous de la fois où j’ai fait 300 macarons pour un événement avec mon ex ? Elle m’a envoyé un SMS pour me dire « Les macarons que tu as faits l’année dernière étaient délicieux. Puis-je avoir la recette ? » Elle n’a jamais fait aucune pâte dans sa vie ! En plus, je n’oublierai jamais l’invité qui m’a dit « Ton ex a trouvé une super pâtisserie pour les macarons. Tu sais laquelle ? » Mais je coopère au maximum.
J’ai appelé un ami pour partager le fou rire avant de répondre. Il m’a dit « Tu dois lui donner la version de Pierre Hermé avec le sirop bouillant ! » Mais je n’ai pas fait ça pour l’événement. J’ai donc écrit la recette avec une meringue française en anglais, avec chaque astuce que je connais. Il suffit d’imaginer sa réaction en lisant des choses comme « On cherche un « ruban lisse » avec la pâte » et « Utilisez une douille Ateco 806 pour les pocher ». La meilleure vengeance est un macaron servi froid.






















