On continue notre série d’interviews, 5 Minutes Avec, avec Francine Boilard du Blogue de Phrenssynnes. Francine est une amie du blog depuis longtemps, et écrit sur le voyage, la cuisine, et la littérature.
Si vous vous intéressez à être invité, voici les infos, avec les règles et comment me contacter. Je viens d’enregistrer le quatrième interview ce week-end, le premier dans l’Hexagone, et tous les invités vous diront que ça prend moins de 10 minutes à chaque fois, et que je suis très souple quant à l’horaire.
Puis-je vous dire à quel point c’est un honneur de parler avec mes invités ? Il y a une certaine irréalité quand on parle avec du monde seulement par Internet ; puis on reçoit une carte postale ou un coup de fil, et tout à coup, c’est réel. 3 ans après le début, cette aventure a toujours de la magie pour moi, même s’il y a parfois de la douleur pour aller avec.
Vu que je vous ai parlé d’un match la dernière fois, je dois vous partager le résultat — catastrophe totale. D’une côté, je suis déçu. D’autre côté, tous les tels matchs des équipes de San Diego sont de gros échecs — en 1984, en 1995, et en 1998 (3 liens en anglais). Nous nous habituons à cela.
Notre blague de la semaine traite de la bière. Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :
On continue maintenant le Tour avec le 66, les Pyrénées-Orientales. C’est le département le cinquante-quatrième plus peuplé, et les habitants se nomment catalans ou roussillonnais. C’est notre onzième séjour en Occitanie, et deuxième de suite.
On commence à la préfecture, Perpignan (2 étoiles Michelin dans ma copie imprimée). Le joyau architectural de la ville est Le Castillet (1 étoile), une tour du XIVe siècle devenue le musée des Arts et Traditions Populaires Catalans. Puis on visite la Cathédrale de Saint-Jean-Baptiste (1 étoile) construit entre les XIVe et XVIe siècles, où la vedette est sa campanile du XVIIIe siècle. On veut pas rater le palais des rois de Majorque (1 étoile), royaume catalan qui n’a duré qu’une quatre-vingtaine d’années. Finalement, quelque chose d’inhabituel, le Musée des monnaies et médailles Joseph-Puig (1 étoile), avec une collection de 45 000 monnaies de Grèce, de Rome, et de l’Egypte, ainsi que des monnaies roussillonnaises.
On tourne vers le sud-ouest à Céret, pour son Musée d’Art moderne (2 étoiles), avec ses collections de tels artistes que Marc Chagall, Henri Matisse et Joan Miró, et le Pont du Diable ([Vous étiez là quand ? — Mon ex]), un pont médiéval voûté. En tournant vers la côte, on passe par le Pic des Trois Termes (2 étoiles), un pic de 1 100 m, pour des vues des ravins des Albères, jusqu’à la baie de Rosas en Espagne. À Banyuls-sur-Mer, on monte sur le Cap Réderis (2 étoiles), pour une vue magnifique. On passe aussi par Argèles-sur-Mer pour la Côte Vermeille (2 étoiles), une côte pleine de rochers et de randonnées spectaculaires. Passons aussi par le port de Collioure pour nous promener le long de la plage, goûter des anchois, et peut-être visiter le Château royal.
On tourne au nord maintenant. Juste au-delà de Perpignan, on trouve le Mémorial du Camp de Rivesaltes. Vous êtes en balade avec Un Coup de Foudre, et ça veut dire que l’on arrête partout pour la SGM, en ce cas, un ancien camp de déportation de juifs et de républicains espagnols. Très proche, on visite la Forteresse de Salses (2 étoiles), ancienne forteresse espagnole où la France a souffert une rare défaite aux espagnols en 1503. Les comptes étaient bien réglés en 1659 avec le Traité des Pyrénées. Après ça, on visite le Musée de Préhistoire de Tautavel (1 étoile), pour des fossiles de l’homme de Tautavel, les êtres humains d’il y a 450 000 ans. ([C’est-à-dire Papa et ses amis — La Fille]) On finit notre séjour aux Orgues d’Ille-sur-Têt (2 étoiles), un site protégé (accès limité) avec des falaises et colonnes de pierre naturelles.
Quoi manger dans les Pyrénées-Orientales ? En plats géants, on trouve la cargolade, des centaines d’escargots grillés sur un feu de bois, avec du pain et de l’aïoli. C’est pour un groupe de la taille de mon groupe de cinéphiles, même pas une famille ! (Ils peuvent manger les escargots ; moi, je vole les desserts.) Ily a aussi l’ollada, un pot au feu catalan avec 7 sortes de viande de porc (on ne cuisine que pour des armées ici), et les boles de picolat, des boulettes de bœuf et de porc à la sauce tomate, aussi assez grandes pour servir en tant que boulets de canon. En dessert, il y a le « Pa d’ous », ou flan catalan ; la « crema cremada » ou crème catalane ; et le bras de gitan, une génoise fourré de crème pâtissière. Pour boire, il y a le Byrrh (prononcé exactement comme le mot pour bière en anglais, « beer »), un apéritif à base de vins du Roussillon, et bien sûr les vins du Roussillon eux-mêmes, dont 14 vins AOC et 2 IGP.
Il n’y a presque aucune nourriture américaine que je choisirais de préférence à son équivalent français. Le nougat dans un Snickers, ou le nougat de Montélimar ? Est-ce même une question ? Un cookie de Mrs. Fields ou un macaron de Pierre Hermé ? Ne me faites pas rire ! Mais il y a une chose — une seule chose — où c’est moi qui a la chance et vous ne savez pas ce que vous ratez.
Voici le meilleur bonbon de Pâques, l’œuf Cadbury :
J’ai fait mes recherches. Carrefour ne stocke guère de produits Cadbury. Monoprix ? Rien du tout. Franprix ? Le même que Carrefour. Aldi ? Rien. Ce n’est pas impossible de les trouver en France, mais il vous faudra un spécialiste en épicerie britannique. Par exemple, Le Comptoir Irlandais (une quarantaine de magasins partout en France), ou la boutique en ligne Candy Dukes.
« Mais Justin », vous me dites, « vous avez dit que c’est un truc américain ? » Aux États-Unis, ce chef-d’œuvre de la nourriture industrielle est fabriquée par Hershey sous licence de la société Cadbury. Et nous sommes fousde ces délices, par millions. Ça fait déjà deux semaines où ils ne sont plus disponibles dans n’importe quel supermarché ou pharmacie près de moi — nous les a-do-rons.
C’est quoi la magie au-dedans cet emballage comme un bijou ?
Oui, oui, un œuf en chocolat. Et je serais le premier à vous dire que le chocolat de Cadbury n’a rien de spécial par comparaison avec les autres chocolate industriels. Mais ce n’est pas la magie. Il nous faudra le craquer :
C’est du fondant et rien d’autre. Le « jaune » est juste du colorant, pas un parfum différent. Mais c’est comme manger juste la partie en haut d’un mille-feuille. Du sucre, du sucre, et encore plus du sucre ! Il n’y a rien de mieux au monde entier.
Et pour aller avec, la publicité la plus mimi au monde :
Oui, j’ai toujours les goûts d’un enfant de 5 ans, pourquoi demandez-vous ?
Revenons vers la garbure de mardi. Je vous ai dit que j’ai eu une raison pour la préparer en version végétarienne. Quelle est-elle ?
Mon dîner gersois, où j’ai fait le cassoulet, a été la première fois en 14 ans où j’ai mangé du canard. En 2007, j’ai découvert que les canards sont monogames ; certains pour chaque période de reproduction, d’autres pour la vie (lien en anglais car l’entrée sur Wikipédia en français ne le mentionne pas). Cette info était trop pour moi, étant trop humain, et j’ai arrêté de manger du canard. Mais je me sentais que j’ai dû faire un propre cassoulet, alors je l’ai mis à côté. Après, je me sentais plutôt malheureux, et j’ai décidé que ce serait la seule fois. Peut-être qu’un jour vous verrez des escargots ici, mais du canard, pas encore.
En fait, pour être complètement honnête, avant de lancer le blog, j’ai pensé à faire seulement des desserts pour le Tour, surtout pour éviter des moment inconfortables. Mais j’ai enfin décidé qu’il y aurait trop de bons moments, et que les desserts seuls ne seraient pas assez. Et quand je pense aux meilleurs dîners du blog (Ardèche, Calvados, Indre, Morbihan), je ne regrette pas le choix. Je regrette que de peur que l’on me dise que le blog n’est pas assez authentique, je n’ai rien dit avant.
C’est une habitude très américaine. Je vous ai parlé avant du fait qu’il m’étonnait que personne ne m’a pas dénoncé pour « l’appropriation culturelle ». Certains me disent de temps en temps qu’ils trouvent mes choix de substitutions inacceptables (merci, mais c’est moi qui dois tout manger) ou que j’ai raté le lien géographique (j’accepte cette critique sans hésitation à chaque fois). Mais bien que je sache exactement où trouver les bons types pour me dire « Allez-vous-en ! », ça reste le cas, et je reste étonné.
J’aimerais croire que la sainte patronne du blog est Jeanne d’Arc, mais si je suis complètement honnête, c’est en fait Woody Allen et toutes ses névroses et idées fixes.
(Il y a exactement une bonne blague dans My Little Pony, et je ne pouvais pas la trouver en français. Mais si vous connaissez Hungry Hungry Hippos, profitez-en. Quant aux autres, je les recommande tous sans hésitation — et sans plaisanter.)
Si vous vous souvenez du film original des Frères Mario en 1993, d’abord mes condoléances. En plus, dire que les films basés des jeux vidéo sont nuls jusqu’ici, ce n’est rien d’autre que la vérité. Au-delà de ça, je n’aime pas du tout les films du studio Illumination, que ce soit « Moi, moche et méchant » ou « Comme des bêtes ». Mais j’ai exactement une plainte, et je trouve le reste de ce film absolument parfait.
La plainte est que le film souffre du même problème que presque tous les films américains pendant la dernière décennie. Quand la Princesse Peach se présente pour la première fois — veuillez excuser l’anglicisme à suivre — elle doit être « #girlboss », complètement sans besoin de l’aide de n’importe quel homme pour n’importe quelle raison. Elle se montre plus capable de toutes les tâches de Mario que Mario lui-même, et elle l’humilie. Alors, pourquoi veut-elle qu’il l’accompagne ? Il est nul par comparaison.
Au fait, Nintendo a le bon personnage pour être « #girlboss », Samus Aran, l’héroïne de la série Metroid. Je regarderais un film de Metroid avec plaisir. La Princesse Peach est bien capable depuis le tout deuxième jeu de la série, Super Mario Bros 2, mais ce moment devait plus à la politique américaine qu’au personnage des jeux.
Mais au-delà de ça, je n’ai aucune plainte. La musique fait souvent référence aux jeux, mais on entend aussi « Take On Me« . Du bon goût en musique ! Beaucoup d’objets importants des jeux prennent leur place sans être juste des jouets à vendre plus tard. L’intrigue intègre des centaines de références aux jeux, mais chacune et toutes marchent. Il y a de bonnes raisons pour voir le karting au-delà de vendre plus de copies de Mario Kart 8, par exemple. Je suis complètement d’accord avec la critique du site « Journal du Geek » (sauf qu’ils aiment le moment #girlboss). Le Nouvel Observateur, par contre, bof.
Oui, j’ai lu plus de critiques en français qu’en anglais.
Et le truc le plus Coup de Foudre, la cerise sur le gâteau, vient pendant les crédits. Remarquez-vous quelque chose de familier avec tous ces noms ?
Il s’avère que ce film a été tourné… à Paris. C’est une production fabriquée en France. Je n’ai pas sorti mon portable pendant tout le film, mais pour vous montrer ce renseignement, je n’ai pu résister plus longtemps.
Nous avons un autre film à regarder bientôt au ciné, mais il y a un risque que nous allons le revoir avant qu’il ne quitte le ciné. C’est vraiment aussi bon que ça.
La dernière fois, Langue de Molière a eu l’impression d’avoir énervé beaucoup de monde, parce que ce qu’il a raconté était difficile à croire. Cette semaine, vous pouvez plutôt vous moquer de l’histoire de comment il s’est réveillé un bon jour et a remarqué qu’il avait complètement raté certaines choses bien évidentes.
Commençons avec certains noms d’origine française que l’on peut trouver aux États-Unis. Je connaissais un garçon à l’école, un certain M. Lheureux. Il y avait une manufacture d’équipements pour l’enregistrement de son, Langevin — de nos jours une marque d’une autre manufacture très proche de chez moi, Manley. Il y a un palais de justice dans mon comté dit Lamoreaux. (Palais n’est pas le mot que j’aurais choisi, vu que c’est le tribunal d’affaires familiales, mais laissez tomber.) Ils ne m’ont jamais laissé aucune impression, étant juste des noms étrangers.
Puis après des études, j’ai commencé à remarquer d’autres noms qui avaient tous une curieuse propriété. Dhéry, Lhermitte, Lamoureux. Évidemment, ce sont tous arrivés chez moi à cause des films. Mais pendant 2 ans je pensais qu’il y avait quelque chose qui je ratais. Vous auriez déjà dû le deviner.
Il y a quelques semaines, je me suis réveillé en disant : « Les apostrophes ! Ils ont tous laissé tomber leurs apostrophes ! ». Et hop ! Je me suis tout à coup rendu compte que j’avais des erreurs de prononciation. ([« Beaucoup de » ne s’écrit pas comme « des » — M. Descarottes])
« Mais Justin », vous dites — avec raison, pour être clair — « qui s’en fiche ? Les prononciations ne changent pas ! » Et là, c’est exactement où j’avais tort, en venant de l’anglais.
Chez les linguistes, on parle d’un phénomène dit « reanalysis » (analyser à nouveau). Ça se passe — sans pensée volontaire — quand quelqu’un tout à coup perçoit un mot de façon différente qu’avant, et la prononciation change. C’est comment les anglophones ont fini par changer « comfortable », qui sonnait presque exactement comme le français « confortable » en quelque chose comme « comf-tor-ble ». D’abord, la voyelle au milieu est devenue lâche ; après ça, c’était donc plus facile de laisser tomber une syllable et inverser l’ordre des consonnes pour une prononciation plus facile.
C’est exactement ce qui m’est arrivé, sauf que je l’ai reconnu. Les apostrophes ne sont pas toujours prononcés en anglais, mais quand c’est le cas, il y a une brève pause. Pour ma part, j’ai tendance d’insérer une courte voyelle moyenne centrale où je vois les apostrophes pour « l’ ». C’est la voyelle la plus « neutre ».
Alors, dans ces cas — et sans avoir vraiment entendu les bonnes prononciations — j’avais deviné des prononciations selon les règles anglaises. Chez nous, on a tendance de construire des syllabes plus longues qu’en français, parce que l’on prononce les derniers consonnes. Ignorez ce que Google Traduction vous dira ; beaucoup d’entre nous, dont moi, prononcent « Langevin » en anglais comme s’il y a deux syllabes, « Lange-vin », avec une voyelle qui n’existe pas en français. Presque la même chose avec « Lamoureux », qui est devenu dans ma tête quelque chose comme « LaMOUR-eux ». Le pauvre M. Lhermitte avait reçu un accent où il n’y en avait un, sur la dernière voyelle.
Je ne sais pas pourquoi j’ai tardé aussi longtemps, mais j’ai enfin cherché des exemples sûrs :
C’est pas grand-chose à la fin ; personne ne s’est jamais plaint de moi à cause de ma prononciation d’un tel nom. ([Ils ont plein de meilleures raisons, croyez-moi. — M. Descarottes]) Mais c’est un bon rappel qu’il y a des limites à ce que l’on peut apprendre seulement en lisant.
Un jour, il me faudra vous raconter l’histoire de ma copine de classe au lycée qui a trop bien prononcé un nom. Celle-là n’est vraiment pas assez de matériel pour un article en soi. Mais avant ça, Langue de Molière vous reverra avec une mise à jour sur son niveau en franglais. Ça commence à faire des problèmes !
Il n’y avait jamais une question. On est chez Tarbes alors ce dîner allait toujours être à base de haricots tarbais. Et vu que j’ai déjà fait un cassoulet, la recette la plus évidente était la garbure. Ici, en version végétarienne, on dirait le potage garbure. Pour aller avec en tant que dessert, la tourte des Pyrénées aux myrtilles.
Le potage garbure est comme beaucoup d’autres potées et soupes à base de choux et de légumes racines. Comme le thon à la basquaise, le piment d’Espelette hausse son niveau. Mais la tourte des Pyrénées, elle est une autre star du blog, la version ultime des muffins aux myrtilles Et JOLIE en plus, hein ? Allons les préparer !
On continue notre série d’interviews, 5 Minutes Avec, avec Anne-Marie du blog Carry the Beautiful, la toute première personne qui ne m’a pas déjà connu à s’abonner à Un Coup de Foudre. Anne-Marie écrit sur le voyage toutes les semaines, au Canada, au Royaume-Uni, même en Islande !
Si vous vous intéressez à être invité, voici les infos, avec les règles et comment me contacter. Je viens d’enregistrer le troisième interview ce week-end, et tous les invités vous diront que ça prend moins de 10 minutes à chaque fois. C’est une affaire aussi professionnelle que possible !
Aujourd’hui m’est important car un miracle s’est passé samedi, et je ferai attention (c’est-à-dire regarder, pas juste en lire) aux sports américains pour la première fois en plus de deux ans. L’équipe de basket de San Diego State University jouera pour le championnat national de basket universitaire. C’est la première fois en 25 ans (lien en anglais) où n’importe quelle équipe de ma ville natale jouera pour un championnat. Il y a un risque que l’équipe de baseball le fera aussi cette année ; on en reparlera en octobre.
Notre blague de la semaine traite de deux des sujets préférés des Français, les restos et le cabinet McKinsey. Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :
Avec un jour de retard, parce que le 1er avril a priorité sur toutes mes autres colonnes… Je continue à copier Light & Smell avec des listes de mes articles préférés au premier du mois. Ça vient d’Allez vous faire lire, mais je ne suis pas exactement ses règles. Si vous remarquez que des québécoises prennent les places d’honneur cette fois, il y a peut-être des raisons.
Nouveaux à moi :
Bessie’s Bazaar fait partie du grand cercle de blogueurs littéraires dans lequel je m’intègre un peu. Elle écrit sur des romans comme Jane Eyre, mais aussi des films comme ceux de Pixar.
Les Dédexpressions a deux articles à ne pas rater : l’origine de « faire grève » — plutôt à la une, et « de fil en aiguille ». Je vois cette dernière souvent sur certains blogs, mais si vous m’aviez jamais vu avec un fil et une aiguille, vous ne auriez jamais compris le sens non plus. (Je suis tout inutile avec ces choses.)
Les souris de Paris a un joli projet d’une robe prune. J’essayerai de le faire pour ma fille, mais veuillez relire le truc sur les fils et les aiguilles en haut.
La Bibliothèque Roz a passé un séjour à Nancy. Ne ratez pas l’escalier de la villa Majorelle ; j’ai une grande faiblesse pour de grands escaliers. Aussi, allez la souhaiter bon courage.
Miss Biblio Addict !! a une chronique sur Comme par hasard par Cyril Bonnin, sur un personnage qui me rappelle moi, mais moins bête. J’adore aussi l’art !
Un déjeuner en Provence a une recette de Pogne de Romans, un pain de la Drôme, qu’elle achète en passant à Lyon. Vu que l’on finira le 65 cette semaine, je pense déjà à quoi faire pour le 69.
La lectrice en robe jaune a beaucoup aimé un film américain de 2006, Pénélope, façon Tim Burton et avec une distribution remarquable.
L’autodidacte aux mille livres a bien profité d’Et puis la foudre par Sophie Rouvier, un livre qui touche sur un couple en train de divorcer qui doit prendre des vacances ensemble, et ce qui suit. Pour moi, la mort avant ça, mais ce couple est plus attachant.
Blogosth continue son complot odieux de me rendre jaloux avec de belles photos et de parcours de Strasbourg. Au moins il n’y a plus de photos du marché de Noël ; sinon, je deviendrais fou. ([Plus fou — M. Descarottes])
Je suis parfois très sévère avec les voisins du nord. Mais il me semble que je suis peut-être un peu trop obsédé par certaines histoires. Qu’est-ce qui dit le Joker, « Impossible de préparer une omelette sans casser des œufs » ? Et il n’y a pas de pensée plus française que celle-ci ! Alors, on va faire le tour de l’Allemagne pour voir si j’ai raté quelque chose.
On commence notre tour à Munich, pour visiter le Feldherrnhalle, où a eu lieu le Putsch de la Brasserie en 1923. Pour autant que nous aimons tous les brasseries, le résultat le plus important de ce jour-là a été qu’un jeune ancien caporal s’est retrouvé avec plein de temps pour penser et écrire. On y reviendra en bas. À ne pas rater non plus, c’est le Hofbräuhaus am Platzl — pas la même brasserie, mais aussi cher au jeune caporal, qui y tenait des « meetings » politiques (pour ce but, je permets l’anglicisme). On peut y dîner toujours — voici le site pour réserver une table.
Je remarque que ni le Hofbräuhaus ni la société Hofbräu n’offre de site en français. Curieusement.
Capture d’écran personnelle
On passe à Berlin, la capitale. Qui aimerait rater une visite au célèbre bâtiment du Reichstag, où il y avait une petite incendie en 1933 ? De nos jours, il abrite le Bundestag, le parlement allemand. Pendant que le pays était divisé en deux, les Communistes l’a laissé périmer. Mais dès que le pays s’est réunifié, le gouvernement de l’ouest — on dirait le Bonn côté — a décidé qu’une Allemagne réunifiée devait reprendre sa siège dans le même endroit que le gouvernement de l’ancien caporal. Ils y ont donc construit une nouvelle coupole en verre ; voici le lien pour réserver un tour. Les Allemands de 1933 ayant été de grands fans des feux, on veut aussi voir le Bebelplatz, anciennement l’Opernplatz ou le Kaiser-Franz-Joseph-Platz, où les citoyens se réchauffaient avec le chaleur des livres.
Même un leader a besoin de se ressourcer de temps en temps, alors on va quitter Berlin pour Berchtesgaden, près de l’Autriche. Ici, on trouvait le Berghof, ancien résidence de vacances. Il n’existe plus, mais il y a toujours le Kehlsteinhaus, construit exprès par son parti. Surnommé « Le Nid d’Aigle » par l’ambassadeur français à l’époque — je jure que je ne le connaissais pas avant ! — cet endroit est de nos jours un resto ouvert l’été (carte en allemand, anglais et italien). Les prix sont fortement raisonnables ! Pour ceux qui veulent une station balnéaire plutôt qu’un resto, le parti a construit Prora (mais ne l’a jamais utilisée pour son but original), toujours une destination pour les touristes avec des chambres à partir de 140 € le soir.
Parlons brièvement de leur politique. S’il y a quelque chose pour laquelle les Allemands sont justement renommés, ça doit être leur loi sur la pureté. Depuis 1516, ils ont la loi la plus stricte au monde pour garantir qu’aucune espèce inférieure ne se mélange avec le symbole du Vaterland. Naturellement, je parle de la bière. À quoi pensiez-vous ?
Quant aux affaires étrangères, pendant les années 30, ils ont signé leurs traités avec les russes en secret ; maintenant, ils le font à l’air libre. Chacun a fait sa propre contribution à la stabilité mondiale !
Les Allemands sont très bien cultivés, avec une longue tradition également littéraire que cinématographique. Par exemple, un certain chef d’État allemand a écrit un livre qui a vendu plus de 12 millions d’exemplaires, juste dans son propre pays. Ça ne comprend même pas les 100 000 exemplaires vendus en Inde ! Montrez-moi un autre chef d’État qui a connu un tel succès littéraire ! Obama ? Pas proche du tout ! Churchill, en 6 tomes ? Ne me faites pas rire, personne ne lit tout ça !
Il est hors question que les Allemands sont aussi les personnages les plus populaires dans le cinéma d’autres pays. Que ce soit les films Indiana Jones des États-Unis ; La Grande Vadrouille, Le Mur de l’Atlantique, ou L’As des As en France ; ou bien La Chute, une collaboration allemande-autrichienne-italienne, les Allemands inspirent le monde entier. J’oserais dire que cette scène de La Chute est le clip le plus bien aimé d’Internet !
Un exemple parmi des milliers
De nos jours, les Allemands sont un peu nostalgiques, et ont fait un film — Il est de retour — pour imaginer avoir encore une fois leur personnage cinématographique le plus populaire :
Finalement, on doit se rendre compte de leur tradition musicale. De toutes les compositions pour des quatuors à cordes au monde entier, ma préférée — sans blague ! — est le premier mouvement de celui en ut majeur op.76 no 3. Mais peut-être que vous reconnaîtrez le deuxième mouvement :
Oui, c’est « Deutschland uber alles », ou le Deutschlandlied. Hymne national de l’époque des Kaisers jusqu’à maintenant, seulement les Communistes l’ont abandonné. Pour être clair, les Allemands ne chantent plus — officiellement, ce n’est pas interdit — les parties effrayantes.
Après toutes ces recherches — où j’ai découvert quelques choses que je ne savais pas déjà ! — je me rends compte que j’avais tort. J’offre mes excuses aux voisins du nord.