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Le « hurriquake »

On l’aurait pensé la fin du monde. Un tremblement de terre s’est produit juste à temps pour l’arrivée de l’ouragan. Pourtant, quelque chose n’allait pas. Voilà, le tremblement de terre :

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Avec de gros numéros rouges en plus !

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Mais en fait, ces numéros sont cinq fois rien. Comme je vous ai dit dans Mon guide aux tremblements de terre, on ne se réveille même pas pour les trois. Le cinq, c’était dérangeant pour ceux qui vivent proche de l’épicentre, mais chez moi, rien. Pourtant nos médias ont nommé la combinaison du tremblement et l’ouragan le « hurriquake » (hurricane + earthquake). Ne me croyez pas sur parole : voilà, voilà, et voilà.

Comme toute l’affaire, c’est une blague pourrie. Je pensais à tourner quelques petites vidéos pour vous dans mon immeuble. (J’ai déjà supprimé les données géographiques, désolé les harceleurs.) Voici dimanche après-midi et le début de la pluie. C’est bruyant, mais pas plus.

Et le soir ? Rien d’étonnant à exactement le moment où il était censé verser sur nous.

Lundi matin, il y avait si peu de pluie que je suis sorti sans veste :

Et le temps que l’après-midi soit arrivé ? C’est juste une photo car il n’y a même plus de l’eau par terre !

Pourtant, je sais quelles images vous avez vu en France. Un ami m’a envoyé une vidéo de France 3 qu’il avait enregistrée de sa télé. Voici une vidéo similaire de France 24 :

C’est exactement comme les émeutes de fin juin à l’envers. Nos médias nous a montré seulement des vidéos d’un pays enflammé. Mon père avait peur et pensait à annuler notre voyage en même temps que tous mes amis me rassuraient qu’il n’y aurait pas de problème. Je leur faisais confiance, et j’avais raison. Si la presse vous montre mes photos où rien n’arrive, ça va se vendre ? Bien sûr que non.

D’autre part, il ne faut pas dire que rien n’est arrivé non plus. Les images sont bien réelles. En 2020, il y avait une tendance aux États-Unis à nier les images de nos propres émeutes (le meilleur gros-titre de tous les temps : « des manifs fougueuses mais largement paisibles »). En vous montrant que rien n’est arrivé chez moi, ce n’est pas à dire qu’il n’y a de vrais dégâts nulle part.

Mais c’est absolument pour me moquer de nos médias. Le « hurriquake » ! La distance entre Ojai, l’épicentre, et Palm Springs, avec les pires inondations, est presque deux fois la distance d’Ojai à chez moi. C’est à dire que les inondations et le tremblement de terre étaient loin l’un de l’autre. (Je n’aime pas ce que j’ai écrit. Est-ce que ça devrait dire « les unes de l’autre » ? Les astuces que j’ai trouvées en ligne ne s’adressent pas à cette situation exacte.) Si vous entendez parler que des sites près de la côte comme Dodgers Stadium étaient inondés, cette un mensonge (lien en anglais).

Pour être bien clair, je ne me plains pas du fait que je vais bien. Mais il faut comprendre — pendant les trois jours avant l’arrivée de Hilary, tout le monde disait que ce serait une catastrophe sévère, parce que nous ne sommes pas du tout prêts pour un vrai ouragan. Notre architecture compte sur des tremblements, mais pas sur les inondations. Mais il y a une raison pour ça — les eaux de la Pacifique sont trop froides à nos latitudes. Nos voisins au Mexique sont moins chanceux à cet égard. Ils ont de vrais ouragans en Basse-Californie. Ici, nous avons bel et bien perdu la tête, et à la radio dimanche soir, j’entendais déjà des animateurs qui disaient « C’est mieux que nous avions tort, n’est-ce pas ? » Ben oui, mais il y a des limites au nombre de fois où on peut crier que le ciel va tomber sur la tête (en anglais, on dit que ça arrive du « petit poulet » ou Chicken Little).

La soirée tarot

Vous n’allez jamais croire ce que j’ai fait avec l’OCA hier soir. Moi, je suis toujours un peu surpris moi-même. Une fois par mois, un petit groupe — avec beaucoup des mêmes gens que je connais de mon groupe de cinéphiles, assistent à une « soirée tarot ». Mais il y a plusieurs choses que l’on peut faire avec ce genre de carte, dont la divination. Honnêtement, je ne savais pas à quoi je devais attendre.

Je n’ai pas de photos de l’évènement lui-même. C’était dans la maison d’un membre de l’OCA, et vous savez déjà que je ne partage jamais de photos de personne sans permission. Sa maison non plus.

Alors, on a joué à quelque chose un peu comme bridge, mais avec 5 enseignes au lieu de 4 — des carreaux, des piques, des cœurs, et des trèfles, ainsi qu’une série de cartes numérotées dite « atout », et une autre carte dite « l’excuse ». J’aurais du mal à vous donner plus de détails en ce moment, mais j’ai fait une promesse aux autres que j’étudierai avant la prochaine séance.

Et il y aura une prochaine pour moi. Je me sentais bel et bien perdu au début, mais ils étaient très gentils avec moi, comme toujours avec presque tout le monde chez l’OCA. J’adore vraiment ces gens. Je me sens toujours un peu l’étranger, parce qu’ils se connaissent tous depuis longtemps, et j’ai entendu parler de tous genres de choses dont je n’en fais partie. Mais dans le cadre du groupe, ils sont tous très accueillants. Je l’apprécie beaucoup.

Pour ma part, je savais que j’allais être le bienvenu pour une raison si rien d’autre. C’était quoi la seule demande des organisateurs ? Apporter un dessert. Je vous ai dit, j’ai une réputation. Dès que je suis entré dans la maison, on m’a demandé « Tu nous as apporté quoi cette fois ? » Ils savent.

C’est bon d’être mon ami, comme Le Parrain mais avec moins de meurtres. Plus de monde devraient l’essayer. Ils pourraient avoir des macarons gratuits. J’ai choisi le macaron Chloé du livre Macaron par Pierre Hermé pour mon projet. La ganache est au chocolat et à la framboise, mais la technique pour la faire est très différente de celle de Laurène Lefèvre. On doit aussi assécher des framboises pour faire toute la recette, et je ne l’ai pas fait. Les deux couleurs de coque non plus. Mais j’ai beaucoup appris en les faisant. Voici des photos :

Il faut bien bouillir vos framboises, et il aurait pu dire ça plus clairement. On veut les réduire, pas juste avoir des bulles. Il faut aussi mélanger le tout avec un batteur plongeant. Vous voyez de la crème liquide ? Moi non plus — et franchement, cette ganache est supérieure à toutes les autres que j’ai faites. Pierre Hermé est le roi, et c’est le nouveau standard chez moi.

Je vous dis souvent qu’il faut toujours être prêt à apprendre et ne pensiez jamais « j’ai tout maîtrisé ». Même Yann Couvreur dit ça.

De toute façon, voici mes coques. Ça fait 3 mois depuis mes derniers macarons. Quelques bulles de plus que j’aurais aimé, mais pas mal du tout :

Et un échantillon du produit final :

La prochaine fois, je ne ferai pas de macarons pour le groupe. C’était pas mon premier choix, mais j’ai décidé que le gâteau dans ma tête — le chocolat-framboise de Laurène — était trop petit. Et heureusement, je n’ai pas fait un marbré, car quelqu’un d’autre en a fait un. Je pense aux éclairs maintenant. Ce groupe n’a jamais plus de 10 personnes alors je peux faire des choses qui seraient trop difficiles pour 30.

Je vais publier la balado tôt demain (le post paraîtra à son heure habituelle). Il y a un risque que l’on va avoir une jolie coupure. En quoi est-ce différent de la Californie de 2001 ? Honnêtement, pas du tout. Mais avant ça, c’était une bonne soirée.

Le génie

Je vous ai déjà recommandé le compte Twitter de Méta-Brouteur, mais il y a des fois où un sujet mérite vraiment son propre article. Il y a deux autres raisons : 1) monsieur m’a bien fait rire hier, et 2) je suis en plein panique sur quel dessert à préparer pour mon groupe de l’OCA aujourd’hui. (Vous penseriez que ce serait facile, mais j’ai une réputation à tenir, et ça fait peur.) C’est donc bon quand quelqu’un d’autre fait le travail pour moi ! (Voilà, j’ai bien compris Tom Sawyer.)

Pour vous rappeler, Méta-Brouteur fait semblant d’être brouteur lui-même. Mais en fait, il leur apprend à faire des choses ridicules qui sont évidents à ceux qui vivent dans l’Hexagone où savent au moins utiliser Google.

Alors, commençons avec un fil de Twitter qu’il a posté hier. Il a dit qu’il allait aider monsieur à améliorer son profil :

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Peut-être que vous connaissez la jeune femme. Son « nom d’Internet » est en fait Thaïs d’Escufon, de son vrai nom Anne-Thaïs du Tertre. J’ai l’impression en lisant sa page Wikipédia qu’elle ne m’aimerait pas trop à cause de ne pas être français de souche, mais on fait ce que l’on peut, n’est-ce pas ? De toute façon, voici ce que « elle » s’appelle dans les mains de Méta-Brouteur :

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Thalys SNCF ! OMD ! Même moi, j’ai passé par assez de gares pour le comprendre !

Train Thalys, Photo par Clic, CC BY-SA 4.0

Toujours avec sa signature personnelle, un lieu impossible si on connaît même un peu la géographie française — Versailles en Savoie ! Les brouteurs se font avoir de cette façon à chaque fois car ils sont paresseux. Google est — dans ce contexte — votre ami.

Je vous cautionnerai que « Thalys » dit des choses que l’on ne trouverait jamais dans ces pages. Je vous dis parfois, c’est un blog « tous publics » sens plutôt La guerre des robots que Les Bisonours, mais absolument pas sens Peur sur la ville. Mais en lisant les tweets de son profil, j’ai ri.

Il y avait aussi cet échange avec un autre paresseux qui croit à tout et n’importe quoi :

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Il a préparé une sacrée surprise pour monsieur !

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Dites donc, même moi, j’ai entendu parler d’un site appelé « Jacky et Michel ». Je suis naïf comme très peu de monde, mais je lis assez de trucs sur les réseaux sociaux. Mais… je suis nul avec les visages dans les meilleurs cas. Je n’avais aucun espoir de reconnaître ce couple, mais j’étais certain qu’ils sont bien connus en France, car c’est le style de Méta-Brouteur. Alors, j’ai copié l’une des tweets :

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Puis j’ai demandé à quelques amis, « qui sont-ils ? ». La réponse m’est vite venue : Ségolène Royal et François Hollande.

À ce point, je dois avouer quelque chose. Je devrais reconnaître Mme Royal. « Mais pourquoi, Justin, ça fait déjà 16 ans depuis son tour en tant que candidat ? Vous ne lisiez pas nos journaux à l’époque ! » vous me dites. Et vous avez raison. Mais vous ne le saviez pas — en 2007, la presse américaine est tombée amoureuse de Mme Royal après son résultat dans le premier tour. Elle était à la une partout dans nos journaux, d’une façon que je n’ai jamais vu avant ou après pour n’importe quel candidat français. J’ai un avis sur la raison, mais ce n’est pas un blog sur la politique. Disons que ça avait probablement plus à voir avec notre premier tour à venir (à l’époque) qu’avec elle-même. Mais il suffit de dire que s’il y a quelqu’un que je devrais reconnaître, c’est bien elle.

Encore une fois, je ne vais pas publier exactement ce que ce compte dit avec le soi-disant aide de Méta-Brouteur, mais vous avez déjà le goût. Des échangistes !

On pourrait soupçonner que Méta-Brouteur crée de faux comptes lui-même. Mais je ne le crois pas. J’ai vu assez de son travail que je suis certain qu’il parle avec de vrais brouteurs qui cherchent de l’aide. Ses conversations avec eux sont souvent beaucoup plus longues qu’ici. Mais si même moi, à l’étranger, peut en tirer autant de fous rires, il vaut vraiment le temps pour quelqu’un qui a toutes les références de le lire !

Perdu

Quelques conversations pendant la dernière journée m’ont rappelé une certaine vérité.

Boussole, Photo par Jacek Halicki, CC BY-SA 4.0

Hier matin était le Jour-J de notre rentrée. J’aimerais tellement vous montrer la photo annuelle du premier jour, mais je n’ose pas le faire, parce que je n’ai pas le droit. Mais je l’ai quand même partagée sur Facebook avec quelques amis. L’un d’entre eux m’a demandé « Elle rentre en quelle classe ? »

J’allais répondre « La 8ème », puis je me suis souvenu : ce n’est pas comment on compte en français. Aux États-Unis, après la maternelle, dit « kindergarten », on passe de la 1ème à la 5ème dans l’école primaire, « elementary school », la 6ème à la 8ème au collège, « junior high school », puis finit au lycée (« high school ») de la 9ème jusqu’à la 12ème. Vous ne comptez pas l’école primaire de même façon du tout. Notre 1ème est le CP ; notre 5ème est le CM2. La seule année où c’est la même chose est la 6ème. Alors, La Fille vient de se lancer dans sa 4ème en France. J’ai dû chercher les conversions pour répondre à mon ami.

Puis j’ai vu le texte suivant dans un post chez Jours d’humeur :

En revanche, je ne me doutais pas qu’une frange bien précise de la population tirait autant la langue. Je pensais qu’ils étaient à l’abri des platées de coquillettes marque repère.

Pauvres d’eux

J’ai lu la deuxième phrase, ensuite je me suis dit « Punaise, c’est écrit dans une langue étrangère ! Je ne la comprends pas du tout ! » (Je viens de dépasser mes 500 000e mot ici le week-end dernier. On reviendra vers ce sujet en bas.) De toute façon, je ne savais pas ce qui voulait dire « platées », un mot que je n’ai jamais rencontré, mais en plus, je me suis complètement trompé de la structure. Je connais assez bien le mot « marque » — Louis Vuitton est une marque. Coca-Cola est une marque. Mais je n’ai pas compris « marque repère », et j’ai galéré à comprendre sa relation avec le reste. J’ai enfin demandé de l’aide à Google Traduction et reçu du vrai n’importe quoi :

Ça n’a aucun sens en anglais. J’essaye de ne pas demander souvent que veut dire quelque chose qu’un autre blogueur a écrit, car la responsabilité est à moi, mais j’étais perdu. Un de ses commentateurs me l’a expliqué. « Marque Repère » est une marque de Leclerc. Encore une fois, j’ai raté quelque chose à cause d’un manque de connaissances culturelles.

Mais ces 500 000 mots ont quelque chose à dire sur le sujet. En écrivant ce billet, YouTube m’a recommandé une vidéo — « 10 mots de remplissage pour faire semblant de parler le français ». Malgré le titre anglais de la vidéo, c’est tout en français, par une Française :

Je les utilise tous, merci, et je crois que c’est d’une façon naturelle en plus. Aucun logiciel ou prof ne me les a appris — ce ne sont pas la matière des manuels.

Mais toutes ces pépites ont quelque chose en commun — que je les connaisse ou pas est presque aléatoire. Je n’ai plus de plan pour m’éduquer. Au passé, pour emprunter un dicton à notre ancien ministre de défense, Donald Rumsfeld, je savais ce que je ne savais pas. C’était assez facile de suivre des cours avec les logiciels, de regarder mes films, d’écouter ma musique, etc. Mais ce plan est largement fini. On dit que les niveaux C1 et C2 ne reflètent pas plus de temps à l’école, mais l’expérience de vivre la langue. De plus en plus, je le vois.

Je croyais que la réponse serait de rejoindre autant d’associations que possible. Cette idée de génie a ses propres problèmes. Vous souvenez-vous de la dernière fois où j’ai mentionné un événement ? Ouais, en mars. J’en aurai enfin un nouveau ce week-end, mais pas avec les cinéphiles. (Au fait, il me faudra préparer un dessert.) Tout cela, c’est à dire qu’en ce moment, je me sens plus qu’un peu perdu.

La meilleure coïncidence au monde

Hier, dans une certaine blague que personne n’a évidemment écoutée, j’ai mentionné l’équipe de baseball que je déteste la plus, les Dodgers de Los Angeles. Enfin, c’est probablement la deuxième après les Yankees de New York, mais les Yankees sont l’équipe la plus détestée par tout le monde qui n’est pas lié à New York. Mais les Yankees — un ancien joueur, en particulier — sont responsables de mon fait préféré de toute la langue française. En fait, grâce à Facebook, je sais que j’ai appris ce fait le 5 juin 2020.

À cause du fait que toutes les chaînes de télé font la majorité de leurs affaires sur la Côte Est, et que les horaires de télé sont organisés pour convenir aux habitants de la Côte Est, les équipes de la Côte Est sont toujours surestimées. C’est un effet bien connu depuis des décennies que les joueurs des équipes de la Côte Ouest reçoivent moins de votes pour les nombreux prix individuels à cause du fait que les électeurs qui habitent sur la Côte Est ne voient pas leurs jeux. On l’appelle « East Coast bias, » le biais vers la Côte Est. Ne me croyez pas sur parole. Wikipedia en anglais offre de nombreux liens sur le sujet.

De loin, le pire exemple de ce biais est un ancien joueur des Yankees. Je vais cacher son nom en vous expliquant la situation. En 2020, ce type a été élu membre du Temple de la renommée du baseball avec la deuxième plus grande quantité de votes de tous les temps. Plus de votes que Babe Ruth, le meilleur joueur de tous les temps (aussi un Yankee). Plus de votes que Willie Mays, qui avait de meilleurs statistiques que cet homme dans chaque catégorie. Je considère le fait de cette élection le plus grand scandale de tout baseball (hormis les drogues ou les paris illégaux). Pourquoi ?

Parce que ce type était le pire joueur défensif de tous les temps.

Il jouait court-arrêt (shortstop), la position la plus difficile de tous. Alors « pire » est une idée relative. Mais ce qu’il vous faut comprendre, c’est qu’on juge la valeur d’un joueur par deux choses : en tant que frappeur et en tant que défenseur. Il y a peut-être 300 joueurs au monde entier qui peuvent frapper au moins 20 coups de circuit par année. Ce numéro n’est pas mal ! Mais. D’entre eux, la moitié sont nuls en tant que défenseurs. Ils peuvent jouer au premier but ou au champ droit, les positions les plus faciles. On estime donc qu’un joueur qui peut frapper 20 circuits par année en jouant arrêt-court vaut plus qu’un joueur qui fait la même chose au champ droit.

Mais quand je vous dis ça, c’est avec l’idée que le joueur a au moins un niveau moyen en jouant à leur position. Quelqu’un qui est particulièrement surdoué ou sous-doué en tant que défenseur peut changer le calcul.

Il y a plusieurs outils pour mesurer la valeur d’un joueur en tant que défenseur. Mais vous ne voulez pas un cours magistral sur le sujet. Il suffit de dire qu’ils sont tous d’accord que ce monsieur est le pire de tous les temps ; voici un lien vers « defensive runs saved » (points empêchés en tant que défenseur). Une valeur positive veut dire que le joueur a gagné des points pour son équipe ; une négative veut dire qu’il a coûté son équipe des points. Ce monsieur a de loin la valeur la plus négative de tous les temps, -162. Le deuxième pire joueur ? -100 !

Évidemment, ce monsieur valait beaucoup plus en tant que frappeur. Mais s’il avait joué au champ droit, il y a un risque qu’il n’aurait jamais élu au Temple de la renommée, parce que sa contribution en tant que frappeur aurait été considéré moins valable. Alors, quel est le nom de ce monsieur, ce qui me fait rire comme rien d’autre ?

Derek Jeter.

HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA !

J’aurai des larmes aux yeux pour le reste de ma vie à cause de ce fait !

Oui, je dois avouer qu’il ne le prononce pas de même façon. Peu importe. Il n’y aura jamais de meilleure coïncidence nulle part ailleurs.

(Crédit de photo de couverture : Champ de baseball à San Diego, Domaine public)

Les regrets

Alors, les vacances sont finies pour moi, mais je suis toujours en train d’éditer une vidéo, à partir de nombreux clips que j’ai tournés par ici et par là. Mais pendant ce temps-là, il me surprend que personne ne m’a jamais demandé certaines questions.

  • Quels films avez-vous acheté chez la FNAC cette fois ?
  • Vous avez certainement acheté des vêtements au Temps des Cerises, n’est-ce pas ?
  • C’est votre 3e fois en France, et de loin la visite la plus longue. Sûrement vous avez finalement entré dans une boulangerie quelque part pour acheter une baguette pour la toute première fois de votre vie ?

Que les réponses soient tragiques ! « Rien », « non », et « Euh, pas encore ».

Ouais, je n’arrive toujours pas à les croire non plus.

Croiriez-vous que la seule fois où j’ai visité une FNAC, c’était à l’aéroport en attendant le vol de retour ? Il n’y a rien là sauf pour des écouteurs et des câbles. Certainement pas de livres, et pas de disques.

Quant aux boulangeries, je vous en ai montré une que nous avons visitée sur la Rue des Rosiers. Voici la seule autre fois que nous avons visité une boulangerie qui n’était pas Monoprix :

C’est une petite chaîne partout à Paris. Les pâtisseries n’ont rien de spécial :

Disons seulement que tout le monde n’a pas la même idée de que faire en France. Il ne faut pas que je dise plus. Mais je ne voulais pas cacher cette partie du voyage.

Les 1000 Coups de Foudre

C’est le 1000e post d’Un Coup de Foudre. Lancé le 1 novembre 2020, c’est à dire que pour les 1005 derniers jours, dont les derniers 399 de suite, je suis ici pour vous parler quotidiennement de mon sujet préféré au monde entier.

([Je le savais ! Il vous a tous complètement trompé ! C’est pas sur la France, c’est sur lui ! — Mon ex])

Il y a un sens où Madame n’a pas complètement tort. C’est un blog sur la France, mais toujours à travers les mêmes yeux, ceux d’un type qui ne sait même pas où trouver de la pâte feuilletée au supermarché. Pourtant, il ose penser qu’il a quelque chose d’intéressant à dire sur la France, sur la culture…sur vous. ([L’arrogance à l’américaine ! Et où sont mes carottes ? — M. Descarottes])

Mais à quel point est-ce un blog français ? Ai-je appris quelque chose ? Voyons. Je sais que les Français sont grands fans de classer tout et n’importe quoi. Il y a des Cités de Caractère, des Villes d’Art et d’Histoire, des Villages Fleuris, des produits Label rouge… où que l’on trouve une catégorie, on trouve aussi des Français prêts à faire le classement. C’est pourquoi chaque entrée du Tour commence avec une statistique de l’INSEE. Mais avez-vous remarqué que je triche ? À chaque fois où je mentionne les populations, si le département tombe dans la première moitié des plus peuplés, je le dis. Sinon, j’écris « c’est le département l’énième moins peuplé ». De cette façon, tous les départements tombent dans la première moitié. Heureusement pour moi, il n’y en a plus que 101 ; sinon, ça ne marcherait pas.

Alors, lirons mes statistiques :

Les tendances sont bonnes, mais il y a toujours du travail.

Je sais très bien râler. Ne me dites pas que ce n’est pas français — je connais trop vos pubs !

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J’avoue, je le fais après chaque voyage (2021, 2022, 2023). Mais mes plaintes ont tous quelque chose de curieux en commun — je veux juste être comme tout le monde. Bah quoi, j’ai plus le droit au français ? (En fait, non. Mais j’aimerais tellement voir le ministre qui défendra le droit de parler en anglais. Enfin, je trouve mon chemin pour apparaître à la une du Canard.)

Mais je suis honnête, alors je dois avouer autre chose. Vous êtes nuls en tant que râleurs. J’entends tout le temps que les Français sont de gros râleurs, mais quand je lis vos commentaires et vos blogs, je ne le vois presque pas du tout. Oui, c’est facile à trouver sur les réseaux sociaux, mais râler est la monnaie du royaume chez eux, peu importe la langue.

J’aime bien revisiter le passé, une tendance très connue dans un pays qui fête de tels œuvres qu’À la recherche du temps perdu. Vous savez peut-être qu’Anne-Marie de Carry the Beautiful était la première personne qui m’a découvert. Mais connaissez-vous les autres qui sont ici dès le début, ou presque ?

Je ne connais pas deux de ces personnes, qui n’ont jamais laissé des commentaires. « avecunaccent » était une lectrice précieuse, et je regrette qu’elle ne fréquente plus le blog. (Rien de mal s’est passé, pour autant que je sache.) Mais les autres restent parmi mes personnes préférées pour voir ici. Je n’aime pas attirer de l’attention vers ceux qui ne l’ont pas demandé, mais les deux premiers commentaires du blog ont été laissés par deux personnes, pas blogueurs, qui restent parmi mes plus chères amies n’importe où.

Mais quelle est la plus grande preuve qu’après presque trois ans, il y a toujours un nouveau coup de foudre tous les jours ? C’est que même pendant mes soi-disant vacances aux États-Unis, quel que je fasse, je ne pense qu’à la France tous les jours. Que ce soit dans le Massachusetts ou en Louisiane, mes pensées sont toujours quelque part dans l’Hexagone. Bon, ou en Corse. Il faut toujours préciser ! Vous savez me rendre fou !

Alors oui, la relation est parfois orageuse, et j’ai des humeurs, pour le dire gentiment. Mais je reviens encore et encore à la même conclusion — même après 1 000 essais, je n’ai toujours épuisé ni mes sujets ni votre bienveillance. Pour ça, je reste reconnaissant.

Et les Français parlent anglais

C’est presque le temps pour le retour de Langue de Molière le mercredi, mais avant de reprendre nos histoires drôles et drôles d’histoires, il faut encore une fois que l’on parle sur la langue. Je me sens toujours coupable quand je me plains de cette façon (voilà et voilà), parce que ceux qui me fréquentent sont exactement pas ceux auxquels je veux m’adresser. Mais ils sont vos voisins. Je suis bien tenté d’envoyer une copie aux ministres responsables de tourisme : selon Wikipédia, Mme Olivia Grégoire et M Bruno Le Maire. Aussi au Monde et au Figaro. Je vais régler ce problème même si c’est la dernière chose que je fais.

Commençons avec une anecdote. Il y a eu un moment où le billet « Paris Visite » de mon père s’est démagnétisé, et il n’a pas pu sortir d’un quai à la Gare du Nord. Pendant que je cherchais de l’aide de mon côté, il a trouvé la personne la plus proche avec une veste de SNCF de son côté pour se plaindre fortement en anglais. Il a réussi avant moi. Ma fille était gênée. Pendant l’argument qui a suivi, il m’a dit que tout le monde qui travaille avec les touristes parlent anglais, et il ne sert à rien d’essayer en français. Selon ses expériences, a-t-il tort ? Attendez.

Mon père raconte parfois une histoire qu’il croit très drôle. Ça vient des années 70, et pour être honnête, M. le président de Gaulle avait « remué la marmite », comme on dit en anglais, avec un discours qui a encouragé un mouvement séparatiste. La relation entre les francophones et les anglophones au Canada n’était pas bonne à l’époque. De toute façon je n’étais pas encore né, et lui et ma mère étaient en vacances à Montréal. Il cherchait des toilettes dans un grand magasin, et il lui semblait que les caissières faisaient semblant de ne pas comprendre l’anglais. Alors après avoir tourné le dos, il a dit à haute voix (en anglais, pour être clair) « La prochaine fois où il y a des chars allemands à Paris, nous devrions les laisser finir la tâche avant d’aider les Français. » Tout à coup, les caissières ont commencé à comprendre sa question originale et lui ont dirigé vers les toilettes.

Oui, c’est le même monsieur que j’ai emmené en France. Je vous rassure que rien à la hauteur de ce commentaire n’est arrivé. Mais avant de dire « C’est du « French bashing » » — ai-je dit à quel point j’adore que l’on dit ça en anglais ? — considérez que de son point de vue, il n’avait pas tort. Les caissières se foutaient de sa gueule. Tout le monde en a tiré la mauvaise leçon — les caissières, que les anglophones ne sont que de gros cons haineux, et mon père, que les francophones comprennent bien l’anglais et sont juste malpolis. Avez-vous remarqué qu’il était assez ouvert pour visiter Montréal tout court ?

« Mais Justin, » vous me dites, « c’était au Québec. Rien à voir avec la France ! » Comme vous avez tort. Qu’est-ce que vous pensez était sa conclusion en ce qui concerne mon niveau de français quand presque tout le monde — et partout en Normandie, pas juste à Paris — m’a répondu en anglais, peu importe ce que j’ai dit ? Peut-être que c’est très bas, et j’ai le gros melon ? Mais laissez-moi tomber et pensez à nouveau à son attitude à la Gare du Nord. Est-ce que les Français ont réfuté sa conclusion ? Ou l’a confirmée ?

À mon avis, même quand c’est les Français qui changent de langue, vous vous sentez pas respectés et le niveau de service baisse. Chez Les Deux Magots, ils ont choisi de me parler en anglais, et le serveur a eu un cadeau pour aller avec :

Pour vous rappeler mon plat :

Message bien pris en compte. Même nous les américains ne mangerions pas ce plat avec du ketchup. Vous voyez ce dont je me plains — en parlant l’anglais, vous les Français apportez certaines attitudes à la conversation. Je sais exactement ce que ce serveur pense des goûts américains, et je considère ce geste insultant.

J’ai essayé beaucoup de stratégies pendant ce voyage : faire semblant de ne pas comprendre l’anglais, dire « ai-je dit quelque chose de mauvais en français ? », même corriger une caissière en répétant le montant en français. À la fin d’une belle trentaine de conversations, on m’a dit « Mais vous parlez très bien ! » Merci, mais pourriez-vous le tenir en compte avant de me ketchuper ? Pire, j’espérais que ce voyage changerait l’avis de mon père — dois-je vous dire que j’ai échoué ?

En retournant de l’Arc de Triomphe, où je pouvais seulement acheter un t-shirt avec ma citation préférée de Napoléon traduite en anglais, j’ai vu cette pub dans le métro. Je ne savais pas si je devrais rire ou pleurer :

Bien joué, les Français. Je fais le maximum pour m’intégrer, mais comme toutes les relations amoureuses, je ne peux pas vous forcer à accepter le cadeau. Ou même pas entrer dans la relation. Je vous rappelle l’histoire de Claire Koç. Vous avez du monde qui ne veulent rien de plus au monde que de se faire accepter chez vous selon vos termes. Qui rêvent de dire « chez nous ». Mais à cause d’un accent moins que parfait, c’est le ketchup et le dos tourné. Époustouflant.

Rabbi Jacob au Louvre

Derrière toute histoire que me relie à la France, il y a toujours un fantôme, celui de Rabbi Jacob. On est arrivé au tout dernier jour du voyage, et je ne l’ai toujours pas mentionné. Pourtant, La Fille aime ce film presque autant que moi. Alors, aujourd’hui, nous avons dû visiter Rue des Rosiers, mais il y avait deux autres arrêts importants aussi.

On a commencé le matin au Sacré-Cœur. Je me souviens toujours de monter plusieurs escaliers sous la pluie, alors avant de partir en France, j’avais demandé à France With Véro comment éviter tout ça pour mon père. Elle m’a dit de sortir du métro à l’arrêt Abesses, prendre un ascenseur, puis suivre la Rue Yvonne le Tac jusqu’au funiculaire.

Euh, Google ? Il nous faudra en parler. Vous m’avez sorti du métro à Barbès-Rochechouart, loin du Sacré-Cœur, et n’avez jamais mentionné le funiculaire ! J’ai dû monter des centaines de marches !

Peu importe. Nous voilà devant la basilique :

Avant d’entrer, mettons la scène :

On n’est pas censé pendre des photos au-dedans. Je vous jure, j’ai raté le panneau et suivi l’exemple des autres touristes, jusqu’au moment où une femme m’a sifflé « Photos interdîtes ». Oups. Ce que m’aurait quand même empêché vers la fin, c’était qu’une messe a commencé pendant notre visite. Je ne suis pas aussi con que ça ! Alors je n’ai que quelques photos.

Et deux reliques de Saint Jean-Paul II :

Il me semble que deux personnes bien connues pendant ma vie sont devenues saints, lui et la Mère Teresa. Est-ce un nombre typique pour la personne moyenne ? Je ne sais pas. Je ne connais pas une troisième personne encore en vie dont je devinerais qu’elle deviendra sainte.

Après le Sacré-Cœur, nous sommes partis pour la Rue des Rosiers. J’ai dû expliquer à La Fille que bien que ce soit le véritable quartier où Rabbi Jacob aurait dansé, il n’est pas où le film a été tourné. Trop étroit. (Au fait, une de mes photos de mon premier voyage fait partie de l’article de Wikipedia en anglais sur ce sujet !)

On y trouve toujours des entreprises juives, mais celles-ci n’apparaissent pas dans le film :

Nous avons visité une boulangerie juive du quartier et goûte une de leurs pâtisseries traditionnelles, dite « rogalah » (en bas à gauche dans la vitrine) :

J’ai pris l’opportunité pour montrer certains panneaux à La Fille, ce qui expliquait pourquoi j’appelle notre visite en Normandie « Le pèlerinage ». Des enfants d’un mois, 2 ans, 9 ans ! Le monde a dû être nettoyé.

Sur mon compte Twitter, on peut trouver un fil colérique en anglais plein de mes photos normandes, car juste après notre retour, une con de première classe a dit que le nouveau logo de Twitter (une « X ») lui a rappelé un drapeau nazi. C’était trop stupide — elle voulait juste appeler M. Musk un nazi car elle ne l’aime pas. De tels gens ont vraiment besoin de lire des panneaux comme ceux-ci.

Enfin, le Musée de la Joconde Louvre. Peut-être que vous pensez que je plaisante. C’est pas moi qui a fait Jocondisneyland !

Ouais, ce dernier en anglais appelle le Louvre « La Joconde et les autres ». Et qu’est-ce que c’est que ça ? Martine, vous aussi ?

Alors, oui, nous aussi :

Mais vraiment, le Louvre est un beau bâtiment, pyramide ou pas, qui mérite d’être apprécié pour d’autres choses :

Par exemple, ses momies et d’autres trésors égyptiens :

Ses sculptures grecques et romaines :

N’oubliant pas le trésor des trésors, la Victoire de Samothrace :

Ses tableaux italiens, comme la Galerie de vues de la Rome moderne par Giovanni Panini :

Ses tableaux français, comme Jeanne d’Arc au sacre du roi Charles VII par Ingress Ingres :

Ou Le Radeau de la Méduse par Géricault :

Après le Louvre, nous avons fini par dîner avec une amie que me connaît depuis trois ans déjà — notre 4e rencontre avec un ami du voyage. Et hélas, c’était la fin de notre séjour.

Semble-t-il que vous avez échappé à mes plaintes habituelles ? Nope. On se reverra demain pour mon spectacle de feux d’artifice annuel sur la langue anglaise.

En haut du monde

En écrivant sur notre voyage de façon où je saute par ici et par là, j’ai complètement raté notre premier jour à Paris ! Pas l’arrivée désastreuse, mais le lendemain, quand nous avons commencé les aventures parisiennes. Plusieurs d’entre vous ont remarqué que je n’avais pas trop de chance pendant ce voyage, et c’est vachement vrai, mais ce jour-là, le 17 juillet, était tout ce dont ma fille rêvait — et ça vaut quelque chose.

Je vous ai dit bien avant le voyage que les billets pour la Tour Eiffel étaient déjà épuisés pour tout juillet le temps que je reçoive enfin le droit de prendre ces vacances. Alors, nous sommes arrivés devant la Tour vers 8h40 ce matin pour faire la queue.

Bien sûr, il n’y a pas de « la » queue à la Tour Eiffel, mais plutôt plusieurs. On peut entrer à deux côtes, et il y a des queues pour la sécurité avant d’atteindre le parvis, où on trouve la billetterie — et sa propre queue. Sommes-nous en France, ou au Royaume-Uni ? (Ils ont une forte tradition d’humour liée à faire la queue.)

Nous avons dû patienter presque une heure entière avant d’atteindre le guichet, et encore fois, la bienveillance des français s’est révélée. J’avais gardé nos passeports dans un coffre à l’hôtel, alors sans justificatif que ma fille avait moins de 18 ans, j’ai demandé 3 billets adultes. Mais la vendeuse m’a dit « Elle est évidemment enfant ; ne vous inquiétez pas ». Haha, je plaisante — elle m’a dit « She’s a kid, don’t worry about it. » Oui, on va en parler plus tard. Mais j’apprécie la gentillesse.

En écrivant ce billet, je remarque que je n’ai jamais visité le 1er étage, pas la dernière fois, pas cette fois. Le 2e est donc où on commence. La Fille étant mon enfant, naturellement elle voulait visiter le comptoir de Pierre Hermé dès que nous sommes partis de l’ascenseur. Je regrette de vous dire qu’il existe un mauvais macaron de sa maison. C’est le macaron dit « Jardin de la Tour Eiffel », à la menthe et au chocolat, avec le chocolat imprimé (en bas). Le macaron « Jardin sur la Seine », au chocolat et à la framboise, est magnifique, et je vous donnerai ma propre version plus tard.

D’ici, il y a des vues magnifiques. On peut voir La Défense en arrière-plan ici, au-delà du Palais du Trocadéro :

Vous ne me croyez pas ? Est-ce trop petit ? Bon, j’ai payé pour un meilleur objectif cette année, utilisons-le :

Vous pouvez juste voir La Grande Arche une peu à gauche du centre. Ça reste le site du meilleur clip d’Indochine. Je devais le regarder une centaine de fois en juin 2020. C’est-à-dire que ma vue n’est pas celle de mes compagnons du voyage, peut-être même pas des autres sur l’étage avec nous.

D’un autre côté, le Champ de Mars, et en arrière-plan, la Tour Montparnasse.

Dois-je vous dire ce que je vois ? Ouaip.

On ne peut pas nous séparer.

On peut aussi voir le Sacré-Cœur d’ici. Je sais déjà, ce sera notre dernier jour en France.

Au sommet, les vues sont moins différentes que ce à quoi on attendais. La véritable raison pour y aller est de voir l’appartement de Gustave Eiffel :

Et peut-être boire du champagne. Je trouve ça dingue, même si c’est impossible de tomber d’ici :

Je remarque deux plaques que j’avais ratés pendant ma première visite. Celle de droite m’est particulièrement importante, surtout après notre jour en Normandie.

Je remarque aussi le souvenir le plus parisien de tous les temps dans une boutique de la Tour :

Ce blog est consacré au propos que cette broche a tort.

Bien que l’Arc de Triomphe ne soit pas loin, nous ne le visitons pas aujourd’hui. On ne supporterait jamais marcher le long des Champs-Élysées pour l’atteindre, ni le George V non plus. On prend le métro aux Galeries Lafayette Haussmann pour y déjeuner. La coupole étonne ma fille comme prévu :

La vue de l’Opera Garnier aussi :

Le pèlerinage annuel au Gourmet en face de la rue est autant une punition que jamais. Les comptoirs de Pierre Hermé et Yann Couvreur sont à mourir :

On fait des achats seulement chez L’Éclair de Génie parmi tous ces comptoirs. Je vous l’expliquerai une autre fois. Non, je ne suis pas heureux.

En bas, vous avez une torture spéciale juste pour moi — j’aimerais goûter un de chacun, pourtant, je n’aurai rien.

Mais il y a une destination où personne ne m’empêchera :

Arsène Lupin lui-même n’oserait pas faire plus :

(J’ai tout payé.)

Après ça, nous sommes allés aux Invalides :

J’étais ravi d’avoir l’opportunité de parler à La Fille du maréchal Foch devant son tombeau :

Bien sûr, nous avons payé nos respects à l’Empereur :

J’ai pensé à acheter ce sac. Au moins la citation est en français comme il faut, pas comme mon t-shirt de plus tard :

Nous avons fini par dîner à La Coupole. Nous étions censés y dîner la veille, mais, euh, la chance m’a fortement frappé. Ou l’inverse. Encore une fois, j’ai commandé un vrai plat français, les moules au Riesling. Oui, j’ai aussi commandé les profiteroles il y a deux ans. Considérez-les recommandées.

C’était une bonne fin.