Archives de l’auteur : Justin Busch

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A propos Justin Busch

Les aventures d'un américain qui est tombé complètement amoureux de la France

Les Barbouzes

On revient aux films avec quelque chose d’excellent, sûrement parmi le meilleur quart de mon classement à venir. On parle d’un film signé Lautner, des dialogues d’Audiard, d’après un scénario de Simonin, avec Lino Ventura, Mireille Darc, et Bernard Blier en vedette. Un film avec le meilleur sceau de qualité au monde entier, la fleur de Gaumont. Qu’est-ce que l’on pourrait vouloir de plus ? ([De Funès, Bourvil, et Gabin ? — M. Descarottes]) Taisez-vous, vilain cobaye, on a déjà une recette certaine pour le succès, et elle s’appelle Les Barbouzes.

On commence dans un train quelque part en France la nuit. Il y a une série de tentatives — une embuscade après une autre. Même quand le train arrête, ça continue :

Il s’avère que le cible est un certain M. Bênard Shah, marchand d’armes. Il a bien attiré l’attention de nombreuses agences de renseignements. Puisqu’il habite à Istanbul, plusieurs agents — dits « barbouzes » en argot — viennent au même hôtel à la recherche de ce monsieur :

Un certain homme chinois arrive à l’hôtel et demande de parler avec M. Shah. Quand il monte dans l’ascenseur, un barbouze va avec — et quelques secondes plus tard, il tombe par terre :

Mais M. Shah se pointe mort dans une maison close parisienne :

C’est notre vieux ami Robert Dalban, dans un rôle non-crédité, qui arrive pour aider Lino Ventura, espion français dit Francis Lagneau, à livrer le cadavre à la veuve :

Et quand Lagneau arrive au château de la veuve, on la voit en plein deuil. Ou quelque chose de similaire, la pauvre :

Amaranthe, la veuve, jouée par Mireille Darc, reçoit 4 « amis » de son mari, les barbouzes de l’hôtel. Ils font : un français, un italien, un allemand, et un russe. Ils sont à la recherche de plans secrets gardés par le marchand d’armes décédé. Tous racontent des histoires de leurs relations avec lui, et c’est bien évident qu’ils sont tous de gros menteurs car leurs histoires se contredisent toutes.

Après un peu de temps, où les 4 premiers barbouzes se font des tentatives d’assassinat, un quinzième barbouze arrive, un américain dit O’Brien. Il s’habille mal, parle fort, et sans même pas reconnaître le deuil de la veuve (comme si c’était sérieux !), il parle directement de ses raisons pour y être : « Je paie cash et en dollars ». Vous pouvez imaginer à quel point j’adore les stéréotypes, mais je ne suis pas offensé. J’ai déjà les yeux ouverts ; ça fait partie de la culture et je l’assume.

Les barbouzes européens ne s’entendent pas du tout — rappelez-vous qu’ils viennent d’essayer de se tuer les uns aux autres — mais l’américain les énerve tous, et ils s’entraident à le sortir directement par la fenêtre :

Aux funérailles, un hélicoptère arrive. C’est le chef de Francis. Je le laisse parler pour lui-même :

Ses ordres sont de séduire Amaranthe, car il est bien clair que la France ne peut pas gagner un vent aux enchères des plans. Tous les barbouzes — sauf l’américain — reçoivent exactement les mêmes ordres, à la lettre. J’ai des nouvelles, les amis. Nous ne sommes pas aussi riches que vous en pensez. Mais merci de ne pas me laisser briser les illusions, surtout quant à moi. ([Ils savent déjà. Vous êtes trop avare pour acheter un moule à kouglof. — M. Descarottes])

Avec ce changement, Francis change de stratégie. Il dit la vérité à Amaranthe, et lui montre que l’on les écoute :

Mais l’américain O’Brien n’abandonne pas. Il se cache dans une armoire et double son offre :

Après ce moment, Francis et Amaranthe passent la nuit ensemble. Sa stratégie marche, mais les autres barbouzes commencent à s’unir contre lui. Ils écoutent ensemble avec l’aide d’un micro caché, que Francis découvre et détruit. Ça fait mal à Bernard Blier, un gag qui revient encore et encore entre ces deux dans les films de Lautner et Audiard (Les tontons flingueurs, Faut pas prendre…).

Finalement, Amaranthe dit aux 3 autres barbouzes de quitter son château. Ils jouent un tour pour y rester, mais Amaranthe et Francis s’échappent quand même à Lisbonne, où les papiers sont cachés dans une banque :

Mais les 4 autres barbouzes ont réussi à les suivre :

Il y a enfin une grande lutte entre Francis et O’Brien, qui lui dit « Je vais te foutre par la fenêtre » :

Amaranthe et Francis s’échappent encore une fois, et prennent un train vers Paris. Il y a une reprise du début du film, où de nouveaux barbouzes les attaquent dans le train :

Bien que ce film ait 60 ans, je ne gâcherai pas la fin. Disons que j’ai énormément profité de ce film, et si certaines choses sont un peu un produit de leur temps et à mon avis, reflètent un peu de jalousie, il n’y a rien de haineux. Ce sont une caricature, et on les trouve partout dans le cinéma français. Il faut ajouter que les réalisateurs français n’épargnent jamais leurs compatriotes, alors il serait malhonnête de m’en plaindre. Je recommande Les Barbouzes sans hésitation comme l’un des meilleurs exemples des films uniquement français.

Les bonnes nouvelles

Vous ne le saviez pas, mais Un Coup de Foudre n’est pas mon premier blog. Pendant les années 2000, j’écrivais en anglais sur mon métier de linguistique. C’était une autre vie, et je n’ai pas envie de la revisiter ici. Mais c’est d’où vient l’une de mes habitudes stylistiques ([Punaise, Papy va divaguer -/ M. Descarottes]) — des personnages romancés qui laissent des commentaires ironiques au milieu de mes articles ([Je suis bien réel, merci – M. Descarottes]). Je l’ai empruntée au blogueur britannique Andrew Sullivan, qui était très drôle à l’époque (son sens de l’humour nous a quitté il y a presque deux décennies, mais il écrit toujours).

Parmi ces personnages, le plus impoli est quelqu’un que j’ai surnommé « On » ici, qui n’a jamais rien de gentil à dire sur moi. Cette personne, qui que ce soit, signe ses commentaires avec un autre nom, bien sûr. Moins que je dis sur on, plus que ça va. Mais aujourd’hui, un petit miracle m’est arrivé. On a finalement trouvé un accord avec moi, et je serai en vacances en France, avec La Fille, et probablement mon père aussi, pendant 10 jours en mi-juillet.

Il y a beaucoup à planifier, pas trop de temps, et les prix seront élevés parce que je commence beaucoup plus tard que je l’aurais aimé. Et ce n’est franchement pas par hasard. Mais je ne vais pas me plaindre du résultat.

Avec La Fille seulement, nous pourrions voyager aussi vite que moi tout seul il y a deux ans. Avec mon père, ce sera beaucoup plus lente. Je suis sûr que nous passerons au moins 3 jours entiers à Paris pour voir les incontournables — le Collège Françoise-Dupont, Tom & Sabine Boulangerie-Pâtisserie, et… oups, j’ai encore une fois confondu Miraculous avec la vraie vie. Non, mais sérieusement, il y aura au moins le Sacré-Cœur, la Tour Eiffel, le Louvre, le Panthéon, et l’Arc de Triomphe. Même si je les ai tous visités, je veux que La Fille connaisse les essentiels. Il y aura absolument un jour entier à Versailles.

Nous reviendrons aussi à Rouen pour visiter mon amie et sa famille. Mais j’espère que nous visiterons d’autres amis aussi. Il n’y a rien au monde qui me ferait plus de plaisir que de voir certains que je ne connais que sur Internet. Avec si peu de temps, je sais que nous ne pouvons pas aller aussi loin que Lyon, même si j’y ai une dizaine de connaissances, ou Saint-Tropez pour le musée que j’aimerais visiter le plus.

Je n’aime pas que ce soit toujours un combat. Je n’ai pas le droit de vous parler des négociations, mais ce n’est pas facile pour moi, être un leader allemand, Satanas, et Xavier Dupont de Ligonnès en même temps ! Je vous promets, quand je reviendrai en deux mois avec La Fille, nous ne massacrons que des macarons. (Massacrer, ça vient de ma réplique préférée de L’As des as.)

Le kouglof

Il y a plein de desserts alsaciens que je peux faire pour finir notre séjour dans le Bas-Rhin. Et je sais déjà quel sera le prochain (vous pouvez le deviner si vous avez fait attention). Mais pour commencer, je voulais faire un dessert que je n’ai jamais vu ni goûté. Voici le kouglof :

Haute résolution en cliquant les

Alors, comment est-ce ? J’ai eu quelques meilleures brioches dans ma vie — toutes faites par des CAP Pâtissiers (qui travaillent aux États-Unis). Mais dans mes limites, surtout le moule américain, je crois que c’est une réussite presque complète, et je suis ravi de le partager.

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Portrait de Molière par Nicolas Mignard

La boussole

Jeune, j’avais une croyance horriblement fausse quant aux directions. Je croyais que quelle que soit la direction devant moi, elle était toujours le nord. Plus tard, j’ai découvert les cartes des jeux vidéo, où « en haut » est toujours le nord. Mais tout ça, c’était avant de découvrir la boussole en français, et c’est ça le sujet de Langue de Molière.

En anglais, les directions sont des adjectifs quand elles font partie de noms. Par exemple, le nom de la partie de l’état où j’habite est « Southern California », c’est-à-dire la partie la plus au sud de l’état. Mais en français, on dit plutôt Californie du Sud. Comme ça fait mal aux oreilles anglophones ! Tout en moi veut dire « le sud de la Californie ». Y a-t-il un endroit nommé Sud, dont la Californie en fait partie ? Ben non ! Même si j’aimerais croire qu’il y a un Nord dont la Californie du Nord et la Corée du Nord en font également partie, il n’y en a pas un non plus. Bien sûr, si ça voulait dire que le Nord avec Lille était plus proche, je ne me plaindrais pas de cette règle.

Mais vous n’êtes même pas cohérents quant à ces règles. « North Dakota » et « South Dakota » deviennent le Dakota du Nord et le Dakota du Sud. Alors, « West Virginia » devrait se rendre comme « la Virginie de l’Ouest », n’est-ce pas ? En fait, ce n’est pas, étant plutôt la Virginie-Occidentale. Donc pourquoi pas « Californie-Sudiste » ? Bon, selon mon dictionnaire Oxford, « sudiste » est réservé aux anciens États confédérés d’Amérique. Mais exactement comme ces états-là, la Californie a adopté l’idée qu’elle peut tout simplement ignorer les lois du gouvernement fédéral qu’elle n’aime pas, surtout quant au cannabis (lien en français !). D’autre part, c’est tout l’État, dont le Nord aussi.

Mais vous devriez savoir que j’essaye d’être toujours juste dans de telles situations. Si vous donnez des noms géographiques que je trouve bizarres, nous en avons fait notre meilleur pour vous rendre perplexes. Considérez ce qui est « l’Est » selon la NFL :

Données de la carte ©️Google, Logos des équipes sont domaine public ou « fair use »

Trois équipes sur la Côte Est, et une au plein milieu du pays. Et avant 1995, voici l’ancien « Ouest » du baseball :

Données de la carte ©️Google

Évidemment, on s’en fout de la signification des directions. Faites comme vous voulez.

Langue de Molière sera de retour la semaine prochaine pour faire l’enquête sur avoir, être, et tenir.

Mon dîner bas-rhinois

Comme je vous ai dit, je dois la recette au site de Valfleuri. J’ajouterai que préparé selon ce qui est disponible chez moi, ce plat est un bon rapport qualité prix. Assez de cèpes, déjà émincés, m’a coûté 5 $, ainsi que 3,90 $ pour les pâtes, et 1 $ pour le persil. On tire 4 repas de tout ça ! Mais ce n’est pas un vrai mélange forestier — ça m’aurait coûté 10 $ et 2 L d’essence pour un aller-retour chez Bristol Farms. L’autre changement, j’ai omis les échalotes parce que La Fille ne les aime pas.

J’ai un peu gâché la surprise en vous montrant mes derniers achats chez myPanier. Mais après des consultations avec La Fille, j’ai décidé de lui préparer les nouilles Spätzles pendant qu’elle reste chez moi. (D’habitude, elle ne fait partie des dîners, seulement les desserts.) Mais que faire avec ? J’ai consulté le site du fabricant, Valfleuri, alors voici les Spätzles à la forestière :

Haute résolution en cliquant

On est bien d’accord que ce plat est très bon et pas trop compliqué. (Une casserole, une poêle et un tamis, en cuisinant les nouilles deux fois — c’est la limite de facile.) Ajouter une viande, probablement des suprêmes de volaille, serait une bonne idée, et je la ferai la prochaine fois. Il y aura une prochaine fois, et quand on doit cuisiner pour des enfants, c’est le plus haut compliment possible.

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Saison 2, Épisode 10 — Le détective, la comtesse, et la princesse

Cette semaine a vu deux événements importants, la sortie du nouveau jeu vidéo Zelda, et le retour de 5 Minutes Avec, ce dernier de façon spectaculaire. Commençons avec la nouvelle personnelle.

Beaucoup d’entre vous sont aussi des fans du blog Jours d’humeur. Son auteur, connu sous le nom de blog Gifnem29, écrit aussi des romans sous le nom Patrick Fouillard. Ne me demandez pas quel est le nom sur sa carte d’identité — je ne demande jamais des questions personnelles. Il est mon invité sur un 5 Minutes Avec très spécial cette semaine pour parler du Détective et la comtesse, disponible à partir du 26 mai chez la FNAC, Amazon, Lireka, et ailleurs . Si vous avez aussi des projets créatifs, je veux vous parler ! (Je vous rappelle que je ne reçois rien si vous cliquez ces liens ; vos données ne sont jamais à vendre chez moi.)

Au fait, j’ai une idée absolument folle pour une invitée, très âgée, mais quelqu’un qui incarne tout ce que ce blog représente. Je sais qu’elle donnait des interviews jusqu’au moment du Covid, et est toujours en vie. Aux États-Unis, si je voulais contacter quelqu’un qui travaillait dans le monde cinématique, j’utiliserais le site IMDB Pro pour chercher leur agent. Si vous connaissez le bon équivalent en France (ou mieux, avez des contacts chez le Groupe M6, surtout sa filiale SND), veuillez me contacter soit dans les commentaires soit par courriel.

Je ne vais pas vous dire combien d’heures que ma fille a passé en jouant au nouveau Zelda depuis mercredi. Disons qu’elle a en fait dormi tous les jours cette semaine, dans son propre lit en plus, pas sur le canapé. Si un week-end devant la télé est mon pire échec pendant les années ado, je serai ravi.

Cette semaine, on attend finalement notre premier dîner alsacien, le prochain « Je découvre » du Tour, et notre prochain film français. J’ai presque — presque — atteint mon 100e film français, et quand ça arrive, nous passerons une semaine entière pour le grand classement. Je n’ai toujours pas commencé ce projet, mais en comptant la liste cette semaine, il m’est arrivé dans l’esprit. Ça devrait être un événement, et la cerise sur le gâteau serait l’interview que j’ai mentionnée en haut.

Notre blague de la semaine traite de la santé. Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :

Sur le blog, il y a aussi Le gâteau « monstre » de Zelda, ma version d’un gâteau qui vient du jeu Breath of the Wild, Les « listes d’écoute » mise en forme, l’histoire des changements de musique pour faire du sport à un régime 80 % Indochine, et HPI, 2e partie, ma deuxième sortie dans le monde de cette émission.

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HPI, 2e partie

Ce soir, je me suis revenu sur le site de TF1 pour continuer avec la deuxième saison de HPI. Et il s’est avéré que tous les épisodes sauf un sont devenus des exclusivités de TF1 MAX. Heureusement pour moi, c’était la suite de l’épisode de la semaine dernière, alors je pouvais voir la fin de l’enquête sur Morgane. (Vu qu’il y a une 3e saison, le résultat était déjà bien évident, mais je voulais quand même le voir.)

Cette fois, notre épisode s’appelle « Chelou / Pas chelou » d’après un jeu auquel Morgane joue avec ses enfants. Mais on en parlera plus en bas. On commence sur scène d’une meurtre. Morgane entre de sa façon typiquement professionnelle.

Elle apprend de Karadec qu’elle est suspendue. En revenant au bureau pour chercher ses affaires, elle se retrouve avec l’inspectrice qui mène l’enquête sur elle. C’est tout au ralenti, comme dans un film Western.

En même temps, elle et son mari hébergeaient chez Gilles, un collègue, à cause de problèmes chez eux, quand il doit les expulser à cause de l’enquête. Son mari n’est pas content d’elle :

Mais elle continue à poursuive cette enquête, parce qu’elle avait tout de suite reconnu que la victime avait été battue. Elle visite un lavage automatique qui appartient à un suspect et joue « Chelou / Pas chelou » avec ses enfants, qui sont dans la voiture avec elle. Dans ce jeu, elle leur demande si les choses qu’ils observent font des raisons pour soupçonner de l’activité criminelle.

Elle remarque que ce n’est pas typique pour quelqu’un qui conduit une Porsche de travailler dans un tel établissement. Elle essaye de signaler Gilles par des emojis, mais il ne comprend pas.

Juste quand elle est en train de poursuivre l’enquête, Karadec arrive. Elle lui montre que c’est de l’esbroufe — la vraie commerce est les drogues.

Les deux découvrent que le suspect est mort dans un tonneau. Vu qu’ils savaient déjà qu’un policier qui faisait des enquêtes sur le suspect était corrompu, ils l’accusent d’avoir commis les meurtres. Mais il nie tout.

Morgane s’est fait prise par l’inspectrice quand elle attrape Gilles au téléphone avec Morgane. Morgane essaye de passer le téléphone à sa fille, mais ça ne trompe pas l’inspectrice. Après, elle demande à sa fille une question dérangeante :

Pourquoi dérangeant ? Parce que ma réponse est « moi ». Je dis « Que puis-je… ? » C’est quoi le problème ? Je ne comprends pas.

De toute façon, les policiers laissent Morgane ensemble avec une policière qui était la sœur jumelle de la victime originale, et quand Morgane se rend compte que c’est elle la tueuse, elle essaye de tuer Morgane. Heureusement, elle a déjà signalé la police par SMS, et ils arrivent juste à temps pour lui sauver la vie.

L’épisode finit avec la décision de l’inspectrice de ne plus poursuivre Morgane, car elle est trop utile, à condition qu’elle suive des cours de formation. Encore une fois, vu qu’il y a une 3e saison, je sais que tout va assez bien pour qu’elle ne perde pas sa poste, mais à moins qu’un miracle arrive, je suis fini avec la deuxième saison. Vu que la moitié de la 3e saison est aussi devenue exclusivité, peut-être que je serai bientôt fini avec HPI. Si c’est le cas, je suis heureux qu’au moins je comprenne enfin pourquoi beaucoup de monde aiment cette série. Peut-être que comme les biscuits, c’est juste mon destin de ne pas avoir que de petites pépites.

La manne céleste

L’année dernière, j’ai laissé tomber une pépite en écrivant sur la Meuse :

L’ambroisie des dieux, les Savaroises de St-Michel, est fabriquée à Commercy — je les ai goûtés pour la première fois à l’aéroport en quittant la France en mai, et il me tue tous les jours qu’il y ait plein de biscuits de St-Michel disponibles ici, mais pas ceux-ci.

Je découvre la Meuse

Je ne l’avais pas mentionné en écrivant sur le voyage fou, mais croyez-moi, me rendre compte qu’ils ne sont pas disponibles chez myPanier ni Moulin non plus, c’était décevant. Je n’achète plus les biscuits typiques américains — les Oreos, les Pepperidge Farm Milanos — et c’est « youa culpa, youa maxima culpa », comme va la blague des catholiques traditionnels anglophones. (D’après le Confiteor en latin, « mea culpa », « ma faute » — « you » étant l’anglais pour tu/vous., et « me », moi.) C’est votre faute car après une belle centaine de recettes de desserts français ici, me contenter de moins est inacceptable !

De toute façon, regardez mes achats chez myPanier aujourd’hui :

« Justin, vous êtes aussi menteur que bête ! » vous dites ? ([Ça fait chaud au cœur, les amis. Vous comprenez enfin. — Mon ex]) « Vous venez de nous dire que myPanier ne vend pas de Savaroises, mais les voilà ! » Ah, mais c’est ici où l’histoire devient celle d’une loterie gagnée !

L’année dernière, ils ont commencé à offrir une plus grande sélection de produits français, expédiés directement de la France aux clients, sans passer par leur entrepôt. Vous ne me l’avez même pas une fois mentionné, parce que franchement, il y avait trop de limites. À moins que vous commandiez au moins 150 $ de trucs, la livraison était couteuse, et au-delà des Savaroises, il n’y avait pas trop d’autres choses que j’aurais achetées. Oui, j’aurais commandé 150 $ de Savaroises — à leur prix de 5,95 $ le sac, ce serait 25 sacs. (Chez Carrefour, 138 € vaudrait 66 sacs. Merci de ne pas me « consoler » en mentionnant les coûts d’échanger l’argent.) Mais leur limite était 2 sacs la commande. Inutile pour moi. Et c’est quand même le meilleur rapport qualité prix — un inconnu chez Amazon me les vendra pour 13,75 $ le sac, ainsi que 8 $ pour la livraison. Il s’entendrait très bien avec mon facteur.

Il s’avère que ce programme ne marchait pas trop bien pour les clients, alors ils l’ont récemment changé — maintenant, ils prennent en charge toutes les telles commandes chaque semaine, puis les expédient aux clients.

Ils ne stockent pas non plus les Tam Tam dans leur entrepôt, mais on peut les commander directement de la France pour 7,90 $ le sac. Je ne les ai jamais goûtés, même pas une fois. Mais il y a eu un sac de chacun quand j’étais là afin d’acheter des nouilles Spätzles pour l’un de mes deux dîners alsaciens (je n’ai toujours pas décidé lequel). J’ai sauté au-dessus dès que je les ai vus. Apparemment, on avait annulé une commande — il y avait toute une étagère pleine de seuls exemples d’une variété de produits.

L’autre sac est un genre de biscuits italiens dits « Amaretti », un péché mignon depuis mon enfance. MyPanier est le seul endroit où je peux les trouver facilement. N’acceptez que la marque Lazzaroni, de loin la meilleure.

Je ne sais pas quand j’ai pris le rôle d’apôtre de Carrefour ([Le 30 juillet 2021, votre première visite — M. Descarottes]), mais s’il y a un message que j’essaye de vous communiquer presque tous les jours, c’est « Soyez reconnaissant de vos quotidiennes. » Vous pouvez faire un tel achat tous les jours sans y penser. Pour moi, c’est le miracle de la manne céleste.

Les « listes d’écoute » mise en forme

Je paye cher pour mes desserts, et je ne parle même pas du chocolat Valrhona. 3-4 fois par semaine, pendant 25-30 minutes à chaque fois, je monte sur le vélo d’entraînement. Ça ne suffit pas toujours non plus, mais c’est le moins que je puisse faire. Et pour ne pas ralentir, il faut que j’écoute quelque chose de… agressif.

Il était une fois, pendant les années 90 et jusqu’en 2006, j’utilisais un lecteur de CD portable, et je ne changeais jamais les disques pendant les séances. D’habitude, j’écoutais une collection de génériques de James Bond — les vrais, pas les parodies avec ce Daniel Craig. Mais le problème, c’est que je me croyais un petit Tom Jones, et je chantais avec « Thunderball, » et ça ne marche pas du tout.

Puis j’ai acheté un iPod shuffle, la version originale. Le souvenez-vous ? Il fallait ajouter les chansons dans exactement le bon ordre, car il n’y avait aucun écran. Pas de problème ! J’ai choisi une liste de chansons, et je l’utilisais de 2006 jusqu’en 2019. Voilà :

En 2019, je n’ai pas exactement décidé de trouver autre chose, mais il y a des moments de détente même dans la liste en haut. Alors j’ai décidé d’ajouter une autre liste avec seulement la musique de combat de certains jeux :

Ce n’est pas une erreur ; « The Bionic Jam » apparaît deux fois, jusqu’au pire moment, à environ 15 minutes. Ça part des meilleurs moments du jeu « Bionic Commando », mais tous revisités à la guitare électrique. Voilà :

« Mais Justin, » vous me dites, « il y a deux problèmes. Une, rien à voir avec ce blog. Et deux, Indochine, où est-il ? » Et honnêtement, entre 2020 et le mois dernier, je n’étais pas content d’écouter Indochine sur un vélo. Sauf pour Alice et June, les versions des albums ne conviennent pas trop à mes besoins. Mais j’ai récemment fait des expériences, et voilà, j’ai enfin une nouvelle liste qui marche parfaitement.

Oui, tout va du film du Central Tour. Il s’avère que ce qui manquait à toutes ces chansons, c’était 72 000 lyonnais qui hurlaient le plus fort possible. « Mais Justin, » vous vous plaignez encore, « Lynyrd Skynyrd n’a rien à voir avec Indochine ». Et oui, vous avez raison. Mais juste à la fin, le vélo se ralentit beaucoup, et j’ai besoin de quelque chose de beaucoup plus lente. C’est aussi à la fin de la deuxième liste, mais il y a trop de titres pour tout montrer. Certaines habitudes ne changeront jamais.

Je dois vous dire, cette liste marche encore mieux qu’attendu. Les vitesses et les durées ont toutes les deux haussé. Je dois sauter par dessus de l’introduction du concert pour Alice et June, parce que ça ne va pas du tout. Après, c’est parfait, surtout quand les autres dans la salle de sport m’entendent en criant « Lyon ! » avec Nico (5:52) :

Voilà, j’ai le même problème dans la salle de sport que partout ailleurs — la France me manque à chaque instant.

Le gâteau « monstre » de Zelda

Je vous ai promis une surprise. Pour fêter Tears of the Kingdom, voici le gâteau « monstre » (monster cake) de son prédécesseur, Breath of the Wild. C’était une demande de ma fille. Je n’ai pas du vrai extrait de monstre, mais n’étant pas à Hyrule, vous n’en avez pas non plus. (Hourra ! Pour une fois, on est dans la même situation quant aux ingrédients !)

Je vous dirai franchement que je l’ai fait selon la meilleure de mes compétences, mais je sais que je ne suis pas bon en décoration. Sinon, le choix de recettes est très bon, et la combinaison marche parfaitement. Si je l’ai fait en tant que gâteau ordinaire, sans essayer de copier le dessin d’un jeu vidéo, ce serait réussite totale. Je dis ça sincèrement.

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