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Je découvre l’Isère

On continue maintenant avec le 38, l’Isère. C’est le département le seizième plus peuplé, et les habitants se nomment isérois. C’est notre sixième séjour en Auvergne-Rhône-Alpes.

Pour vous livrer la meilleure expérience, j’ai dû acheter quelque chose. De rien.

L’Isère fait partie de l’ancienne région du Dauphiné, nommé pour les comtes d’Albon, appelés les dauphins d’après leurs armoiries héraldiques. Aujourd’hui, la préfecture de Grenoble est la siège d’un journal régional, Le Dauphiné libéré. Le reste du monde connaît le Dauphiné pour deux choses — Les Aventures de Huckleberry Finn, parce que même en anglais, on connaît les princes français sous le nom de dauphin, et le gratin dauphinois, un plat mondialement connu.

On commence à la ville de Vienne, à l’ouest du département. Souvenez-vous de notre dîner calvadosien, avec le gâteau Marjolaine ? On est chez Fernand Point ici, et son ancien restaurant, La Pyramide (2 étoiles Michelin) ! Pas de question où on va dîner ! Peut-être qu’on veut voir aussi la pyramide elle-même, un truc romain qui a duré jusqu’à nos jours. Mais avant, on visitera la Cathédrale Saint-Maurice (2 étoiles), construit du XIIe à XVIe siècle, où on trouve de nombreuses sculptures romanes et gothiques. Puis on visite le Temple d’Augustine et de Livie (2 étoiles), un temple romain érigé au propos que les hommes politiques sont en fait des dieux. Rien n’a changé en 2000 ans, même si ma petite chapelle Saint-Castex est décorée avec des fresques du Canard enchaîné. On finit avec le Jardin archéologique de Cybèle, les restes de l’ancienne ville gallo-romaine. Finalement, à table !

On passe maintenant dans les Alpes. Je trouve la géographie de cette région passionnante — tout ce que l’on va voir est dans une grande vallée qui relie la Métropole de Lyon à l’Isère, puis la Savoie. C’est facile à voir comme c’est difficile à envahir la France à travers des Alpes.

Capture d’écran de Google Maps, ©️Google

Mais avant d’entrer dans la vallée, on visitera le village de Pont-en-Royans et le Parc régional naturel du Vercors (3 étoiles). Les « maisons suspendues » doivent être vues pour y croire. (C’est difficile à écrire ça en sachant que je n’ai aucune idée si ça m’arrivera.) Peut-être que l’on peut faire une comparaison avec Positano en Italie. Au-dessus du village, il y a le Massif du Vercors (3 étoiles), un plateau plein de gorges, de forêts et de pâturages. Le Massif a aussi une histoire tragique — en juillet 1944, les Allemands (et leurs collabos honteux) y ont massacré 201 civils en se battant contre le Maquis.

Grenoble et ses alentours sont spectaculaires. On commence par prendre le téléphérique vers le Fort de la Bastille (3 étoiles) — rien à voir avec la Révolution, il date du XIXe siècle — où on trouve un musée militaire, un centre d’art, et LA meilleure vue de toute l’Isère. Puis on descend de la montagne pour visiter le Musée de Grenoble (3 étoiles), avec des collections d’art ancien, moderne, graphique, et de l’Antiquité. On est passés par Le Vercors sans visiter les villages détruits, parce qu’ils sont en Drôme, mais on ne ratera pas le Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère (1 étoile). Ne vous plaignez pas de moi — c’est gratuit et c’est important. Puis, on sort aux alentours de Grenoble pour visiter le Domaine de Vizille (pas mentionné dans le Guide Vert ?!?), un ancien château devenu un musée de la Révolution avec un parc de 100 hectares.

On est presque finis. Au nord de Grenoble, on trouve Saint-Pierre-de-Chartreuse et la Monastère de la Grande Chartreuse. On n’a pas le droit d’entrer dans la monastère, qui fonctionne toujours, mais on peut se balader au long des bâtiments et visiter leur musée. Le film « Les Justin font du ski » ne sera jamais tourné, mais pour ceux qui aiment skier, il faut absolument visiter l’Alpe d’Huez et sa station de ski. (Moi, j’y serai juste pour le chocolat chaud.) FINALEMENT (désolé), on visite un autre grand parc, le Parc national des Écrins. Ce dernier est ÉNORME et comprend une quarantaine de communes et plus de 740 km de sentiers — je vous conseille de rechercher des sites selon vos goûts.

Qui sont les isérois les plus connus ? Il faut commencer avec l’écrivain Stendhal (j’ai lu Le Rouge et le Noir à l’université, en traduction, bien sûr). Il y a aussi Michel Fugain, la star de mon premier cours de musique avec l’Alliance Française, l’égyptologue Jean-François Champollion, mon cauchemar à l’université le mathématicien Joseph Fourier, le pire père de l’histoire française Jean-Jacques Rousseau, le grand chef Fernand Point, la star dans un second rôle du Canard enchaîné Olivier Véran, et le compositeur Olivier Messaien y grandi.

Quoi manger en Isère ? On a déjà mentionné le gratin dauphinois. Il y a d’autres plats traditionnels, comme les ravioles du Dauphin (surnommés le plat national dauphinois) et la tourte de la Matheysine, une tourte à la viande. L’un des livres les plus importants dans l’histoire de la cuisine française, Ma gastronomie, est l’œuvre de Fernand Point. La liqueur Chartreuse vient de la monastère, parmi d’autres produits locaux comme les noix de Grenoble AOC et le fromage Saint-Marcellin. En dessert, on y trouve le gâteau aux noix, la bugne, et la pogne de Saint-Genix, fait avec les pralines roses de leurs voisins lyonnais. Je note que leur site de tourisme a une collection impressionnante de recettes modernes — c’est en dehors de notre mission, mais c’est intéressant quand même. Tout ça, c’est-à-dire que l’on mangera bien en Isère !

Mon dîner tourangeau

Souvenez-vous du temps où je voulais faire une recette secrète, les chichis frégis ? Bienvenue à la suite, les macarons de Cormery. Mais en premier, il faut manger quelque chose de sain ; j’ai donc choisi la fouace. Parce que ce repas est plein de glucides, j’ai ajouté une petite salade. Je remercie encore une fois France with Véro, qui m’a donné cet article, d’où viennent ces idées.

Faut faire une pause — le propriétaire a quelque chose à dire. On m’a volé les carottes ! — M. Descarottes

Comme je vous ai dit, la fouace est un plat connu depuis le temps de Rabelais. D’habitude, c’est rempli avec des rillettes ou un fromage local, comme le Sainte-Maure (une sorte de fromage de chèvre). J’ai suivi la recette d’une pâtissière locale mais le Sainte-Maure n’est pas disponible chez moi. J’ai donc choisi un autre fromage de chèvre français — affiné, pas frais, mais on fait ce que l’on peut.

Au fait, ce fromage n’apparaît pas au site de la fromagerie en français, juste en anglais. Je suppose que c’est seulement pour l’export. Vous ne manquez pas de bons choix.

J’ai trouvé un vin du bon département — il n’y avait que deux choix chez mon fournisseur. Voilà le site du producteur en France (tous leurs vins sont 5-8 € la bouteille). Hélas, je ne peux pas le recommander — c’était tannique.

De toute façon, on commence avec la fouace. J’ADORE cette recette bien que la mienne soit un peu tombée. Avec de la cannelle et des noix dans la pâte, c’est une bonne recette. Je dois cette version à Quand Julie Pâtisse. Je l’ai coupé par deux — peut-être que ce n’est pas la meilleure idée. Voilà sa vidéo (les instructions écrites sont aussi à elle) :

Les ingrédients de la fouace :

  • 250-300 grammes de farine T45
  • 1/2 sachet de levure de boulanger
  • 1/4 cuillère à café de sel
  • 1/2 cuillère à café de sucre
  • 1/2 cuillère à café de cannelle en poudre
  • 50 grammes de lait
  • 75 grammes de miel
  • 50 grammes de noix concassées
  • 35 grammes de beurre demi sel mou
  • 3 œufs
  • 1 Saint Maure de Touraine ou autre fromage de chèvre
  • 1 œuf battu pour la dorure

Les instructions pour la fouace :

  1. Avant de commencer la pâte, on va concasser les noix avec une astuce de Cook&Record. Mettre les noix dans un sac plastique, et le fermer. Rouler un rouleau sur le sac. Voilà — des noix concassées !
  1. Dans le bol de votre robot, déposer la farine, le sel, le sucre, la levure, la cannelle, le lait, le miel et les oeufs. Mettre le tout à pétrir en petite vitesse pendant 5 minutes.
  1. Ajouter le beurre mou et les noix.
  1. Laissez pétrir 10 minutes à vitesse moyenne en remuant le fond avec une corne au bout de 5 minutes pour avoir une pâte bien homogène. — Après 5 minutes, j’ai trouvé que ma pâte était encore trop liquide, alors j’ai ajouté 50 grammes de plus de farine (300 total). Il me semble qu’à la fin, la pâte de Julie était toujours moins liquide. Puis j’ai tout mélangé avec une cuillère avant les dernières 5 minutes du robot.
  1. Recouvrez ensuite votre bol d’un torchon propre et laissez reposer 1 heure à température ambiante. Remuer la pâte puis laisser reposer 1 heure de plus au frigo. — Voici ma pâte après les 2 heures de repos.
  1. Fariner votre plan de travail et y déposer votre pâte. Découper la pâte en boules de 100g environ. — J’ai mesuré mes boules avec une balance. Toutes avaient environ 100 grammes sauf la dernière, à 60 grammes. Attention — la pâte sera collante.
  1. Découper votre fromage en rondelle (pour moi, des cales — le Sainte-Maure a plutôt la forme d’une bûche, mais pas le mien). Boule par boule, écraser la pâte, déposer une rondelle de fromage puis replier la pâte sur elle même. Rouler la pâte dans les mains pour faire une boule plus sphérique.
  1. Déposer vos boules sur une plaque recouverte de papier sulfurisé ou d’une feuille en silicone. A l’aide d’un pinceau et de l’œuf battu, faire dorer une première fois vos petits pains.
  1. Enfourner dans un four éteint avec un verre d’eau bien chaude. Laisser pousser 45 minutes et les sortir du four. — J’ai fait la même chose ici que pour les baguettes, avec un moule à gâteau plein d’eau bouillante. Peut-être que c’était trop de vapeur. Mes boules sont devenues très molles.
  1. Préchauffer votre four à 180°C. Quand il est à température, dorer une deuxième fois les pains et les enfourner pour 20 minutes. Laisser refroidir sur une grille mais les servir tièdes.

Je souhaite que les miennes auraient gonflé plus, mais je suis bien content du goût. Avec le fromage qui coule toujours, ce sont délicieux !

On passe maintenant à notre dessert, les macarons de Cormery. Peut-être que je devrais dire « façon Cormery », parce que la recette exacte n’est pas disponible. Mais je suis satisfait que l’histoire existe et n’est pas juste de la publicité. Encore une fois, j’ai regardé plusieurs vidéos où le pâtissier parle de sa recette. Je le trouve intéressant que M. Debaud donne des listes différentes de ses ingrédients à France 3 qu’à Terroir de Touraine — miel une fois, sucre inverti autre fois. Je vous dirai franchement que, contrairement à la dernière fois, je suis certain que je n’ai pas trouvé la recette exacte. Je sais ça car la pâte dans toutes les deux vidéos est un sacré monstre lourd ! Malgré plusieurs expériences, ma pâte n’est ni si dure ni si épaisse.

Mais — je crois quand même que ma recette n’est pas mal non plus. C’est croustillant à l’extérieur et moelleux à l’intérieur, comme tout le monde dit des originaux. Je crois que M. Debaud dit la vérité quand il mentionne le miel, parce que c’est logique que ça aurait été un gâteau de voyage avant. La ressemblance est forte ; même si la recette n’est pas exacte, je fais confiance que je vous donne quelque chose de bon.

Je dois un peu à cette recette de La cuisine de Ponpon — je crois qu’elle se trompe des ingrédients et surtout de la température, mais j’ai commencé par là.

Les ingrédients des macarons de Cormery :

  • 200 grammes de poudre d’amande
  • 38 grammes de sucre poudre
  • 38 grammes de sucre glace
  • 25 grammes de miel
  • 60 grammes de blancs d’œuf (2 gros)

Les instructions des macarons de Cormery :

  1. Mettre tous les ingrédients dans le bol d’un robot pâtissier. Mélanger avec la feuille à petite vitesse — jusqu’à ce que la pâte devienne homogène.
  1. Sortir la pâte à votre plan de travail. Découper en plusieurs boules, puis rouler les boules en longs boudins.
  1. Couper les boudins en morceaux de 10 cm (selon les vidéos) — vous pouvez voir que j’ai mesuré ! Former des anneaux et les déposer sur une plaque de cuisson avec un tapis en silicone.
  1. Enfourner à 160°C (selon la vidéo de France 3) pendant 20-25 minutes. Vérifier de temps en temps avec la lumière dans votre four.

Je découvre l’Indre-et-Loire

On continue maintenant avec le 37, l’Indre-et-Loir. C’est le département le quarante-et-unième plus peuplé et les habitants se nomment Tourangeau, Indroligérien ou Indréloirien. Les frontières sont plus ou moins celles de l’ancienne province de Touraine. Souvenez-vous que l’on a parlé de France with Véro ? On est chez elle cette semaine, et je vais vous recommander plusieurs de ses vidéos. (Quelle drôle de machine de Rube Goldberg — un américain qui dit en français que des français devraient regarder des vidéos en anglais par une française sur leur propre pays.)

Pour planifier l’itinéraire le plus efficace, on va commencer à Chinon, au sud-ouest de la préfecture, Tours. Parce que l’on ne s’ennuie jamais des maisons à pans de bois, on commence dans la rue du Grand Carroi (2 étoiles Michelin), où on trouve des maisons des XIVe et XVe siècles. Ça fait partie de Chinon médiéval (2 étoiles), alors explorez le quartier avant de partir. Notre prochain arrêt est la Forteresse royale (2 étoiles), devenue royale sous Henri II Plantagenet au XIIe siècle, plus tard la propriété du cardinal Richelieu, et sauvée de la destruction par Prosper Mérimée en 1854. Aux alentours, on visite d’abord l’Abbaye royale de Fontevraud (3 étoiles), pour sa église du XIIe siècle, la nécropole de la famille Plantagenet, des salles pleines de trésors historiques, et bien sûr, les cuisines romanes. À l’autre côté de Chinon, on trouve le Château d’Ussé (1 étoile). Connaissez-vous J’en ai rêvé, de La Belle au bois dormant ? Voilà, c’est le château qui a inspiré la conte de Charles Perrault.

Avant de partir de Chinon, prenez un tour de l’Abbaye de Fontevraud avec Véro :

On continue maintenant à Langeais, à quelques kilomètres au nord-est d’Ussé. Êtes-vous prêtes pour 3 des plus beaux châteaux de France en 3 phrases ? Dommage, ça vous arrive quand même ! Le Château de Langeais (2 étoiles), de la Renaissance, a une collection incroyable de meubles et de tapisseries (laissez Véro vous y amener). Après, on arrive au joyau de la Touraine, le Château d’Azay-le-Rideau (3 étoiles), sur une île au milieu de l’Indre — ne ratez pas les sculptures de la façade nord ! Mais n’arrêtez pas encore — au Château de Villandry (2 étoiles), on ne trouve pas seulement le dernier château construit pendant la Renaissance, mais aussi l’un des jardins le plus spectaculaires de France (3 étoiles).

Encore une fois, c’est Véro qui vous donne un tour, d’Azay-le-Rideau :

On arrive enfin à Tours, la préfecture. On y commence à la Cathédrale Saint-Gatien (2 étoiles) et son quartier (aussi 2 étoiles). En parlant de la cathédrale, qui fait partie de la voie Turonensis des chemins de Compostelle, ne ratez pas ce post du Chat Voyageur sur cette voie-là. À côté, il y a le Musée des Beaux-Arts (2 étoiles) avec des collections diverses de sculptures, de peintures et même d’estampes. Mais l’histoire n’est pas toute belle — « Le fonds le plus ancien du musée est constitué d’œuvres saisies en 1794 dans les maisons d’émigrés, les églises et les couvents. » Plus proche de la Grande Roue, il y a le très intéressant Musée du Compagnonnage (2 étoiles), consacré aux métiers manuels. Je n’aime pas le slogan des ouvriers — « Gloire au Travail, Mépris à la Paresse » — qui contredit les valeurs de ce blog. Carrément aucun informaticien d’entre eux. On finit (à Tours, pas tout !) par visiter l’ancien prieuré du grand poète Pierre de Ronsard (2 étoiles), plein d’objets de son époque.

Il y a plein de vidéos de Véro sur Tours, mais j’aimerais avoir plus de contenus à nuit sur le blog, alors voici Tours à nuit :

À l’est de Tours, il y a plusieurs trésors à Amboise — le château royal (2 étoiles) où on trouve la sépulture de Léonard de Vinci, et le Château du Clos Lucé (2 étoiles), où de Vinci habitait et travaillait. Peut-être que vous vous intéresserez à la Pagode de Chanteloup (1 étoile) — si on doit se rendre à Las Vegas pour la Tour Eiffel, pourquoi pas la France pour une pagode chinoise ? Puis on va au Château de Chenonceau (3 étoiles), le « Château des Dames », dont Diane de Poitiers et Catherine de Médicis. Ne ratez pas son jardin (2 étoiles). Moi, j’ai le Zoo de San Diego, l’un des meilleurs au monde, mais peut-être que vous aimeriez visiter le ZooParc de Beauval (3 étoiles), dont les uniques pandas géants de France. Nous finissons — enfin — à Loches, pour visiter la Cité Royale (2 étoiles) où Jeanne d’Arc a rencontré le dauphin Charles VII.

Peut-être qu’une vidéo de plus de Véro ? Cette fois à Loches :

Si vous avez aimé les vidéos de Véro, considérez à vous abonner sur son Patreon. (Elle ne savait pas que je dirais ça ; je vous rappelle que j’accepte rien pour garder mes droits éditoriaux.)

Qui sont les personnages le plus connus de l’Indre-et-Loire ? Il faut commencer avec l’écrivain Honoré de Balzac, né à Tours. Il y a l’écrivain Anatole France, auteur de ma citation préférée de tous les temps : « La loi, dans un grand souci d’égalité, interdit aux riches comme aux pauvres de coucher sous les ponts, de mendier dans les rues et de voler du pain. » On trouve aussi près de Chinon le lieu de naissance de François Rabelais (0 étoiles). René Descartes, qui n’a pas besoin d’introduction, est né près de Loches, et on a déjà mentionné Ronsard. Jean Carmet, la légende du cinéma, et Jean Chalopin, légende des dessins animés, viennent également du département. La Denrée Jacques Villeret aussi. Il faut inclure Léonard de Vinci même s’il n’est pas français. Le marquis de La Fayette, duquel on a parlé avant, avait 5 châteaux dans la région. Je dois Wikipédia pour une liste de lumières comme rien que l’on a jamais trouvé jusqu’ici.

Quoi manger en Indre-et-Loire ? Il y a du nougat ? J’arrive ! Mais en fait, leur nougat célèbre n’a rien à voir avec celui de Montélimar — c’est plutôt un gâteau de voyage, similaire au fénétra toulousain. En plats principaux, on y trouve la quiche tourangelle, pleine de deux autres spécialités locales, les rillettes de Tours et les rillons de Touraine. Rabelais lui-même a écrit d’un pain local, la fouace. Les aimants du fromage chèvre devraient goûter le sainte-maure (pas disponible chez moi, hélas). En dessert, en plus du « nougat », il y a les macarons de Cormery — pas trop à voir avec les macarons parisiens — et le sucre d’orge de Tours, une sorte de bonbon. Il y a plein de vins locaux. On va bien manger cette fois-ci ! (Je dois aussi à Véro quelques astuces ici.)

Mon dîner indrien, façon A. Carême

Je vous ai dit que je ferais peut-être un menu à l’honneur d’Antonin Carême, le grand chef de Valençay, et c’est exactement ce qui s’est passé. Nos deux recettes ont été inventées par lui, mais c’est le cas que j’utilise d’autres versions (parce que ses instructions sont difficiles à suivre). Pour notre plat principal, on a un vol-au-vent de poulet aux champignons. En dessert, une charlotte à la russe. Ce dîner ne doit pas être trop difficile — on pourrait acheter de la pâte feuilletée et des biscuits à la cuillère. Mais la tradition ne mentionne pas de supermarchés, c’est donc tout fait maison.

L’histoire du vol-au-vent est un peu compliquée. Wikipédia dit :

Le vol-au-vent est attribué à Marie-Antoine Carême (1784-1833), pâtissier et cuisinier français, auteur d’ouvrages sur la cuisine, bien qu’on relève l’expression de « gâteau vole-au-vent » en 1750, soit avant sa naissance.

Vol-au-vent

Mais il y a aussi un autre plat, la bouchée à la reine, qui est vraiment similaire, et qui est sorti avant Carême. En fait, l’idée de Carême était vraiment de perfectionner la technique de la pâte feuilletée. Plus tard, Le Guide culinaire d’Escoffier a proposé des dizaines de garnitures (commencez par la page 190). J’ai donc choisi une recette de Meilleur du Chef pour la croûte, et quelque chose du site 750g pour la garniture de poulet aux champignons. Je l’ai servie avec du riz de Camargue, que j’adore.

Les ingrédients du vol-au-vent, 2 personnes :

  • 1 pâte feuilletée
  • 1 jaune d’œuf (pour dorer)
  • 2 blancs de poulet
  • 20 cl de crème liquide
  • 5 cl de vin blanc
  • 10 champignons de Paris
  • 1/2 oignon
  • Du sel et du poivre

Les instructions du vol-au-vent :

  1. Étaler votre pâte feuilletée sur une épaisseur de 4-5 mm.
  1. Couper des disques de pâte avec un emporte-pièce de 10-12 cm.
  1. Ranger la moitié des disques sur un tapis en silicone avec une plaque perforée.
  1. Dorer les disques sur le tapis avec un peu de jaune d’œuf et un pinceau.
  1. Avec un plus petite emporte-pièce, couper des cercles à l’intérieur des autres disques.
  1. Placer ces derniers disques au-dessus du premier groupe de disques. Faire dorer encore une fois.
  1. Laisser reposer au frigo pendant au moins 2 heures. À 1h50, préchauffer votre four à 170°C.
  2. Sortez la plaque du four et faire dorer une fois de plus.
  1. Mettre des moules à dariole, un cercle de pâtisserie, ou quelque chose d’autre à 5-6 cm de hauteur sur la plaque. Mettre une deuxième plaque au-dessus. C’est pour garder les vol-au-vents réguliers
  1. Après 20 minutes, retirer la deuxième plaque, et faire cuire pendant 5 minutes de plus à la même température.
  1. Retirer du four, éteindre le four, et laisser refroidir.

On passe maintenant à la garniture :

  1. Laver les champignons et les couper en dès. Faites la même chose avec les blancs de poulet et l’oignon.
  1. Faire revenir dans une poêle avec un peu d’huile d’olive, jusqu’à ce que tout soit doré.
  1. Versez dans une casserole, puis ajouter la crème et le vin. (J’ai mélangé les deux liquides avant de les ajouter.) Saler et poivrer.
  1. Retirer du feu quand la crème bout.

Montage :

  1. Couper les opercules des vol-au-vents.
  1. Mettre du riz autour des assiettes.
  2. Mettre les vol-au-vents au milieu du riz.
  3. Remplir les vol-au-vents avec le mélange de poulet.
  1. Couvrir les vol-au-vents avec leurs opercules et servir.

On continue avec la charlotte aux fraises, appelée aussi la charlotte à la russe. Il y a de nombreuses versions, mais il me semble que ce qui compte est le suivant : des biscuits à cuillère, des fraises, et de la crème bavaroise. On peut lire un peu de l’histoire de Carême et ce dessert ici, mais la recette n’est pas exactement la sienne. J’ai donc choisi de suivre celle de Gaston Lenôtre (dans mon nouveau livre), mais après plusieurs échecs, j’ai changé la recette des biscuits pour celle de Cook&Record. La crème reste celle de Lenôtre. Je ne comprends pas pourquoi je n’arrivais pas avec celle de Lenôtre — la seule vraie différence est que la sienne ajoute un peu de maïzena. Ça devrait produire une pâte plus épaisse, pas moins ! De toute façon…

Les ingrédients pour la charlotte à la russe :

Biscuits à cuillère :

  • 4 œufs
  • 100 grammes de sucre en poudre
  • 100 grammes de farine
  • Du sucre glace et du sucre en poudre

Crème bavaroise :

  • 25 cl de lait emtier
  • 1/2 gousse de vanille ou 1 cuillère à café de vanille liquide
  • 3 jaunes d’œuf
  • 50 grammes de sucre en poudre
  • 2 feuilles de gélatine
  • 20 cl de crème liquide entière

Pour finir :

  • 200 grammes de fraises, et plus pour décorer

Les instructions pour la charlotte à la russe :

Les biscuits à cuillère :

On va préparer des biscuits pour les bords et un escargot pour la base. La recette de Cook&Record produit assez pour une charlotte de 20 cm ; la mienne est 15. Je vous ai donné ses mesures au-dessus. Mieux d’avoir un peu trop que pas assez.

  1. Séparer les 4 œufs — mettre les blancs dans le bol d’un robot, et réserver les jaunes.
  1. Monter les blancs en neige à grande vitesse. Ajouter les 100 grammes de sucre en poudre en deux fois, comme pour des coques de macarons. Battre pour au moins 5 minutes –vous serez fini quand il y aura un « bec d’oiseau » comme dans la photo ici.
  1. Ajouter les 4 jaunes et plier le mélange avec une maryse. Tamiser les 100 grammes de farine au-dessus des œufs et mélanger jusqu’à ce que tout soit homogène.
  1. Mettre la pâte dans une poche à douille avec une douille ronde de 20 mm. N’essayez pas de remplir la poche avec toute la pâte en même temps — vous allez faire un escargot, puis des biscuits.
  2. Mettre un tapis en silicone sur une plaque perforée. Avec un cercle de pâtisserie comme guide (enlevez-le avant de commencer), dessiner un escargot de la bonne taille sur le tapis.
  1. Avec un tamis, saupoudrer l’escargot avec un mélange de sucre en poudre et sucre glace.
  1. Enfourner à 200°C pendant 11 minutes.
  1. Faire des biscuits en forme de cartouchière avec la même douille. Faire deux cartouchières si c’est nécessaire. Saupoudrer et enfourner de même façon comme l’escargot.

Maintenant, la crème bavaroise.

  1. Mettre le bol d’un robot pâtissier dans le congélateur.
  2. Mettre le lait et la vanille dans une casserole et faire bouillir. Retirer du feu, couvrir et laisser infuser pendant 15 minutes.
  1. Dans un très grand bol, mettre de l’eau froide et des glaçons.
  2. Dans un autre bol, mélanger le sucre et les jaunes d’œufs. Fouetter et faire blanchir.
  1. Mettre deux feuilles de gélatine dans de l’eau froide.
  1. Verser la moitié du lait dans les œufs et le sucre et mélanger. Puis verser ce bol dans la casserole avec le reste du lait et continuer de remuer jusqu’à ce que la température atteigne 83°C.
  1. Égoutter la gélatine, et la mettre dans le lait.
  2. Mettre la casserole dans le bol rempli d’eau froide. Laisser refroidir à 20°C.
  1. Pendant que la casserole refroidit, sortir le bol du robot du congélateur. Fouetter la crème liquide entier jusqu’à ce qu’elle devienne solide et garde ses pics.
  1. Mettre le lait refroidi dans le bol avec la crème fouettée. Mélanger, puis couvrir avec du film à contact et mettre dans le congélateur pendant que vous prépariez le biscuit et les fraises.

Montage :

  1. Couper 200 grammes de fraises en dès.
  1. Mettre du papier sulfurisé sur une plaque. Poser le cercle de pâtisserie au-dessus.
  1. Faire un cercle de Rhodoïd au-dedans d’une cercle de pâtisserie. Couper les bords (à un côté seulement) des cartouchières. Les mettre à l’intérieur du Rhodoïd.
  1. Couper l’escargot de biscuit à cuillère afin qu’il s’adapte au milieu des cartouchières.
  1. Mettre 2/3 de la crème bavaroise dans la charlotte.
  1. Couvrir avec les fraises en dès.
  1. Mettre le reste de la crème au-dessus des fraises, puis mettre la charlotte au frigo et laisser reposer pendant 2 heures.
  1. Sortir la charlotte du frigo, démouler, retirer le Rhodoïd, et couvrir avec plus de fraises, découpées en tranches. Enfin, on est fini !

Je découvre l’Indre

On continue le tour avec le 36, l’Indre. C’est le département le quinzième moins peuplé, et les habitants se nomment indriens. C’est notre troisième séjour dans la région du Centre-Val de Loire (si on ne compte pas que j’ai passé une belle journée dans le Loiret). En plus, c’est notre deuxième séjour dans l’ancienne province du Berry, et je dois vous dire — ils ont le meilleur site web touristique que j’ai vu. (Contrairement à tous les autres, on peut emprunter leurs photos !)

Encore une fois, on commence donc en dehors de la préfecture, cette fois au Château de Valençay (3 étoiles Michelin), l’ancienne maison du plus grand homme politique de tous les temps, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, dit simplement Talleyrand chez les anglophones. Si vous n’êtes pas d’accord sur sa grandeur, considérez qu’il n’a perdu la tête ni sous l’ancien régime, ni sous Robespierre, ni sous Napoléon. C’est comme M. Machiavel — même si on n’est pas d’accord avec ses choix, impossible de nier son talent. Dans le château, on trouve les salons où M. Talleyrand accueillait des diplomates, des souvenirs du Congrès de Vienne, un parc et des jardins exceptionnels, et les cuisines où travaillait le chef légendaire Antonin Carême. (Un nom plutôt malheureux pour un chef, non ?)

Château de Valençay, Photo par Krzysztof Golik, CC BY-SA 4.0

Très peu au sud de Valençay, on trouve le Château de Bouges (2 étoiles), à Bouges-le-Château. J’ai failli le visiter juillet dernier. Comment ? Eh bien, c’est une réplique du Petit Trianon à Versailles ! Bien sûr, c’est pas une copie exacte — il y a leurs propres collections de meubles et d’art, mais à l’extérieur, c’est en fait Versailles ici ! Puis on conduit environ 60 km vers l’ouest pour visiter le Château d’Azay-le-Ferron (1 étoile), un château qui a eu de nombreux propriétaires entre le XVe et XXe siècles et a donc de nombreux styles architecturaux aussi.

Très proche à Azay-le-Ferron, on trouve le Parc naturel régional de La Brenne (2 étoiles), où on trouve plus de 3 000 étangs et 100 000 de tortues ! Après avoir passé un jour au parc, on conduit un peu vers l’est, pour visiter l’Abbaye de Fontgombault (1 étoile), du XIe siècle, avec une église du style roman. Leur communauté religieuse a même fondé un nouveau monastère aux États-Unis, Notre-Dame de Clear Creek dans l’Oklahoma. Notre plus long trajet — 90 km à l’est — nous amène à Nohant-Vic pour visiter la Maison de George Sand (1 étoile), consacré comme musée de l’écrivaine célèbre (de son vrai nom Aurore Dupin) et ses connaissances, comme Balzac, Delacroix, Liszt, et Chopin — à l’honneur de ce dernier, on y trouve le Festival Chopin tous les juins. Pendant que vous êtes là, ne ratez pas non plus les Fresques de Vic (2 étoiles), du XIIe siècle, dans l’Église Saint-Martin. On finit à Issoudun, pour visiter le Musée de l’Hospice Saint-Roch (2 étoiles), avec une collection très inhabituelle, dont deux sculptures de l’Arbre de Jessé, de l’art océanienne, et du patrimoine, dès l’époque gallo-romaine.

On a fait un tour autour de la préfecture, Châteauroux, sans la visiter. Ça n’arrive jamais ici, je veux donc vous dire que j’aime bien ce que j’ai trouvé de cette ville-là. Il me semble que je pourrais être très heureux d’y vivre. Mais en tant que destination touristique, je trouve que les bonnes addresses de l’Indre sont en dehors.

Qui sont les personnages les plus connus de l’Indre ? Il faut qu’on commence avec le prince Talleyrand et l’écrivaine George Sand. Le réalisateur Jacques Tati a tourné le film Jour de Fête à Saint-Sévère. L’acteur Gérard Dépardieu est né à Châteauroux, Le prince infâme italien César Borgia était seigneur d’Issoudun,

Quoi manger dans l’Indre ? Ils partagent leur cuisine avec leurs voisins berrichons du Cher, alors on y trouve le truffiat, une galette pleine de pommes de terre que nous avons déjà goutée — également pour le gâteau moelleux aux noix du Berry. La lentille verte est un produit local Label Rouge, et ça fait partie de nombreux plats, dont la crème de lentilles vertes et la velouté de lentilles vertes. Il y a deux fromages AOP de l’Indre, le fromage chèvre de Valençay, et le Pouligny-Saint-Pierre. Les vins de Châteaumeillant viennent également de l’Indre que du Cher, mais je ne peux pas les acheter ici. Parce que j’ai déjà fait un dîner très typique du Berry, peut-être qu’on fera des recettes du chef Carême. On verra.

Mon dîner bretillien

On finit — très en retard — notre séjour dans l’Ille-et-Vilaine avec LE plat bretillien, et un dessert typiquement breton. Voilà la galette saucisse et le kouign-amann, façon « S ».

C’est quoi, la façon « S » ? Eh bien, j’ai une amie qui me dit souvent après avoir lu mes posts qu’elle ne peut pas goûter mes desserts parce qu’elle a besoin d’aliments sans gluten. Vous savez qu’ici, on respecte toujours la tradition et les produits traditionnels, mais c’est une question de la santé, pas d’être difficile. En plus, elle m’a dit il y a des mois qu’elle aimerait voir ce que je pourrait faire avec les kouign-amanns. En son honneur, j’ai décidé que je ferais de petits kouign-amanns selon ses besoins — mais aussi avec une garniture de son enfance. Voilà la confiture aux salmonberries (ronces remarquables), qui viennent de notre état d’Alaska :

En 2002, j’étais en Alaska pour ma lune d’enfer (c’est comme une lune de miel, mais avec votre ex futur) et j’ai goûté ce genre de confiture pour la première fois. Je regretterai pour toujours l’une de ces choses. Peut-être que Dieu me punit pour ne pas avoir suffisamment apprécié cette confiture-là. Et maintenant, vous savez pourquoi ça fait plus d’un mois pour ce dîner — j’ai fait de nombreuses expériences, mais je n’ai jamais arrivé à faire une pâte sans gluten avec assez de structure. Je continuerai d’essayer, mais je ne le permettrai plus d’empêcher notre Tour des Départements.

Je dois la recette de la galette bretonne au Journal des Femmes. On peut lire comment faire une galette saucisse à Recettes Bretonnes, mais tout ce qui est important, c’est qu’il faut griller la saucisse, pas la faire cuire dans une poêle. Ne mettez pas d’autres assaisonnements. Les bretilliens se moqueront de vous ! (Ne prenez pas ma parole mais plutôt celle de l’Association de la Sauvegarde de la Galette Saucisse Bretonne.)

Les ingrédients pour la galette bretonne (pour 4 personnes) :

  • 264 grammes de farine de sarrasin
  • 8 grammes de gros sel
  • 60 cl d’eau froide
  • 1 œuf

Les instructions pour la galette bretonne :

  1. Dans un saladier, mélanger la farine et le gros sel.
  1. À l’aide d’un fouet, verser l’eau en deux ou trois fois, tout en mélangeant la préparation. On obtient une pâte lisse et épaisse à laquelle on ajoute un oeuf pour donner une belle coloration à la cuisson.
  1. Filmer et laisser reposer 1 à 2 heures au réfrigérateur.
  2. Graisser la crêpière avec une coton imbibé d’huile. Verser une louche de pâte, attendre que la galette colore pour la décoller à l’aide d’une spatule et la retourner. La laisser cuire encore 1 minute environ.
  1. Faire griller des saucisses. Les envelopper dans des galettes. Répéter. C’est tout.

Je dois la recette des kouign-amanns au site Food Wishes. J’ai recherché de nombreuses recettes, mais j’ai choisi celle-ci car j’ai trouvé sa technique avec le beurre intéressante. Puisque ce dessert est une réussite, je trouve qu’il a raison, même s’il parle anglais dans sa vidéo au lien. Je recommande fortement que vous regardez cette vidéo-là avant de faire cette recette.

Les ingrédients pour les kouign-amann :

  • 230 ml d’eau tiède
  • 1 cuillère à café de levure boulangère
  • 1 cuillère à soupe de sucre
  • 15 grammes de beurre doux, fondu
  • 325 grammes de farine T65
  • 1 cuillère à café de gros sel
  • 130 grammes de sucre
  • 10 grammes de gros sel
  • 250 grammes de beurre demi-salé, froid
  • De la confiture (facultatif)

Les instructions pour les kouign-amann :

  1. Dans un gros saladier, mélanger l’eau tiède, la levure boulangère, et 1 cuillère à soupe de sucre. Laisser reposer pendant 10 minutes.
  1. Ajouter le beurre fondu, puis environ 275 grammes de farine, puis 1 cuillère à café de gros sel. Mélanger avec une cuillère en bois jusqu’à ce que le mélange devienne une boule pâte assez collante.
  1. Mettre le reste de la farine sur votre plan de travail. Rouler la pâte dans la farine en la pétrissant. Quand la boule a un extérieur sec et est devenue homogène, vous êtes fini, même si vous n’avez pas utilisé toute la farine.
  1. Mettre la boule de pâte dans un bol beurré et couvrir avec un torchon. Laisser reposer pendant 90 minutes à température ambiante.
  1. Sortir la pâte du bol, sur un plan de travail fariné. Étaler en forme de rectangle, 3-5 mm d’épaisseur.
  1. Avec une râpe à fromage ou un Microplane, râper la moitié du beurre partout, sauf près des bords. Fariner les mains puis presser le beurre dans la pâte. Plier par tiers, couvrir avec du film à contact et laisser reposer au frigo pendant 30 minutes.
  1. Sortir la pâte du frigo et répéter avec l’autre moitié du beurre. Cette fois, ne remettez pas la pâte dans le frigo après l’avoir étalée. Étaler et plier par tiers encore deux fois. ENSUITE, couvrir la pâte encore une fois avec du film à contact, et laisser reposer au frigo pendant au moins 1 heure.
  1. Pendant ce temps, préparer le sucre salé et le moule. Pour le sucre, mélanger 130 grammes de sucre avec 10 grammes de gros sel dans un bol. Puis beurrer le moule, mettre du sucre salé dans chaque créneau, et secouer pour faire couvert les bords des puits.
  1. Sortir enfin la pâte. Ne farinez pas le plan de travail, mais plutôt saupoudrer avec du sucre salé. Mettre la pâte sur le sucre salé et saupoudrer avec plus de sucre salé. Étaler un gros rectangle de même taille comme avant, et saupoudrer à chaque fois où le sucre salé est incorporé.
  1. Couper les bords, puis couper un nombre de bouts de pâte égale au nombre de puits dans votre moule. Remplir avec de la confiture si vous avez envie, puis plier afin que le 4 coins se touchent.
  1. Mettre les kouign-amanns dans le moule et saupoudrer encore une fois avec du sucre salé. Laisser reposer à température ambiante pendant 10 minutes et préchauffer votre four à 190°C. Faire cuire pendant 25-30 minutes.
  1. Il faut démouler tout de suite les kouign-amanns pour qu’ils ne collent pas au moule. Je l’ai fait avec une pince. Laisser refroidir sur une grille. Dois-je vous dire que les miennes sont fabriquées en France ?
  1. Montrer les kouign-amanns à votre famille et/ou à des invités. Ils n’ont pas vous aidé ? Ne partagez rien !

Galette saucisse, je t’aime

On continue notre séjour dans l’Ille-et-Vilaine avec une chanson que j’ai découverte avant de commencer ce blog. C’est « Galette saucisse, je t’aime », la chanson des supporters du club de foot Stade Rennais En fait, mon idée originale pour une chaîne YouTube était de chanter des chansons des clubs partout en France. Après quelques recherches, j’ai décidé que c’était une mauvaise idée. (J’ai hâte d’ajouter que je n’ai trouvé aucune chanson française aussi haineuse que « The Billy Boys » de Rangers FC — voici une explication détaillée en français.) Mais celle-ci, elle est quelque chose de spécial. D’abord, ma version.

Et voilà, la version de laquelle je suis tombé amoureux. Le chanteur ici est Jacky Sourget, pendant 28 ans le speaker à Roazhon Park. Vous n’avez jamais vu une telle joie comme ce clip :

De quoi parle cette chanson ? Les tripes de Caen et les rillettes du Mans sont des plats locaux très connus. Mais la chanson parle aussi des « Lavallois, grillés au feu de bois » et des « Canaris ». Les rennais ont plusieurs rivaux régionaux, dont Stade Lavallois (une équipe qui n’est pas au même rang) et FC Nantes, surnommé « Les Canaris ». Et la posson, à laquelle les canaris sont « bien mieux » pour « nourrir les cochons » ? C’est un produit des moulins, l’aliment du bétail !

Je découvre l’Ille-et-Vilaine

On continue finalement avec le 35, l’Ille-et-Vilaine. Pourquoi finalement ? Peut-être que vous avez vous rendu compte que le rythme du Tour a augmenté pendant ces derniers deux mois (avant le dîner héraultais quand même). C’est pourquoi j’ai un cher ami qui gère un groupe de fans de l’Ille-et-Vilaine. À chaque fois où je publie un nouveau « Je découvre », il me rappelle que je ne suis pas encore là. Ah bon, nous sommes enfin . Alors, c’est le département le vingt-et-unième plus peuplé et les habitants se nomment bretilliens. C’est notre troisième séjour en Bretagne.

On ne commence pas avec la préfecture, Rennes, cette fois. Pourquoi ? Parce que je ne veux rien rater, alors on va traverser de la côte dans un cercle vers Rennes. On commencera, puis, aux communes de Dinard et Saint-Malo, liés par le barrage de la Rance.

À Dinard, on commence avec une promenade sur la Pointe du Moulinet (2 étoiles Michelin) avec ses belles eaux turquoises. Il y a plusieurs promenades à découvrir avec l’aide de cette carte utile, dont la Pointe de la Vicomté (2 étoiles) et la Promenade du Claire-de-Lune (1 étoile), toutes pleines de belles villas et vues panoramiques. On passe par le barrage, et on commence notre tour de Saint-Malo avec les Remparts (3 étoiles), 2 km de murs qui fortifient la baie. Derrière les remparts, on trouve la cité intra-muros (2 étoiles), la plupart de laquelle avait dû être restaurée après une bataille en 1944. La cité abrite deux des monuments les plus importants, le château (2 étoiles), du XIVe siècle, et la cathédrale Saint-Vincent, du XIIe siècle. Dans le château, il y a un musée consacré à l’histoire de Saint-Malo (1 étoile). À moins d’un kilomètre du château, on ne veut pas rater la Tour Solidor, un bâtiment vraiment impressionnant du XIVe siècle.

On rentre dans notre voiture, et on continue un peu à l’est, à Cancale. On est ici pour être émerveillés par la nature. Vous souvenez-vous de la Côte d’Emeraude (3 étoiles), de laquelle on a parlé aux Côtes-d’Armor ? Ça continue ici, avec le Sentier des Douaniers (1 étoile, à ne pas confondre avec celui de Ploumanac’h), d’où on peut voir la célèbre Baie du Mont-Saint-Michel (on y reviendra en Manche, mais l’île ne fait pas partie de l’Ille-et-Vilaine). Ce qu’on ne veut pas rater plus que tout, c’est la Pointe du Grouin (2 étoiles), avec une vue qui « s’étend du cap Fréhel à Granville » selon le Guide Michelin (c’est presque 100 km). Ceux qui aiment les huîtres voudront visiter La Ferme Marine. Un peu au sud de Cancale, on passe par Dol-de-Bretagne pour visiter la cathédrale Saint-Samson (2 étoiles), un cathédrale gothique construite du XIIe au XVIe siècles, et le Menhir du Champ Dolent (les menhirs étant des mégalithes préhistoriques). Finalement t dans cette région, on passe par le Château de Combourg (1 étoile), ancienne maison de l’écrivain Chateaubriand.

On continue maintenant à Fougères, à 50 km à l’est de Combourg. Ici, on commence avec le Château de Fougères (2 étoiles), avec 3 enceintes et 13 tours. On penserait qu’une forteresse comme ça serait presque impossible à capturer, mais deux fois pendant la Guerre de Cent Ans, ça s’est arrivé, en 1449 par les Anglais et en 1488 par les Français. Son voisin, l’Église Saint-Sulpice (1 étoile), a de nombreux trésors architecturaux, comme « [un] nef charpentée en carène de bateau renversée, boiseries Louis XV, retables médiévaux en granit, vitraux du XVIème siècle, oeuvre du maître verrier fougerais Pierre Symon ».

On conduit maintenant 30 km au sud pour visiter Vitré. La rue de la Baudrairie (2 étoiles) est pleine de maisons à pans de bois et autres ornements intéressants. Leur château (2 étoiles) vient du XIe siècle, et abrite un musée d’art et de l’histoire de la ville. La nuit, on peut regarder les Lumières, qui racontent de l’histoire — on peut en savoir plus ici.

Maintenant, on tourne vers l’ouest pour aller à Rennes. On y trouve le centre historique (2 étoiles), dont la Place de l’Hôtel de Ville (1 étoile) et la Place du Champ-Jacquet (1 étoile), plein de maisons des XVe et XVIe siècles. Le Palais du parlement de Bretagne (2 étoiles) date du XVIIe siècle, où on y trouve la cour d’appel de Justice depuis 1804. On n’a pas visité trop de musées dans ce séjour, alors allons au Musée des Beaux-Arts de Rennes (2 étoiles) pour leur collection « très éclectique » (selon Michelin). Finalement, on visite le Parc du Thabor (2 étoiles) pour se détendre parmi 2 000 espèces florales après le séjour le plus long de ce blog ! Ceux qui ne sont pas tout épuisés peuvent visiter la forêt de Brocéliande (1 étoile) en dehors de la ville, liée aux légendes du Roi Arthur, mais moi, je préfère encore Cornwall à Cornouaille pour ça, si vous me comprenez.

Qui sont les bretilliens les plus connus ? Nous avons déjà mentionné Chateaubriand. Il y a aussi l’écrivain Alfred Jarry (influenceur des Beatles), le milliardaire François Pinault (auquel appartient Stade rennais FC), Jacques Cartier l’explorateur du Canada, Pierre Louis de Maupertuis, physicien qui a établi le principle scientifique le plus important chez moi, celui du moindre action, Bertrand du Guesclin, héros de la Guerre de Cent Ans, et Denys de La Patellière, réalisateur du Tatoué avec de Funès et Gabin.

Quoi manger dans l’Ille-et-Vilaine ? On est en Bretagne, c’est donc pas un problème ! Comme leurs voisins des Côtes-d’Armor, ils mangent les galettes à la farine de sarrasin, les galettes bretonnes (un genre de biscuit), le far breton (dont le mien a été aimé par le California Prune Board !), le kouign-amann, le gâteau breton…oh, je suppose qu’ils mangent aussi des plats principaux. Pour ça, il y a la tourte bretonne, le poulet au cidre breton, le rôti de porc au cidre, les moules marinières, la galette saucisse, et plein d’autres. Franchement, j’ai déjà su il y a des mois ce que je ferai à l’honneur de l’Ille-et-Vilaine — on va bien manger !

Mon dîner héraultais

Je ne vais pas vous mentir — la recette de ce soir n’est pas trop compliquée, mais j’ai eu du mal en la choisissant. La cuisine héraultais est pleine de trucs que je ne peux pas trouver. Des poissons indisponibles, de la chair à saucisse, etc. J’ai fini par faire un remplacement — de la viande hachée au lieu de la chair à saucisse — et après des problèmes en trouvant des moules, voilà les moules farcies à la sétoise.

Je dois la recette à Hérault Tourisme. Il y a une version différente à Keldelice, où j’ai choisi la recette, mais je vous ai conseillé avant d’utiliser Keldelice pour des idées, pas des recettes particulières. Quelques astuces — j’ai acheté trop de viande, alors j’ai fait quelques petites boulettes avec le reste de la farce, j’ai ajouté de l’origan à la sauce, et je vous conseillerais d’utiliser encore moins d’oignon et plus d’ail. Je n’ai fait pas l’aïoli qui va avec cette recette — d’habitude, je n’aime ni l’aïoli ni la mayonnaise, et c’est moi qui dois tout manger !

Les ingrédients pour les moules (1 personne):

  • 6 moules
  • 100 grammes de chair à saucisse ou de viande hachée
  • 1 gousse d’ail
  • 1 oeuf
  • 1 tranche de pain dur
  • Persil, sel, poivre
  • 1 boite de tomates concassées
  • 1/2 oignon (ou moins)
  • 1 petit verre de vin blanc

Voilà, mon vin blanc et mes tomates :

Les instructions pour les moules :

  1. Hachez finement le persil et l’ail.
  1. Faites gonfler le pain dans l’eau, puis essorez-le à la main. Il y a 3 tranches de pain ici parce que j’étais pas sûr de la taille d’une tranche selon eux. 1 tranche d’une baguette typique suffit.
  1. Mélangez la chair à saucisse ou viande hachée, l’ail et le persil, puis l’oeuf et le pain. Salez et poivrez. Le mélange se doit d’être bien homogène.
  1. Enlever la « barbe » des moules (la tirer vers l’arrière de la moule). Mes moules n’avaient pas de barbes.
  2. Lavez et grattez les coquilles pour y enlever les impuretés.
    Bien sûr ne garder que les moules fermées et non-cassées.
  1. Ouvrez les moules à l’aide d’un couteau (décalez légèrement la coquille supérieure, insérez le couteau et suivez l’intérieur de la coquille pour couper le muscle sans abimer la possibilité de refermer la moule pour la cuisson. — BONNE CHANCE AVEC ÇA ! Je peux vous dire que mes moules ont fini par être assez cuites. Mais c’était impossible de les garnir et aussi les refermer complètement.
  2. Avec la farce, garnissez la moule, et refermez-la délicatement.
  1. Réservez le temps de préparer la sauce.
  2. Faites revenir dans une casserole l’oignon et l’ail haché.
  1. Si vous avez trop de viande, faire des petites boulettes. Faites-les revenir avec un peu d’huile d’olive.
  1. Ajoutez les tomates concassées, le verre de vin blanc et laissez mijoter quelques minutes en mélangeant. Moi, j’ai ajouté aussi de l’origan. Je vous conseille d’utiliser n’importe quelles épices que vous aimez, façon italiennes, mais ne faites pas une sauce complètement sans épices. Ce serait ennuyeuse.
  1. Répartissez les moules à plat dans un grand faitout. On peut créer 2 étages si vous avez plus que 6 moules. J’ai ajouté aussi les boulettes, pour les faire mijoter dans la sauce.
  1. Versez la sauce. Les moules doivent être immergées. Rajoutez de l’eau le cas échéant.
  1. Faites cuire 20 à 30 minutes à feu doux. La sauce doit devenir progressivement plus épaisse. Pendant ce temps, préparez du riz ou des pâtes pour accompagner les moules. Pour moi, c’est du riz de Camargue — J’ADORE !

Le frescati

Cette fois, je ferai quelque chose d’inhabituel. Je fais toujours mon dîner avant mon dessert, ou les deux en même temps, mais pour l’Hérault, je vous présenterai le dessert avant le dîner. C’est parce qu’il y a une pénurie de moules (le fruit de mer, pas l’autre chose) dans mes supermarchés, mais j’ai déjà fait mon dessert. Alors, voilà un dessert héraultais depuis 1890, fabriqué dans exactement une pâtisserie à Sète, et maintenant chez moi — le frescati :

Le frescati est composé de 4 choses : une base de pâte sucrée, une couche de génoise aux raisins engorgée de rhum, de la meringue italienne, et couvert avec un fondant au café. Il n’y a pas trop de recettes sur Internet pour ce dessert — juste cette vidéo et quelques descriptions sur les sites touristiques de la région, sauf celle-ci en néerlandais — mais c’est ma mission de vous présenter la France insolite, le quotidien de ceux qui habitent en dehors de Paris. Dès que j’ai trouvé des infos sur ce dessert, il n’y avait pas de choix. Vous comprenez maintenant pourquoi je ne voulais pas écrire toutes les recettes de ces trucs dans juste un article !

Avant de vous donner ma recette, quelques astuces : 1) C’est bien clair que je n’ai pas fait assez de fondant. Dans la vidéo, vous pouvez voir ce qu’ils utilisent — c’en est beaucoup. 2) C’est également clair que je devrais couper la génoise en deux. La vraie chose a des couches de génoise et de meringue de la même hauteur. 3) Je devrais faire encore plus de meringue italienne, pour la même raison.

Pour la base de pâte sucrée, on aura besoin de 1/4 de notre recette de pâte sucrée. Voilà le reste des instructions :

  1. Préchauffer votre four à 180°C.
  2. Fariner votre tapis de cuisson.
  1. Étaler votre pâte pour qu’il puisse faire couper par un cercle de pâtisserie. Le mien est de 15 cm.
  1. Piquer avec une fourchette, puis enfourner pendant 15-18 minutes. Vous pouvez voir que la galette est bien plate, sauf où je pouvais la piquer encore plus. (C’était pas un problème à la fin, mais attention quand même.)

Pour la génoise aux raisins, utilisez un cercle de pâtisserie de même taille que pour votre galette de pâte sucrée. Pour 15 cm, ma recette de génoise suffit. Pour 22 cm, doublez les ingrédients et hop ! Ça suffira. Encore une fois, le reste des instructions :

  1. Couper votre génoise en deux parts dans le sens de la largeur.
  2. Dans un plus grand moule à gâteau, mettre assez de rhum pour couvrir la moitié du gâteau.
  3. Mettre votre génoise dans le rhum et laisser macérer. Après une heure, faites la même chose à l’autre côté.

Je dois la recette de la meringue italienne au blog Il était une fois la pâtisserie. Elle a une bonne vidéo pour vous montrer comment suivre la recette. J’ai fait 1/3 plus de meringue que sa recette.

Les ingrédients pour la meringue :

  • 4 blancs d’œuf
  • 240 grammes de sucre en poudre
  • 40 grammes d’eau

Les instructions pour la meringue :

  1. Mettre le sucre et l’eau dans une casserole. Faire bouillir à 114°C — utilisez un thermomètre.
  1. Mettre les blancs d’œuf dans le bol d’un robot pâtissier. Dès que votre thermomètre dit 114, commencer à battre les blancs à grande vitesse.
  1. Dès que votre thermomètre dit 118°C, verser le sucre dans le bol du robot. Désolé pour la manque de photos, mais quand on verse du sirop bouillant dans un robot, on ne s’inquiète pas trop des photos. De toute façon, votre meringue est prêt après environ 5 minutes. Il devrait être un joli « bec de oiseau », comme ici, quand on retire le fouet.

Dernièrement, le fondant au café. Je dois ma recette de fondant à cette vidéo de Cook&Record. Pour une version au café, j’ai dû un peu deviner — une bonne cuillère à soupe de café a été suffisant pour un bon goût de café, pas trop fort.

Les ingrédients pour le fondant au café :

  • 225 grammes de sucre
  • 25 grammes de glucose en poudre OU 25 grammes de plus de sucre
  • 75 grammes d’eau
  • 1 cuillère à soupe de café à température ambiante

Je n’ai pas de machine à café parce que je ne le bois pas, alors j’ai utilisé du café instantané. Je vous demande pardon. Mais mon glucose est au moins un vrai produit belge !

Les instructions pour le fondant au café ;

  1. Mettre le sucre, le glucose, et l’eau dans une casserole. Porter à ébullition à 114°C.
  1. Retirer du feu, et mettre la casserole dans un bol d’eau froid. Laisser descendre jusqu’à 75°C.
  2. Verser le fondant dans le bol d’un robot pâtissier. Battre à moyenne-grande vitesse pendant environ 10 minutes. Le fondant devrait blanchir.
  1. Verser le café sur le fondant. Battre pendant quelques instants, juste assez pour devenir homogène.

Finalement, on passe au montage. Comprenez-vous pourquoi je suis É-PUI-SÉ ?

  1. Mettre la génoise au-dessus de la galette de pâte sucrée.
  1. Mettre de la meringue au-dessus de la génoise. Étaler avec une spatule à glaçage. Couvrir également le dessus et les côtés.
  1. Verser le fondant sur le gâteau.
  2. Décorer avec des cerises confits.