Mon dîner loirétain

Ce soir, c’était le temps pour mon dîner loirétain, et c’était un défi. Je savais dès que j’ai écrit le « Je découvre » quel dessert je ferais, mais j’avais du mal à choisir un plat principal avec des ingrédients accessibles. J’ai même écrit un courriel à La Dariole pour demander la recette de leur andouillette de poissons de mer, mais il s’est avéré qu’ils ont changé de propriétaire et le nouveau n’a pas eu la recette. J’ai enfin choisi un plat de la Sologne, de laquelle le Loiret fait partie, alors voici la velouté de cèpes de Sologne et le Pithiviers fondant.

Je dois la recette de la velouté au magazine Marie Claire. Les cèpes veut dire, scientifiquement, Boletus edulis, mais il y a de nombreuses variétés. J’ai utilisé ce qu’on appelle « porcini, » qui fait partie de Boletus edulis, mais c’est peut-être différent que ce que vous trouveriez chez Carrefour. Comme d’habitude, j’ai coupé la recette par deux.

Les jngrédients pour la velouté de cèpes de Sologne :

  • 375 grammes de cèpes frais
  • 500 ml de lait entier
  • 500 ml d’eau chaude
  • 13 cl de crème épaisse
  • 1 tablette de bouillon de volaille
  • le jus de 1/2 citron
  • 25 grammes de beurre
  • Du sel et du poivre

Les instructions pour la velouté de cèpes de Sologne :

  1. Nettoyez les cèpes en coupant les pieds terreux. Brossez-les délicatement sous un filet d’eau froide. Épongez-les dans du papier absorbant puis émincez-les. — J’ai utilisé des champignons déjà coupés, alors je les ai nettoyés, mais pas besoin de les couper encore une fois.
  1. Faites fondre le beurre dans une cocotte, ajoutez les cèpes émincés et laissez cuire à feu moyen en remuant jusqu’à ce que toute l’eau de végétation soit évaporée. Pendant ce temps-là, mettre 500 ml d’eau dans une casserole et chauffer pour la prochaine étape.
  1. Sortez à l’écumoire quelques lamelles de cèpes et réservez-les pour le décor.
  1. Ajoutez dans la cocotte les 500 ml d’eau chaude et la tablette de bouillon.
  1. Mélangez puis versez le lait et assaisonnez de sel et de poivre. Laissez cuire à frémissements 20 min. — J’aurais aimé une soupe un peu plus réduite, alors je vous conseille de ne pas trop baisser le feu.
  1. Mixez ensuite le velouté à l’aide d’un mixeur-plongeant ou d’un blender, ajoutez la crème épaisse et le jus de citron.
  1. Rectifiez l’assaisonnement et répartissez dans des bols ou des assiettes creuses. Décorez des lamelles de cèpes réservées et servez chaud.

Je dois la recette du Pithiviers fondant à la boulangerie À La Renommée, à Pithiviers bien sûr, grâce à un article sur le site de France 3. J’ai fait un changement et c’était peut-être la mauvaise idée. Leur recette demande un moule rond d’environ 20 cm. Mon moule mesure 22,9 cm de long, ou 9″. Parce que c’est le département de Poisson et de de Fermat, j’ai fait un peu de maths. Avec un moule d’environ 10 % plus long, la surface sera 1,2 fois supérieure à l’originale (car pi*r^2). J’ai donc utilisé 20 % plus d’ingrédients. Ce n’était pas nécessaire pour remplir le moule, et j’ai eu besoin de 10 minutes plus de cuisson pour réussir le test cure-dent. On penserait que ce test ne serait pas nécessaire sans farine, mais la pâte coulait toujours à 25 minutes, alors c’était pas prêt. Je vous donne donc les mesures originales.

Les ingrédients pour le Pithiviers fondant :

  • 350 grammes de poudre d amande
  • 350 grammes de sucre glace
  • 7 oeufs
  • 70 g de fécule de maïs ou farine
  • 200 gr de beurre

Pour le glaçage :

  • 170 grammes de sucre glace
  • 30 grammes de blancs d’oeufs (blanc d’un gros œuf)

Les instructions pour le Pithiviers fondant :

  1. Dans un récipient, versez les amandes, le sucre et la fécule.
  1. Ajoutez les oeufs et mélangez sans faire trop blanchir. — Je les ai ajoutés en deux tranches. Vous allez TRA. VAI. LLER.
  1. Faites fondre le beurre et incorporez-le au mélange. — Juste avant ça, j’ai ajouté un peu de cannelle et de piment de la Jamaïque rapé, car il me semblait que la pâte n’aurait pas trop de goût. À mon avis, ça n’a eu aucun effet au produit final. Heureusement, c’était pas un problème.
  1. Beurrez un moule à manquer rond d’environ 20 cm.
  1. Versez la préparation dans le moule préalablement beurré. L’épaisseur de la pâte doit être d’environ 1,5 cm à 2 cm max.
  1. Enfournez votre Pithiviers dans un four à 170°C pendant environ 25 à 30 min.
  2. Démoulez-le après la cuisson et laissez-le refroidir.
  1. Dans un récipient, mélangez le sucre glace et les blancs pendant 5 à 10 min jusqu’à ce que le mélange blanchisse bien.
  1. Ajoutez quelques gouttes de jus de citron ou vinaigre blanc.
  1. Une fois la glace terminée, nappez le pithiviers avec.
  1. Terminez en décorant avec des fruits confits. — Si vous consultez l’article original, le pâtissier conseille d’utiliser de l’angélique. Ce fruit est tout inconnu chez moi, alors j’ai utilisé mes fruits confits habituels.

L’épisode 13 chanceux

Dans la culture anglophone — on trouvera la même superstition partout dans l’ancien empire britannique — le numéro 13 est considéré très malchanceux. Je ne sais pas si c’est la même chose en France. De toute façon, pour notre 13e épisode, j’ai décidé de faire un changement — JUSTE pour cette semaine. J’ai deux blagues de la semaine — une blague belge sur les Français, puis une blague française sur les Belges. (Mais rien sur les américains ; quelle coïncidence.)

Nos articles sont :

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Les Souvenirs

Ce post est à propos d’un film comme arrive souvent les week-ends chez moi. Mais il n’y aura qu’une photo parce que c’est aussi à propos de quelque chose que j’ai fait pour la toute première fois. Ce soir, avec une vingtaine de membres de l’Orange County Accueil (dont quelques époux américains), j’ai regardé Les Souvenirs, un film de 2015 avec Michel Blanc, Chantal Lauby, et Annie Cordy. Puis la moitié de nous avons sorti pour dîner ensemble. C’était environ les deux tiers de ce dont je rêvais.

Vous pouvez voir qu’on était dans une salle de ciné, mais celle d’un club privé. Avec un tel groupe, je n’allais jamais demander de faire des pauses pour prendre des photos comme d’habitude. ([Mais pourquoi pas ? Vous êtes un vieux cinglé ! — M. Descarottes]) Alors je ne décrirai que brièvement l’intrigue.

Michel Blanc et Chantal Lauby jouent un couple marié, Michel et Nathalie, et au début du film, il prend sa retraite. En même temps, il décide de mettre sa mère, jouée par Annie Cordy, dans un EHPAD. Elle ne l’aime pas du tout, et s’échappe de l’EHPAD pour poursuivre certains vieux souvenirs. Son petit-fils, Romain, la trouve dans un hôtel qu’elle aimait. Pendant ce temps, Nathalie quitte Michel. Il n’en peut plus, et devient un peu fou. Il croit que sa femme le trompe avec son prof de yoga (je n’étais pas sûr si c’était vraiment le cas), et il crie « J’ai passé ma vie avec un cougar ! Un cougar ! »

Romain amène sa grand-mère à l’école primaire où elle assistait, et elle passe une journée avec les élèves. Quand ils reviennent dans l’hôtel, elle a une crise cardiaque et meurt à l’hôpital quelques heures plus tard. J’ai eu du mal à comprendre exactement ce qui s’est passé à la fin, mais Michel et Nathalie se réconcilient et Romain et la prof à l’école primaire commencent une nouvelle relation.

Ce film est plutôt doux-amer en comparaison avec les films typiques ici. Si vous êtes comme moi, et Michel Blanc n’est rien d’autre que Jean-Claude Dusse, c’est un peu difficile de le voir dans un rôle plus sérieux. Mais Chantal Lauby est charmante comme toujours, et Annie Cordy est merveilleuse aussi (c’est mon premier film avec elle).

Mais je vous ai dit que cet événement était les deux tiers de ce dont je rêvais. Pourquoi ? Avant le film, il y avait une réception d’environ une demi-heure. Je me suis présenté à tout le monde, et je passais un bon moment avec eux, complètement en français. Absolument personne ne m’a demandé de parler anglais jusqu’au dîner — à ce point, j’étais à côté d’un couple mélangé, anglophone et francophone. Je ne suis pas du tout le genre de con qui exclurais quelqu’un dans une telle situation.

Non, la seule raison pour laquelle c’était moins qu’une réussite complète, c’est qu’il y a beaucoup de monde qui ont le même âge que moi dans cette association, mais presque personne d’entre eux n’est venue. Mais laissez tomber. C’était une foule merveilleuse, je me sentais complètement à l’aise avec eux, et encore une fois, je suis parti en pensant que je suis à la maison avec vous.

Le massacre d’Oradour-sur-Glane

Aux États-Unis, quand on apprend les représailles allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale, l’exemple habituel est celui de Lidice dans la République tchèque moderne. Après l’assassinat de un officiel, Reinhard Heydrich — qui l’a mérité, bien sûr — les nazis ont tué presque tous les habitants du village, 340 en total. (Environ 70 femmes et enfants ont survécu les camps.) Mais hier, j’ai appris l’histoire d’un crime encore plus gros (également horrible, pour être clair), le massacre d’Oradour-sur-Glane, où plus de 640 civils ont été assassinés. Aujourd’hui, le 10 juin, est l’anniversaire de ce crime. Ici, je suis les récits de plusieurs articles de Wikipédia, tous liés ici.

Qu’est-ce qui s’est passé ce jour-là ? La veille, le 9 juin, la division SS « Das Reich » a commis un massacre à Tulle, en Corrèze, où ils ont tué 117 civils pour faire des représailles contre le maquis de la région. Puisque les allemands avaient dû répondre au débarquement des Alliés en Normandie, Das Reich a reçu des ordres qui disaient qu’ils devraient rejoindre le front. Mais ces ordres, reçus le 7 juin, disaient aussi qu’ils avaient jusqu’au 11 juin pour conclure leurs opérations avant de s’en aller.

Le commandant de l’un des bataillons de la division Das Reich, un certain Adolf Diekmann était déjà responsable du massacre de Tulle. Le matin du 10 juin, il a eu une réunion avec le général Heinz Lammerding, sous-chef de la Gestapo dans la région ; Joachim Kleist, un officiel de la SS ; et quelques collabos de la Milice. Les historiens ne sont pas d’accord sur ce qui s’est passé pendant cette réunion, mais la décision a été pris de faire un exemple d’Oradour — un village sans réputation pour cacher des résistants.

Diekmann a donné un ordre que les habitants a dû rassembler dans le champ de foire ; pour leur part, les habitants croyaient que c’était un contrôle de routine. Selon les historiens André Desourteaux et Robert Hébras :

M. Compain, le pâtissier, dont le magasin donnait directement sur la place va jusqu’à demander à un soldat allemand s’il peut aller vérifier la cuisson de gâteaux qu’il venait de mettre au four et s’entend répondre, en français, qu’on va s’en occuper.

Donc personne ne soupçonnait ce qui arriverait. Les hommes étaient séparés en groupes d’une trentaine à chacun, six au total, puis les allemands leur ont tiré dessus à mitrailleuse. Selon un survivant, Marcel Darthout :

Lorsque les rafales eurent cessé, les Allemands se sont approchés de nous pour exterminer à bout portant quelques-uns parmi nous.

350 femmes et enfants étaient enfermés dans l’église du village. Les allemands ont explosé l’église mais il y avait toujours des survivants. La SS y ont entré pour tirer sur ceux qui restaient. Il n’y avait qu’une survivante, Marguerite Rouffanche, qui nous raconte :

J’ai fait un saut de plus de trois mètres, puis je me suis enfuie jusqu’au jardin du presbytère. Ayant levé les yeux, je me suis aperçue que j’avais été suivie dans mon escalade par une femme qui, du haut de la fenêtre, me tendait son bébé. Elle se laissa choir près de moi. Les Allemands, alertés par les cris de l’enfant, nous mitraillèrent. Ma compagne et le poupon furent tués. Je fus moi-même blessée en gagnant un jardin voisin.

Les allemands comprenaient exactement à quel point c’était un crime. Selon l’historien Jean-Jacques Fouché :

Le 11, puis le 12 juin, des groupes de SS reviennent à Oradour pour enterrer les cadavres et rendre leur identification impossible, reproduisant une pratique usuelle sur le front de l’Est.

Malheureusement, seulement les collabos ont reçu la justice qu’ils méritaient. En 1951, le général Lammerding a été condamné à mort par un tribunal militaire français, mais le gouvernement n’a pas arrivé à obtenir son extradition. Diekmann est parti à l’enfer le 29 juin pendant la bataille de Normandie.

On termine ce récit avec un court métrage tourné par le journal France Libre Actualités en septembre 1944. Les allemands ont tout détruit. Je ne pourrais jamais rien ajouter ; les images parlent pour eux-mêmes.

Le Trio des Déesses

Aujourd’hui, on fête le lancement du nouvel album de Laurence Manning, bien connue aux lecteurs ici car ce blog n’existerait pas sans son influence. Cette fois-ci, c’est une occasion spéciale (bon, c’est toujours le cas quand il s’agit de la musique de Laurence) parce qu’elle est rejointe par deux collaboratrices pour la première fois. On souhaite la bienvenue à la violoniste Daphnée Sincennes Richard et la violoncelliste Lou Dunand-Vincent. Leur album, « Trio of the Goddesses » (Le trio des déesses) est disponible à partir de maintenant sur la boutique de son site et également sur le site Bandcamp. Avec l’autorisation de Laurence, il y aura en bas quelques petits extraits de l’album. (Pour être clair, j’étais supporter de la campagne Kickstarter qui a payé cet album, mais je n’ai aucun intérêt financier dans son succès.)

©️Laurence Manning Productions

D’abord quelques informations d’arrière-plan. Cet album est un hommage à la musique de la série de jeux vidéo « The Legend of Zelda. » Selon l’histoire de la série, il y a trois déesses — Din, Farore, et Nayru — qui sont chargées de la magie dans le monde d’Hyrule (où la série a lieu). Elles ont créé trois artefacts magiques, les Triforces du Pouvoir, du Courage, et de la Sagesse, et les intrigues se déroulent souvent autour de ces artefacts. Il y a d’autres versions de l’histoire avec seulement une déesse, Hylia, mais laissez tomber — même avec un livre de 276 pages, l’histoire d’Hyrule est bien compliquée. Pour l’instant, ce qui compte est la signification du numéro trois dans cette série et les déesses qui empruntent leurs noms au disque.

Il y a 17 morceaux sur l’album, tous composés originalement par des employés de Nintendo, mais adaptés pour le trio par Laurence. Elle a déjà sorti de nombreux morceaux de cette série en tant que pianiste soliste, mais pour ce disque elle a fait de tous nouveaux enregistrements, même quand elle a revisité certaines chansons. Par exemple, voici sa version originale de « Midna’s Lament » du jeu « Twilight Princess » :

Et voilà la version de la même chanson en trio :

Ce que j’ai toujours apprécié le plus chez Laurence, c’est son sens de ce qui servira la musique, de ce qu’on peut ajouter sans perdre son caractère. Ses arrangements sont toujours très fidèles aux originaux, peu importe à quel point ses compétences dépassent les structures simples des plus vieux morceaux. Voici un clip de la générique originale du tout premier jeu :

En ce cas, le tempo s’est ralenti, mais la musique va mieux avec l’idée d’une cour royale où on rencontrerait une princesse comme Zelda (qui a un destin beaucoup plus lourd que la Princesse Peach des jeux Mario) :

Ici, le trio joue « The Dark World » (Le Monde des Ténèbres) du jeu « A Link to the Past« . Le tempo est un peu plus lente que la version originale. Mais comme je vous ai dit, les arrangements de Laurence servent toujours la musique. Cet endroit dans le jeu est stressant pour le héros, et l’effet est obtenu dans la bande-sonore avec un tempo très rapide car franchement, les instruments synthétisés manquent la sonorité requise. Laurence comprend très bien ce qui est l’essentiel et réussit à obtenir le même effet par la puissance des cordes :

Un vrai régal dans ce disque, un morceau peu connu avant chez moi car j’ai raté « Twilight Princess, » c’est quand Daphnée Sincennes Richard est mise en vedette pour « Orchestra Piece #1 » (version originale). Même si vous ne l’avez jamais entendu, vous serez d’accord que c’est une performance époustouflante :

En résumé, ce disque est un grand tour de la musique de Zelda, où la moitié de la série est représentée, toute jouée à haut niveau. Bien que Laurence fasse toujours ses meilleurs efforts, il y a certaines séries pour lesquelles elle a clairement quelque chose de spécial — surtout Mario, Castlevania, et Zelda. Avec Daphnée et Lou, elle a trouvé une nouvelle formule qui lui servira très bien, j’attends donc avec impatience son prochain album. Disons qu’il y a déjà des indices.

Le numéro législatif

Aujourd’hui était le premier tour des législatives — chez moi. Je veux vous montrer quelque chose ; ne vous inquiétez pas, pas besoin de parler anglais. Ça c’est une brochure que l’État de Californie envoie à tous les électeurs inscrits. On paye 4 200 $ à l’État, puis on a le droit d’y apparaître. C’est votre chance de parler à 22 millions de personnes en Californie.

Le message en bas à droite dit seulement « Faire foutre tous les politiciens ». Sérieusement. C’est probablement le pire gâchis d’un tel message, mais c’est pas le seul qui soit carrément juste pour se faire un peu connu. Valait-il la peine ?

Je pensais encore une fois à cette brochure en lisant ce numéro du Canard. Le cas de Manuel Valls m’étonne vraiment :

Je n’avais aucune idée qu’il était candidat en Espagne pour être maire de Barcelone. Je n’arrive même pas à imaginer une telle chose ici. Ce serait comme si l’un de nos vice-présidents voulait devenir maire de Montréal. Quand on est accro à la politique…

J’ai mis mon grain de sel dans cette histoire sur Twitter. Il semble que le chanteur Michel Sardou a attrapé la maladie « Hollywood », où on menace de quitter le pays si son équipe ne gagne pas les élections. En fait, je me souviens de seulement un acteur qui a gardé sa promesse, Johnny Depp. Quels que ce soient ses problèmes actuels, je respecte qu’il n’a pas juste fait une crise. Mais je ne veux pas que nos célébrités suivent son exemple : vous ne méritez pas d’être envahis par ces cons !

Et voilà, ce que j’ai écrit quand je l’ai lu :

La vache, que je sois une ordure !

Quand j’étais jeune, bien avant le 11 septembre 2001, il y avait toujours une équipe de football américain dont leurs fans devaient être contrôlés dans les stades, de peur qu’ils ne soient armés — les Raiders d’Oakland. Quand ils sont arrivés chez moi, j’ai dû aussi être contrôlé car tous les fans devaient être traités également. Je soutiens donc toujours les forces de l’ordre contre les fans des sports. Mais je ne suis pas sûr que la police aient eu la bonne idée pour le jeu France-Danemark :

Finalement, il reste à savoir qui gagnera en France. Mais selon mes habitudes, je n’ai qu’une question : le gâteau, a-t-il quelle saveur ?

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

Je découvre le Loiret

On continue maintenant le Tour avec le 45, le Loiret. C’est le département le trente-cinquième plus peuplé, et les habitants se nomment loirétains. C’est notre sixième — et dernier — séjour dans le Centre-Val de Loire. Ça me rend bien triste ; j’ai profité de tous ces départements.

Mais pour la première fois, c’est faux de dire que je suis en train de découvrir un département, parce que j’ai en fait déjà visité Orléans l’année dernière. Sinon, pas de chance que je change mon modèle maintenant. Punaise, d’où viennent toutes ces larmes ? On a coupé un oignon sur mon portable ou quoi ?

Alors, on va recommencer à Orléans (1 étoile Michelin, qu’ils aient tort), parce que je doute que je puisse jamais m’y ennuyer. Je dois presque tout ce qui suit à mon ami P., qui m’a guidé dans la ville. Il faudra visiter d’abord la Cathédrale Sainte-Croix (2 étoiles), où les vitraux racontent l’histoire de Jeanne d’Arc, qui a libéré la ville. (Voilà mon histoire avec Jeanne en tant qu’enfant.) Il faut aussi visiter le Musée des Beaux-Arts (2 étoiles), avec une collection de plus de 2 000 peintures, dont des œuvres de Gustave Courbet et Paul Gauguin. Je recommande fortement l’Hôtel Groslot, l’ancienne mairie d’Orléans, dont j’ai beaucoup parlé l’année dernière — ne ratez pas la statue de Jeanne d’Arc à l’extérieur, fait par la princesse Marie d’Orléans. Ne ratez pas aussi la Place du Martroi, le centre de la vie orléanaise.

D’habitude, je ne vous conseille pas de visiter des restos parce que je ne peux pas les visiter, et c’est vraiment une question de goûts. Mais je recommande sans hésitation que vous déjeunez chez La Dariole, le site de l’un de mes repas préférés pendant la meilleure semaine de ma vie. Encore une fois, les oignons se foutent de mes yeux.

On va quitter Orléans maintenant, mais en sortant, on visitera le Parc Floral de la Source (2 étoiles), nommé pour la source de la rivière Loiret. Visitez ses nombreux jardins et sa serre aux papillons, en plus de la source. Arrêtez-vous pour une baguette chez La Flûte du Palais. Puis on continue vers l’ouest pour visiter le Château de Meung-sur-Loire, ancienne résidence des évêques d’Orléans et site du Festival de la Sieste. C’est intéressant pour ses deux façades, une du Moyen-Âge et une de la Renaissance.

À l’est d’Orléans, on visite le Château de Sully-sur-Loire (1 étoile). Ce château construit originalement au XVe siècle abrite une intéressante chambre du roi, construite pour Henri IV, mais jamais utilisé par lui. On continue au nord jusqu’à l’un des Plus Beaux Villages de France, Yèvre-le-Châtel. Ici, il y a les ruines d’une forteresse du XIIIe siècle, et l’Église Saint-Gault, de la même époque, mais avec un vitrail Art-Deco ! On finit à Montargis, la « Venise du Gâtinais », un village si beau que je me souviens que c’était la première chose enregistrée dans mon fichier ! On est là pour une promenade le long du quartier de la pêcherie, dans la photo en bas.

Qui sont les personnages les plus connus du Loiret ? Il faut certainement mettre Jeanne d’Arc en vedette. Le peintre Paul Gauguin y étudiait pendant 7 ans ; le théologien Jean Calvin et l’actrice Marion Cotillard aussi. L’écrivain et héros de guerre Charles Péguy y est né, ainsi que le mathématicien Siméon Poisson et le mathématicien et menteur Pierre de Fermat (il n’y a aucun risque qu’il a découvert la démonstration de son théorème). Peut-être la connexion la plus bizarre de notre tour, Deng Xiaoping, l’ancien secrétaire général du Parti communiste chinois, vivait et travaillait dans une usine à Châlette-sur-Loing pendant une année. Ne doutez jamais que je fais des efforts pour vous montrer la France insolite.

Quoi manger dans le Loiret ? En produits locaux, on y trouve l’andouille de Jargeau — à ne pas confondre avec l’andouillette de Jargeau — ne me regardez pas comme ça, c’est en haut de l’article de Wikipédia ! — une saucisse pleine de tripes, le fromage Olivet (souvent couvert avec du foin ou cendré), le vinaigre d’Orléans, et mon préféré, les praslines de Montargis — voilà la boîte que j’ai reçu de mon ami P. (et le tapis qui vous garantit que cette photo est bien la mienne ) :

En plats principaux, on y trouve la carpe à la Chambord, un plat compliqué cuit avec des truffes, du foie gras, et des écrevisses, et le rata beauceron, un ragoût de pommes de terre, de tomates, de poitrine de porc et d’oignons. En dessert, on trouve aussi le pithiviers, un gâteau très similaire à la galette des rois, et le beugnon, la version régionale des beignets.

Épisode 12

La semaine dernière, j’avoue que j’étais un peu en colère. Plus qu’un peu. Mais je ne pourrais jamais rester en colère contre les Français. On a eu plein de belles choses à discuter cette semaine. Et juste ce matin, un petit bonus est arrivé pour joindre mes plus grandes passions, Indochine et se moquer des fautes d’orthographe :

Nos articles pour cet épisode sont :

En plus, il y avait 3 recettes, dont celles de mon dîner nantais et le colombier de la Pentecôte. Il n’y a qu’une chose qui me plaît plus que quand je trouve des choses que les Français eux-mêmes ne savaient pas sur leur propre pays — mais ça restera mon secret. Disons que je suis très content de l’accueil de cette dernière recette.

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Le colombier de Gaston Lenôtre

C’est la Pentecôte aujourd’hui et en France une fête veut dire un dessert spécial. ([Mais vous n’êtes pas en France ! — M. Descarottes TAISEZ-VOUS, M. Rillettes-en-attente ! — Moi]). Comme je disais avant d’être interrompu, même à Elbe-en-Irvine, il nous faut le bon dessert. Alors, je vous présente le colombier de la Pentecôte, trouvé dans mon livre de Gaston Lenôtre. Comme toujours avec les recettes des grands chefs, les fautes sont les miennes.

Ce gâteau est appelé « colombier » après l’oiseau, la colombe. Traditionnellement, on y met une fève en forme de colombe, un symbole du Saint-Esprit et de la paix d’après l’histoire de Noé. On écrit souvent « Colombier » ou même la devise « Qui la colombe trouvera, joie et bonheur aura » sur le gâteau, mais vous êtes sur le mauvais blog pour la décoration à niveau expert. Sinon, vous êtes sur le bon blog pour des recettes authentiques. Allons-y !

Les ingrédients pour le colombier :

  • 200 grammes de pâte d’amandes fait maison (ne vous inquiétez pas, c’est facile)
  • 100 grammes d’amandes effilées
  • 3 œufs
  • 30 grammes de farine
  • 60 grammes de beurre fondu à température ambiante
  • Des fruits confits (évitez la pastèque)

Les ingrédients pour la pâte d’amandes :

  • 125 grammes de poudre d’amande
  • 125 grammes de sucre glace
  • 1 blanc d’œuf

Les ingrédients pour le glaçage :

  • 100 grammes de sucre glace
  • 30 ml d’eau froide
  • Quelques gouttes de rhum ou de Cointreau

Il faut d’abord faire la pâte d’amandes. Allez hop !

Les instructions pour la pâte d’amandes :

  1. Dans un grand saladier, mélanger les 3 ingrédients avec une cuillère en bois. Pas besoin d’être parfaitement homogène, mais essaye de tout combiner.
  1. Mettre un tiers dans le bol d’un robot culinaire. Mixer jusqu’à ce que le mélange arrête de changer plus (il y aura de grosses miettes).
  1. Répéter encore deux fois.
  1. Former une boule avec les miettes de pâte d’amandes. À la main, plus de robot.
  1. Cette recette produit un peu plus de 250 grammes de pâte. N’oubliez pas qu’on n’a besoin que de 200 grammes dans la recette suivante.

Vous pouvez utiliser de la pâte fait chez Tricatel industrielle, mais elle sera beaucoup plus dure et il faudra se battre avec le robot pâtissier.

Les instructions pour le colombier :

  1. Bien beurrer un moule à gâteau de 22 cm. Couvrir le fond avec les amandes effilées. Réserver au frigo jusqu’à ce que la pâte soit prête.
  1. Préchauffer votre four à 200°C.
  2. Mettre la pâte d’amandes dans le bol d’un robot pâtissier avec la feuille. Battre à petite vitesse pour la rendre plus molle, puis à vitesse moyenne pendant quelques minutes.
  1. Ajouter un œuf entier et battre pendant 5 minutes. Lire #8 avant de le faire.
  1. Répéter deux fois plus, 15 minutes en total.
  1. Tamiser la farine dans le bol et mélanger avec une maryse.
  1. Ajouter le beurre fondu et mélanger avec une maryse.
  1. Verser la pâte en dessus des amandes. La recette de M. Lenôtre dit que ça devrait remplir 3/4 du moule. Ça suggère qu’il faut battre la pâte avec le fouet au lieu de la feuille pour achever un plus gros volume, et peut-être à grande vitesse. Mais attention au robot. La pâte sera toujours épaisse et on ne veut pas abîmer nos robots.
  1. Saupoudrer avec des fruits confits selon vos goûts. La recette originale dit 200 grammes, mais je l’ai fait selon mes yeux, sans mesurer.
  1. Enfourner pendant 10 minutes. Puis réduire la température à 180°C. Retirer du four après 10 minutes plus, 20 minutes en total.
  2. Mettre sur une grille recouverte à parchemin. Laisser refroidir complètement. (Grille fabriquée en France, bien sûr !)

Les instructions pour le glaçage :

  1. Mélanger tous les ingrédients dans un bol jusqu’à ce que ce soit lisse.
  1. Étaler sur le colombier avec une spatule. Le gâteau va imbiber du glaçage — c’est pas le fondant ici ! — alors ne vous inquiétez pas si ce n’est pas égal partout.
  1. Réserver au frigo pour devenir solide.

Le Capitan

Hier soir, c’était Le Capitan avec Jean Marais et Bourvil, d’une façon la suite spirituelle du Bossu d’André Hunebelle, qui a également réalisé les deux. C’est une histoire toute différente, mais la même formule — un film de cape et d’épée avec Bourvil dans un rôle comique. C’est une bonne formule, et je vous recommande fortement ce film ! Au fait, c’est mon 80e film français.

L’intrigue commence sans délai. Notre héros, François de Capestang, joué par Jean Marais, arrive à un château où un combat se déroule entre deux groupes d’épéistes. On sait rien en ce moment de pourquoi. Mais M. de Capestang rejoint vite le combat. On voit un homme barbu qui tire sur des soldats ; c’est Rinaldo, l’aide du Premier Ministre, Concini, qui nous avons rencontré dans un court « prologue » (un mot en anglais qui veut dire « prologue » ). Juste une fois, pour les nouveaux, j’expliquerai que c’est mon sens de l’humour tout pourri — j’aime faire semblant de ne pas reconnaître quand l’on a emprunté un mot à vous.

M. Capestang est blessé, et un soldat est sur le point de le tuer, mais une femme inconnue tire sur le soldat et sauve la vie de Capestang.

La femme lui aide, puis disparaît. Elle est remplacé par Béatrice, une femme blonde qui s’occupe de ses blessures. Quand Capestang guérit, il demande au gouverneur du province d’aller à Paris pour demander de l’aide à Concini. Il ne sait pas toujours que c’est une mauvaise idée.

Puis on rencontre Cagolin (Bourvil) un baladin qui fait aussi des tours de magie. Il joue dans un spectacle, où il devine une carte choisie par une spectatrice mais est aussi taquiné par son cheval.

Sur la route en dehors de la ville, il est agressé par des brigands, qui lui volent son cheval et sa carrosse. Capestang lui retrouve et les deux continuent ensemble.

Dans une auberge, Capestang revoit la femme qui l’a sauvé, mais elle part avant qu’il puisse apprendre son nom. Sa carrosse est attaquée par d’autres brigands, mais Capestang arrive juste à temps pour la sauver. Elle s’échappe encore une fois sans qu’il apprenne son nom.

Capestang et Cagolin arrivent à Paris, où Concini est en train de faire chanter Béatrice. Capestang lui présente à Concini, qui dit « C’est Capitan qu’il faudrait dire, le Capitan de la comédie italienne au sabre de bois ». C’est insultant. Capestang refuse de servir en tant qu’espion pour Concini, et après une lutte avec les sbires de Concini, il part.

Concini ne connaît pas Cagolin alors Capestang fait un plan pour apprendre où est la femme qui l’a sauvé au début. Les deux font semblant d’attaquer Concini, et Cagolin l’empêche. Cagolin gagne donc une opportunité de jouer au Louvre (toujours un palais, pas un musée). Cagolin rencontre une femme de ménage italienne, joué par Pierrette Bruno, une chanteuse qui travaillait souvent avec Bourvil. Cagolin apprend que Concini a envoyé la femme au Château de Clairfond, une prison.

Ne ratez pas la chanson, Pour se parler d’amour :

La rescousse est dingue. Pendant que Capestang grimpe le château pour trouver la femme, Cagolin joue un peu On a retrouvé la 7e compagnie avec un fil rouge et de la poudre à canon pour faire sauter le pont-levis. C’est une réussite, mais la femme est blessée en s’échappant du château. Au fait, le château est en réalité le Château de Val, dans le Cantal, mais con que je suis, je l’ai mis en Corrèze. Encore une faute de géographie.

Les trois reviennent à Paris pour empêcher un complot de Concini. La reine mère et lui planifient à empoisonner le roi, mais un garde trouve Cagolin avec le vin empoisonné, le boit, et meurt. Il s’avère que la femme mystérieuse, Gisèle d’Angoulême, fait partie d’un autre complot pour mettre le duc d’Angoulême sur le trône.

À la fin, il y a un grand combat entre les soldats de Concini et ceux du duc. Capestang tue Rinaldo, le roi arrive et fait exécuter Concini, et Capestang finit par recevoir la main de Gisèle par ordre du roi. Encore une fois après Le Bossu où je dois regarder Jean Marais, qui ne s’intéressait même pas un peu…laissez tomber. C’est l’un de mes films préférés et je vous le recommande sans question.