Ce blog donne une fausse impression que je suis bien organisé — il y a toujours des recettes juste à temps pour les fêtes, il y a plusieurs colonnes régulières, et il y a parfois des trucs complètement inconnus qui apparaissent ici. Ça donne peut-être l’idée que je sais faire mes devoirs.
Rien n’est plus loin de la vérité. Presque tous les matins, sauf le mardi quand je sais que le Canard arrivera (ça apparaît à 15h pour moi, minuit en France), je me dis « Punaise, que publierai-je ce soir ? ». Mais je garde deux fichiers qui m’aident à gérer le chaos.
L’un des deux est intitulé « Les Départements ». C’est bien évident que je l’utilise pour le Tour des Départements. Mais ce qu’il contient a bien changé. Voilà une capture d’écran qui ne gâchera rien :
On peut voir que mes recettes sont là, mais aussi des renseignements sur chaque département. C’est pas le cas qu’ils ont tous apparu dans mes articles. Mais quand je lis quelque chose sur n’importe où, je l’ajoute au fichier au cas où j’aimerais la citer. Vous ne pouvez pas la voir, mais il y a une dernière colonne pour me rappeler si j’ai des connaissances qui y habitent.
Alors quand je vous dis que je savais depuis longtemps que je ferais un plat ou autre, c’était déjà enregistré dans mon fichier. La seule chose que j’aimerais changer sur le blog, c’est qu’il n’y a pas assez de noms dans la dernière colonne, pour leur demander des idées.
Mais l’autre fichier, c’est un projet beaucoup plus personnel. Je l’ai récemment partagé avec la personne qui l’a inspiré, alors vous pouvez avoir un aperçu. Très peu après le début du blog, j’ai utilisé l’expression « ça coûte une blinde ». Une amie m’a écrit pour me dire que ça lui a fait rire, à cause d’être inattendu. En fait, je l’ai appris en lisant un groupe ou autre sur Facebook — je ne me souviens plus duquel.
Quelques jours plus tard, j’ai trouvé par hasard la page Facebook d’une prof d’origine française qui habite à Vancouver, Céline’s easy French. Elle publie des posts avec des expressions familières, et quand je les ai lus, je me suis dit « Voilà, j’ai une source ! Si vous pouvez faire rire les vrais français, vous serez sûrement sur la bonne route. » Et ce jour-là, « Des expressions pour faire rire F. » est né. Voici environ 5 % du fichier :
Maintenant, j’ai de nombreuses sources. N’importe quand je vois une telle expression, je la note tout de suite. Mais je n’essaye pas de forcer leur usage. Je dois avoir une raison. Bien que ce soient mes premiers ajouts au fichier, je n’ai pas toujours tous utilisés.
Ces fichiers ont quelque chose en commun — plus qu’une entrée est récente, moins que c’est probable qu’elle soit écrite en anglais. C’est difficile de faire tout ça d’une si grande distance, mais j’essaye de le vivre au maximum tous les jours.
J’ai eu du mal à décider quoi appeler ce post, vu qu’il n’y a pas de gentilé pour la Loire-Atlantique. Mais bien que notre plat principal soit bien breton, notre dessert est carrément un hommage à Nantes, et surtout à LU. Voilà le sandre au beurre blanc, et le gâteau Napolitain de Laurène Lefèvre. (Mais si je ne l’avais pas déjà publié, j’aurais fait un gâteau nantais.)
Pour le sandre au beurre blanc, j’ai suivi la recette de Cuisine AZ, coupé par deux comme d’habitude. J’ai aussi utilisé du vin Muscadet au lieu de Sancerre parce que c’est le bon vin pour le département, mais les Muscadets disponibles chez moi viennent du Loir-et-Cher, pas vraiment de la Loire-Atlantique. On fait ce qu’on peut. Le sandre n’est pas disponible près de chez moi, mais le sole Pétrale (pas disponible en France) est assez proche. Il y a encore une fois une pénurie d’échalotes ici — je les ai cherché dans plusieurs marchés — alors il n’y en a pas dans mes photos, mais je les ai gardés dans les instructions.
Les ingrédients pour le sandre au beurre blanc :
1/2 sandre
38 + 5 cl de Muscadet
1 belle poignée de petites carottes
1 oignon
1 bouquet garni
1 cuillère à soupe de gros sel
1 cuillère à café de poivre en grains
125 grammes de beurre
50 grammes d’échalotes grises
5 cl de vinaigre de vin blanc
1/4 bouquet de ciboulette
Des grains de poivre
Du sel et du poivre moulu
Les instructions pour le sandre au beurre blanc :
Dans une poissonnière, faites bouillir pendant 15 min, un litre et un quart d’eau et 38 cl de Muscadet avec les carottes épluchées et coupées en rondelles, l’oignon épluché et émincé, le bouquet garni, le sel et le poivre en grains.
Voilà mon court-bouillon au début de bouillir, au milieu, et à la fin des 15 minutes :
Laissez le court-bouillon refroidir complètement. Rincez le sandre et placez-le dans la poissonnière.
Couvrez et faites cuire pendant 30 min — mais vérifier le poisson fréquemment et utilisez un feu très doux. Quinze minutes avant la fin de la cuisson — vingt minutes si vous n’êtes pas une pieuvre — préparez le beurre blanc et coupez le beurre en petits morceaux.
Epluchez les échalotes, retirez la peau dure et hachez finement les coeurs. Placez ces derniers dans une casserole. Versez le vin et le vinaigre. Faites bouillir doucement jusqu’à ce qu’il ne reste plus que l’équivalent de 1.5-2 c. à soupe de liquide environ.
Placez la casserole dans une autre plus grande, remplie à moitié d’eau à peine frémissante. En fouettant à l’aide d’un fouet à main ou électrique, incorporez le beurre par petits morceaux à la fois. Quand tout le beurre est incorporé, salez et poivrez.
Ajoutez des grains de poivre et la ciboulette émincée. Servez en même temps le sandre et le beurre blanc mousseux. Attention au cuisson — mon poisson était un peu trop cuit. Je l’ai servi avec mon accompagnement préféré, le riz de Camargue.
Le gâteau est un vrai coup de cœur depuis 2 ans. C’est en fait le tout premier dessert de Cook&Record que j’ai fait, en juin 2020. L’aperçu d’un Napolitain en haut de la page ? C’est le mien, plus tard en 2020. Mais pas de produits industriels ici, même si le Napolitain original est un produit bien nantais — sauf les vermicelles, c’est 100 % fait maison. On peut trouver la version originale de Cook&Record sur son site et sur sa chaîne YouTube. (Le texte ici est à moi.) Je suis surpris que je n’en ai pas déjà fait un pour ce blog, mais je veux vous rassurer — je l’ai fait à nouveau pour cet article.
Les ingrédients du gâteau Napolitain :
Pour le gâteau :
4 œufs
200 grammes de sucre roux
200 grammes de beurre
250 grammes de farine
1/2 sachet de levure chimique
1 sachet de sucre vanillé
20 grammes de cacao en poudre
Pour la ganache :
200 grammes de chocolat noir
150 ml de crème liquide entière
Pour le fondant blanc :
75 grammes d’eau
250 grammes de sucre en poudre
De l’eau froide
Pour le montage :
Des vermicelles au chocolat
Les instructions pour le gâteau :
Dans un grand saladier, mettre les 4 œufs et le sucre roux. Faire blanchir avec une fouette.
Faire fondre le beurre (le micro-ondes suffit), puis l’ajouter au saladier. Fouetter jusqu’à ce que le beurre soit bien incorporé.
Ajouter la farine en deux tranches, et mélanger bien avec la fouette après chacune.
Ajouter 1/2 sachet de levure chimique. Fouetter bien.
Diviser la pâte en trois bols. J’utilise ma balance pour ça — environ 240 grammes de pâte dans chacun.
Dans l’un des bols, mettre 20 grammes de cacao en poudre et mélanger bien. Mettre un 1/2 sachet de sucre vanillé dans chacun des deux autres bols. Mélanger bien aussi.
Beurrer un moule en silicone carré, 18 cm x 18 cm — n’utilisez pas un plus grand moule car il y aura juste assez de pâte pour chacune des couches.
Remplir le moule avec la pâte de l’un des bols et étaler avec une maryse. Enfourner à 180°C pendant 15 minutes.
Répéter avec les prochains deux bols de pâte.
Laisser les trois couches de gâteau refroidir.
Les instructions pour la ganache :
Mettre le chocolat et la crème liquide dans une casserole.
Faire chauffer sur un feu très doux. Remuer jusqu’à ce que vous atteigniez une ganache homogène.
Premier montage :
Étaler la moitié de la ganache sur l’une de couches de gâteau à la vanille avec une spatule. C’est pas important d’être parfait — on va couper les bords plus tard.
Mettre la couche au chocolat au-dessus. Étaler le reste de la ganache sur la couche.
Mettre la dernière couche de gâteau au-dessus. Réserver au frigo pendant la préparation du fondant — la ganache deviendra moins coulante, ce qui vous aidera à la fin.
Les instructions du fondant blanc :
Mettre le sucre en poudre et 75 grammes d’eau dans une casserole.
Faire bouillir sur un feu vif, jusqu’à la température atteint 114°C.
Éteindre le feu et mettre la casserole dans un grand saladier plein d’eau froide. Baisser la température à 75°C.
Mettre le fondant dans le bol d’un robot. Avec la feuille, battre le fondant à vitesse moyenne pendant 10 minutes. ATTENTION — ne faites pas ça trop tard si votre feuille est en métal. Regardez la petite vidéo ici. Vos voisins vont vous adorer si ça se passe la nuit. Moi, je m’en fiche des miens car ils sont des francophobes enragés qui se plaignent quand je joue de la musique d’Indochine.
Ajouter quelques millilitres d’eau au fondant pour le rendre plus fluide.
Montage final :
Sortir le gâteau du frigo. Étaler le fondant au-dessus du gâteau avec une spatule.
Saupoudrer le gâteau avec des vermicelles au chocolat.
Couper soigneusementles bords du gâteau. Attention aux doigts !
Réserver les bords pour le chef. Pas besoin de les jeter, et vous les méritez bien.
Prendre de jolies photos pour partager sur Internet car ce gâteau, il est beau !
Je dis parfois que je vous adore autant pour vos défauts que vos vertus. Les vertus sont les vôtres, mais les défauts sont en général aussi les miens. Pas celui-ci, mais tous les autres. (Je suis en fait complètement sérieux sur ce sujet.)
Très peu de temps après avoir commencé sur les réseaux sociaux en français, je me suis rendu compte que les Français adorent se corriger mutuellement de la grammaire et de l’orthographe. J’ai pris cette capture d’écran en 2020 ; c’est-à-dire que j’étais au courant :
Inutile de le cacher, même s’il s’agit plus d’une tendance que d’une règle. Je dirais que vous êtes trop gentils avec moi ; c’est vraiment pas nécessaire. Je sais à qui je parle.
De toute façon, il y a un an, j’ai rejoint un groupe privé appelé « Sans l’option Bescherelle ». En photo de couverture, ce groupe a mis une photo gênante :
Ce groupe se moque de tout et n’importe quoi, mais toujours en cachant les identités derrières les captures d’écran. Parfois, les erreurs sont de la façon Internet, où les posts sont presque incompréhensibles :
D’autres fois, c’est de l’ambiguïté malheureuse :
Est-ce qu’ils veulent euthanasier l’enfant ou le chien ? (C’est pas clair si celui-ci est faux.)
Parfois c’est une question d’accord :
Moi, je suis si gêné par mes fautes d’accord que j’ai commencé à me laisser des rappels dans mon calendrier il y a quelques semaines :
Mais souvent, c’est juste méchant. Il y a une faute d’accord ici, mais ça pourrait facilement provenir d’un logiciel plutôt que de la stupidité. La grande majorité des posts sont comme celui-ci :
Pour être clair, je suis aussi coupable que n’importe qui. Au moins je reconnais ce que je suis devenu :
Aujourd’hui, c’est la fête de Saint-Justin ([Dis donc, il a été martyrisé à Rome ? Et nous sommes y allés deux fois ? J’ai raté mon opportunité pour suivre la tradition ! — Mon ex]). Ça n’a rien à voir avec le Canard enchaîné (on y reviendra en bas), mais j’ai eu une conversation extraordinaire avec une amie à propos du sujet, alors…
Je l’ai déjà eu sur mon calendrier, parce que je l’ai cherché il y a longtemps. Sinon, ça sert à quoi d’avoir un prénom approuvé par le Premier Consul ? Mais quand mon amie m’a dit qu’elle l’a vu à la télé, pendant la météo, j’étais choqué. Je lui ai répondu qu’on ne verrait jamais une telle chose aux États-Unis. Plus tard, je me suis souvenu qu’il y a une chaîne où ça se passerait, mais EWTN est un produit de l’Église catholique. Il n’y a certainement pas deux telles chaînes.
Nous les américains ne comprenons pas bien la laïcité. Ici, il y a une idée, complètement fausse, que notre Constitution parle d’un mur pour séparer l’état de la religion. Cette idée vient d’une lettre de Thomas Jefferson (lien en anglais), et n’existe dans aucune loi. Mais armé de ce slogan, beaucoup de monde font des crises si n’importe quelle idée religieuse est mentionnée n’importe où. En revanche en France, on y trouve le Sacré-Cœur, une église payée par l’État pendant la Troisième République (je comprends que ça ne se passerait pas encore aujourd’hui). Et je trouve parler des fêtes partout. On parlera plus de ça une autre fois. Au Canard.
Ce qui s’est passé à Uvalde est une tragédie. J’essaye de ne pas faire la polémique ici, alors je m’arrêterai sur ce sujet. (Attention à ne pas dire « faire polémique ».)
La variole du singe continue. La semaine dernière, on parlait d’éviter les bananes ; cette fois-ci, défense de manger des cacahuètes. J’aurais plutôt pensé aux éléphants :
Finalement, on parle en anglais des cadeaux qui continuent de se donner. Je suis sûr qu’il existe une expression plus idiomatique en français, mais c’est la seule chose qui me vient à l’esprit en voyant ce dessin. J’ai hâte d’ajouter que je n’ai arrivé à trouver AUCUN article derrière celui-ci.
Pendant mes recherches, j’ai trouvé cet article qui vous fera peut-être plaisir. Et oui, je me sens plus qu’un plus coupable à cause de cette obsession. Il ne m’a rien fait du mal.
Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !
À l’aéroport, quand il ne me restait que quelques minutes avant de quitter la France (ça fait mal au cœur de le taper), j’ai décidé d’acheter un magazine de nouveau. Vu les gros-titres piquants dans cette photo, j’ai choisi Marianne.
Si je l’ai bien compris, il y a certains d’entre vous qui ont vu cette photo en disant « Oh punaise, il avait déjà une semaine difficile, et il l’a finie par lire QUOI ? » On dirait que les éditeurs ne sont pas de grands fans des États-Unis. Mais ça ne me dérange pas trop — leur attitude ne dépend évidemment pas de quel parti est au pouvoir, et je peux respecter ça. Qu’est-ce qu’ils ont dit ?
Tout d’abord, à la première page, en se plaignant qu’Élisabeth Borne n’existe pas (c’est-à-dire que l’autrice la considère comme fantoche de M. le Président Macron) :
Quant à se soustraire à l’impérialisme économique américain revigoré par la guerre, Emmanuel Macron fait ce qu’il peut mais manque d’alliés en Europe, seule condition pour s’opposer à l’imposition des normes anglo-saxonnes et à l’extraterritorialité du droit américain.
Cette analyse est plutôt loin du débat aux États-Unis, où on se plaint d’avoir dépensé 40 $ milliards pour les ukrainiens (lien en anglais) pendant qu’il reste une pénurie de formule bébé à la maison. Disons que ça pourrait avoir raison, mais je ne me sens pas trop le J6M moderne. (([Ne vous inquiétez pas. Vous restez le Dark Vador chez moi. L’empereur Palpatine en même temps. Au fait, pouvez-vous arroser mes plantes pendant mes vacances cette semaine ? — Mon ex]) Pour info, cette dernière chose s’est vraiment passée ce week-end, mais en anglais — or vous vous demandez pourquoi je ne veux parler qu’en français. Sans doute, elle ait raison, mais je suis plutôt Mordicus, je crois. Nous jouons du même instrument. (Pour mes lecteurs américains, c’est-à-dire Oscar le Grognard.)
J’ai franchement peur de même essayer d’analyser l’article suivant. C’est clairement écrit d’une façon très ironique, et je ne veux pas me tromper. Disons que c’est aussi sceptique des États-Unis que de l’OTAN.
Mais une fois au-delà de ces colonnes d’opinion, j’ai trouvé le reste du magazine plutôt agréable. Il y a 14 pages consacrées à une analyse du programme de la NUPES, et je l’ai trouvée plutôt prudente. Peut-être trop prudente, car la section du magazine intitulée « Ce que Marianne en pense » est pleine d’analyses genre « d’une part, d’autre part ». Quel changement après le début ! Même quand leurs gros-titres sont un peu dramatiques, comme « Qui met le feu à l’huile de tournesol ? », leurs conclusions ne sont pas complotistes — en ce cas, ils parlent des consommateurs qui augmentent leurs stocks, et des fermiers qui ont commencé à semer ces plantes.
La section appelée « Mieux vaut en rire ! » n’est aucun Canard enchaîné, mais ils essayent. Voilà l’un de leurs dessins ; malgré plusieurs articles sur les masques, je n’ai pas arrivé à comprendre leur avis sur ce sujet. Mais j’ai un peu ri.
La section appelé « Agora » offre de l’espace à des invités pour offrir des rédactions sur de nombreux sujets dont le pouvoir d’achat des fonctionnaires et l’art contemporain. Il m’a semblé qu’ils ont fait des efforts pour inclure une gamme d’opinions. Je n’ai rien à ajouter sur la section culturelle parce que les œuvres dont ils ont parlé ne me sont pas familières.
Wikipédia décrit Marianne comme ça : « Sa ligne éditoriale, souverainiste, antilibérale et laïque, emprunte à la fois à la gauche et à l’universalisme républicain. » Souverainiste est certainement le bon mot ; quant aux autres, je ne suis pas toujours sûr. Est-ce que j’achèterais le numéro actuel la prochaine fois que je suis là ? Certainement.
Cette semaine nous parlons de la chose la plus folle que je ferai jamais — un voyage en France des États-Unis pour une seule nuit. Mais si on réfléchit bien, j’ai en fait laissé un indice que j’aurais besoin de faire une telle chose il y a un an !
Bien sûr, vous trouverez une nouvelle blague de la semaine dans cet épisode. Et peut-être qu’il y a des surprises dans l’introduction. Et à la fin. Disons que c’est BIEN l’épisode Indochine. Nos articles sont :
J’ai dû cacher ce post jusqu’après le concert, de peur que vous deviniez que je n’allais vraiment pas en France (seulement) pour du nougat de Montélimar. (Je suis sage — il me reste toujours 9 des 10 barres.) Vous comprendrez bientôt. Mais d’abord, je voudrais juste vous rassurer qu’il s’agit d’une histoire d’anglophones.
Il y a de nombreux sites de rencontres aux États-Unis, mais moi, je ne garde qu’un seul compte. Ça fait cinq ans depuis la dernière fois où j’ai payé, alors je ne peux pas contacter personne sauf quand c’est parfois gratuit. Franchement, je ne sais pas pourquoi je le garde, Je n’ai jamais reçu qu’une réponse positive — ça fait déjà 9 ans depuis ce temps-là — et il y avait même une fois où une femme m’a envoyé une note pour me rejeter sans avoir été contactée. Elle était juste dégoûtée que moi, en tant que père célibataire, ait été si audacieux d’avoir même lu son profil. Et vous vous demandez pourquoi j’aime tellement ces gens et leur attitude. Mais je mis à jour le profil une ou deux fois par an. Et la dernière fois était il y a peut-être 9 mois. Voilà une capture d’écran de l’extrait pertinent :
Je le traduis :
Assez sur moi. Il n’y a rien que j’aimerais plus que trouver une expatriée, ou au moins quelqu’une qui s’y soit spécialisée à la fac, qui pourrait partager mes passions pour les films de Louis de Funès et de Bourvil et la musique d’Indochine et des Rita Mitsouko. Je planifie un voyage à Paris en mai 2022 pour voir Indochine en concert, et j’aimerais être accompagnée par quelqu’une également engagée à ne pas parler même un mot en anglais dès l’atterrissage. Est-ce qu’elle pourrait être vous ?
Et voilà des photos qui accompagnait ce texte (oui, il y en a aussi avec moi-même) Mais disons que ces photos n’attirent personne qui les reconnaît :
Ouais, tous faits maison
Mais je me demande après tout ça : est-ce que l’auteur de ce paragraphe cherche une anglophone monolingue qui ne connait rien à la culture française ?
On dirait : Oui, vachement.
Pour préciser, j’ai trouvé une expatriée une fois, et lui ai écrit une note quand c’était gratuit. En français, bien sûr — et non, sans des propositions indécentes. Je suis exactement le même ailleurs qu’ici. ([D’accord. C’est ça le problème. — M. Descarottes]) Son profil a disparu le lendemain. J’imagine qu’elle m’a bloqué. Elle a bien compris que je n’étais pas sincère car elle n’était pas analphabète ni monolingue.
Il y a un mois, j’ai reçu une note courte — en anglais — mais c’était plus long que « Bonjour », et à mon avis, c’est poli de répondre quand quelqu’un fait même un peu d’effort. Mais il n’y avait la moins chose dans son profil qui disait « Je partage vos intérêts » ; je lui ai donc répondu pour dire « Non, merci, je cherche une francophone, mais bonne chance ». Elle m’a répondu comme ça :
J’ai oublié de vous souhaiter bonne chance aussi.
Aussi vous devriez mentionner dans votre profil que vous ne cherchez qu’une fille qui connaît bien la culture française. Il n’est pas mentionné dans votre profil.
OMD. Non, mais sérieusement, OMD.
Une semaine avant le concert, j’ai enfin reçu une note en français. D’une façon, je l’admire. Il y a du courage derrière ces mots. Du courage façon « C’est quoi un Bescherelle ? Géronimo ! », mais du courage quand même.
Aïe aïe aïe ! À sa place, j’aurais au moins vérifié ce que j’ai écrit avec Google Traduction. J’admire l’effort et je lui ai donc répondu pour dire non. Disons qu’il n’y avait AUCUN intérêt pour ma part, à cause d’autres raisons.
Je viens de supprimer la référence au concert car c’est fini. Je devrais aussi supprimer mon compte, car c’est évidemment la mauvaise place pour trouver quelqu’une qui comprend l’anglais, peu importe le français !
J’ai dû bien réfléchir sur ce post. D’une part, j’ai des « fans » qui disent que ce site n’est que de la propagande, écrit par un aveugle (ça vient de Quora, où j’avais lié le blog, mais le commentaire original a été supprimé) :
D’autre part, je sais très bien que vous (qui me lisez) êtes mes amis. Je ne manque pas d’histoires de choses que les Français qui me connaissent ont fait pour moi, et encore certains qui ne me connaissent pas du tout. Je veux donc ne pas offenser le deuxième groupe sans justifier les plaintes du premier. Je vais vous raconter une histoire qui n’est pas la meilleure version de la France. D’abord, je vais expliquer exactement d’où viennent mes avis.
Il y a un an, j’ai écrit un post intitulé « Mes plaintes ». C’e n’était pas complètement sérieux — je n’étais vraiment pas dérangé par la fontaine d’eau, bien que je DÉTESTE quand le monde me fait honte d’être célibataire. Et ce qui comptait le plus, c’était vraiment la dernière phrase. Vous me manquez toujours, même en ce moment. Mais je ne plaisantais pas du tout sur quelque chose, le fait que beaucoup de monde refusaient de me parler en français.
Je veux expliquer pourquoi ça me dérange d’une façon moins personnelle. Les européens disent souvent que les américains sont tous des monolingues, et en plus que nous ne faisons pas le moins effort. Moi, je parle quatre langues dont l’anglais de ma naissance, mais laissez-moi tomber. À mon avis, vos nouvelles vous trompent. La situation est beaucoup plus compliquée.
Il n’y a pas de langue officielle aux États-Unis. Nous faisons des efforts extraordinaires pour adapter aux besoins des immigrants sans leur demander d’apprendre l’anglais. Si on veut avoir un permis de conduire en Californie, on peut recevoir des instructions en 13 langues, et le manuel des lois en 7 langues. Pour voter, si plus de 3 % d’un comté parle une langue autre que l’anglais, l’état est obligé de leur fournir des scrutins dans leurs langues. Il y a des comtés ici avec des scrutins dans 20 langues, comme Los Angeles. Pensez-vous que c’est car la Californie est inhabituelle ? Même dans l’Iowa, on peut recevoir des instructions pour passer l’examen de conduire dans 6 langues au-delà de l’anglais.
Tout ça, c’est-à-dire que l’on n’est pas obligé de s’intégrer aux États-Unis. Si on veut rester hispanophone monolingue, on peut vivre dans certains quartiers à Santa Ana, près de chez moi, où beaucoup d’endroits au milieu de l’état. Si on ne veut parler qu’en chinois, déménager à San Gabriel réussira ce but. Ses opportunités seront limitées, et on ne deviendra citoyen de cette façon. mais c’est au moins possible.
En France, il y a une langue officielle, et ce n’est pas l’anglais. Les langues régionales sont soutenues par le gouvernement, mais si on veut avoir un permis de conduire, vous avez un choix unique de langue pour étudier les codes : le français. Pour passer l’examen théorique ? Le français. Envie de devenir citoyen ? Sauf si on se fait fusiller dans la Légion étrangère, ou est marié à une citoyenne, il faut parler le français au niveau B1. Peut-être que je rate quelque chose, mais mes liens sont tous vers des sites gouvernementaux.
Alors, qu’est-ce qui s’est passé ? Pendant ce week-end, tout le monde sauf deux personnes — un garde de sécurité au stade et une vendeuse au comptoir de Pierre Hermé dans les Galeries Lafayette — a refusé de me parler en français. J’ai remercié cette vendeuse, croyez-moi. Mais la pire chose était deux heures de comportement insultant au Procope.
Tout ça à commencé dès que j’ai dit au maître d’hôtel, « Bonjour, je suis Justin Busch et j’ai une réservation à 17h. » Il m’a répondu en anglais, et j’ai dit 3 fois que je parlais français avant qu’il m’ait enfin répondu dans la même langue. Je lui ai demandé une carte en français.
Quand le serveur est arrivé pour la première fois, 30 minutes après que je sois assis, il m’a laissé une carte en anglais et est rapidement parti. Voilà la carte :
J’ai vite décidé que je voulais prendre le « hanger steak, » mais je ne connaissais pas le bon mot en français. Et franchement, je me sentais déjà énervé. Quand le serveur est revenu, j’ai dit, « Désolé, vous n’avez pas de menu en français ? » Il m’a dit « One moment, » et est parti avec la carte. Quelques instants plus tard, il est revenu avec celui-ci :
Mais quand il est revenu une troisième fois pour prendre ma commande, il m’a dit « What would you like? » J’ai répondu avec la soupe à l’oignon et l’onglet de bœuf. Il m’a demandé la température pour le bœuf, et je lui ai répondu « à point ». Après ça, il a repris l’anglais. Pendant l’heure et demie suivante, il et ses deux aides m’ont parlé seulement en anglais. C’était bien évident que c’était fait exprès. Ce dîner a quand même pris assez de temps que j’ai dû partir sans goûter leur glace, exactement la chose pour laquelle j’y étais venu.
Tout seul avec mes pensées, je pensais à mettre fin à tout ça. Ce n’était que la version la plus récente de ce qui s’est passé à l’aéroport. Et à mon hôtel. Et à la pharmacie. Plus méchant qu’à ces autres endroits, bien sûr, mais je me demandais si c’était un message que je m’étais gravement trompé. J’ai jeté un coup d’œil sur le bouton rouge, et si une amie ne m’avait pas contacté au bon moment, peut-être que vous ne liriez pas ce post :
Je ne peux pas faire plus pour m’intégrer à la société française sans y vivre. Et je sais très bien que personne ne sait ce que j’ai fait sans avoir lu ce blog. Mais je me demandais comment je me sentirais si j’étais un immigrant mexicain et des américains ont refusé de me parler en anglais. Je me demanderais pourquoi je faisais des efforts. Si je voulais être insulté en anglais toute la journée, j’habite déjà au bon lieu. ([Menteur ! Je ne vous insulte jamais en anglais ! Mais peut-être que c’est le temps de commencer ! — M. Descarottes]) Je relis mon post sur la politesse de l’année dernière, et je me demande « Mais où est donc passé tous ces gens ? »
C’est étonnant. Vous parrainez l’Alliance Française pour apprendre la langue aux étrangers. Vous vous plaignez de nous quand nous n’apprenons pas la langue. Mais face à quelqu’un qui sait dire toutes les bonnes choses, plus qu’il essaye, plus que vous vous foutez de sa gueule. On n’est pas en rupture, mais la relation est plus qu’un peu abîmée.
Je vous ai promis que l’on va parler de certaines choses malheureuses de ce dernier week-end. Mais pas aujourd’hui ! Cette fois sera donc un récit des bonnes parties du voyage. Plus ou moins. Je vous préviens, c’est LONG.
Vendredi matin, j’ai dit « au revoir » à M. Descarottes. Il ne m’a même pas regardé ! ([Pas besoin de le faire pour les serviteurs, garçon. — M. Descarottes])
J’ai entré par Amsterdam, dans un vol de KLM. Comment est-il arrivé qu’Air France et KLM font partie de la même entreprise, mais les repas chez KLM sont autant horribles que ceux d’Air France sont bons ?
Du poulet, quelque chose qui fait semblant d’être un brownie, et pain de n’importe qoui aux œufs brouillés
Je suis arrivé à Schiphol vers 8h30. Je n’ai rien contre les Néerlandais — l’équipe sur l’avion était toute sympa — mais à mes oreilles, leur langue sonne comme le chef suédois des Muppets sous méthamphétamine. Au contrôle des passeports, la police des frontières m’a presque refusé l’entrée, parce qu’elle ne croyait pas que j’étais là juste pour le concert !
Dès que je suis arrivé en France, je cherchais le bureau de poste à l’aéroport. J’avais apporté un cadeau pour l’amie qui m’avait envoyé le livre de Cook&Record. Un ami m’a aidé à le trouver — mais malheureusement, les horaires d’ouverture n’étaient pas ce dont ils avaient posté en ligne. Tous les autres bureaux à Paris étaient déjà fermés pour le week-end. J’ai donc quitté le pays sans envoyer le cadeau.
Puis je me suis rendu à l’hôtel, l’Hôtel du Parc Roissy. Je le recommande ! C’est très proche de l’aéroport, et m’a coûté seulement 45 €. Il n’y a pas d’équipements, mais c’était bien propre et je n’ai pas de plaintes. C’est loin de tout ce dont on aimerait voir à Paris, mais si le RER B marche, c’est un bon rapport qualité prix.
Mon plus grand regret de la dernière fois était n’avoir pas visité le tombeau de Napoléon. C’était très gentil à votre part que personne ne m’a dit que je restait debout devant sa porte la dernière fois, mais c’était pour le meilleur. Je n’avais pas un billet et si je l’avais eu, je n’aurais pas eu le temps pour visiter La Grande Arche. Alors, après m’être enregistré à l’hôtel, je suis allé aux Invalides. J’ai passé par l’Opéra Garnier, une pâtisserie Lenôtre — sans l’entrer car je suis con — la Tour Eiffel, et très proche aux Invalides, un panneau en souvenir de la Shoah. (Voilà, mon vieux article sur d’autres panneaux.)
Je suis enfin arrivé pour payer mes respects à l’Empereur. Je ne savais pas qu’il y aurait autant d’autres grands généraux là-bas, surtout le Maréchal Foch. Cette fois, nous nous concentrerons sur Napoléon. Autour du tombeau, il y a dix bas-reliefs qui parlent des réalisations du Consulat et du Premier Empire. Pour moi, c’est le Code civil — on dit « Napoleonic code » en anglais pour ne pas le confondre avec notre « civil code » — qui est sa plus grande réussite. Je sais, en version originale, il aurait pu mieux respecter les droits des femmes. Mais à l’époque, c’était une grande avancée, et en plus, la meilleure chose qui se soit jamais passé pour mes voisins d’Amérique du Sud, qui l’ont adopté partout.
Après un test antigénique pour retourner aux États-Unis (nous n’acceptons pas nos propres cartes de vaccination ; ouais, moi, je ne ferais pas confiance à ces types non plus), je suis allé dans un resto fortement recommandé par l’une de mes lectrices l’année dernière, Le Procope. Peut-être que vous vous souvenez de ma recette de gelato où je vous ai raconté leur histoire. Il n’y a jamais des coïncidences chez moi. La nourriture était bonne, surtout la soupe à l’oignon. Mais vous allez beaucoup entendre sur mon expérience demain. Avant, demandez-vous comment est-il arrivé que moi, l’obsédé des desserts, suis parti sans un dessert, vu que j’en ai fait un en leur honneur.
Après le dîner, j’ai dû revenir dans la pharmacie car il y avait des problèmes avec les résultats du test. C’était négatif, mais je ne pouvais pas les retrouver. Puis, c’était le concert, la fin de ma nuit.
Le lendemain, je voulais : aller aux Galeries Lafayette Haussmann et au Temps des Cerises, faire des achats chez Carrefour, visiter un Monoprix, et acheter des films chez FNAC. Grâce à la fermeture inattendue du RER B, j’ai dû prendre un bus, et j’ai fini par visiter seulement les Galeries Lafayette. J’espérais que je pourrais au moins déjeuner dans le magasin, mais même ça aurait pris trop de temps. J’ai acheté une ceinture pour avoir quelque chose de français que je peux porter tous les jours :
J’adore que le ticket dit « designed in Paris » — dessiné à Paris — seulement en anglais, bien qu’elle soit fabriquée en Chine. On ne peut pas tromper un californien comme ça — nous venons de chez Apple, qui a inventé ce mensonge-là. De toute façon, j’ai aussi acheté du nougat, du chocolat Pierre Marcolini et des macarons Pierre Hermé pour ma fille…et deux choses pour manger dans l’avion — un éclair de Christophe Adam, et une petite tarte framboise estragon de Yann Couvreur. Moi, je tuerais pour en avoir UN ici, et je m’en fiche duquel. ([Voilà ! Il est terroriste ! Je prends tout ce qu’il dit littéralement car il n’a aucun sens de l’humour ! Ce n’est que lui qui fait partie de l’Équipe 1er Degré ! — Mon ex])
La boîte de chocolats chez Pierre Marcolini, les éclairs de Christophe Adam, trois photos des macarons de Pierre Hermé, et mon panier de nougat de Montélimar
Mais cette fois-ci, j’ai exploré plus La Coupole. Il y a des vues époustouflantes sur le toit, et une collection vraiment impressionnante de souvenirs au 5e étage. J’ai failli acheter l’un de leurs affiches, mais ils n’avaient pas celle dont j’ai eu vraiment envie. (Et non, je ne l’avais pas vue — c’est juste que j’aurais pris n’importe quelle affiche de Rouen, en souvenir du meilleur jour de ma vie.)
Après ça, j’ai dû quitter le pays. Si je n’ai pas eu besoin des bus, j’en aurais fait plus. Mais comme je vous ai dit, la cuisine chez Air France est la meilleure, et si j’ai dû rentrer retourner sur mon Île d’Elbe personnelle, au moins j’ai eu deux bons repas sur la route. Je regrette tellement avoir fait ce voyage, et je ne l’échangerais pour rien au monde.
J’aurais aimé commencer cette édition de notre revue hebdomadaire du Canard enchaîné avec une photo de la version actuelle des Dossiers du Canard. Mais malheureusement, je n’ai pas arrivé à le trouver chez Relay à l’aéroport. Ouais, j’ai même pris le risque de perdre ma carte d’homme en leur demandant s’il y avait une copie en stock. Dommage, mais j’y ai quand même trouvé des trucs passionnants. (Dites-moi, existe-t-il aussi en France l’idée que les hommes ne sont jamais censés demander de l’aide ?) De toute façon…
Notre premier dessin parle du plus gros scandale de la semaine, ce qui concerne M. Damien Abad. Il est accusé d’avoir commis un viol, mais la plainte principale a été classée sans suite. Une autre plainte n’était jamais le sujet d’une enquête, il me semble. Je n’ai aucun avis sur les faits, car je ne peux pas mener une enquête, mais le gouvernement n’était pas suffisamment au courant.
En cherchant les nouvelles sur M. Abad, je me suis trompé en lisant ce gros titre :
Je croyais qu’il y avait une manif contre Messrs Abad et Springsteen en même temps. Il faut toujours tout lire attentivement !
L’autre grande nouvelle de la semaine, c’est qu’un footballeur aime apparemment l’argent. Désolé, j’ai vraiment pas envie de me moquer des fans de foot. Ça n’a rien à voir la polémique genre pain au chocolat ou chocolatine entre le football et le football américain. C’est juste qu’après avoir perdu mon équipe préféré il y a six ans, je ne m’intéresse vraiment plus aux sports. Le baseball, oui. Le hockey, parfois. Mais il était une fois, je regarderais tout et n’importe quoi à la télé tant que c’était un sport, et pas plus. Je ne m’intéresse pas non plus aux discours magistraux des athlètes qui prennent de l’argent à des monstres, puis me disent quel genre de sale type je suis. Ai-je dit LeBron James ? Oui.
Le festival de Cannes se déroule en ce moment. Tant que ni de Funès ni Bourvil ni Gensac sont là, peu importe. Mais c’est une jolie opportunité pour les soi-disant « influenceuses » de se faire connaître. En parlant de ceux qui prennent de l’argent de n’importe qui, c’est TikTok qui les paye pour être là, selon le lien ici.
Finalement, êtes-vous prêt pour une nouvelle pandémie ? Voilà la variole du singe.
Moi, j’ai déjà mon stock de masques français, car j’ai dû acheter une boîte l’année dernière en France, et je les utilise aussi lentement que mes films. (J’en avais déjà beaucoup trop AVANT ce voyage-là ; j’utilise juste d’autre stock.)
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