Quel ministre choisir ?

J’ai hâte de voir cette colonne hebdomadaire revient à quelque chose au-delà des élections. Je ne sais pas vous, chers lecteurs, mais à mon avis, la France est beaucoup plus intéressant qu’une poignée d’hommes politiques.

Mais il faut encore y commencer. Qu’est-ce qui arrive ? M. Castex est revenu pour quelques fous rires plus ? Je ne vais pas me plaindre, bien que je ne voie pas de véritables nouvelles sur le sujet. C’est vrai qu’hier, au moins une femme a refusé de devenir première ministre. Mais on est loin d’une crise. De toute façon, ce dessin évoque un sujet duquel j’ai des questions.

Je n’ai jamais vu L’amour est dans le pré, mais je le connais des courriels de M6. Aux États-Unis, une telle émission serait cruelle vers les fermiers. Elle serait produite par des californiens qui croient que la nourriture provient des services Click-and-Collect. Je suis donc horriblement curieux de ce que le Français moyen pense de ceux qui participent à cette émission, car il me semble que vous respectez vos fermiers.

On a un dessin de plus à propos des premiers ministres :

J’ai appris un nouveau mot ici ; du rab veut dire « ce qui est en trop » selon mon dictionnaire. Je sais rien de la relation entre lui et M. le Président Macron, mais la réplique du président me rappelle une chanson des années soixante aux États-Unis. On peut traduire le titre comme cela : comment peux-tu me manquer quand tu ne me quittes pas ?

Le groupe Orpea, duquel on a parlé plusieurs fois, aura bientôt un nouveau PDG :

Le Canard n’a rien de gentil à dire dans l’article qui accompagne ce dessin — j’imagine que ça fera longtemps avant que quiconque ne leur fasse confiance.

Finalement, un problème qu’on partage (voilà l’article dans Libération duquel ils parlent):

On ne manque pas des mêmes produits, peut-être — j’ai plus de problèmes avec les céréales que l’huile en ce moment — mais le problème commun, c’est la panique.

Je sais pas moi. Ce que j’adore le plus chez le Canard, c’est les histoires des crises à la française, comme les faux fruits confits ou le mois sans alcool. Ce numéro est juste un peu trop lourd, je suppose.

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

C’EST FINI

Ce soir, j’ai enfin réussi un objectif dont j’ai eu besoin de plus de deux ans pour tout finir.

Voici la musique dans ma tête, le son du succès depuis 1987 :

Il y a un sens dans lequel c’est fini depuis longtemps. Il y a 10 « unités », avec 20-28 leçons pour chacune (mais la première n’en a que 12). Chaque leçon offre 5 niveaux, appelés « couronnes » par Duolingo. Deux fois pendant l’année dernière, quand j’étais sur le point de tout finir, ils ont ajouté une nouvelle unité ! Alors ce que j’ai fait ce soir, c’était enfin gagner la cinquième couronne de toutes les leçons. Mais j’ai déjà gagné au moins une couronne pour chaque leçon il y a longtemps.

Ceux qui jouent aux jeux vidéos reconnaîtront la pire habitude des joueurs, être complétiste. Si quelqu’un nous dit qu’il existe 20 succès dans un jeu, même si le vingtième est « réussir les autres 19 », il nous faut réussir tous les vingt. Il n’y a aucun choix ; nous penserons à rien d’autre jusqu’à ce qu’il se soit achevé. (Au fait, Google donne « complétiste » pour le mot en anglais « completist, » mais je ne le trouve pas dans aucun dictionnaire. Je doute que ce soit la traduction préférée des joueurs francophones, mais je ne fais pas assez partie de ce monde-là pour vérifier. Je crois que vous comprenez l’idée.)

Voilà tous les succès — le seul qui n’est pas fini est payant, et je n’ai même jamais dépensé un centime pour Duolingo :

Puisque tout ça est en anglais (on ne peut pas prendre des leçons dans l’appli en la langue du portable ; c’est logique), ce qui compte est celui-ci :

Ça dit « Conquérant : Vous avez réussi un cours entier au Niveau 5. » Franchement, c’est plutôt insultant aux vrais conquérants, comme Guillaume où Napoléon, mais on fait ce qu’on peut.

Je vous ai précédemment raconté des histoires (voilà et voilà), et des plaintes, sur Duolingo, mais je vais mettre fin à notre histoire ensemble avec plusieurs souvenirs récents. Au fait, je continuerai avec une vieille leçon tous les jours pour ne pas perdre mon « streak », ou série (encore une fois, pas exactement le bon mot — c’est-à-dire le compte des jours sans manquer une leçon). Je ne suis pas toujours prêt à dire adieu au hibou vert.

Ils m’ont appris quoi dire à mon ex si je l’invitais à déjeuner :

Aux États-Unis on peut dire absolument n’importe quoi sur les hommes, mais pas les femmes :

J’ai des questions sur leur avis des Justin :

Non, mais sérieusement, qu’est-ce que vous voulez dire sur moi, Duolingo ?

De plus en plus, il me donne de fausses leçons — voici de mauvaises corrections :

Est-ce même en français ?

Mais Duolingo me connaît mieux que j’aimerais avouer ;

Et à part toutes les blagues, ils comprennent ce que je fais vraiment :

Épisode 7

Cette semaine, on commence encore une fois avec une nouvelle blague. Ensuite, mes articles de la semaine :

Je ne vous lis jamais mes recettes, mais peut-être que vous vous intéressez à Mon dîner ligérien.

Je vous rappelle que ce balado est aussi disponible sur Apple, Google Play, Amazon, Spotify, et Stitcher. Pas besoin d’écouter seulement sur le web !

Épisode 7 Un Coup de Foudre

Borsalino, deux contes dans un film

Ce soir, j’ai regardé Borsalino, mon tout dernier achat de mon voyage en France pas encore vu. Je ne vous mentirais pas si je vous disais que je l’évitais pour garder le sens que la meilleure semaine de ma vie n’était pas encore fini. Mais je n’avais plus d’autres films de Belmondo à la maison, et franchement, après un avril comme le mien, j’en ai eu besoin. Peu importe. On passe au film.

Borsalino vient d’une partie de l’arbre généalogique du cinéma français que je ne connais pas bien. Belmondo en tant que la star, bien sûr. Mais c’est seulement mon deuxième Delon, après Le Cercle Rouge, et sauf pour Mario David, Jacques Tricatel Julien Guiomar, et un petit rôle pour Mireille Darc, le reste de la distribution est inconnu chez moi. Catherine Rouvel et Françoise Christophe, les actrices principales, étaient excellentes, mais je ne les connaissais pas.

Comme dit mon titre, Borsalino raconte deux histoires, mais on parlera de ça plus tard. Le film a commencé avec le moment le plus choquant de tous mes films français des derniers deux ans :

C’est pas Gaumont ni Pathé ni Studiocanal. Toto, j’ai l’impression qu’on est revenus au Kansas ! Ne me refaites plus jamais ça, les amis. Si seulement je pouvais vous expliquer ce qui m’arrive à chaque fois où je lis les mots « Depuis que le cinéma existe » sur l’écran. De toute façon, notre film.

L’intrigue commence avec des danseuses dans un club. Leur patron, « Le Danseur », est visité par Roch Siffredi (Delon), un truand récemment sorti de la prison. Siffredi veut trouver Lola, sa copine. Quand Le Danseur ne l’aide pas, Siffredi met le feu au club.

Siffredi se retrouve avec Lola chez Adrien, un autre club. Ici, il doit se battre contre François Capella (Belmondo), un autre truand devenu copain de Lola. Après une lutte entre les deux qui ne vas pas pour l’un ni l’autre, les deux deviennent amis.

Ils font des petits escrocs (on dit exactement la même chose en anglais – petty crooks — mais pour les personnes pas l’acte). Leurs activités comprennent un match de boxe truqué et perturber un marché de poissons. Quand Belmondo sort des chats d’une boîte pour aider des prostituées à perturber le marché, tout devient un peu trop ridicule. Toute cette partie du film est hilarant et trop chanceux pour Belmondo, comme beaucoup de ses autres comédies.

Mais quand François et Roch décident d’attaquer l’entrepôt d’un parrain, Poli, le deuxième conte commence, et c’est beaucoup plus noir que le premier. Les sbires de Poli sont prêts — Siffredi et Capella réussissent à mettre le feu à l’entrepôt, mais ils perdent des sbires dans une fusillade.

Après ça, l’intrigue devient difficile à suivre. Il y a deux parrains qui contrôlent la ville, Poli et Marello, mais leur relation est compliqué, et leurs propres sbires ne sont pas toujours des ennemis. De plus en plus, les sbires se tuent, avec la complicité de François et Roch.

Un moment drôle pour moi est arrivé quand nos « héros » achètent des machines à sous pour entrer dans le commerce des jeux d’argent. Leurs machines arrivent de Chicago dans ce qui me semble être une caisse de l’entreprise « Williams Manufacturing. » C’était en fait un fabricant de telles machines, mais leurs activités ont commencé en 1943, et le film se déroule pendant les années 30s.

Après un attentat contre un avocat, Rinaldi, la police soupçonne que François et Roch sont les coupables. C’est pas vrai, mais ils décident qu’ils doivent tuer Marello, le dernier parrain, car ils croient qu’il est coupable. Avec un plan astucieux, où leurs propres sbires attaquent le casino de Marello pendant qu’ils sont là, ils réussissent.

La fin est ambiguë. François dit qu’il part, pour que les deux ne se tuent pas. Roch offre de partir au lieu de lui. Mais en sortant de chez Roch, François est tué par une embuscade.

On pourrait en conclure que Roch a commandé l’attaque, vu qu’il était d’accord avec François. Mais il me semble qu’il est sincèrement choqué quand ça arrive, et il aurait pu être la victime lui-même. Je ne sais pas que penser de cette fin, mais Borsalino est un film en même temps hilarant et choquant, et il vaut la peine de le regarder.

Une question de style

Je dois dire au début que je n’ai aucune intention de faire la polémique. Mais j’avais une question plus tôt aujourd’hui, et je n’aimais pas du tout ma réponse. Je voulais partager ce mème sur Facebook avec un commentaire sur une femme avec laquelle je travaillais.

Source

La femme de laquelle je parle était la propriétaire de l’entreprise. Même pour écrire cette phrase, j’ai vérifié l’entrée pour « propriétaire » dans le Trésor de la Langue Française car je ne fais plus confiance aux dictionnaires bilingues sur ce sujet. Je vais vous montrer pourquoi, mais avant de continuer, je précise que mon but était utiliser la bonne grammaire autour du mot « chef ». J’ai fini par utiliser « patronne », mais ça ne me satisfait pas car je ne veux pas éviter un mot aussi commun que « chef ».

Duolingo m’a récemment donné cet exemple :

Vous pouvez deviner que recevoir une mauvaise note m’a énervé — le mot « boss » en anglais n’a aucun genre. C’est donc pas logique de dire qu’il n’y a qu’une solution féminine. J’aurais accepté une note qui disait qu’il y avait deux solutions, mais celle-ci a tort.

Toutes mes sources veulent traduire le mot « boss » en anglais comme « patron/ne » en français — bien que Duolingo utilise « chef ». Voilà l’Oxford-Hachette, le Collins-Robert, et Google :

Le dictionnaire Oxford donne chef après patron, mais seulement comme nom masculin. Que arrive-t-il si on demande sur « chief, » la traduction plus littérale de « chef » ? Encore une fois, même ordre :

On ne trouve pas « la chef » ni « cheffe ». Mais… il s’avère que les dictionnaires disent des trucs différents si on change la direction de la traduction (du Français vers l’anglais). Maintenant, le Collins-Robert nous dit que chef prend tous les deux genres, et l’Oxford-Hachette donne aussi « cheffe » et « la chef », mais dit que les deux sont des « usages informels » :

C’est trop. Je ne peux pas faire confiance même à un seul dictionnaire d’avoir le même avis dans les deux sens. Heureusement pour moi, j’ai une cinquantaine de lecteurs auxquels je peux faire confiance. Alors, pour exprimer qu’une personne est une femme avec le titre « chef », je devrais écrire quoi exactement ?

(Veuillez ne pas vous disputer dans les commentaires. Je comprends qu’il y a plusieurs réponses, et les différences ne sont pas seulement une question de grammaire.)

Je découvre J-J Goldman

Cette semaine, j’ai suivi un autre cours de musique avec l’Alliance Française. Je suppose que ce titre est un peu l’escroc, parce qu’un bon ami m’a déjà partagé de nombreuses chansons de M. Goldman plus tôt. Mais il a un catalogue énorme, et tout ce que j’ai appris était nouveau pour moi.

On a commencé avec « Comme toi ». Il n’y avait aucune mention de la Seconde Guerre mondiale dans les paroles, mais le genre de personne qui avait écrit ces posts (voilà, voilà, et voilà) a tout de suite compris.

On a aussi écouté « Là-bas », en duo avec une chanteuse brittanique, Sirima. Elle a une histoire bien triste, avoir été tuée par son compagnon. La chanson traite d’un couple dans un pays en voie de développer où l’homme a envie d’émigrer mais la femme veut rester en place.

Nous avons enfin écouté « Quand la musique est bonne ». C’était un grand tube en France (tube ? Vous avez du vocabulaire bizarre parfois ; c’est ça un tube.), mais à mes oreilles, c’est comme une centaine de telles chansons des années 80s. Il a fallu y être, je suppose.

Je remarque qu’on a des sens de l’humour très similaires. Il voulait appeler ses deux premiers albums « Démodé » et « Minoritaire », mais sa maison de disques a trouvé ces titres trop négatifs. Il a donc fait quoi en réponse ? Son troisième album est intitulé « Positif ». BONNE RÉPONSE (en la voix de Laurent Ruquier). Et je dois mentionner cette publicité pleine de critiques négatives qu’il a mis dans Libération et a signé « Merci d’être venus quand même ».

Source

Mon ami qui m’a parlé de Goldman m’a montré son côté qui traite des États-Unis et ses collaborations anglophones. Je m’intéresse à — non, je suis obsédé par — les histoires des expatriés. J’ai d’autres trucs à dire sur ce sujet, mais la question à laquelle je pense la plus, c’est certainement « Pourquoi ont-ils voulu quitter la France ? » « Long is the Road » offre l’une des réponses, l’argent — mais d’où vient l’espoir d’une meilleure vie ? Est-ce seulement que l’herbe est toujours plus verte ailleurs, comme on dit ?

M. Goldman est aussi bien connu pour son travail avec une chanteuse américaine, Carole Fredericks, et un guitariste gallois, Michael Jones. Voilà une chanson que mon ami m’a partagé ; c’est un hommage à la musique rock d’antan.

Je tuerais pour un accent aussi bien en français que celui de M. Goldman en anglais. Véronique Sanson est encore plus incroyable de cette façon, mais M. Goldman n’est pas mal du tout !

On ne parlera pas cette fois de sa collaboration avec Johnny Hallyday. Il me rend surpris qu’après 1 1/2 ans, il n’y a pas toujours un post ici qui parle de Johnny ; je réglerai cette situation une autre fois. On conclut plutôt avec un autre collaboration, encore une fois avec Michael Jones, « Je te donne ».

Ce qui m’étonne le plus chez Jean-Jacques Goldman, c’est son empathie. Je fais toujours plus d’attention quand les Français parlent ou chantent de nous. Parfois, c’est pas trop gentil. D’autres fois, c’est très affectueux. M. Goldman n’a jamais vécu aux États-Unis (le Royaume-Uni, c’est autre chose, mais après avoir pris la retraite). Mais il raconte des histoires des relations entre nous qui n’ont pas de jalousie ni de sentiments guimauves. Je le trouve rafraîchissant.

Mon dîner ligérien

Ce dîner est exactement ce que j’espérais que m’arriverait au début du blog — je dois la recette à Maman Lyonnaise et le conseil d’utiliser de la cuisine lyonnaise à une vraie ligérienne, Light and Smell (Keldelice le dit aussi). Autant que j’aime faire mes propres recherches, c’est un aussi grand plaisir d’entendre les idées des Français eux-mêmes. Alors, je vous présente le saucisson brioché et la pompe aux pommes :

Comme souvent, on doit parler des ingrédients, et surtout des changements. Dans la recette originale de Maman Lyonnaise, elle dit d’utiliser un saucisson de 160 grammes ou encore 450 grammes. Bonne chance de trouver un tel saucisson ici ! J’ai cherché dans 3 supermarchés — Ralphs, Gelson’s, et Bristol Farms — où les deux derniers sont parmi les meilleurs de la Californie du Sud. Voilà le choix chez Bristol Farms :

Tous les saucissons coûtent le meme prix, peu importe la viande, peut-être car ils ont tous le meme poids : 140 grammes (environ ; ils ne sont pas des produits industriels). J’ai donc acheté un saucisson au poulet et aux pommes. Je sais que vous avez déjà remarqué les boîtes qui disent « La Croix », et vous vous demandez en ce moment « Mais pourquoi est-ce que je ne les reconnais pas du tout ? » On va PARLER de cette arnaque une autre fois.

Ingrédients pour le saucisson brioché :

  • 1 saucisson à cuire
  • 200 g de farine
  • 80 g de beurre doux pommade
  • 2 oeufs
  • 10 g de sucre
  • 1 sachet de levure boulangère
  • 1/2 cuillère à café de sel

Instructions pour le saucisson brioché :

  1. Dans le bol d’un robot, mettre la farine, le beurre, les oeufs, le sucre, la levure et le sel. Mélanger et rabattre régulièrement jusqu’à ce que la pâte n’adhère plus à la paroi du bol et qu’elle forme une grosse boule. Moi, avec les pâtes à brioche, je finis toujours par arrêter le robot et pétrir à la main. Meme avec du beurre bien ramolli, je trouve que les robots ont du mal à homogénéiser ce genre de pâte.
  1. Emballer la pâte dans du film alimentaire et la laisser reposer au frigo pendant 2 heures.
  1. Faire bouillir de l’eau dans une grande casserole et y plonger le saucisson. Laisser faire cuire à feu doux.
  1. Lorsqu’il est cuit, sortir le saucisson de l’eau et le laisser refroidir à température ambiante. Ôter ensuite la peau : couper chaque extrémité, pratiquer une entaille au couteau sur toute la longueur et peler. — J’ai trouvé cette étape plutôt difficile avec un saucisson au poulet.
  1. Sur un plan de travail fariné, étaler la pâte et former un carré de façon à ce qu’elle mesure environ 3 fois la largeur du saucisson et qu’elle soit un peu plus grande que sa longueur.
  1. Préchauffer le four à 180°C.
  2. Placer le saucisson au centre et rabattre la pâte pour l’entourer complètement.
  3. Souder les bords en appuyant bien avec les doigts.
  1. Enfourner sur une plaque de cuisson avec un tapis en silicone pendant 30 minutes.

J’ai suivi les conseils de Maman Lyonnaise et l’a servi avec une petite salade verte. M. Descarottes était furieux de voir ce qui s’est passé avec les légumes.

Je dois la recette de la pompe aux pommes à Cuisine Actuelle. Peler et couper toutes ces pommes, c’est du travail. Mais en fait, j’ai fini par avoir trop de pommes, alors je vais vous donner les vraies quantités utilisées, pas les quantités originales. Veuillez remarquer que mon plat à gratin est peut-être plus petit que le leur, alors j’ai ajouté plus de beurre (mais pas du sucre) parce que j’ai fait 3 couches de pommes au lieu de 2.

Ingrédients de la pompe aux pommes :

  • 1,1 kilogrammes de pommes
  • 60 grammes de beurre
  • 125 grammes de sucre
  • 500 grammes de pâte feuilletée
  • 1 jaune d’oeuf pour la dorure

Instructions pour la pompe aux pommes :

  1. Rincer, évider, et peler les pommes. Couper les pommes en fines lamelles, en préférence par mandoline, car c’est du travail avec un couteau.
  1. Beurrer un plat à gratin, saupoudrer de sucre et disposer une couche de pommes coupées en fines lamelles.
  1. Parsemer de lamelles de beurre et saupoudrez de sucre, puis ajouter une nouvelle couche de pommes. Peut-être qu’il va falloir le faire deux fois plus ; ça dépend de la taille du plat à gratin.
  1. Terminer par des noisettes de beurre et un peu de sucre. — Je n’ai pas utilisé assez de sucre avec les premières couches, alors j’ai tout versé sur les pommes à la fin. À mon avis, c’était pas un problème.
  1. Enfourner 2 heures à 150°C. Les pommes doivent être fondantes. Laisser refroidir, puis égoutter.
  1. Étaler et couper la pâte feuilletée en deux. Sur une moitié, disposez les pommes. Brosser les bords avec du jaune d’œuf battu avec un peu d’eau.
  1. Étaler la deuxième pièce pour qu’elle soit un peu plus grande. C’est une bonne idée car ce sera plus facile de détendre la pâte. Couvrir la pâte avec les pommes, puis pincer pour souder.
  1. Dorer au plus de jaune d’œuf. Couper des fentes diagonales au-dessus. Enfourner à 200-220°C, environ 45 min.

Puis-je me vanter un peu ? Je sais que ces photos sont redondantes, mais à mon avis J’AI GAGNÉ LE DROIT POUR CE MOMENT.

Les nouvelles tristes

Après le deuxième tour, j’ai le cafard. Ça n’a rien à voir avec le gagnant. C’est à cause de l’autre nouvelle qui l’accompagne :

Emmanuel Macron a été réélu ce dimanche 24 avril. Après près de deux ans à la tête du gouvernement, et comme le veut la tradition républicaine, le Pradois Jean Castex devrait remettre sa démission dans les prochains jours.

Franceinfo

J’avoue que je ne connais toujours personne qui partage cet avis. Mais comme je vous ai dit il y a deux semaines, les dessins avec lui en vedette me manqueront. Comme celui-ci :

Voyez-vous-en ? Il ne dit rien, le dessin est à propos de M. Mélenchon, mais c’est le Rodney Dangerfield français qui le rend drôle avec cette grimace-là.

En fait, parce que c’est impossible d’éviter la présidentielle cette semaine, je vais consacrer le reste de ce post à M. le Premier Ministre et son successeur, quel qu’il soit.

Aux États-Unis, ça fait longtemps que les candidats pour la présidence choisissent les vice-présidents. Mais en 1972, un monsieur appelé Endicott Peabody a décidé de lancer une campagne pour être élu vice-président quand-mème. Il y avait une TRÈS bonne blague sur M. Peabody, mais je ne veux pas que vous pensiez que je fais des commentaires partisans sur la politique française. Disons que je pensais à lui quand j’ai lu cette histoire et vu ce dessin :

J’ai envie d’entendre quelques Français essayer de prononcer le nom Endicott Peabody. C’est pas gentil, je sais.

Il y a deux autres nouvelles liées dans ce dessin. D’une part, peut-être que M. le Président choisira une femme pour remplacer M. Castex. D’autre part, l’ancien premier ministre, M. Valls, aimerait apparemment retrouver son ancien poste.

Moi, étant américain, je ne vois aucun conflit. Face à ce problème, on se débrouille tout le temps.

On finit avec la nouvelle parfaite.

Par-FAITE.

Adieu, M. le Premier Ministre.

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

Des souvenirs de la guerre

Aujourd’hui, j’ai quelque chose de spécial pour vous. Il y a longtemps, je vous ai raconté l’histoire des aventures de mon grand-père à la Bataille des Ardennes. Mon frère a récemment trouvé des souvenirs de son service dans l’Armée chez ma grand-mère (qui est disparue depuis 2009).

On commence avec sa plaque d’identité militaire :

Il y a cinq lignes. En premier, on y trouve son nom, Milton A. Panzer. La deuxième ligne, c’est son numéro de série. J’ai essayé de le rechercher dans la base de donnés de l’Armée, mais aucun résultat. La base de données manque beaucoup de dossiers, alors ça ne nous donne pas de raison pour nous inquiéter. Mais je soumettrai une demande pour son formulaire DD-214, l’histoire complète de service dans nos forces armées. La troisième ligne est le nom de sa mère, Esther Panzer, et les deux dernières lignes sont son adresse au cas où il mourrait. Voici la maison, selon Google :

Cette maison est absolument typique de Newark, New Jersey, mais je ne l’ai jamais visitée. Mon grand-père est mort d’une crise cardiaque en 1971. Mes parents ont déménagé en Californie en 1975, et moi, j’ai été délivré par les cigognes en 1976.

Il y avait plusieurs formes d’une médaille dans la boîte avec la plaque d’identité :

La médaille s’appelle le « Good Conduct Medal » (Bon Service), décernée pour « Comportement exemplaire, efficacité et fidélité à l’armée fédérale en service actif ». Elle est présentée en plusieurs formes pour qu’on puisse la porter avec n’importe quel genre d’uniforme.

Et maintenant, le trésor des trésors, quelque chose pour laquelle on aurait dû être là. N’importe quel type aurait pu gagner la médaille en s’asseyant derrière un bureau. Mais on devait capturer celui-ci.

Comme j’aurais aimé entendre l’histoire de ce brassard nazi ! Mais mon grand-père n’est pas seulement mort avant ma naissance, mais selon ma grand-mère, il n’a jamais voulu parler de son temps en Europe. Et honnêtement, c’était une attitude commune parmi les soldats. Je n’ai pas le droit de me plaindre, mais maintenant vous savez autant que moi.

Épisode 6, Le Retour du Jedi

Non, je plaisante — c’est plutôt l’épisode 6 du balado ! (Je ne répèterai pas cette blague — je préférerais être mort que lié aux Derniers Jedi.)

Cette semaine, j’ai une nouvelle blague pour vous, et une belle poignée d’articles :

Bonne écoute !