Archives mensuelles : juin 2022

Le massacre d’Oradour-sur-Glane

Aux États-Unis, quand on apprend les représailles allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale, l’exemple habituel est celui de Lidice dans la République tchèque moderne. Après l’assassinat de un officiel, Reinhard Heydrich — qui l’a mérité, bien sûr — les nazis ont tué presque tous les habitants du village, 340 en total. (Environ 70 femmes et enfants ont survécu les camps.) Mais hier, j’ai appris l’histoire d’un crime encore plus gros (également horrible, pour être clair), le massacre d’Oradour-sur-Glane, où plus de 640 civils ont été assassinés. Aujourd’hui, le 10 juin, est l’anniversaire de ce crime. Ici, je suis les récits de plusieurs articles de Wikipédia, tous liés ici.

Qu’est-ce qui s’est passé ce jour-là ? La veille, le 9 juin, la division SS « Das Reich » a commis un massacre à Tulle, en Corrèze, où ils ont tué 117 civils pour faire des représailles contre le maquis de la région. Puisque les allemands avaient dû répondre au débarquement des Alliés en Normandie, Das Reich a reçu des ordres qui disaient qu’ils devraient rejoindre le front. Mais ces ordres, reçus le 7 juin, disaient aussi qu’ils avaient jusqu’au 11 juin pour conclure leurs opérations avant de s’en aller.

Le commandant de l’un des bataillons de la division Das Reich, un certain Adolf Diekmann était déjà responsable du massacre de Tulle. Le matin du 10 juin, il a eu une réunion avec le général Heinz Lammerding, sous-chef de la Gestapo dans la région ; Joachim Kleist, un officiel de la SS ; et quelques collabos de la Milice. Les historiens ne sont pas d’accord sur ce qui s’est passé pendant cette réunion, mais la décision a été pris de faire un exemple d’Oradour — un village sans réputation pour cacher des résistants.

Diekmann a donné un ordre que les habitants a dû rassembler dans le champ de foire ; pour leur part, les habitants croyaient que c’était un contrôle de routine. Selon les historiens André Desourteaux et Robert Hébras :

M. Compain, le pâtissier, dont le magasin donnait directement sur la place va jusqu’à demander à un soldat allemand s’il peut aller vérifier la cuisson de gâteaux qu’il venait de mettre au four et s’entend répondre, en français, qu’on va s’en occuper.

Donc personne ne soupçonnait ce qui arriverait. Les hommes étaient séparés en groupes d’une trentaine à chacun, six au total, puis les allemands leur ont tiré dessus à mitrailleuse. Selon un survivant, Marcel Darthout :

Lorsque les rafales eurent cessé, les Allemands se sont approchés de nous pour exterminer à bout portant quelques-uns parmi nous.

350 femmes et enfants étaient enfermés dans l’église du village. Les allemands ont explosé l’église mais il y avait toujours des survivants. La SS y ont entré pour tirer sur ceux qui restaient. Il n’y avait qu’une survivante, Marguerite Rouffanche, qui nous raconte :

J’ai fait un saut de plus de trois mètres, puis je me suis enfuie jusqu’au jardin du presbytère. Ayant levé les yeux, je me suis aperçue que j’avais été suivie dans mon escalade par une femme qui, du haut de la fenêtre, me tendait son bébé. Elle se laissa choir près de moi. Les Allemands, alertés par les cris de l’enfant, nous mitraillèrent. Ma compagne et le poupon furent tués. Je fus moi-même blessée en gagnant un jardin voisin.

Les allemands comprenaient exactement à quel point c’était un crime. Selon l’historien Jean-Jacques Fouché :

Le 11, puis le 12 juin, des groupes de SS reviennent à Oradour pour enterrer les cadavres et rendre leur identification impossible, reproduisant une pratique usuelle sur le front de l’Est.

Malheureusement, seulement les collabos ont reçu la justice qu’ils méritaient. En 1951, le général Lammerding a été condamné à mort par un tribunal militaire français, mais le gouvernement n’a pas arrivé à obtenir son extradition. Diekmann est parti à l’enfer le 29 juin pendant la bataille de Normandie.

On termine ce récit avec un court métrage tourné par le journal France Libre Actualités en septembre 1944. Les allemands ont tout détruit. Je ne pourrais jamais rien ajouter ; les images parlent pour eux-mêmes.

Le Trio des Déesses

Aujourd’hui, on fête le lancement du nouvel album de Laurence Manning, bien connue aux lecteurs ici car ce blog n’existerait pas sans son influence. Cette fois-ci, c’est une occasion spéciale (bon, c’est toujours le cas quand il s’agit de la musique de Laurence) parce qu’elle est rejointe par deux collaboratrices pour la première fois. On souhaite la bienvenue à la violoniste Daphnée Sincennes Richard et la violoncelliste Lou Dunand-Vincent. Leur album, « Trio of the Goddesses » (Le trio des déesses) est disponible à partir de maintenant sur la boutique de son site et également sur le site Bandcamp. Avec l’autorisation de Laurence, il y aura en bas quelques petits extraits de l’album. (Pour être clair, j’étais supporter de la campagne Kickstarter qui a payé cet album, mais je n’ai aucun intérêt financier dans son succès.)

©️Laurence Manning Productions

D’abord quelques informations d’arrière-plan. Cet album est un hommage à la musique de la série de jeux vidéo « The Legend of Zelda. » Selon l’histoire de la série, il y a trois déesses — Din, Farore, et Nayru — qui sont chargées de la magie dans le monde d’Hyrule (où la série a lieu). Elles ont créé trois artefacts magiques, les Triforces du Pouvoir, du Courage, et de la Sagesse, et les intrigues se déroulent souvent autour de ces artefacts. Il y a d’autres versions de l’histoire avec seulement une déesse, Hylia, mais laissez tomber — même avec un livre de 276 pages, l’histoire d’Hyrule est bien compliquée. Pour l’instant, ce qui compte est la signification du numéro trois dans cette série et les déesses qui empruntent leurs noms au disque.

Il y a 17 morceaux sur l’album, tous composés originalement par des employés de Nintendo, mais adaptés pour le trio par Laurence. Elle a déjà sorti de nombreux morceaux de cette série en tant que pianiste soliste, mais pour ce disque elle a fait de tous nouveaux enregistrements, même quand elle a revisité certaines chansons. Par exemple, voici sa version originale de « Midna’s Lament » du jeu « Twilight Princess » :

Et voilà la version de la même chanson en trio :

Ce que j’ai toujours apprécié le plus chez Laurence, c’est son sens de ce qui servira la musique, de ce qu’on peut ajouter sans perdre son caractère. Ses arrangements sont toujours très fidèles aux originaux, peu importe à quel point ses compétences dépassent les structures simples des plus vieux morceaux. Voici un clip de la générique originale du tout premier jeu :

En ce cas, le tempo s’est ralenti, mais la musique va mieux avec l’idée d’une cour royale où on rencontrerait une princesse comme Zelda (qui a un destin beaucoup plus lourd que la Princesse Peach des jeux Mario) :

Ici, le trio joue « The Dark World » (Le Monde des Ténèbres) du jeu « A Link to the Past« . Le tempo est un peu plus lente que la version originale. Mais comme je vous ai dit, les arrangements de Laurence servent toujours la musique. Cet endroit dans le jeu est stressant pour le héros, et l’effet est obtenu dans la bande-sonore avec un tempo très rapide car franchement, les instruments synthétisés manquent la sonorité requise. Laurence comprend très bien ce qui est l’essentiel et réussit à obtenir le même effet par la puissance des cordes :

Un vrai régal dans ce disque, un morceau peu connu avant chez moi car j’ai raté « Twilight Princess, » c’est quand Daphnée Sincennes Richard est mise en vedette pour « Orchestra Piece #1 » (version originale). Même si vous ne l’avez jamais entendu, vous serez d’accord que c’est une performance époustouflante :

En résumé, ce disque est un grand tour de la musique de Zelda, où la moitié de la série est représentée, toute jouée à haut niveau. Bien que Laurence fasse toujours ses meilleurs efforts, il y a certaines séries pour lesquelles elle a clairement quelque chose de spécial — surtout Mario, Castlevania, et Zelda. Avec Daphnée et Lou, elle a trouvé une nouvelle formule qui lui servira très bien, j’attends donc avec impatience son prochain album. Disons qu’il y a déjà des indices.

Le numéro législatif

Aujourd’hui était le premier tour des législatives — chez moi. Je veux vous montrer quelque chose ; ne vous inquiétez pas, pas besoin de parler anglais. Ça c’est une brochure que l’État de Californie envoie à tous les électeurs inscrits. On paye 4 200 $ à l’État, puis on a le droit d’y apparaître. C’est votre chance de parler à 22 millions de personnes en Californie.

Le message en bas à droite dit seulement « Faire foutre tous les politiciens ». Sérieusement. C’est probablement le pire gâchis d’un tel message, mais c’est pas le seul qui soit carrément juste pour se faire un peu connu. Valait-il la peine ?

Je pensais encore une fois à cette brochure en lisant ce numéro du Canard. Le cas de Manuel Valls m’étonne vraiment :

Je n’avais aucune idée qu’il était candidat en Espagne pour être maire de Barcelone. Je n’arrive même pas à imaginer une telle chose ici. Ce serait comme si l’un de nos vice-présidents voulait devenir maire de Montréal. Quand on est accro à la politique…

J’ai mis mon grain de sel dans cette histoire sur Twitter. Il semble que le chanteur Michel Sardou a attrapé la maladie « Hollywood », où on menace de quitter le pays si son équipe ne gagne pas les élections. En fait, je me souviens de seulement un acteur qui a gardé sa promesse, Johnny Depp. Quels que ce soient ses problèmes actuels, je respecte qu’il n’a pas juste fait une crise. Mais je ne veux pas que nos célébrités suivent son exemple : vous ne méritez pas d’être envahis par ces cons !

Et voilà, ce que j’ai écrit quand je l’ai lu :

La vache, que je sois une ordure !

Quand j’étais jeune, bien avant le 11 septembre 2001, il y avait toujours une équipe de football américain dont leurs fans devaient être contrôlés dans les stades, de peur qu’ils ne soient armés — les Raiders d’Oakland. Quand ils sont arrivés chez moi, j’ai dû aussi être contrôlé car tous les fans devaient être traités également. Je soutiens donc toujours les forces de l’ordre contre les fans des sports. Mais je ne suis pas sûr que la police aient eu la bonne idée pour le jeu France-Danemark :

Finalement, il reste à savoir qui gagnera en France. Mais selon mes habitudes, je n’ai qu’une question : le gâteau, a-t-il quelle saveur ?

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

Je découvre le Loiret

On continue maintenant le Tour avec le 45, le Loiret. C’est le département le trente-cinquième plus peuplé, et les habitants se nomment loirétains. C’est notre sixième — et dernier — séjour dans le Centre-Val de Loire. Ça me rend bien triste ; j’ai profité de tous ces départements.

Mais pour la première fois, c’est faux de dire que je suis en train de découvrir un département, parce que j’ai en fait déjà visité Orléans l’année dernière. Sinon, pas de chance que je change mon modèle maintenant. Punaise, d’où viennent toutes ces larmes ? On a coupé un oignon sur mon portable ou quoi ?

Alors, on va recommencer à Orléans (1 étoile Michelin, qu’ils aient tort), parce que je doute que je puisse jamais m’y ennuyer. Je dois presque tout ce qui suit à mon ami P., qui m’a guidé dans la ville. Il faudra visiter d’abord la Cathédrale Sainte-Croix (2 étoiles), où les vitraux racontent l’histoire de Jeanne d’Arc, qui a libéré la ville. (Voilà mon histoire avec Jeanne en tant qu’enfant.) Il faut aussi visiter le Musée des Beaux-Arts (2 étoiles), avec une collection de plus de 2 000 peintures, dont des œuvres de Gustave Courbet et Paul Gauguin. Je recommande fortement l’Hôtel Groslot, l’ancienne mairie d’Orléans, dont j’ai beaucoup parlé l’année dernière — ne ratez pas la statue de Jeanne d’Arc à l’extérieur, fait par la princesse Marie d’Orléans. Ne ratez pas aussi la Place du Martroi, le centre de la vie orléanaise.

D’habitude, je ne vous conseille pas de visiter des restos parce que je ne peux pas les visiter, et c’est vraiment une question de goûts. Mais je recommande sans hésitation que vous déjeunez chez La Dariole, le site de l’un de mes repas préférés pendant la meilleure semaine de ma vie. Encore une fois, les oignons se foutent de mes yeux.

On va quitter Orléans maintenant, mais en sortant, on visitera le Parc Floral de la Source (2 étoiles), nommé pour la source de la rivière Loiret. Visitez ses nombreux jardins et sa serre aux papillons, en plus de la source. Arrêtez-vous pour une baguette chez La Flûte du Palais. Puis on continue vers l’ouest pour visiter le Château de Meung-sur-Loire, ancienne résidence des évêques d’Orléans et site du Festival de la Sieste. C’est intéressant pour ses deux façades, une du Moyen-Âge et une de la Renaissance.

À l’est d’Orléans, on visite le Château de Sully-sur-Loire (1 étoile). Ce château construit originalement au XVe siècle abrite une intéressante chambre du roi, construite pour Henri IV, mais jamais utilisé par lui. On continue au nord jusqu’à l’un des Plus Beaux Villages de France, Yèvre-le-Châtel. Ici, il y a les ruines d’une forteresse du XIIIe siècle, et l’Église Saint-Gault, de la même époque, mais avec un vitrail Art-Deco ! On finit à Montargis, la « Venise du Gâtinais », un village si beau que je me souviens que c’était la première chose enregistrée dans mon fichier ! On est là pour une promenade le long du quartier de la pêcherie, dans la photo en bas.

Qui sont les personnages les plus connus du Loiret ? Il faut certainement mettre Jeanne d’Arc en vedette. Le peintre Paul Gauguin y étudiait pendant 7 ans ; le théologien Jean Calvin et l’actrice Marion Cotillard aussi. L’écrivain et héros de guerre Charles Péguy y est né, ainsi que le mathématicien Siméon Poisson et le mathématicien et menteur Pierre de Fermat (il n’y a aucun risque qu’il a découvert la démonstration de son théorème). Peut-être la connexion la plus bizarre de notre tour, Deng Xiaoping, l’ancien secrétaire général du Parti communiste chinois, vivait et travaillait dans une usine à Châlette-sur-Loing pendant une année. Ne doutez jamais que je fais des efforts pour vous montrer la France insolite.

Quoi manger dans le Loiret ? En produits locaux, on y trouve l’andouille de Jargeau — à ne pas confondre avec l’andouillette de Jargeau — ne me regardez pas comme ça, c’est en haut de l’article de Wikipédia ! — une saucisse pleine de tripes, le fromage Olivet (souvent couvert avec du foin ou cendré), le vinaigre d’Orléans, et mon préféré, les praslines de Montargis — voilà la boîte que j’ai reçu de mon ami P. (et le tapis qui vous garantit que cette photo est bien la mienne ) :

En plats principaux, on y trouve la carpe à la Chambord, un plat compliqué cuit avec des truffes, du foie gras, et des écrevisses, et le rata beauceron, un ragoût de pommes de terre, de tomates, de poitrine de porc et d’oignons. En dessert, on trouve aussi le pithiviers, un gâteau très similaire à la galette des rois, et le beugnon, la version régionale des beignets.

Épisode 12

La semaine dernière, j’avoue que j’étais un peu en colère. Plus qu’un peu. Mais je ne pourrais jamais rester en colère contre les Français. On a eu plein de belles choses à discuter cette semaine. Et juste ce matin, un petit bonus est arrivé pour joindre mes plus grandes passions, Indochine et se moquer des fautes d’orthographe :

Nos articles pour cet épisode sont :

En plus, il y avait 3 recettes, dont celles de mon dîner nantais et le colombier de la Pentecôte. Il n’y a qu’une chose qui me plaît plus que quand je trouve des choses que les Français eux-mêmes ne savaient pas sur leur propre pays — mais ça restera mon secret. Disons que je suis très content de l’accueil de cette dernière recette.

Si vous aimez ce balado, abonnez-vous sur Apple, Google Play, Amazon, Spotify, ou encore Stitcher. Bonne écoute !

Le colombier de Gaston Lenôtre

C’est la Pentecôte aujourd’hui et en France une fête veut dire un dessert spécial. ([Mais vous n’êtes pas en France ! — M. Descarottes TAISEZ-VOUS, M. Rillettes-en-attente ! — Moi]). Comme je disais avant d’être interrompu, même à Elbe-en-Irvine, il nous faut le bon dessert. Alors, je vous présente le colombier de la Pentecôte, trouvé dans mon livre de Gaston Lenôtre. Comme toujours avec les recettes des grands chefs, les fautes sont les miennes.

Ce gâteau est appelé « colombier » après l’oiseau, la colombe. Traditionnellement, on y met une fève en forme de colombe, un symbole du Saint-Esprit et de la paix d’après l’histoire de Noé. On écrit souvent « Colombier » ou même la devise « Qui la colombe trouvera, joie et bonheur aura » sur le gâteau, mais vous êtes sur le mauvais blog pour la décoration à niveau expert. Sinon, vous êtes sur le bon blog pour des recettes authentiques. Allons-y !

Les ingrédients pour le colombier :

  • 200 grammes de pâte d’amandes fait maison (ne vous inquiétez pas, c’est facile)
  • 100 grammes d’amandes effilées
  • 3 œufs
  • 30 grammes de farine
  • 60 grammes de beurre fondu à température ambiante
  • Des fruits confits (évitez la pastèque)

Les ingrédients pour la pâte d’amandes :

  • 125 grammes de poudre d’amande
  • 125 grammes de sucre glace
  • 1 blanc d’œuf

Les ingrédients pour le glaçage :

  • 100 grammes de sucre glace
  • 30 ml d’eau froide
  • Quelques gouttes de rhum ou de Cointreau

Il faut d’abord faire la pâte d’amandes. Allez hop !

Les instructions pour la pâte d’amandes :

  1. Dans un grand saladier, mélanger les 3 ingrédients avec une cuillère en bois. Pas besoin d’être parfaitement homogène, mais essaye de tout combiner.
  1. Mettre un tiers dans le bol d’un robot culinaire. Mixer jusqu’à ce que le mélange arrête de changer plus (il y aura de grosses miettes).
  1. Répéter encore deux fois.
  1. Former une boule avec les miettes de pâte d’amandes. À la main, plus de robot.
  1. Cette recette produit un peu plus de 250 grammes de pâte. N’oubliez pas qu’on n’a besoin que de 200 grammes dans la recette suivante.

Vous pouvez utiliser de la pâte fait chez Tricatel industrielle, mais elle sera beaucoup plus dure et il faudra se battre avec le robot pâtissier.

Les instructions pour le colombier :

  1. Bien beurrer un moule à gâteau de 22 cm. Couvrir le fond avec les amandes effilées. Réserver au frigo jusqu’à ce que la pâte soit prête.
  1. Préchauffer votre four à 200°C.
  2. Mettre la pâte d’amandes dans le bol d’un robot pâtissier avec la feuille. Battre à petite vitesse pour la rendre plus molle, puis à vitesse moyenne pendant quelques minutes.
  1. Ajouter un œuf entier et battre pendant 5 minutes. Lire #8 avant de le faire.
  1. Répéter deux fois plus, 15 minutes en total.
  1. Tamiser la farine dans le bol et mélanger avec une maryse.
  1. Ajouter le beurre fondu et mélanger avec une maryse.
  1. Verser la pâte en dessus des amandes. La recette de M. Lenôtre dit que ça devrait remplir 3/4 du moule. Ça suggère qu’il faut battre la pâte avec le fouet au lieu de la feuille pour achever un plus gros volume, et peut-être à grande vitesse. Mais attention au robot. La pâte sera toujours épaisse et on ne veut pas abîmer nos robots.
  1. Saupoudrer avec des fruits confits selon vos goûts. La recette originale dit 200 grammes, mais je l’ai fait selon mes yeux, sans mesurer.
  1. Enfourner pendant 10 minutes. Puis réduire la température à 180°C. Retirer du four après 10 minutes plus, 20 minutes en total.
  2. Mettre sur une grille recouverte à parchemin. Laisser refroidir complètement. (Grille fabriquée en France, bien sûr !)

Les instructions pour le glaçage :

  1. Mélanger tous les ingrédients dans un bol jusqu’à ce que ce soit lisse.
  1. Étaler sur le colombier avec une spatule. Le gâteau va imbiber du glaçage — c’est pas le fondant ici ! — alors ne vous inquiétez pas si ce n’est pas égal partout.
  1. Réserver au frigo pour devenir solide.

Le Capitan

Hier soir, c’était Le Capitan avec Jean Marais et Bourvil, d’une façon la suite spirituelle du Bossu d’André Hunebelle, qui a également réalisé les deux. C’est une histoire toute différente, mais la même formule — un film de cape et d’épée avec Bourvil dans un rôle comique. C’est une bonne formule, et je vous recommande fortement ce film ! Au fait, c’est mon 80e film français.

L’intrigue commence sans délai. Notre héros, François de Capestang, joué par Jean Marais, arrive à un château où un combat se déroule entre deux groupes d’épéistes. On sait rien en ce moment de pourquoi. Mais M. de Capestang rejoint vite le combat. On voit un homme barbu qui tire sur des soldats ; c’est Rinaldo, l’aide du Premier Ministre, Concini, qui nous avons rencontré dans un court « prologue » (un mot en anglais qui veut dire « prologue » ). Juste une fois, pour les nouveaux, j’expliquerai que c’est mon sens de l’humour tout pourri — j’aime faire semblant de ne pas reconnaître quand l’on a emprunté un mot à vous.

M. Capestang est blessé, et un soldat est sur le point de le tuer, mais une femme inconnue tire sur le soldat et sauve la vie de Capestang.

La femme lui aide, puis disparaît. Elle est remplacé par Béatrice, une femme blonde qui s’occupe de ses blessures. Quand Capestang guérit, il demande au gouverneur du province d’aller à Paris pour demander de l’aide à Concini. Il ne sait pas toujours que c’est une mauvaise idée.

Puis on rencontre Cagolin (Bourvil) un baladin qui fait aussi des tours de magie. Il joue dans un spectacle, où il devine une carte choisie par une spectatrice mais est aussi taquiné par son cheval.

Sur la route en dehors de la ville, il est agressé par des brigands, qui lui volent son cheval et sa carrosse. Capestang lui retrouve et les deux continuent ensemble.

Dans une auberge, Capestang revoit la femme qui l’a sauvé, mais elle part avant qu’il puisse apprendre son nom. Sa carrosse est attaquée par d’autres brigands, mais Capestang arrive juste à temps pour la sauver. Elle s’échappe encore une fois sans qu’il apprenne son nom.

Capestang et Cagolin arrivent à Paris, où Concini est en train de faire chanter Béatrice. Capestang lui présente à Concini, qui dit « C’est Capitan qu’il faudrait dire, le Capitan de la comédie italienne au sabre de bois ». C’est insultant. Capestang refuse de servir en tant qu’espion pour Concini, et après une lutte avec les sbires de Concini, il part.

Concini ne connaît pas Cagolin alors Capestang fait un plan pour apprendre où est la femme qui l’a sauvé au début. Les deux font semblant d’attaquer Concini, et Cagolin l’empêche. Cagolin gagne donc une opportunité de jouer au Louvre (toujours un palais, pas un musée). Cagolin rencontre une femme de ménage italienne, joué par Pierrette Bruno, une chanteuse qui travaillait souvent avec Bourvil. Cagolin apprend que Concini a envoyé la femme au Château de Clairfond, une prison.

Ne ratez pas la chanson, Pour se parler d’amour :

La rescousse est dingue. Pendant que Capestang grimpe le château pour trouver la femme, Cagolin joue un peu On a retrouvé la 7e compagnie avec un fil rouge et de la poudre à canon pour faire sauter le pont-levis. C’est une réussite, mais la femme est blessée en s’échappant du château. Au fait, le château est en réalité le Château de Val, dans le Cantal, mais con que je suis, je l’ai mis en Corrèze. Encore une faute de géographie.

Les trois reviennent à Paris pour empêcher un complot de Concini. La reine mère et lui planifient à empoisonner le roi, mais un garde trouve Cagolin avec le vin empoisonné, le boit, et meurt. Il s’avère que la femme mystérieuse, Gisèle d’Angoulême, fait partie d’un autre complot pour mettre le duc d’Angoulême sur le trône.

À la fin, il y a un grand combat entre les soldats de Concini et ceux du duc. Capestang tue Rinaldo, le roi arrive et fait exécuter Concini, et Capestang finit par recevoir la main de Gisèle par ordre du roi. Encore une fois après Le Bossu où je dois regarder Jean Marais, qui ne s’intéressait même pas un peu…laissez tomber. C’est l’un de mes films préférés et je vous le recommande sans question.

Les fichiers du blog

Ce blog donne une fausse impression que je suis bien organisé — il y a toujours des recettes juste à temps pour les fêtes, il y a plusieurs colonnes régulières, et il y a parfois des trucs complètement inconnus qui apparaissent ici. Ça donne peut-être l’idée que je sais faire mes devoirs.

Rien n’est plus loin de la vérité. Presque tous les matins, sauf le mardi quand je sais que le Canard arrivera (ça apparaît à 15h pour moi, minuit en France), je me dis « Punaise, que publierai-je ce soir ? ». Mais je garde deux fichiers qui m’aident à gérer le chaos.

L’un des deux est intitulé « Les Départements ». C’est bien évident que je l’utilise pour le Tour des Départements. Mais ce qu’il contient a bien changé. Voilà une capture d’écran qui ne gâchera rien :

On peut voir que mes recettes sont là, mais aussi des renseignements sur chaque département. C’est pas le cas qu’ils ont tous apparu dans mes articles. Mais quand je lis quelque chose sur n’importe où, je l’ajoute au fichier au cas où j’aimerais la citer. Vous ne pouvez pas la voir, mais il y a une dernière colonne pour me rappeler si j’ai des connaissances qui y habitent.

Alors quand je vous dis que je savais depuis longtemps que je ferais un plat ou autre, c’était déjà enregistré dans mon fichier. La seule chose que j’aimerais changer sur le blog, c’est qu’il n’y a pas assez de noms dans la dernière colonne, pour leur demander des idées.

Mais l’autre fichier, c’est un projet beaucoup plus personnel. Je l’ai récemment partagé avec la personne qui l’a inspiré, alors vous pouvez avoir un aperçu. Très peu après le début du blog, j’ai utilisé l’expression « ça coûte une blinde ». Une amie m’a écrit pour me dire que ça lui a fait rire, à cause d’être inattendu. En fait, je l’ai appris en lisant un groupe ou autre sur Facebook — je ne me souviens plus duquel.

Quelques jours plus tard, j’ai trouvé par hasard la page Facebook d’une prof d’origine française qui habite à Vancouver, Céline’s easy French. Elle publie des posts avec des expressions familières, et quand je les ai lus, je me suis dit « Voilà, j’ai une source ! Si vous pouvez faire rire les vrais français, vous serez sûrement sur la bonne route. » Et ce jour-là, « Des expressions pour faire rire F. » est né. Voici environ 5 % du fichier :

Maintenant, j’ai de nombreuses sources. N’importe quand je vois une telle expression, je la note tout de suite. Mais je n’essaye pas de forcer leur usage. Je dois avoir une raison. Bien que ce soient mes premiers ajouts au fichier, je n’ai pas toujours tous utilisés.

Ces fichiers ont quelque chose en commun — plus qu’une entrée est récente, moins que c’est probable qu’elle soit écrite en anglais. C’est difficile de faire tout ça d’une si grande distance, mais j’essaye de le vivre au maximum tous les jours.

Mon dîner nantais

J’ai eu du mal à décider quoi appeler ce post, vu qu’il n’y a pas de gentilé pour la Loire-Atlantique. Mais bien que notre plat principal soit bien breton, notre dessert est carrément un hommage à Nantes, et surtout à LU. Voilà le sandre au beurre blanc, et le gâteau Napolitain de Laurène Lefèvre. (Mais si je ne l’avais pas déjà publié, j’aurais fait un gâteau nantais.)

Pour le sandre au beurre blanc, j’ai suivi la recette de Cuisine AZ, coupé par deux comme d’habitude. J’ai aussi utilisé du vin Muscadet au lieu de Sancerre parce que c’est le bon vin pour le département, mais les Muscadets disponibles chez moi viennent du Loir-et-Cher, pas vraiment de la Loire-Atlantique. On fait ce qu’on peut. Le sandre n’est pas disponible près de chez moi, mais le sole Pétrale (pas disponible en France) est assez proche. Il y a encore une fois une pénurie d’échalotes ici — je les ai cherché dans plusieurs marchés — alors il n’y en a pas dans mes photos, mais je les ai gardés dans les instructions.

Les ingrédients pour le sandre au beurre blanc :

  • 1/2 sandre
  • 38 + 5 cl de Muscadet
  • 1 belle poignée de petites carottes
  • 1 oignon
  • 1 bouquet garni
  • 1 cuillère à soupe de gros sel
  • 1 cuillère à café de poivre en grains
  • 125 grammes de beurre
  • 50 grammes d’échalotes grises
  • 5 cl de vinaigre de vin blanc
  • 1/4 bouquet de ciboulette
  • Des grains de poivre
  • Du sel et du poivre moulu

Les instructions pour le sandre au beurre blanc :

  1. Dans une poissonnière, faites bouillir pendant 15 min, un litre et un quart d’eau et 38 cl de Muscadet avec les carottes épluchées et coupées en rondelles, l’oignon épluché et émincé, le bouquet garni, le sel et le poivre en grains.

Voilà mon court-bouillon au début de bouillir, au milieu, et à la fin des 15 minutes :

  1. Laissez le court-bouillon refroidir complètement. Rincez le sandre et placez-le dans la poissonnière.
  1. Couvrez et faites cuire pendant 30 min — mais vérifier le poisson fréquemment et utilisez un feu très doux. Quinze minutes avant la fin de la cuisson — vingt minutes si vous n’êtes pas une pieuvre — préparez le beurre blanc et coupez le beurre en petits morceaux.
  1. Epluchez les échalotes, retirez la peau dure et hachez finement les coeurs. Placez ces derniers dans une casserole. Versez le vin et le vinaigre. Faites bouillir doucement jusqu’à ce qu’il ne reste plus que l’équivalent de 1.5-2 c. à soupe de liquide environ.
  1. Placez la casserole dans une autre plus grande, remplie à moitié d’eau à peine frémissante. En fouettant à l’aide d’un fouet à main ou électrique, incorporez le beurre par petits morceaux à la fois. Quand tout le beurre est incorporé, salez et poivrez.
  1. Ajoutez des grains de poivre et la ciboulette émincée. Servez en même temps le sandre et le beurre blanc mousseux. Attention au cuisson — mon poisson était un peu trop cuit. Je l’ai servi avec mon accompagnement préféré, le riz de Camargue.

Le gâteau est un vrai coup de cœur depuis 2 ans. C’est en fait le tout premier dessert de Cook&Record que j’ai fait, en juin 2020. L’aperçu d’un Napolitain en haut de la page ? C’est le mien, plus tard en 2020. Mais pas de produits industriels ici, même si le Napolitain original est un produit bien nantais — sauf les vermicelles, c’est 100 % fait maison. On peut trouver la version originale de Cook&Record sur son site et sur sa chaîne YouTube. (Le texte ici est à moi.) Je suis surpris que je n’en ai pas déjà fait un pour ce blog, mais je veux vous rassurer — je l’ai fait à nouveau pour cet article.

Les ingrédients du gâteau Napolitain :

Pour le gâteau :

  • 4 œufs
  • 200 grammes de sucre roux
  • 200 grammes de beurre
  • 250 grammes de farine
  • 1/2 sachet de levure chimique
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 20 grammes de cacao en poudre

Pour la ganache :

  • 200 grammes de chocolat noir
  • 150 ml de crème liquide entière

Pour le fondant blanc :

  • 75 grammes d’eau
  • 250 grammes de sucre en poudre
  • De l’eau froide

Pour le montage :

  • Des vermicelles au chocolat

Les instructions pour le gâteau :

  1. Dans un grand saladier, mettre les 4 œufs et le sucre roux. Faire blanchir avec une fouette.
  1. Faire fondre le beurre (le micro-ondes suffit), puis l’ajouter au saladier. Fouetter jusqu’à ce que le beurre soit bien incorporé.
  1. Ajouter la farine en deux tranches, et mélanger bien avec la fouette après chacune.
  1. Ajouter 1/2 sachet de levure chimique. Fouetter bien.
  1. Diviser la pâte en trois bols. J’utilise ma balance pour ça — environ 240 grammes de pâte dans chacun.
  2. Dans l’un des bols, mettre 20 grammes de cacao en poudre et mélanger bien. Mettre un 1/2 sachet de sucre vanillé dans chacun des deux autres bols. Mélanger bien aussi.
  1. Beurrer un moule en silicone carré, 18 cm x 18 cm — n’utilisez pas un plus grand moule car il y aura juste assez de pâte pour chacune des couches.
  1. Remplir le moule avec la pâte de l’un des bols et étaler avec une maryse. Enfourner à 180°C pendant 15 minutes.
  1. Répéter avec les prochains deux bols de pâte.
  1. Laisser les trois couches de gâteau refroidir.

Les instructions pour la ganache :

  1. Mettre le chocolat et la crème liquide dans une casserole.
  1. Faire chauffer sur un feu très doux. Remuer jusqu’à ce que vous atteigniez une ganache homogène.

Premier montage :

  1. Étaler la moitié de la ganache sur l’une de couches de gâteau à la vanille avec une spatule. C’est pas important d’être parfait — on va couper les bords plus tard.
  1. Mettre la couche au chocolat au-dessus. Étaler le reste de la ganache sur la couche.
  1. Mettre la dernière couche de gâteau au-dessus. Réserver au frigo pendant la préparation du fondant — la ganache deviendra moins coulante, ce qui vous aidera à la fin.

Les instructions du fondant blanc :

  1. Mettre le sucre en poudre et 75 grammes d’eau dans une casserole.
  1. Faire bouillir sur un feu vif, jusqu’à la température atteint 114°C.
  1. Éteindre le feu et mettre la casserole dans un grand saladier plein d’eau froide. Baisser la température à 75°C.
  1. Mettre le fondant dans le bol d’un robot. Avec la feuille, battre le fondant à vitesse moyenne pendant 10 minutes. ATTENTION — ne faites pas ça trop tard si votre feuille est en métal. Regardez la petite vidéo ici. Vos voisins vont vous adorer si ça se passe la nuit. Moi, je m’en fiche des miens car ils sont des francophobes enragés qui se plaignent quand je joue de la musique d’Indochine.
  1. Ajouter quelques millilitres d’eau au fondant pour le rendre plus fluide.

Montage final :

  1. Sortir le gâteau du frigo. Étaler le fondant au-dessus du gâteau avec une spatule.
  1. Saupoudrer le gâteau avec des vermicelles au chocolat.
  1. Couper soigneusement les bords du gâteau. Attention aux doigts !
  1. Réserver les bords pour le chef. Pas besoin de les jeter, et vous les méritez bien.
  1. Prendre de jolies photos pour partager sur Internet car ce gâteau, il est beau !

Mon habitude méchante

Je dis parfois que je vous adore autant pour vos défauts que vos vertus. Les vertus sont les vôtres, mais les défauts sont en général aussi les miens. Pas celui-ci, mais tous les autres. (Je suis en fait complètement sérieux sur ce sujet.)

Très peu de temps après avoir commencé sur les réseaux sociaux en français, je me suis rendu compte que les Français adorent se corriger mutuellement de la grammaire et de l’orthographe. J’ai pris cette capture d’écran en 2020 ; c’est-à-dire que j’étais au courant :

Inutile de le cacher, même s’il s’agit plus d’une tendance que d’une règle. Je dirais que vous êtes trop gentils avec moi ; c’est vraiment pas nécessaire. Je sais à qui je parle.

De toute façon, il y a un an, j’ai rejoint un groupe privé appelé « Sans l’option Bescherelle ». En photo de couverture, ce groupe a mis une photo gênante :

Source

Mais en fait, c’est faux. Voilà le véritable gros-titre, et un article du Parisien sur le faux :

Source

Ce groupe se moque de tout et n’importe quoi, mais toujours en cachant les identités derrières les captures d’écran. Parfois, les erreurs sont de la façon Internet, où les posts sont presque incompréhensibles :

D’autres fois, c’est de l’ambiguïté malheureuse :

Est-ce qu’ils veulent euthanasier l’enfant ou le chien ? (C’est pas clair si celui-ci est faux.)

Parfois c’est une question d’accord :

Moi, je suis si gêné par mes fautes d’accord que j’ai commencé à me laisser des rappels dans mon calendrier il y a quelques semaines :

Mais souvent, c’est juste méchant. Il y a une faute d’accord ici, mais ça pourrait facilement provenir d’un logiciel plutôt que de la stupidité. La grande majorité des posts sont comme celui-ci :

Pour être clair, je suis aussi coupable que n’importe qui. Au moins je reconnais ce que je suis devenu :