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Parlons en japonais

Je l’ai déjà mentionné quelques fois, mais je suis linguiste. C’est pas à dire traducteur professionnel — je travaille entièrement avec l’anglais — mais à l’université, j’ai dû apprendre une langue européenne et une asiatique. J’ai déjà parlé très bien l’espagnol, mais pendant deux ans, j’ai suivi des cours de japonais. En attendant le départ d’un invité non invité pour faire mon dîner marnais, je vais mettre la table pour quelque chose la semaine prochaine en vous parlant de mes expériences japonaises

Voici le t-shirt d’un camp d’été auquel j’ai assisté pour commencer à apprendre. Ne vous inquiétez pas, je traduirai tout :

Le titre dit « Top 10 de raisons pour étudier le japonais ». Ce qui suit est un bon exemple de ce que l’on appelle le « Japanglish », le franglais de l’Est.

Numéro 10 dit « Benkyō shitakunai » — « Je ne veux pas étudier ». Il n’y a pas de sujet — en japonais, il n’y a pas de personne pour les conjugaisons, seulement le temps. S’il n’y a pas de sujet, on parle de soi-même. Sinon, on dirait « (Nom) wa » pour indiquer qui fait le verbe.

Numéro 9 : « Final Fantasy ga dekiru » — « Être capable de jouer à Final Fantasy ». Le nom du jeu est écrit en katakana, un alphabète que l’on utilise grosso modo pour les mots empruntés aux langues étrangères.

Numéro 8 : « Nihonjin no kanojo ga dekiru » — « Être capable d’avoir une copine japonaise ». Aux États-Unis, tout le monde croit que c’est la seule et unique raison pour laquelle un homme étudie le japonais. Je dirais deux choses : 1) Ce cours est arrivé 3 ans après le lycée, où j’ai demandé de sortir deux fois avec la mémé japonaise sans succès. C’était donc trop tard. 2) Vu qu’il y a presque 2 fois plus de japonais que de français (124 M versus 68 M), si c’est vrai, je suis bien incapable de compter.

Numéro 7 : « Tako to tako no chigai wakaru ». Voici un exemple de la différence entre l’alphabète hiragana et le katakana. Le mot natif « tako » veut dire soit une pieuvre soit du poulpe ; l’autre est l’aliment mexicain. C’est-à-dire « J’oublie la différence entre du poulpe et un taco ». Ça vient de la fois où j’ai mis des sushis, dont de poulpe, dans le frigo, ils ont un peu gelés, et j’ai essayé de régler la situation avec un micro-ondes. N’y mettez jamais du poulpe. Il deviendra extrêmement chaud.

Numéro 6 : « Arubaito o shitakunai », ou « Je ne veux pas travailler ». Arubaito est un emprunt à l’allemand, le mot pour un boulot étant arbeit.

Numéro 5 : « Kurejito ga iru », c’est-à-dire « Avoir du crédit pour le cours ».

Numéro 4 : « Mada paati o shinaide kudasai », une traduction littérale d’une expression en anglais, « Don’t party just yet » (« Faites pas toujours la fête »). Ça vient du jeu vidéo Lylat Wars, où il est dit par ce personnage (la première chose dans la vidéo). Mes copains de classe et moi, nous jouions à ce jeu tous les jours. Encore une fois, « paati » est en katakana, au lieu d’utiliser un mot natif. Je ne sais même pas quel est le mot natif en japonais — c’est exactement comme week-end versus fin de semaine en français.

Numéro 3 : « Wakarimasen ». Ça veut dire « j’ai oublié ».

Numéro 2 : « Eigo no nyusuretaa o kaku no wa jikan mudadzukai » — « Perdre du temps en écrivant un bulletin en anglais ». En tant qu’élèves, nous étions obligés d’écrire un bulletin pour le camp (où on pouvait apprendre plusieurs langues).

Numéro 1 : « So that you can read this t-shirt! » — Ça veut dire « Pour que vous puissiez lire ce t-shirt ! ».

Peut-être que ça vous surprendra, mais je suis également « Justin » en japonais qu’en français. En tant qu’élève d’espagnol, j’ai dû prendre un nom espagnol — je réponds toujours à Diego. Mais en japonais, je suis ジャスティン. On écrirait ça en anglais comme Jyasutein, mais en fait, ils le prononce d’une façon plus proche à l’anglais que vous. (Vu que la prononciation en anglais fait partie de nombreuses blagues nulles, c’est pas une plainte sur la VF.)

Dans la tête, il me reste des traces de cette histoire. En fait, je n’appelle pas ma propre langue « English » dans mes pensées ; elle est « eigo ». Quand je trouve quelque chose d’intéressant, je me dis sous mon souffle « Omoshiroi, ne ? » (Ne chez les japonais marche plus ou moins comme n’est-ce pas.) Si je fais une grosse erreur, je me dis « Yoku dekimashita ! » (Bien fait !).

Malgré tout ça, je n’ai jamais essayé de m’intégrer dans cette société-là de même façon qu’ici. En partie, c’était trop tôt pour écrire un blog comme celui-ci — j’aurais dû écrire tous les logiciels moi-même. Mais aussi, si on n’est pas japonais soi-même, c’est presque impossible. On reste le gaijin (étranger) quoi que l’on fasse. Je ne trouve ce problème nulle part en français, et on parlera plus de pourquoi.

L’art de conserver

Grâce au groupe privé de France with Véro, j’ai appris que le truc peut-être le plus américain a été inventé par un français. Oui, la technologie des boîtes de conserve vient d’un ingénieur français, Nicolas Appert. (Vu que les fromages au lait cru n’existent presque nulle part aux États-Unis, peut-être que j’ai tort, et le truc le plus américain est plutôt la pasteurization. Même combat, on dirait.) Je suis ici largement le récit du lien de Wikipédia.

Bouteille de conserve de M. Appert, Photo par Jpbarbier, CC BY-SA 3.0

M. Appert est né à des parents aubergistes en 1749. Après douze ans de service en tant qu’officier de bouche pour deux nobles — un duc allemand, puis sa veuve française — il est devenu confiseur à Paris. Là, il s’intéressait à des méthodes de conserver les aliments pour de nombreuses raisons, dont éviter la gabelle, un impôt royal sur le sel. Son idée, l’appertisation, était de :

mettre dans des récipients rendus étanches à l’air, puis chauffés pour détruire les micro-organismes pathogènes

Bien sûr, étant développé avant les travaux de Louis Pasteur, personne ne savait pourquoi ce procédé marchait si bien. Tout le monde croyait toujours à la théorie de la génération spontanée, selon laquelle si on laisse reposer un aliment, des mouches et des moisissures apparaîtraient sans aide. C’était l’expérience de Pasteur avec la soupe dans la bouteille à col de cygne en 1861 qui allait enfin montrer qu’il y avait des organismes dans l’air tués par l’appertisation ou la pasteurisation.

Dès 1802, M. Appert opérait la première usine au monde pour fabriquer des conserves. Il faisait des tests sur les navires de la marine française, qui étaient des réussîtes, et il a finit par demander au gouvernement un prix pour ses efforts. Mais le gouvernement lui a offert un choix : soit recevoir un brevet soit un prix seulement s’il donne son invention à l’humanité. Comprenant que les brevets étaient inutiles à l’étranger à l’époque, il a judicieusement choisi le dernier. Alors en 1810, il a publié un livre « L’Art de conserver pendant plusieurs années toutes les substances animales et végétales ».

Malheureusement, comme ce qui arrive à beaucoup d’inventeurs (j’ai 3 brevets ; je sais de quoi je parle), son invention était facile à copier, et des britanniques — n’oubliez pas qu’ils étaient en guerre contre Napoléon à l’époque — ont vite inventé une nouvelle version avec des boîtes en fer-blanc au lieu de verre. Puis il a eu encore plus de chance quand la marine britannique, sous le vice-amiral Nelson, a coulé la grande majorité de ses clients. (Moi, j’étais grand fan de l’amiral Nelson depuis mon enfance, mais c’est facile de retourner la veste si besoin. 😉) Puis les britanniques ont envahi et ont détruit son usine.

Après la fin des Guerres Napoléoniennes, avec l’aide du gouvernement français, il s’est rétabli dans une nouvelle usine à Paris. Là, il faisait des recherches sur « les tablettes de jus de viande et de bouillons de légumes ». Ouais, en plus des boîtes de conserve, il a aussi inventé les cubes de bouillon.

C’est ici où les histoires de notre cuisine et la vôtre séparent vraiment. Les français ont bien réussi à convaincre le monde entier que personne n’utilise pas les boîtes de conserve ni les préparations non plus, que tout est fait maison. Par contre, tout le monde croit également que nous ne mangeons que des trucs en boîte. C’est un mensonge, je dis — en espérant que vous avez tous oublié que la seule recette détaillée pour une « salade » sur ce blog est élaborée complètement des boîtes et d’un sac — de chamallows !

Le dictionnaire franglais-français

Juste avant de partir en vacances, j’ai entendu parler d’un livre avec un titre intéressant. Malheureusement, j’ai déjà oublié où, mais j’ai vite trouvé une copie d’occasion grâce à Amazon.fr. Vu qu’il a été expédié d’un vendeur en France par La Poste, au niveau de service le plus bas, je suis choqué qu’il soit arrivé en une semaine. Voilà :

Je peux vous dire que l’ancien propriétaire n’a guère utilisé le livre — l’état était presque parfait. J’avoue que je l’ai acheté sans vraiment connaître les contenus — avec un tel titre, j’espérais qu’il serait quelque chose de façon « Ciel ! Blake ! Sky ! Mortimer ! ». Mais c’est en fait un vrai dictionnaire. Je laisserai l’éditeur expliquer son propre projet :

Voici un aperçu des contenus :

J’ai des sentiments mitigés sur cet achat. D’un côté, vous savez que j’ai une tendance puriste. Mais ça vient de sentiments compliqués — un désir d’être accepté, une horreur des changements dans l’anglais pendant les dernières années, un manque d’amour pour mes voisins. D’autre côté, je vérifie toujours d’abord soit mon dictionnaire Oxford soit le Collins-Robert en ligne. Ce qui n’arrivera JAMAIS, c’est que je dise « Leur réponse n’est pas suffisamment français ; je réessayerai avec un dictionnaire plus paranoïaque ». Il me manque assez d’heures dans la journée pour de telles choses.

Il y a des cas où je sais que j’aimerais bien l’avis de quelqu’un comme l’auteur. Par exemple, « footing » me dérange depuis longtemps, et l’auteur est bien au courant de pourquoi (il ne veut pas dire son sens en français) :

Mais juste en haut, même page, on voit le problème avec ce livre — malgré ce qui a écrit l’auteur, il n’accepte même pas les emprunts bien établis comme « football ». Bonne chance de lire L’Équipe avec cette attitude !

Je ne sais pas toujours comment — ou combien — j’utiliserai ce livre. Mais je suis content qu’il existe — même si j’ai vraiment pas envie de vérifier des mots où je connais déjà le sens, j’apprécie son esprit.

Le magasin le plus intéressant au monde

Je suis rentré à la maison il y a deux jours, mais c’est juste maintenant que l’on finit notre récit de la Nouvelle-Orléans. Si vous y visitez un jour, il ne faut absolument pas que vous ratiez le magasin d’antiquités M.S. Rau. En général, je ne fais pas ce genre de truc, mais je sais déjà que vous serez d’accord qu’il n’y a rien au monde entier comme celui-ci.

On commence à l’extérieur, leur porte sur la Rue Royale (votre carte dira Royal Street, mais les panneaux sont bilingues). M.S. Rau existe depuis 1912, mais ce n’est pas du tout leur site original ; ils ont bien grandi. La Rue Royale est la maison de nombreux tels magasins, mais rien ne vaut la comparaison.

Il n’y a pas trop dans les vitrines, juste un aperçu de ce qui nous attend. Au fait, en anglais on utilise « soupçon » comme si c’était presque un synonyme d’aperçu pour les quantités, comme pincée.

M.S. Rau n’est pas une bijouterie, mais la moitié du rez-de-chaussée (on dirait 1er étage, alors attention si vous visitez) est consacré aux bijoux. Je ne suis pas expert en bijoux, alors on commencera avec des pièces effrayantes :

Vous la sentiez, bien sûr ? La terreur ? La dernière fois où j’ai acheté un collier de perles pour quelqu’un, quatre mois plus tard cette personne a kidnappé ma fille et a vidé la moitié de l’argent de nos comptes bancaires. (Je vous dirais la pire chose, mais vous ne me croiriez pas.) Les perles sont dangereuses !

Il y a plein d’autres pièces exceptionnelles, mais on ne regardera que trois de plus. D’abord une libellule en or avec 60 carats de diamants (985 000 $) :

Une broche en micromosaïque de 1850, un très bon marché à 19 850 $ :

Et une jolie collection de montres de poche :

On passe aux antiquités. D’abord un tour à bois, avec son placard d’outils, du XIXe siècle. Même si j’ai eu 188 500 $ pour un tel achat, je n’ai aucune compétence de ce genre.

Peut-être que vous aimez les violons, mais n’avez pas le temps pour apprendre à jouer ? Voilà une machine qui peut les jouer toute seule (248 500 $) :

Oh, vous préférez l’accordéon. Pas de problème, voici une machine belge des années 1920s pour ça (168 500 $) :

« Mais Justin », vous me dites, « tout ça est bien au-delà de votre remet. Où sont les trucs français ? » Bonne question ! Peut-être que vous avez entendu parler d’un certain sculpteur français, M. Auguste Bartholdi ? Voilà un de 12 exemples de son œuvre le plus célèbre, coulé en bronze de son modèle en plâtre que l’on peut trouver au Musée des arts et métiers à Paris. Si vous avez 1 250 000 $ sous le canapé, c’est à vous ! (Anne-Élisabeth Lemoine non inclus.)

Peut-être que vous préférez les empires aux démocraties. Pas de problème ! Voilà un portrait de Napoléon avant la Bataille de Moscou, par Joseph Franque, peint en 1812. Ça coûte 885 000 $ :

Hélas, toutes les bonnes choses ont leurs fins, dont l’Empire. Les anglais ont fait faire cette baignoire aux pieds pour l’exil de Napoléon sur Sainte-Hélène, jusqu’au moment où un député a décidé que les lauriers avaient trop l’air de victoire. Vous pouvez l’acheter pour 24 500 $ :

Peut-être que vous êtes comme moi et il n’y a jamais assez d’horloges. Voilà une horloge régulateur de Deshays à Paris du XIXe siècle (248 000 $) :

Aimeriez-vous une plus petite horloge française ? Voilà voilà, une horloge squelette du XVIIIe siècle (48 500 $) :

Mais vous n’allez sûrement pas laisser votre nouvelle horloge squelette rester sur une table aussi quotidienne ? Achetez un bureau plat avec des plaquettes de porcelaine de Sèvres pour l’afficher (78 500 $) :

Je ne suis pas un homme violent. Mais si je me fâchais vraiment sur les perles, j’aurais suggéré que l’on règle le différend avec ces jolis pistolets de duel français de 1830 (39 850 $) :

Désolé si je vous ai fait peur avec ce dernier commentaire. Calmez-vous en écoutant cette boîte à musique des Frères Mermod (128 000 $). Elle joue 6 chansons par cylindre et il y en a trois inclus. Pendant que la musique joue, 4 danseuses et un papillon mécanique dansent pour vous aussi.

On n’est pas finis — passons maintenant aux tableaux ! Voici L’Arc de Triomphe par André Brasilier (228 500 $).

Un dernier œuvre, le 14 juillet à Montmartre par Yvonne Canu (38 500 $). Si j’avais l’argent, il n’en serait pas de question car j’adore le style du pointillisme.

Mais j’ai commencé tout ce parler de la Nouvelle-Orléans avec du parler de pralines. Où sont-elles ? Voilà, les meilleures pralines de la ville, du New Orleans School of Cooking :

Bien sûr, j’en ai apporté une douzaine à la maison :

Miam :

Mais je ne suis pas aussi cruel que ça. Alors plus tard, je vais vous enseigner à préparer exactement ces pralines selon la recette de l’école. Et deux autres desserts de la ville aussi pour « lagniappe », comme on dit en français louisianais. (C’est-à-dire quelque chose en plus.)

La cathédrale Saint-Louis

Au milieu de Jackson Square, la place centrale du Quartier français à la Nouvelle-Orléans, on trouve la cathédrale Saint-Louis. Comme je vous ai dit, c’est la cathédrale la plus vieille de fonctionner (depuis 1794) jusqu’à nos jours aux États-Unis. Aujourd’hui, on va faire le tour de la cathédrale.

On commence par l’entrée, où on trouve un panneau avec les noms de famille des paroissiens au début. Je me demande si ça raconte une histoire d’une région française, car la majorité de mes connaissances vivent au nord de la France, et je ne connais personnellement personne avec aucun de ces noms. (Bon, mon ancienne physiothérapeute s’appelait LeVasseur, mais elle est née ici.) Il y a le joueur de hockey Patrice Bergeron et le chef Amaury Guichon, mais je doute que l’on se rencontre.

En entrant le narthex, il y a deux statues de saints. Peut-être que vous avez déjà deviné qui.

Oui, c’est Saint-Louis lui-même. Et à son côté, Sainte-Jeanne-d’Arc :

Notez bien la plaquette au-dessous de cette dernière statue — celle de Saint-Louis est en anglais.

En haut des statues, on trouve l’orgue :

Voici l’intérieur :

Il y a de nombreuses fresques au plafond, mais je vous en montrerai seulement une, sur le thème de l’Agnus Dei.

Maintenant, on va traverser le chemin de croix aux côtés. Remarquez la langue, s’il vous plaît.

Entre les étapes du chemin de croix, il y a des vitraux qui racontent la vie de Saint-Louis :

Aux côtés de l’autel, il y a deux petites chapelles, mais pas un vrai transept. À gauche, il y en a une consacrée à la Sainte-Vierge :

Il y a un petit panneau à droite. Je veux que vous le lisiez :

La chapelle à droite est consacrée à Saint-Joseph et l’Enfant Jésus. On peut la voir derrière le pupitre. (Corrigez-moi si j’ai utilisé le mauvais mot — j’ai l’impression que le truc en bois a un autre nom, mais j’ai utilisé le mot le plus proche à « pulpit » en anglais.)

Et voilà l’autel :

Demain, on visitera notre dernier endroit à la Nouvelle-Orléans. Je vous promets que ce sera une finale spectaculaire.

Les fantômes de la Nouvelle-Orléans

Plus tard aujourd’hui, le nombre de visiteurs ici dépassera le total pour toute l’année 2021. Je vous remercie. Nous sommes presque finis avec la Nouvelle-Orléans, mais je vous promets, il y aura plusieurs recettes pendant le mois prochain.

Dimanche, on a visité le cimetière « Saint-Louis No. 1 », établi en 1789. PAS D’EXCUSES — vous pouvez lire les inscriptions sur les pierres tombales. Vous remarquerez qu’après le XVIIIe siècle, les noms sur les pierres commencent à changer. La langue des inscriptions aussi. Voici l’entrée :

Mais d’abord, je vais vous expliquer les traditions uniques des enterrements locaux. Comme on trouverait dans les cimetières français, il y a beaucoup de tombes élaborées. Mais à la Nouvelle-Orléans, même quand les corps ne sont pas incinérés — et ça n’arrivait jamais chez les catholiques avant le XXe siècle — la météo garantit que ça arrivera assez vite. En fait, on peut garantir que les corps se décomposeront complètement après un été entier. À cause de ce fait, les habitants ont créé un système pour réutiliser les tombes. Voici la première que l’on voit en entrant :

Remarquez le tout petit trou en haut de l’inscription. C’est en fait un trou de serrure. Avec la clé, on peut enlever la pierre tombale, et on trouvera deux étagères derrière. Chacune peut tenir un cercueil. On met le nouveau décédé dans le cercueil en haut, et vide le cercueil en bas. Puis on met le squelette du cercueil en bas dans un sac et le pousse vers l’arrière. (On enlève le cercueil en bas après, et ne le réutilise plus.) Il tombera dans un trou sous la pierre tombale, le caveau. Avec ce système, une tombe peut accueillir des centaines de squelettes. Mais la loi insiste que le cercueil en haut y reste pour au moins un an plus un jour. Si un membre de la famille meurt avant la fin de cette période ? Voilà la solution :

Les murs du cimetière ont de nombreuses étagères qui peuvent accueillir d’autres cercueils ! La même règle concernant le temps s’applique. Alors, voilà des tombes intéressantes.

D’abord, celle de l’acteur Nicolas Cage. « Mais Justin, » vous me dites « il n’est pas encore mort ! » C’est juste pour sa carrière en ce moment. Non, mais sérieusement, c’est à lui car il n’est apparemment pas trop tôt pour planifier.

Celle-ci à côté de M. Cage a attiré mon attention. Rappelez-vous de ce que j’ai dit sur la langue à travers le temps. Les parents sont nés et décédés ; leurs enfants et leur gendre sont « born » et « died ».

La « reine du vaudou », Marie Laveau, y est enterrée. Selon notre guide, on n’a vraiment pas besoin de pouvoirs de divination quand on est coiffeuse et entend déjà tous les potins de la ville. Mais la réputation aide à vendre des bibelots « magiques ».

Il y a des tombes de sociétés funéraires, avec beaucoup d’étagères. Voilà celle des portugais :

Un panneau qui vous intéressera sûrement, qui parle d’un général français (à plus haute résolution si vous voulez la amplifier) :

Finalement, puisque c’est difficile d’être sûr qui est enterré où dans les murs, il y a de nombreux panneaux comme celui-ci, qui parle d’une certaine Suzanne Douvillier, née à Dole (dans le Jura), la première chorégraphe aux États-Unis — et réputée d’y être enterrée.

Plus tard, on a pris un tour du Quartier français avec des histoires de meurtres et de fantômes. Honnêtement, il ne faut pas croire à beaucoup de ces histoires, autant à cause du fait qu’ils changent à chaque fois qu’à cause d’être surnaturelles. Par exemple, on entendrait parler dans le Garden District d’une clôture en forme de maïs et de blé, censé être arrivé en 1859. Mais dans le Quartier français, on entendra parler du même genre de clôture, cette fois censé être arrivé en 1829. Voilà la version dans le Quartier français :

Mais je vous raconterai brièvement l’histoire de Delphine Lalaurie, la tueuse en série de la Nouvelle-Orléans. À l’âge de 13 ans, elle s’est mariée avec un espagnol, un M. Lopez, et ils sont partis en Espagne. Mais elle revient seule en tant que veuve à l’âge de 18 ans, son mari étant mort à Havana pendant le retour.

En 1808, elle s’est remariée avec Jean Blanque, un avocat. Ils ont eu 4 enfants en 8 ans, puis son époux est aussi mort.

En 1825, elle s’est mariée une troisième fois avec le Docteur Louis Lalaurie. Elle acheta une maison sur la Rue Royale, où elle vivait en 1834 quand il y avait un incendie pendant une fête chez elle. Jusqu’à ce moment, elle avait une très mauvaise réputation pour le mauvais traitement de ses esclaves — c’était toujours illégal de les fouetter en Louisiane, et 12 esclaves sont morts chez elle pendant cette période-là. Quand les pompiers sont entrés au deuxième étage de sa maison, ils ont trouvé 7 esclaves enfermés dans une chambre, tous très malades et gravement blessés.

Une foule a entendu parler des découvertes des pompiers et est arrivée pour lui rendre la justice façon frontière. Mais elle s’est échappée par bateau à Paris où elle est morte. Sa maison a été détruite par la foule, et une nouvelle maison a été construite sur le site en 1838. Elle existe toujours — voilà la photo suivante — et est réputée d’être hantée par les âmes des esclaves assassinés.

Le Garden District et le musée de Mardi Gras

Aujourd’hui, on est allé dans le Garden District de la Nouvelle-Orléans. On pourrait traduire le nom comme Quartier des Jardins, mais il me semble que sur les sites francophones qui parlent de la Nouvelle-Orléans, ils utilisent tous le nom en anglais, alors je suivrai cette pratique. Et on verra que ce nom est plutôt historique, pas descriptif. Mais il reste l’autre partie de la ville la plus importante en dehors du Quartier français à cause de son architecture.

On a commencé en dehors d’un petit centre commercial, The Rink, avec une librairie charmante. Je sais que certains d’entre vous y auraient été rester scotchés. C’était plein de livres sur la ville, en plus des choix plus quotidiens.

Notre guide, un M. Robichaux, nous a mené autour du Garden District, et notre premier arrêt était la maison du Colonel Short, construit en 1859. M. le Colonel n’a jamais servi dans l’armée. Vous connaissez sûrement KFC, ce qui veut dire « Kentucky Fried Chicken. » Le fondateur, le Colonel Harland Sanders, n’a jamais servi non plus. L’état de Kentucky décerne le titre de « Kentucky Colonel » pour des citoyens exceptionnels. C’est un honneur, mais pas de genre militaire. De toute façon, cette maison est remarquable pour sa clôture de maïs et de blé (en fer), qui était très chère à l’époque. Remarquez surtout le panier de fruits sur le coin — il y a plusieurs exemples de cette clôture à la Nouvelle-Orléans, mais cette copie est la seule avec le panier.

Je pense toujours à vous tous n’importe où je vais, alors j’ai dû prendre des photos de cette maison. Le drapeau est un indice à l’identité du propriétaire.

L’UE, sérieusement ? Non, c’est la maison du consul de France. Ouais, j’étais à la frontière française aujourd’hui (car légalement, ces maisons font partie de leurs pays) ! Disons que j’ai battu mon propre record de cette année pour la visite la plus courte au pays. (Je plaisante, mais ça fait mal au cœur.) Voilà quelques panneaux affichés sur leur clôture — bilingues, bien sûr. La résolution est plus haute que d’habitude au cas où vous aimeriez les lire.

Connaissez-vous la série American Horror Story ? On l’a tous regardée sur Ciné+ Frisson, n’est-ce pas ? (Il le dit comme s’il ne vient pas de le vérifier sur Wikipédia.) La saison 3 a été tournée dans le Garden District ; voici « Miss Robichaux’s Academy » :

Finalement, je sais que certains d’entre vous sont de grands fans des contes de vampires, alors vous connaissez certainement l’autrice Howard Allen O’Brien, dite Anne Rice. Non, je ne vous déconne pas avec notre perplexité typique sur les genres — ses parents lui ont vraiment donné des prénoms masculins. Peut-être que vous avez entendu parler qu’elle vivait dans une maison avec des crânes sur la clôture. Voilà :

Mais en fait, ce ne sont pas de crânes — ce sont des rosiers ! Au moins c’est ce qui dit le guide. Moi, je dirais plutôt que ce sont des crânes.

Peut-être que vous êtes-vous dit « Mais où étaient les jardins ? ». En fait, les jardins n’existent plus car ils étaient là juste pour masquer l’odeur d’un abattoir. Après la fermeture de l’abattoir, plus de maisons ont été construites sur les vieilles places des jardins. Tout ce qui reste de l’époque est un nom pittoresque.

Dans l’après-midi, on a visité « Mardi Gras World, » l’usine et entrepôt d’où vient les chars des parades de Mardi Gras.

C’est une famille et ses employés qui fabriquent plus de 500 chars toutes les années. Le processus est tellement impressionnant. D’abord, un artiste dessin une esquisse. Puis elle est projeté sur un gros morceau de polystyrène. Ils coupent plusieurs copies de l’esquisse en polystyrène puis les collent ensemble pour faire un modèle.

Le modèle est sculpté avec des couteaux, puis il est balayé par des lasers. Ça permet de créer un modèle tridimensionnel dans un logiciel qui contrôle une fraiseuse CMC pour produire des versions beaucoup plus grosses en polystyrène ou en fibre de verre.

Après avoir été recouverts de papier mâché, les modèles sont peints. Au lieu de vous montrer toutes ces étapes — car on n’a pas pu toutes les voir — je vais vous montrer des exemples de produits finis.

On peut voir que certains modèles sont planifiés pour des chars beaucoup plus compliqués.

Encore une fois, pas de repas Cajun ce soir. Mais il nous reste deux jours d’aventures ici, alors qui sait ce qui nous arrivera ?

Tous à bord !

Aujourd’hui, on a pris une croisière du Mississippi, sur ce que l’on appelle un « paddle wheel steamer » (un bateau à vapeur). Ce genre de bateau était le moyen de transport le plus commun le long du fleuve pendant le XIXe siècle. (Voilà, un peu d’histoire avant la SGM de notre côté, finalement.) Pensez à des documentaires comme Tom Sawyer — après tout, le nom de plume « Mark Twain » voulait dire 2 mètres de profondeur, de l’eau assez profonde pour exactement ce genre de bateau.

J’ai tourné une courte vidéo de la roue à aubes (paddle wheel) pour que vous puissiez voir comment le bateau se propulse.

Dès que l’on part du quai, il y a une très bonne vue de Jackson Square, la place centrale du Quartier français. Le grand bâtiment est la Cathédrale Saint-Louis, la plus vieille à fonctionner jusqu’à nos jours aux États-Unis.

Juste après, on voit le « French Market » (Marché français), auquel on va revenir après la croisière. C’est le bâtiment bas juste derrière la levée, pas le grand bâtiment rouge.

La Louisiane est très connue pour la canne à sucre, et on peut voir l’usine Domino du fleuve. Mais avant que vous ne pensiez que je suis rentré à la maison, mon sucre est toujours de la marque C&H (qui veut dire Californie et Hawaï). C’est le seul que j’accepte !

Après avoir débarqué, on a marché vers le French Market. Franchement, il n’y a qu’un magasin qui compte là-bas — mais il est le plus important de toute la Nouvelle-Orléans. On est là pour Café du Monde, LA maison des beignets aux États-Unis.

Si je volerais peut-être pour le nougat de Montélimar, je volerais absolument pour des beignets et du café à la chicorée et au lait. Moi, étant béotien, je le prends glacé, comme si c’était un truc de Starbucks. Mais je ne ferai pas d’excuses — je n’aime pas les boissons chaudes, c’est donc celle-ci ou rien.

Au fait, je ne comprends pas du tout quand on dit « du monde » versus « au monde ». Je suis donc sûr que je fais de nombreuses erreurs avec ces expressions, mais personne ne me le dit jamais. Aidez-moi, s’il vous plaît !

Un renseignement sur le « Marché ». Je ne peux pas trouver des sources faisant autorité, mais je parierais tout et n’importe quoi que les français du XIXe siècle le connaissaient sous le nom « Les Halles ». Comment ? Regardez soigneusement le plus petit de ces deux panneaux — il dit « Halle des Boucheries, Built 1813, Restored 1975 ».

Mais j’ai quelque chose de spécial pour vous maintenant. Cette femme à cheval juste après le marché, qui est-elle ?

Peut-être que je devrais vous la montrer en face.

L’inscription dit en anglais « Joan of Arc, Maid of Orleans, 1412-1431, A gift from the people of France to the citizens of New Orleans » ; c’est-à-dire « Jeanne d’Arc, Pucelle d’Orléans, 1412-1431, Un cadeau du peuple français aux citoyens de la Nouvelle-Orléans ». Il y a de nombreuses plaquettes autour de la statue :

Une dernière plaquette indique que la statue a été érigée en 1972 :

Désolé, mais pas de repas Cajun pour vous montrer cette fois-ci. Ma fille avait eu assez de ce genre de cuisine, et on a mangé des pizzas ce soir. Il faut faire des sacrifices quand on a des enfants !

Laissez les alligators rouler

Peut-être que la caractéristique géographique la plus connue de la Nouvelle-Orléans est le marais, appelé le bayou, et les habitants des marais les plus connus sont les alligators. Aujourd’hui, on a navigué les eaux du fleuve Mississippi pour visiter les alligators.

Voici notre port d’embarquement :

Au-dedans le bâtiment, il y a un alligator albinos. Ce monsieur a 18 ans, mais ne peut pas survivre dans la nature, car le soleil est trop dangereux. Moi, je ne pourrais jamais prendre soin d’un alligator.

Le Mississippi est le deuxième plus grand fleuve des États-Unis — la différence entre le Missouri et le Mississippi étant moins de deux kilomètres ! — et le débit moyen est entre 5-15x celui du Loire, le plus long fleuve entièrement en France. Il coule vite, et c’est pour ça qu’il reste un moyen de transport très important.

Mais près du Golfe de Mexique, autour de la Nouvelle-Orléans, il y a une grande zone d’eau stagnante, ce que l’on appelle le bayou. Dans le bayou, on trouve les alligators, estimés pour leur viande — une spécialité Cajun — et leur cuir. (On a déjà parlé de la francophobie californienne, où mon état a essayé d’interdire ce cuir.) En fait, les alligators ainsi utilisés sont élevés dans des fermes.

Vos yeux ne vous trompent pas — on utilise des chamallows pour attirer les alligators !

Le soir, on a visité Preservation Hall pour un concert de jazz. Prendre des photos pendant la performance est interdite, mais les musiciens aujourd’hui étaient des légendes modernes — dont la trompette Wendell Brunious et le batteur Shannon Powell.

Ils ont joué 5 chansons pour nous — dans la musique jazz de la Nouvelle-Orléans, une chanson dure longtemps car chacun des musiciens a l’opportunité pour un solo — dont « When the Saints Go Marching In, » sans doute la chanson la plus célèbre de la ville. Voici une performance avec M. Brunious en tant que chanteur, qu’il a fait pour nous.

On a fini par dîner chez Galatoire’s, fondé par l’immigrant français Jean Galatoire, de Pardies dans les Pyrénées-Atlantiques. Je ne vais pas vous mentir, je préfère La Couronne à Rouen, avec six fois l’histoire (1345 versus 1905), mais celui-ci était le resto préféré de ma grand-mère, et je suis arrivé à le partager avec ma fille, alors c’est notre tradition.

Pour ma part, j’ai commandé le crabe au gratin, les pommes de terre façon Brabant (au beurre à l’ail, une spécialité locale), et la tarte aux noix de pécan.

Il y avait aussi plus de beignets aujourd’hui, mais demain je vais vous les montrer au café le plus célèbre de la Nouvelle-Orléans, alors il vous faut patienter un peu. Mais je vous promets, ils sont les meilleurs beignets au monde.

Le musée de la Guerre

Ce que vous arrive en ce moment :

Vous : Finalement, une semaine sans la SGM chez Un Coup de Foudre !

Moi : Pas si vite, les amis !

Ouais, aujourd’hui on a visité le Musée national de la Seconde Guerre mondiale, que l’on trouve dans le Quartier des Entrepôts (Warehouse District). Votre récompense à la fin du post sera un dîner au meilleur restaurant de la Nouvelle-Orléans, le temple de la gastronomie Cajun (Français de la Louisiane), Commander’s Palace. Je précise : un dîner que j’ai mangé. Mais au moins vous pouvez le voir.

Nous avons dû prendre le petit-déjeuner avant de partir. Seulement dans la Nouvelle-Orléans , on trouvera des beignets au lieu des donuts :

On commence à l’extérieur du musée :

Il y a quelque chose de spécial quand on y arrive — trois morceaux du VRAI Mur de l’Atlantique. On n’est plus dans le film de Bourvil, même si je me suis dit sous mon souffle « Il manque un ‘s’, là » :

Il y a une salle avec de nombreux avions et véhicules, dont le célèbre Jeep :

Dans cette salle on peut voir une partie d’un bombardier B-24, décoré selon le style de l’époque. Ma fille était scandalisée, mais quand on considère les risques…disons que je suis reconnaissant que nos officiers et nos hommes politiques ont choisi de se battre contre les Allemands, pas leurs soldats.

Après cette exposition, nous avons regardé un film, « Beyond All Boundaries, » qui raconte pendant 45 minutes l’histoire de la guerre. C’est un spectacle très impressionnant, avec de nombreuses citations de lettres et de discours. J’ai pas de photos, et j’ai pas trouvé des traductions en français, mais je le recommande fortement quand même. Voilà un petit aperçu :

On ne passera que brièvement par l’exposition de la guerre en Asie, pas à cause de ne pas être intéressant, mais parce que sinon ce post sera beaucoup trop long. Il y a une reconstitution de l’environnement que l’on aurait trouvé à Saïpan ou à Guadalcanal. On y trouve aussi un M-2 lance-flammes, l’une des armes les plus horrifiantes de l’époque.

On passe à la guerre en Europe. Voici des souvenirs français près de l’entrée :

Je veux attirer votre attention à deux objets à gauche. Le livret bleu est un guide à la langue française, duquel j’ai écrit l’année dernière. Au-dessus, il y a un message du général Eisenhower en français, publié à l’époque dans les journaux.

Voici une boîte à outils chirurgicaux utilisé en France à l’époque :

Puis il y a une machine à écrire utilisée par une résistante, Marie Lévi-Ménard, pour recevoir des diffusions de la BBC et les transcrire pour les Français en Normandie.

Voici une ceinture de soie présentée par des bretons au lieutenant Cecil Ellzey le 25 septembre 1944. Selon la plaque, à l’envers est écrite « Vive La Grande Libération » :

Et voici un drapeau américain fait par des Français pour fêter la libération. Il n’y a que 48 étoiles car l’Alaska et Hawaï n’étaient pas toujours des états à l’époque.

Je suis toujours corniaud pour un drapeau nazi capturé. Celui-ci est signé par les soldats qui l’ont capturé; j’ai pris une photo très proche pour que vous puissiez voir les signatures.

On finit le musée avec peut-être notre affiche la plus célèbre. Je sais que vous n’êtes pas tous de grands fans de l’Oncle Sam, mais cette image a recruté plus d’un million de soldats.

On passe maintenant à Commander’s Palace, depuis 1893 le meilleur restaurant Cajun au monde entier. Il appartient à la famille Brennan, les propriétaires de nombreux restos à la Nouvelle-Orleans, depuis les années 70s, et on parlera plus d’eux plus tard.

Il y a deux étages ; on a dîné à la deuxième. Désolé pour l’autoportrait de la gueule, mais c’est mon blog et je peux faire ça :

Peut-être les deux techniques les plus importantes dans la cuisine cajun sont les viandes noircies et les croûtes de noix de pécan. J’ai eu le poisson du Golfe à la croûte de noix de pécan, et en dessert, le soufflé au pain perdu avec de la sauce au whiskey. C’est le MUST de la Nouvelle-Orléans.