Notre série d’interviews, 5 Minutes Avec, continue avec Sév et Oth du blog Blogosth. Je me suis rendu un peu fou cette semaine afin d’être prêt à publier le « Je découvre » pour aller avec, mais il valait la peine — ces deux sont super sympas, et vous pouvez voir à quel point leurs nombreuses balades autour de Strasbourg m’ont influencé.
Si vous vous intéressez à être invité, voici les infos, avec les règles et comment me contacter. Les interviews prennent moins de 10 minutes à chaque fois. Au moment de publication, je cherche toujours un invité pour le prochain épisode. (J’aime toujours avoir le prochain déjà enregistré le temps que chacun soit diffusé.)
Je viens d’écrire sur des arnaques sur Instagram, alors il fallait que ça m’arrive le lendemain :
Bon, cette personne a certainement eu mon attention ! J’allais lui demander en mariage, en pensant que « Nordine » a dû être une femme, d’après Amandine ou Blandine, mais ensuite j’ai magnifié la photo. Oups ! Politologue me dit que je me suis gravement trompé ; c’est un prénom masculin seulement. Qu’un jour je trouve quelqu’un qui aime ma cuisine à ce point et s’intéresse à moi, le rêve impossible. (Si vous imaginez que cette situation existait avant mon divorce, vous vous trompez gravement. Surtout sur la cuisine, en fait.)
Notre blague de la semaine traite d’un asile psychiatrique ([C’est-à-dire chez lui — Mon ex]). Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :
On finit notre séjour catalan avec un dessert bien catalan. Aimez-vous la crème brûlée ? Voilà, la crème catalane est très proche, mais se prépare comme une crème pâtissière, nettement plus facile. (On peut la cliquer pour version haute résolution.)
Comme disait un panneau dans le resto bien manqué, Jerry’s Famous Deli, « Alors, recommencez votre régime à partir de lundi…encore ». (C’était en haut de leur carte de desserts, avec le meilleur gâteau dit « German chocolate » que j’aie eu. Un jour, je vous en préparerai un.) Allons faire ce bon dessert ni cher ni difficile !
J’allais publier cet article demain, mais il y avait un accident en cuisine ce soir. Un accident délicieux pour être clair, mais il a gâché les dernières photos de mon dessert catalan, alors je le referai demain. C’est quand même facile. Au lieu de ça, on va parler d’un sujet de plus en plus déroutant ces derniers jours, des arnaques sur Instagram.
Avez-vous entendu parler d’une entreprise appelée Shein ? Non, car vous avez tous plus de 20 ans. C’était donc des nouvelles chez moi quand je commençais tout à coup de recevoir des « tags » sur Instagram comme ça, qui promettent que j’ai gagné une carte cadeau :
Hyper-gentil de leur part — bien bilingue, hein ? Il s’avère que Shein est fournisseur de vêtements de la plus basse qualité, mais qui changent de style presque quotidiennement, une sorte de Zara moins le sens d’éthique (lien en anglais). Hahaha, je me tue, Zara est déjà l’une des entreprises les moins éthiques au monde entier ! Mais au moins on ne trouve pas de cette arnaque chez Zara.
Ces tags viennent des comptes de la plus haute réputation, bien sûr :
Je me suis demandé si j’étais juste chanceux, mais une recherche sur Google m’a vite appris que c’est un problème partout. Plus tôt cette semaine, le journal Daily Mail du Royaume-Uni a publié un article sur ce sujet, où Shein a nié — pour l’énième fois — qu’ils ont responsables. Menteurs. Ça arrive apparemment encore et encore chez eux, mais pas chez leurs concurrents. Et même leurs ventes légitimes sont par des moyens similaires, avec des influenceurs payés pour exactement ce genre de chose. Cette même arnaque est apparemment aussi connue dans la presse francophone , ainsi qu’une autre qui promet de vous payer pour devenir « ambassadeur ».
En même temps, je commence aussi à recevoir des messages de mes vieux amis, les brouteurs. Mais ceux d’Instagram me semblent un peu plus intelligents ! Voici une conversation d’il y a des jours :
Dentiste ! C’est pas le « travail » typique de ces gens, des fleuristes et coiffeuses habituellement (pas dans la vraie vie, bien sûr). Je n’ai rien soupçonné quand cette personne s’est abonnée à mon compte, parce qu’« elle » a de vraies photos de travail en tant que dentiste. Rien de scandaleux. Je pensais « Voilà, peut-être qu’elle suit des pâtissiers pour voir qui est responsable de lui fournir de nouveaux clients ! ». Mais dès que l’on dit « Comment allez-vous ? » sur Internet, c’est presque certainement un escroc. L’indice certain, c’est quand ils disent « t’es beau », car je n’ai jamais entendu ça dans la vraie vie, même avant de perdre la plupart des cheveux. La flatterie ne mène nulle part chez moi.
Mais j’ai dit que ces brouteurs sont plus intelligents que d’autres. Comment ça ? Lisez la fin de la conversation. Je n’ai rien coupé. Dès que j’ai dit que je trouve pas mal d’arnaques dans ce genre de conversation, monsieur a arrêté de me parler ! (J’ai fini par le bloquer quand même.)
Je n’ai pas les compétences d’un génie comme Méta-Brouteur, mais il m’amuse de temps en temps de vérifier que j’ai toujours raison et peux détecter les arnaques. Faites attention, Instagram n’est pas plus sûr que le reste d’Internet !
On continue maintenant le Tour avec le 67, le Bas-Rhin. C’est le département le dix-neuvième plus peuplé, et les habitants se nomment marchands de Noël bas-rhinois. C’est notre huitième séjour dans le Grand Est et premier depuis le 57, la Moselle.
Avant de me lancer dans la balade, je pause pour noter que de nombreuses personnes m’ont donné des conseils pour cet article. L’entrée dans mon fichier a dépassé celle des Pyrénées-Atlantiques il y a deux semaines pour être classée la plus longue parmi les départements. Je remercie encore mes amis de Twitter, Homer et ytrezaa, ainsi que Sév et Oth de Blogosth, et j’espère que ce qui suit sera à la hauteur de leur aide. Vais-je rompre toutes mes règles habituelles (12 photos, moins de 1 000 mots) pour tout utiliser ? Oh, hell yes Bien sûr. (Si vous vous demandez où est le dessert catalan, à demain ; je voulais publier celui-ci un jour de semaine.)
On commence donc à Strasbourg, la préfecture. C’est la faute de la SNCF, qui hante mes rêves depuis 2021 avec cette photo dans mes courriels :
Mais ce n’est pas notre quartier au début. On va suivre les traces de l’équipe Blogosth et commencer au Wacken. C’est ici où on trouve la siège du Conseil de l’Europe, le Palais d’Europe (1 étoile Michelin) avec « l’hémicycle le plus vaste d’Europe ». ainsi que le Parlamentarium Simone Veil. Mais je ne voyage pas 9 000 km pour des hommes politiques, alors on passe au 2e Vitaboucle de Blogosth, et se promène vers le Parc de l’Orangerie (1 étoile) pour voir le lac et sa cascade, ainsi que de nombreuses cigognes.
Puis on va passer par l’Université de Strasbourg et tourner vers la Cité ancienne (3 étoiles). Je ne fais pas souvent des liens vers Instagram ici, mais cette photo du Quai Saint-Nicolas m’a attrapé dans ses griffes il y a des mois :
Ici, on trouve le Musée alsacien (2 étoiles), l’un d’entre une douzaine de musées de la ville. Ici, dans trois maisons à pans de bois du XVIIe siècle, on trouve des collections de vêtements, de meubles, et d’autres objets quotidiens alsaciens des 4 derniers siècles. Puis on croise le Pont Saint-Nicolas et tourne à droite pour visiter le Palais Rohan (1 étoile), qui abrite trois musées exceptionnels, des Arts décoratifs (2 étoiles), de Beaux-Arts (2 étoiles), et de l’Archéologie (2 étoiles). Mais on est très proche au joyau de Strasbourg, la Cathédrale Notre-Dame (3 étoiles), largement du XIIe siècle, avec une horloge astronomique et ses automates, de la Renaissance, ainsi qu’une flèche gothique de 142 m — la moitié de la Tour Eiffel, mais un millénaire plus tôt ! Lié à la cathédrale est le Musée de l’Œuvre-Notre-Dame (2 étoiles), avec des trésors qui n’en font plus partie, tels que la tête de Christ de Wissembourg.
C’est ici, dans le centre-ville, où on trouve le célèbre Marché de Noël, mais c’est un peu partout. En regardant la carte, on trouve 11 places avec plus de 300 chalets. C’est beaucoup trop pour couvrir dans ce billet. Mais il suffit de regarder les photos, les imaginer sous un manteau de neige, avec un chocolat chaud et… je n’en peux plus. On continue.
On n’est pas fini à Strasbourg. Près de la Cathédrale, on trouve le Monument de La Marseillaise. L’hymne national a été écrit à Strasbourg par Rouget de Lisle ; voici la version à écouter en lisant ce blog. On continue vers le quartier dit La Petite France (2 étoiles), suivant encore une fois les traces de Blogosth. Notre destination ici est les ponts couverts (1 étoile) à travers l’Ill, avec 3 tours du XIVe siècle. Finalement en ville, on visite le Musée d’Art moderne et contemporain (2 étoiles), pour des œuvres de Monet, Doré, Rodin, Gauguin et d’autres.
Juste à l’extérieur de Strasbourg, on trouve Eckbolsheim, site d’une autre balade de Sév et Oth ; nous aussi ferons le parcours de leur centre de la commune, près de l’église. Au nord, à Mommenheim, on passe par la Boulangerie Bernhard, qui a presque 200 ans, pour ce qu’Emmanuelle Jary de C’est meilleur quand c’est bon proclame « le meilleur kouglof d’Alsace ». Puis on tourne vers le sud pour visiter le Mont Sainte-Odile (2 étoiles), dont son Sanctuaire et « Mur païen ».
Juste à l’est, à Natzweiler, on trouve l’ancien camp des Nazis, Struthof (2 étoiles). Ici, les voisins ont interné 52 000 résistants, juifs, tsiganes, et d’autres. Presque un tiers y sont morts ; le reste servait en tant qu’esclaves. Au sud, à Sélestat, on visite la Bibliothèque humaniste (1 étoile), ancienne halle aux blés du XIXe siècle devenue bibliothèque de la Renaissance, avec presque 3 000 livres et manuscrits. Puis — et c’est pourquoi il faut suivre un américain, car je suis obsédé par ces détails — on passe par La Maison du Temps, 22 Rue des Chevaliers, pour son bâtiment très inhabituel — remarquez le « pont » entre deux maisons ! Ne me demandez pas comment je l’ai trouvée — je la garde dans mon fichier depuis 18 mois ! Finalement, on arrive à Orschwiller pour le Château du Haut-Koenigsbourg (2 étoiles), château-fort du XIIe siècle, abandonné pendant 2 siècles, puis offert gratuit à un certain Guillaume qui a payé sa restauration. Guillaume a été mieux connu sous le nom Kaiser Wilhelm II von Hohenzollern. Oups. On fait tous des erreurs de temps en temps.
Qui sont les personnages les plus connus du Bas-Rhin ? Le chimiste Charles Gerhardt, découvreur de l’aspirine est né à Strasbourg, ainsi que l’artiste Gustave Doré, l’acteur Claude Rich (Oscar, Les Tontons flingueurs), le chanteur M. Pokora, et l’entraîneur de foot Arsène Wenger. Le constructeur des autos les plus luxe au monde, Ettore Bugatti, vivait à Molsheim, où il a établi son usine.
Il n’y a rien de plus difficile pour moi de résister que des boulettes. En partie, c’est parce que j’en fais les plus grosses, mais c’est aussi mes racines bien italiennes en cuisine. Alors, dès que j’ai lu sur les boles de picolat, il n’y avait plus de question de mon dîner. C’est un plat 100 % paysan, donc 100 % Coup de Foudre.
La bonne chose serait les accompagner avec des pâtes ou du riz, mais j’ai déjà fait une autre sorte de boulettes avec du riz dans le Gard, et je viens d’avoir ma prise de sang trimestrielle diabétique hier matin. Je me sens donc trop coupable pour manger des pâtes, bien que je n’aie toujours pas les résultats. De toute façon, ce plat n’est pas le plus beau, mais oh là là, c’est une réussite de goût. Ce sont les meilleures boulettes (avec leur sauce) que j’aie fait, et pas seulement pour le blog !
Je dois avouer que ce n’est pas la Langue de Molière planifiée. J’avais eu une anecdote sur comment le français commençait à changer comment je parle anglais, mais je ne l’ai pas mise dans mes notes, et ce que je mérite m’est arrivé — je l’ai oubliée. Il y a en fait de nombreuses anecdotes sur ce sujet-là, mais celle-là avait été particulièrement drôle. Ça, je me souviens. Au lieu de cet article, voilà un qui restait dans mes brouillons, à partir d’une conversation avec la blogueuse les2olibrius.
C’est rarement le cas que je peux lire les articles d’autres blogueurs sans un dictionnaire sous la main, et encore plus avec mes livres. Mais après quelques années, j’ai un bonne idée de mon processus pour trouver les traductions. Je commence presque toujours avec Google Traduction. Si ça me donne une réponse assez logique, on est fini. Mais souvent, Google me donne des réponses…moins utiles :
Capture d’écran personnelle
Pour ces moments, j’ai le dictionnaire pour lequel j’ai payé cher :
C’est souvent utile exactement où Google ne l’est pas :
Capture d’écran
Mais ce dictionnaire a aussi ses problèmes pour moi. Étant le dictionnaire Oxford, il a un sens de l’anglais comme il est utilisé sur une petite île par 68 M des (environ) 400 M anglophones natifs dans le monde. Il arrive parfois des moments comme celui-ci, où la « traduction » est aussi inconnue chez moi que le mot français. Quel que « yomp » veuille dire, je ne le connais pas du tout :
Si vous avez l’impression que je suis plus impérialiste quant aux autres anglophones qu’aux francophones, vous n’avez pas tort. (Et merci de vous rappeler la première règle ici.) Au fait, Wikipedia en anglais dit que « yomp » est de l’argot des Royal Marines.
Parfois, je résoudre ces problèmes avec le Trésor de la Langue française ; après tout, c’est mieux d’avoir une explication détaillée :
Mais il y a des fois où je sais tout de suite que toutes ces ressources ne serviront à rien. C’est d’où ma conversation avec les2olibrius. Elle est dernièrement tombée amoureuse d’un néologisme, « copinaute » et son synonyme « aminaute ». Je sais au premier regard que je ne vais pas les trouver dans n’importe quel des dictionnaires en haut. Pour ceux-ci, j’ai besoin de spécialistes. Et j’ai deux à recommander.
D’abord, il y a Wiktionary. Quiconque peut l’éditer, et ça peut être un problème. Mais quand on veut chercher un mou à travers de nombreuses langues en même temps, il n’y a rien de mieux, peut-être rien d’autre. Voici un exemple. Light&Smell a parlé d’un « malandrin » dans une chronique. Google m’a donné « malandrine » en anglais. Super-utile, merci les gars. Mais Wiktionary ? Ça me dit qu’il vient de l’italien, puis me donne une explication de l’italien en français. Super-efficace !
Mais pour un néologisme comme « aminaute », Wiktionary n’est pas utile non plus. En ces cas, j’ai le dictionnaire du dernier recours — L’Internaute. Ils ont des collections remarquables d’argot et d’expressions. Mais cette fois, même L’Internaute nous échoue — j’ai dit à les2olibrius que j’y ai trouvé aminaute, et maintenant, ce n’est plus là ! Je suis 100 % certain que c’était là ; je n’aurais pas dit une telle chose sans raison. Bon, c’est pourquoi il faut chercher de nouvelles sources pour les néologismes — même les dictionnaires risquent de changer !
Avec cet article, j’accepte que je passerai le reste de ma vie tout seul, car on n’est pas censé avouer de telles choses. Aux États-Unis, admettre que l’on a joué à Donjons et Dragons, même une fois, est grosso modo la pire chose avec laquelle on puisse se cafarder. Mais il y a un nouveau film basé sur D&D, et mon histoire en tant que joueur — terminée avec la fin de mes années à la fac ! — est fortement liée avec ce blog.
D’abord, mettons la table quant à mes attentes pour le nouveau film. En 2000, il y avait un premier film basé sur D&D. Deux semaines après sa sortie, j’ai dû conduire 50 km — jusqu’à la frontière mexicaine ! — pour trouver un cinéma qui jouait toujours le film. Sans vous ennuyer avec les détails, il n’y avait qu’un autre groupe dans le ciné, deux mères avec leurs fils. Et après le film, l’une des mères a tourné vers l’autre et dit « Tu sais, c’était pas aussi nul la deuxième fois ! ». Ça, c’était de loin la meilleure chose cette nuit-là.
Alors, celui-ci ne peut être que mieux, si seulement par hasard.
Donc pourquoi me faire subir à une telle chose ? Un mot — tyrannœil ! La plupart d’entre vous, étant sains d’esprit avec des vies sociales, ne connaissent pas le Manuel des Monstres. La Sainte-Bible des jeux de rôle, ce fameux manuel traite de centaines de monstres que l’on peut rencontrer pendant ses aventures. Et bien qu’il y ait plein de monstres connus d’ailleurs — des vampires, des squelettes, des orques — certains n’existent que dans l’univers D&D. Si on veut les voir, il faut prier qu’un film sorte. Pendant le premier film, il y en avait un :
Capture d’écran de la bande-annonce avec un tyrannœil à gauche
Il n’y a pas de tyrannœil dans la nouvelle bande-annonce, mais il y a quand même un ours-hibou (à 1:04), une mimique (à 1:32), et une bête éclipsante (à 1:35). Tous ces liens sont en français !
Mais je vous ai dit dans le titre, d’après un célèbre livre américain, « Tout ce dont j’ai besoin de savoir, je l’ai appris à la maternelle », que tout ce que je sais, je l’ai appris de D&D. Et alors ? Pour une chose, ses capacités en tant que personnage sont contrôlées par 6 statistiques, déterminées par lancer un dès à vingt faces. La vie est aussi aléatoire de cette façon. Parmi ces statistiques, l’intelligence et la sagesse n’ont rien à voir l’une avec l’autre. Comme on dit en anglais, je suis « l’enfant de l’affiche » pour cette distinction. Dit autrement, la sagesse vient un petit peu en se rendant compte de ce fait.
Il y a un système dit « alignement » qui explique presque parfaitement le comportement des êtres humains selon deux dimensions avec 3 valeurs chacune, la morale et l’ordre. On peut être « chaotique bon » et faire du bien sans se soucier des lois, par exemple, ou « loyal mauvais » et être un vrai salopard en respectant des lois. (Ou « loyal bon » et être ennuyeux aux yeux d’autres.)
Alors, quel est le rapport entre tous ces détails et la France ? D’abord, vous souvenez-vous que j’ai mentionné les Tarasques il y a quelques semaines ? Devinez où j’ai fait leur connaissance — ouaip, dans le Manuel des Monstres !
Mais une partie de ça vient de moi. Je jouait en tant qu’un magicien nommé d’après mon sortilège préféré, Passe-muraille. Et il avait deux fils. Quels noms ai-je choisi pour les deux ? Charles et Napoléon. J’avais 11 ans à l’époque. Vous avez exactement une chance de deviner à quels personnages historiques j’ai emprunté ces noms.
Même mon état d’esprit quant à lancer le blog vient de D&D. Il y avait une campagne (dans le sens des jeux de rôle) dit Ravenloft, où chaque partie du monde, dit un domaine, appartient à un « Sombre Seigneur », tout-puissant dans leur domaine, mais aussi incapable de s’en sortir. Pour les Seigneurs, c’est en fait leur Enfer, mais ils infligent tout genre de terreur à leurs citoyens avec l’aide de monstres, souvent des revenants (vampires, zombies, etc.). Vu que mon ex m’empêchait de voyager à l’étranger pendant une décennie, je pensais au comté d’Orange comme mon Ravenloft personnel. (Qui est le Sombre Seigneur entre nous deux reste une question ouverte. Il y a des raisons dans les deux sens (lien en anglais).) Le blog était mon effort de m’y échapper.
Bon, la vérité, c’est que j’ai vu le nouveau film ce soir après le dîner, avec ma fille. C’était en fait très bien. J’ai une seule plainte — encore une fois, comme tous les films américains de nos jours, ils ont dû humilier les personnages masculins. Ce n’est pas juste mon avis, mais ce qui ont dit les co-réalisateurs (lien en anglais). Mais une fois « réussie » c’est un film plein de monstres que l’on ne peut trouver nulle part ailleurs, une histoire émouvante, et des moments très drôles. Maintenant, j’ai eu assez de films américains pour l’année et je suis bien prêt à reprendre mon régime français !
On continue notre série d’interviews, 5 Minutes Avec, avec Francine Boilard du Blogue de Phrenssynnes. Francine est une amie du blog depuis longtemps, et écrit sur le voyage, la cuisine, et la littérature.
Si vous vous intéressez à être invité, voici les infos, avec les règles et comment me contacter. Je viens d’enregistrer le quatrième interview ce week-end, le premier dans l’Hexagone, et tous les invités vous diront que ça prend moins de 10 minutes à chaque fois, et que je suis très souple quant à l’horaire.
Puis-je vous dire à quel point c’est un honneur de parler avec mes invités ? Il y a une certaine irréalité quand on parle avec du monde seulement par Internet ; puis on reçoit une carte postale ou un coup de fil, et tout à coup, c’est réel. 3 ans après le début, cette aventure a toujours de la magie pour moi, même s’il y a parfois de la douleur pour aller avec.
Vu que je vous ai parlé d’un match la dernière fois, je dois vous partager le résultat — catastrophe totale. D’une côté, je suis déçu. D’autre côté, tous les tels matchs des équipes de San Diego sont de gros échecs — en 1984, en 1995, et en 1998 (3 liens en anglais). Nous nous habituons à cela.
Notre blague de la semaine traite de la bière. Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :
On continue maintenant le Tour avec le 66, les Pyrénées-Orientales. C’est le département le cinquante-quatrième plus peuplé, et les habitants se nomment catalans ou roussillonnais. C’est notre onzième séjour en Occitanie, et deuxième de suite.
On commence à la préfecture, Perpignan (2 étoiles Michelin dans ma copie imprimée). Le joyau architectural de la ville est Le Castillet (1 étoile), une tour du XIVe siècle devenue le musée des Arts et Traditions Populaires Catalans. Puis on visite la Cathédrale de Saint-Jean-Baptiste (1 étoile) construit entre les XIVe et XVIe siècles, où la vedette est sa campanile du XVIIIe siècle. On veut pas rater le palais des rois de Majorque (1 étoile), royaume catalan qui n’a duré qu’une quatre-vingtaine d’années. Finalement, quelque chose d’inhabituel, le Musée des monnaies et médailles Joseph-Puig (1 étoile), avec une collection de 45 000 monnaies de Grèce, de Rome, et de l’Egypte, ainsi que des monnaies roussillonnaises.
On tourne vers le sud-ouest à Céret, pour son Musée d’Art moderne (2 étoiles), avec ses collections de tels artistes que Marc Chagall, Henri Matisse et Joan Miró, et le Pont du Diable ([Vous étiez là quand ? — Mon ex]), un pont médiéval voûté. En tournant vers la côte, on passe par le Pic des Trois Termes (2 étoiles), un pic de 1 100 m, pour des vues des ravins des Albères, jusqu’à la baie de Rosas en Espagne. À Banyuls-sur-Mer, on monte sur le Cap Réderis (2 étoiles), pour une vue magnifique. On passe aussi par Argèles-sur-Mer pour la Côte Vermeille (2 étoiles), une côte pleine de rochers et de randonnées spectaculaires. Passons aussi par le port de Collioure pour nous promener le long de la plage, goûter des anchois, et peut-être visiter le Château royal.
On tourne au nord maintenant. Juste au-delà de Perpignan, on trouve le Mémorial du Camp de Rivesaltes. Vous êtes en balade avec Un Coup de Foudre, et ça veut dire que l’on arrête partout pour la SGM, en ce cas, un ancien camp de déportation de juifs et de républicains espagnols. Très proche, on visite la Forteresse de Salses (2 étoiles), ancienne forteresse espagnole où la France a souffert une rare défaite aux espagnols en 1503. Les comptes étaient bien réglés en 1659 avec le Traité des Pyrénées. Après ça, on visite le Musée de Préhistoire de Tautavel (1 étoile), pour des fossiles de l’homme de Tautavel, les êtres humains d’il y a 450 000 ans. ([C’est-à-dire Papa et ses amis — La Fille]) On finit notre séjour aux Orgues d’Ille-sur-Têt (2 étoiles), un site protégé (accès limité) avec des falaises et colonnes de pierre naturelles.
Quoi manger dans les Pyrénées-Orientales ? En plats géants, on trouve la cargolade, des centaines d’escargots grillés sur un feu de bois, avec du pain et de l’aïoli. C’est pour un groupe de la taille de mon groupe de cinéphiles, même pas une famille ! (Ils peuvent manger les escargots ; moi, je vole les desserts.) Ily a aussi l’ollada, un pot au feu catalan avec 7 sortes de viande de porc (on ne cuisine que pour des armées ici), et les boles de picolat, des boulettes de bœuf et de porc à la sauce tomate, aussi assez grandes pour servir en tant que boulets de canon. En dessert, il y a le « Pa d’ous », ou flan catalan ; la « crema cremada » ou crème catalane ; et le bras de gitan, une génoise fourré de crème pâtissière. Pour boire, il y a le Byrrh (prononcé exactement comme le mot pour bière en anglais, « beer »), un apéritif à base de vins du Roussillon, et bien sûr les vins du Roussillon eux-mêmes, dont 14 vins AOC et 2 IGP.
Il n’y a presque aucune nourriture américaine que je choisirais de préférence à son équivalent français. Le nougat dans un Snickers, ou le nougat de Montélimar ? Est-ce même une question ? Un cookie de Mrs. Fields ou un macaron de Pierre Hermé ? Ne me faites pas rire ! Mais il y a une chose — une seule chose — où c’est moi qui a la chance et vous ne savez pas ce que vous ratez.
Voici le meilleur bonbon de Pâques, l’œuf Cadbury :
J’ai fait mes recherches. Carrefour ne stocke guère de produits Cadbury. Monoprix ? Rien du tout. Franprix ? Le même que Carrefour. Aldi ? Rien. Ce n’est pas impossible de les trouver en France, mais il vous faudra un spécialiste en épicerie britannique. Par exemple, Le Comptoir Irlandais (une quarantaine de magasins partout en France), ou la boutique en ligne Candy Dukes.
« Mais Justin », vous me dites, « vous avez dit que c’est un truc américain ? » Aux États-Unis, ce chef-d’œuvre de la nourriture industrielle est fabriquée par Hershey sous licence de la société Cadbury. Et nous sommes fousde ces délices, par millions. Ça fait déjà deux semaines où ils ne sont plus disponibles dans n’importe quel supermarché ou pharmacie près de moi — nous les a-do-rons.
C’est quoi la magie au-dedans cet emballage comme un bijou ?
Oui, oui, un œuf en chocolat. Et je serais le premier à vous dire que le chocolat de Cadbury n’a rien de spécial par comparaison avec les autres chocolate industriels. Mais ce n’est pas la magie. Il nous faudra le craquer :
C’est du fondant et rien d’autre. Le « jaune » est juste du colorant, pas un parfum différent. Mais c’est comme manger juste la partie en haut d’un mille-feuille. Du sucre, du sucre, et encore plus du sucre ! Il n’y a rien de mieux au monde entier.
Et pour aller avec, la publicité la plus mimi au monde :
Oui, j’ai toujours les goûts d’un enfant de 5 ans, pourquoi demandez-vous ?