Archives de l’auteur : Justin Busch

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A propos Justin Busch

Les aventures d'un américain qui est tombé complètement amoureux de la France

Les Combattantes, la finale

Ce soir, c’était enfin le temps pour les derniers épisodes des Combattantes. Demain, il y aura un film et, si je suis un peu chanceux, la meilleure surprise du blog en restant aux États-Unis. Mais pour l’instant, on reprend le concours du Plus Beau Salopard de France.

Le 7e épisode commence avec un de nos concurrents les plus forts, l’Abbé Vautrin. Il commande les sœurs d’arrêter de prier pour Geneviève parce qu’elle s’est suicidée et brûle maintenant en enfer. Elles la rejoindront si elles n’arrêtent pas, selon lui. Il ne mentionne pas qu’elle s’est tué à cause de lui.

Marguerite apprend que son fils s’est fait arrêter pour avoir désobéi un ordre, de tuer des soldats qui allaient déserter. Elle parle au général Duvernet, qui savait seulement qu’il avait frappé un officier supérieur, mais pas pourquoi. Le capitaine qui a dénoncé Colin voulait qu’il soit exécuté, qui fait de lui un nouveau concurrent.

Charles fait un effort pour gagner. Après qu’Eléonore sort sa belle-sœur de la maison, il ment à sa nièce que sa mère l’attend — en zone allemande.

Une postulante confie à Agnès qu’elle sait la vérité sur Geneviève et qu’il y a d’autres victimes du prêtre.

Marguerite a réussi à sauver la vie de son fils, qui est déclassé mais pas exécuté. Le général Duvernet lui conseille de réparer la relation avec sa mère, mais il est ingrat.

Et un nouveau concurrent entre le concours ! Yvonne, la sœur de Marcel, lance un complot pour dénoncer Caroline et Marguerite pour les drogues que son frère a vendus. Elle utilise Juliette, une prostituée jalouse de Marguerite, pour balancer les femmes. Si les femmes sont jugées coupables, elles seront exécutées.

Mais il y a une intrigue inattendue — Lucien quitte entièrement le concours ! Il s’avère qu’il ne dira rien aux allemands — il veut juste que Suzanne fuie avec sa fille, et il se sacrifiera.

Caroline et Marguerite retrouvent Madeleine dans la forêt. Le plan de Charles est un échec, mais à ce point, il reste notre leader du concours. Essayer de faire tuer un enfant aux mains des Allemands, c’est dégoûtant.

Mais quand les trois arrivent chez les Dewitt, Caroline et Marguerite sont arrêtées par l’armée française.

Pendant ce temps-là, le docteur Duvernet est trouvé, gravement blessé (car Lucien l’a poignardé la dernière fois) et seulement Suzanne peut l’opérer.

On parle du 8e épisode, mais je vais arrêter avant la fin pour ne pas tout gâcher. Cette série m’a fait pleurer encore et encore, mais la fin cette fois m’a fait sangloter.

Mère Agnès rend visite à Suzanne, qui veille sur le docteur, pour dire au revoir — elle va dénoncer l’abbé et quitter le couvent.

Mais l’évêque arrive au couvent pour parler avec Agnès — et lui dire que rien n’arrivera à l’abbé Vautrin.

Après ça, Agnès va enfin se confesser. C’est Vautrin qui l’écoute, et il la pardonne, comme doivent les prêtres après une confession sincère. Mais Agnès finit par lui dire qu’elle le poursuivra n’importe où pour l’empêcher de nuire aux sœurs.

Charles, gêné par son échec, vire toutes les ouvrières de l’usine :

Juliette revient à la maison des ouvrières (rappelez-vous que certaines étaient des prostituées) et découvre qu’elles la soupçonne toutes. Elle n’est plus la bienvenue chez elles.

Eléonore, la pire mère de France, affront enfin Charles pour le balancer. Qu’est-ce qu’elle attendait ?

Suzanne appelle le général pour une transfusion, sans laquelle son fils le docteur mourra. À ce moment, l’inspecteur Compoing revient. Le général lui dit d’attendre jusqu’après la transfusion.

Le général reçoit la nouvelle que les Allemands lanceront leur attaque dans moins d’un jour. Il ordonne que les civiles s’évacuent.

Compoing interroge Suzanne, mais touché par le fait qu’elle sauve des vies, décide d’abandonner sa quête. Il perd le concours.

Le docteur Duvernet est sauvé, et son père arrive pour le faire évacuer, mais il refuse, car sa place est avec ses patients. De tous les personnages de la série, il est l’un de très peu irréprochables.

Juliette fait la bonne chose et avoue qu’elle a menti. Caroline et Marguerite sont libérées mais Juliette sera condamnée à la mort. C’est ça la justice militaire.

Le général Duvernet rencontre les femmes libérées et leur conseille de s’évacuer. Caroline le fera, mais pas Marguerite.

On conclut avec le discours du général Duvernet avant la bataille. C’est une scène émouvante et quand je vous ai dit que j’ai sangloté, c’est surtout à celle-ci que je pensais.

Alors, qui a gagné le concours de saloperie ? C’est Marcel, absolument lui. Pour autant que Charles soit un âne de taille humaine, et bien que Vautrin travaille dur pour gagner, Lucien et Compoing m’ont surpris en quittant tout court le concours. On parle pas des dernières minutes, mais c’est finalement Marcel qui détruit le plus de vies.

Que penser finalement des Combattantes ? Vous savez tous que ce blog est l’histoire du grand amour entre moi et l’Allemagne — je pause pendant que vous arrêtez les fous rires — et bien que ce soit de la fiction, c’était difficile de regarder la souffrance d’un peuple que j’aime comme rien d’autre, surtout aux mains des « amis du nord ». C’est une série extrêmement réaliste, et beaucoup de monde, même les bons, ont un côté obscur encore plus grand que leur bon côté. Mais il faut avouer que le monde réel est plus proche de ça que de La Grande Vadrouille ou Papa Schultz. Et toute l’équipe mérite des félicitations pour le point auquel c’était convaincant. Cette série valait la peine des efforts pour regarder les chaînes françaises, et je suis bien content que celle-ci ait été le début.

Je découvre la Meurthe-et-Moselle

On continue maintenant le Tour avec le 54, la Meurthe-et-Moselle. C’est le département le trente-troisième plus peuplé et les habitants se nomment meurthois. C’est notre cinquième séjour dans le Grand Est, et notre première visite dans la région dite Lorraine, un mot lié fortement dans l’esprit américain avec une certaine quiche, au point où ça doit être mon dîner meurthois.

La Meurthe-et-Moselle a une forme très curieuse, due au passage du territoire entre la France et l’Allemagne.

Image par Marmelad, CC BY-SA 2.5

On doit commencer dans une ville très inhabituelle par comparaison avec nos autres points de départ, Baccarat. Pourquoi ? Parce que la cristallerie Baccarat est ici, et ça fait partie de la trinité de mes marques de luxe préférées (avec Christofle et Louis Vuitton). Quand ma fille n’avait que deux ans, je lui ai acheté un papillon en cristal. Il y a une chose d’autre venue de chez Baccarat dans mon appartement, mais cela restera un secret.

On peut pas visiter la manufacture elle-même, mais elle abrite le Musée Baccarat, avec une collection qui couvre l’histoire de plus de 250 ans. (Je leur ai demandé une meilleure photo, mais pas de réponse.) De Baccarat, on part pour Lunéville pour son château, « le petit Versailles Lorrain », avec une histoire comme rien d’autre. L’un des ducs, Stanislas Leszczynski, était anciennement Stanislas Ier, roi de Pologne. Son beau-fils, Louis XV, l’a choisi pour devenir duc après qu’il avait perdu la couronne polonaise.

On continue à la préfecture, Nancy (3 étoiles Michelin). Il faut absolument visiter la Place Stanislas (3 étoiles), construit au XVIIIe siècle, avec des fontaines impressionnantes ainsi que l’hôtel de ville et le Musée des Beaux-Arts (2 étoiles). Autour de la Place, on trouve aussi l’Arc Héré (1 étoile), un Arc de Triomphe érigé à l’honneur de Louis XV. Très proche, on trouve aussi la Place de la Carrière (1 étoile), renouvelée par Stanislas, avec le Palais du Gouvernement (1 étoile), où habitait le représentant du roi.

Avant de quitter Nancy, on a deux musées exceptionnels à visiter. Le Musée Lorrain (3 étoiles) abrite des collections historiques et archéologiques. Malheureusement, il est fermé depuis 2018 pour des travaux publics, mais n’étant pas une autoroute californienne, je refuse de croire que ça durera jusqu’à 20 ans. Pendant ce temps-là, on pourrait visiter l’Église des Cordeliers (1 étoile), liée au Musée Lorrain. L’autre musée est le Musée de l’École de Nancy (2 étoiles), consacré aux arts décoratifs liés à Nancy, ainsi que des artistes de la ville au début du XXe siècle.

On continue maintenant à l’ouest, vers Toul (1 étoile). Ici, on trouve la Cathédrale Saint-Étienne (2 étoiles), qui date au XIIIe siècle, avec de nombreuses gargouilles à l’extérieur et un chœur impressionnant. On visite aussi le Musée d’Art et d’Histoire (1 étoile), qui trace l’histoire de Toul dans un bâtiment anciennement un hôpital médiéval. Au nord, à Pont-à-Mousson, on visite une collection unique en France, d’objets laqués en papier mâché, au Musée au Fil du Papier. Finalement, au « cou d’oie » (rappelez-vous la forme du département), à Longwy, on visite le Musée des Emaux et Faïences de Longwy, avec une collection de ces arts produits pendant les trois derniers siècles dans la ville. On peut toujours y trouver de nombreux artisans.

Qui sont les personnages les plus connus de la Meurthe-et-Moselle ? René Duchez, le peintre et résistant qui a inspiré Le Mur de l’Atlantique, est né à Nancy. Le maréchal Hubert Lyautey, dont j’ai vu le tombeau aux Invalides, et le grand mathématicien Henri Poincaré, sont aussi nés à Nancy, et de nos jours il y a Yaël Braun-Pivet, cible occasionnel du Canard enchaîné et première femme présidente de l’Assemblée Nationale. L’ancien roi de Pologne, Stanislas Leszczynski, devenu duc de Lorraine, a régné à Lunéville jusqu’à sa mort. La princesse Marguerite d’Anjou, plus tard reine consort d’Angleterre, est née à Pont-à-Mousson.

Quoi manger en Meurthe-et-Moselle ? Surtout, les mirabelles ! On les trouve dans des spiritueux comme l’eau de vie de mirabelle et la liqueur de mirabelle, en confiture, et en dessert dans la crème aux mirabelles. D’autres produits locaux comprennent le miel de sapin des Vosges AOP et les abricots dits « pêche de Nancy ». En plats principaux, on trouve la quiche lorraine, mondialement connue, et l’omelette lorraine, presque la même chose sans croûte. En dessert, il y a les macarons de Nancy, fabriqués uniquement à la Maison des Sœurs depuis la Révolution, les bergamotes IGP (la première confiserie IGP de France), et le spritz, un biscuit fabriqué pour Noël.

Le moment « Tiger Beat »

Ce qui suit s’est passé avant-hier, et je voulais en parler à l’époque, mais j’ai enfin décidé de garder mon horaire. Les trucs hebdomadaires ont leurs propres places.

On commence avec un détour afin de vous mettre à jour sur le titre. Aux États-Unis, il y avait un magazine, qui existait des années 60s jusqu’en 2018, Tiger Beat. C’était toujours ciblé aux adolescentes pour qu’elles puissent suivre les célébrités dites « heartthrobs » (idoles) — pensez aux Beatles au début, ou Justin Bieber ou les gars de One Direction plus récemment. (Ne me mettez pas à jour sur ce sujet, s’il vous plaît.) Je suis sûr qu’il y a de tels magazines français mais je ne les connais pas. Je vous promets, il y aura une raison pour l’avoir mentionné.

Première couverture de Tiger Beat, Fair use

J’ai vu un Tweet du compte officiel de C à vous qui parlait des chansons « bourdes ». Voici l’extrait :

On (Patrick Timsit ?) a répondu qu’un exemple de ce genre d’erreur est la chanson de Johnny Hallyday, « Mon Amérique à moi », car ça commence avec un extrait de « God Save the Queen ». (Bon c’est devenu « God Save the King » depuis des semaines, mais laissez tomber.) Un jour, on parlera de la relation compliquée entre Johnny et les États-Unis — à mon avis, il avait en même temps raison et tort sur beaucoup de choses — mais Johnny connaissait notre musique mieux que le Français lambda. Et il savait que nous avons réutilisé la mélodie avec de nouvelles paroles, sous le nom « My Country, ‘Tis of Thee. » C’est pas une critique — vous entendez souvent cette chanson dans sa forme originale, et notre version est rarement jouée à l’étranger.

En fait, ça faisait longtemps où nos meilleures idées musicales étaient toutes genre « Empruntons de la musique aux britanniques ». Notre hymne national, « The Star-Spangled Banner, » est un poème écrit par un avocat américain — mais la mélodie vient d’une chanson à boire britannique, « To Anacreon in Heaven » ! (Les britanniques ont des goûts bizarres quant aux chansons à boire. À notre tour, nous avons des goûts bizarres quant aux hymnes nationaux.) Écoutez-la si vous êtes curieux :

Mais c’est ce qui est arrivé après qui m’a choqué !

Parler avec quelqu’un qui vient d’apparaître à la télé, sur exactement son sujet ? Oh là là, c’est mon moment Tiger Beat ! Il n’est pas juste Pierre Lescure, mais plutôt :

Capture d’écran de l’épisode complet

Langue de Molière

C’est mercredi, et je sais à quoi vous attendiez. Moi aussi. Mais la vie continuera, et on a de nouvelles choses à faire. Aujourd’hui, d’après une suggestion de Light & Smell, on commence une nouvelle colonne hebdomadaire, Langue de Molière. Vous connaissez tous l’expression ; ici, on parlera des faits et des expressions qui m’étonnent ou qui me rendent perplexes, et où possible, de leurs équivalents en anglais. Et peut-être parfois dans d’autres langues. S’il vous semble que j’ai déjà une belle source pour des jeux de mots, et que ce sera l’héritier de notre ancienne colonne de plus d’une façon, ayez un Bon Point !

Je pause pour vous rappeler que si vous aimez ce genre de parler, il vous faudra visiter Les Dédexpressions.

On commence cette fois avec des faits divers autour de l’accent circonflexe. Mais d’abord, une blague trouvée sur Facebook :

J’ai lu il y a longtemps que le circonflexe a bien remplacé la lettre « s ». On le voit dans des mots comme « hôpital » — « hospital » en anglais — et « interêt », « interest » en anglais. Même « côte » est plus ou moins reconnaissable comme « coast », alors que « coûter » est « cost ».

D’autres fois, il me rend bien perplexe. Pour revenir à la blague en haut, « sûr » est arrivé en anglais sous la forme féminine — c’est « sure ». Mais je n’arrive pas à imaginer une prononciation comme « susr ». Ou bien « rôle », qui est « role » en anglais, le même mot sans l’accent. C’est pas « rosle » ! « Âge » est devenu « age » en anglais, pas « asge, » qui serait absolument impossible à prononcer. Et en fait, selon le Merriam-Webster, c’était anciennement « aage » ou bien « edage » en français, jamais avec un « s ». Selon le Trésor de la Langue Française, edage date de la Chanson de Roland, où en tant qu’ancêtre d’âge, il voulait dire « vie humaine considérée dans sa durée ». « Age » a aussi ce sens en anglais jusqu’à nos jours ; on dit « the Shakespearean age » pour parler de l’époque où vivait Shakespeare, par exemple. Mais c’était aussi l’ancêtre d’ « étage », et voulait dire « demeure » dans le même œuvre.

Mais le circonflexe est aussi un pont vers d’autres langues latines. Pour moi, c’est l’espagnol. « Même » en espagnol, c’est « mismo ». L’espagnol a aussi deux verbes pour « être », « ser » et « estar ». On peut facilement voir le lien entre être et estar. Ai-je mentionné que le meilleur moment de tout mon apprentissage a été le jour où j’ai découvert qu’il n’y avait qu’un verbe pour ça en français ? Rien que la vérité, je vous rassure.

On relie (presque) toutes mes langues avec la « fête », étant « fiesta » en espagnol et « feast » en anglais. Ce dernier a un sens religieux ; on dirait plutôt « party » pour samedi soir chez vous. Chez moi, c’est toute autre chose.

Le nouveau Miraculous est arrivé

Nous venons de regarder le premier épisode de la cinquième saison de Miraculous ce week-end. Il y avait déjà un clip de TF1 depuis des mois :

Voilà, c’est disponible sur DisneyNOW, leur appli de streaming pour les abonnés à la télé par câble. (À ne pas confondre avec Disney Moins, l’appli avec tout ce bazar Star Wars.)

Les fans reconnaîtront que Chat Noir a maintenant aussi les oreilles du lapin. Mais Papillombre avait volé… ? Attendez, tout sera révélé, le 24 octobre en France. Mais comment est-ce que c’est disponible en anglais avant son pays d’origine ?

Ma fille (S) et moi, nous avons eu une conversation inquiétante récemment autour du sujet et j’ai dû faire quelque chose :

S : Papa, j’ai envie de nougat de Montélimar.

Moi : Bon, il reste toujours 6 barres. Tu peux en avoir une, mais franchement, tu as un appareil dentaire. Es-tu sûr que c’est une bonne idée ?

S : C’est injuste. Quand tu veux quelque chose en France, tu dis « J’ai envie de nougat » et hop ! Tu es là pour tous genres de bêtises !

M : Bon, j’écoute. Disons que tu arrives dans la Boulevard Haussmann et tu fais tes achats. On est quel jour, et tu feras quoi cette nuit-là ?

S : Rien de grave. J’ai besoin juste d’être devant une télé le 24 octobre pour le début de la nouvelle saison de Miraculous. Peut-être que l’on peut même rendre visite à ton amie avec les deux filles ? Elles aiment aussi Ladybug !

M : Ha, pas besoin. J’ai le VPN. Il te faut juste attendre deux semaines de plus, et on peut le regarder à la télé.

S : Tu te méprends. Si je dois patienter jusque-là, je fais comme toi ou…(elle bat des yeux) tu ne veux vraiment pas découvrir ce que je pourrais faire, n’est-ce pas ?

M : Compris. T’es certainement ma fille. Attends un peu, ça va ?

S : Dépêche-toi ou on parlera de calissons aussi !

Il ne faut pas perdre son temps face à un tel maître-chanteur ! J’ai donc fait un coup de fil chez Mickey, car Disneyland est à 20 km de chez moi. C’était… compliqué :

Lui : Ici Mickey.

Moi : Mickey, c’est Justin.

L : Quel Justin ? Vous n’êtes pas client ? On s’en fiche tout court de nos clients !

M : Non, attendez ! Vous devez sortir le nouveau Miraculous tout de suite ou ma fille menace d’aller en France pour acheter du nougat !

L : Ça, c’est dingue. C’est con. C’est bien célébrité hollywoodienne. Vous êtes quel Justin ? Timberlake ?

M : Peut-être. Vous pouvez m’aider ?

L : On verra. Ce nougat, est-ce bio ?

M : Bien sûr !

L : Et vegan ?

M : J’en suis sûr !

L : Et vient-il du commerce équitable ?

M : Au moins, les abeilles ne se plaignent pas.

L : Bon, dites-lui de prendre un jet privé pour l’acheter. Mais juste une barre. Pas envie de rien gaspiller !

Moi, désespéré : Mais il est emballé en plastique !

L : Quoi ? Inacceptable ! Bon, on sortira la nouvelle saison tout de suite !

Et c’est ça, comment une émission 100 % française a sorti aux États-Unis deux semaines avant son début dans son propre pays. Mais comment s’est-il passé que les Brésiliens l’ont eue 4 mois avant nous deux ?

Épisode 30, avec des cerises

J’ai atteint deux étapes cette semaine que j’aimerais partager.

J’ai dépassé 300 000 mots sur le blog depuis le début :

Les normes anglophones sont 800 mots pour une colonne d’opinion ; 100 000 pour un roman. (Je ne sais pas quelles sont les règles en français.) Ça fait trois romans maintenant et j’espère que c’est moins gênant que 50 Nuances de Grey. Il y a certainement moins de scènes de nu. ([Mais autant de punition ! Je sens votre cuisine tous les jours ! — M. Descarottes])

Ces dernières deux semaines, quelque chose de surprenant m’est arrivé, en ce qui concerne le balado. Le traffic a bien doublé !

Je vous rassure, ça ne fait que très peu de temps que la taille de public était la moitié de celle de maintenant ! Je vous remercie tous pour votre soutien.

Nos articles sont :

Il y a aussi mon dîner mayennais et le cookie géant de Laurène Lefèvre. Malheureusement, j’ai dû annoncer la fin du dessin de la semaine. Mais c’est une raison de plus pour laquelle on devrait s’abonner au Canard enchaîné — à votre place, je ne risquerais pas de rater leurs dessins non plus ! Ne vous inquiétez pas, il y aura une nouvelle colonne régulière le mercredi — j’ai déjà l’idée, mais je travaille toujours sur les détails.

Si vous aimez ce balado, abonnez-vous sur Apple, Google Play, Amazon, Spotify, ou encore Stitcher. J’apprécie aussi les notes et les avis sur ces sites. Et le saviez-vous ? Vous pouvez laisser des commentaires audio sur Anchor, qui abrite le balado. Bonne écoute !

Le Temps des Cerises

Pendant le troisième épisode des Combattantes, Léon Duvernet chante une chanson avec sa guitare juste avant l’attaque des Allemands. C’était en fait Le Temps des Cerises, qui aurait déjà eu 45 ans le temps que la série commence. Ça fait plutôt trop longtemps depuis la dernière chanson qui est apparue ici, alors j’ai décidé de l’enregistrer dès que j’ai retrouvé ma voix. Alors, sans plus d’attente :

Dans ce cas, je l’ai appris en écoutant la version d’Yves Montand de façon obsessionnelle :

Je n’ai aucune intention de suggérer que je suis à son niveau, bien sûr, juste qu’il était mon prof à cette occasion. Les fautes restent les miennes.

Les Combattantes, 3e partie

Ce soir, j’ai regardé les 5e et 6e épisodes des Combattantes. Oh là là, mais le 5e épisode est celui des larmes. Et le 6e, des conséquences.

Ça commence avec le retour de Suzanne et Lucien de leur vol secret pour visiter les Allemands. Suzanne essaie de s’échapper en faisant du stop, mais Lucien tue les soldats qui l’ont aidés.

Pendant ce temps-là, Mère Agnès pratique de l’autoflagellation à cause de ses échecs de la dernière fois.

On voit toutes les 4 combattantes ensemble pour la première fois quand le général Duvernet leur dit que M. le Président Poincaré va les présenter des médailles pour leur service à la France.

Caroline reçoit une commande pour plus d’ambulances. Marcel, le proxénète et revendeur de drogue, donne un pistolet à Charles, son beau-frère, pour tuer Caroline, car ils vont perdre contrôle de l’usine. Comme je déteste ces deux !

Il s’avère que le prêtre a remarqué quelques écarts à la part d’Agnès. Il vient dans sa chambre pour lui demander de se confesser.

M. le Président Poincaré arrive et présente les médailles aux combattantes. Personne à la cérémonie ne sait que chacune d’entre eux est au milieu d’une crise personnelle.

Après la cérémonie, Colin — qui ne sait toujours pas qu’il est le fils de Marguerite — essaye de l’embrasser. D’une part, c’est un peu Luke et Leia à la fin de La Guerre des Étoiles. D’autre part, Marguerite sait, et est horrifiée — mais elle décide qu’il ne doit jamais apprendre la vérité.

Lucien utilise la réception après la cérémonie pour gagner le confiance du président. Suzanne essaye de l’empêcher et il menace encore de la tuer.

Charles tente de tuer Caroline, mais il n’arrive pas. Quand elle rentre à la maison, sa belle-mère, Éléonore, est au téléphonie avec le maire et apprend que son fils, Victor, est mort. Éléonore l’appelle un monstre devant sa fille, Madeleine, pour avoir caché la nouvelle.

Le 6e épisode commence avec Charles en train de se blesser pour éviter être remis au front. On le voit ici à l’hôpital du couvent. Il perd sa main.

Les Allemands lancent à nouveau une attaque contre le camp français proche de Saint-Paulin. N’oubliez jamais que l’un de leurs plus gros crimes pendant la Première Guerre mondiale a été l’utilisation du gaz, ici le chlore. Bien que les Alliés aient fini par développer leurs propres stocks, il reste le cas que les Allemands l’ont commencé et ont introduit toutes les pires cruautés, dont le gaz moutarde.

Après ça, l’épisode devient le concours du Plus Beau Salopard de France. Je ne veux vraiment pas jouer le divulgâcheur, alors on passera vite par le reste.

Mère Agnès découvre que le prêtre, l’Abbé Vautrin, a fait tomber enceinte une postulante, Geneviève. Elle essaye de l’aider, mais Geneviève lui demande qu’elle parte.

Marcel se venge contre Marguerite en racontant toute son histoire à son fils.

Marguerite rend visite à Colin pour lui expliquer son passé, mais il ne veut rien entendre.

Le cœur brisé, Marguerite rend visite à Caroline. Il y avait des indices au début que les deux étaient des amantes lesbiennes. Plus besoin de se demander, car Marguerite la baise sans ambiguïté, même si Caroline ne le veut pas.

Marcel découvre que ça s’est passé et raconte tout à Charles. À son tour, Charles le raconte à Éléonore, qui ordonne Caroline de quitter la maison.

Lucien est agressé par le docteur Duvernet, qui le soupçonne d’avoir abusé de Suzanne. Lucien le poignarde et le cache (c’est pas clair s’il est mort).

Finalement, le prêtre ordonne Geneviève de se procurer un avortement. C’est pas en fait la fin de l’épisode, mais les conséquences sont choquants et je ne veux pas les gâcher.

Au fait, j’ai encore une fois bien profité des pubs. En particulier, Halloween à Disneyland Paris m’a fortement rappelé celui de chez moi :

Et vous pouvez deviner pourquoi j’étais ravi de voir celle de RFM :

On dirait que je n’ai pas de secrets pour vous tous, hein ?

Le cookie géant de Laurène Lefèvre

Tout d’abord, je veux vous rassurer qu’il y a une recette dans ce post. Ma fille a pris cette photo et je lui ai fait la promesse de la mettre en haut, et plus important, de vous dire qui l’a prise.

Ça fait belle lurette que je n’ai pas fait une recette de Cook&Record. Elle est apparue ici plus que n’importe qui, et je lui dois presque tout que je sais de la pâtisserie. Mais, comme a dit Al Capone, « et la vie continuera ». (Attention, cette scène devient violente.) De nos jours, elle fait de plus en plus des trucs mignons — ce qui veut clairement la plupart de ses suivants — tandis que j’utilise de plus en plus la grande référence de Gaston Lenôtre. Je mentionne tout ça car hier soir, elle a annoncé un nouveau livre — et je me suis surpris en disant que je doute que je l’achète.

Je veux être clair, je suis certain qu’elle livrera exactement ce qu’elle promet, un livre avec une cinquantaine des classiques. Mais j’ai eu une petite crise cardiaque quand j’ai vu le frais de livraison :

C’est pas sa faute. Ce livre pèse 1,2 kilogrammes, et La Poste est bien d’accord que c’est le prix que je payerais. Peut-être plus, en fait, mais je suis sûr qu’elle recevrait une petite réduction avec un volume suffisant.

Nous avons eu une bonne conversation par MP quand elle a décidé de ne pas livrer aux États-Unis la dernière fois. Je suis aussi sûr que c’est pour ça qu’elle a fait l’effort cette fois/-ci — elle m’avait dit que j’étais le seul du pays. Peut-être que je changerai d’avis à cause de ne pas vouloir être ingrat, mais en ce moment, je me dis que 70 € pour un livre est un truc de fou. Pas autant d’ouf. D’œuf, peut-être.

Mais vous me connaissez assez bien pour savoir que j’ai aucune envie de la critiquer. Alors, j’ai décidé de vous faire la toute première recette que j’ai appris d’elle, la préférée de ma fille avant que j’aie fait les macarons Saint-Valentin, et quelque chose qu’on peut faire en 10 minutes, son cookie géant. Je suis un peu choqué que ce cookie ne soit jamais apparu ici. Je l’offre parfois en cadeau et c’est toujours bien reçu.

Les ingrédients du cookie géant :

  • 180 grammes de farine
  • 50 grammes de sucre en poudre
  • 50 grammes de sucre roux
  • 1 pincée de sel
  • 1/2 sachet de levure chimique
  • 120 grammes de beurre
  • 1 œuf
  • 1 cuillère à soupe de vanille liquide
  • 100 grammes de pépites de chocolat
  • Des M&Ms

Les instructions du cookie géant :

  1. Préchauffer le four à 180°C.
  2. Dans le bol d’un robot, mettre la farine, le sucre en poudre, le sucre roux, le sel, et la levure chimique.
  1. Mélanger à petite vitesse avec la feuille, et racler les bords pour que tout soit incorporé.
  1. Ajouter le beurre, coupé en dès, et sabler la pâte légèrement à petite vitesse.
  1. Ajouter l’œuf et sabler plus.
  1. Ajouter la vanille liquide, qui aidera la pâte à se ramasser. Mélanger un peu plus.
  1. Ajouter les pépites de chocolat et mélanger jusqu’à ce que la pâte se ramasse bien.
  1. Mettre la pâte dans un moule à charnière et étaler à la main.
  1. Y déposer des M&Ms. Étant ordure, vous pouvez voir ce que j’ai fait. Mais ça marche également ici et chez les britanniques, sérieusement !
  1. Enfourner pendant 25 minutes.

Mon dîner mayennais

Je vous ai mentionné en écrivant sur la Mayenne que le département avait publié un dossier plein de recettes départementales. Elles sont toutes à des chefs de leurs collèges, et je dois demander : « EST-CE QUE VOS ENFANTS MANGENT VRAIMENT COMME ÇA À L’ÉCOLE ?!? » Moi, j’ai grandi avec des saucisses à bâtonnets ! De toute façon, nos recettes sont la marinade de truite à l’aneth, et la soupe de pommes et poires au miel.

Quant à la truite, la bonne vient de Parné-sur-Roc, où on peut la pêcher soi-même. Je ne suis pas si obsédé quant aux sources ; achetez n’importe quelle truite chez Carrefour ou bien Auchan. Pour ma part, ce qui est vendu sous le nom truite aux États-Unis peut venir d’une grande variété de poissons, parfois avec du chair blanc, parfois rose. Il n’y avait aucune truite à mon supermarché cette fois, j’ai donc acheté du saumon Atlantique. Ça vient au moins du bon océan, et est très similaire à notre truite arc-en-ciel.

J’ai trouvé un bon sel chez myPanier. Comme j’ai envie de visiter le marais de Camargue !

Pour avoir un légume sur l’assiette, et torturer M. Descarottes, j’ai ajouté des carottes glacées au miel. Je dois la recette à Recettes du Québec. Préparez d’abord les carottes : la marinade est facile à faire pendant que les carottes bouillent, et le poisson peut cuire pendant la deuxième étape des carottes.

La recette de la marinade de truite vient du collège de Misedon, et se trouve à page 28 du fichier.

Les ingrédients pour la marinade de truite à l’aneth et les carottes glacées au miel (2 personnes) :

  • 170 grammes de petites carottes
  • 1 1/2 tasses d’eau
  • 1 cuillère à soupe de beurre
  • 1 cuillère à soupe de miel
  • 300 grammes de truite
  • 1 citron
  • Des tomates cerises
  • 25 ml d’huile d’olive
  • 10 grammes d’aneth
  • 2 grammes de sel fin
  • 1 gramme de poivre moulu

Les instructions pour la marinade de truite à l’aneth et les carottes glacées au miel :

  1. Faire bouillir l’eau pour les carottes. Les faire cuire pendant 10 minutes.
  1. Faire la marinade : dans un petit bol, mélanger l’huile, le jus du citron, le sel, le poivre, et l’aneth.
  1. Mettre de l’huile d’olive dans une poêle et chauffer (on va y cuire le poisson).
  1. Faire fondre le beurre dans une poêle. Égoutter les carottes et les déposer dans la poêle. Bien enrober les carottes avec le beurre fondu. Ajouter ensuite le miel et laisser caraméliser 5 à 6 minutes en remuant souvent.
  1. Pendant que le carottes caramélisent, faire cuire la truite. 2 minutes le côté, mais vérifiez-la et prenez plus de temps si vos filets sont épais.
  1. Décorer la truite sur l’assiette — couper des tomates cerises, et une tranche fine de citron. Déposer tout autour du poisson et napper avec la marinade. Servir avec les carottes.

Notre dessert se trouve à page 48 du fichier, et vient du collège Jean-Louis Bernard, à Bais.

Les ingrédients de la soupe de pommes et poires :

  • 40 grammes de miel
  • 80 grammes de sucre
  • 250 ml d’eau
  • 150 grammes de pomme
  • 150 grammes de poire
  • Jus d’un citron

Les instructions de la soupe de pommes et poires :

  1. Faire un sirop avec le miel, le sucre, et l’eau. La recette originale ne donne pas la bonne température — je l’ai cuit jusqu’au point d’ébullition (100°C).
  1. Peler, épépiner, et couper les fruits. Ajouter le jus de citron pour arrêter l’oxydation.
  1. Mettre les fruits dans la casserole pour faire cuire dans le sirop. Baisser le feu à moyen, et cuire pendant 25 minutes. Voici des photos à 5 et 15 minutes, et à la fin.
  1. Tout retirer dans un saladier et faire homogène avec un batteur plongeant. ATTENTION AUX LIQUIDES CHAUDS !
  1. Passer au chinois et laisser refroidir.
  1. Servir en verrine ou en tasse.