Je suis en train de penser à certains changements sur le blog et le balado. Au lieu de plonger dans une crise, j’ai décidé de vous demander vos avis. Aucune question n’est obligatoire, et je ne saurai pas qui a laissé quelles réponses. Vos commentaires sont aussi les bienvenus. Le sondage restera ouvert jusqu’à fin octobre.
C’était pas fait exprès, mais plus de posts que d’habitude parlaient de la musique cette semaine. D’une part, le balado est plus court en résultat, car j’ai pas les droits à la musique. D’autre part, j’ai une magnifique blague pour vous cette semaine qui vient du comédien Bill Cosby. Je crois que j’ai fait du bon travail en la traduisant. Dites-le-moi dans les commentaires. Si vous l’aimez, j’aurai la suite la semaine prochaine.
Oh, en parlant de la musique, je ne peux plus voter pour les NRJ Music Awards :
Ceux de l’outre-mer pas non plus, vu que les numéros doivent être en France Métropolitaine. C’est de la discrimination, je vous dis !
Il y a une longue tradition d’emprunter des chansons aux autres cultures partout dans le monde. Par exemple, nous deux avons également emprunté « Ô Tannenbaum » aux Allemands — en français, c’est « Mon beau sapin » et en anglais, c’est « Oh, Christmas Tree. » (Au fait, si vous cliquez les deux liens, « Mario Lanza » est la traduction en anglais de « Tino Rossi » en français — sérieusement, les deux occupaient exactement la même place dans les deux cultures.) La chanson de Claude François, « Comme d’habitude », est devenue « My Way » aux mains de Paul Anka et Frank Sinatra. Ces trucs sont bien connus.
Mais l’année dernière, quand j’ai acheté une collection de Marie Laforêt, j’étais bien surpris par deux chansons, « Il a neigé sur Yesterday » et « Marie douceur, Marie colère ». Le premier m’a rappelé « Yesterday », des Beatles, même si je ne pouvais pas mettre le doigt sur la bonne mélodie. Mais le second était exactement « Paint It Black » des Rolling Stones ! Qu’est-ce qui se passait ? Sans plus d’infos, je l’ai oublié jusqu’à cette semaine, quand on m’a partagé cette chanson de Sylvie Vartan :
C’est très littéral, ce qui n’est pas à dire que je pourrais faire mieux. Mais on est très, très loin d’aspirine. De toute façon, je l’ai mentionné à des amis, et l’une d’entre eux m’a répondu qu’il m’a fallu écouter ceci :
J’hallucine. C’est la seule explication possible. On parle de la chanson qui a lancé MTV :
La version de Ringo commence :
J’arrive de loin et ma fusée fuit de partout Je cherche mon chemin pour aller à ton rendez-vous Mais mon radar et mon moteur ont tourné fous…
Mon dictionnaire Oxford me dit que « régler sur » aurait été un meilleur choix pour « tuning in » que « trouver » dans la deuxième phrase, mais peu importe. C’est bien évident qu’encore une fois, l’un n’a rien à voir avec l’autre.
Nom de Sam Hill, qu’est-ce qui arrive ? J’ai du mal à trouver une seule explication. Après avoir écouté les chansons de Marie Laforêt en haut, un ami m’a dit qu’à l’époque, sous l’influence du général de Gaulle, les radios français voulaient éviter la polémique. Mais la seule preuve que je suis arrivé à trouver en ce qui concerne la musique et le général, c’est que son gouvernement a « déconseillé » la chanson « Les Ricains » de Michel Sardou. Cette polémique n’a rien à voir les groupes britanniques ! Un long article du Point traite de la chanson de Sylvie Vartan et dit qu’elle avait vraiment besoin d’un nouveau titreà une époque où les reprises connaissaient beaucoup de succès en France. Mais rien suffit vraiment pour expliquer le manque de fidélité aux thèmes originaux, sauf pour les problèmes évidents des traductions littérales en ce qui concerne les mélodies.
Il me semble tout de même que c’est un phénomène du passé. De nos jours, j’écoute NRJ ou RTL sur Internet, et il y a toujours plein de musique en langues étrangères, surtout l’anglais et l’espagnol. Et c’est exactement à ces moments quand je me dis « C’est quoi, tout ça ? J’écoute toujours la radio d’ici ? » Dites donc, à chacun ses goûts, mais c’est exactement ce à quoi j’essayais d’échapper !
Il ne me fait pas plaisir de l’écrire, mais je dois sauvegarder ma réputation d’obsédé. Cette semaine, j’ai goûté un nougat de Montélimar… que je ne peux pas recommander. Du tout.
Voici deux produits de la nougaterie G. Savin. Ils sont récemment arrivés en stock chez myPanier. Naturellement, bien qu’il me reste 5 barres du nougat Soubeyran, j’ai dû l’acheter. J’étais tellement curieux car en plus des nougats et des calissons traditionnels, ils proposent un sac de nougats aux 5 parfums : pistache, citron, orange, framboise et café.
On commence avec la boîte de nougats et de calissons. J’ai déjà profité des nougats de Soubeyran, de Chabert & Guillot, et des Trois Abeilles. Je recommanderais n’importe quel des trois sans hésitation. Mais ces nougats étaient… humides ? La boîte était bien scellée, il n’y avait aucune question d’être périmé, mais « molle » ne suffit pas à décrire leur texture. Le goût n’était pas mauvais, mais l’expérience n’était pas du tout agréable. Quant aux calissons, ils avaient un goût hyper-amer.
Les nougats aux 5 parfums étaient très différents de ceux de la boîte. La texture était exactement ce que je voulais dans un nougat. Mais quant aux parfums, c’est tout autre chose. (Attendez la fin ; on va retourner à cette phrase.) Les trois goûts de fruits étaient presque exactement comme les parfums des Carambar Fruits. Ce n’est pas une bonne chose. Mais le café est pas mal, en fait, et j’ai sincèrement aimé la version pistache. Malheureusement, il n’y a pas de sac disponible avec uniquement de la pistache.
Heureusement, j’ai appris quelque chose en écrivant cette critique. Hier, le prof d’orthographe Aurore Ponsonnet, qui je suis sur Twitter (non, non, pas comme ça, même si je viens de Californie), a posté un quiz sur les bonnes formes de « tout ». Je l’ai raté. Pas complètement, mais grâce à son fil avec les explications, j’ai appris la règle : « On accorde donc en genre et en nombre l’adverbe « tout » devant un adjectif au féminin qui commence par une consonne ou un « h » aspiré. Il est invariable dans les autres cas. » On écrit donc « tout autre chose », pas « toute ». Si je ne me trompe pas, on écrit aussi « Choisissez tout autre nougat. »
Ce post marque un retour au début du blog, et mon post le plus recherché qui ne se traite pas de recettes ni de brouteurs, La confiture la plus chère du monde. Cette confiture de groseilles vient de la Maison Dutriez à la préfecture, Bar-le-Duc. Un pot de 100 grammes me coûterait 71 € après le frais de livraison Pour vous — pas les Québécois, qui vont payer aussi cher — c’est « juste » 33 €. Je ne doute pas que c’est la meilleure confiture au monde, mais malgré ce qu’en pense mon ex, je ne suis pas Caligula, ni son cheval non plus.
Ce post marque aussi le retour du Guide Vert en ligne ! Après ce que j’appelle « La Catastrophe », mes recherches sont devenues beaucoup plus difficiles. Mais en cherchant Bar-le-Duc, j’ai découvert qu’il est réapparu. Je ne demande rien, mais merci de ne pas refaire ça, Bibendum.
On commence notre tour à Commercy, la maison d’une spécialité bien aimée partout en France, les madeleines de Commercy. Il faut absolument que l’on commence au Château Stanislas, l’une des résidences du duc Stanislas Leszczynski, et où (selon la légende) les madeleines ont reçu leur nom d’une servante, Madeleine Paulmier. On visite aussi le Musée de la Céramique et de l’Ivoire, pour sa collection « de la production des grands centres européens et chinois du 17ème au 20ème siècle », ainsi que des objets en ivoire de la même période. Aux alentours de Commercy, en tant que fans des Combattantes, il nous faut visiter Sampigny pour le Musée Raymond Poincaré, ancienne maison du président, et consacré à sa carrière. Il y a aussi le Château de Gombervaux, avec des histoires de fantômes et une herse mobile, la seule et unique en France (selon eux ; je ne peux pas le vérifier).
On continue vers Bar-le-Duc (1 étoile Michelin). Puisqu’il n’y a pas de frais de livraison, tout d’abord on passe par la Maison Dutriez pour acheter de la confiture. Mais de peur qu’il n’expire sans frigo, nous l’envoyons à notre ami aux États-Unis pour le sauvegarder. Désolé, mais j’ai dû essayer. En fait, on est là pour le Quartier Renaissance, aussi dit la Ville Haute (2 étoiles), avec de nombreuses maisons du XVIe siècle et l’Église Saint-Étienne. Au-dedans de l’église, on trouve une statue de la Renaissance qui vaut la visite toute seule, Le Transi de René de Chalon (2 étoiles).
De Bar-le-Duc, on va vers le nord, et Verdun (2 étoiles). Verdun entre l’Histoire-en-majuscule avec le traité de Verdun en 843, qui a divisé l’empire de Charlemagne en trois parties. C’est le royaume de l’ouest, Francie occidentale, qui donnera son nom à notre pays préféré. Mais de nos jours, Verdun est mieux connue pour être le site d’une bataille en 1916, gagné par un certain général Pétain. On n’est pas obligé d’utiliser son titre à cause de l’indignité nationale. Mais ce sera un quart de siècle au futur. Plus important, à cause de cette bataille, Verdun est la ville la plus décorée de la France, avec 26 médailles, dont la Légion d’honneur et deux Croix de guerre.
Dès le début de la bataille de Verdun, le fort de Vaux est l’un des objectifs prioritaires de l’armée allemande. Bombardé par près de 8 000 obus par jour entre mars et juin 1916, sa garnison, isolée, sans soutien extérieur résiste et mène des combats héroïques à l’intérieur avant de se rendre, vaincue par l’épuisement et la soif. Ce fort devient alors le symbole de la résistance du soldat de Verdun.
On conduit au nord, jusqu’à Montmédy, por sa citadelle et ses musées, l’un de la fortification de la Meuse, et l’autre consacré à l’artiste Jules Bastien-Lepage. Finalement, un peu plus au nord, il y a la Basilique d’Avioth (2 étoiles). La Recevresse, où les pèlerins lassaient leurs offrandes, est un chef d’œuvre de l’architecture gothique.
Qui sont les personnages les plus connus de la Meuse ? Raymond Poincaré, ancien président de la République pendant l’époque des Combattantes (et qui est apparu dans le cinquième épisode), est né à Bar-le-Duc. André Maginot, son ministre des Colonies, plus tard de la Guerre, et architecte de l’infâme ligne Maginot, y vivait. Robert de Baudricourt, compagnon de Jeanne d’Arc, était gouverneur de Vaucouleurs. Le gendarme et héros de notre époque Arnaud Beltrame était officier militaire à Commercy.
Quoi manger en Meuse ? On est au milieu des Ardennes d’un côté, et la Meurthe-et-Moselle de l’autre, alors pas surprenant qu’ils mangent un mélange des deux. On y trouve également la cacasse à cul nu (notre plat ardennais) et la quiche lorraine (notre plat meurthois). Les mirabelles sont en vedette ici aussi — voici une tarte aux mirabelles sur leur site officiel. L’ambroisie des dieux, les Savaroises de St-Michel, est fabriquée à Commercy — je les ai goûtés pour la première fois à l’aéroport en quittant la France en mai, et il me tue tous les jours qu’il y ait plein de biscuits de St-Michel disponibles ici, mais pas ceux-ci. Les dragées, l’une des confiseries les plus importantes au monde entier (car je les adore), ont été créées à Verdun au XIIIe siècle.
Je ne vais pas vous dire qu’on parle d’un sujet où je suis expert. Mais cette semaine, j’ai lu un article dans Rolling Stone (lien en anglais) qui parle de la relation du rap américain avec un album en particulier, Troupeau Bleu, par un groupe de jazz français, Cortex, sorti en 1975. La thèse de l’article, c’est que les rappeurs américains samplent cet album depuis environ 2004 sans crédit propre (jusqu’à ces dernières années), et Cortex est donc un père fondateur du rap moderne.
Si c’est vrai, vous nous devez vos excuses. D’autre part, il n’y aurait pas de Jul ni de Gims s’ils n’avaient jamais écouté du rap américain, alors… dites donc, des erreurs se sont produites, il y a de bonnes personnes des deux côtés, etc.
On peut écouter tout l’album Troupeau Bleu sur le site Bandcamp ou en bas :
Quoi dire de l’album lui-même ? Ils ont clairement écouté pas mal de jazz américain, dont Miles Davis et John Coltrane. Je dirais aussi que leur chanteuse à aussi écouté Lani Hall, qui travaillait avec Sergio Mendes, en boucle. À mon avis, l’album est plus compétent qu’intéressant — ils jouent avec plein d’idées, mais il ne m’attire pas assez pour l’acheter.
Mais ce qui nous intéresse, c’est le rap (catégorie : phrases que l’on ne relit pas deux fois ici). On peut voir à quel point les rappeurs ont adopté cet album avec l’aide du site WhoSampled, qui partage des listes des morceaux dans un album avec des liens vers tous les morceaux qui les ont copiés. Voici le lien de WhoSampled pour Cortex. En particulier, il y a 36 chansons qui utilisent leur chanson Huit décembre 1971 et autant de chansons qui utilisent Chanson d’un jour d’hiver.
Écoutons des exemples. Pour commencer, voici Huit décembre 1971 :
En 2004, on le trouve dans ce morceau du rappeur MF DOOM. Le clip commencera au bon moment :
Voici Chanson d’un Jour d’Hiver, qui commencera à 0:42, parce que c’est la partie…
…que l’on entend dans ce morceau de Lupe Fiasco :
En total, WhoSampled a 166 exemples de chansons qui réutilisent des morceaux de Troupeau Bleu. Avouez-le, vous ne saviez pas que ce site existait, et maintenant, vous avez peur de découvrir plus de horreurs. Et pas toujours des rappeurs. Allons-y !
Voici un tube de France Gall de 1964, Laisse tomber les filles :
Sa voix réapparaît dans ce morceau d’un type qui ne sait pas épeler, « The Weeknd » :
Vous connaissez sûrement « Le Temps de l’Amour », de Françoise Hardy, dernièrement vue ici en tant que la bande-sonore d’une vidéo de l’Alliance Française :
Même Indochine est coupable ! Voilà, Punker de l’album Paradize :
Le début copie une chanson chinoise :
En fait, Nico est un si grand cambrioleur, il a même volé la musique d’une chanson de 1792 !
WhoSampled est un peu un trou noir, où on peut rester bloqué en recherchant tous genres de musique. Mais pour revenir finalement à nos moutons, vous devrez rechercher longtemps pour trouver un autre album français avec autant d’influence aux États-Unis que celui de Cortex.
Il y a deux mots français qui me font plus de problèmes que le reste de la langue — combiné. Je vérifie parfois l’utilisation du subjonctif avec l’excellent outil de Laura Lawless, et je continue de relire des leçons de Kwiziq quant à des trucs comme le « ne explétif ». Mais après 2 1/2 ans, il y a deux mots qui m’embrouillent comme rien d’autre.
À et de.
Le problème commence avec les traductions. On dit souvent que à = « to » et de = « of/from ». C’est… pas faux, mais comme on verra, il y a plein de situations où ces significations ne tiennent pas. Et pire, les équivalents en espagnol marchent exactement comme en anglais, ce qui ne m’aide pas du tout.
Quand on veut dire que quelque chose appartient à quelqu’un, on écrit par exemple :
L’Île aux enfants
C’est l’île qui appartient aux enfants. Mais en anglais on écrirait :
The children’s island OU
The island of the children
C’est « of » — de. Tout en moi veut écrire « L’île des enfants », bien que ça ait tort. Et en espagnol, on écrit :
La isla de los niños
Mais si vous parlez un peu l’anglais, vous êtes en train de sauter de votre chaise pour me dire « This island belongs to the children. Exactement comme « appartenir aux ». Pas si malin, hein ? » Et oui, c’est vrai qu’en tant qu’objet indirect, la préposition change. Mais on parlait de noms sans verbes.
Ça me dérange quand on parle de prêter et emprunter. En français on dit :
Je lui ai prêté le livre.
Pas d’à, pas de de, pas de problème. L’anglais est similaire :
I loaned him the book.
Mais maintenant, décrivez la situation selon la personne qui reçoit le livre.
Je lui ai emprunté le livre.
I borrowed the book from him.
Uh-oh ! L’un de nos mots anglais est apparu, celui que l’on veut traduire par « de ». Si on utilise un prénom au lieu d’un pronom, le problème devient encore plus clair :
J’ai emprunté le livre à Françoise.
I borrowed the book from Françoise.
Et c’est le même problème avec prêter :
J’ai prêté le livre à Marcel.
I loaned the book to Marcel.
C’est le même mot, peu importe la direction !
Et c’est souvent le cas que le choix entre les deux n’a rien à voir avec la direction d’une action, mais quelque chose de complètement différent. Considérez ces deux exemples :
Je continue à battre les œufs.
Je continue de paniquer sur mon accent.
La différence, c’est que l’on dit à pour une nouvelle action en train de se dérouler, et de pour quelque chose d’habituel. On ne peut pas apprendre ça de Duolingo ; je l’ai appris de cet article du Figaro.
Il me semble donc qu’il est absolument impossible d’apprendre une règle pour leur utilisation. Il faut tout simplement mémoriser tous les cas. Comptez-vous chanceux de ne pas avoir besoin d’y penser !
(Crédit de photo pour les réseaux sociaux : Molière par Nicolas Mignard, 1658, Domaine public)
Ce dîner était l’un des plus faciles à choisir du blog entier. Dès que j’ai vu les mots « quiche lorraine », j’ai connu notre plat principal. Je n’ai pas connu le bon nom pour les spritz, mais ils sont produits dans certaines boulangeries ici, alors je les connaissais déjà. Alors, sans plus d’attente, voici mon dîner meurthois :
On commence avec la quiche lorraine. Il n’y a pas de seule et unique recette authentique, mais on peut dire quelques choses — l’appareil (dit migaine) doit contenir du lait et soit de la crème liquide soit de la crème fraîche, ainsi que des œufs et il doit y avoir des lardons. Sinon, il y a des versions avec ou sans muscade, avec ou sans oignons, avec des pâtes différentes — impossible d’en choisir une ! J’ai donc suivi la moyenne de plusieurs recettes (Meilleur du Chef, Papilles et Pupilles, et Natasha’s Kitchen) — pas d’oignon (aux Autrichiens), avec de la muscade, et avec de la crème liquide.
J’ai fait la même pâte brisée de Gaston Lenôtre que dans ma recette de la tarte normande. Au lieu de tout réécrire, je vais juste vous montrer quelques photos, puis poster la pâte dans son propre post plus tard. (J’ai utilisé 300 grammes de pâte.)
Les ingrédients de la quiche lorraine :
1 pâte brisée
20 cl de lait
20 cl de crème liquide
4 œufs
200 grammes de lard ou lardons
Du sel et du poivre
De la muscade (facultatif)
Les instructions de la quiche lorraine :
Faire votre pâte brisée, si besoin.
Préchauffer le four à 180°C.
Étaler la pâte sur un plan de travail fariné. La mettre dans un moule à tarte (la mienne fait 24 cm de large). Couper les bords en roulant un rouleau au-dessus. C’est parfait cette fois, non ?
Piquer le fond avec une fourchette. Laisser reposer dans le frigo.
Faire cuire le lard dans une poêle. Couper en dès après si besoin.
Mettre le lait, la crème et les œufs dans un grand saladier. Saler et poivrer.
Si vous voulez, ajouter de la muscade.
Fouetter jusqu’à ce que la migaine devienne homogène.
Sortir le moule à tarte du frigo. Parsemer les lardons autour du fond. Versez la migaine dans la quiche. J’ai eu des restes, environ 20 % de la migaine.
Faire cuire 35-40 minutes. Vérifier à 35. La migaine ne devrait plus bouger.
Passons au dessert, les spritz. C’est plutôt difficile à trouver la bonne recette, car il existe aussi un cocktail, l’Aperol Spritz, II domine les résultats sur Google. Mais j’ai réussi à trouver plusieurs recettes. Il faut d’abord dire qu’il n’y a pas de la bonne recette, mais en général, on voit le même poids de beurre que de sucre, et le double de farine. Selon Keldelice, seulement les versions avec de la poudre d’amande sont « puristes » ; pas mal de recettes utilisent de la noix de coco râpée. Vous auriez dû déjà savoir que je choisirais donc une version avec de la poudre d’amande.
Notre recette vient de la Maison Schaming à Yutz, grâce à la boulangère Céline Cantoni. (De nos jours, c’est devenu Maison Banette.) Au fait, « yutz » en anglais est un mot emprunté au yiddish, qui veut dire « con ». J’aurai des problèmes si j’essaye d’y visiter. Heureusement, cette recette mérite une place parmi les autres biscuits-étoiles du blog, les monnaies de Chevagnes et les canistrellus. J’ai coupé les ingrédients par 4. Quant au chocolat, j’ai suivi la technique d’Epicurious (lien en anglais).
Les ingrédients des spritz :
250 grammes de farine
125 grammes de beurre
125 grammes de sucre
1-2 œufs (lisez les instructions)
100 grammes de poudre d’amandes
4 grammes de levure chimique
200-300 grammes de chocolat noir (facultatif)
Les instructions des spritz :
Mettre la farine, le beurre, le sucre, la poudre d’amande, et la levure chimique dans le bol d’un robot. Ajouter 1 œuf. Mélanger tout avec la feuille.
Si votre pâte n’est pas lisse, ajouter le deuxième œuf et mélanger jusqu’à ce qu’il soit complètement incorporé.
Mettre la pâte dans une poche à douille avec une grosse douille étoilée. Pensez à faire ça en plusieurs fois, parce que ce sera un peu difficile.
Sur une plaque de cuisson avec un tapis en silicone, dessiner vos spritz. Même avec un deuxième œuf, ce sera un processus lente.
Enfourner à 180°C pour 12-15 minutes selon vos goûts pour un biscuit plus blanc ou plus doré. Vérifier souvent avec la lumière du four.
Ça termine la recette nature. Mais si vous êtes comme moi, et il y a une fille gourmande chez vous ([Ne la blâmez pas pour vos propres attitudes ! — M. Descarottes]), on continue pour les tremper dans du chocolat. Ce qui suit n’est pas difficile, mais je choisirais peut-être un chocolat moins noir la prochaine fois, où ajouter de la crème liquide.
Préparer un bain-marie. L’eau devrait frémir, pas bouillir.
Mettre 2/3 du chocolat dans le bain-marie. J’ai commencé avec un plan pour 200 grammes, alors c’est environ 140 dans le bol.
Faire chauffer jusqu’à 48.5°C ou 120°F (je préfère Fahrenheit pour de si petits changements comme on va utiliser).
Enlever le bol du bain et ajouter le reste du chocolat. Remuer jusqu’à ce que tout le chocolat soit fondu et la température atteint 28°C/82°F. C’est ici où j’ai décidé qu’il n’y avait pas assez de chocolat, et j’ai ajouté 100 grammes de plus de chocolat.
Remettre le bol sur le bain-marie et faire chauffer jusqu’à 32°C/90°F. Vérifier le chocolat en mettant un peu sur du papier sulfurisé — si c’est en forme de traînées, laisser refroidir et recommencer d’étape 3. Sinon, on est prêt.
Tremper chaque spritz dans le chocolat et laisser refroidir sur une grille. La grille devrait être fabriquée en France, comme les miennes.
Hier était l’un des jours les plus extraordinaires de ma vie. J’habitais à Los Angeles pendant 3 ans, mais je vous rassure que j’ai JAMAIS rencontré des célébrités. En fait, je ne l’aurais pas su car je suis complètement nul avec les visages, mais au moins personne ne m’a dit « Vous ne me reconnaissez pas ? ». Un jour et demie plus tard, je continue à m’emballer sur ma rencontre avec M. Usclat !
Mais cette semaine, on m’a aussi laissé le pire commentaire que j’aie reçu, quant au balado (et croyez-moi, il y en avait plus) :
Ça dit en partie « il vous faut vraiment vous améliorer l’énonciation et la prononciation…même moi, je changerais à l’anglais si je vous rencontrais en France. »
Vous savez tous que la pire chose que l’on peut me dire quant au français est « je changerais à l’anglais » ?!? Oh là là, mais celui-ci m’a fait mal au cœur. Je ne devrais pas faire trop d’attention à des internautes inconnus, mais c’est le bon bouton sur lequel appuyer pour avoir mon attention.
Comme toujours, on commence avec la blague de la semaine. Cette fois, elle traite des prix parisiens. Nos articles sont :
Cet après-midi, je suis allé à Los Angeles pour The American French Film Festival (Le Festival américain de Films français). Mais d’abord, j’ai passé par mon petit paradis, Surfas Culinary District. Voilà, j’ai quelques photos pour vous rendre JALOUX. Mais la meilleure est à venir !
HIHIHIHIHIIHIHI
Je sais, j’suis ordure. Mais après ÇA, je me suis directement conduit au bureau de la Directors’ Guild of America (Guilde des réalisateurs d’Amérique). Voici leur bâtiment :
Et voilà, devant l’entrée, votre hôte en train d’avoir des problèmes de sourire :
Sérieusement, qu’est-ce qu’il y a avec la gueule ?
Voici l’horaire :
Et des bibelots pour ceux qui en ont envie :
J’étais là pour regarder le film Jumeaux mais pas trop, avec Bertrand Usclat en vedette. Peut-être que vous vous souvenez de mon post à l’honneur de sa série de sketchs, Broute. C’est ça le ciné (j’étais TÔT) :
Puisque le film est toujours au cinéma en France (et j’étais interdit de garder le portable allumé pendant le film), il n’y a pas de photos, et je ne donnerai qu’un bref sommaire du film. M. Usclat joue un homme politique pendant une élection en Charente (voilà notre visite virtuelle). (Pauline Clément, qui joue de nombreux seconds rôles dans Broute, joue son directeur de campagne.) Il découvre grâce à un test génétique qu’il a un frère jumeau noir, Anthony, joué par Ahmed Sylla. Ces cas existent en vrai, mais de toute façon, la nouvelle arrive au mauvais temps car Anthony est arrêté pour un crime (ridicule). C’est ça comment les deux ont leur ADN dans la même base de donnés. Le meilleur gag du film arrive quand les deux cherchent l’assistante sociale qui a mis les deux avec des familles adoptives. Elle dit qu’elle ne peut pas partager le numéro de leur mère, mais elle dit « par hasard » le prénom, puis s’excuse de la table pour faire du café.
Du programme
Après le film, M. Usclat et l’un des co-réalisateurs, Wilfried Méance, ont pris des questions du public. Ça a commencé avec les crédits ; c’est pourquoi vous pouvez les regarder en bas. Moi, je n’ai pas eu de questions quant au film…
…mais je vous rassure, j’étais le PREMIER à atteindre la scène après l’entretien. Bien que M. Usclat ait répondu à toutes les questions de l’entretien en anglais, je lui ai parlé en français. Je crois que j’ai dit :
Excusez-moi, M. Usclat, moi, je suis fan américain et je m’appelle Justin Busch. J’ai commencé à apprendre le français pendant le confinement et c’est comment j’ai trouvé Broute, mais je l’ai pris tout au sérieux et un ami a dû m’expliquer que vous n’étiez pas en fait barman. (Je respire enfin.)
Mais si on m’a dit qu’il y a une vidéo qui me montre en train de dire plutôt :
OMDOMDOMD, c’est lui ! Au secours, je vais m’évanouir !
Je le croirais également. Je me souviens bien que l’on s’est serré les mains, il m’a dit « Enchanté », et j’ai répondu avec la même chose quelque part dans tout ça. Il était SUPER-sympa avec moi, n’a pas essayé de changer à l’anglais, et quand j’ai enfin demandé « Pourrait-on prendre une photo ? », le deuxième meilleur moment du blog (après le concert d’Indochine) est arrivé :