Archives pour la catégorie Recettes

Mon dîner mosellan

Ce dîner n’est pas comme les autres. Pour la deuxième fois, il y a quelque chose ici pas fait maison (voilà l’autre). En revanche, le fromage blanc nature dont j’aurais eu besoin n’est pas disponible du tout chez moi. Alors, voilà, le bretzel et le Bibeleskäs au saumon fumé.

Les deux recettes viennent du blog d’une cuisinière mosellane, Eva Cuisine. Elle est bien experte en cuisine alsacienne, et a publié plusieurs livres de recettes avec Hachette, une édition connue aux deux côtés de l’Atlantique, donc des œuvres sérieux.

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Le gâteau « Red Velvet » de La Fille

Aujourd’hui, je vous présente quelque chose d’inattendu. Tout l’équipe chez Un Coup de Foudre fait son tour en vedette de temps en temps, et leurs rôles sont assez bien connus ([Garçon ! Plus de carottes, tout de suite ! –M. Descarottes]). Mais cette fois-ci, c’est La Fille qui cuisine. Voilà, son gâteau « Red Velvet » (littéralement « Velours rouge »).

L’arrière-plan ne vous est pas familier, hein ? C’est pourquoi vous êtes chez la Mère Coup de Foudre pour la fête d’anniversaire. (Peut-être que ce nom ne collera pas ; j’ai jamais pensé à cette situation.) Elle avait dit à ma fille que les deux feraient un gâteau ensemble, puis au dernier moment, elle a changé d’avis et a dit à ma fille de le faire ensemble avec moi. Merci, maman.

Naturellement, je lui ai dit, « Si tu vas cuisiner chez nous, il y aura des photos. » Je suis fier de ses efforts, et vous allez voir qu’elle a appris la leçon la plus importante — la cuisine, c’est le triage. Dès qu’on commence, il y a des crises partout et des choses qui ne vont pas. Faut toujours penser à « qu’est-ce que je peux faire ? », pas à « tout est perdu ».

Comme le gâteau aux carottes, cette recette vient du livre Southern Cakes. Le glaçage est exactement le même, mais je le copierai ici pour être complet. Le « Red Velvet » et l’un de mes gâteaux préférés depuis la première fois où je l’ai goûté, à Ralph Brennan’s Jazz Kitchen à Disneyland — la version locale des restos de la famille Brennan à la Nouvelle-Orléans. (Voilà, toutes mes histoires sont liées, les unes aux autres.)

Les ingrédients pour le gâteau Red Velvet :

  • 375 grammes de farine
  • 1/2 cuillère à café de sel
  • 1 cuillère à café de vanille liquide
  • 240 ml de lait ribot
  • 2 cuillères à soupe de poudre de cacao
  • Du colorant rouge
  • 240 + 40 grammes de beurre doux
  • 400 grammes de sucre en poudre
  • 2 œufs
  • 1 1/2 cuillères à café de bicarbonate de soude
  • 1 cuillère à soupe de vinaigre blanc
  • 225 grammes de fromage Philadelphia
  • 450 grammes de sucre glace
  • 1 cuillère à soupe de vanille liquide
  • Du lait (facultatif)

Les instructions pour le gâteau Red Velvet :

  1. Préchauffer le four à 180°C.
  2. Beurrer 2 moules à gâteau ronds de 23 cm, y déposer du parchemin, et beurrer le parchemin.
  1. On va préparer 3 mélanges. D’abord, tamiser la farine dans un grand saladier, ajouter le sel, et mélanger.
  1. Dans un autre bol, combiner le lait ribot et la cuillère à café de vanille liquide. Remuer bien.
  1. Dans un petit bol, mélanger la poudre de cacao avec le colorant rouge. Ce sera un peu difficile, mais remuer jusqu’à ce que le tout devienne une pâte.
  1. Dans le bol d’un robot, battre le beurre à petite vitesse jusqu’à ce qu’il devienne moelleux. Ajouter le sucre en poudre et battre plus vite pendant 3-4 minutes. Racler souvent les bords. Y ajouter les œufs et mélanger bien. Puis, ajouter la pâte de cacao et mélanger encore.
  1. On va ajouter le lait en deux fois et la farine en trois fois. Ajouter un tiers de la farine, puis la moitié du lait. Battre à petite vitesse jusqu’au moment où la farine est dissous. Répéter avec le deuxième tiers de la farine et le reste du lait. Finir avec le reste de la farine.
  1. Dans un petit bol, mélanger le bicarbonate de soude et le vinaigre blanc avec une cuillère en bois. Ajouter à la pâte et mélanger bien. Déposer dans les moules.
  1. Enfourner pendant 20-25 minutes, mais ne retirez pas les gâteaux du four jusqu’à ce qu’ils réussissent le test du cure-dent.

Pendant que les gâteaux refroidissent, on passe au glaçage :

  1. Faire ramollir le beurre et le fromage Philadelphia, puis les mettre dans le bol d’un robot équipé de la feuille. Les rendre moelleux. Ils doivent être bien ramollis, où vous allez avoir des petits morceaux de beurrer dans votre glaçage.
  1. Ajouter le sucre glace en six fois, et mélanger bien à chaque fois. Racler les bords souvent avec une maryse.
  1. Ajouter la vanille liquide et mélanger plus.
  2. Maintenant, c’est une question de texture. Si vous trouvez le glaçage trop sec ou dur, ajouter du lait, une cuillère à soupe à la fois. Mélanger et tester après chacune. En ce cas, on en a utilisé 3.

Montage :

Peut-être que vous avez remarqué que son premier gâteau a eu des bords très irréguliers. Alors ce que je lui ai dit, c’était d’étaler du glaçage sur ce gâteau en premier :

Puis elle a mis le plus beau gâteau au-dessus. J’ai coupé un cercle avec un couteau très bien aiguisé, afin de produire des bords plus réguliers. À la fin, j’ai fait une petite coupure dans le cercle extérieur pour retirer les bords sans abîmer le gâteau :

Après, elle a étalé le reste du glaçage au-dessus et autour les bords du gâteau. À mon avis, le glaçage avait la bonne texture, mais il n’a pas bien collé aux bords du gâteau.

Je l’ai aidée à déplacer le gâteau sur une assiette propre et nous l’avons livré chez les grands-parents. Ma mère y a posé deux rangs de bougies, 4 et 6 pour 46. Et oui, je les ai TOUS soufflés en une fois — pas toujours trop faible !

Elle a fait du bon travail. Je suis le mauvais prof pour lui apprendre à décorer, mais elle a tout fait ici, sauf pour les parties qui avaient besoin soit d’un couteau soit du four. Et franchement, je crois qu’elle peut utiliser les couteaux sans problème. Mais je ne peux même pas risquer la moindre blessure chez elle. De toute façon, je suis fier d’elle — c’est de loin le truc le plus difficile qu’elle a cuisiné, et elle l’a choisi toute seule.

Le pain de citrouille de Thanksgiving

Je sais, je sais, « Justin, on ne fête ni votre anniversaire ni Thanksgiving en France. C’est quoi toute cette cuisine à l-autre-que-française ? Avez-vous oublié qu’aujourd’hui est le deuxième anniversaire du meilleur compliment de votre vie, que vous êtes « plus royaliste que le roi » sur le blog ? »

Assume toujours que les trucs les plus fous que je dis sont vrais.

Eh bien, pour autant que je travaille devant un four cette semaine, je veux l’utiliser ! Et demain, il y aura encore une recette américaine — mais celle-là sera spéciale et je m’attends à ce que vous fassiez tous la bonne chose. De toute façon, c’est mieux de lire ces recettes que de perdre la tête pendant « Black Friday » (un escroc de notre part, comme je vous ai dit au début).

Mais ce pain est aussi mon truc préféré de tout Thanksgiving (sauf peut-être pour la tarte à la citrouille, et ma fille l’adore aussi. C’est moins de travail que beaucoup d’autres choses ici, et franchement, je l’assume.

On dit tous « Bienvenue » au nouveau membre de l’équipe, mon cadeau d’hier. C’est une nouvelle balance, et elle est imperméable, un problème avec mon ancienne :

Pour cette recette, j’ai utilisé deux choses qui pourraient être difficiles à trouver en France. La première est de la purée de citrouille ; voilà la bonne chose chez Carrefour. L’autre est l’épice de citrouille, dit « pumpkin spice » en anglais, un mélange de cannelle, de muscade, de clous de girofle et de gingembre. J’ai aucune idée où trouver ce mélange, mais vous savez maintenant quelles épices sont les bons choix.

Les ingrédients pour le pain de citrouille :

  • 425 grammes de purée de citrouille
  • 335 grammes de sucre
  • 140 grammes d’huile végétale
  • 375 grammes de farine
  • 2 cuillères à café de vanille liquide
  • 4 œufs
  • 75-150 grammes de noix concassées
  • 2 cuillères à café de bicarbonate de soude
  • 1 cuillère à café de sel
  • 1/2 sachet de levure chimique
  • 1 1/2 cuillères à café d’épice de citrouille, ou de la cannelle et des clous de girofle moulus

Les instructions pour le pain de citrouille :

  1. Préchauffer le four à 180°C. Mettre la grille du four plus bas, afin que les hauts des moules soient au milieu du four.
  2. Beurrer les fonds — et seulement les fonds — de deux moules à cake. Les miens sont 25x13x8 cm. À cette taille, certains préfèrent utiliser seulement un moule. Vous verrez que mes pains ont moins de hauteur que d’habitude. Mais j’ai eu une raison !
  1. Dans un grand saladier, déposer la purée de citrouille, le sucre, l’huile végétale, la vanille liquide et les œufs. Mélanger complètement.
  1. Ajouter la farine, la levure chimique, le bicarbonate de soude, le sel et les épices. Mélanger jusqu’à ce que le mélange soit homogène.
  1. À cette étape, j’ai mis la moitié de la pâte dans l’un des deux moules, puis ajouté 75 grammes de noix concassées à la pâte pour l’autre. C’est car ma fille ne devrait pas manger des noix en ce moment. Si vous n’avez pas d’appareil dentaire, ajouter 150 grammes de noix à la pâte, remuer, puis diviser la pâte (ou mettre tout dans un seul moule ; c’est à vous).
  1. Enfourner pendant 50-60 minutes (2 moules) ou 1h10-1h20 (1 moule). Les pains sont prêts quand le test de cure-dent réussit avec un cure-dent propre.
  1. Laisser refroidir pendant 10 minutes dans les moules, puis les retirer pour refroidir sur des grilles.

Vous n’avez pas trop d’expérience avec le pain de citrouille, mais je vous rassure — les miens sont parfaits. Voici celui avec les noix :

Contrairement à d’autres recettes ici, ces pains se gardent merveilleusement au congélateur. Mais je doute qu’ils atteindront le frigo pour ça.

Le procès d’anniversaire

Bonjour, les amis, c’est encore une fois M. Descarottes avec vous. Aujourd’hui est l’anniversaire du gros — 46 ans — mais c’est lui enfermé à clé dans ma cage. Comme Maurice, il a poussé le bouchon trop loin.

Qu’est-ce que le type a fait ? Voilà, son gâteau d’anniversaire — c’est plusieurs crimes dans une seule photo !

Peut-être que vous vous souvenez du fait qu’il partage son anniversaire avec le général de Gaulle. Je lui ai donc ordonné de chercher le dessert préféré du général, et de vous le présenter. Il s’est avéré qu’un grand amour des desserts n’était pas parmi les qualités du général — on a trouvé des preuves qu’il y avait des fraises melba, le Parfait (ou Coupe) Viviane, et le vacherin glacé. Mais il y a quand même des choix.

Puis le gros a dit « Je n’en veux pas », et pire « Je vais faire quelque chose d’américain. » Et encore pire, « Je vais faire cuire DES CAROTTES ! » C’est horrifiant, mais quand il m’a apporté un bout du gâteau, je lui ai attrapé dans ma cage ! Vous pouvez voir qu’il a du foin pour manger.

Comme dans Alice au pays des merveilles, « La sentence d’abord ! On vous jugera après, effrontée ! » Alors, on va chanter tous une petite chanson qui convient parfaitement aux anniversaires, Ça ira. Non, pas la bêtise de Vitaa et Slimane, la version traditionnelle. C’est ce qu’il adore, la tradition, n’est-ce pas ?

Les détails suivent :

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Mon dîner morbihannais

S’il vous semble que ce dîner a eu besoin de temps pour apparaître, vous avez raison. Il y a un nouvel horaire ici où ma fille est avec chaque parent plus longtemps. Quand elle est ici, je suis heureux de faire des desserts, mais les dîners doivent attendre son absence. (S’il y avait un département qui ne mangeait que des macaronis et fromage et de la pizza, ce ne serait pas un problème.) De toute façon, pour notre dernier dîner breton — je suis triste de l’écrire — on finit avec gusto, comme on dirait soit en italien soit en anglais. Voici les moules marinières et les palets bretons au caramel au beurre salé.

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Les macarons à la framboise

Aujourd’hui, je vais enfin vivre un rêve. (N’oubliez pas que j’ai 9 heures de retard sur le fuseau horaire français.) Depuis deux derniers ans et demi, à partir de mon premier gâteau au yaourt, j’ai surtout une question : « Mais que penseraient les Français de ma cuisine ? » (Je m’en fiche de l’avis des autochtones ; ils se contentent avec d’Oreos.) Mes macarons à la framboise seront vendus à un marché caritatif pour le bienfait de l’Orange County Accueil, auquel assisteront des dizaines d’expatriés, alors je vais bientôt en savoir plus ! (Personne ne les a toujours goûtés ; j’ai proposé plusieurs choix à la présidente, et c’était le sien.)

Les macarons à la framboise sont l l’un de mes plus vieux outils. On peut les voir en haut à droite du blog depuis le début. C’est une recette de Laurène Lefèvre, qui vient de cette vidéo. (Le texte est tout à moi.) J’ai fait des centaines de lots de macarons pour les maîtriser (voici deux exemples), et je n’exagère même pas un peu — ça fait 4 mois depuis mon dernier lot, et vous pourrez voir la différence entre les deux lots en bas. C’est la pâtisserie la plus française au monde — il n’y a pas trop d’ingrédients, mais réussir demande de la technique, de la technique, et encore plus de la technique.

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Le gâteau Saint-Honoré de Gaston Lenôtre

J’ai fait ce dessert pour la toute première fois pour fêter le deuxième anniversaire du blog. Mais honnêtement, il n’y a rien ici que l’on n’a pas déjà fait — de la pâte feuilletée, de la crème pâtissière, de la pâte à choux, de la meringue, et du caramel. Ce qui est nouveau, c’est la façon de tout combiner, et dans le cas de la crème pâtissière, de la gérer. Cette fois, je vais simplement vous donner la recette. Mais il y aura un autre post genre « aperçu des coulisses », parce que j’ai appris des choses.

Ce post est loooooooong, j’ai donc caché la plupart pour vous. Dites-moi si vous préfèreriez ça plus souvent.

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Mon dîner meusien

Pour ce dîner, le dessert a été choisi par le duc Stanislas il y a 300 ans. Il faut absolument faire les madeleines pour un dîner meusien. Je voulais trouver un plat qui n’était pas emprunté aux voisins, et je l’ai trouvé sur le site de tourisme départemental. Je vous présente la soupe de lentilles du barrois, et les madeleines de Commercy :

Notre soupe de lentilles du barrois (la région autour de Bar-le-Duc) est due au site de Meuse Attractivité. Comme d’habitude, je l’ai coupée par deux, car je n’en suis qu’un. Quant aux lentilles, l’idée est d’utiliser les véritables lentilles du barrois, mais la récolte n’est pas trop grande, et elles sont seulement disponibles dans 4 départements. Pour autant que je sache, personne parmi les habitués du blog n’y habitent. (Si j’ai tort, dites-moi dans les commentaires !) Utilisez donc n’importe quelle lentille disponible.

Les ingrédients de la soupe de lentilles du barrois :

  • 175 grammes de lentilles vertes du barrois
  • 1 carotte ou poignée de petites carottes
  • 1/2 oignon
  • 50 grammes de lardons fumés
  • 2 clous de girofle
  • 2 gousses d’ail
  • De l’huile d’olive
  • 8 cl de crème liquide
  • Du thym et du laurier
  • Du sel et du poivre
  • Du persil

Les instructions de la soupe de lentilles du barrois :

  1. Éplucher la carotte et l’oignon, les couper en petits dès, et les mettre dans un faitout.
  1. Faire suer les légumes, sur un feu moyen, avec de l’huile d’olive.
  1. Ajouter les lardons et faire revenir pendant 2-3 minutes.
  1. Ajouter les lentilles et mélanger pendant 1-2 minutes.
  1. Recouvrir le tout avec de l’eau — pour moi, 90 cl a suffi. Piquer les gousses d’ail avec les clous de girofle et les déposer dans la soupe. Ajouter le laurier et le thym.
  1. Porter à ébullition et laisser cuire à feux doux, pendant 30 minutes.
  1. Sortir du feu et ôter le thym, le laurier et les gousses d’ail.
  1. Saler et poivrer selon votre goût. Puis mixer les lentilles, à l’aide d’un mixeur.
    Pendant ce temps-là, ajoutez la crème liquide jusqu’à avoir un potage bien homogène. Écumer selon vos besoins.

Voilà, le résultat :

Le pain est le célèbre pain levain Boudin de Californie. Vous pouvez vous rassurer qu’il a été cuit ce matin, et n’était pas tranché jusqu’au moment où je l’ai acheté. S’il faut vivre à 9 000 km des bonnes boulangeries, c’est le meilleur que l’on puisse faire pour 5 $.

J’espère que personne ne s’est pas trompé sur mon dessert. Il fallait toujours être les madeleines de Commercy. Mais, quelles madeleines ? Il y a des centaines de soi-disant « véritables » recettes. Certaines utilisent du miel, des autres conseillent des parfums différents comme la vanille ou le zeste de citron ou bien la bergamote, et les temps de repos pour la pâte sont variés. Et chacun de ces liens se dit « la véritable ». À mon avis, les miennes sont absolument parfaites, alors voici l’énième véritable recette des madeleines de Commercy.

En fait, j’ai largement suivi la recette de Mes inspirations culinaires, avec lequel j’ai eu pas mal du succès au passé. J’ai coupé son temps de repos par deux (1 heure au lieu de 2), et je crois que je n’ai rien perdu. Ce qui compte est que la pâte doit devenir épaisse. Une heure de plus n’est pas nécessaire.

Les ingrédients des madeleines de Commercy :

  • 120 grammes de farine
  • 100 grammes de sucre
  • 100 grammes de beurre
  • 1 pincée de sel fin
  • 2 oeufs
  • 1 jaune d’oeuf
  • ½ zeste de citron ou orange
  • ½ sachet de levure chimique

Les instructions des madeleines de Commercy :

  1. Dans un saladier, râper le zeste de citron.
  1. Ajouter les œufs, jaune d’œuf et sucre et fouetter tout à la main.
  1. Ajouter la farine en trois fois avec la levure chimique. Fouetter après chacune.
  1. Faire fondre le beurre (le micro-ondes va bien), le verser dans la pâte, ajouter une pincée de sel, et fouetter. Certaines recettes utilisent plutôt du beurre demi-sel, mais je préfère contrôler le sel moi-même.
  1. Couvrir avec du film à contact, et laisser reposer une heure au frigo.
  1. Préchauffer le four à 190°C.
  2. Beurrer et fariner votre moule à madeleines.
  1. Remplir les moules à 3/4, environ une cuillère à soupe à chaque puits.
  1. Enfourner pendant 13 minutes. Commencer à surveiller avec la lumière à partir de 10 minutes.

Mon dîner meurthois

Ce dîner était l’un des plus faciles à choisir du blog entier. Dès que j’ai vu les mots « quiche lorraine », j’ai connu notre plat principal. Je n’ai pas connu le bon nom pour les spritz, mais ils sont produits dans certaines boulangeries ici, alors je les connaissais déjà. Alors, sans plus d’attente, voici mon dîner meurthois :

On commence avec la quiche lorraine. Il n’y a pas de seule et unique recette authentique, mais on peut dire quelques choses — l’appareil (dit migaine) doit contenir du lait et soit de la crème liquide soit de la crème fraîche, ainsi que des œufs et il doit y avoir des lardons. Sinon, il y a des versions avec ou sans muscade, avec ou sans oignons, avec des pâtes différentes — impossible d’en choisir une ! J’ai donc suivi la moyenne de plusieurs recettes (Meilleur du Chef, Papilles et Pupilles, et Natasha’s Kitchen) — pas d’oignon (aux Autrichiens), avec de la muscade, et avec de la crème liquide.

J’ai fait la même pâte brisée de Gaston Lenôtre que dans ma recette de la tarte normande. Au lieu de tout réécrire, je vais juste vous montrer quelques photos, puis poster la pâte dans son propre post plus tard. (J’ai utilisé 300 grammes de pâte.)

Les ingrédients de la quiche lorraine :

  • 1 pâte brisée
  • 20 cl de lait
  • 20 cl de crème liquide
  • 4 œufs
  • 200 grammes de lard ou lardons
  • Du sel et du poivre
  • De la muscade (facultatif)

Les instructions de la quiche lorraine :

  1. Faire votre pâte brisée, si besoin.
  1. Préchauffer le four à 180°C.
  2. Étaler la pâte sur un plan de travail fariné. La mettre dans un moule à tarte (la mienne fait 24 cm de large). Couper les bords en roulant un rouleau au-dessus. C’est parfait cette fois, non ?
  1. Piquer le fond avec une fourchette. Laisser reposer dans le frigo.
  1. Faire cuire le lard dans une poêle. Couper en dès après si besoin.
  1. Mettre le lait, la crème et les œufs dans un grand saladier. Saler et poivrer.
  1. Si vous voulez, ajouter de la muscade.
  1. Fouetter jusqu’à ce que la migaine devienne homogène.
  1. Sortir le moule à tarte du frigo. Parsemer les lardons autour du fond. Versez la migaine dans la quiche. J’ai eu des restes, environ 20 % de la migaine.
  1. Faire cuire 35-40 minutes. Vérifier à 35. La migaine ne devrait plus bouger.

Passons au dessert, les spritz. C’est plutôt difficile à trouver la bonne recette, car il existe aussi un cocktail, l’Aperol Spritz, II domine les résultats sur Google. Mais j’ai réussi à trouver plusieurs recettes. Il faut d’abord dire qu’il n’y a pas de la bonne recette, mais en général, on voit le même poids de beurre que de sucre, et le double de farine. Selon Keldelice, seulement les versions avec de la poudre d’amande sont « puristes » ; pas mal de recettes utilisent de la noix de coco râpée. Vous auriez dû déjà savoir que je choisirais donc une version avec de la poudre d’amande.

Notre recette vient de la Maison Schaming à Yutz, grâce à la boulangère Céline Cantoni. (De nos jours, c’est devenu Maison Banette.) Au fait, « yutz » en anglais est un mot emprunté au yiddish, qui veut dire « con ». J’aurai des problèmes si j’essaye d’y visiter. Heureusement, cette recette mérite une place parmi les autres biscuits-étoiles du blog, les monnaies de Chevagnes et les canistrellus. J’ai coupé les ingrédients par 4. Quant au chocolat, j’ai suivi la technique d’Epicurious (lien en anglais).

Les ingrédients des spritz :

  • 250 grammes de farine
  • 125 grammes de beurre
  • 125 grammes de sucre
  • 1-2 œufs (lisez les instructions)
  • 100 grammes de poudre d’amandes
  • 4 grammes de levure chimique
  • 200-300 grammes de chocolat noir (facultatif)

Les instructions des spritz :

  1. Mettre la farine, le beurre, le sucre, la poudre d’amande, et la levure chimique dans le bol d’un robot. Ajouter 1 œuf. Mélanger tout avec la feuille.
  1. Si votre pâte n’est pas lisse, ajouter le deuxième œuf et mélanger jusqu’à ce qu’il soit complètement incorporé.
  1. Mettre la pâte dans une poche à douille avec une grosse douille étoilée. Pensez à faire ça en plusieurs fois, parce que ce sera un peu difficile.
  1. Sur une plaque de cuisson avec un tapis en silicone, dessiner vos spritz. Même avec un deuxième œuf, ce sera un processus lente.
  1. Enfourner à 180°C pour 12-15 minutes selon vos goûts pour un biscuit plus blanc ou plus doré. Vérifier souvent avec la lumière du four.

Ça termine la recette nature. Mais si vous êtes comme moi, et il y a une fille gourmande chez vous ([Ne la blâmez pas pour vos propres attitudes ! — M. Descarottes]), on continue pour les tremper dans du chocolat. Ce qui suit n’est pas difficile, mais je choisirais peut-être un chocolat moins noir la prochaine fois, où ajouter de la crème liquide.

  1. Préparer un bain-marie. L’eau devrait frémir, pas bouillir.
  1. Mettre 2/3 du chocolat dans le bain-marie. J’ai commencé avec un plan pour 200 grammes, alors c’est environ 140 dans le bol.
  1. Faire chauffer jusqu’à 48.5°C ou 120°F (je préfère Fahrenheit pour de si petits changements comme on va utiliser).
  1. Enlever le bol du bain et ajouter le reste du chocolat. Remuer jusqu’à ce que tout le chocolat soit fondu et la température atteint 28°C/82°F. C’est ici où j’ai décidé qu’il n’y avait pas assez de chocolat, et j’ai ajouté 100 grammes de plus de chocolat.
  1. Remettre le bol sur le bain-marie et faire chauffer jusqu’à 32°C/90°F. Vérifier le chocolat en mettant un peu sur du papier sulfurisé — si c’est en forme de traînées, laisser refroidir et recommencer d’étape 3. Sinon, on est prêt.
  1. Tremper chaque spritz dans le chocolat et laisser refroidir sur une grille. La grille devrait être fabriquée en France, comme les miennes.

Le cookie géant de Laurène Lefèvre

Tout d’abord, je veux vous rassurer qu’il y a une recette dans ce post. Ma fille a pris cette photo et je lui ai fait la promesse de la mettre en haut, et plus important, de vous dire qui l’a prise.

Ça fait belle lurette que je n’ai pas fait une recette de Cook&Record. Elle est apparue ici plus que n’importe qui, et je lui dois presque tout que je sais de la pâtisserie. Mais, comme a dit Al Capone, « et la vie continuera ». (Attention, cette scène devient violente.) De nos jours, elle fait de plus en plus des trucs mignons — ce qui veut clairement la plupart de ses suivants — tandis que j’utilise de plus en plus la grande référence de Gaston Lenôtre. Je mentionne tout ça car hier soir, elle a annoncé un nouveau livre — et je me suis surpris en disant que je doute que je l’achète.

Je veux être clair, je suis certain qu’elle livrera exactement ce qu’elle promet, un livre avec une cinquantaine des classiques. Mais j’ai eu une petite crise cardiaque quand j’ai vu le frais de livraison :

C’est pas sa faute. Ce livre pèse 1,2 kilogrammes, et La Poste est bien d’accord que c’est le prix que je payerais. Peut-être plus, en fait, mais je suis sûr qu’elle recevrait une petite réduction avec un volume suffisant.

Nous avons eu une bonne conversation par MP quand elle a décidé de ne pas livrer aux États-Unis la dernière fois. Je suis aussi sûr que c’est pour ça qu’elle a fait l’effort cette fois/-ci — elle m’avait dit que j’étais le seul du pays. Peut-être que je changerai d’avis à cause de ne pas vouloir être ingrat, mais en ce moment, je me dis que 70 € pour un livre est un truc de fou. Pas autant d’ouf. D’œuf, peut-être.

Mais vous me connaissez assez bien pour savoir que j’ai aucune envie de la critiquer. Alors, j’ai décidé de vous faire la toute première recette que j’ai appris d’elle, la préférée de ma fille avant que j’aie fait les macarons Saint-Valentin, et quelque chose qu’on peut faire en 10 minutes, son cookie géant. Je suis un peu choqué que ce cookie ne soit jamais apparu ici. Je l’offre parfois en cadeau et c’est toujours bien reçu.

Les ingrédients du cookie géant :

  • 180 grammes de farine
  • 50 grammes de sucre en poudre
  • 50 grammes de sucre roux
  • 1 pincée de sel
  • 1/2 sachet de levure chimique
  • 120 grammes de beurre
  • 1 œuf
  • 1 cuillère à soupe de vanille liquide
  • 100 grammes de pépites de chocolat
  • Des M&Ms

Les instructions du cookie géant :

  1. Préchauffer le four à 180°C.
  2. Dans le bol d’un robot, mettre la farine, le sucre en poudre, le sucre roux, le sel, et la levure chimique.
  1. Mélanger à petite vitesse avec la feuille, et racler les bords pour que tout soit incorporé.
  1. Ajouter le beurre, coupé en dès, et sabler la pâte légèrement à petite vitesse.
  1. Ajouter l’œuf et sabler plus.
  1. Ajouter la vanille liquide, qui aidera la pâte à se ramasser. Mélanger un peu plus.
  1. Ajouter les pépites de chocolat et mélanger jusqu’à ce que la pâte se ramasse bien.
  1. Mettre la pâte dans un moule à charnière et étaler à la main.
  1. Y déposer des M&Ms. Étant ordure, vous pouvez voir ce que j’ai fait. Mais ça marche également ici et chez les britanniques, sérieusement !
  1. Enfourner pendant 25 minutes.