L’une de mes répliques préférées — bon, de nombreuses telles répliques — vient du film La classe américaine (c’est lié au bon moment) :
Dino — Où j’ai connu George ? Dino — C’est une excellente question. À la ferme. L’ami de Dino — La ferme ? Quelle ferme ? Dino — Ah la ferme ta gueule toi, ducon, espèce de crétin.
Mais la langue française est pleine d’expressions qui viennent de la ferme et ses alentours. L’une des plus vieilles entrées dans mon fichier d’expressions est « Ça ne casse pas trois pattes à canard » un métaphore sans aucun vrai équivalent en anglais. Les Dédexpressions suggère que l’on peut dire « nothing to write home about » en anglais — c’est-à-dire « il ne vaut pas le coup d’écrire à la maison » — mais en anglais, il y a plusieurs expressions qui concernent les animaux pour dire l’inverse, quelque chose de spécial. On peut dire que « c’est les genoux de l’abeille » (« it’s the bee’s knees« ) ou « c’est les pyjamas du chat » (« it’s the cat’s pajamas« ), et en anglais, on peut les nier pour signifier « pas grand-chose ». De cette façon, on est dans la même grange.
Je parle parfois d’un village fictif, Anguille-sous-Roche, la maison de quelqu’un que je n’ose pas nommer. Évidemment, j’adore l’expression « il y a une anguille sous roche », quelque chose qui ne va pas. Les Dédexpressions suggère « something fishy » en anglais — on pourrait dire « quelque chose de poissonesque », pour inventer un mot. Mais encore une fois, il y a un meilleur équivalent animal en anglais, « a snake in the grass » ou « un serpent dans l’herbe ». C’est exactement la même idée.
Sautons du coq à l’âne. J’aime tellement les expressions sur les vaches, mais il ne faut pas appeler la collection une « vacherie », car ça veut dire plutôt quelque chose de méchant, même si c’est en fait l’origine du mot. (Une vacherie à la ferme, elle pue.) Mais je peux espérer que j’écris en français mieux qu’une vache espagnole, au moins à une vache près. Je m’ennuierai des vaches quand les cochons voleront ; oups, on parle d’abord en français ici. Ça devrait être « quand les poules auront des dents ». Mais en fait, on dit en anglais « les dents de la poule » (« hen’s teeth ») pour quelque chose d’impossible. Jamais comme un verbe ; c’est seulement un nom.
Je vous ai promis la dernière fois de parler de la ferme, alors je ne suis pas le cochon qui s’en dédit ! Mais on a oublié l’autre chose que l’on trouve à la ferme, les légumes. Langue de Molière vous reverra au jardin.
Bonjour, les amis, c’est encore une fois M. Descarottes avec vous. Aujourd’hui est l’anniversaire du gros — 46 ans — mais c’est luienfermé à clé dans ma cage. Comme Maurice, il a poussé le bouchon trop loin.
Qu’est-ce que le type a fait ? Voilà, son gâteau d’anniversaire — c’est plusieurs crimes dans une seule photo !
Peut-être que vous vous souvenez du fait qu’il partage son anniversaire avec le général de Gaulle. Je lui ai donc ordonné de chercher le dessert préféré du général, et de vous le présenter. Il s’est avéré qu’un grand amour des desserts n’était pas parmi les qualités du général — on a trouvé des preuves qu’il y avait des fraises melba, le Parfait (ou Coupe) Viviane, et le vacherin glacé. Mais il y a quand même des choix.
Puis le gros a dit « Je n’en veux pas », et pire « Je vais faire quelque chose d’américain. » Et encore pire, « Je vais faire cuire DES CAROTTES ! » C’est horrifiant, mais quand il m’a apporté un bout du gâteau, je lui ai attrapé dans ma cage ! Vous pouvez voir qu’il a du foin pour manger.
Comme dans Alice au pays des merveilles, « La sentence d’abord ! On vous jugera après, effrontée ! » Alors, on va chanter tous une petite chanson qui convient parfaitement aux anniversaires, Ça ira. Non, pas la bêtise de Vitaa et Slimane, la version traditionnelle. C’est ce qu’il adore, la tradition, n’est-ce pas ?
Cette semaine, je n’ai pas eu de grandes nouvelles. Peut-être que vous avez entendu parler que quelqu’un a récemment gagné un prix de loterie de presque 2 milliards de dollars. Et si je vous disais que le gagnant vivait en Californie du Sud ? Mais c’est pas moi — le billet a été vendu à Altadena, à 90 km de chez moi. (Si c’était moi, une chambre chez le George V aurait déjà été réservé.)
De toute façon, j’ai la blague parfaite pour le début de la Coupe du monde, un événement que je regarderai autant que la NFL et la NBA cette année — pas du tout. Nos articles sont :
Il y a aussi Le concours de popularité (merci d’avoir fait la bonne chose, les amis), et Mon dîner morbihannais. Attention aux moules marinières — mon appartement sentait les moules même deux jours plus tard !
Mon anniversaire approche la semaine prochaine (nooooooon), en presque même temps que l’évènement le deuxième plus important de l’année. C’est à dire le film du Central Tour d’Indochine, à apparaître le 23 et le 24 novembre.
Et bien sûr, je pensais à écrire un post pour dire « on part pour faire nos achats de nougat », juste pour vous taquiner, mais honnêtement, même si je pouvais voler juste n’importe quand, le 24 novembre, c’est le Thanksgiving ici. Je serais mort si j’étais pas à table chez mes parents. (Pourquoi jamais l’inverse ? C’était quoi le problème avec mon Thanksgiving français ?)
Heureusement, le groupe a gentiment pensé à ses fans à l’étranger. Alors le film sortira dans des pays bien connus pour leurs grandes populations francophones, comme le Pérou, l’Australie, et l’Allemagne. (Au fait, j’ai pas de dent contre les péruviens — il y a de vrais fans là-bas, mais aucune visite du groupe depuis 1988 (lien en espagnol)). Bon, il sera aussi au ciné au Québec en décembre. Mais non, je ne vais pas vous dire « Je pars pour une assiette de poutine ».
J’entends parler que le même film sortira plus tard sur DVD. Je l’achèterai, bien sûr, mais l’expérience à la maison ne sera pas du tout comme au ciné. Si on peut avoir un festival de cinéma français à Los Angeles pendant 4 jours, pourquoi pas une séance une fois là-bas ?
Non, mais sérieusement, qui va le voir en Australie ? Des kangourous et des koalas ? Nous avons aussi de l’eucalyptus ici, Nico ! (Est-ce évident à quel point je suis jaloux ?)
Ce soir, je suis allé avec mon groupe de cinéphiles de l’OCA pour voir…un film américain, She Said. Il arrivera bientôt en France sous le même nom, le 23 novembre. Je ne parlerai pas du film pour plusieurs raisons, parmi lesquelles : 1) ça traite de #BalanceTonPorc/#MeToo, et c’est bien hors de mes sujets, 2) c’est un œuvre qui essaye de vous faire oublier l’histoire du New York Times quant à exactement ce sujet, et 3) quand je suis avec l’OCA, je préfère penser à de bonnes choses.
On a dîné chez Macaroni Grill, une chaîne de restos italiens américains. C’était anciennement l’un de mes habituels, mais ça me rappelle quelqu’une, alors je n’y vais plus souvent. Mais pour certains, même si je ne savais pas pendant combien de temps ils vivaient ici, c’était la première fois. Et ça, c’était une expérience !
Dans ce resto, ils servent une miche de pain avant le dîner, avec de l’huile d’olive sur des assiettes pour partager. Le truc américain, c’est d’arracher le pain avec les mains et passer des bouts autour de la table. Absolument personne n’a fait ça. Nous étions une dizaine, alors il y avait peut-être 4 miches sur la table. Chacune a été tranchée avec un couteau. Je ne m’attendais pas du tout à ça, mais il a quand même fait chaud au cœur.
Un autre moment intéressant s’est arrivé à cause d’une jolie boulette à la part du resto. L’un d’entre nous n’a pas reçu sa salade bien après l’arrivée de tous les autres plats. Aux États-Unis, la coutume en ce cas est d’offrir un dessert gratuit. (Mais ne le demandez pas aux serveurs ; ça doit arriver volontairement.) On parle souvent de commander des desserts « pour la table » ici ; c’est-à-dire que tout le monde partage le même dessert avec des fourchettes différentes pour chacun. Moi, je n’aime pas ça, mais je l’ai refusé à cause d’avoir mangé des pâtes (300 sur le moniteur de glycémie ce soir — aïe ! Des salades ce week-end !). Sinon, le groupe entier a participé à ça. Est-ce que l’on fait la même chose en France qu’aux États-Unis, où était-ce un moment bien américanisé ?
Je m’asseyais aux côtés de quelques-uns que je ne connaissais pas avant. Naturellement, j’ai parlé du blog et du voyage fou plus tôt cette année pour voir Indochine. J’oublie souvent que tout le monde ne connaît pas forcément tout ce que j’écris ici. Alors, on a dû jouer L’Aventurier sur son portable pour un autre à la table.
Ils ont bien ri quand j’ai récité ma scène préférée du Gendarme se marie par cœur, au plein milieu du resto ! J’ai eu rien à boire sauf du thé, je vous jure, mais je suis prêt à faire de vraies bêtises en français pour amuser les autres.
Mais il y avait un moment spécial que je souhaite m’arriverait plus souvent. L’une de mes nouveaux amis m’a demandé ce que j’ai fait pour mon dîner corrézien. J’ai dû le vérifier, car il y a maintenant plus de 110 recettes dans le grand tableau du Tour. C’était la mique. À mon avis, c’était pas l’une des réussites du blog (en partie parce que je n’avais aucune idée à quoi elle devait ressemble). Mais elle m’a dit que c’était très rare de trouver quiconque ici qui connaisse tout court ce plat. De tels moments valident l’effort de connaître tout le pays.
Ça fera deux mois avant notre prochaine séance de film. Ils vont me manquer.
Hier, pendant le dîner, ma fille m’a dit « Tu devrais me citer plus souvent sur ton blog, car « La fille » est le personnage le plus populaire. » (Elle m’a expliqué que « la fille » est son nom pour son personnage « inspiré de l’actualité », car les citations ne sont pas toujours exactes.) Je lui ai répondu, « Tu sais que je viens de te citer ? », ensuite je lui ai montré que je l’ai mentionné dans Les numéros chanceux.
Mais elle n’était pas satisfaite. Elle m’a dit, « Et si tu faisais un sondage, qui penses-tu gagnerait ? » Moi, sachant qui est le patron, j’ai répondu, « M. Descarottes, certainement. Mais je suis quand même prêt à tester ce propos, si tu veux. » Et elle le voulait.
On continue maintenant le Tour avec le 57, la Moselle. C’est le département le vingt-troisième plus peuplé, et les habitants se nomment mosellans. C’est notre septième séjour dans le Grand Est (et cinquième depuis le 51 !). La Moselle est distinguée en étant le seul « Eurodépartement », qui vient d’une idée, pas complètement réalisée, de partager certaines compétences gouvernementales entre Metz et la commune allemande de Sarrebruck.
On commence à la préfecture, Metz (3 étoiles Michelin). Comme beaucoup de l’ancienne région d’Alsace-Lorraine, cette ville a connu des périodes sous les Allemands et comme partie de France. Donc, quand on parle du Quartier impérial (1 étoile), c’est l’Empire allemand du Kaiser Wilhelm II, qui a construit des bâtiments en granit et en basalte à partir de 1870. De nos jours, on voit ces bâtiments autour de la gare (1 étoile) érigée par les allemands en 1908, avec une tour d’horloge impressionnante. Tout ça fait partie de la « nouvelle ville », où on trouve aussi le Centre Pompidou-Metz (3 étoiles), qui abrite des collections d’art moderne. (Est-ce que le Centre vous rappelle aussi le célèbre quartier général des méchants d’un certain dessin animé ?)
D’ici, on marche vers la vieille ville, et son plus grand trésor, la Cathédrale Saint-Étienne (3 étoiles). C’est une cathédrale gothique du XIIIe siècle, mais il y a 6 500 m2 de vitraux, du XIVe siècle jusqu’à Marc Chagall pendant le XXe siècle. Puis on traverse la rivière Moselle par le Moyen Pont, avec sa vue spectaculaire du Temple Neuf, un temple protestant construit par les Allemands en 1904. Une fois atteint, on retourne vers le quartier de la cathédrale pour aller au Musée de la Cour d’Or (2 étoiles), avec des collections Gallo-Romaines, Médiévales et de Beaux-Arts.
On suit la Moselle vers le nord-est, à Thionville. La suite de notre visite à Verdun, on visitera une partie de la Ligne Maginot, le Gros ouvrage du Hackenberg (1 étoile). N’ayez pas peur, mais on descend au sous-terrain. Il y a des tunnels partout, des casernes, et des casemates, ainsi qu’un musée avec des uniformes et des armes de l’époque. Mais je jure, je ne suis pas seulement votre guide aux boucheries, alors ensuite on visite le Château de Lagrange et ses jardins « Prairiales » (1 étoile). Les jardins doivent leur nom « aux larges bandes de prairies semées de fleurs de tous pays ».
Après ça, on va traverser vers l’Est. On est très proches de Sarrebruck, et le Guide Michelin vous conseillerez de visiter de nombreux sites là-bas. Mais c’est une frontière que je ne franchirai pas. Moi, j’irai plutôt à Saint-Avold où on trouve le plus grand cimetière américain de la SGM. On se retrouvera à Bliesbruck, pour le Parc archéologique européen (1 étoile), consacré à des ruines celtes ainsi qu’à des gallo-romains. Après, on continue à la Citadelle de Bitche (2 étoiles), une énorme forteresse sur une colline érigée par Vauban au XVIIe siècle (de ses travaux originaux, il ne reste qu’une chapelle). De nos jours, la citadelle abrite le Musée des Hommes dans la Guerre de 1870, dédié à la guerre franco-allemande de l’époque. Finalement, au sud-est, on va visiter deux centres de l’industrie du soufflage de verre : Saint-Louis pour la Cristallerie du même nom et son musée (dont une visite guidée des ateliers), et Meisenthal pour le Site Verrier Meisenthal, maison natale des boules de Noël depuis 1858 (c’est l’Alsace-Lorraine, après tout).
Qui sont les personnages les plus connus de la Moselle ? Le célèbre cardinal Mazarin était évêque de Metz de 1652 à 1658, et le maréchal Michel Ney, l’un de mes héros, a reçu sa formation militaire à Metz. Le mathématicien Charles Hermite, découvreur de nombreux résultats quant aux matrices, est né à Dieuze. Joachim von Ribbentrop…euh, pas français mais l’un des plus gros salopards de l’Histoire, il était lycéen à Metz lors de l’occupation de la Moselle par les voisins au nord.
Quoi manger en Moselle ? Encore une fois, c’est de la cuisine lorraine : les produits de mirabelles, la quiche lorraine, les spritz. Il y a aussi des confiseries comme les boulets de Metz (des boulets de canon de chocolat !) et la wagotine (des mini-wagons en nougatine récouverts de mirabelles et d’autres spécialités locales). Il y a un macaron local, celui de Boulay, avec seulement un producteur (hmmm, qu’est-ce qui se passe ici quand j’entends de telles choses ?). Pour boire, il y a la limonade Lorina, qui vient du Saulnois, et des vins AOC Moselle dont les cépages sont « l’auxerrois, le müller-thurgau, le pinot gris et le pinot noir ».
Langue de Molière est de retour, cette fois pour une leçon de compter. Au fait, il me tue de ne pas vous parler du Canard enchaîné aujourd’hui. Disons que j’aurais tellement aimé parler des Phryges. Et que le ministre qui me manque le plus est de retour dans leurs pages, de façon spectaculaire. Ils ne pourront jamais le quitter.
J’ai récemment vu ça dans un groupe privé sur Facebook :
J’ai eu exactement la même réaction qu’un parent qui écoute sa fille explique les subtilités des différences entre les (à peu près) trois centaines de Pokémon. « Les mots ont le son d’une langue que je parle, mais c’est quand même tout en grec. » ([JE NE JOUE PAS À POKÉMON ! — Ma fille. Je sais. C’est comment je sais que je resterai vivant quand tu liras enfin cet article, car je ne t’aurai pas critiqué. — Le moi du futur])
J’ai trouvé de bonnes explications sur Les Dédexpressions, et La Libre, un journal belge inconnu chez moi jusqu’à maintenant. « Se mettre sur son 31 » veut dire « s’habiller avec ses meilleurs vêtements ». Mais pourquoi le 31 ? C’est moins clair. Peut-être d’un tissu très cher, peut-être à cause des primes pour les soldats quand un mois avait 31 jours, peut-être quelque chose de complètement différent.
Aux États-Unis, le numéro 31 veut dire tout autre chose. La plus grande chaîne de glaciers, Baskin-Robbins, utilise le nombre 31 partout, mais leur raison est bien connue. Un parfum pour chaque jour du mois, peu importe la durée.
Mais on n’utilise pas le numéro 31 pour la signification de l’expression française. Comme mentionne Les Dédexpressions, la traduction exacte est plutôt « s’habiller aux neufs ». Il y a une expression liée, « être sur la neuvième nuage » quand on est extrêmement heureux, sans rien dire quant aux vêtements. Mais pour revenir à l’exemple original, qui se met n’importe quels vêtements à cause d’avoir rencontré une star ?
La Libre mentionne aussi dans leur article « s’en moquer comme de l’an quarante ». Ça veut dire plutôt « Accorder très peu d’importance à quelque chose », selon L’Internaute, qui précise que l’origine de « quarante » pour ça n’est pas bien connue. Il y a de nombreuses instances de 40 dans la Sainte-Bible, mais souvent 40 jours, rarement des ans. Ou c’est peut-être à cause d’une prédiction de la fin du monde qui n’est pas arrivée. Dommage, j’aurais aimé mettre fin au mal au dos.
Il y a un dicton anglophone qui mentionne « quarante », mais rien à voir avec celui en français. « Prendre quarante clins d’œil » veut dire une sieste brève ; le livre indispensable « Ciel ! Blake !, Sky ! Mortimer ! » donne « Il était difficile de faire un somme ! » comme le bon équivalent.
Un numéro de plus ? Bon, quelque chose de plus petit, 2. Pour continuer avec le sommeil en haut, on connaît tous « dormir sur ses deux oreilles ». En anglais, on dirait plutôt « dormir comme un bébé ». Mais j’ai pensé à un autre dicton en anglais avec 2, « two shakes of a lamb’s tail » (« <faire quelque chose> en secouant deux fois une queue d’agneau »). C’est à dire que l’on va vite faire quelque chose. Je ne connaissais pas l’origine de cette expression, mais selon cette blogueuse, les agneaux sont connus pour secouer vite leurs queues Mais selon mon dictionnaire Oxford, ici on a un équivalent très français : « en deux coups de cuillère à pot ».
Et en deux coups de cuillère sur la queue d’un agneau soudainement plutôt contrarié, Langue de Molière vous reverra à la ferme.
S’il vous semble que ce dîner a eu besoin de temps pour apparaître, vous avez raison. Il y a un nouvel horaire ici où ma fille est avec chaque parent plus longtemps. Quand elle est ici, je suis heureux de faire des desserts, mais les dîners doivent attendre son absence. (S’il y avait un département qui ne mangeait que des macaronis et fromage et de la pizza, ce ne serait pas un problème.) De toute façon, pour notre dernier dîner breton — je suis triste de l’écrire — on finit avec gusto, comme on dirait soit en italien soit en anglais. Voici les moules marinières et les palets bretons au caramel au beurre salé.
J’aimerais commencer avec un remerciement. Il y a des semaines, Mme Light & Smell m’a dit qu’elle avait parlé à quelqu’un qui pouvait m’aider à lire Prospérine Virgule-Point et la phrase sans fin sur Kindle aux États-Unis. Et voilà, c’est quoi ce lien-là ? Rien d’autre que la version Kindle, maintenant disponible chez moi ! (Je l’ai tout de suite acheté, bien sûr.) Vraiment, elle est magicienne. Au-delà de ça, il continue de m’étonner à quel point des Français sympas m’aident.
J’ai finalement des commentaires sur les macarons grâce au groupe privé de l’OCA :
Quant à la blague de la semaine, tout ce que je peux dire cette fois, c’est qu’il n’y a pas de Lidl chez moi. Mais Aldi, oui, et c’est peut-être assez proche. En fait, il y a deux genres d’Aldi ici, alors pensez à ça en écoutant la blague. De toute façon, nos articles sont :
Il y a aussi L’élection américaine, un sujet dont je suis déjà épuisé, et ma recette de macarons à la framboise. Je dois vous dire, les macarons sont une compétence difficile à gagner et facile à perdre — une fois gagnée, il faut vraiment les faire plusieurs fois par mois afin de ne pas perdre le sens du point auquel il faut mélanger la pâte. Je ne vous ai pas montré la partie où j’ai jeté le premier lot car beaucoup d’entre eux ont craqué.