Saison 2, Épisode 3 — Anne-Marie et Hautes-Pyrénées

On continue notre série d’interviews, 5 Minutes Avec, avec Anne-Marie du blog Carry the Beautiful, la toute première personne qui ne m’a pas déjà connu à s’abonner à Un Coup de Foudre. Anne-Marie écrit sur le voyage toutes les semaines, au Canada, au Royaume-Uni, même en Islande !

Si vous vous intéressez à être invité, voici les infos, avec les règles et comment me contacter. Je viens d’enregistrer le troisième interview ce week-end, et tous les invités vous diront que ça prend moins de 10 minutes à chaque fois. C’est une affaire aussi professionnelle que possible !

Aujourd’hui m’est important car un miracle s’est passé samedi, et je ferai attention (c’est-à-dire regarder, pas juste en lire) aux sports américains pour la première fois en plus de deux ans. L’équipe de basket de San Diego State University jouera pour le championnat national de basket universitaire. C’est la première fois en 25 ans (lien en anglais) où n’importe quelle équipe de ma ville natale jouera pour un championnat. Il y a un risque que l’équipe de baseball le fera aussi cette année ; on en reparlera en octobre.

Notre blague de la semaine traite de deux des sujets préférés des Français, les restos et le cabinet McKinsey. Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :

Sur le blog, il y a aussi Les petits pains briochés de Péla, une recette de notre boulangère préférée, Je découvre l’Allemagne, mon poisson d’avril, et C’est pas le 1er, version avril 2023, la revue mensuelle d’autres blogs.

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Bannière qui dit « C'est le 1er » avec des dessins de 3 desserts : bûche de Noël, religieuse, macaron à la framboise

C’est pas le 1er, version avril 2023

Avec un jour de retard, parce que le 1er avril a priorité sur toutes mes autres colonnes… Je continue à copier Light & Smell avec des listes de mes articles préférés au premier du mois. Ça vient d’Allez vous faire lire, mais je ne suis pas exactement ses règles. Si vous remarquez que des québécoises prennent les places d’honneur cette fois, il y a peut-être des raisons.

Nouveaux à moi :

Les habituels :

À encourager :

Rien de nouveau chez Histoire2Connaître, L’Atelier du Phoenix, Je suis sur la route, et Le journal des Jum’s. Laissez-leur de gentils commentaires pour les encourager à reprendre !

Je découvre l’Allemagne

Je suis parfois très sévère avec les voisins du nord. Mais il me semble que je suis peut-être un peu trop obsédé par certaines histoires. Qu’est-ce qui dit le Joker, « Impossible de préparer une omelette sans casser des œufs » ? Et il n’y a pas de pensée plus française que celle-ci ! Alors, on va faire le tour de l’Allemagne pour voir si j’ai raté quelque chose.

On commence notre tour à Munich, pour visiter le Feldherrnhalle, où a eu lieu le Putsch de la Brasserie en 1923. Pour autant que nous aimons tous les brasseries, le résultat le plus important de ce jour-là a été qu’un jeune ancien caporal s’est retrouvé avec plein de temps pour penser et écrire. On y reviendra en bas. À ne pas rater non plus, c’est le Hofbräuhaus am Platzl — pas la même brasserie, mais aussi cher au jeune caporal, qui y tenait des « meetings » politiques (pour ce but, je permets l’anglicisme). On peut y dîner toujours — voici le site pour réserver une table.

Je remarque que ni le Hofbräuhaus ni la société Hofbräu n’offre de site en français. Curieusement.

Capture d’écran personnelle

On passe à Berlin, la capitale. Qui aimerait rater une visite au célèbre bâtiment du Reichstag, où il y avait une petite incendie en 1933 ? De nos jours, il abrite le Bundestag, le parlement allemand. Pendant que le pays était divisé en deux, les Communistes l’a laissé périmer. Mais dès que le pays s’est réunifié, le gouvernement de l’ouest — on dirait le Bonn côté — a décidé qu’une Allemagne réunifiée devait reprendre sa siège dans le même endroit que le gouvernement de l’ancien caporal. Ils y ont donc construit une nouvelle coupole en verre ; voici le lien pour réserver un tour. Les Allemands de 1933 ayant été de grands fans des feux, on veut aussi voir le Bebelplatz, anciennement l’Opernplatz ou le Kaiser-Franz-Joseph-Platz, où les citoyens se réchauffaient avec le chaleur des livres.

Même un leader a besoin de se ressourcer de temps en temps, alors on va quitter Berlin pour Berchtesgaden, près de l’Autriche. Ici, on trouvait le Berghof, ancien résidence de vacances. Il n’existe plus, mais il y a toujours le Kehlsteinhaus, construit exprès par son parti. Surnommé « Le Nid d’Aigle » par l’ambassadeur français à l’époque — je jure que je ne le connaissais pas avant ! — cet endroit est de nos jours un resto ouvert l’été (carte en allemand, anglais et italien). Les prix sont fortement raisonnables ! Pour ceux qui veulent une station balnéaire plutôt qu’un resto, le parti a construit Prora (mais ne l’a jamais utilisée pour son but original), toujours une destination pour les touristes avec des chambres à partir de 140 € le soir.

Parlons brièvement de leur politique. S’il y a quelque chose pour laquelle les Allemands sont justement renommés, ça doit être leur loi sur la pureté. Depuis 1516, ils ont la loi la plus stricte au monde pour garantir qu’aucune espèce inférieure ne se mélange avec le symbole du Vaterland. Naturellement, je parle de la bière. À quoi pensiez-vous ?

Quant aux affaires étrangères, pendant les années 30, ils ont signé leurs traités avec les russes en secret ; maintenant, ils le font à l’air libre. Chacun a fait sa propre contribution à la stabilité mondiale !

Les Allemands sont très bien cultivés, avec une longue tradition également littéraire que cinématographique. Par exemple, un certain chef d’État allemand a écrit un livre qui a vendu plus de 12 millions d’exemplaires, juste dans son propre pays. Ça ne comprend même pas les 100 000 exemplaires vendus en Inde ! Montrez-moi un autre chef d’État qui a connu un tel succès littéraire ! Obama ? Pas proche du tout ! Churchill, en 6 tomes ? Ne me faites pas rire, personne ne lit tout ça !

En fait, c’est leur Triomphe du ciné, qui est peut-être leur plus grande réussite artistique, suivi par Olympia. C’est à Mme Riefenstahl, réalisatrice des deux, que l’on doit la popularité des techniques de contre-plongée et contre-champs.

Il est hors question que les Allemands sont aussi les personnages les plus populaires dans le cinéma d’autres pays. Que ce soit les films Indiana Jones des États-Unis ; La Grande Vadrouille, Le Mur de l’Atlantique, ou L’As des As en France ; ou bien La Chute, une collaboration allemande-autrichienne-italienne, les Allemands inspirent le monde entier. J’oserais dire que cette scène de La Chute est le clip le plus bien aimé d’Internet !

Un exemple parmi des milliers

De nos jours, les Allemands sont un peu nostalgiques, et ont fait un film — Il est de retour — pour imaginer avoir encore une fois leur personnage cinématographique le plus populaire :

Finalement, on doit se rendre compte de leur tradition musicale. De toutes les compositions pour des quatuors à cordes au monde entier, ma préférée — sans blague ! — est le premier mouvement de celui en ut majeur op.76 no 3. Mais peut-être que vous reconnaîtrez le deuxième mouvement :

Oui, c’est « Deutschland uber alles », ou le Deutschlandlied. Hymne national de l’époque des Kaisers jusqu’à maintenant, seulement les Communistes l’ont abandonné. Pour être clair, les Allemands ne chantent plus — officiellement, ce n’est pas interdit — les parties effrayantes.

Après toutes ces recherches — où j’ai découvert quelques choses que je ne savais pas déjà ! — je me rends compte que j’avais tort. J’offre mes excuses aux voisins du nord.

Image par brgfx sur Freepik, colorée par moi avec Photoshop

POISSON D’AVRIL !

Une histoire vraie et personnelle à suivre la semaine prochaine…

Je découvre les Hautes-Pyrénées

On continue maintenant le Tour avec le 65, les Hautes-Pyrénées. C’est le département le quinzième moins peuplé, et les habitants se nomment haut-pyrénéens. C’est notre dixième séjour en Occitanie, mais premier depuis le 48, la Lozère.

On commence à Tarbes, la préfecture, connue pour les haricots tarbais, un ingrédient essentiel du véritable cassoulet. On a déjà visité le tombeau du maréchal Foch, mais aujourd’hui, on visite sa statue, érigée trois ans après sa mort, puis sa maison natale. Puis on continue vers le Jardin Massey (1 étoile Michelin), un parc au centre de la ville créé par Placide Massey, directeur du potager à Versailles pendant 30 ans. L’ancienne maison de M. Massey abrite un musée avec sa collection d’équipements de Hussards.

De Tarbes, on passe à Lourdes. Mon renseignement préféré de toute la France vient de cette ville. Elle a 144 hôtels avec 22 000 lits — mais il n’y a que 13 000 habitants ! Naturellement, il y a une excellente raison pour cette quantité de tourisme — c’est le site d’une série d’apparitions de la Sainte-Vierge jugées véritables par la Sainte-Église (pas toujours le cas). En résultat, il y a de nombreux pèlerinages pour voir la Grotte de Massabielle, où les apparitions ont eu lieu. En haut de la Grotte, on trouve la Basilique du Rosaire et basilique de l’Immaculée Conception, construit au XIXe siècle à l’honneur des apparitions. Il me semble que le Guide Michelin se trompe gravement en ne donnant pas d’étoiles à ces sites ; je suis allé à des sites musulmans à Istanbul et Jérusalem, juifs à Jérusalem et Venise, et catholiques partout, dont le Vatican. Évidemment, impossible de croire à tous en même temps, mais reconnaître leur pouvoir, c’est bien possible. De toute façon, si j’y priais la Sainte-Vierge, je suis sûr qu’elle me dirait qu’elle ne fait que des miracles, et le Seigneur n’a toujours pas inventé le bon mot pour ce dont j’ai besoin.

Il y a d’autres sites pour les croyants à Lourdes, dont la maison natale de Sainte-Bernadette et le Chemin de croix, mais on finira à Lourdes avec deux autres sites. Le Château fort de Lourdes (1 étoile), construit au XIe siècle, abrite de nos jours le Musée pyrénéen, consacré aux arts et traditions de la région. Ensuite, on prend le funiculaire au Pic du Jer (1 étoile), pour des vues panoramiques de la ville.

Très peu au sud, on trouve la Réserve naturelle régionale du Massif du Pibeste-Aoulhet (3 étoiles). (Une bonne bouchée, ce nom !) Avec plus de 5 100 ha d’espace, de nombreux sentiers, et 3 sommets de plus de 3 000 m, consultez leur site pour des idées ! Près de la frontière espagnole, on trouve la Vallée de Cauterets (2 étoiles), dont le Pont d’Espagne, exactement ce que le nom promet. Au nord-est, on arrive au Pic du Midi (3 étoiles) et prend la téléphérique jusqu’au sommet et son observatoire. Plus au nord-est, on arrive au Gouffre d’Esparros (2 étoiles), pour voir l’aragonite, qui rappelle des cristaux de neige.

Notre dernier arrêt est à Aventignan, pour les Grottes de Gargas (2 étoiles), Dans ces grottes, on trouve des empreintes de mains laissées par des hommes de Cro-Magnon il y a 25 000 ans, ainsi que des peintures animales de même époque. On y trouve aussi Nestploria, un musée consacré aux découvertes de Gargas.

Qui sont les personnages les plus connus des Hautes-Pyrénées ? Est-ce possible de ne pas commencer avec Sainte Bernadette-Soubirous, la visionnaire de Lourdes ? Absolument pas ; personne n’a plus marqué l’histoire du département. L’écrivain Théophile Gaultier est né à Tarbes, ainsi que le maréchal Ferdinand Foch ; la chanteuse Barbara y vivait. Marguerite de Navarre, reine de ce royaume et mère d’Henri IV, est décédée à Odos.

Quoi manger dans les Hautes-Pyrénées ? Les produits locaux de qualité comprennent le porc noir de Bigorre AOP et le mouton de Barèges AOP, ainsi que les haricots tarbais IGP et Label Rouge et de nombreux fromages. En plats principaux, il y a la garbure et le cassoulet (comme leurs voisins du sud-ouest). En dessert, on trouve un gâteau unique, le gâteau à la broche, cuit sur un feu, autour d’un moule conique. C’est un dessert absolument Coup de Foudre, mais je manque de tout l’équipement. Il y a aussi la tourte des Pyrénées, soit nature soit aux myrtilles, un peu comme une brioche levée avec de la levure chimique au lieu de boulangère. Pour boire, il y a les vins de Madiran AOC.

Pour une fois, une réussite

J’allais publier Langue de Molière pour cette semaine aujourd’hui, mais franchement, bien que j’aie déjà eu l’idée il y a des semaines, l’article n’est pas assez cuit pour vous servir. J’ai d’autres chats à fouetter ; c’est donc reporté à la semaine prochaine. Mais, je peux au moins annoncer une réussite.

Il y a trois semaines, je vous ai parlé de mes efforts à obtenir une copie de la version « Collectionneuse » du prochain jeu dans la série The Legend of Zelda. Aujourd’hui, j’ai enfin réussi grâce à l’appli HotStock, qui m’a dit que c’était disponible chez Walmart (en pré-commande, bien sûr). VOILÀ :

Malheureusement, vous avez bien lu le prix. C’est cher ! Mais s’il y a un enfant qui le mérite, c’est ma fille. Elle ne demande presque rien. C’est difficile de cuisiner pour elle, car elle a les goûts typiques des enfants américains — les macaronis au fromage, le sandwich au fromage grillé, la pizza — et ON lui a interdit de manger de la viande. (Je ne peux pas vous dire qui est « on », mais sachez que nous deux disons « ON » en anglais, avec un accent fort, pour faire référence à certaines personnes sans les nommer. C’est le franglais.) Mais c’est ma seule plainte. Ses notes sont toujours excellentes, elle ne me ment pas, ça fait déjà 4 ans depuis la dernière fois où elle est arrivée en retard à l’école et c’était MA faute — vraiment, je suis chanceux. C’est-à-dire, je suis heureux de payer le jeu.

MAIS !

Je reste moi-même, et je ne vais pas lui dire la vérité. Je dois être à la profondeur de ma réputation ! Je vais donc mentir comme un tapis. Quoi, vous ne connaissez pas cette expression ? Bon, il me faudra vous apprendre un peu d’anglais.

En anglais, le verbe « lie » a des versions transitives et intransitives. La version transitive veut dire « mentir » ; la version intransitive a plusieurs sens dont « allonger », « rester » ou « reposer ». C’est donc un jeu de mots de dire « lie like a rug », parce que ça confond les deux formes. Cette expression est très commune, et veut dire « mentir sans honte ».

Alors, qu’est-ce que je ferai ? Je lui dirai que je n’ai pas arrivé à trouver le bon jeu, et que j’ai donc commandé la version standard. Mais quand elle ouvre le colis ? VOILÀ ! En fait, j’aurai une surprise pour vous ce jour-là, et elle la connaît déjà, mais vous allez aussi devoir patienter. Jusqu’au 17 mai, car ce sera son premier jour de retour chez moi après la sortie du jeu.

Vraiment, je suis le père le plus méchant au monde.

Un troisième jour dans notre vie

C’est le 29 mars, ce que je considère mon « anniversaire français », parce que c’était le jour où j’ai suivi ma première leçon (version 2021, où j’ai lancé ma chaîne YouTube, et 2022, où j’ai enfin atteint un niveau B2 en toutes les compétences). C’est encore une fois l’occasion d’une fête !

Je retourne toujours au même thème, ma chanson préférée de tous les temps, car elle exprime parfaitement tout ce que la France veut dire pour moi. Comment ?

Pour une chose, elle est écrit dans mon temps préféré, le futur. La sonorité n’est comme rien d’autre, car il y a une belle voyelle ouverte à la fin qui permet de la chanter avec toute la bouche. (Pas autant quant aux formes pour « moi » et « vous », mais montrez-moi la chanson écrit au vous du futur. J’attendrai en cherchant l’égotiste qui s’adresse à soi-même dans ses chansons.)

Pour une autre chose, elle exprime à la fois de l’espoir et du désespoir. Ce n’est pas un optimiste qui se plainte que « le monde est drôlement moche ». Nico change souvent les paroles pour dire « salement moche » — pas mieux ! Mais il y a aussi l’espoir « qu’un jour dans notre vie, le rêve continuera ». Il n’y a aucune autre pensée à laquelle je tiens aussi fort, malgré le fait que pendant l’année dernière, il y avait autant de bas (voilà, voilà, et surtout voilà) que de hauts (voilà, voilà, et surtout voilà).

Et ça nous mène au gâteau des photos ici. C’est mon rêve depuis longtemps de créer un dessert « signature » du blog, et surtout que ce soit mon rêve d’une forêt noire. Il y a des mois, je croyais que j’avais enfin trouvé la bonne idée, quelque chose d’original à moi. J’ai passé du temps pendant les deux derniers jours pour le fabriquer. Mais l’idée dans la tête n’a pas complètement marché à la fin. En particulier, le gâteau s’est effondré en le coupant, assez que les 6 couches paraissaient n’être que 4. Je comprends bien le problème — les couches vers le bas ne pouvaient pas supporter le poids du haut. Mais les solutions dans la tête n’arrivent toujours pas à préserver mes buts.

Pour sa part, ma fille — qui est parfois un ange — a insisté que je mets son sceau sur la photo, car le goût était presque exactement ce dont j’ai rêvé. Mais bien que je ne sache toujours pas si j’écrirai sur ce que je voulais faire, c’est en fait une jolie métaphore pour cette aventure.

Il me semble qu’au-delà de Saint-Pierre-Hermé, on est élève toute la vie. Cette pensée n’est pas du tout originale à moi — même les Meilleurs Ouvriers de France vous diront que l’on n’arrête jamais d’étudier et de s’améliorer. Yann Couvreur (pas un MOF) dit qu’il ne se considère pas comme l’un des meilleurs pâtissiers en France, et il ne plaisante pas en le disant malgré le fait qu’il s’installe aux Galeries Lafayette Haussmann !

Ce n’est pas seulement une question d’une compétence comme la pâtisserie. Je pourrais dire la même chose sur chacune de mes activités — la grammaire, la lecture, écouter la radio, etc. Je n’y arriverai jamais ; je ne dirai jamais « Je l’ai maîtrisé ». Pourtant, j’ose de plus en plus, parce que même si je suis trop ambitieux, l’âme française ne dit jamais « c’est assez bon », ne se vante jamais de faire des bêtises dans son travail. On râle — comme on râle ! — mais on n’abandonne jamais. C’est ça, ma France.

Les petits pains briochés de Péla

Il y a des semaines, Péla a publié une recette de petits pains briochés au Kinder. Puisque je montre toutes ses publications à ma fille, je savais déjà qu’elle allait me demander les préparer. Mais comme les œufs et les salades, les Kinder sont un produit hyper-luxe pour les plus riches chez moi, et j’ai déjà eu des bâtonnets de chocolat sous la main. Alors, voilà, les petits pains briochés de Péla, mais au chocolat au lieu de Kinder.

Voilà, c’est une photo d’après la façon de Péla, une chose au-dessus de l’autre. Plus d’attentes, allons les faire !

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Saison 2, Épisode 2 — Laurence Manning et Pyrénées-Atlantiques

Aujourd’hui, je suis fier de vous présenter un projet auquel je pense depuis mi-2022, « 5 Minutes Avec ». Ce sera un entretien hebdomadaire avec un créateur ou créatrice, un entrepreneur, parfois un ami personnel — toujours quelqu’un qui m’influence et qui vit l’esprit Coup de Foudre. Je suis ravi de lancer cette série avec la pianiste Laurence Manning, sans qui ce blog n’existerait pas ! Laurence est bien connue chez moi pour ses albums Piano Mirror et Le Trio des Déesses (critiqué ici), ainsi que pour ses nombreux clips sur YouTube. (Voici son Patreon, où je suis supporter.) En 5 minutes, Laurence parle de son passé et ses inspirations, puis nous met à jour sur ses prochains projets.

Voici le format — les interviews suivent strictement les activités visibles sur Internet, rien de personnel. Les invités reçoivent toujours les questions à l’avance — pas de « journalisme à l’embuscade » ici (ma traduction d’une expression anglaise). Je suis bien sensible à la confidentialité — les interviews se passent sur Zoom sans vidéo, et je contacte les invités seulement par les moyens qu’ils ont déjà publiés, jamais par les infos privées disponibles aux écrivains sur WordPress.

Si vous vous intéressez à être invité, il y a un nouvel élément de menu en haut, avec les règles et comment me contacter. Sinon, je continue d’envoyer des invitations. Si vous avez même une fois apparu dans « C’est le 1er », vous êtes sûrement le bienvenu sur la balado.

Notre blague de la semaine traite des cigognes et des enfants. Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :

Sur le blog, il y a aussi Mon dîner basco-béarnais, le thon à la basquaise et le gâteau basque. Le thon en particulier est une star du blog ! En plus, il y a Universal Studios à Hollywood, la suite de notre récit de Super Nintendo World, et Les conjugaisons gratuites, notre Langue de Molière la plus récente

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Universal Studios à Hollywood

Je vous ai déjà raconté la grande majorité de ma journée à Universal Studios, mais je crois qu’il intéressera à certains d’entre vous de voir le reste du voyage. Alors, continuons :

Pour entrer à « Haut-Universal » (en fait, la partie plus basse), il faut traverser le « Bas-Universal », puis descendre des escaliers mécaniques. La dernière chose que l’on passe avant de trouver les escaliers, c’est la zone des Simpson. Voilà :

De l’autre côté de la zone Simpson, on trouve le célèbre « Tour du Studio » :

Ici, on monte dans un tram, puis on passe par des bâtiments dits « soundstages » (littéralement, « scène sonore » — je ne suis pas arrivé à trouver la bonne traduction dans n’importe quel de mes dictionnaires habituels). Des films sont en fait tournés dans ces bâtiments, mais on trouve des pubs à l’extérieur car ils ne sont pas bêtes, et savent que vous allez les voir :

Ça comprend le film le plus important de tous les temps, à sortir prochainement. Ce sera une réalisation d’Illumination, connu pour la série idiote « Les Minions », mais je fais confiance que, sauf pour une scène stupide dans les bandes-annonces qui traite des manchots, ce film ne sera pas une copie des Minions. Je serai prêt à les pardonner quand si j’aurai raison :

Il y a un bon moment où on passe dans un tunnel pour une scène de King Kong :

Pour vous, j’ai dû absolument prendre des photos d’une rue de bâtiments vides qui s’appelle « La Petite Europe ». Elle s’utilise comme lieu de tournage quand on a besoin d’un endroit vaguement européen :

Juste pour vous donner une idée de la vallée derrière Universal. On peut voir cette région de l’entrée des trams :

Vous allez craquer pour les amuse-gueules que l’on y trouve. Je ne suis que messager :

Je sais que beaucoup d’entre vous sont de grands fans de Harry Potter. Que vous aimiez les livres ou pas, l’attraction de Hogwarts Poudlard est vraiment impressionnante. Voici l’entrée au village de Hogsneade Pré-au-Lard :

Et des boutiques que vous reconnaîtrez peut-être, dont chez Ollivander. Les baguettes vendus là-bas sont chères :

On s’approche finalement de Poudlard :

Mais où est donc passée la foule ? Il n’y avait pas de queue –tout le monde est parti pour Super Nintendo World !

À l’intérieur, on voit des choses impressionnantes, dont des tableaux qui parlent les uns aux autres et ce squelette :

Après ça, nous avions passé 10 heures au parc, alors nous l’a quitté pour CityWalk, pour dîner avant de rentrer. Voici un petit aperçu de CityWalk :

Notre choix de resto ? Johnny Rockets, une chaîne façon années 1950, qui sert des hamburgers et hot-dogs. J’ai commandé un hot-dog au chili. Oui, c’est tout réel :

Je plaisante sans cesse souvent parfois sur les gentillesses de mon ex, mais ce soir, juste avant d’écrire cet article, j’ai dû la voir avec sa nouvelle famille à un événement social. En voyant mon sacré coup de soleil, elle m’a dit, devant notre fille : « Tu vas bientôt avoir un cancer de la peau ». Elle est docteur et adore me diagnostiquer comme ça. Je suis sûr que c’est un avis sincère et pas un vœu. ([Qui veut le lui expliquer ? — M. Descarottes])

Peu importe, c’était un bon voyage !

Super Nintendo World

Pour autant que ce soit impossible à croire, il y a quelques endroits que j’aimerais visiter plus que n’importe où en France. Le pays de Narnia dans les livres de C.S. Lewis. La ville de Midgar dans le jeu vidéo Final Fantasy VII. Le pays de Hyrule des jeux vidéo Zelda. Le Royaume Champignon des jeux Mario. Évidemment, les seules choses qui pourraient m’intéresser plus que la France n’existent vraiment pas.

Jusqu’à maintenant.

Aujourd’hui, avec ma fille et mon père, je suis allé à Universal Studios Hollywood, à environ 90 km au nord de chez moi. Le but ? Visiter l’attraction toute neuve, Super Nintendo World. Bien que Nintendo soit plus que juste Mario, le thème est tout Mario, tout le temps, avec une petite exception, un clin d’œil vers une autre série aussi liée aux légumes. On en parlera plus tard.

Nous sommes arrivés tard la veille à l’hôtel Sheraton Universal. Nous voulions y dormir parce qu’il y avait une navette entre l’hôtel et le parc, quelque chose qui n’est pas autrement disponible (sauf pour l’autre hôtel officiel du parc, le Hilton Universal). C’est pas trop différent d’autres Sheraton, une chaîne généralement très sérieuse, mais il y a quelques éléments de style qui disent « parc d’attractions » :

À l’extérieur du parc, il y a une galerie marchande, CityWalk, avec de nombreux magasins et restos. On s’est passé par la boutique de Super Nintendo World pour acheter des bracelets que l’on doit vraiment avoir pour profiter de cet endroit. Ils coûtent 40 $ (environ 35 €) chacun, qui est cher, mais pas autant que les baguettes Harry Potter (jusqu’à 100 $ !) :

Connaissez-vous les blocs à objets « point d’interrogation » ? Mario les frappe avec sa tête pour trouver soit des monnaies soit des augmentations de puissance. Juste après l’entrée du parc, on peut frapper un tel bloc. J’attends ce moment depuis 40 ans :

C’est mon père avec moi.

Vous avez sûrement remarqué le jean Temps des Cerises et la ceinture Galeries Lafayette. Partout où je vais, peu importe ce que je fais, je n’ai qu’une chose dans l’esprit.

Pour atteindre Super Nintendo World, il faut descendre quatre grands escaliers mécaniques. En suivant l’utilisation française, où la partie plus au sud est toujours « haute » et la partie plus au nord est « basse », il m’amuse d’appeler cette zone « Haut-Universal ». En descendant à Haut-Universal, les vues sont magnifiques.

N’oubliez pas les affiches pour le film, à paraître le 5 avril aux États-Unis. Ma fille et moi sommes d’accord qu’il sera le meilleur film de tous les temps. Désolé Messrs Welles et Oury, mais il faut reconnaître la qualité quand on la voit.

On passe par l’attraction de Jurassic Park pour entrer au Paradis :

À l’entrée de Super Nintendo World, on entre à travers d’un tuyau vert. Autre rêve d’enfance réussi !

Il faut faire la queue pour y entrer, et en faisant ça, j’ai remarqué qu’il y avait des panneaux gentiment traduits en anglais pour les touristes :

Dès que l’on entre, si on tourne le dos, on verra que l’on vient d’entrer par le palais de la Princesse Peach. Ce palais a vu le jour avec Super Mario 64 en 1996, alors je ne l’attends que depuis un quart d’un siècle :

Notre pays ressemble le plus fortement au jeu Super Mario 3D World, surtout le niveau dit « Mont Kiléraide » :

La star est la seule attraction, Mario Kart : Bowser’s Challenge (Le Défi de Bowser), dans le château du méchant, Bowser :

À côté de ce château est le Café Toadstool, le seul endroit on il y a de la nourriture disponible. Il faut faire une réservation pour y manger, et je n’ai pas réussi à en gagner une. C’était un problème.

La queue pour cette attraction duré 2 heures entières, mais il y a des vues panoramiques quand on s’approche de la fin :

J’ai mentionné un clin d’œil vers une autre série. Voici les Pikmin, de petites plantes :

Et il y a des incontournables des palais de Bowser, surtout sa statue :

Nous avons dû patienter pour jouer à trois jeux pour gagner des monnaies virtuelles pour entrer dans la dernière attraction. Deux heures de plus d’attentes pour ces choses !

Ça donne entrée au château du fils de Bowser, dit Bowser Junior, où on joue un dernier jeu de réalité virtuelle. Je ne pouvais pas prendre des photos du jeu, mais voici quelques du château :

Évidemment, nous avons bien profité de Super Mario World. Mais il y a deux problèmes. D’abord, les attentes sont effrayantes par comparaison avec les activités. Plus de 5 heures d’attentes à la fin juste pour cette partie du parc pour environ une demi-heure d’activités. Mais aussi, on peut pas rentrer dans Super Nintendo World si on le quitte, alors nous n’avons rien mangé jusqu’à 15h, puisque nous n’avons pas eu le droit de déjeuner au Café Toadstool. Ça, c’était nul.

Mais j’ai apporté un souvenir à la maison et demain, tout sera pardonné :

Demain, le reste du voyage !