Archives de l’auteur : Justin Busch

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A propos Justin Busch

Les aventures d'un américain qui est tombé complètement amoureux de la France

Fête d’anniversaire

Aujourd’hui, j’ai accueilli une petite fête d’anniversaire pour ma fille et 5 amies. Pendant les 24 heures précédentes, le cauchemar. J’ai dû aussi accueillir mon petit frère, qui ne se soucie pas de telles questions comme « Doit-il faire d’autres choses ? ». (C’est la même chose toute ma vie ; aucun risque que ça changera.) Comme vous savez déjà, ma fille ne voulait rien d’une boulangerie professionnelle. Et croyez-moi, il y avait des problèmes. Mais d’abord, voici les résultats.

Oui, ma fille m’avait demandé de lui faire un Napolitain. Mais oh là là, le chemin pour y arriver était dif-fi-cile. J’ai raté le fondant deux fois avant de réussir la troisième, et ça prend environ 35 minutes chacune. Juste pour vous amuser, pourquoi il faut couper les bords :

Je voulais lui préparer une surprise aussi. J’avais eu une idée pour faire des macarons parfumés de framboise, avec une ganache au citron, et décorés pour ressembler aux « Piranha Plantes » des jeux Mario. Mais voici les coques :

Je les aurai quand même utilisées mais ÇA m’est arrivé :

La ganache n’a que deux formes, apparemment — glacée et liquide. Elle a dû passer des heures au congélateur mais s’est fondue quand j’ai enfin essayé de l’utiliser. OUPS. Au moins il y avait un bon gâteau :

Haute résolution en cliquant

Vous ne pouvez pas voir que j’ai dû gratter la surface car le fondant est devenu solide trop vite en l’étalant. C’est le grand secret des pâtissiers — ne pas paniquer. Il n’y a pas toujours le temps pour refaire des choses, mais il faut toujours penser aux plans de sauvegarde.

Les enfants à cette fête n’ont pas la moindre idée de mon matin !

Voleur !

J’ai de mauvaises nouvelles, et je déteste surtout vous en parler mais il faut que je le fasse. Pourquoi ? Parce que plusieurs d’entre vous — en même temps, complètement par hasard — m’ont récemment envoyé des choses. Mais j’ai peur que la gentillesse de certains ait rencontré la méchanceté des californiens.

Pour info, ma ville d’Elbe-en-Irvine est réputée d’être la plus sûre aux États-Unis selon la FBI (lien en anglais). Aimeriez-vous savoir quelle agence a demandé à notre mairie d’arrêter de dire de telles choses ? La FBI. Le problème, c’est que selon des statistiques dont la FBI est responsable pour les ramasser, le plus bas nombre de crimes arrivent ici parmi les villes de plus de 250 000 habitants. Et c’est important à savoir — il y a des années ici sans aucune meurtre. Mais cette déclaration n’est pas du tout officielle à la part de la FBI. Je n’arrive plus à trouver des articles où ils nient avoir fait ce classement, mais sachez que vous ne trouverez jamais aucune annonce de la FBI pour dire une telle chose.

De toute façon, tout ça n’est pas à dire qu’il n’y a pas de crime à Irvine, et surtout contre les biens. Il y a deux semaines, j’ai reçu un courriel du propriétaire de mon immeuble qui disait :

C’est-à-dire : après la livraison quotidienne des courriers le 11 avril, on — cette célèbre personne mystérieuse — a volé des colis des boîtes aux lettres chez moi. Pour info, les boîtes sont toutes fermées à clé. Le maître de poste croit que l’on a une clé, car les boîtes n’étaient pas abîmées.

Depuis ce temps-là, aucune nouvelle. Puis ça m’est arrivé :

J’avais commandé une nouvelle carte mémoire pour notre Nintendo Switch avant l’arrivée du jeu vidéo le plus important de l’histoire humaine, d’ici une semaine. Je parle du prochain Legend of Zelda, dit Tears of the Kingdom (son nom en VF, veuillez diriger les plaintes au Japon). La capture d’écran dit que la carte a été livrée dans ma boîte aux lettres le 29 avril.

Vous le savez déjà, mais je le dirai quand même. Quand j’ai vérifié la boîte, pas de colis. C’était tout vide. J’ai parlé avec mes voisins, et ils disent tous la même chose. Le voleur est presque un médium : il apparaît tout de suite après les notifications, avant que les pensionnaires ne puissent retrouver leurs colis. Curieux.

J’ai appelé la police, et un policier m’a rendu visite dans mon appartement pour faire un rapport. ([Vous voyez, les amis ? La police lui a rendu visite ! Il l’avoue ! Car il est criminel ! — Mon ex]) Ils m’ont donné un numéro pour l’incident puis m’ont dit de faire un rapport au bureau de poste. Et vous savez quoi ?

Le bureau de poste ne voulait rien savoir. Ils n’ont pas enregistré aucune info. Ça me dit qu’ils croient la même chose que moi — on avait déjà une clé. Le facteur aussi. Qui aurait eu l’opportunité de copier sa clé ? Ouaip, Justin Maigret est arrivé à la même conclusion. C’est probablement le facteur.

Alors, si vous avez reçu une notification qu’un colis a été livré chez moi, dites-moi, car rien n’est arrivé. Ça ne s’applique qu’aux colis livrés par le USPS — c’est illégal aux États-Unis pour DHL, ou FedEx, ou quiconque de livrer dans les boîtes à lettres. Ils doivent tout livrer ailleurs.

Je suis vraiment désolé de devoir vous parler de ces vols, mais personne ici ne se soucie du problème. Si vous vous demandiez pourquoi je suis ingrat qui n’a rien dit, c’est que je n’ai rien vu. ([Rassurez-vous, il est quand même ingrat — Mon ex])

La birria

C’est le 5 mai, fêté aux États-Unis sous le nom « Cinco de Mayo » (ou si vous étiez anciennement président, « Cinco de Cuatro »). Au Mexique, ce jour est connu pour la victoire des forces républicaines sur… euh…. comment dire ça sans offenser… l’armée française dans la bataille de Puebla. « Mais Justin, » vous me demandez, « pourquoi est-ce que les américains fêtent un événement qui n’a rien à voir avec leur histoire ? Juste pour se faire foutre de nos gueules ? Et vous, vous nous trahissez ? »

De bonnes questions, les amis ! En fait, presque personne au Mexique ne fête l’occasion, et autant de monde aux États-Unis sait que ses origines ont quelque chose à voir avec la France. On pense que c’est leur 4 juillet ou 14 juillet, mais c’est faux (le 16 septembre fête aussi une bataille contre la France, pas l’Espagne). Ici, c’est juste une excuse pour manger des tortilla chips et boire de la bière Corona, qui dépense pour se faire connue à cette époque de l’année. Comme toujours, ne me croyez pas sur parole ; voici mon « pas super»-marché :

Pour moi, comme l’année dernière, c’est une excuse pour vous présenter de la vraie cuisine mexicaine, à l’honneur de mon amie rouennaise et sa famille, qui y vivaient. La famille habitait bien au sud du pays, où la cuisine est très différente de ce que l’on trouve à la frontière. Il y a des mois, elle m’avait envoyé une vidéo avec la recette de la birria (lien en espagnol), et c’est notre plat du jour. C’est accompagné ici par des tortillas maison :

Attention, ce plat prend des heures alors il vous faudra le planifier à l’avance. Mais c’est bien la cuisine des abuelitas (comment on dit « mamies » en espagnol), alors un plat bien Coup de Foudre, même s’il n’est pas Hexagonal. Je vous promets qu’il vaut la peine.

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La vie dans deux fuseaux horaires

Je ne corrige pas toutes mes erreurs ici, un choix fait exprès. D’une part, j’aime parfois me donner des frissons de terreur en lisant les plus vieux posts du blog. D’autre part, certains commentaires perdraient leur sens si les erreurs dont ils parlaient disparaissaient. Alors, une erreur que je laisse rester, c’est que j’ai écrit que dimanche était le 1er — parce que c’est emblématique du plus grand défi de ce blog.

Sauf pour 2 périodes d’une quinzaine chacune, à cause de décalages de dates de changement d’horaire, je vis à 9 heures en retard sur la France. En général, j’essaye de publier un article par jour. Pour garder la passe de jours de suite, je les publie à 0h01 tous les jours dans mon fuseau horaire. (Au moins, c’est le but ; je ne suis pas toujours prêt à cette heure.)

Cette différence de temps a des conséquences. Parfois, c’est pour le meilleur. Quand je voulais regarder des concerts en ligne pendant le confinement, d’Indochine ou de Catherine Ringer, ou le meilleur épisode de Taratata de tous les temps (avec les deux), je pouvais les regarder vers midi, pendant le déjeuner. En théorie, c’était moins énervant pour mes voisins. (Pas vraiment, car ils s’attendent à silence absolu de ma part. De leur part… c’est un blog familial, mais c’est dégoûtant, ce que je supporte sans plainte.)

Parfois, c’est difficile. Trouver la bonne heure pour enregistrer « 5 Minutes Avec », c’est un défi. Avoir des conversations avec le service aux clients chez la FNAC ? Même moi, je suis d’accord avec mes voisins que des appels téléphoniques à 2h du matin sont nuls !

Mais en conséquence de la différence, je pense à certaines choses de façon différente que vous. Je doute que Le Canard enchaîné m’en veuille pour avoir piqué juste leur logo :

©️Le Canard enchaîné

Mais qu’est-ce que ça dit sous leur nom ? « Journal satirique paraissant le mercredi ». Peut-être pour vous. Moi, j’ai un rituel. Le mardi, je suis toujours à Rodrigo’s, un resto mexicain pour le déjeuner vers 12h45. Juste après avoir reçu ma commande à 13h, je peux télécharger Le Canard. Tous mes amis francophones sur Facebook savent que je prends tout de suite une capture d’écran du gros-titre, et le partage avec eux. J’aime le leur donner avant qu’ils ne puissent le trouver aux kiosques le matin.

Je sais, vous êtes curieux. Est-ce que Rodrigo’s est vraiment aussi bon que ça ? Voici ma commande habituelle, un chimichanga — les tortilla chips sont comprises :

En fait, bien que les chips soient excellentes, le chimichanga n’est que de qualité moyenne. Mais le prix n’est pas cher, le service est excellent, et il m’amuse de lire un journal en français dans un resto mexicain.

C’est la même chose avec les fêtes. Je dois tout préparer un jour à l’avance. Une galette des rois ou des haguignettes pour le 6 janvier ? Fait (et servi) le 5. Cette année, la galette est arrivée encore plus tôt à cause de l’horaire de ma fille, rien à voir avec les publications. Un colombier pour la Pentecôte ? Fait la veille aussi. Je veux écrire pour le 14 juillet ? Faut finir le 13 ! Pour vivre en même temps que la France, je dois tout planifier tôt.

Finalement, c’est la même chose avec la balado. Je prépare les épisodes le dimanche matin chez moi. Je les télécharge sur Spotify vers 23h, quand il est toujours dimanche. Et j’appuie sur le bouton pour les publier à 0h01 le lundi. Dans la tête, c’est toujours dimanche pour moi, et pour autant que j’essaye de me souvenir de la différence, quand j’en parle à des américains, je dis toujours que je la publie le dimanche.

Au fait, juste pour rappeler le bon vieux temps, si vous avez aimé ce post, abonnez-vous au Canard enchaîné !

Portrait de Molière par Nicolas Mignard

Par manque d’un mot

Il y a une comptine en anglais que tous les enfants connaissent, qu’ils soient britanniques, américains, ou bien australiens (ça date des siècles). J’imagine qu’il y a une version française mais d’abord, voici la version originale :

For want of a nail the shoe was lost.
For want of a shoe the horse was lost.
For want of a horse the rider was lost.
For want of a rider the message was lost.
For want of a message the battle was lost.
For want of a battle the kingdom was lost.
And all for the want of a horseshoe nail.

For Want of A Nail

Les deux premières lignes se traduisent comme ça, à moins selon moi :

Par manque d’un clou, le fer à cheval a été perdu,
Par manque d’un fer à cheval, le cheval a été perdu

Ça continue avec un cavalier, un message, une bataille, enfin un royaume — tous perdus par manque d’un clou. (Voilà, c’est pourquoi Cartier veut vous vendre « Juste un clou ». On sait jamais quand on en aura besoin.)

Je me sens souvent comme si je vis cette comptine en cherchant certains mots en français. L’exemple le plus récent vient de mon post, Mon vieux village — et oui, je suis bien au courant que j’aurais dû écrire ancien, pas vieux, c’était juste ce genre de semaine. Je voulais exprimer en tant que verbe ce que l’on fait aux États-Unis quand nos études à la fac sont finies. En anglais, on dit « graduation » — ça comprend plusieurs sens, dont le fait d’avoir reçu le diplôme, la cérémonie, et la fête qui va souvent avec. J’ai eu du mal à trouver la bonne expression. Mon dictionnaire Oxford rend le fait « être diplômé », la cérémonie « la remise du diplôme », et n’a rien pour la fête. Google m’a donné « l’obtention du diplôme ». Dans les commentaires, on trouve :

Les bilingues sont d’accord — il n’y a vraiment pas de bon mot en français pour ce que l’on dit en anglais. Et cela malgré le fait qu’il y a plein d’écoles en France — à tous les niveaux ! — plus vieux que mon pays.

J’ai eu ce problème depuis le début avec un autre mot, « cheap » — et ceci me manque presque plus que n’importe quel autre mot, parce qu’il veut dire beaucoup de choses ! Le sens le plus fréquent est simplement « pas cher », et cette expression suffit souvent. Mais on l’utilise aussi pour des personnes — elles n’ont pas de prix, évidemment, mais ça décrit plutôt l’attitude, comme « avare », mais moins fort. Avare, c’est Oncle Picsou ; « cheap, » c’est quelqu’un que vous invitez à la Tour d’Argent et qui vous rend la faveur par vous inviter chez McDo.

Un « cheap shot » est « coup bas » selon mon dictionnaire, et il y a une traduction exacte en anglais, « low blow ». Mais ça veut dire vraiment un coup hors les règles d’un sport ; « cheap » ici veut dire aussi inattendu. Il vous semble que l’on va se serrer les mains, puis je vous donne un coup de poing à la tête — ça, c’est « cheap ». Vous voyez sûrement pourquoi « cheap » me manque en français.

Un dernier exemple ? Pourquoi pas ? « Fun ». Expliquer ce qui veut dire « fun » en français, c’est comme expliquer « s’agir » en anglais. J’ai su que j’allais « avoir du fun » avec ce mot dès que j’ai entendu parler de « Fun Radio ». Si « Radio Marrant » servait la même fonction, ce nom n’aurait jamais existé. Voici l’entrée dans mon dictionnaire Oxford :

Il y a deux traductions en tant que nom au début — pourtant, aucun exemple qui suit n’utilise ces mots ! On penserait peut-être que les Français ne connaissent pas cette idée, mais en fait, je ne connais aucun peuple au monde entier qui la comprennent mieux. Les russes, peut-être. (Je plaisante.) Pourquoi il faut donc parler autour de cela, sans avoir un bon équivalent, je ne le comprendrai jamais.

Bon, Langue de Molière a eu assez de fun, et on va graduate à un autre sujet la prochaine fois. Vous voyez ce que vous m’avez fait faire ? Des anglicismes. Réglez cette situation, les amis !

Bannière qui dit « C'est le 1er » avec des dessins de 3 desserts : bûche de Noël, religieuse, macaron à la framboise

C’est pas le 1er, version mai 2023

Avec un jour de retard, parce que le 1er mai était dimanche, donc le jour de la balado (toujours pas de semaine ratée !)… Je continue à copier Light & Smell avec des listes de mes articles préférés au premier du mois. Ça vient d’Allez vous faire lire, mais je ne suis pas exactement ses règles.

Nouveaux à moi :

Les habituels :

À encourager :

Rien de nouveau chez Un déjeuner en Provence et Le journal des Jum’s. Laissez-leur de gentils commentaires pour les encourager à reprendre !

Saison 2, Épisode 7 — les 300 macarons

La semaine stressante est finie. J’ai appris de nombreuses leçons — sur les macarons en grande quantité, mais aussi sur la vie. Qu’est-ce qui disait Benjamin Franklin ? « L’expérience est une école où les leçons coûtent cher, mais les sots ne s’instruisent que là ». Comme Shakespeare, qui se lit le mieux en son Klingon original (selon le 6e film de Star Trek), Franklin se lit mieux en français, n’est-ce pas ?

Nous avons une invitée spéciale pour 5 Minutes Avec, La Fille. C’est son anniversaire plus tard cette semaine, et elle a conçu ce projet. Je vous promets qu’elle est hilarante.

Je suis au moins tellement heureux que j’ai pu vous faire le tour du village de Claremont. Ma semaine aurait mieux allé si cet anniversaire n’est pas arrivé en même temps qu’une fête familiale, mais en revanche, je n’aurais pu y assister si ma fille était avec moi tout le week-end. Je fais ce que je peux.

Notre blague de la semaine traite des prières et leurs résultats parfois inattendus. Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :

Sur le blog, il y a aussi Comme moi, sur un groupe d’étrangers sur Facebook qui adorent la France, Mon vieux village, sur le village où j’allais à la fac, et Y’a des macarons, sur la source de ma stresse cette semaine, la grande quantité de macarons que j’ai préparé pour une fête pleine d’invités qui ne m’aiment pas.

Si vous aimez cette balado, abonnez-vous sur Apple, Google Play, Amazon, Spotify, ou encore Stitcher. J’apprécie aussi les notes et les avis sur ces sites. Et le saviez-vous ? Vous pouvez laisser des commentaires audio sur Spotify for Podcasters, qui abrite la balado. Bonne écoute !

Y’a des macarons

(Veuillez fredonner le gros-titre selon la mélodie de Y’a d’la haine des Rita Mitsouko. Merci.)

Alors, la semaine stressante est finie. Mais je n’aimerais plus jamais assister à un autre événement avec mon ex-belle-famille. Rappelez-moi, s’il vous plaît, quelle est « belle » dans une telle situation.

De toute façon, j’ai raté mon but de produire 400 macarons et fini avec 300. Je n’aurais jamais osé imaginer ce qui arriverait. Mais d’abord, quelques vues des résultats.

Au début, tout paraissait aller bien :

J’ai acheté une boîte géante en plastique pour faire correspondre des paires de coques et les garder jusqu’à ce que je sois prêt à préparer la ganache. J’ai mis du film à contact sur chaque lot de coques, puis ajouté plus de coques.

Mais de plus en plus, il y avait des problèmes, où certaines coques sont tombées :

J’ai même gardé une assiette pour la pile de rejet :

Mais j’ai fini par produire une boîte pleine de 150 petits sacs, avec 2 macarons dans chacun :

Mon ex et son mari — je sais, je n’arrive même pas à le croire — m’ont aidé à mettre des rubans décoratifs en haut de chaque sac :

Mais soyez rassurés, les amis, ces macarons de la haine ont fini par être rejetés. Je ne vais pas expliquer quel genre d’événement il était, mais sachez que la grande majorité des invités ont refusé de les goûter.

D’une part, je suppose que je suis content de ne pas avoir gaspillé 18 heures de travail pour des gens qui ne m’aiment pas. D’autre part, j’ai dû les renvoyer avec mes invités, car il en restait beaucoup à la fin.

Message bien pris en compte, et je ne cuisinerai plus jamais pour un événement plein de tels gens.

Mon vieux village

Aujourd’hui, j’étais à Claremont, Californie (à ne pas confondre avec Clermont) pour le 25e anniversaire de mon obtention du diplôme. Parce que je suis cinglé, naturellement j’assiste aux cérémonies de la fac où j’ai commencé, Harvey Mudd, plutôt que celle où j’ai reçu mon diplôme, Claremont McKenna. C’est quand même où tous mes amis restaient. Les écoles ne sont pas si intéressantes, mais je pensais qu’il serait intéressant de vous montrer un village américain –on n’habite pas tous dans de grandes villes !

Commençons aux bords du village ; d’un côté, il y a un magasin de jouets.

Plus proche de moi, il y a un bureau de poste. Je n’ai pas pu y entrer, parce que le samedi, les bureaux de poste ferment tôt. Mais ce bâtiment a presque 100 ans (vieux pour la Californie), et au-dedans il y a une fresque des années 30.

Peut-être que vous pensez qu’il n’y a que des autoroutes ici, et pas de trains. Ce n’est pas vrai. Voici la gare, un bâtiment de 1927 classé monument historique, d’où on peut aller à Los Angeles :

Juste avant que je ne sois quitté le village, un resto italien y est ouvert. Mon dîner en famille pour fêter la fin de mes études y a eu lieu :

Il y avait seulement une boulangerie à l’époque, et il reste seulement une boulangerie. Vous ne l’aimeriez pas, n’étant pas à la hauteur des standards français ; franchement, même à l’époque, moi non plus :

Il y avait une boutique de glaces et de bonbons qui a aussi ouvert juste avant la fin de mes études ; elle est toujours là et les pommes d’amour sont « à mourir », comme on dit en anglais :

Une vieille pharmacie des années 40 est devenue pizzeria :

Il y avait quelque chose de nouveau et très français à cette visite — une crêperie ! Dit « Crêpes of Wrath », un calembour sur le livre américain « The Grapes of Wrath » par John Steinbeck, traduit en français sous le nom Les Raisins de la colère. « Les Crêpes de la colère » n’aurait aucun sens aux anglophones :

À côté de la crêperie, on trouve le bâtiment dit « Harvard Square » (dans la rue dit « Harvard » — toutes les rues à Claremont ont les noms de célèbres universités ailleurs). C’était là, dans l’ancien Harvard Square Café où j’ai découvert la tarte Tatin pour la première fois. Le café nous a quitté il y a une décennie. Il y a un nouveau resto dans son éspace, dit Bardot. Je n’ai pas eu le temps pour y manger, mais je suis CURIEUX.

Finalement, nos villages ont leurs propres hôtels de ville, mais nous les appelons « City Hall » :

Je veux partager deux petits anecdotes de la fac. Pour une chose, il y avait — et il reste — une tradition où certains élèves font du monocycle pour aller à leurs classes. Pas moi ; j’avais trop peur :

Aussi, pendant ma troisième année — n’oubliez pas qu’aux États-Unis, on pass 4 ans à la fac, pas 3 — un ami m’a persuadé de demander rendez-vous à une fille en l’appelant du téléphone au-dedans de l’ascenseur à l’intérieur de la bibliothèque. Voici l’ascenseur :

Cette idée n’a pas été bien accueillie, mais je doute que ce soit la faute de l’ascenseur.

De toute façon, c’était mon jour à Claremont, où j’ai passé 2 ans heureux, ainsi que 2 autres.

Comme moi

La semaine stressante continue, et je n’avais vraiment pas le temps d’écrire hier ou aujourd’hui. Mais il y a une séquence à sauver avant minuit chez moi :

Et je me sentirais énervé si je le perds à cause d’autres personnes — surtout une en particulier. Alors, aujourd’hui un article tres bref où j’avoue l’existence de l’une de mes sources.

J’entends souvent « Justin, on ne connaît personne comme vous, aussi dédié à la France de l’étranger ». Et je vous dis, il faut simplement savoir où les trouver. Je connais des dizaines de milliers, et tous appartiennent au même groupe de Facebook :

Voici la photo de couverture du groupe Everything French. C’est parfaitement bilingue, à moitié anglophone, à moitié francophone. Bien que ce soit géré par des expatriés d’autres pays qui habitent en France, la plupart des membres sont des étrangers aussi dingues obsédés que moi, qui ne rêvent de rien d’autre, qui planifient toutes leurs vacances pour un seul et unique pays — non, pas la Belgique, faites attention ! (La Belgique a quand même ses charmes que la France n’arrive pas à égaler.)

Dans Everything French, on trouve tout genre de choses : des photos de voyage et la vie quotidienne, des recommandations, des idiomes et de la grammaire, et des blagues. Qu’ils aient des blagues ! J’estime qu’environ un tiers des Blagues de la Semaine viennent d’Everything French.

Bref, c’est comme ce blog, mais écrit par des centaines au lieu d’un auteur, et peut-être sans la même profondeur. Mais si vous voulez trouver toute une communauté comme ce blog, c’est le bon lieu pour visiter.