Archives de l’auteur : Justin Busch

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A propos Justin Busch

Les aventures d'un américain qui est tombé complètement amoureux de la France

Meurtres en Corrèze

On revient vers la série que je n’arrive pas à quitter malgré mes plaintes, « Meurtres à » — et c’est une bonne chose ! Voilà, c’est sans doute le meilleur de cette série que j’ai vu !

Ça fait deux mois depuis la dernière fois où j’ai regardé un épisode de « Meurtres à », Meurtres en Berry. J’ai eu quelques choses ironiques à dire, comme « il vous choquera que les enquêteurs étaient anciennement en couple », car au-delà de la fois où le mec était gay (Meurtres à Lille, mais il a changé d’avis le temps que le film soit terminé), ça arrive à chaque fois. Et ce film n’est pas une exception. Mais pour les amoureux des mystères, pour une fois on a une mystère de qualité et même l’histoire d’amour est moins guimauve que d’hab ! (Alors je ne vais pas trop divulgâcher.) Et le truc le plus important, la photographie de la belle France… oh là là, tout comme la première fois où j’ai vu Montargis… ou Lille… ou Rouen… je suis prêt à déménager ! ([M. le Juge ! Il veut abandonner sa fille ! — Mon ex])

J’avais espéré que l’on allait voir Collonges-la-Rouge, mais tout l’intrigue se déroule à Tulle, qui a été mentionnée dans mon article sur la Corrèze sans l’avoir explorée. Tant pis pour moi. Tulle est…oh, vous verrez. De toute façon, notre histoire commence à une fête où un jeune sculpteur, Manuel Marquis est mis à l’honneur :

Étant « Meurtres à », on sait que le premier jeune artiste que l’on rencontre va vite mourir. Et M. Marquis ne nous déçoit pas, étant assassiné à peu près 30 secondes plus tard :

Vous ne pouvez pas avoir ce genre de commentaire juste n’importe où, les amis. Mais quand la police trouve le cadavre le lendemain, il est bien déplacé, et on le voit au pied d’une croix qui faisait partie d’une procession traditionnelle, la Lunade (fait à Tulle contre la peste depuis 1348) :

On rencontre ici notre enquêtrice locale, Léna :

À cause de son rôle, on sait déjà qu’il va lui falloir travailler avec un enquêteur qui n’habite pas à Tulle, qui est aussi son ex. Mais d’abord, on a quelque chose de plus important à faire — être bouleversé par Tulle :

Je vous jure, je me fais regarder ces programmes pour me rappeler que je déteste ma vie. Et vous, vous cachez tout ça en nous disant qu’il n’y a que Paris à visiter. Hmph. (Désolé pour l’anglicisme.) Mais continuons avec notre enquêteur, Axel, envoyé de Bordeaux pour…euh…des raisons :

Un témoin dit quelque chose à propos d’un « fantôme » à la fête. Le Klan, il y en a en France ? J’en doute :

Mais c’est à ce moment où Axel arrive et dit qu’il ne croit pas au Klan français :

Léna est juste ravie de le voir :

À sa question, elle précise : « Borné ». Vous allez adorer la complicité entre ces deux, ou son absence. En fait, il va y avoir quelques surprises inattendues dans leur histoire. Mais jusqu’au milieu du film, elle ne ratera aucune opportunité pour être cruelle vers son ex. De toute façon, nos détectives vont aller interroger l’avocate de la victime, pour voir s’il avait des ennemis :

Ai-je mentionné que Tulle est belle ?

Il semble qu’Axel est vraiment pas professionnel. Il dîne avec l’avocate :

Nom d’un cobaye, mais Tulle est belle !

Il s’avère que Léna se blâme pour la mort de ses parents. Elle visite le cimetière local avec son grand-père :

Juste après, un ami de la première victime est retrouvé mort :

Ai-je mentionné que je n’en peux plus ?

Vous avez peut-être commencé à soupçonner l’avocate, qui semble vouloir faire distraire les gendarmes. Mais non :

Elle s’est retrouvée devant une autre croix, celle d’Azraël, qui provoque la réplique la plus marrante de la série :

Je ne veux rien divulgâcher, alors j’arrête ici. Mais on doit voir le tout dernier moment (que le couple survit et se réunit n’est pas une surprise ; c’est toujours « Meurtres à »). Je n’en peux plus du tout !

En fait, l’identité du meurtrier m’a surpris, quelque chose qui ne m’est jamais arrivée avec cette série. Mais si vous ne pouvez pas voir les larmes aux yeux, l’envie que ce film m’a donné d’aller en Corrèze…tant mieux pour moi. C’est gênant, ça. Je ne veux vraiment pas gâcher une histoire intéressante, alors je ne dis pas trop, mais bien que l’on reste dans la formule, c’est la meilleure version de soi-même. Recommandé avec enthousiasme !

Vendredi noir à Irvine

Hier était encore une fois Vendredi noir, ou comme on le dit en France, Black Friday. Il m’amuse que vous avez adopté juste la pire tradition autour d’une fête que vous ne fêtez même pas. Dommage, vous ne savez pas ce que vous ratiez avec la dinde :

Non, mais sérieusement, comme disait M. Jours d’humeur, qui nous manque tous. Je vous ai parlé avant du mensonge derrière cet événement, mais aussi des excellentes promotions chez myPanier l’année dernière. Aujourd’hui, je vous présente deux choses : 1) mes achats chez myPanier pour ce Vendredi noir, et 2) Un Coup de Foudre : Le Blog : Le Film, 25 minutes pour faire un tour de South Coast Plaza, le centre commercial avec les revenus les plus élevés du pays.

Fabriqué en Dinde, Photo par Céréales Killer, CC BY-SA 4.0

Alors, qu’est-ce que j’ai acheté cette fois ? Hélas, je suis plutôt prévisible, alors vous allez reconnaître certaines choses de l’année dernière :

Oui, je suis fou de Chamonix, sans lesquels ce blog n’existe pas (je me suis présenté à mon premier groupe avec mon histoire de Chamonix). La Fille adore Le Comptoir du Cacao, mais n’a jamais goûté cette barre, alors elle attend son retour. Quant au nougat, je n’ai pas reconnu la marque « Esprit de Fête » — il s’avère que j’ai acheté quelque chose de Carrefour cette année après tout.

J’ai mentionné les Papillotes dans Je découvre le Rhône, mais c’est la première fois où j’en ai acheté. J’aime toujours goûter les bonbons communs, alors pourquoi pas les Lion ? En ce moment, aucun paquet n’est ouvert — tout attend La Fille, sauf le nougat.

Les biscuits « Amaretti di Saronno » restent mon souvenir d’enfance italien préféré, et si le calendrier d’Avent est grosso modo le même que l’année dernière, je sais qui va en profiter.

J’aimerais vous partager quelques autres photos de myPanier. D’abord, d’autres produits que j’aurais aimé goûter, mais j’ai atteint ma limite :

Vous alliez me dire QUAND qu’en France on peut décorer un sapin avec des boules de nougat ?

M. Descarottes est très en colère contre moi ([Comme d’hab]) parce que j’ai vu ces boîtes de carottes françaises sans en acheter ([QUOI ?!? Appelez la SPA ! Le 17 ! Hanouna ! — M. Descarottes]) :

J’aime bien les Pim’s, un autre souvenir d’enfance, mais ils ne sont pas une priorité car bien connus chez moi :

J’ai presque acheté une de ces boîtes « Mont Blanc », mais je n’étais pas sûr de comment les servir et garder une fois ouverte. C’est évidemment un dessert, mais l’emballage n’avait pas assez d’infos pour moi :

Un de ces quatre, je dois vous raconter la folle histoire de mon meilleur ami avec Maxim’s :

Juste pour mon amie Agathe, voici des épices polonaises :

Et pour finir chez myPanier, si vous voulez voir des escargots à ma table, il faudra que l’on accepte une invitation chez moi. Je ne vais jamais manger ça tout seul. ([Je n’aime pas la cote, les amis. — M. Descarottes])

Alors, Vendredi noir ailleurs. J’étais à South Coast Plaza pour dîner à Quattro Caffe, mon resto hebdomadaire pendant 13 ans déjà. Tout à coup, je me suis dit « Tournez-leur une vidéo de tout ça. Tout le monde vous prend déjà pour un américain ; jouez dans le rôle ! » Un ami m’a récemment expliqué que « prendre (qqn) pour un américain » veut dire croire que le quelqu’un nommé est plus riche qu’en réalité. Je fais des bêtises pour ce blog de même genre que je faisais pour mon ex, mais sérieusement, c’est pas Versailles ici non plus.

Cette vidéo est LONGUE, alors à YouTube, dans la description, j’ai mis des liens vers les moments que je crois sont les plus intéressants : la boulangerie Boudin et les bonbons See’s — les deux étant les trucs les plus californiens au monde — notre seul resto étoilé Michelin, la boutique de Baccarat, le grand sapin, la plus grande des TROIS boutiques de Louis Vuitton là, Quattro Caffe, et le Père Noël. Il y a de nombreuses boutiques des marques françaises et italiennes, et vous en reconnaîtrez beaucoup.

Les mille-feuilles

Aux États-Unis, il y a un livre pour les enfants, « The Little Engine That Could », sorti en tant que films britanniques deux fois, chacun titré « Le Petit Train bleu », afin de profiter d’être confondu avec Thomas et Mes Ennemis Ses Amis. Rien à voir — le livre a plus de 110 ans. Mais le titre original ne mentionne pas de couleur ; il veut dire tout autre chose : « Le petit engin qui pouvait ». L’engin doit remplacer un autre qui est tombé en panne et tirer un train jusqu’à l’autre côté d’une montagne. Elle (les trains de l’histoire sont des personnages femelles) se dit jusqu’au sommet « Je crois que je peux » et en descendant, « Je croyais que je pouvais ».

C’est comme ça, les mille-feuilles.

Haute résolution en cliquant

Allons les préparer ensemble ! (Moi, je ferai tout le travail, même le nettoyage, généreux que je suis.)

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Les macarons « tarte pécan »

Aujourd’hui est Thanksgiving aux États-Unis. Peut-être que vous vous attendiez à une autre recette aujourd’hui ? Ça viendra, mais j’essaye de vous présenter quelque chose de Thanksgiving chaque année (Mon Thanksgiving français, La tarte à la citrouille pour Thanksgiving, Le pain de citrouille de Thanksgiving). C’est ma préférée de toutes nos fêtes, et il y a plein de monde qui veut la mettre un terme. Ils prendront ma citrouille de mes mains froides et mortes, comme on dit en anglais.

J’avais espéré — désespérément — avoir des invités de l’OCA aujourd’hui. Mais quand les invitations sont rejetées, il n’y a rien à faire. Rien de méchant, je crois, mais rien à faire. Alors, je n’ai pas de grand dîner pour vous présenter. Mais j’ai adapté une de mes recettes préférées en forme de macarons, et ça vaut quelque chose.

On parle naturellement de la tarte aux noix de pécan de Galatoire’s, à la Nouvelle-Orléans. Les noix de pécans sont fortement liées à Thanksgiving, et je crois que ce parfum fera plaisir aux goûts français plus que la citrouille avec une bonne dose de cannelle.

Photo disponible à haute résolution en cliquant

Allons les faire ! Rien de plus simple !

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Autant de feuilles que d’ans

C’est encore une fois mon jour le moins préféré de l’année, celui où je dois avouer que je vieillis. 47 ans avec ce coup de vieux. Avant que la fin n’arrive, j’aimerais vous dire une fois que j’ai réussi ma bête noire. Voilà, le mille-feuille de Cook&Record :

Au moins le mien vous rendra moins aveugle que le gâteau de notre président, qui a fêté ses 146 ans hier — ne me regardez pas comme ça, c’est ce que dit la légende :

Quelques jours avant le début du blog, j’ai essayé de faire un mille-feuille pour la première fois. Voici les résultats :

Oh là là, mais l’écriture pique les yeux presque autant que le glaçage ! « Mais Justin », vous me dites « voici la preuve que vous êtes menteur ! Il y de la pâte feuilletée industrielle chez vous après tout ! Pas besoin de tout faire à la main ! » Ah oui, on voit ici la pâte Pepperidge Farm, la seule disponible aux supermarchés ici. C’est un produit inférieur, et on ne peut guère la contrôler. Ça gonfle quel que l’on fasse.

Mais en fait, j’ai menti dans ce post-là. J’ai dit que j’allais les refaire jusqu’à ce que je les réussisse. La réalité, c’est que j’ai mis les mille-feuilles à côté jusqu’à cette semaine. Ce premier essai est venu de la peur que j’ai dû tout faire tout de suite. Je n’étais pas du tout prêt à l’époque. Si on clique la photo, on peut voir à quel point il me reste des choses à apprendre. Des gouttes de fondant ont tombé sur les mauvaises couches, et le glaçage en haut peut être plus plat. Les couches de pâte feuilletée sont presque de même taille, mais même ça pourrait mieux aller.

Après 3 ans et demi, je crois que je comprends enfin, non pas seulement sur la pâtisserie, mais la philosophie, l’esprit derrière vivre à la française. C’est bon d’être enthousiaste, mais il y a un bon ordre derrière tout. Il y a une raison pour chaque pas, et même si c’est « seulement » de la tradition, il faut l’apprendre afin de la comprendre. Je ne sais pas si le fondant marche aussi bien si on le chauffe jusqu’à 113°C au lieu de 114°C — mais je sais qu’il faut le maîtriser avant de penser « Je peux faire différemment ». Juste en faisant ce lot de mille-feuilles, j’ai enfin compris que j’avais la mauvaise habitude d’arrêter de battre le fondant trop tôt au lieu de trop tard. Il faut faire confiance à quelques gouttes d’eau pour le sauver plutôt que chercher un point où il ne deviendra pas solide. Vous regardez le tout premier mille-feuille chez moi où le chocolat n’a pas fini en flottant sur le fondant.

Mais il me reste le sens de devoir tout faire, en ce moment. Je me demande souvent « Et si vous aviez appris le français à partir du collège comme vous l’aviez voulu ? » Je sais que je n’aurais pas les mêmes amis, tombé sur les mêmes découvertes, fait les mêmes bêtises. Serais-je plus heureux avec cette autre vie ? Je ne sais pas. Mais je me sens toujours comme si je dois mettre toute une vie à la française dans la moitié du temps.

Garder ces deux pensées en équilibre, c’est la partie la plus difficile de tout ce blog. En écrivant ce post, j’ai reçu un courriel de France TV qui m’a rappelé autre chose d’il y a 3 ans :

Quand j’y ai créé un compte, j’ai dû leur donner un code postal. Vous pouvez voir ce que j’ai fait. J’ai envie — comme j’ai envie — mais quel que je veuille, ce n’est pas à moi de faire autrement. C’est quoi le bon ordre derrière ce problème ? Je ne sais pas, mais je continuerai de pratiquer, de m’améliorer, et d’espérer que le bon moment arrivera.

Portrait de Molière par Nicolas Mignard

Un meurtre de corbeaux

Encore une fois, Langue de Molière doit paraître à l’avance, car mercredi est bel et bien pris cette semaine.

Ce n’est pas exactement la Langue de Molière planifiée pour aujourd’hui, mais vu que j’adore dire que quelque chose est tombée toute cuite dans mon bec (expression que je n’ai découverte qu’il y a deux semaines), je dois écrire sur ce merveilleux tweet de Bérengère Viennot :

Source

Pour être tout à fait clair, elle est un de mes abonnements préférés sur Twitter — hyper-drôle, et tant que vous n’êtes pas con, très sympa.

De toute façon, elle explique le problème :

J’ai lu ça et tout de suite pensé à « Game of Thrones », connu en français sous le nom Il ne va jamais la finir « Le Trône de fer ». Plusieurs de ces livres ont des titres qui jouent avec la habitude anglophone de donner des noms marrants aux groupes d’animaux. Mais j’ai eu une sacrée surprise !

Volée de corbeaux, Photo par Zeynel Cebeci, CC BY-SA 4.0

Les noms des livres en français ? « Le Trône de fer, L’Intégrale : Tome 1 », « Le Trône de fer, L’Intégrale : Tome 2 », etc. Chacun de ces « tomes » est sorti en anglais en tant que roman lui-même, avec son propre titre. Je ne savais pas que chacun a été divisé en de plus petits brochés. Alors, le premier tome est sorti en France en deux parties, « Le Trône de fer » et « Le Donjon rouge ». En anglais, ce premier tome, dit « A Game of Thrones« , fait 694 pages. Les deux « plus petits » tomes en français font 420 pages et 468 pages. Le français est beaucoup de choses, mais concis n’en est pas une.

De toute façon, on peut lire certains de ses titres en anglais comme s’ils sont des noms de groupes. Par exemple, le deuxième tome s’appelle « A Clash of Kings », et on peut le traduire « La bataille des rois », exactement ce que les éditions ont fait avec le troisième broché de la série. Mais il y a sept royaumes dans son histoire, et on peut lire ça d’autre façon, comme si une « bataille » était le nom d’une collection de rois.

Le français n’a que quelques mots pour des troupeaux d’animaux. S’ils marchent sur terre, c’est un troupeau. Dans les airs, c’est une volée d’oiseaux, un essaim d’abeilles, ou une nuée de locustes. Dans les eaux, c’est un banc de poissons ou de baleines ou quel que ce soit. Ça épuise plus ou moins les choix.

Mais en anglais, on trouve plein de noms. Une volée de corbeaux est « a murder », un meurtre. Une volée d’oies est « a gaggle », un mot qui voudrait dire une bande pas-trop-organisée si on parlait d’êtres humains. (Je crois que vous comprenez ce que je veux dire par cela.) Mon dictionnaire Oxford ne donne que « troupeau » pour gaggle, et ça manque vraiment l’esprit original. Une volée de chouettes est « a parliament », un parlement. Une collection de lapins est « a colony », une colonie. Un banc de poissons est « a school », une école. On utilise parfois des adjectifs en tant que noms pour cette exercice ; par exemple, des grands corbeaux font partie d’une cruauté (an unkindness).

Pour être clair, vous ne passeriez jamais un examen qui traite de ces noms dans n’importe quel cours de biologie. Ces noms sont largement littéraires (sauf pour l’école de poissons), et jouent souvent avec les traits de caractère liés aux animaux. On parle d’un meurtre de corbeaux parce que les corbeaux sont bien liés avec la malchance et la mort. On parle d’un parlement de chouettes car on pense à ces oiseaux en tant que des animaux sages.

Pour revenir au pauvre M. George R.R. Martin, son troisième tome s’appelle « A Storm of Swords ». En français, ça se vend sous les noms « Les brigands », « L’Épée de feu », « Les Noces pourpres » et « La Loi du régicide », mais maintenant que vous avez le goût de ce jeu de mots anglais, on pourrait bien le traduire « Une tempête d’épées ». Ou « Le Trône de fer, L’Intégrale : Tome 3 ». Je m’en fiche. M. Martin se moque de ses lecteurs « jusqu’à la banque », comme on dit en anglais. (On dirait plutôt « remplir ses poches » en français pour ça.)

Mais une fois compris, c’est facile à voir comment de tels noms marcheraient en français. Une nullité de rappeurs. Une lâcheté d’hommes politiques. Un égoïsme de footballeurs. Même une paresse de George R.R. Martin !

Langue de Molière vous reverra la semaine prochaine pour parler d’autres écarts linguistiques.

Saison 2, Épisode 35 — Jamais assez de Sèvres

Je ne sais pas ce que j’ai fait du bien, mais cette semaine a été une réussite pour la balado au-delà de toute attente. C’est l’épisode le plus écouté — de loin — de toute son histoire. (L’ancien record, 310 lectures.) J’ai raté tous mes efforts pour vous trouver un nouvel invité pour cette semaine, mais je vous promets — 5 Minutes Avec n’a pas dit son dernier mot. J’espère que cette augmentation d’auditeurs continuera, car ça m’aidera à avoir d’autre monde.

C’est encore une fois la semaine de Thanksgiving ici. Je dois vous dire que je suis soulagé que ça aille rater mon anniversaire par un jour. Tout comme les anniversaires à Noël, où les malchanceux ne reçoivent qu’un cadeau pour les deux, quand mon anniversaire arrive le quatrième jeudi de novembre, je n’ai qu’une tarte à la citrouille avec une bougie en dessert. Pour être clair, j’adore la citrouille et les épices qui vont avec. Mais c’est paresseux. C’est quand même moi qui doit faire mes propres gâteaux d’anniversaire.

Suivez-vous l’Instagram de Mathilde’s little things ? Pendant cette semaine, elle a publié une belle série de vidéos avec ses aventures à New York City. Columbia University, les feux d’artifice, le hockey sur glace, et un marché de Noël. Ça vaut le coup de les regarder toutes !

Je suis encore une fois ravi de vous parler de Chargering par excellence. Encore une fois, ils ont perdu au tout dernier moment. Ne me croyez pas sur parole ; regardez les maths qui vont avec. Il était une fois, je souffrais à cause de ça, mais maintenant, j’en profite !

Malheureusement, ce week-end j’ai raté deux événements de l’OCA. Une soirée de jeux de société, ainsi qu’une soirée cinéma. Le film aurait été Simone, Le Voyage du siècle, sur Simone Veil. À vous de me dire si je devrais essayer de le trouver autrement.

Et pourquoi les ai-je ratés ? J’ai la joie de vous dire que mon petit frère est ici pour nous rendre visite pour Thanksgiving. Peut-être que je vous parlerai de l’autre grande tradition de Thanksgiving, se disputer autour de la table. Il en est maître.

J’ai inventé un nouveau francisme pour cet épisode de la balado, qui apparaît tout à la fin. À vous de le trouver

Notre blague traite des vacances, et c’est un peu épicé. Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :

Sur le blog, il y a aussi Mon dîner yvelinois, l’omelette d’asperges et la tourte à la chair de poire, Les procès, sur certains abus du système légal américain, et Félicitations à Cook&Record, où je note le nouveau bébé de ma cuisinière préférée.

Si vous aimez cette balado, abonnez-vous sur Apple, Google Play, Amazon, Spotify, ou encore Deezer. J’apprécie aussi les notes et les avis sur ces sites. Et le saviez-vous ? Vous pouvez laisser des commentaires audio sur Spotify for Podcasters, qui abrite la balado. Bonne écoute !

Félicitations à Cook&Record

Ça fait trop longtemps depuis la dernière fois où vous avez lu le nom Cook&Record ici. Les cornes meringuées du gâteau « monstre », les religieuses, et les cœurs guimauves de la Saint-Valentin sont les seules recettes que je lui dois même en partie cette année. En partie, c’est parce que nos chemins ont un peu divergé — pour autant que ses macarons fraise sont jolis, je m’intéresse à des garnitures différentes, non pas à des coques artistiques. Mais elle est aussi silencieuse depuis des mois et hier, on a finalement eu l’explication :

C’est une coïncidence heureuse. Si tout va bien, vous allez la revoir de façon extraordinaire en quelques jours. N’oubliez pas qu’à mon avis, je lui dois tout ce que je suis en cuisine. On parle souvent de « influenceurs », mais beaucoup de monde qui revendiquent ce titre ne font que de bêtises pour avoir de l’attention. À chaque fois où je fais de la pâte feuilletée, c’est elle. Les galettes des rois et les cookies géants ? Elle aussi. Le gâteau Napolitain, une signature du blog ? Ça porte son nom. En fait, la photo de couverture de mon profil Facebook ? C’est presque toute grâce à elle. Enseigner à 9 000 km, c’est de la vraie influence.

Photo de couverture Facebook : brioche, flognarde, cookie géant, far breton, tarte Snickers, Napolitain, mi -cuit au chocolat

Je souhaite tout le bonheur au monde à la nouvelle famille.

Aucune idée

Depuis très longtemps — plus d’un an entier — j’écoute Les Grosses Têtes en forme de podcast. Je télécharge l’intégrale dans l’appli quand je suis dans ma voiture, et hop ! Plus de bêtises à la radio. Mais il y a peut-être trois semaines, j’ai découvert quelque chose de magique. Si je mets RTL à la radio dès que je laisse ma fille à l’école, je peux écouter l’émission en live parce que votre après-midi est mon matin.

Ça a deux bienfaits. Pour une chose, j’entends les derniers moments de l’épisode au lieu du début — je n’ai jamais eu l’habitude d’écouter toute l’émission, et si je saute par les introductions, ça me convient. Mais autre chose, j’entends les sons de la vraie quotidienne — les nouvelles et les pubs. Je dois être la seule personne au monde qui veut les écouter. Vous ne croiriez jamais ce qui arrive dans la voiture — les cris de joie tels que « Une pub de Carrefour ! Carrefour a des fromages en promotion ! » Puis je partage cette folie avec certains amis, qui doivent penser que je suis fou. ([Soyez rassuré, Justin. Personne ne pense une telle chose. — M. Descarottes]) Voici un exemple :

Édité pour garder la confidentialité de La Fille

Vous voyez pourquoi je suis si accro ? Il ne m’est jamais venu dans l’esprit que l’on pourrait vendre du foie gras à la radio. La marihuana, ben oui, car ça, c’est légal selon nos théories de la loi exactement pareilles à celles de la Confédération avant la Guerre de Sécession. Mais le foie gras ? Non, nous sommes civilisés alors les drogues oui, les produits français, non ! (Les fèves tonka sont aussi illégales ici, ai-je mentionné ça ?)

Mais revenons à nos Grosses Têtes. Jeudi matin, j’écoutais M. Ruquier et ses amis et il a demandé une question qui m’a laissé complètement sans espoir de répondre. Voici un lien vers la bonne intégrale. À 55:30, M. Ruquier commence à parler de « la 32e enquête du commissaire Brunetti, mais qui est l’auteur des enquêtes ? » On lui demande si l’auteur est français et il précise qu’en fait, l’auteur est une femme américaine. (Ne me regardez pas comme ça — je sais qu’il suffit de dire « américaine » avec la bonne prononciation pour distinguer entre les hommes et les femmes.) On ajoute que ses romans se déroulent à Venise. Ça ne m’aide pas du tout. Puis M. Ruquier dit qu’elle est l’auteure de polars américains la plus connue et ici, je commence à me tirer les cheveux. Parle-t-il de Nora Roberts ? Ou de Gillian Flynn ? (Je connais leurs noms, mais pas les contenus de leurs livres.) Il mentionne que l’auteure a plus de 80 ans, mais ça ne m’aide pas du tout.

Puis, la boulette. Laurent Ruquier finit par mentionner par hasard qu’elle s’appelle Donna Leon. Il n’était pas censé faire ça, au moins toujours pas ! Il décide de donner les 300 € à l’auditeur qui a posé la question car l’erreur est à lui — je respecte tellement M. Ruquier pour ça.

Donna Leon, Photo par Michiel Hendryckx, CC BY-SA 3.0

Mais oh là là, je compte sur les questions qui concernent les États-Unis pour avoir une opportunité pour connaître les bonnes réponses. Et cette fois, je n’avais franchement aucune idée !

Je découvre les Deux-Sèvres

On continue maintenant le Tour avec le 79, les Deux-Sèvres. C’est le département le trente-neuvième moins peuplé et les habitants se nomment deux-sévriens. C’est notre dixième séjour en Nouvelle-Aquitaine.

C’est quoi une Sèvre, et pourquoi y en a-t-il deux ? Il y a deux rivières, la Sèvre Nantaise et la Sèvre Niortaise, qui traversent le département. ([En fait, il ment. Il n’y a qu’une rivière. La Sèvre Niortaise, c’est un fleuve. À nous de garder les distinctions importantes, les amis ! — M. Descarottes]) Les deux cours d’eau (([Mieux]) ne se touchent pas, mais ce sont à l’origine du nom. Mais comme a dit M. Jours d’humeur, « ce qui se passe dans les Deux-Sèvres reste dans les Deux-Sèvres », alors nous ne demanderons plus.

Je dois vous prévenir que l’hiver est le mauvais temps pour visiter les Deux-Sèvres — beaucoup de choses qui suivent sont fermées jusqu’en février ou mars. Consultez les sites liés pour en savoir plus.

On commence à la préfecture, Niort. L’ancien hôtel de ville, un bâtiment trapézoïdal du XVIe siècle, s’appelle Le Pilori (1 étoile Michelin), d’après ce qui était là avant sa construction, et accueille des expositions d’art. Le Musée Bernard-d’Agesci (1 étoile) abrite des collections de l’histoire naturelle ainsi que de Beaux-Arts, et est nommé pour un artiste niortais du XVIIIe siècle. Le Donjon de Niort (1 étoile), construit par Henri II Plantagenêt et Richard Cœur de Lion, était une forteresse, devenue musée ethnographique et archéologique. Juste à l’extérieur de Niort, à Échiré, on trouve le château-fort de Coudray-Salbart (1 étoile), originalement du XIIIe siècle, avec 6 tours et un pont-levis à découvrir.

On tourne vers l’ouest du département pour visiter un site naturel remarquable, Les Oiseaux du Marais Poitevin, exactement ce qui promet le nom, avec plus de 75 espèces d’oiseaux dans un parc de 8 hectares. Puis, à l’est, on visite Villiers-en-Bois pour un autre parc animalier, le Zoodyssée (1 étoile), avec plus de 800 animaux, dont des ours, des lynx, et des chouettes. On continue vers l’est, jusqu’à Melle. Là, entre avril et novembre, on peut visiter les Mines d’argent des rois francs et voir comment les monnaies ont été fabriquées au temps de Charlemagne. On visite aussi l’Église Saint-Hilaire (2 étoiles), partie du Chemin de Compostelle et datant au XIIe siècle. À voir : les chapiteaux de la voûte ainsi qu’un chœur moderne installé par la ville en 2011.

À quelques km au nord, on trouve l’Abbaye royale de Celles-sur-Belle (1 étoile). Il y a des églises ici en continu depuis le XIe siècle, mais les bâtiments actuels viennent du XVIIe siècle. Ne ratez ni l’église Notre-Dame, ni les trois jardins. Plus au nord, le Tumulus de Bougon (2 étoiles) est une nécropole néolithique, qui date aux années 3 000 avant J-C. On continue à Parthenay, classé Ville d’Art et d’Histoire. On est là pour faire le parcours de sa cité médiévale, dont un château, 5 églises, des maisons à pans de bois — c’est mon idée d’une belle journée ! Finalement, on visite le Château d’Oiron (2 étoiles), château de la Renaissance qu’il faut visiter autant pour ses plafonds que pour sa galerie de peintures ou sa collection de curios.

Qui sont les personnages les plus connus des Deux-Sèvres ? Il faut absolument commencer avec l’acteur et héros du blog Robert Dalban, né à Celles-sur-Belle. Françoise d’Aubigné, dite Madame de Maintenon, épouse secrète de Louis XIV, est née à Niort. Jean Panzani, fondateur de la célèbre marque de pâtes du même nom, vivait aussi à Niort. Joël Robuchon est entré dans le petit séminaire de Mauléon pour devenir prêtre, mais y a découvert sa passion pour la cuisine avant de devenir prêtre. Ségolène Royal y était député de la 2e circonscription.

Que manger dans les Deux-Sèvres ? On est dans la région poitevine, maison du meilleur beurre au monde entier, l’Échiré AOP. Je ne l’utilise plus parce que ça coûte les quatre membres du corps chez moi, mais croyez-moi, je sais. D’autres produits laitiers comprennent la jonchée d’Aunis, un fromage frais et le Chabis, un fromage de chèvre. D’autres produits locaux comprennent l’agneau du Poitou-Charentes IGP, l’oignon rouge pâle de Niort, et l’angélique, une plante du marais poitevin. En plats principaux, on trouve la bouilliture d’anguille et la daube saintongeaise, un ragoût de bœuf, de lard, et de veau. En dessert, on y trouve la grimolle, une sorte de crêpe aux pommes cuite sur une feuille de chou, et la merveille, un beignet parfumé à la fleur d’oranger et au cognac. Pour boire, il y a la bière Pictalie et la liqueur d’angélique de Niort.