Il y a des pépites que je garde pour des jours comme aujourd’hui, où il y a des urgences, comme…euh… emmener ma fille au ciné pour revoir le film Super Mario Bros. avant qu’il ne quitte les cinés. C’était important — nous avons dû vérifier s’il y avait vraiment un resto français dans le film. C’est vrai ! Il s’appelle « Chasse au Canard », la traduction exacte du jeu des années 80, « Duck Hunt« . (Le premier lien dit que c’est au pluriel ; c’est faux.) À cause de ces recherches importantes, je n’ai pas eu le temps pour un plus long article
Une telle pépite, c’est que chaque séance de notre Cour suprême commence avec une citation en français. Ne me croyez pas sur parole. Le clip suivant vient de C-SPAN, la LCP américaine. (Au fait, selon le site de LCP, c’est la C-SPAN française. Mais j’ai mes priorités dans le bon ordre.) Veuillez pardonner la prononciation. J’ai mis l’enregistrement au bon moment :
Mais pourquoi fait-on une telle chose ? La réponse vient de l’époque de Guillaume le Conquérant. Du XIe siècle jusqu’au XVIIIe siècle, on n’était pas obligé de poursuivre ses procès en anglais dans les tribunaux anglais. On avait le droit de parler en « Law French » (français des lois). C’était une version de la langue spécialisée pour les tribunaux. Certains mots ont survécu jusqu’à nos jours.

Par exemple, celui qui porte plainte contre un autre dans les tribunaux anglophones — soit au Royaume-Uni, au Canada, ou aux États-Unis — c’est le « plaintiff », du Vieux Français « plaintif » (on dit maintenant « plaignant »). Celui qui répond, c’est le « defendant », version sans accent de « défendant ». Ce que le défendant est accusé d’avoir fait (dans un procès civil, pas criminel), c’est un « tort ». On sort parfois les criminels de prison avant la fin de leurs peines — on appelle ça « parole », car c’est sur leur parole qu’ils se comporteront bien.
Certains mots ont bien changé. Dans la théorie des lois, quiconque a commis un tort s’appelle « tortfeasor ». « Feasor » ne paraît pas être français, non ? Et si je vous disais que ça descend de « tortfaiseur », ça vous parle ? Et quant aux lois qui se traitent de propriété trouvée par hasard, on l’appelait « treasure trove ». Au temps de Guillaume, c’était « trésor trouvé ». Mais personne ne dit pas « treasure trove » aujourd’hui en tant que terme légal. De nos jours, ça veut dire une grande quantité de trésors, ce que l’on trouverait dans le repaire d’un dragon, où la cave d’un château.
La Cour suprême n’est pas la seule d’ouvrir leurs séances par « Oyez ! ». On le trouve toujours au Texas, en Pennsylvanie, en Virginie, et en Louisiane. Oui, en dehors de la Louisiane, ça peut être surprenant, où on trouve le français !














































