Archives de l’auteur : Justin Busch

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A propos Justin Busch

Les aventures d'un américain qui est tombé complètement amoureux de la France

Saison 2, Épisode 15 — L’interview Guy-Roger Duvert

Il y a un mois, quand j’ai publié ma critique des Rôdeurs de l’Empire, j’ai mentionné dans les commentaires que j’aimerais tellement avoir l’auteur, M. Duvert, comme invité pour la balado. Notre amie Light&Smell, qui est magicienne, l’a lu et quelques jours plus tard…voilà, le tour est joué ! C’était la préférence de M. Duvert de répondre aux questions par courriel, alors c’est moi qui lit les questions et les réponses, mais je vous rassure que le tout est 100 % authentique — et il y a des nouvelles ! Pour vous rappeler, les autres critiques ici sont : L’Appel d’Am-Heh, Les Disparus d’Arkham, et L’Ombre de Nyarlathotep. En ce moment, je lis Outsphere. Vous pouvez les trouver chez Amazon ou à la FNAC.

(Je vous rappelle que je n’accepte pas de publicités ici, et je ne reçois rien si vous cliquez en haut. Mais si on est mon invité, je souhaite soutenir leurs efforts.)

On vient de finir notre séjour en Haute-Saône ; demain, je publierai Saône-et-Loire. Il est probablement trop difficile d’atteindre le 75 le temps que j’y arrive. Mais pouvez-vous croire que l’on est à 70 % du Tour ? D’ici, je peux voir la fin — du Tour, pas du blog — mais avant que l’on n’y arrive, on va passer par les maisons de 4 personnes qui me connaissent depuis le début. N’imaginez pas que je n’aurai pas quelque chose de spécial pour chacune.

Je ne parle pas de la politique sur ce blog, à moins qu’il y ait une raison liée à nos autres sujets, mais je ne peux pas résister mentionner quelque chose. Vous savez que M. Prigojine vient de quitter la Russie pour la Biélorussie. Je lui souhaite tout le bonheur qu’il mérite, bien sûr. Mais peut-être que vous savez aussi que les amis de M. le Président Poutine ont tendance de mourir en tombant d’une fenêtre. Aux États-Unis, il y avait un truand célèbre, Abe Reles, qui est mort de cette façon — sous la garde d’une douzaine policiers. Il allait témoigner contre ses collègues de la Mafia. Évidemment, il y avait des policiers corrompus. Mais le gros-titre dans le journal local après était hilarant : « le canari qui chantait mais ne savait pas voler ». (En anglais, on dit qu’un criminel qui retourne sa veste est soit un canari soit un « pigeon de tabouret » ; c’est-à-dire mouchard.)

Notre blague est encore une fois soviétique, mais s’applique également à la Californie de nos jours. Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :

Sur le blog, il y a aussi Mon dîner haut-saônois, la soupe de gaudes, Jour de la Catastrophe, mes regrets habituels sur quelqu’un qui ne me foutra jamais la paix, et le Moelleux Griottines, notre dessert haut-saônois.

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Le Moelleux Griottines

Les Griottines sont un produit typique de la Haute-Saône. Elles sont des griottes macérées dans du Kirsch, une marque de la Distillerie Peureux. J’ai décidé de faire un dessert proposé par eux il y a des mois. Alors, le moelleux Griottines :

Mais j’ai fini par devoir remplacer le vrai produit avec un remplaçant italien. Les Griottines étaient stockées chez myPanier, mais voici ce qui est arrivé quand j’y suis allé :

Peut-être que vous pouvez lire les étiquettes. Les Griottines étaient censés y être. Malheureusement, elles n’apparaissent plus sur le site du magasin alors j’ai dû faire un choix : cherchez un autre fournisseur, sûrement par correspondance, ou soutenir le fournisseur le plus important du blog. J’ai décidé que ce dernier était plus important — alors j’ai acheté un produit italien très similaire qui restait sur leurs étagères, ainsi que d’autres choses. (C’est un trajet ; je ne vais pas y acheter une seule chose.)

Ma recette vient du site des Distilleries Peureux, mais leur version est taillée pour un moule de 27 cm. Je l’ai coupée à 23 cm ; ça devrait être 72 % des ingrédients, mais j’ai utilisé 75 % pour rendre le calcul plus simple. Aussi, je n’ai pas de farine parfumée de Kirsch — oui, ça existe — alors je l’ai remplacé avec de la farine ordinaire et le jus des griottes.

Les ingrédients pour le moelleux Griottines :

  • 250 grammes de sucre
  • 220 grammes de beurre
  • 210 grammes de chocolat de couverture noir
  • 120 grammes de Griottines® ou autre griottes confites en alcool, ainsi que l’alcool de la boîte
  • 150 grammes d’œufs (3 moyens)
  • 100 grammes de farine

Les instructions pour le moelleux Griottines :

  1. Préchauffer le four à 175º C.
  2. Faire fondre le chocolat et le beurre dans une casserole sur un feu doux. Mélanger bien.
  1. Mélanger les œufs avec le sucre, jusqu’à ce que le tout devienne mousseux. Ajouter la farine. Mélanger. Ajouter le jus de griottes et mélanger encore.
  1. Finalement, ajouter le mélange chocolat-beurre et incorporer avec une cuillère en bois. Ça va prendre un peu de temps pour devenir homogène.
  1. Verser dans un cercle de pâtisserie bien beurré sur un tapis en silicone (diamètre 23 cm).
  1. Déposer les Griottines ou autres cerises au-dessus.
  1. Faire cuire entre 35 à 40min. Ce n’est pas surprenant quand la pâte fuite un peu à l’extérieur. Vous pouvez voir qu’il se démoule très facilement. Mais attention. Il y a un risque que le moelleux craquera le long des lignes visibles à la surface. J’ai trouvé que c’était beaucoup plus facile de le servir en tranches directement du tapis plutôt que le présenter à table. Comme s’il y avait quelqu’un à la table, mais j’aurais aimé prendre une photo avec le tout sur une assiette.

Les Tribulations d’un Chinois en Chine

Ce soir, je n’étais vraiment pas dans le bon humeur pour regarder un film romantique ou triste. Je me suis dit, « Que je n’aie pas épuisé le stock de films de Belmondo ! Et non pas ceux signés Godard ! » Je me suis rendu sur iTunes, où j’ai trouvé exactement ce dont j’avais besoin. Et vu que personne ne m’a jamais parlé de ce film, vous aussi.

Notre film du jour (mon soir) est « Les Tribulations d’un Chinois en Chine », d’après un roman du même nom par Jules Verne. Mais pour être honnête, c’est plus « inspiré » qu’adapté du roman. C’est signé Philippe de Broca, le réalisateur de L’Homme de Rio, L’Incorrigible, et Le Magnifique — c’est-à-dire, presque tous mes films préférés de Belmondo. (Peur sur la ville est à Henri Verneuil, et Flic ou Voyou, Georges Lautner.) On sait de telles choses quand c’est son 93e film français en 3 ans. Ce film est un peu plus d’une parodie de films d’aventure — plus Le Magnifique que L’Homme de Rio — mais ce n’est pas une plainte. Il y a des fois où on a besoin de rire.

Notre distribution est exceptionnel. En plus de Belmondo, Ursula Andress joue la femme fatale, Paul Préboist est là en tant qu’un garde de corps idiote, ainsi que Mario David. Darry Cowl a un petit rôle en tant qu’avocat, et Jess Hahn, qui nous avons récemment rencontré dans Les Barbouzes, joue dans un second rôle en tant que le futur beau-père de Belmondo.

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Jour de la Catastrophe

C’est encore une fois le pire jour du calendrier, le Jour de la Catastrophe. Il y a 21 ans aujourd’hui — alors il a maintenant le droit de boire de l’alcool aux États-Unis ! — je me suis stupidement marié avec la personne qui me déteste la plus au monde.

Il y a une décennie, je croyais que ça me ferait du bien d’aller ailleurs, de ne pas être à la maison. Je suis allé à Las Vegas, pour dîner dans un resto, Picasso, qu’elle avait toujours refusé à visiter avec moi. C’était — et reste — deux fois étoilé par Michelin, et c’est sans doute parmi les meilleurs restos des États-Unis. Le nom vient du fait qu’il y a de nombreux vrais œuvres de Pablo Picasso sur les murs. Ce dîner m’a coûté 200 $ pour y manger tout seul, une somme encore plus dingue à l’époque, quand le dollar valait toujours quelque chose et les boîtes de céréales ne coûtaient pas 10 $ aux supermarchés pour 500 grammes. (N’imaginez pas que j’exagère, mais c’est beaucoup pire en Californie qu’ailleurs.) C’était le dîner de toute un vie.

J’étais plus misérable que j’aurais jamais osé imaginer.

Le problème, c’était qu’il y avait environ 20 tables occupées au resto — et quand j’ai regardé autour de moi, je me suis rendu compte que j’étais la seule personne d’y être tout seul. Il y avait quelques grands groupes, mais le clientele était largement des couples. Pour être bien clair, c’est souvent le cas aux États-Unis que le personnel des restos font honte aux célibataires et préfèrent qu’ils ne viennent pas dans leurs restos — mais rien de tel ne m’est arrivé chez Picasso. Les serveurs n’auraient pu rien faire pour être plus gentils.

Il y a de nombreuse blagues très stupides à propos du divorce aux États-Unis. On est « libéré ». Des gens vous félicitent. Je déteste cette attitude. Ce que vous ne pouvez pas voir quand je fais tous les dîners de ce blog, c’est que j’avais complètement abandonné cuisiner pendant six ans avant d’apprendre le français. C’était l’envie de connaître le gâteau au yaourt de mes leçons de Duolingo qui a relancé ma passion pour la cuisine. Je mentionne parfois que j’aurais aimé partager ce que j’ai fait avec quelqu’un, mais au moins l’envie de partager les photos m’a redonné l’envie de cuisiner pour moi-même, quelque chose que je ne pouvais plus supporter. Malgré tous les biens que l’apprentissage du français m’a apporté, améliorer ce problème n’en est pas un.

L’année dernière, c’était ce jour qui m’a inspiré à lancer ma version de « C’est le 1er », pour mettre les autres en vedette. Il reste le cas que je serais beaucoup moins heureux sans vous les Français dans ma vie. Juste hier, j’ai reçu quelque chose — et j’ai déjà écrit une note de remerciement par courriel — qui m’a rappelé pourquoi vous presque tous valez les efforts. (Il y a toujours quotidiennement quelqu’un qui me rend visite pour apprendre le broutage. Ils ne vaudront jamais la peine.) Trois ans et quart après avoir commencé cette aventure, je n’arrive toujours pas à croire mes yeux, mais je reste reconnaissant.

Mon dîner haut-saônois

Pour une fois, je vais vous donner un plat très simple, très facile. Non, mais sérieusement, il n’y a que 5 ingrédients et autant de minutes de travail. En plus, on parlera d’un ingrédient fait dans seulement un moulin en toute la France, et ça, c’est le genre de renseignement le plus Coup de Foudre possible. Voila, la soupe de gaudes.

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Les gaudes sont une sorte de farine de maïs torréfié. Le Moulin Taron est le seul producteur restant, et il se trouve à Chaussin, dans le Jura. C’est donc le voisin de la Haute-Saône, mais cette soupe est bien franche-comtoise. Vous pouvez la réaliser avec de farine de maïs ordinaire, ce que j’ai fait, mais la plus authentique sera avec la bonne farine.

Pour aller avec, j’ai fait des croûtons comme pour la salade lyonnaise, et une petite salade verte. Faites comme vous voulez pour les accompagnements ; ce ne sont pas compliqués. Le pain vient de la Boulangerie Boudin, comme d’habitude. Je dois la recette au Moulin Taron ; c’est la variante 3 au lien, coupée par 2.

Les ingrédients pour la soupe de gaudes (2 personnes) :

  • 125 grammes de gaudes ; à défaut, de farine de maïs
  • 50 grammes de beurre
  • Du lait
  • Du sel et du poivre

Les instructions pour la soupe de gaudes (2 personnes) :

  1. Mélanger les gaudes avec 750 ml d’eau froide dans une grande casserole ou faitout.
  1. Remuer jusqu’à ce qu’il ne reste pas de grumeaux. Faire cuire à feu doux une bonne heure.
  1. À la fin de cuisson, ajouter le beurre.
  1. Assaisonner avec du sel et du poivre selon vos goûts et remuer pour tout incorporer.
  1. Si besoin de croûtons : pain, ail, huile d’olive. Assemblage requis.
  1. Servir dans des bols. À table, creuser un petit trou au centre et y verser un peu de lait froid.
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Pourquoi je mens sur les cigognes

Cette semaine, il y avait plusieurs posts chez d’autres qui parlaient de cigognes. J’ai mentionné chez Blogosth que La Fille n’y croit pas, mais comme a deviné Agathe, c’était seulement à dire qu’elle ne croyait pas que les cigognes livrent des bébés humains. Elle a raison, et je suis ici maintenant pour vous dire que je mens sans honte sur ce sujet. Mais j’ai une raison probablement inattendue, et je veux la partager.

Nid de cigognes, Photo par Scotch Mist, CC BY-SA 4.0

Je vous laisse beaucoup de preuves que je suis bien bête. Je me suis marié avec la personne qui me déteste le plus au monde, je prends 3 mois pour lire des livres que d’autres personnes finissent dans un jour, et je publie des échecs totaux en cuisine comme mon dessert aindinois (ce n’est pas un acte de fausse pudeur). Mais je suis aussi « fou comme le renard », comme on dit en anglais — très rarement, il s’avère que ma folie est une stratégie planifiée.

C’est exactement ça avec les cigognes. Malgré ce qu’en pense mes anciens copains de classe du lycée, je sais que la grossesse existe. Mais il fera très froid à San Bernardino (maison de mon ex belle-famille) avant que je n’avoue la réalité. Pourquoi ?

La Fille n’est pas du tout stupide. Elle a vu cette vidéo de Ms. Pac-Man sans la croire :

Mais si vous avez lu nos dialogues, vous savez déjà que la chose qu’elle profite la plus au monde est de prouver que j’ai tort. Alors, j’ai saisi l’opportunité pour lui apprendre à argumenter. Elle cherche sans cesse des preuves que j’ai tort, elle examine mes paroles pour le moindre signe que je ne crois pas ce que je dis. Et je la fais travailler. Je lui dis de telles choses que « Les nombrils viennent des cordes que les cigognes utilisent pour attacher les bébés, afin qu’ils ne tombent pas pendant les vols ». Ça explique les faits observés, même si l’explication est fausse, alors elle doit trouver d’autres preuves. Croyez-moi, les échographies font une grande partie de ses arguments au contraire.

À ce point, elle est bien convaincu que je suis un gros menteur sur le sujet. C’est pour le meilleur — une autre leçon que je veux lui apprendre est de ne pas tout croire seulement parce que c’est moi que le dit. Elle sait qu’en général, je suis fiable, mais avoir une exception bien délimitée sert assez bien mon but. De cette façon, je lui apprends à ne pas avoir peur face à une figure d’autorité, mais de s’approcher de telles situations avec des faits, non pas seulement des sentiments. Et aussi de garder un sens de l’humour, car elle sait que ma position est ridicule, pour autant que je prétende la croire.

Je découvre la Haute-Saône

On continue maintenant le Tour avec le 70, la Haute-Saône. C’est le département le vingt-sixième moins peuplé, et les habitants se nomment haut-saunois. C’est notre cinquième séjour en Bourgogne-Franche-Comté.

Deux des personnages fictifs les plus aimés au monde entier viennent de la Haute-Saône. C’est bien connu que le sergent-chef Éric Chaudard, de la série de films La 7e Compagnie, vient de Vesoul. (Si on se plainte que La 7e Compagnie est mieux connu en France qu’ailleurs, je suis où exactement ? Si la plainte est, en revanche, que la quincaillerie a bien été tournée en Loire, c’est autre chose.) C’est moins connu que le meilleur capitaine de Star Trek, Jean-Luc Picard, sera né en Haute–Saône, à La Barre. Je trouve ça absolument incroyable, que des écrivains américains ont regardé une carte assez longtemps pour découvrir une partie du pays en dehors de Paris, mais en plus, loin des stations balnéaires. Croyez-moi, quand j’ai commencé à rassembler mon fichier de faits divers, c’était une de mes premières questions, et j’étais bouleversé par la réponse.

Je vais suivre les conseils du site de tourisme départemental, et diviser notre séjour également parmi 3 régions : la Vallée de l’Ognom, les Vosges du Sud, et le Val de Saône. On a déjà fait la même chose en Loire et dans le Lot-et-Garonne, et je la mentionne afin de vous prévenir que ce ne soit pas forcément la route la plus courte.

Commençons donc en Vallée de l’Ognon, nommée pour un affluent de la Saône. Notre premier arrêt est Pesmes, l’un des Plus Beaux Villages de France. Le Guide Vert ne connaît pas ce joyau médiéval — tant pis pour eux. L’église Saint-Hilaire, du XIIIe siècle, est assez bien préservée — mais regardez ce pont en bas, et dites-moi que vous n’avez pas envie d’y prendre une balade. À Gy, on trouve le Château de Gy, ancienne maison des Archevêques de Besançon depuis la fin du XVe siècle. L’Église de Voray-sur-l’Ognon ne vient que du XVIIIe siècle, mais le décor intérieur est superbe. Au village d’Autoreille, on visite les Jardins Acorus, un espace de plus de 3 ha, plein de pièces d’eaux, ainsi que plus de 250 espèces de plantes aquatiques.

On passe aux Vosges du Sud. La Planche des Belles Filles, étape légendaire du cyclisme (dont 5 fois partie du Tour de France) est une station de ski en hiver, mais son côté Coup de Foudre est la légende derrière son nom. Pendant la Guerre de Trente Ans, elle est censée être le lieu où les filles du village de Plancher-Bas ont sauté à leur mort plutôt que subir aux mercenaires suédois. On y trouve aussi le Plateau des Mille Étangs (1 étoile Michelin), un grand parc où on fait le parcours de nombreux sites naturels remarquables. À Luxeuil-les-Bains, on visite la Tour des Échevins, ancien hôtel de ville du XVe siècle, aujourd’hui la maison du musée de la ville. Toujours à Luxeuil, on visite la Basilique Saints-Pierre-et-Paul, du XIIIe siècle, de style gothique mais inhabituellement en grès rose des Vosges.

Finalement, on arrive dans le Val de Saône, aux alentours de Vesoul. On visite le Château de Champlitte (1 étoile), château de la Renaissance qui abrite maintenant le Musée départemental des arts et traditions populaires. Quelque chose de vraiment inhabituel, Nacia esperanto muzeo — désolé, le Musée de l’Esperanto — à Gray se vante d’une collection de plus de 6 000 œuvres dans la langue de même nom. On finit avec deux arrêts à Vesoul. Le Vieux Vesoul (1 étoile), quartier des XVe et XVIe siècles, abrite de vieilles maisons comme l’hôtel Thomassin autour de l’église Saint-George du XVIIIe siècle. Finalement, au Musée Georges-Garret, le musée municipal de Vesoul, on trouve des collections archéologiques et de beaux-arts, surtout de l’artiste vesoulien Jean-Léon Gérôme.

Qui sont les personnages les plus connus de la Haute-Saône ? Le peintre Gustave Courtois est né à Pusey. Le chanteur Jacques Brel n’était pas haut-saunois, mais est connu parmi d’autres choses pour sa chanson Vesoul. Mickaël Azouz, premier gagnant de la coupe du monde de la pâtisserie, vient de Vesoul.

Quoi manger en Haute-Saône ? On est en Bourgogne-Franche-Comté, près du Jura mais aussi de l’Alsace, alors on trouve des spécialités qui rappellent les deux. En plats principaux, il y a la matelote d’anguilles au vin rouge d’Arbois, et la potée comtoise (déjà goûtée pour mon dîner doubien). Les cerises sont un produit typique local, alors en plus des Griottines, « des griottes sauvages macérées dans la liqueur et le Kirsch », on trouve la soupe aux cerises et l’omelette soufflée au kirsch, ainsi que le kirsch de Fougerolles. D’autres produits locaux comprennent le jambon de Luxeuil et les biscuits de Montbozon. Pour boire, il y a du kirsch, bien sûr, mais aussi l’eau de Velleminfroy, de nombreuses brasseries, et des vins de l’IGP Franche-Comté.

Saison 2, Épisode 14 — Les Dédexpressions avec Audrey

Je vous ai promis la dernière fois que l’on allait avoir plusieurs invités extraordinaires de suite et aujourd’hui, ça continue avec l’autrice de l’un de mes sites préférés, Audrey Langevin des Dédexpressions. En plus de ses recherches détaillées sur la signification d’expressions idiomatiques, elle est aussi dessinatrice talentueuse, et vous pouvez commander des caricatures par ici ainsi que de l’art de son blog.

(Je vous rappelle que je n’accepte pas de publicités ici, et je ne reçois rien si vous cliquez en haut. Mais si on est mon invité, je souhaite soutenir leurs efforts.)

Je suis au courant qu’il y a plus d’échos que d’habitude dans cet épisode. Je viens de commander encore un autre équipement pour régler la situation. J’espère qu’Apple réglera bientôt le problème qui m’empêche d’enregistrer sur mon portable, mais ça fait déjà un mois d’attentes.

C’était la Fête des Pères hier, également en France qu’aux États-Unis. (On ne partage pas la même date pour la Fête des Mères.) J’ai lu un article triste pour l’occasion, et je veux vous dire tout simplement que j’aimerais croire que nous ne sommes pas tous le même. Mais je comprends comment on arrive à craindre que ce soit le cas.

Cette semaine, on arrive en Haute-Saône. Que j’aie des renseignements à propos de ce département ! J’oserais dire que je vais partager mon fait divers préféré sur toute la France avec ce « Je découvre », quelque chose que je garde pendant plus de deux ans. Est-ce que vous le connaissiez déjà ? J’espère que vous serez honnêtes quand vous le lirez !

Notre blague traite du deuil pour les riches. Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :

Sur le blog, il y a aussi Des questions pour planifier, à propos de problèmes de planifier mon prochain voyage en France, Mon dîner rhodanien, tout mon dîner du Rhône, dont la recette de la soupe VGE, La salade lyonnaise et les quenelles, mon plat principal du même dîner, et La tarte aux pralines roses, le dessert qui a mis fin à notre séjour rhodanien.

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HPI, 3e partie : Froid de canard

Je suis revenu sur HPI cette semaine pour regarder ce que je pouvais sans TF1 MAX, et j’ai reçu une mauvaise surprise — mais pas complètement inattendue. TF1 vient de désactiver les captures d’écran sur les portables en regardant leur site. Et franchement, c’est comme plein d’autres sites de chaînes de télé, et ils ont absolument le droit en plus. Je n’ai rien pour me plaindre.

Alors, ce sera plutôt court. On a passé de la 2e à la 3e saison, alors j’ai évidemment beaucoup raté. Notre héroïne Morgane est maintenant en relation avec son collègue Timothée, ce que je trouve bizarre, largement parce que je n’ai aucune idée d’où il est venu. C’est ce qui se passe quand on saute entre saisons d’une série et rate beaucoup de choses. De toute façon, il me semble beaucoup trop…normal pour quelqu’une comme elle.

Notre enquête concerne une femme retrouvée morte près d’un étang à l’aube. Morgane est envoyé avec Karadec pour interroger le mari, qui travail dans un club de natation. Avec sa charme typiquement discrète, Morgane arrive à embêter Karadec et le mari tous les deux.

Il s’avère, comme d’hab avec cette série que personne ne dit la vérité. La femme a une fausse identité, son mari nie toute connaissance de tout ça, un employé du club — récemment viré — a caché sa vraie identité : tout ça, c’est-à-dire qu’il est bien impossible pour le public de deviner le bon suspect jusqu’à la fin. Mais en même temps, avec sa professionnalisme habituelle, Morgane arrive à tout résoudre en bouleversant les vies personnelles de ses collègues. Il y a toute une intrigue que j’ai ratée entre ce Timothée et Gilles, mais aussi quelque chose ne va évidemment pas entre Morgane et Karadec, et je l’ai aussi ratée.

Je crois que c’est la fin pour les chroniques de HPI ici pour l’instant. Pour autant que j’aime la série, il y a trop de lacunes entre les quelques épisodes que je peux regarder. Si je trouve l’intégrale de la série en France en juillet, je l’achèterai avec plaisir. (Je sais, pas de risque qu’il y en aura une avec la 3e saison.) En fait, il nous faudra parler bientôt d’achats — quels disques et quels livres à chercher pour renvoyer à la maison ? Mais c’est pour un autre article.

Tag : Sept films de héros/séries pour passer la semaine

J’ai vu ce tag chez La lectrice en robe jaune, puis Blogosth. Vous savez à quel point j’adore les deux — ils apparaissent chaque mois dans « C’est le 1er ». Mais je ne peux pas laisser passer quelque chose. Leurs listes de héros manquent complètement de films français. C’est donc ma tâche de combler la lacune. Vous savez déjà que ma liste manquera complètement de films d’un autre pays. Évidemment, je parle de l’Inde. Mais oui, pas de Hollywood non plus.

Lundi : Il faut commencer avec le héros le plus proche de l’auteur de ce blog, celui que j’essaye d’imiter tous les jours. Naturellement, je parle d’OSS 117, héros du Caire, nid d’espions et Alerte rouge en Afrique noire (aussi apparu dans Rio ne répond plus, mais je n’ai pas du tout aimé celui-là). Que ce soit son don pour dire toujours la bonne chose au bon moment — surtout aux femmes — sa connaissance de la situation, ou son amour de Casimir, nous sommes le même. Quant à notre attitude vers la France aussi, j’espère.

OSS 117 reçoit le plus haut compliment possible

Mardi : Un autre incontournable du cinéma français, aussi fait pour nos jours que moi, Godefroy de Montmirail des Visiteurs. J’entends parler que M. le président Macron est aussi grand fan de son cri de Montjoie, Saint-Denis ! Je l’adore dans Les couloirs du temps aussi. Évitez La Révolution à tout prix.

Godefroy rencontre la modernité

Mercredi : Peut-être qu’il vous paraît moins qu’un héros, mais Ludovic Cruchot a gagné le cœur de la plus belle femme au monde. Et après une présentation digne de moi ! Je ne peux pas imaginer une plus belle histoire d’amour que Le gendarme se marie. 5 des 6 films sont des classiques.

La photo la plus importante du blog

Jeudi : Y a-t-il un héros français mieux connu au monde entier que D’Artagnan ? Je le doute. Et un comédien plus doué que Bourvil ? Non, pas du tout. On mélange les deux dans Les trois mousquetaires d’André Hunebelle.

Un pour tous, et tous pour un !

Vendredi : Continuons avec André Hunebelle, mais cette fois notre héros est François de Capestang, joué par Jean Marais dans Le Capitan. Il se venge du meurtre d’un ami et sauve le roi, pour lequel il reçoit la main de la femme mystérieuse qui lui avait sauvé la vie plus tôt. Pas besoin de me rappeler que ce dernier fait n’intéressait pas à M. Marais, merci.

Quelle évasion !

Samedi : Juste pour vous montrer que je n’ai pas de dent contre Jean Marais, continuons encore avec lui et André Hunebelle, cette fois dans la peau de Fandor dans les films de Fantômas. Que ce soit Fantômas, Fantômas se déchaîne ou bien Fantômas contre Scotland Yard, il réussite à chaque fois de sauver la France de l’un des pires criminels de tous les temps. Et la scène avec la Citroën DS à la fin du deuxième film ? Un classique !

Chasse à cheval dans Fantômas contre Scotland Yard

Dimanche : Il faut avoir au moins un personnage de Belmondo dans cette liste. Il y a beaucoup de bons choix, mais Adrien Dufourquet, L’Homme de Rio, est mon choix ici. L’Indiana Jones français, presque 20 ans avant Les Aventuriers de l’arche perdue. Avec l’une de très peu d’apparitions de la vedette immortelle, Françoise Dorléac, ce film est un pur régal du début à la fin.

Belmondo et Dorléac

Si j’allais choisir des héros de cet autre pays qui produit des films, il faudrait que la liste avoir en tête le plus grand héros de tous les temps, Optimus Prime. Et évidemment, je choisirais aussi Indiana Jones. Et du voisin à travers la Manche ? Il était une fois, ils étaient toujours fiers de leur culture, ce qui a donné lieu à la scène la plus britannique de tous les temps. Mais je préfère cette liste.