Archives de l’auteur : Justin Busch

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A propos Justin Busch

Les aventures d'un américain qui est tombé complètement amoureux de la France

Dans le même bateau

Il y a un dicton en anglais pour exprimer que l’on partage les mêmes problèmes que les autres : « Nous sommes tous dans le même bateau ». Je pensais à cette expression quand ce message est arrivé en même temps que le nouveau numéro du Canard aujourd’hui :

Ça dit qu’il y aura des coupures électriques à moins que nous ne pratiquions tous la sobriété énergétique jusqu’à 21h. Exactement comme notre premier dessin :

En fait, la Californie est exactement comme l’Allemagne d’une façon. Nous allions retirer notre dernière centrale nucléaire en 2025, puis avons annulé ce plan avec la hausse du prix du gaz. Ne me laissez pas continuer sur ce sujet ; disons juste que j’admire même vos centrales nucléaires.

Au fait, j’entends « sobriété énergétique » dans la tête dans la voix du maire de La Soupe Aux Choux, en disant « l’expansion économique ». Un jour, j’aurai des problèmes parce que je dirai de telles choses selon les films et la musique et tout le monde me trouvera fou. ([Plus fou. Vous voulez dire « encore plus fou ». — Mon ex])

Quant aux arnaques de colis, nous sommes aussi dans le même bateau. Bon, pas moi, parce que je ne commande rien sur Internet sauf chez FNAC, et aucun arnaqueur anglophone ne pense à écrire de faux messages d’une entreprise française. Mais le reste de mes compatriotes, ben oui.

On est moins dans le même bateau quant aux demandes de la SNCF d’économiser. Il y a déjà presque aucun transport sur les rails ici, alors rien à économiser ! Mais ne vous inquiétez pas — en Californie, on n’a plus assez d’électricité, et on va aussi bannir les voitures à essence pour augmenter la demande d’électricité. Ça ira, j’en suis sûr.

Et si je vous disais que j’ai mis ce son sur mon portable pour les SMS ? (C’est absolument la vérité ; on peut le faire avec GarageBand pour iOS.)

Finalement — et cette nouvelle me rend également perplexe que triste — on n’a pas le même problème quant aux profs. Selon cet article dans La Croix, le manque de profs est un problème partout en Europe, et la baisse de métiers est connue depuis longtemps. Pourtant, je ne me souviens pas du tout d’avoir entendu parler du problème jusqu’à ces dernières semaines. Je doute que personne ne l’ait remarqué jusqu’à maintenant, d’où mon problème de compréhension.

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La carrière surprenante de Robert Clary

Peut-être que vous connaissez la série américaine « Hogan’s Heroes, » en VF « Papa Schultz ». Peut-être que vous saviez même le fait que le Caporal Lebeau était joué par un français de naissance, Robert Clary. Mais saviez-vous qu’il avait une carrière en tant que chanteur en France avant de déménager aux États-Unis ? Avec l’aide d’un article du site américain Tablet, et Wikipédia pour quelques détails, je vous raconte son histoire.

Robert Max Widerman est né à Paris en 1926, le plus jeune de 14 enfants des parents polonais. (Je sais, c’est toujours Paris avec ces américains-à-être, bande d’obsédés !) Ses parents avaient bien raison de fuir la Pologne sous la « Zone de résidence » créée par l’Empire russe. Malheureusement, ses parents sont déportés de Drancy à Auschwitz, et tués dans la chambre de gaz. Il est aussi déporté, à Buchenwald, mais les Allemands ont reconnu ses talents (surprenant vu qu’ils avaient l’habitude de tuer leurs prisonniers le même jour de leur arrivée). Il devait chanter pour les meurtriers SS tous les deux dimanches. Le reste du temps, il travaillait dans une usine de chaussures. N’essayez pas à imaginer une telle vie, devoir divertir les tueurs de votre famille. C’est l’enfer.

Le 11 avril 1945, Buchenwald a été libéré par les Alliés. Selon ses memoirs, une semaine plus tard, Clary et d’autres prisonniers ont joué dans un spectacle pour des soldats. Il a chanté plusieurs chansons connues chez les soldats, dont « Homeysuckle Rose » et « A Tisket, A Tasket« .

Quelques semaines plus tard, il est revenu à Paris pour une performance à L’Olympia, qui existe toujours. Cette performance n’a pas été bien accueilli — selon M. Clary, il pensait « Mais ils m’ont adoré à Buchenwald ! » — et il a fini par déménager en Côte d’Azur pour travailler dans les stations balnéaires.

En 1947, il a reçu sa chance ! Il y a eu une grève de musiciens aux États-Unis (le système a bien changé, et elle ne pourrait plus se reproduire). Il a été enregistré (toujours en France) par l’agent Harry Bluestone, et sa chanson « Put Your Shoes on, Lucy » (Mets tes chaussures, Lucy) a vendu 500 000 exemples. Le lien est à un enregistrement au Internet Archive. On peut y entendre un fort accent français dans sa voix. Ça va changer.

En 1952, il est apparu dans une pièce de théâtre, devenu un film, « New Faces of 1952 » (Nouveaux visages de 1952). Voilà une chanson qu’il a chanté avec Eartha Kitt — mais qui chante en anglais, et qui en français ? On peut entendre qu’il a bien pratiqué son accent anglais, et maintenant il sonne comme un new-yorkais. La transformation n’est pas toujours finie.

Quelques ans plus tard, il sort l’album « Meet Robert Clary » (Rencontrez Robert Clary), un mélange de chansons en anglais et en français. Maintenant, il est en pleine forme avec sa voix et peut faire tout et n’importe quoi. Voici « If I Only Had a Brain » (Si seulement j’avais un cerveau) du Magicien d’Oz :

Pendant les prochaines années, il est devenu amis avec un autre chanteur venu aux États-Unis, un certain Yves Montand. Peut-être que vous avez entendu parler de lui ? Mais Clary voulait trouver un chemin différent. Bien qu’il ait accepté de chanter en français avec Eartha Kitt, et sorti un album à moitié en français, il ne voulait pas être connu comme un stéréotype et il résistait donc jouer dans des rôles où il serait surnommé « Frenchy » ou chanterait en français. Mais le temps que les années 50s soient finies, il avait développé un acte où il chanterait un peu en français pour un effet humoristique. Voilà « La vie française », presque entièrement en anglais :

Après cette carrière musicale, il est devenu acteur à plein temps (ou presque). Pendant les six ans de Papa Schultz, un album appelé « Hogan’s Heroes Sing the Best of WWII » (Le casting de Papa Schultz chante le meilleur de la SGM) a sorti, et Clary a chanté plusieurs fois pour celui-ci, dont « The Last Time I Saw Paris » (La dernière fois où j’ai vu Paris) :

Mais après ça, il jouait pendant plusieurs années dans des feuilletons. Pendant les années 80s, il servait aussi en tant que témoin de la Shoah, puis il a pris sa retraite. En 2015, M. Clary a été interviewé par le magazine The Hollywood Reporter, à 89 ans d’âge, sur ce sujet. C’était — volontiers — sa dernière interview (il l’a refusée pour Tablet, en disant qu’il avait arrêté).

Épisode 25

Savez-vous la meilleure chose sur la rentrée ici ? C’est aussi le recommencement des activités de l’Orange County Accueil. Même si je n’ai pas trop profité du film hier, j’ai énormément profité de passer du temps ensemble après.

Comme toujours, on commence avec la blague de la semaine. Je trouve que celle-ci est particulièrement drôle, mais peut-être juste car il s’agit de l’une de mes idées fixes. Nos articles sont :

Il y avait aussi notre recette de pralines de la Nouvelle-Orléans. Je suis extrêmement fier de la qualité des résultats. Mon moniteur de glycémie, pas autant.

Cette semaine, il y aura une recette de plus de la Nouvelle-Orléans, mais on reprendra le Tout des Départements avec la Haute-Marne. Aussi, je n’ai pas le droit de vous dire pourquoi en ce moment, mais ce jeudi sera une mauvaise journée pour moi. Disons que les habitants d’Anguille-sous-Roche passeront de bons moments.

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En attendant Bojangles

On revient à nos films français avec l’un des deux films les plus tristes de ma liste, En attendant Bojangles. Week-end à Zuydcoote est l’autre. Il y a une raison pour laquelle je ne regarde que des comédies, et c’est que ma vie francophone est une évasion. Mais ce film était le choix de mon groupe chez l’Oramge County Accueil, et c’est vraiment important que je ne rate pas leurs événements. Voilà l’affiche au cinéma :

Le titre rappelle En attendant Godot, connu en anglais sous le nom « Waiting for Godot. » Mais ici, on attend pas au personnage mythique de la pièce de théâtre, mais plutôt le personnage d’une chanson des États-Unis des années soixante-dix. La version du film n’est pas authentique à l’époque mais vient plutôt d’un chanteur Néo-Zélandais. Si j’ai bien compris, elle a été faite exprès pour ce film :

Mais ce film a lieu pendant les années 50s et 60s en France, alors même la version originale ne serait pas authentique. Mais voici la version originale quand même :

Je ne veux pas trop dire car ce film vient de sortir ici, et 16 % de mes lecteurs sont aux États-Unis. Mais l’autre raison pour laquelle j’ai pas envie de trop dire, elle est parce que j’ai le cœur bien brisé après l’avoir vu. Il y a certains devoirs que tout le monde a quant à leurs enfants, et c’est finalement l’histoire de deux personnes qui ont bien échoué.

Notre histoire commence en France pendant les années 50s. Georges, un menteur façon « L’Incorrigible » de Belmondo, assiste à une fête et raconte de nombreux mensonges pour séduire les femmes. Il n’est pas en fait invité, mais il dit tous genres de n’importe quoi, comme qu’il est descendu de Dracula. La fête est d’un sénateur français, qui essaye de le sortir, mais il rencontre une femme, Camille, qui est son égale quant aux mensonges, et beaucoup plus.

Les acteurs dans ces rôles, Romain Duris et surtout Virginie Efira, sont des stars. Ils jouent leurs rôles avec passion et conviction. Et Solàn Machado-Graner, qui joue leur fils Gary, d’environ dix ans pendant la deuxième moitié du film, est superbe.

Georges et Camille se marient la même journée qu’ils se sont rencontrés. C’est peut-être le truc le moins fou qu’ils font. Mais pendant la première moitié, ils font un couple charmant, et drôle, et je voulais qu’ils trouvent un chemin — pas quelque chose de quotidien et ennuyeux, car c’est franchement pas eux, mais une façon de vivre qui leur convient.

Ça n’arrive jamais. Georges est un menteur, raconteur par excellence, et paresseux, mais au fond, il n’est vraiment pas fou. Camille, elle est toute autre chose. Je n’oserais jamais nommer le problème — et je dois ajouter qu’elle souffre dans l’hôpital psychiatrique où elle se trouve, avec des traitements heureusement abandonnés de nos jours. Mais il n’y a pas de question que ses démons la rendent inacceptable en tant que mère, parce qu’elle est vraiment un danger à elle-même et à ses proches.

Le sénateur, surnommé « L’ordure » devient ami de la famille. Il veut Camille pour lui-même mais accepte que ça n’arrivera jamais. Son rôle est de soutenir la famille, mais je ne suis pas sûr que c’était le bon choix à la fin. Grégory Gadebois est excellent dans ce rôle aussi.

J’ai franchement pas le cœur pour vous dire plus. J’ai rarement ri aussi fort dans ma vie que pendant les vingt premières minutes de ce film. Et je n’ai jamais hurlé contre un écran comme je l’ai fait dix minutes avant la fin. Si vous aimez les tragédies, ce film est bien ça.

Mon guide à regarder la télé

« Justin, » vous me dites, « vous avez bien perdu la tête. On appuie un bouton sur la télécommande pour tout allumer, et hop ! France 2, TF1, Canal+, c’est tout là. » Ouais, en France. Mais qu’est-ce qui arrive si un jour, on vous cogne avec une jolie poêle sur la tête, et en vous réveillant, vous pensez « Je sais ! J’aimerais m’expatrier au Connardistan soviétique ! » Ça arrive plus souvent que prévu. (J’écoute parfois des podcasts sur ce sujet ; vous seriez surpris. Une alliance est également efficace qu’une poêle.)

Disons que après l’incident de la poêle, vous vous installez dans un tout petit appartement à Anguille-sous-Roche. Vous demandez aux autres têtes empoêlées où sont les chaînes de télé, et chacune d’entre eux vous dira qu’il faut vous abonner à TV5MONDE. Pour être clair, c’est pas rien — on peut y trouver des programmes de France TV, comme Un si grand soleil ou Le journal de France 2. Ou des programmes de la LCP, comme L’Élysée, Les secrets d’un palais. Si passionnante, la LCP ! Mais rien de TF1, Canal+, ou Groupe M6. C’est parce que TV5MONDE est un partenariat entre les services publics de la France, la Belgique, la Suisse, et le Québec. Dit autrement, c’est comme notre PBS, le véhicule par lequel notre gouvernement paye le Royaume-Uni pour le droit de rediffuser les émissions les plus ennuyeuses de la BBC — tandis que les bonnes affaires sont sur BBC America. Et franchement, le meilleur de France TV n’est pas là — où est mon coup de cœur Anne-Élisabeth Lemoine et C à vous ? (Veuillez ne pas me rappeler.)

Mais si vous ne faites pas attention à louer un appartement avec un balcon face au sud, tant pis car TV5MONDE est sur un service de satellite, Dish Network. Si vous vous en fichez d’avoir la télé par câble, il y a toujours Sling, disponible sur iOS ou Android. TV5MONDE sur Sling coûte 15 $ le mois.

C’est pas assez. On veut regarder Le moins pire pâtissier pour remonter le moral parfois, et pour ça, on a besoin de M6 et 6play. Avez-vous un logiciel antivirus assez cher, quelque chose comme Norton 360 ? Si oui, peut-être que vous avez déjà la bonne solution. On peut utiliser leur VPN compris, qui permet à votre ordinateur de faire semblant d’être en France. Et hop ! Nous avons M6. Pas toutes leurs chaînes — Paris Première et Teva ne marchent pas sans un abonnement, mais W9, 6ter, Gulli sont maintenant disponibles pour nous.

On est plus gourmands que ça. Essayons TF1 ; disons que l’on aimerait regarder Quotidien. Il faut se connecter, mais ça marche :

Allez, regardons quelque chose de hyper-intelligent comme HPI ! Ah, mais il n’y a pas d’épisodes complets sur le site. Bon, Demain Nous Appartient ? Malheureusement, la gestion de TF1 est moins con que celle de M6. Voilà ce qui se passe avec le VPN de Norton :

Qu’est-ce qui s’est passé ? Nous sommes « en France » selon Norton et ça a bien marché avec M6 :

C’est que leur VPN est du bazar. Ils n’utilisent que quelques adresses IP, et les informaticiens pas bêtes peuvent les bloquer sans difficulté. Comme on a dit dans Les Dents de la Mer, il nous faudra un plus gros bateau. Voilà ExpressVPN :

Ça va coûter. Mais les résultats ? Voilà :

Maintenant, TMC marche, et TFX, TF1 Séries Films, et LCI aussi. Ça sent déjà un peu la maison ! Pouvons-nous faire plus ?

Voilà BFM :

Arte :

NRJ 12 :

Pas mal. Pas mal du tout. Mais pouvons-nous atteindre le Saint-Graal, Canal+ ?

Malheureusement, pas vraiment. Avec le VPN, on peut regarder des trucs courts, comme les replays de Broute. Mais toutes les émissions typiques exigent un abonnement. Et ça, c’est impossible sans une carte de crédit avec une adresse en France ou à Monaco.

Mais tout ça nous coûte combien ? 99,84 $ les 12 mois, ou 12,95 $ le mois sans contrat. D’un côté, c’est presque autant d’argent que le logiciel Norton avec son VPN de mauvaise qualité. D’autre côté, c’est la moitié du prix de TV5MONDE pour beaucoup plus de contenus. C’est peut-être le meilleur que l’on peut faire à l’étranger.

À moins que l’on puisse trouver la bonne française avec une poêle, en espérant que ça marche à l’envers.

C’est pas le 1er, je balance tout !

L’une de mes colonnes préférées est celle de Light & Smell au début de chaque mois, où elle écrit de ses articles préférés ailleurs. J’aimerais adopter la même idée, dans l’esprit de vous partager des blogs peut-être inconnus chez vous. J’ai bien aimé la première fois où j’ai écrit quelque chose comme ça.

Au fait, je dois avouer que je ne suis pas complètement sûr du sens de « balancer » ici. La première fois où j’ai entendu le mot, c’était dans « #BalanceTonPorc », donc sens dénoncer. Mais je doute que ce soit le cas ici ([Oh, c’est absolument ça chez vous, sale râleur ! — M. Descarottes]). En anglais, « balance » veut dire peser ou osciller, ce dernier étant un sens français. Il y a aussi se débarrasser ou jeter. J’ai pas l’impression que notre amie veut jeter ses liens dans la poubelle. De toute façon :

Nouveaux à moi :

Les habituels :

Ai-je oublié quelqu’un ? Probablement, alors désolé. Mais vous le lecteur ne manquez plus de bonnes idées. Bonne lecture !

Les pralines de la Nouvelle-Orléans

Finalement, on va préparer le seul genre de praline que je connaissais pendant les premiers 44 ans de ma vie. C’est un bonbon tout différent des pralines de Montargis. Pour être clair, j’adore ces dernières, mais je considère que la Nouvelle-Orléans, c’est mon patrimoine aussi. Et les meilleures pralines de la Nouvelle-Orléans viennent du New Orleans School of Cooking (l’École de Cuisine de la Nouvelle-Orléans). Ici, je vous présente exactement leur recette, sauf avec les mesures converties.

Vous serez choqué — c’est une recette facile !

Les ingrédients :

  • 140 grammes de noix de pécan
  • 120 ml de lait
  • 90 grammes de beurre
  • 300 grammes de sucre en poudre
  • 170 grammes de cassonade
  • 1 cuillère à café de vanille liquide

Les instructions :

  1. On commence par torréfier nos noix de pécan. Les mettre sur un tapis en silicone ou du parchemin sur une plaque de cuisson. 20 minutes au four à 135°C suffit.
  1. Puis on va mettre nos ingrédients liquides dans une casserole, le lait et le beurre. La recette de Galatoire’s utilise du lait évaporé mais les pralines sont déjà très sucrées. Faire chauffer, jusqu’à ce que le beurre soit fondu.
  1. Ajouter les deux sucres en plusieurs fois. On veut pas qu’il y ait du sucre sur les bords de la casserole.
  1. Ajouter la vanille liquide, puis augmenter le feu au maximum.
  1. Ajouter les noix de pécan avant que la liquide ne bouille. Regardez cette vidéo pour vous amuser en pensant à bouillir. Remuer sans cesse jusqu’à ce que la température atteigne 113-115° C. Éteindre le feu et retirer la casserole tout de suite.
  1. Hors du feu, remuer pendant environ 5 minutes de plus. On veut que le mélange devienne très épais, ce qui arrivera quand le mélange refroidira un peu. Quand les noix de pécans sont suspendus dans le liquide, on est prêt à passer à la dernière étape.
  1. Sur soit un grand tapis en silicone soit du parchemin — pas du papier paraffiné — mettre de petits tas du liquide avec des noix de pécan. N’utilisez pas trop de noix de pécans au début, ou il n’y en aura plus vers la fin.
  1. Après 8-10 minutes, tout sera séché et prêt à servir !

Désolé, est-ce que ce ne sont pas assez gourmands à votre avis ? On peut les faire en version au chocolat en ajoutant 80 grammes de chocolat au mélange en même temps que les noix de pécans, pendant la 5e étape.

Finalement, la suite

Cette semaine doit être la première fois où j’ai vu presque le Canard entier consacré à une seule phrase. C’est M. le Président Macron qui a déclaré « la fin de ce qui pouvait apparaître comme une abondance ». Il y a 43 ans, le président américain Jimmy Carter a donné ce que l’on appelle « le discours de malaise » en pleine crise économique, dont une hausse du prix d’essence et des pénuries partout. Les deux me semblent similaire, mais M. Macron a eu le bon sens de dire une telle chose après avoir gagné son deuxième mandat.

L’exemple de M. Carter devrait au moins servir pour vous rappeler qu’il y aura un meilleur avenir, et qu’un excès de pessimisme ne sert à rien. C’est peut-être difficile de voir d’ici, mais dites donc, c’est quoi le pire qui pourrait arriver ? Que les allemands choisiront un leader fort pour sortir de leur mauvaise économie, qu’il signera un traité avec les russes, disons pour du gaz, puis blâmera des autres pour leurs choix ? Bon, la dernière fois, les difficultés ont duré plus longtemps que prévu, mais maintenant, il y a les effects spéciaux numériques. Les films à suivre seront spectaculaires et j’ai hâte de regarder enfin La Grande Vadrouille 2 !

Quant à notre prochain dessin, il s’agit d’une plainte de la Fédération nationale des chasseurs contre Sandrine Rousseau, à propos de la question des armes de chasse et de leur utilisation dans des meurtres conjugaux. Alors, mon ex habite dans le village d’Anguille-sous-Roche, à côté de mon Elbe-en-Irvine. Il n’y a pas de sangliers là-bas, et malgré la réputation des États-Unis, je n’ai pas d’armes à feu. Je vous dis ça au cas où on porterait des accusations.

Notre troisième dessin est un cadeau pour mes huit abonnés dont leurs profils indiquent qu’ils sont voyants ou marabouts. Il s’avère qu’un footballeur, M. Paul Pogba, a peut-être consulté des marabouts pour lancer des sorts contre M. Kylian Mbappé. C’est quand même mieux que nos footballeurs, qui lancent plutôt des coups de feu. Moi, je ne sais rien de leur efficacité, mais ils ont clairement de bon goût, alors je les lui recommanderai s’il me demande des conseils.

Je m’intéresse toujours au fonctionnement interne du Canard. Qu’il s’agisse de l’affaire de l’espion tchèque ou de l’affaire des faux plombiers, Le Canard joue un rôle actif, et les hommes politiques le savent. En ce cas, l’État soupçonne Le Canard d’avoir payé la femme d’un ancien employé, André Escaro, sans qu’elle y ait travaillé. Selon un article dans Le Canard, c’est faux — elle a été embauchée en tant que son assistant afin qu’il continue à dessiner pour eux. Elle a fait ses recherches et en plus, tous les impôts étaient payés. Sinon, après les accusations, ils ont quitté leurs rôles avec le journal.

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J’ai des fans !

J’allais vous écrire la recette des pralines de la Nouvelle-Orléans aujourd’hui. Ça devra attendre jusqu’à mercredi maintenant, car demain est consacré au Canard. Ce dernier week-end j’ai laissé un commentaire sur l’une de mes pages préférées de Facebook, Complots faciles pour briller en société. Ça a combiné deux de mes idées fixes, le foie gras (pour) et le mot états-unien (contre). Voilà le mème qui a tout lancé :

Source

D’abord, je ne me suis pas plaint de la blague sur le « gavage des enfants ». Cette photo n’est pas typique, mais c’est un fait que dans tous les 50 états, au moins 20 % des adultes sont obèses (dont 30 % des californiens, bande de gourmands), et environ 20 % des enfants partout dans le pays. (Liens en anglais.)

J’ai laissé un commentaire, et oui, je suis au courant de l’erreur. « Nous l’avons » ou « on l’a », pas les deux en même temps.

On aurait pensé que j’avais mis le feu à une usine de feux d’artifice. Il s’est avéré qu’il y avait trois genres d’idées fixes que j’ai mises en colère — les vegans, les « amoureux » des États-Unis ET un groupe complètement inattendu, les analphabètes. Vous êtes tous lettrés, alors je vais pas vous faire deviner.

Ils croyaient que j’ai blâmé « les états francophones » pour ce problème. Comme s’il y en a plusieurs ici, peu importe la Louisiane. Moi, je ne blâme pas habituellement les groupes pour des problèmes personnels, mais on est arrivés dans une vieille blague allemande des années 30s. (Je l’ai appris il y a 30 ans dans un livre d’histoire.)

Un vieux juif se promène dans la rue à Berlin quand il est agressé par un gang. Ils le cognent, il tombe, puis le leader lui demande : « Juif, qui est responsable de la guerre ? »

Le vieux répond : « Les juifs, et les cyclistes. »

Le leader est perplexe : « Mais pourquoi les cyclistes ? »

Et le vieux répond : « Pourquoi les juifs ? »

Vous imaginez que je plaisante. Hélas, non :

Aux États-Unis, la pire chose que l’on peut appeler quelqu’un est « raciste ». On risque de perdre tout si ça arrive. Alors, j’étais aussi malpoli que vous avez jamais vu de moi :

Double peine. Maintenant, ce monsieur est bien contrarié :

Mais pire, j’ai mis le feu partout. Il ne faut absolument pas être étranger et dire « apprenez à lire » aux autochtones. C’est pire qu’avoir dit « Le cheddar est mieux que le Comté » ou « J’adore le champagne californien ». Surtout après une faute de conjugaison, puis une d’orthographe ! Après cet échange, le déluge.

Il reste plus de 200 commentaires, après que plusieurs douzaines aient été supprimés. Mais encore une fois, impossible de dépasser la bienveillance des internautes — à ne pas confondre avec vous en général.

J’apprécie au moins que ce monsieur m’imaginait déjà là. De sa bouche aux oreilles du Bon Dieu, comme on dit :

J’apprécie sincèrement que l’une de ces deux a essayé de dire « faut pas lui traiter comme une piñata », mais peu importe — on a des sorcières à brûler !

Et il y avait ceux qui avaient des haches à moudre, comme on dirait en anglais (pensez à « compte à régler »). Voilà une canadienne qui a gentiment suivi un français qui s’était plaint du mot « américain ».

Voilà, c’est ça en bas — elle ne veut pas être prise pour une de nous. Croyez-moi, madame, j’ai pas envie d’être associé avec vous non plus. Pour être clair, je suis fier de mes connaissances canadiennes ; c’est juste celle-ci que je veux ignorer.

Ce n’est pas une plainte contre les Français en tant qu’un groupe. Il y a des gens pas faciles à vivre partout. C’est juste pas toujours des sucettes et des arcs-en-ciel.

Épisode 24

Cette semaine, c’est la rentrée en France (et le retour de Manu dans le 6/10 en plus), mais ici, ça fait déjà 2 semaines pour nous (c’est pas le même partout aux États-Unis). Mais n’oubliez pas d’acheter vos écrans plats !

Source

Je plaisante, bien sûr. L’allocation scolaire est juste quelque chose de tout inconnu chez moi, alors c’est une controverse difficile à comprendre. De toute façon, c’est même pas notre blague de la semaine, que l’on peut trouver dans le balado. Nos articles sont :

Je n’ai pas les droites aux chansons, mais on peut quand même lire Une traduction qui confonde.

Cette semaine, on aura plusieurs recettes de la Nouvelle-Orléans. Et j’ai hâte d’enfin commencer Dossiers froids par notre ami M. Jours d’humeur.

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