Archives de l’auteur : Justin Busch

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A propos Justin Busch

Les aventures d'un américain qui est tombé complètement amoureux de la France

Attention aux yaks

La merveilleuse Light & Smell a mentionné dans un article, à propos des ingrédients dans un livre « Au-delà des anecdotes historiques, le livre contient 35 recettes, toutes réalisables sans devoir faire des pieds et des mains pour trouver les ingrédients… » J’ai répondu :

Rien ne m’énerve autant dans mes livres des grands chefs que les fois où ils disent « Mon café/poivre/fromage n’est vendu que dans une petite boutique à Paris, où il n’est disponible que pendant 3 semaines par an car les yaks n’aiment pas trop marcher toute cette distance. » Pierre Hermé, c’est surtout vous de qui je parle !

Commentaire
Yak népalais, Photo par travelwayoflife, CC BY-SA 2.0

Honnêtement, je plaisantais —un peu — mais j’étais en fait agréablement surpris d’apprendre que c’est pas juste quelque chose pour épater les étrangers. Ne vous méprenez pas. J’ai pas envie que les grands chefs vous énervent non plus. Mais c’est un fait qu’il y a des choses que vous pouvez facilement avoir envoyé chez les pingouins (car c’est toujours dans l’UE !) que je ne peux avoir à aucun prix. Il y en a d’autres qui sont juste de la folie.

Voici des exemples du livre le plus difficile de ma bibliothèque, Macaron par Pierre Hermé. Commençons avec les macarons au miel de maquis de printemps :

Attendez, ce miel doit venir d’un seul apiculteur en Corse ?!? Bon, il fournit tous les meilleurs hôtels (à Paris, bien sûr), mais on va payer combien ? 9-11 € la bouteille de 150 grammes. Il y en a pire, mais je n’arrive pas à trouver un fournisseur qui l’enverra aux États-Unis. Ne vous inquiétez pas, c’est pas du tout une priorité.

Il y a toujours un risque quand on met une seule et unique adresse dans un tel livre qu’il y aura des problèmes. Voici la recette des Macarons Huile d’Olive à la Mandarine. Ils ont l’air délicieux, hein ?

Mais le magasin, Première Pression Provence, n’existe plus. Quoi faire ?

Il a mentionné le fondateur, Olivier Baussan. Peut-être que vous connaissez ce monsieur — il était aussi derrière L’Occitane en Provence et Oliviers & Co. Et voilà, une boîte de l’huile y coûte 13 € le 250 ml. Pour moi, c’est deux fois plus cher — 24 $ pour la même boîte. C’est peut-être un fournisseur moins « froufrou » (un mot anglais qui veut dire chic et prétentieux en même temps ; mon dictionnaire Oxford ne donne pas de tel sens en français), mais fiable.

Finissons avec sa recette de Macarons Infiniment Café au Café Vert et au Bourbon Pointu de la Réunion :

Ils sont jolis, non ? Mais ce café hyper-exotique doit arriver de l’Arbre à Café, 10 Rue du Nil, Paris. En fait, il y en a deux. Le café vert coûte 16 € le sac de 250 grammes et le café Bourbon Pointu est 49 € le sac de 125 grammes ! J’ai crié de gros mots en anglais en lisant ça ! Est-ce que je peux les commander ?

Aïe ! C’est juste pour le Bourbon Pointu ! Je m’en FIIIIIICHE à quel point c’est bon. Heureusement, il y a une source hawaïenne si j’oublie La Réunion.

Pas mieux. La livraison est comprise, mais oh là là, qui va vraiment dépenser tout ça pour faire des macarons à la maison ? ([Tu as oublié le budget pour ton cassoulet, mon gars ? — M. Descarottes]) Après le cassoulet, j’ai décidé que ce blog devait faire plus d’efforts pour respecter les portefeuilles. Surtout le mien.

Ai-je mentionné le sel himalayen ? Bonjour, Monsieur Yak !

L’ennemi du blog

Amazon a un sens de l’humour macabre. Il y a des mois, ils m’ont recommandé le truc le deuxième moins Coup de Foudre possible. (Voici le premier.) À l’époque, j’ai un peu ri, puis je l’ai laissé tomber. Mais leur algorithme m’en veut. Il vient de réapparaître. (Ne cliquez jamais rien. Une fois suffit pour entraîner les algorithmes.) Je vous présente Bérangère Philippon :

Source

Connaissez-vous la théorie de l’antimatière ? Elle voilà. Je doute que l’on puisse être dans le même bâtiment sans risque d’une explosion. La couverture est bien remplie de…souhaits sur les régimes : « Zéro frustration », « Comment ne pas craquer ? » Mais je dois avouer qu’elle a un joli sourire et est évidemment en forme. Alors, bien que je soupçonne qu’il n’y avait jamais du sucre chez elle, j’ai dû faire une enquête.

Voici son compte Instagram. C’est quoi son idée d’une recette facile et rapide ? Des courgettes et blinis de quinoa, des courgettes à la roquette, des courgettes au saumon, des courgettes au chocolat (c’est un gâteau)…vous comprenez. J’ai moins triché que vous l’auriez pensé — je n’ai sauté que sur deux recettes de son Instagram pour ramasser ces liens, et les autres étaient tous les deux à l’aubergine. Par contre, la prochaine salade aux feuilles vertes ici sera la première.

Je veux être clair, car il faut reconnaître les compétences de l’ennemi dans la guerre. C’est une chef talentueuse, et elle prend de jolies photos, meilleures que les miennes.

Étant complotiste, naturellement je crois qu’elle est agent des vendeurs de courgettes. Non, mais sérieusement, c’est l’IG bas qui explique tout :

Parlons sérieusement pour un moment. J’ai des problèmes sincères avec ce qu’elle a écrit. Bien sûr, je viens d’un pays…connu pour avoir ses grosses personnes. Et son taux gonflé de diabétiques, dont moi. Mais je ne fais pas partie des grosses ! Elle ne mentionne pas le mot « exercice ». J’ai un tour de taille de 86 cm contre une taille de 175 cm, et je travaille dur sur un vélo stationnaire. Et il n’y a pas de salades ici car je les mange tout le temps. Toujours sans vinaigrette. (Je déteste les vinaigrettes depuis mon enfance ; c’est pas une grande réussite.)

On dit en anglais que tout le monde veut soit une « balle magique » soit une « balle en argent », une seule et unique chose qui résoudra tous les problèmes. Il n’y a aucune balle magique. Mon problème avec ce genre de livre, c’est que la vie en courgettes est ennuyeuse. Et tôt ou tard, on n’a plus envie de vivre de cette façon.

J’imagine qu’il y a certains d’entre vous qui croient que je dors sous une couverture de pâte feuilletée. Vous avez tort. C’est en fait de la pâte feuilletée levée. Non, mais sérieusement. La vision de la belle vie ici ne doit pas trop aux scientifiques et aux docteurs, mais qu’est-ce que je vous dis à presque chaque fois ? « J’ai coupé la recette par deux », ça vous parle ? On dit souvent « À consommer avec/sans modération ». La modération et la vie active, c’est le meilleur conseil que je peux vous offrir quant à la santé.

Mme Philippon, si vous tombez sur mon blog, j’ai vraiment pas une dent contre vous. Juste envie de savoir comment vous supportez toutes ces courgettes.

Une coïncidence amusante

Je vous ai récemment mentionné l’expression anglaise « We’re all in the same boat » (Nous sommes tous dans le même bateau). Voilà, dans la nouvelle vidéo de Moby avec Saint-Nicola-Sirkis :

Quant à la chanson, bof. C’est Nico, et j’écouterai tout et n’importe quoi qu’il sort. Mais Moby, également que Christine and the Queens, n’est pas mon truc.

Adieu, sa majesté

Facebook m’a rappelé un anniversaire il y a des jours. Voici la première page de mon tout premier numéro du Canard en 2020, exactement comme je l’ai partagé — avec seulement mes amis anglophones. J’avais franchement aucune idée de quoi ils parlaient :

Vous devriez savoir, je ne suivais pas du tout l’actualité française à l’époque. Et j’avais PEUR de le mentionner à mes amis français. Je ne savais pas où tombait Le Canard dans l’éventail d’avis, et mentionner que l’on lit le mauvais journal peut coûter cher aux États-Unis. Alors j’ai dû découvrir tout seul qui était « Jean Castest ». Le fait qu’absolument rien ne m’est arrivé avec le premier post du Dessin de la Semaine reste le fait le plus incroyable de tout ce voyage. Peu importe combien de fois je vous dis de telles choses, c’est rien que la vérité.

La plus grande nouvelle cette semaine est sûrement la mort de la Reine Elizabeth II. Je ne suis pas toujours d’accord avec Le Canard, surtout quand ils parlent des États-Unis, mais la seule personne dont je me suis plaint de son traitement aux mains du Canard, c’est la Reine (voilà, voilà, et voilà). J’ai mon côté monarchiste, car je l’admire, et le Roi Juan Carlos de Borbon en Espagne aussi. Mais ce dernier a fini par abdiquer à cause de ses propres scandales. Personne ne peut vraiment imaginer une telle chose chez la Reine Elizabeth II.

Quant à son fils, le nouveau Charles III, je dis au Canard, « Laissez les bons temps rouler ! ». C’est pas juste son comportement vers la Princesse Diana. C’est aussi le fait qu’il est un « ennemi des lumières » autoproclamé. Sa mère a bien compris que son rôle hérité ne faisait pas d’elle experte en tout et n’importe quoi. Charles manque de tel filtre.

Revenons à l’actualité française. M. le Président Macron parle d’une réforme des retraites depuis le début de mon abonnement. Il faudra, selon ses souhaits, atteindre 65 ans pour une retraite à taux plein. Aux États-Unis, c’était 66 ans pour mes parents et ce serait 67 pour moi. (Disons que j’ai d’autres plans.) On parle parfois de hausser l’âge jusqu’à 70 ans. Comptez vos bénédictions.

Finalement, une pensée pour les propriétaires des jets privés. En principe, c’est pas mon affaire si le PSG vole en jet privé, également que les équipes de la NFL. Ils payent leurs factures, j’en suis sûr. Mais je me rends compte du fait qu’il y a des pénuries de tous genres de produits pétroliers, et je me demande quel genre de message ils veulent envoyer aux fans. C’est la même chose quant aux débat sur les émissions. D’autre côté, je ne regarde plus les sports car je suis devenu bien sourd aux messages des athlètes et des acteurs.

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

Le « tag » animal de compagnie

Vu chez Light & Smell, puis ce week-end chez La lectrice en robe jaune, j’ai donc mentionné à M. Descarottes que certains blogueurs parlaient de leurs animaux de compagnie. Il m’a répondu que ça faisait trop longtemps depuis la dernière fois où il a pris la parole ici. Alors, sans plus d’attente, je vous présente M. Descarottes pour parler de ses animaux de compagnie…ma fille et moi.

Quel est le nom de votre animal de compagnie ?

Le gros s’appelle Justin. Il répond aussi à « Hé, garçon ! ». La petite, je ne mentionne pas car sa mère ne donne pas de permission pour qu’elle apparaisse ici. (En fait, elle ne sait pas que ce site existe.)

Quelle est la race de votre animal de compagnie ?

Les deux sont des êtres humains. Moi, je suis un cobaye, souvent appelé un « cochon d’Inde ». Il aurait plus de sens de m’appeler un « cochon de Beverly Hills » car j’habite beaucoup plus proche de cette ville que de l’Inde.

Depuis combien de temps avez vous votre animal de compagnie ?

Je les ai depuis 3 ans et un mois.

Comment avez vous eu votre animal de compagnie ?

Je les ai trouvés dans un magasin d’enfer, appelé PetSmart, avec des panneaux en anglais partout. J’habite dans une cage rempli de mes propres excréments, et c’est moins dégoûtant que PetSmart et leurs espèces de panneaux bêtes.

Quel est l’âge de votre animal de compagnie ?

Le gros a 46 ans et sa fille n’a qu’une douzaine. Moi, j’avais quelques mois quand je leur ai donné le droit de s’occuper de moi.

Quelles sont les choses bizarres sur votre animal de compagnie ?

Le gros cuit les carottes au lieu de les manger crues. Il ne mange pas de foin non plus, bien que nos sacs de foin soient labellisés en français. Il s’assied devant un « ordinateur » toute la journée. Je trouve ces comportements bien cinglés. Moi, je suis civilisé, et je me cache dans ma maison quand tout le monde s’approche de moi.

Quelle est votre relation avec votre animal de compagnie ?

Les affaires pourraient aller mieux avec le gros. Il ne fait pas tout ce que je veux le plus vite possible. Avec la petite, tout va bien. Elle a le droit de me faire baigner dans l’évier. C’est pas tout le monde qui reçoit un tel honneur !

Quels sont vos meilleurs moments avec votre animal de compagnie ?

Tous les soirs à exactement 21h, je commence à couiner. Ça signale au gros de me donner à manger des carottes et de la laitue. Peu importe ce qu’il fait, il laisse tout tomber et court pour me donner à manger. C’est la meilleure partie de la journée et je ne m’ennuierai jamais de ce moment !

Quel surnom donnez-vous à votre animal de compagnie ?

J’en ai deux pour le gros. Vous avez certainement entendu la blague sur M. Grosçon, inventeur de la cédille. Ouaip. Je l’appelle aussi « garçon ». Vous le savez déjà : « Garçon, apportez-moi des carottes ! Hier, sale paresseux ! »

Comment vit votre animal de compagnie ?

C’est franchement dégoûtant. Il n’a même pas une cage. Il y a des fils partout autour de son bureau. On dirait un « nid de rats », mais veuillez ne pas faire des comparaisons entre lui et mes cousins. La petite est plus comme moi — elle et moi tous nous deux laissons des trucs partout par terre. Ça nous fait pas mal de plaisir car il soupire souvent, puis nous nous moquons de lui pendant qu’il range tout !

Épisode 26

Cette semaine, j’ai eu des nouvelles immenses. Vous ne le saviez pas, mais presque au même jour où ce blog a vu la lumière, je suis poursuivi par mon ex. Bien que le divorce ait été finalisé en 2012, elle ne voulait plus partager notre fille, du moins les droits parentaux. Avec une médiation cette dernière semaine, un procès de plus de deux ans est finalement terminé. C’est grâce à vous tous que je ne suis pas devenu fou ([Balivernes ! Devenir, mon pied ! Vous avez même publié la preuve ! — Mon ex]). L’avenir me fait pas mal de peur — qui sait combien de temps durera la paix ? J’ai toujours ma fille et mes droits, mais il y a un dicton chez les avocats : « Le processus, c’est la punition. »

Disons qu’absolument personne parmi les anglophones ne croirait que je raconte une blague chaque semaine. Mais je suis toujours debout, et cette semaine, j’ai traduit une blague des épiciers new-yorkais, dont mon arrière-grand-père faisait partie, pour vous. Nos articles sont :

Il y a deux autres articles avec trop d’instructions pour lire à haute voix, Comment faire une farce avec votre portable et La tarte aux noix de pécan de Galatoire’s.

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Je découvre la Haute-Marne

On continue maintenant le Tour avec le 52, la Haute-Marne. C’est le département le septième moins peuplé, et les habitants se nomment haut-marnais. C’est notre quatrième séjour dans le Grand Est.

On commence notre séjour à Chaumont, la préfecture. Mais attention aux cartes ! Si vous suivez le premier résultat de Google, vous vous tromperez et vous finirez par atterrir à Los Angeles !

Alors, après avoir vérifié que nous sommes au bon Chaumont, on commence à la Basilique Saint-Jean-Baptiste, érigée dans le XIIIe siècle, et décorée avec de nombreux tableaux du XVIIe au XIXe siècles. Puis on visite le Centre National du Graphisme, dit Le Signe, un nouvel espace pour abriter la collection d’arts graphiques de la ville qui fonctionne aussi en tant qu’atelier. On visite aussi le viaduc de Chaumont, construit au XIXe siècle pour les trains. De nos jours, il est illuminé par 430 LED la nuit, mais il n’y a plus de trains. Puis on part à l’ouest pour rendre hommage au général de Gaulle à son mémorial au pied de La Croix de Lorraine, à Colombey-les-Deux-Églises.

Au sud-est de Chaumont et Colombey, on va visiter deux villes. D’abord, Bourbonne-les-Bains. On s’attendrait à y trouver un spa thermal avec un tel nom, et voilà. Nous sommes là pour Notre-Dame-de-l’Assomption, leur église du XIIe siècle avec ses statues de la Vierge en marbre du XIVe siècle et en bois du XVe siècle. On fait aussi le parcours du Circuit Histoires d’Eaux, une promenade de 5 kilomètres pour découvrir le spa thermal, un étang de pêche, et le musée municipal. À Langres, on va suivre le Tour des Remparts de cette ville fortifiée. On est dans la ville natale de Denis Diderot, alors on peut visiter sa maison natale et aussi la Maison des Lumières, consacrée à son époque.

On tourne vers le nord-ouest pour visiter Wassy. Mes amis protestants sont probablement un peu contrariés par tous les sites catholiques sur ce blog, alors pour eux, on va visiter le Musée protestant de la grange de Wassy, sur le site d’un massacre qui a eu lieu en 1562. Juste à côté, à Joinville, on visite le Château du Grand Jardin, un château du XVIe siècle avec exactement le genre de parc auquel vous vous attendiez. On finit à Saint-Dizier, où on visite l’ancien château des Dampierre, les fondateurs de la ville. De nos jours, il accueille le sous-prefecture, mais on peut toujours visiter ses trois tours du XIIIe siècle. Finalement, on visite un bâtiment inattendu, la Tour Miko, ce qui reste de l’usine originale des glaces célèbres. Il est devenu un cinéma, et on doit acheter un billet pour un film pour se faire entrer, mais au-dedans, on trouve de nombreux objets divers, des souvenirs de la marque de glaces.

Qui sont les personnages les plus connus de la Haute-Marne ? Sans doute, le plus célèbre doit être Denis Diderot, l’encyclopédiste et philosophe. Le fondateur des Éditions Flammarion (qui m’a vendu deux de mes livres préférés), Ernest Flammarion, est né à Montigny-le-Roi. La famille Huot de Goncourt, célèbre pour les frères du même nom, et le Prix Goncourt, vient du département. Le général Charles de Gaulle, qui n’a pas besoin d’introduction, est enterré à Colombey-les-Deux-Églises. Luis Ortiz Martinez, fondateur de la marque de glaces Ortiz — devenu Miko chez vous et Good Humour chez moi — a fondé son entreprise à Saint-Dizier.

Quoi manger en Haute-Marne ? La grande spécialité du département est le fromage Langres AOP, qui est disponible chez myPanier (juste 80 €/kg ! Oh, mon cher Carrefour, comme tu me manques !). On l’utilise pour fabriquer la version salée de la tarte au quemeu ; on utilise plutôt un fromage blanc pour la sucrée. Sinon, la cuisine est très similaire à la Marne, avec le brochet au champagne (que j’ai déjà fait), les truffes grises, etc. Pour boire, on y trouve les vins Coteaux de Coiffy IGP, du champagne, et des bières locales.

La tarte aux noix de pécan de Galatoire’s

On finit nos recettes de la Nouvelle-Orléans — pour l’instant — avec la même tarte que j’y ai mangé pendant mon voyage en août. La tarte aux noix de pécan est l’un des classiques de la cuisine du sud des États-Unis. On la trouve partout, et c’est l’un de très peu de choses que j’adore autant que les desserts français. (On retournera à ce sujet ; c’est bon d’avoir quelques outils qui ne se prononcent pas « à base de pâte feuilletée »). Notre recette est presque exactement celle de Galatoire’s, sauf que j’ai converti les mesures avec ma balance de cuisine.

Il y a un changement pour lequel je ne fais pas d’excuses. Dans la recette originale, on utilise de la graisse végétale plutôt que du beurre. C’est souvent le cas chez les tartes américaines, mais je n’ai jamais grandi avec cette graisse, ni la margarine non plus. Ce sont des ingrédients inférieurs, et n’ont aucune place dans ma cuisine. Vous êtes chez moi, vous mangez du beurre ou vous mourez de faim. Pas de choix.

Attention à ne pas utiliser un moule à tarte selon la façon française. Ils ne sont pas assez profonds ! Choisissez un moule façon américaine ; le mien fait 23 cm de large. Remarquez la profondeur :

Les ingrédients de la tarte aux noix de pécan :

  • 200 grammes de farine
  • 3/4 cuillère à café de sel
  • 250 grammes de beurre
  • 2 cuillères à soupe d’eau froide
  • 4 gros œufs
  • 150 grammes de sucre
  • 180 grammes de sirop de glucose
  • 15 grammes de beurre fondu, refroidi à température ambiante
  • 1 cuillère à café de vanille liquide
  • 90 grammes de noix de pécan
  • 115 grammes de pépites de chocolat

Les instructions de la tarte aux noix de pécan :

  1. Préchauffer le four à 200°C. Ça peut attendre jusqu’au moment où la pâte entre dans le frigo.
  2. On commence avec la pâte. Mettez la farine et 1/4 cuillère à café de sel dans le bol d’un robot. Mélanger avec la feuille. Ajouter du beurre.
  1. Mélanger avec la feuille jusqu’à ce que de grosses miettes se produisent. Ajouter 2 cuillères à soupe d’eau froide et mélanger à petite vitesse. La pâte va vite se rassembler.
  1. Mettre votre pâte en forme de boule. Si votre pâte est collante, mettre un peu de farine dans le bol et rouler votre pâte dans la farine. Mettre la boule dans un bol, couvrir avec du film à contact, puis laisser reposer au frigo pendant au moins 30 minutes.
  1. En attendant Godot la pâte, on va préparer l’appareil. Mettre 4 œufs dans un gros saladier, et fouetter légèrement.
  1. Ajouter le reste des ingrédients : le sucre, sel, le sirop de glucose, le beurre fondu, et la vanille liquide. Mélanger après chacun. La vanille liquide donnera une jolie couleur marron à l’appareil.
  1. Sur un plan de travail fariné, étaler la pâte et la mettre dans le moule à tarte. Couper les bords avec un couteau. Réparer avec l’excès selon vos besoins.
  1. Pas besoin de piquer la pâte avec une fourchette. Mettre les pépites du chocolat au fond, et les noix de pécan au-dessus. Renverser l’appareil dans le moule ; les noix flotteront. Dès que la tarte est enfournée, baisser la température à 175°C. Faire cuire pendant 40-50 minutes — on veut un centre ferme.
  1. Laisser refroidir et servir tiède ou à température ambiante. Aux États-Unis, on la sert souvent avec de la glace à la vanille. Si vous avez envie de la réchauffer après du temps au frigo, faites-le à 125°C, pas plus — sinon, l’appareil fondra.

Comment faire une farce avec votre portable

Il y a des jours, je vous ai mentionné que j’avais installé le son de la SNCF en tant que sonnerie pour mes SMS. Pour moi, c’est juste un rappel d’où j’aimerais être. Mais pour vous, c’est une opportunité — allez dans les magasins, faites de nombreux SMS, puis profitez de la confusion autour de vous. Alors voilà, un petit tutoriel — comment faire des sonneries sur iOS. (Désolé, les fans d’Android.)

D’abord, il faut obtenir le bon son. Si vous avez envie de me copier exactement en utilisant le son de la SNCF, voilà une version sur YouTube avec un lien pour le télécharger :

Il faut le sauver dans l’appli Fichiers.

Une fois téléchargé, on va créer une sonnerie dans GarageBand. Commençons par ouvrir l’appli et sélectionner « créer un morceau » :

Et oui, ce sont mes propres captures d’écran. Je suis devenu plutôt expert en changer la langue du portable ! De toute façon, sélectionnez les « pistes » et « enregistreur audio ». Touchez le bouton qui dit « voix », bien que nous n’allions rien enregistrer :

Il faut d’abord désactiver le métronome, en bleu, dans le cercle rouge. Tapez-le, et il deviendra blanc, ce qui veut dire éteint :

Puis, cliquez le bouton « pistes », cerclé dans la photo suivante :

On va ajouter notre fichier maintenant. Cliquez le bouton « loop » cerclé ici :

Voilà, on peut maintenant choisir notre fichier :

Je cherche mes fichiers pour le bon, et voilà :

Sélectionnez le fichier et commencez à se moquer des gens qui seront bien perplexes !

Touchez le nom du fichier et il sera importé dans le projet :

Just en haut de la piste avec notre son, en haut à gauche dans la photo, il y a un triangle. Cliquez-le et il vous montrera un menu qui dit « Mon morceau », comme ça :

Maintenant, vous verrez votre projet dans le menu de GarageBand, prêt à utiliser :

Taper « Mon morceau » et un menu apparaîtra. Choisissez « Partager » :

Voici les choix qui apparaîtront :

On veut choisir « Sonnerie ». Vous pouvez donner n’importe quel nom au son :

Et voilà, c’est fini !

Allez vérifier que c’est là :

Voilà la preuve :

Oh, je profite tellement de penser à mon retour ! J’espère que l’on m’enverra un SMS dès que l’avion atterrira !

Mon livre des partisans

Le week-end dernier, j’étais chez mes parents pour retrouver quelques affaires. Saviez-vous que j’ai grandi à côté de la Loire ? C’est vrai, et j’ai pris une photo pour vous montrer !

Bon, c’est plutôt l’Avenue Loire. En fait, toutes les rues de mon ancien quartier sont nommées pour soit des vins soit des régions françaises. Le quartier est appelé « Wine Country » (Pays du vin). Profitez de dire le nom en bas, « Scripps Ranch » !

Mais cette fois-ci, j’ai trouvé quelque chose de complètement inattendu, mon trésor le plus précieux en tant qu’enfant. C’est un livre intitulé « Secret Armies » (Armées secrètes), et il s’adresse aux enfants d’environ 10 ans. Il s’agit d’une histoire des partisans dans les pays occupés, surtout lequel ? La Norvège ? Qui lisez-vous en ce moment ? On parle de la France ! Ça fait un beau 25 ans depuis la dernière fois où j’ai vu ce livre, et je le croyais perdu.

J’ai relu ce livre avec de nouveaux yeux. Des photos qui n’avait aucun sens pour moi sont devenues vivantes. Commençons juste après la page de la Blitzkrieg, avec le début de l’Occupation :

Dix ans, j’ai rien compris — seulement que c’était un journal résistant, selon la légende. Maintenant, je peux tout lire, dont le message du général de Gaulle :

À TOUS LES FRANÇAIS

La France a perdu une bataille ! Mais la France n’a pas perdu la guerre ! Des gouvernants de rencontre ont pu capituler, cédant à la panique, oubliant l’honneur, livrant le pays à la servitude. Cependant, RIEN N’EST PERDU !

Rien n’est perdu, parce que cette guerre est une guerre mondiale. Dans l’univers libre, des forces immenses n’ont pas encore donné. Un jour ces forces écraseront l’ennemi. Il faut que la France, ce jour-là, soit présente à la victoire. Alors elle retrouvera sa liberté et sa grandeur. Tel est mon but, mon seul but !

Voilà pourquoi je convie tous les Français, où qu’ils se trouvent, à s’unir à moi dans l’action, dans le sacrifice et dans l’espérance. Notre Patrie est en péril de mort. Luttons tous pour la sauver. VIVE LA FRANCE !

Charles de Gaulle

Il y a des affiches que je connaissais seulement comme propagande, sans les comprendre.

L’affiche en bas, c’est à vomir : « En travaillant en Allemagne, tu seras l’Ambassadeur de la Qualité Française. » La légende dit seulement que l’affiche « encourageait les gens à aller travailler en Allemagne ».

Je ne m’en souvenais pas, mais j’avais lu à l’époque l’histoire vraie derrière Le mur de l’Atlantique. Il y avait vraiment un peintre, René Duchez, qui a trouvé les plans dans un bureau nazi. C’est tout là, à droite :

Voici des partisans français, en train d’apprendre à utiliser des pistolets-mitrailleurs Sten :

Et en face, la première fois où j’ai entendu parler de Jean Moulin :

Souvenez-vous de la fois où on a visité l’usine Peugeot dans le Doubs ? Dix ans, je ne connaissais pas Montbéliard non plus. Maintenant, je lis l’histoire de Harry Rée, qui a convaincu le directeur de le laisser saboter l’usine, et elle me parle encore plus.

Voilà une feuille de codes secrets utilisé par l’espion Yvonne Cormeau. On penserait avec un tel nom qu’elle était française, mais en fait, elle était britannique, la fille d’un père belge et une mère écossaise. Après le mort de son mari pendant le bombardement de Londres, elle est devenue espion en Gironde, puis partout au Sud de France.

En face, la plus grande héroïne de mon enfance, après Jeanne d’Arc, Marie-Madeleine Fourcade, avec ses nombreux déguisements et fausses identités :

J’avais bien oublié que ce livre a marqué la première fois où j’ai entendu les noms Vercors et Oradour-sur-Glane, mais les deux sont là :

Le livre finit avec la libération de la France. Des autres pays sont mentionnés, mais c’est la libération de Paris qui gagne la grande majorité de l’espace. (Toujours Paris avec ces gens !) On voit les Forces françaises de l’intérieur, l’arrivée du général de Gaulle, et de la propagande soviétique, qui ne donne pas de crédit aux FFI.

C’est un petit miracle. Je voulais tellement partager ce livre avec vous tous pendant les deux dernières années. Adulte, je vais finalement vivre le plus grand rêve que ce livre m’a donné. Je vous ai laissé un nouvel indice ailleurs sur le blog.