Il y a des jours où rien ne va. Ce soir, les pâtes de fruits d’Auvergne en ont fait de celui-ci un. Je m’intéresserai à voir si ce sera différent le matin, mais après 6 heures, il n’y a aucune preuve que ce sera le cas. Alors, je vais me rendre utile en faisant de la publicité pour un ami du blog. (Je vous rappelle que je n’accepte pas d’argent et il n’y a aucun réseau publicitaire ici. En plus, il ne savait pas que j’allais écrire ce post.)
Je suis sûr que beaucoup d’entre vous sont familiers avec l’excellent blog Jours d’humeur. Sous son pseudonyme de « Patrick Fouillard » (on sait qu’il s’appelle vraiment « Gifnem29 » ou « Jourd’hu », je ne suis pas sûr duquel), il a publié un roman policier avec Éditions Ouest-France, Dossiers froids. J’ai acheté une copie l’année dernière, mais c’est vraiment difficile pour moi, car étant en papier, je ne peux pas copier/coller les mots que je ne reconnais pas dans mon appli dictionnaire. Et il a un grand vocabulaire, alors croyez-moi, il y en a plein. Franchement, si vous lisiez son blog, vous le saviez déjà. Même s’il fera longtemps avant que je ne finisse Dossiers froids, je n’ai aucune doute quant à la qualité de son écriture.
Il aura bientôt un nouveau roman disponible, Le Détective et la comtesse. J’attendais à mentionner ça jusqu’au moment où on pouvait le pré-commander chez FNAC, car c’est d’où je viens de le commander :
Oh, est-ce que ça me coûte moins que pour vous ? Oui, car pas de TVA à l’étranger ! D’autre part, vous avez Carrefour, et Pierre Hermé, et Yann Couvreur, et Nina Métayer, et vous pouvez allez voir Paul Taylor n’importe quand et… bon, si vous avez envie d’économiser un euro par ici et par là, j’échangerai de place avec vous sans hésitation. (Et si vous pensez « Mais Justin, vous ne connaissez pas ma VDM », mon ex va avec. Je gagne même si vous me lisez à Fresnes.)
J’avais prévu de vous présenter mon dessert puydômois aujourd’hui. Mais comme dit le titre d’une comédie musicale américaine des années 60, « Quelque chose de drôle est arrivé en allant au Forum », dit en traduction « Le Forum en folie » (voyez-vous ce qu’on perd habituellement en traduction ?).
Dans ce cas, je revis les caisses de Wassy. Si vous ne vous souvenez pas de cet incident, j’ai dû faire et refaire la recette quatre fois pour la réussir une fois. Je sais faire les caisses de Wassy maintenant. Cette fois, je romprai ma règle habituelle de ne pas dévoiler mes plats avant de les publier. Vous allez bien rire de celui-ci.
J’ai essayé de préparer des pâtes de fruits d’Auvergne. J’ai suivi une recette d’une source fiable, de façon très fidèle, mais en les démoulant, voici ce qui s’est passé :
Les instructions ont dit « laisser figer 1h ». Après 3 heures, le problème est clairement quelque chose d’autre. Je doublerai la pectine demain. Et si ça ne marche pas, je changerai de dessert. Je n’ai aucune envie d’expérimenter à nouveau toute « l’expérience caisse de Wassy ».
Complètement par hasard, je vis deux telles expériences en ce moment. Si vous étiez ici pour la sortie du dernier album de Laurence Manning, vous savez déjà que je suis grand fan du Legend of Zelda. Ma fille aussi. Puisque le prochain jeu, à sortir en français sous le nom Tears of the Kingdom — ne me regardez pas comme ça, ils sont tous sortis de cette façon — arrivera le 12 mai, très peu après l’anniversaire de ma fille, j’essaye de l’acheter une copie de la version « Collectionneuse ».
Et c’est presque impossible. Les pré-commandes ont été toutes vendues en moins de deux heures après l’annonce, avant que je n’en aie entendu parler. Merci, Nintendo. Bien sûr, personne qui a réussi à réserver une copie ne veut la garder — elles sont toutes disponibles sur Ebay pour 2-3 fois le prix original. Je déteste ces gens. (Il doit y avoir un nom pour ça en français ; c’est quoi ?)
Mais il y a toujours une façon de le pré-commander. Trois magasins ont le droit de le vendre, Pire Vente (ce que je surnomme « Best Buy », correctement traduit « Meilleur Achat »), Cible (« Target » en anglais), et La Boutique du Diable GameStop (connu en France sous le nom Micromania-Zing ; ont-ils une réputation également nulle ?). Ils continuent de mettre 1-2 exemples en vente à la fois, et on doit être chanceux pour les trouver aux bons moments.
Avec l’aide d’une appli dit « HotStock », j’essaye de jeter un œil sur ces sites. L’idée est pas mal :
Je reçois beaucoup de notifications, largement pour Best Buy, et après chacune, j’essaye leur site. Parfois, ça arrive pour me dire que je fais partie de la queue :
Mais à chaque fois, c’est suivi par la nouvelle que j’ai raté l’opportunité :
Pourquoi continuer à essayer ? Parce que ma fille ne me demande rien. Je ne peux même pas vous dire une autre chose qu’elle veut au-delà de ce jeu. Et elle fait presque tout ce que je lui demande (le sol de sa chambre étant peut-être exception).
Je vous ai dit quelle est la limite pour le dessert. Pour le jeu, c’est début mai ; après ça, il n’y aura plus de chance. Mais je continuerai à essayer jusqu’à ce moment parce qu’elle le mérite bien.
Ma fille est encore une fois partie pour une semaine chez sa mère, alors bien qu’elle sache de quoi on va parler, elle n’a rien vu. Disons qu’elle était ravie de voir des commentaires gentils avant d’aller à l’école.
Alors, reprenons le bandeau, puis je vais vous donner un aperçu de son processus. Je l’ai faite arrêter plusieurs fois pendant son travail pour prendre des captures d’écran :
Je suis sûr que beaucoup d’entre vous reconnaissent au moins la religieuse, mais les autres sont ma bûche de Noël 2021 et mon macaron Saint-Valentin de la même année. Voici les 3 photos originales :
À l’école, elle apprend à dessiner avec Adobe Illustrator. Il n’y a pas besoin de commencer de zéro avec ce logiciel. Après avoir ouvert le bon fichier, elle a commencé par créer des « calques » pour manipuler l’image :
Puis avec un outil appelé le « lasso », elle sélectionne et découpe des régions de la photo qu’elle veut remplacer :
Au fur et à mesure, une partie après l’autre est remplacée dans un des calques, et l’image final commence à prendre forme :
En gardant l’image originale dans son calque, on peut vérifier que le nouveau dessin reste fidèle à l’objet original :
Finalement, on supprime le calque avec la photo originale, et il ne reste que le dessin :
C’est facile de comprendre comment les deux autres ont été produits de même façon. Tout ce travail lui a pris quatre heures sur deux jours.
Tout le bandeau était son idée, au-delà des mots « C’est le 1er », mais comme certains ont déjà remarqué, les couleurs sont dans le sens opposé du drapeau actuel. Il y a en fait une raison pour ça.
Quelques jours après avoir terminé le dessin, elle m’a demandé si elle pouvait ajouter les couleurs du drapeau en arrière-plan. Je lui ai répondu que je m’inquiétais que ça paraîtrait comme des graffitis sur le drapeau. Aux États-Unis, on voit souvent de tels dessins (voilà, voilà, et voilà ; je ne garantis pas que ces liens dureront), malgré le fait que l’on n’est vraiment pas censé faire ça (lien en anglais). Pour être clair, ici c’est une question d’étiquette, pas de loi.
Alors elle l’a préparé en comprenant que j’allais montrer les deux dessins à une amie à laquelle je fais absolument confiance. Et sa réponse était que même si personnellement elle l’assumait, il restait un risque d’offenser les autres. Afin de ne pas offenser personne, ma fille a donc choisi de garder l’ordre inversé des couleurs, pour minimiser le risque de confusion avec le drapeau lui-même. Mais vu la réaction, elle va régler l’ordre avant la prochaine colonne.
Je vous remercie tous encore une fois pour l’accueil bienveillant de son effort. Elle était vraiment reconnaissante hier matin, alors moi aussi !
Si vous vous souvenez de mon article sur La banque de l’Inspecteur Gadget, vous savez que je ne suis pas grand fan des crypto-monnaies. N’importe qui peut contrôler des milliards et beaucoup de monde le font. Et j’ai écrit ça avantThree Arrows, Genesis, et le pire de tous, FTX et Sam Bankman-Fried. Cette semaine, c’est devenu beaucoup plus personnel pour moi, parce que mon meilleur ami — que je connais depuis presque trois décennies — a été cambriolé. Il n’aimerait pas que je partage l’histoire, mais je suis en colère contre ce monde d’arnaqueurs.
Avant d’écrire cet article, j’ai recherché les chèques français pour être sûr que nos systèmes bancaires n’ont pas de différences importantes. Les seules différences que j’ai trouvées ? Vous utilisez 12 chiffres pour les codes interbancaires contre nos 9, et vous utilisez jusqu’à 7 chiffres pour le numéro — on voit souvent seulement 3-4 chiffres ici. Il me semble que c’est tout. Je doute que vous ayez peur que si vous écrivez un chèque, le destinataire puisse vider votre compte avec seulement ces infos.
Je mentionne les chèques parce que cette histoire est un bel exemple de comment la cryptographie n’a rien à voir avec la sécurité. Le grand mensonge est que c’est en quelque sorte différente et plus sûr que ce qui fait votre banque. D’accord, c’est différent, mais c’est pas sécurisé du tout. J’explique :
Quand vous voulez vendre un « NFT » (les images bêtes de singes), il arrive souvent que vous le vend directement à l’acheteur, sans un échange ou une banque entre vous. Après tout, c’est pour ça que les fans veulent un système « décentralisé », étant des je-sais-touts qui savent que les banques ne font rien que vous facturer des frais inutiles. Mais ce qui n’arrive jamais chez les banques, c’est qu’il faut donner des droits d’accès à votre « portefeuille numérique » à l’autre personne pour l’échange et lui faire confiance pour ne pas être voleur. Et chez les banques, on peut facilement annuler une transaction si quelque chose ne va pas. Tout la conception des crypto-monnaies est de rendre les transactions définitives et impossible d’annuler à moins que les deux parties ne soient d’accord.
Alors, mon ami a vendu un NFT à un inconnu, et ce type a utilisé le droit d’accès au portefeuille numérique de mon ami pour le vider complètement. Le FBI ne s’intéresse pas au problème car il n’y a pas de vraies infos sur l’autre partie, et la police n’a aucun droit de la poursuivre car c’est presque certainement un arnaqueur à l’étranger. C’est un crime parfait, presque sans risque, car les forces de l’ordre s’en fichent. Faites comme vous voulez.
La pire chose ? Mon ami se blâme, car il croit aux propos de cette communauté, que les pertes sont toujours la faute de l’utilisateur, que c’est toujours à cause de son propre manque de recherche. C’est une philosophie très commode, car elle excuse non pas seulement les criminels, mais aussi la conception toute pourrie du système, qui rend les contrôles des banques impossibles.
Personne n’est grand fan des banquiers, et au-delà de mon rêve bizarre d’avoir un compte chez Monte dei Paschi de Siena (la plus vieille banque au monde), ça me comprend. Mais en fait, cette situation est exactement celle contre laquelle elles prémunissent. Si vous ne retenez qu’une chose de ce blog, que ce soit comment faire des religieuses, car elles sont délicieuses. Mais si vous retenez deux choses, merci de vous souvenir de ce qui est arrivé à mon ami avant de prendre un tel risque.
J’espérais vous présenter mon dîner pas-de-calaisien aujourd’hui. Mais évidemment, il n’y en a pas. Complètement par hasard, le problème est arrivé en même temps qu’une histoire aussi stupide, je ne la croirais de nulle part ailleurs. Les deux ont un lien curieux — notre relation malsaine avec la graisse.
Pour mon pauvre dîner, j’ai eu besoin de graisse de bœuf. Je suis allé chez Ralphs, mon « pas super »-marché, comme dit Agathe, où j’ai trouvé toutes mes ingrédients. Sauf la graisse de bœuf. Et en ce cas, c’est vraiment important de ne pas faire des changements ; sinon, j’en ENTENDRAI PARLER de certains qui habitent au nord et en Belgique. (J’ai 2 amis dans l’esprit.) Alors, je me suis rendu chez Walmart. Pas là non plus.
Le « choix » de marchés est plutôt illusoire ici : il y a des chaînes appelées Albertson’s, Vons, et Pavilions ici, toutes censées être concurrents de Ralphs, mais toutes font partie de la même entreprise, Albertsons Companies. (Notez la différence avec et sans apostrophe dans le mot Albertson’s — c’est en fait comment ils font ce truc.) Et bientôt, l’entreprise à laquelle Ralphs appartient, Kroger, finira son achat d’Albertsons Companies. Il n’y aura plus de concurrence du tout à l’ouest des États-Unis. (C’est différent sur la Côte Est.)
Alors, j’ai décidé de faire des appels et chercher leurs sites plutôt que me rendre à des marchés tous stockés du même entrepôt. Et j’avais raison — aucun marché ne stocke plus de graisse de bœuf. Au moins pas dans mon quartier. On a évidemment fait le calcul que mes voisins ne l’achètent pas.
Mais ce que j’ai enfin trouvé était un produit coûteux chez Whole Foods, qui appartient à Amazon. 14,29 $ pour 312 grammes, ou 42 €/kg ! Chez Carrefour, c’est moins que 5 € le kg !
C’est le seul produit de son genre disponible aux supermarchés — où les autres stockent quelque chose, c’est toujours celui-ci. Il coche toutes les cases pour les snobs : « des vaches nourries à l’herbe », « pour les régimes « keto » ». Pourtant, si on cherche en ligne, c’est toujours facile de trouver des produits qui coûtent la moitié ou moins le kilo (voilà, voilà, et voilà). Il y a deux ans, c’était disponible dans n’importe quel supermarché. Qu’est-ce qui est arrivé ?
Ma théorie, c’est que c’est trop quotidien, trop lié à la cuisine de notre Midwest. Il y a des douzaines de marques d’huile de coco, même de l’huile d’avocat sur les étagères. Ce qui compte, c’est être bizarre, débranché de la cuisine traditionnelle. Ces huiles côtoient des sacs de faux sucre à base de fruits du moine. Vous ne trouverez pas ce truc chez Carrefour ! (Je l’ai vérifié ; vous avez juste du sucralose et de la stévia.) Je n’irai plus loin avec cette pensée, mais disons que je soupçonne que j’aurais du mal à trouver l’huile d’avocat dans le Kansas, pas la graisse de bœuf.
L’autre histoire vient de Los Angeles, où « Super Nintendo World » vient d’ouvrir à Universal Studios. Croiriez-vous que les critiques disent que c’est de la « grossophobie » ? Ne me croyez pas sur parole : voilà, voilà, voilà, voilà, et voilà (tous en anglais). Comment ? Il s’avère que le parc déconseille l’attraction à ceux avec un tour de taille de plus de 100 cm, censé être la taille moyenne des hommes américains. Moi, je suis choqué par ça ; personne ne m’a jamais appelé « mince », pourtant ma taille est de 86 cm. Bien sûr, c’est donné en pouces ici — 100 cm égale 40 pouces, la plus grande taille disponible chez Le Temps des Cerises ! (Ils utilisent les tailles américaines.) Mes jeans de chez eux font 34 pouces ! Au fait, très peu d’entre vous étaient ici à l’époque, mais je me suis trompé sur leurs tailles — je les ai crues métrique. Oh là là, ça me faisait peur !
Qu’est-ce que l’un a à voir avec l’autre ? J’ai fait une expérience hier : j’ai demandé à mes amis anglophones sur Facebook s’ils trouvaient ça de la discrimination. Absolument personne ne m’a répondu. D’une part, nous sommes devenus fanatiques quant à la cuisine, et font semblant de ne plus vouloir manger ni du sucre ni de graisse. D’autre part, nous sommes trop timides pour dire qu’il y a une telle chose qu’être trop gros.
Et il y a des conséquences pour ça. En juin dernier, un ado de 14 ans est tombé à sa mort dans des montagnes russes en Floride. Il pesait 172 kg, 40 kg de plus que le maximum autorisé. Mais au lieu de le refuser, le parc a choisi de le laisser faire un tour sans ceinture de sécurité. Bienvenue chez WALL-E, les amis.
Y a-t-il une leçon ici ? Je ne sais pas. C’est peut-être juste que la contradiction devient trop lourde pour moi. Mais je pense au fait que la graisse coûte 8 fois son prix en France, pendant que vous avez les plus petits jeans, et je me demande vraiment comment nous y sommes arrivés.
Il était une fois, j’avais quelque chose appelée un « choix » de librairies, avec de tels noms que « Borders, » « Waldenbooks, » « Rizzoli, » « Crown, » et encore « B. Dalton ». Puis, Amazon les a tous mangés ou mis en faillite, et il ne reste qu’Amazon en ligne, ou Barnes & Noble, le seul survivant dans les centres commerciaux.
Mais quelque chose d’inattendu est arrivé. Quand on me prive de tous mes choix, ça ne veut pas dire que je vais tout à coup devenir un agneau qui ne lit que Harry Potter et Game of Thrones comme je suis censé le faire. Au lieu de ça, j’ai commencé à acheter des livres de la FNAC ou d’Amazon, mais en français. De mes 10 derniers livres achetés (livres de recettes exclus), 6 sont numériques en français de chez Amazon, 1 est en anglais mais par une autrice qui habite en Bretagne, aussi numérique de chez Amazon, 1 d’occasion chez Abebooks (on en parlera en bas), et les 2 autres sont venus de la FNAC. Bon travail, les ricains compatriotes. ([On n’utilise pas ce mot ici. C’est pas très affectueux. — M. Descarottes])
2/ As-tu déjà pré-acheté un livre ? Si oui, en ligne ou en magasin ?
Une fois dans la vie, et j’ai honte. Je lisais toute la série de suites de Dune par Brian Herbert, le fils de l’auteur, et Kevin J. Anderson, le pire écrivaillon du monde anglophone. Je suis tombé dans leur piège de prétendre avoir un brouillon de Frank Herbert qui guidait les suites jusqu’à la fin inédite. Pour l’un de ces livres — la « grande finale » — quand j’habitais à Los Angeles, j’ai eu la soi-disant « opportunité » de le faire signer par les auteurs si je l’ai acheté à l’avance d’une librairie où les deux apparaîtraient. Je l’ai fait. Voilà, la preuve :
C’est l’un des pires livres que j’ai lus. J’hésite à l’appeler le pire largement parce que choisir entre les « œuvres » de M. Anderson, c’est comme choisir le plus beau déchet d’une centrale nucléaire.
3/ En moyenne, combien de livres achètes-tu par mois ?
Il était une fois, j’étais grand rat de bibliothèque en anglais et lisais 2-3 livres par mois, en plus de lire 6 magazines hebdomadaires ou mensuels et mon journal quotidien. Maintenant, je lis beaucoup plus lentement, car tout est en français. En moyenne, un peu moins qu’un livre par mois, parce que c’est environ 1 chaque 5-6 semaines. (Aurais-je dû écrire « c’en est » ?)
4/ Empruntes-tu des livres à la bibliothèque de ton quartier ?
Pas plus ! La dernière fois où j’ai fait une telle chose, c’était en 2019, avec un livre de science-fiction par un auteur appelé Charles Stross. D’habitude, je l’adore. Il a écrit ma nouvelle préférée de tous les temps, que les bilingues peuvent lire ici. (Si vous ne partagez pas ma nostalgie pour les années 80, peut-être que vous ne serez pas d’accord.) Mais ce livre m’a laissé tout indifférent. J’avais déjà perdu mon goût pour tout et n’importe quoi dans ma propre langue et attendais quelque chose de nouveau sans le comprendre. Je ne plaisante pas sur ce dernier, peu importe si ça l’air fou.
5/ Si tu empruntes en bibliothèque, combien de livres empruntes-tu ?
Relisez la dernière réponse.
6/ Quelle est ton opinion sur les bibliothèques / médiathèques ?
C’est quoi une médiathèque ? Non, je plaisante, mais aux États-Unis, les bibliothèques servent également à cette fonction. Il n’y a pas deux telles institutions. Quant aux bibliothèques, ravi qu’elles existent pour ma fille.
7/ Que penses-tu des boutiques de livres de seconde-main comme Emmaüs par exemple ?
C’est quoi Emmaüs ? Non, je plaisante encore, mais je n’ai qu’en entendu parler. Il n’y a pas de tels magasins dans mon quartier, même pas ma ville. Faut les chercher ailleurs, comme à Los Angeles. J’utilise parfois Abebooks et Exlibris, deux magasins en ligne pour des livres d’occasion. J’ai écrit sur mon dernier achat chez Abebooks l’année dernière, un dictionnaire « franglais-français ».
8/ Gardes-tu tes livres lus avec ceux de ta PAL (les non-lus) ?
Maintenant, oui, vu que presque tous mes achats sont numériques et restent dans la même appli Kindle. Avant, aussi oui, car je rangeais mes livres par sujet ou genre, puis auteur, pas par statut lu/non-lu.
9/ As-tu l’intention de lire tous les livres que tu possèdes ?
Oui, il y a très peu de livres que je possède mais pas toujours lu. Il y a notamment une série par un célèbre auteur français qui reste dans sa boîte sans que je l’aie lu. C’est en traduction. J’aimerais la réessayer.
10/ Que fais-tu des livres que tu as lu mais dont tu sais que tu ne les reliras jamais ?
Je les garde. Il y a toujours un risque que j’aurai besoin de les citer. Par exemple, celui en haut.
11/ As-tu déjà donné des livres ?
Oui, parfois. À presque chaque fois, je le regrette plus tard.
12/ As-tu déjà été interdite d’achats de livres ?
Brièvement par une personne que je mentionne parfois ici sans jamais la nommer. Rien à voir avec les livres en soi, et tout à voir avec un ressentiment des dépenses de divertissement.
13/ Penses-tu que tu achètes trop de livres ?
Non, vraiment pas. C’est peut-être 10-15 € le mois pour moi. Je trouve ça extrêmement raisonnable. Il m’arrive parfois que il me faut 3 mois pour lire un seul livre. Si ça me coûte même 20 €, mais j’apprends beaucoup et fais des recherches juste pour le comprendre, le rapport qualité prix reste extraordinaire !
Aujourd’hui, je vais vous raconter l’histoire de ma possession la plus précieuse. Ma montre française ? Ma veste d’un couturier français célèbre ? (Les deux sont tout ce qui me reste d’une autre vie, achetées il y a une belle décennie.) Non, je vais vous raconter l’histoire d’un bol en verre, acheté au supermarché pour peut-être 10 $ le 13 février 1996.
Je sais déjà : « Justin, êtes-vous dingue ? Personne ne se souvient d’un si petit détail après tant de temps ! » Mais je vous promets, le temps que vous finissiez cet article, vous serez d’accord que c’est facile à retenir. Au fait, je vous ai donné un petit bout de cette histoire l’année dernière.
D’abord, le bol. À moins que ce soit votre toute première visite chez moi, vous l’avez déjà vu, peut-être une centaine de fois. C’est le saladier vu dans presque toutes mes recettes :
Alors, revenons dans le temps, jusqu’en septembre 1995. C’était le début de ma deuxième année à la fac, et comme d’habitude le mercredi, je suis allé déjeuner chez l’aumônerie. C’était un événement hebdomadaire pour tous les croyants des trois fois servies à l’époque (les juifs, les catholiques, et les protestants ; maintenant il y a aussi les musulmans et les bouddhistes). Cette première semaine, j’ai rencontré quelqu’un de spécial.
Elle s’appelait Dana. Nous ne sommes pas rencontrés l’année précédente parce qu’elle avait passé l’année au Japon. Elle était élève en linguistique, et en plus de son anglais natif, elle parlait japonais, espagnol, et français (ce dernier à cause de 3 ans vécu à Montréal).
Cette biographie, ça vous rappelle déjà quelqu’un ?
Pour moi, c’était l’amour au premier regard. Pour elle…je ne sais pas ce qu’elle pensais, mais elle m’a donné son numéro après le déjeuner, sans que je lui ai demandé, quelque chose qui ne m’est jamais arrivé sur une première rencontre, avant ou après.
À l’époque, j’étais étudiant ingénieur, mais je n’en profitais pas du tout. Pour sa part, Dana avait presque terminé un diplôme en physique, mais elle a décidé qu’elle ne voulait pas la faire comme métier, alors elle a changé en linguistique. J’étais fasciné par son courage.
Nous sommes vite devenus presque inséparables. Nous parlions au téléphone tous les jours, nous mangions ensemble plusieurs fois par semaine… une nuit choquante, elle m’a demandé mon poète préféré, j’ai répondu Coleridge, et elle l’a suivi en récitant son Kubla Khan de mémoire. Je n’ai jamais rencontré une autre personne qui pouvait faire une telle chose. Beaucoup de monde nous croyaient en couple, mais nous ne l’avions jamais discuté. Après les vacances d’hiver, j’ai décidé que j’ai dû savoir. Mais que faire ?
Étant aussi bête à l’époque que maintenant, j’ai demandé à une connaissance mutuelle, qui m’a prévenu que je me trompais, mais ne m’a pas clairement dit d’arrêter. Alors, le 13 février, sachant que nous allions déjeuner ensemble le 14, car mercredi, je suis allé au supermarché. J’ai acheté une carte de vœux, les ingrédients pour faire des brownies selon la recette de ma mère, et un saladier en verre pour les préparer.
Le lendemain, avec l’aide de l’un des ecclésiastiques, j’ai caché mon cadeau de Saint-Valentin jusqu’à la fin du repas. Quand c’était la fin, je lui ai dit d’attendre un moment, puis j’ai sorti le cadeau.
Je n’ai jamais vu un tel regard d’horreur dans les yeux de qui que ce soit, même dans les films. Elle l’a pris, puis a tourné le dos et est partie en courant. Quelques jours plus tard, elle a absolument refusé de me parler. J’ai passé tout ce week-end-là dans une pièce inutilisée dans mon dortoir pour me cacher du monde. Pendant les 3 mois suivants, j’ai perdu 14 kg sans faire du sport. Après, je me suis transféré dans une autre école (dans la même ville), devenu linguiste, et appris aussi le japonais.
Tous les 4 ou 5 ans, je la recherche sur Google juste pour savoir si tout va bien. Comme on aurait pu s’y attendre, elle étant génie, elle est devenue avocate à l’une des meilleures universités au monde, puis a passé une décennie travaillant dans des rôles pour aider les pauvres. La dernière fois, elle avait déménagé dans un petit pays en Asie pour travailler pour les droits des femmes. J’ai aucune intention de la déranger.
Je me demande parfois si le bol est maudit. Il n’a jamais apporté le bonheur à personne. Peut-être que c’est mon Anneau unique. Pourtant, je continue d’espérer qu’un jour, il fera plaisir à quelqu’un. Même le jour de la Saint-Valentin.
Je vous ai menacé de me plaindre de certains genres de comportement insultant auxquels les célibataires doivent subir aux États-Unis. Mais en faisant mes recherches, j’ai découvert que l’un d’entre eux est illégal en France. Vous avez réussi de le bannir d’une façon qui me surprend — « choque » n’est pas trop fort — mais je suis franchement si bouleversé que je ne sais même plus si je me soucie toujours de mes propres principes.
Avant de continuer, j’offre mes excuses à mon héros, M. Frédéric Bastiat, qui aurait dénoncé sans hésitation presque tout ce que je vais écrire. S’il était encore vivant, il n’approuverait pas de l’actualité française à cet égard. Mais il y a d’autres choses dans la vie que maximiser le nombre de transactions.
Parlons d’abord de quelque chose qui a un peu changé ici depuis Covid, parfois pour le meilleur, parfois pour le pire. Si vous êtes célibataire, vous n’êtes pas le bienvenue à beaucoup de nos restos. Revenons en janvier 2020, juste avant la fin du monde d’antan. Cette photo comprend 2 captures d’écran de notre plus grand système pour réserver des tables aux restos, OpenTable. À gauche, j’ai essayé de réserver une table seul à un bon resto à Los Angeles. À droite, j’ai répété l’exercice –même lieu, même temps a — pour deux personnes :
Désolé pour l’anglais, mais vous pouvez voir même si vous ne le comprenez pas qu’il y a deux choix en haut de « Cancel » (Annuler) à droite, mais seulement un à gauche. « Outdoor » veut dire « en terrasse ». « Standard » en ce cas veut dire « dans la salle de manger ». Vous l’avez bien compris — ce resto prendrait mon argent, mais sans me laisser entrer. De nos jours, ils ont annulé cette politique, parce qu’il y a beaucoup moins de clients. Mais il y a d’autres qui refusent tout court le service aux célibataires, jusqu’à maintenant :
Ces deux sont pour le lendemain de la Saint-Valentin cette année. À gauche, ça dit « Plus on est de fous, plus on rit : BOA exige 2+ personnes pour réserver une table ». À droite, même temps, même resto. Ils ne manquent pas de tables ; ils préfèrent juste les laisser vides qu’accepter des clients célibataires.
Mais ce sont des restos chers. Il y a quelque chose d’encore plus énervant aux restos plus décontractés, comme la restauration rapide. Je l’appelle « l’impôt célibataire » — si vous n’êtes pas en couple, vous devez toujours payer le plein tarif. La forme a récemment commencé à changer, mais l’effet reste le même :
3 des 4 — hormis celle en bas à droite — sont genre « 1 acheté, 1 offert » — mais seulement pour une réduction de 50 % pour la deuxième chose, pour une réduction nette de 25 %. La dernière offre, c’est une réduction de 5 $, mais après un minimum de 25 $, dans un resto où le prix moyen est 12-13 $. En tous ces cas, il n’y a aucune réduction offerte aux clients célibataires. J’ajouterai que c’était pas le cas avant environ 2006, quand les promotions ont toutes changé de « réduction de 50 % » à « 1 acheté, 1 offert ».
C’est ici où le regretté M. Bastiat — et vous n’avez aucune idée à quel point je l’estime — aurait bien aimé me frapper. Je viens d’apprendre que « 1 acheté, 1 offert » est illégal en France depuis 2018. C’est la loi Egalim, et je dois commencer par avouer qu’il est fort probable que je rate quelque chose. J’en suis certain, vraiment. Si j’ai bien compris les articles comme celui-ci où M. le Ministre Le Maire a dit qu’il veut revenir vers un seuil de 50 %, ça applique aux marchés, pas directement aux restos.
J’ai rien trouvé qui mentionne les restos, mais plein d’exemples des « émeutes du Nutella ». Mais d’autre part, j’ai recherché de nombreux sites de codes promos (voilà, voilà, et voilà — mais peut-être qu’ils achètent tous les mêmes données). Je ne suis pas arrivé à trouver des codes pour la restauration rapide de 50 % ou plus, mais souvent des trucs comme « réduction de 15 € sans minimum». J’ai trouvé un code pour 1 acheté, 1 offert chez Deliveroo, mais à ce point, on est loin des producteurs alimentaires.
Tout en moi veut dire que l’état ne devrait pas s’en mêler. Tant que les impôts sont payés, nous laissons les vendeurs règlent leurs affaires, dont leurs prix. Mais je vous ai montré qu’aux États-Unis, nous avons bien créé deux classes de citoyens selon la quantité de personnes qui s’asseyent à la table. Je ne doute pas que je rate plein de choses — pourquoi je m’intéresse autant aux publicités ! — et j’espère que vous me mettrez à jour. Mais bien qu’il me semble que ce n’est pas la raison exacte, je suis bien convaincu qu’en France, il y a au moins un désir que le pouvoir d’achat soit égal. Après une belle décennie de payer plus à cause d’être seul, je vous écoute.
Ce week-end, je travaille dur pour me débarrasser des trucs inutiles. Ça ne fait pas partie de cette histoire. Mais pendant mes fouilles façon L’Appel d’Am-Heh dans mes cabinets, en plus de quelques artefacts diaboliques, dont la vidéo de mon mariage, j’ai enfin trouvé quelque chose que je veux vous partager depuis longtemps. Voici le livre de recettes de Piret’s, resto à San Diego fermé depuis environ 1991 :
Cette copie n’était pas originalement à moi. Je l’ai trouvé dans une librairie d’occasion il y a des années. Comme mon livre « À table avec Louis de Funès », il y une dédicace au-dedans. Trois dédicaces, en fait, dont une signée par les auteurs, George et Piret Munger.
Il me semble fort probable qu’en fait, l’un des deux l’a signé (en rouge), car toute la dédicace se ressemble — je doute qu’il ait été écrite par deux mains.
Alors, pourquoi partager ce livre ? Vous avez sûrement reconnu que le nom n’est pas français, mais les couleurs le sont assez. En fait, Piret, la femme du couple, était immigrante estonienne. Son mari, George, descendait d’immigrants anglais du XVIIe siècle. Mais ensemble, les deux ont ouvert une école de cuisine, « The Perfect Pan, » puis une chaîne de bistrots, tous appelés « Piret’s. » C’est chez eux où j’ai appris certaines de mes affections pour la cuisine française, ainsi que chez The French Goutmet et chez The Belgian Lion. Presque personne n’était ici quand j’ai raconté l’histoire des trois chefs qui m’ont rendu ce que je suis (les nombreuses erreurs ne sont pas à eux !). Le jeune moi ne le savait pas, mais Pascal Olhats, ma plus grande influence en tant qu’adulte, travaillait chez Piret’s. Il n’est pas mentionné du tout dans le livre, malgré le fait qu’il est sorti après son temps là-bas, alors bien que nous avions des connaissances mutuelles, je ne lui demanderais jamais des question sur le sujet.
Il faut que vous explique que la carte chez Piret’s était toujours « à la française », pas simplement française. D’abord, c’est parce que leur école avait de nombreux profs qui enseignaient des cuisines diverses. Mais c’était aussi un choix de s’adapter aux goûts californiens. Vous allez voir comment ils ont réussi ce but.
La toute première recette du livre est « spaghetti and meatballs » (des spaghettis aux boulettes de viande), une version fortement américaine. C’est un hommage aux origines de George Munger dans le Wisconsin, avec du piment en poudre et des biscuits dits « Saltines » :
Voici leur recette d’escargots. Il y a du beurre persillé, mais le tout est emballé dans de la pâte filo. Ils expliquent que c’était pour un client en particulier, un certain Tawfiq Khoury. Il était un promoteur immobilier très riche à San Diego à l’époque.
Un peu plus tard, on trouve leur recette de soupe à l’oignon. C’est à base de deux bouillons — moitié poulet, moitié bœuf. Je trouve ça inhabituel, mais ils disent que c’est selon la façon lyonnaise. J’ai mes doutes — beaucoup de recettes dites « lyonnaise » (voilà, voilà, voilà et voilà) utilisent soit juste de l’eau soit du bouillon de poule. En revanche, Jacques Pépin, Légionnaire d’Honneur, enseignait souvent chez les Munger, et il travaillait à Lyon au début de sa carrière. Je suis prêt à croire que c’est ça l’origine « lyonnaise ». N’oubliez pas, pour épater les clients américains, il suffit de mentionner un nom français. Vous sous-estimez votre prestige ici.
Malgré le fait que j’ai des souvenirs forts de mille-feuilles chez Piret’s, il y a très peu de desserts rigoureusement français dans ce livre. Voici leur sélection de tartes : au kiwi, aux pommes, rustique aux pommes, à la crème de citron, et à la ricotta et aux amandes. Il serait plus correct de dire que toutes sont élaborées avec des techniques françaises, mais qu’elles ne ressemblent pas trop aux tartes de Gaston Lenôtre.
Il y a au moins un Paris-Brest traditionnel :
Pour moi, Piret’s a disparu avant sa fin en 1991 ; leur adresse habituelle pour ma famille est fermée en 1988, si je me souviens bien. Mais dans une ville la plus connue (quant à la nourriture) pour être la maison de Jack-in-the-Box, une chaîne nationale de burgers qui aimerait être aussi bonne que McDo, Piret’s était une oasis de la culture et des standards élevés. Pour ça, je reste reconnaissant.
Je suis en train de faire le tri ce week-end et me débarrasser de beaucoup de trucs dont je n’ai plus besoin. Et si je suis brutalement honnête avec moi-même, il n’y a aucune excuse pour le fait que ce truc en bas a survécu jusqu’à ce moment. C’est une brochure de publicités que j’ai reçu dans un de mes colis de la FNAC. Je crois que c’était un accident, qu’ils me l’ont envoyée par hasard, parce que toutes ces promotions ne sont valides que dans l’Hexagone. Je n’en ai jamais reçue une autre. Mais à l’époque — je crois début 2021 — je n’ai toujours pas visité la France, et c’était une sorte de preuve que tout ça était réel. Ou au moins que l’on avait passé du temps en créant d’autres sites web pour me tromper, façon The Truman Show.
Alors, qu’est-ce que l’on va trouver au-dedans ? Des trucs absolument banals. Mais si vous ne me croyiez pas, que tout est plus intéressant en français… euh, ça ne va pas changer votre avis. Cependant, je vous promets qu’il y aura des choses à apprendre. Allons-y quand même !
Ce sont juste des draps et des serviettes. Mais j’ai quand même visité leur site, et j’étais choqué. Beaucoup de ces choses sont beaucoup moins chères qu’aux États-Unis. Bien sûr, je n’ai aucune idée du niveau de qualité. Mais même aux grands magasins ici, où les draps coûtent 2-3 fois ce que je vois ici, tout est fabriqué en Turquie, en Égypte, ou ailleurs. Jamais en France comme tous ces choix.
J’ai dû rire un peu avec celle-ci, car le vin me semble un peu stéréotypé. Mais oh là là, visiter leur site, c’est à pleurer — beaucoup de choses que je souhaite que je puisse trouver chez Total Wine. Ils ont quelques vins des Amériques, mais au-delà d’Opus One, je ne les connais pas.
Celle-ci m’a surpris. Un service pour faire garder ses enfants à la maison ? Ça n’existe pas aux États-Unis. On embauche les voisins (souvent leurs ados), ou d’autres familles que l’on connaît à l’école. J’ai trouvé exactement une entreprise dans tout mon pays en la cherchant, et c’est seulement disponible dans nos plus grandes villes. On penserait que c’est juste de la vie quotidienne, mais on s’organise de façon complètement différente.
Au fait, la prochaine fois où j’embauche une telle personne, n’importe comment, sera la première. Les grands-parents m’aident parfois, mais il faut d’abord en avoir besoin, et c’est ça le problème. Merci, les américaines.
Oh, comme celle-ci m’a fait rêver. Il n’y a rien comme Picard nulle part aux États-Unis. J’ai pas dit qu’il n’y a rien de surgelé. Mais un magasin complètement dédié à de tels produits, non. C’était ma curiosité qui m’a fait virer par le gérant la seule et unique fois où j’y ai visité. La prochaine fois, j’achèterai quelque chose.
Ce site me semble plus cher que le premier. Ils ont de bons vins des États-Unis, surtout le Stag’s Leap de Californie, mais vous payerez évidemment aussi cher pour l’avoir importé. Dans un pays où le Château Figeac existe, c’est pas logique. (Je sais, c’est trop cher pour boire tous les jours, mais les prix sont trop proches chez vous !) Ils ont plein de choix moins chers.
Ce truc n’a rien à voir avec moi.
Beaucoup des photos de Flunch Traiteur ont l’air bonnes, mais il faut y vivre pour avoir besoin d’un traiteur. J’ai horriblement du mal avec ce mot. « Traitor » en anglais est « traître », mais les 3 se ressemblent tous.
C’est quoi l’obsession des belges avec les journalistes ? Spirou, Tintin… c’est au moins deux fois le nombre de journalistes qui sont les héros que chez moi ! (L’envers est juste un formulaire pour le commander.)
Pour une fois, quelque chose qui ne donne pas envie. Je ne connais pas l’Olio Carli, mais même Oliviers et Co (qui existe également chez moi) vend principalement des huiles italiennes ou espagnoles. Nous avons un grand stock d’huile d’olive italienne chez moi, et en produisons beaucoup en plus.
Bof. C’est apparemment un magasin qui vend d’autres marques, dont certaines de chez moi. J’aimerai toujours Le Temps des Cerises, la marque que je porte avec fierté. (À chaque fois où j’assiste aux événements de l’OCA ou l’Alliance française, c’est avec leur jeans.)
J’aimerais tellement que la FNAC m’envoie plus de brochures comme celle-ci, mais deux ans plus tard, il y a évidemment très peu de risque que ça arrivera. Ça reste quand même la première chose que je cherche dans chaque colis !