Peut-être que vous vous souvenez d’une série appelée « L‘Homme qui valait très millards » ? Ce titre m’a toujours rendu confus, parce qu’en anglais, c’est « The Six Million-Dollar Man, » ou « L’Homme qui valait 6 millions de dollars ». Je ne l’ai jamais vue en français, mais j’aurais pensé que la quantité d’argent n’avais pas besoin d’être changé. En tout cas, aujourd’hui j’ai vu ce post dans l’un de mes groupes sur Facebook :
Je ne veux pas dire que j’ai été offensé, mais dès que j’ai vu ça, je pensais que c’était peut-être une différence de devise. En tout cas, ça a provoqué une conversation intéressante.
Un homme a répondu que c’était en centimes, ou anciens francs :
Un autre a demandé s’il s’est trompé de francs :
Alors j’ai fini par apprendre quelque chose de nouveau, ce qui veut dire « la brique » (d’argent) :
Pour comparaison, le premier film Fantômas avec de Funès est sorti en 1964, et une collier de diamants dans ce film-là à coûté 5.500.000 francs :
Le chèque ne dit que des francs, pas ancien ou nouveau, mais je penserais qu’en 1964, ça voulais dire nouveaux francs, parce que le changement avait été lieu en 1960. Et franchement, si ça voulait dire 55 000 nouveaux francs, il me semble que ça ne valait pas les efforts de Fantômas.
Mais en 1975, est-ce que l’on dirait toujours anciens francs ? Aucune idée. C’est pas difficile d’imaginer que toutes les prosthèses coûtent 600 fois un collier. Je sais, c’est pas grand-chose. Mais j’aimerais penser que nous ne vous avons pas fait une si grande arnaque !
Si vous suivez les réseaux sociaux, il semble que toute la France se moque d’un américain qui a découvert « La Pataterie ». Je ne connais pas cette chaîne, mais je comprends très bien l’attitude de ce monsieur. À votre place, je ne me serais pas moqué de lui.
Avant de voyager en France, je me suis dit, « Vous n’avez pas le droit de manger quoi que ce soit américain, monsieur. Vous êtes là pour vivre à la française ! » (Oui, je me vouvoie.) Je ne vous l’ai pas dit, mais j’ai fait une seule exception. À l’aéroport, juste avant de monter dans l’avion pour quitter le pays, j’ai acheté une boîte de macarons. Voilà :
Pensez-vous que je n’ai pris qu’une photo ? Non, j’ai dû aussi prendre une photo du resto lui-même !
En ce cas, c’était pour ma fille. Elle a 11 ans, et elle ADORE McDo aux États-Unis. Elle était en vacances avec sa mère pendant que j’étais en France (c’est pourquoi j’ai dû voyager cette semaine-là ou pas du tout). Je les ai donc gardé jusqu’à mon retour aux États-Unis. Je sais, c’est une mauvaise idée de garder des macarons pendant plusieurs jours, mais je n’avais pas de choix. En tout cas, nous sommes d’accord que les macarons de McDo sont rien de spécial. MAIS —
Pourquoi est-ce que nous étions tous curieux des macarons de McDo ? Parce que l’on n’a RIEN comme ça ici. En fait, il y a peu de choix en dessert chez McDo ici, alors quand nous avons vu leur menu français, c’était un monde tout neuf. Et franchement, il faut que j’ajoute qu’aux États-Unis, personne ne croit que les Français ne mangent qu’aux restos étoilés. Certains d’entre ceux qui ont répondu à ce monsieur n’étaient vraiment pas honnêtes à propos de ce sujet :
Celui-ci est en anglais ; voici la traduction du Parisien :
« Sérieusement ? Vous venez visiter la France, patrie de la gastronomie, et le restaurant le plus étonnant que vous ayez trouvé est une chaîne ? Installé dans un bâtiment ressemblant à un entrepôt d’usine ? »
J’ai eu exactement la meme experience chez La Croissanterie à la Gare d’Austerlitz le jour où j’ai visité Orléans. Je n’ai rien dit à l’époque de peur d’être moqué comme ce monsieur. Mais voilà mes photos :
Je sais bien qu’il y a plein de meilleures boulangeries en France. Mais en tant que quelqu’un qui a pris des trains pendant dix ans pour aller au boulot, je peux vous dire qu’il n’y a RIEN à ce niveau de qualité dans nos gares. J’étais choqué que ce serait le cas n’importe où.
J’adore mes amis partout en France et en Belgique. Mais parfois quelqu’un ou l’autre qui n’a jamais visité les États-Unis me dit que tout le monde dans le Kansas ou le Nebraska est un gros con qui ne sait rien. C’est parce qu’ils ne connaissent que les stéréotypes. Je vous rassure que l’on ne manque pas de cons en Californie. Ce que j’essaie de vous expliquer, ce n’est pas que l’on ne sait rien. C’est un si grand plaisir de découvrir qu’à quelque part d’autre, il existe des choses différentes et meilleures, même dans la vie quotidienne.
Après avoir fini la Drôme, nous avons fini un quart du Tour des Départements. Pour être clair, la fin du Tour ne sera pas la fin du blog — je sais déjà ce qui se passera prochainement, ou au moins ce que je voudrais faire. Mais à l’instant, je veux revoir le meilleur du blog jusqu’à ce moment. (Selon moi. Vous avez le droit de ne pas être d’accord.)
Selon Google, ce blog devrait être « Un coup de Couserans » — c’est LA source pour la croustade de Couserans, dans un plus haut rang que le site de l’office de tourisme de l’Ariège ! (C’est vrai soit en français soit en anglais.) C’est la même chose pour les monnaies de Chevagnes (de l’Allier).
À mon avis, ce sont parmi les meilleures recettes du blog — bien faites, et pas trop connues. Mais c’est à moi, pas les moteurs de recherche, de choisir les meilleurs du blog.
Où habiter : Le Calvados ou la Côte-d’Or. On peut visiter n’importe où pour quelques jours, mais on doit manger tous les jours. Leurs deux dîners (Calvados, Côte-d’Or) ont reçu le plus d’attention pour une raison ! En plus, tous les deux sont pleins de choses qui sont importantes pour moi. Toute la Normandie aura un avantage injuste pendant la vie de ce blog ; le reste d’entre vous doit rester content que je n’aie pas d’yeux seulement pour Paris.
Meilleure salade : Je plaisante ! C’est comme dire « plus mieux », une erreur de grammaire ! (Non, mais sérieusement, il y aura des punitions salades ici.)
Meilleures surprises : La Drôme et l’Ariège. Je ne savais rien de tous les deux avant d’écrire ce blog. Je serais déçu si je ne pouvais pas voir toute la France, mais ces deux sont des priorités inattendues.
Pire surprise : Le trafic. Mes meilleures idées — comme la crème de marrons ou la Cinémathèque Française — viennent de vous les lecteurs. Je n’écrirai jamais pour l’argent, mais il me plairait beaucoup de recevoir des idées de lecteurs partout en France (dont les départements d’outre-mer). En général, ceux qui me trouvent par Google ou Quora ne reviennent pas. C’est bien évident que j’ai beaucoup de travail.
Ce que j’attends le plus : J’écrirai le prochain bilan après le 51, la Marne. Avant d’y arriver, il y aura certains départements où je les connais déjà un peu, comme la Gironde et le Loiret. Il y aura aussi Ille-et-Vilaine, le préféré d’un ami belge qui gère un groupe de fans sur Facebook. Mais quelle sera la prochaine Ariège, la surprise complètement inattendue ? Cette question reste la grande aventure !
L’un de mes loisirs est ramasser des exemples de toutes les conneries en anglais auxquelles j’avais espéré échapper — seulement pour découvrir qu’il est trop tard et elles existent en français maintenant. Il me semble que n’importe quel verbe anglais peut ajouter un « -er », et hop ! Nouveau verbe français ! Alors, quand j’ai vu cette image grâce à mon lecteur Bernard, c’était à la fois une mine d’or et quelque chose de choquant :
Certains de ces mots sont aussi ridicules en anglais qu’en français, mais ils servent encore à quelque chose. Je vous rassure, « brainstormer » (juste « brainstorm » en anglais) est un cliché que l’on se moque fréquemment. Sinon, ça ne veut pas dire exactement « réfléchir ». C’est où on essaye de créer le plus d’idées possible en un minimum de temps, même si on sait déjà que certaines idées seront folles.
Des autres me rendent triste parce que je suis certain qu’il existe déjà de bons mots en français. « Overbooké » m’a failli fait pleurer, et « je suis fulltime » au lieu de « à temps plein », c’est une abomination ! Et peut-être que « c’est touchy » est le pire — le français ne manque pas du tout pour des mots qui décrivent quelqu’un ou quelque chose de difficile.
Le comédien Sebastian Marx, un new-yorkais qui habite à Paris, a fait une vidéo sur le même sujet (attention aux gros mots) :
Et un autre exemple qui est arrivé dans mes courriels :
ÊTES-VOUS SÉRIEUX ?
« Shopper » au lieu de « faire les magasins » est peut-être logique d’avoir une phrase courte. Mais est-ce vraiment à dire que le pays de Coco Chanel et Christian Dior n’a pas de mot pour signifier « quelques vêtements qui vont ensemble » ?
Mais on trouve cette tendance en dehors des entreprises. Par exemple, sur les sites de tourisme : « made in chez nous », « slow tourisme », « votre week-end slowlife », « booster votre activité » (pas augmenter ?), et plein d’autres. (Je sais que « slow » est bien emprunté pour beaucoup de choses, mais « lente » existe !) C’était plutôt drôle quand j’ai découvert que la Corrèze se moque de cette tendance avec « #zecorreze ». (La langue entre les dents, les amis !)
Il y a d’autres chats à fouetter, bien sûr. Mais j’entends parler que l’Académie française n’est pas trop active en ce moment, et Isabelle Balkany ne peut pas faire ça toute seule !
En 2012, je suis allé à Las Vegas, où j’ai découvert le chef Pierre Gagnaire pour la première fois. Il avait un restaurant appelé Twist en haut de l’hôtel Mandarin Oriental. (C’est apparemment fermé « temporairement », mais ça n’apparaît plus sur son site web. Je doute qu’il retourne.) Je l’ai tellement adoré que j’ai acheté un livre inhabituel après mon dîner. C’est presque comme un poème avec des photos au lieu d’un livre de recettes.
Il l’a signé, mais c’est pas à moi — la date est 13 mois avant ma visite !
Au-dedans, on trouve des photos de sa cuisine. Je vais vous en partager quelques. Vous comprendrez pourquoi j’ai dû visiter Gaya à Paris. Le texte est complètement en anglais, malheureusement.
Celle-ci est juste du jus d’orange, bien réduit. Selon le texte, il aurait mis une crevette dans le trou.
Poisson Saint-Pierre aux crevettes :
Rouget aux groseilles :
Canard à la papaye, avec une tuile au miel :
Celle-ci est un dessert, façon nougat, mais presque transparent.
Des figues au mascarpone et au caramel :
Twist était un resto à ce niveau ; Gaya est moins cher et moins ambitieux. Mais avec des souvenirs comme ceux-ci, je suis heureux de ne pas avoir raté l’opportunité. Je ne savais pas avant d’écrire ce post qu’il n’y a plus de restos de Pierre Gagnaire aux États-Unis — c’est un bon exemple de pourquoi il faut prendre vos opportunités quand elles arrivent.
Un ami m’a montré cette vidéo du chef pour commencer. C’est tellement impressionnant de regarder quelqu’un qui peut faire tout ça sans se blesser.
Il ne donne pas trop d’instructions compliquées. Quand il fera quelque chose d’important, il dira « Comme ça ! » Quand il veut que vous fassiez quelque chose avec de l’énergie, « Tourne et retourne ! ». Quand il utilise son mixeur plongeant, « Machine miracle ! » Comme ça :
Mais ce qui attire ses fans est son sens d’humour. Par exemple, en parlant du mixeur cette fois, il dit « La machine miracle a plongé et après la plongeon de la machine, elle replonge à la plonge pour plonger avec plongeant. » Il fait beaucoup de jeux comme ça !
Sur Facebook, il est encore plus drôle parce qu’il ajoute des effets pour compter combien de fois il dit « Comme ça ! » ou « Super nickel ! » :
Et il adore jouer avec ses habitudes. D’habitude, il crie à la fin de ses vidéos, « Maître d’hôtel ! La commande de la table 55 est prête ! » Mais parfois, il surprendra avec quelque chose comme « Maître d’hôtel, restez dormir ! C’est pour le cameraman ! » On ne sait jamais ce qu’il va faire, mais ses vidéos sont toujours professionnelles, et j’apprends beaucoup de lui. Merci à vous qui me lisez en France et partout ailleurs ! Bye !
Désolé, c’est pas mon but de vous tutoyer tous. En fait, j’adore le vouvoiement — sérieusement ! — et un jour, je vous expliquerai exactement pourquoi. Je voulais juste faire un petit jeu de mots sur ce sujet — pourquoi il faut acheter tous les produits français de magasins français, même pour les importer aux États-Unis. N’utilisez jamais Amazon.
Hier, je vous ai montré (presque tous) mes derniers achats chez FNAC — quelque chose de SPÉCIAL va bientôt arriver, alors je l’ai supprimé. Mais vous pouvez voir — tous ces trucs ne sont pas chers, mais la frais d’expédition, ça coûte un bras ! (Évidemment, vous nous avez emprunté cette expression, mais en fait, on dit « ça coûte un bras et une jambe » en anglais. C’est assez proche.)
Mais le total n’est pas terrible — 45,86 € pour 5 trucs que je veux vraiment, je ne me plains pas. (Si vous vérifiez ces prix, les vôtres seront 20 % plus haut — je ne dois pas payer le TVA. Mais vous pouvez tous marcher à votre FNAC. Ne vous plaignez pas non plus.)
Supposons que je veuille vider mon portefeuille chez Bezos. Que payerais-je pour juste les 4 disques que vous avez vu ?
Même si j’avais acheté les moins chers disques d’occasion, j’aurais payé 75,69 $ (environ 64,7 €). Tous neufs ? 144,67 $ ou 123,68 € ! C’EST FORT DE CAFÉ !
Voyez-vous maintenant pourquoi je suis si fidèle à la FNAC ? Parfois, ils me mettent un peu en colère. Mais je ne me sens JAMAIS comme ils me volent, et en plus, je suis fier de soutenir mes amis.
Ce sera un post comme rien d’autre ici. Tout ce qui suit n’est que la vérité. L’histoire de « Sophie » m’est arrivé en juin 2020. Je remercie Anne-Marie de Carry the Beauty pour m’avoir donné le courage d’écrire ce post, surtout à cause de celui-ci.
Elle s’appelait Sophie. C’était trop chanceux — trois mois après avoir commencé à apprendre une nouvelle langue, à peine trois semaines après avoir rejoint mon premier groupe français, une si belle femme également nouvelle au groupe voulait parler avec moi ? La chance !
Qu’est-ce que c’est qu’un brouteur ? Selon TV5MONDE :
Les « brouteurs » sont des vedettes en Côte d’Ivoire et au Nigeria. Leur spécialité ? Contacter des hommes et des femmes en Europe via les réseaux sociaux comme Facebook, leur promettre l’amour pour au final, leur soutirer des sommes d’argent colossales.
Pas exactement. D’abord, je n’habite pas en Europe, et je ne manque pas de demandes des brouteurs. Et c’est aussi possible qu’il y ait de vrais européens qui font la même escroquerie. Une amie m’a dit que ça se passe parfois.
J’ai rencontré au moins 3 de ces hommes avant qu’un ami m’a expliqué ce qui se passait. (Il est possible qu’ils ne soient pas tous hommes. Je ne m’inquièterai pas de cette possibilité. Je vais les appeler tous « hommes ».) Et je dois vous dire : je ne drague jamais personne. Même si j’avais l’intention, je suis à la mauvaise place. Mais quand j’ai commencé à participer sur les réseaux sociaux, j’acceptais toutes les demandes de parler — je voulais être amical, et beaucoup de monde dans mon groupe voulaient parler avec « l’américain ».
Sophie était nouvelle dans mon groupe, donc ce n’était pas une surprise qu’elle n’avait aucune histoire là-bas. Quand j’ai reçu sa demande, je l’ai accepté parce que c’était mon habitude.
Peut-être que la moins sincère expression sur les réseaux sociaux est « Comment allez-vous ? ».
La conversation a commencé avec les salutations habituelles — « Comment allez-vous ? Quel temps fait-il ? ». J’étais un peu surpris quand Sophie m’a demandé « Êtes-vous célibataire ? », mais franchement, j’étais heureux d’avoir l’attention.
Les brouteurs sont souvent paresseux. Si on veut faire un joli escroc, faut pas laisser des preuves que c’est un escroc dans son profil !
On a continué. Elle a commencé à me parler d’être divorcée, d’avoir un fils…et je pensais « moi aussi ! ». Après un peu de conversation, elle m’a demandé si on pourrait changer d’appli, de Facebook Messenger à Google Hangouts.
La première tâche des brouteurs est de ne pas se faire prendre. Ils doivent donc déplacer la conversation dans un endroit moins réglementé, où ils ne finiront pas par être interdits.
On a commencé à échanger des photos. Rien de coquin. Je montrerais toutes les photos dans nos conversations à mes grand-mères, si elles vivaient encore.Oui, toutes.
Les brouteurs volent des photos partout sur Internet. Quand vous parlez avec un inconnu, faut vérifier que leurs photos ne sont pas volées. C’est souvent le cas qu’ils vous diront quelque chose de suspect même si vous oubliez de vérifier leurs photos avant de parler. Google Images est votre ami !
Après une semaine, Sophie m’a dit :
Je commence a éprouver des sentiments pour toi et c’est depuis hier que cela s’est développé, je ne voulais pas te le dire, mais dès le début j’avais peur de te le dire, car je me disais que peut-être cela pourrait être comme la relation que j’avais vécu avec mon ex, j’avais peur et bref j’avais peur de m’engager voilà la vérité, j’espère que je ne te fruste pas en te disant cela, mais ainsi va la vie de toute façon tu devais le savoir et je crois que tu le sais et que le moment est très venu pour que je te le dise.
Désolé, mais quoi ? Bien sûr, j’étais encore vraiment nouveau en français, j’ai donc lu ce texte avec l’aide de Google Traduction. Et je pensais, « Ça ne m’arrivait jamais avant, surtout pas si vite. Mais…pourrais-je prendre un risque ? »
On peut parfois détecter une arnaque avec un changement de langue dans l’appli. Le seul défaut de la langue française, c’est que l’on ne peut pas voir le genre des sujets par leur pronoms possessifs. « Sa photo » appartient également aux hommes qu’aux femmes. En anglais, c’est pas le cas ! « His photo » appartient à un homme !
Je suis con, mais je ne suis pas né hier. Quand Sophie m’a dit quelque chose d’amoureux, j’ai fait plus de recherches. J’ai trouvé son profil sur « Moi Pour Toi », un site de rencontres gratuit. Il me semblait que c’était une bonne épreuve qu’elle était réelle. Pourquoi ? Le profil a dit toutes les mêmes choses qu’elle m’a dit, et elle n’avait aucune raison de penser que je le découvrirais. Elle est trop belle pour moi, hein ?Et oui, c’était un « drapeau rouge ».
Je vous ai déjà dit qu’il fallait vérifier les photos de n’importe qui que vous contacte, non ? Croyez-moi, je n’accepte plus les demandes d’ajout à moins que je ne les connaisse déjà.
Sophie et moi avons passé plusieurs jours incroyables en parlant. Il me semblait qu’elle voulait commencer à nouveau quelque part d’autre, j’ai donc arrêté de me poser des questions. Je n’ai jamais trouvé aucune de ses photos sur Internet. Puis, je lui ai demandé de se faire un appel vidéo. Le lendemain matin, elle m’a dit qu’elle a eu besoin de secours — son propriétaire lui avait dit qu’il allait l’expulser à cause de ne pas avoir payé le loyer.
Sur les sites de rencontres américains, il y a toujours plusieurs avertissements. Ne donnez pas de l’argent à quelqu’un à qui vous n’avez jamais parlé. Faites attention à ceux qui veulent des cartes vertes (pour immigrer). Ne partez pas trop vite du site pour des autres chaînes de communication.
Depuis le départ de mon ex il y a 10 ans, je n’avais sorti qu’avec une seule femme (elle ne me manque pas ; personne n’a jamais accepté), et elle avait carrément voulu une carte verte. Le premier rendez-vous avait aussi été le dernier. Avec Sophie, dès qu’elle m’a demandé de l’argent, j’ai su tout de suite que tout avait été un escroc. Mais je ne voulais pas y croire. C’était un jour de plus avant que je lui dise adieu.
Après la fin de mes mésaventures avec Sophie, j’ai supprimé Google Hangouts. Mais il y aurait une surprise choquante de plus.
Elle s’appelait Karine, et elle était nouvelle dans mon groupe. J’étais déjà méfiant à cause de Sophie, mais cette fois, je voulais savoir si je pourrais apercevoir une arnaque. Elle m’a demandé des questions familières — « Quels sont tes caractères ? Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? » Mais je n’étais PAS DU TOUT prêt le lendemain, quand « elle » m’a dit :
Je commence a éprouver des sentiments pour toi et c’est depuis hier que cela s’est développé, je ne voulais pas te le dire, mais dès le début j’avais peur de te le dire…
TOUT le même paragraphe. Je lui ai dit tout de suite que quelqu’un m’a dit ces mots avant, que je suis certain que c’est une arnaque. Adieu, « Karine ».
Après ça, j’ai cherché sur Internet avec ces mots. Et j’ai trouvé « le scénario ». Presque tout ce que Sophie et Karine m’avaient dit, surtout Karine. Voici des captures d’écran, juste au cas où.
Je me suis échappé seulement parce que, bien que j’aie voulu y croire, je n’ai jamais vraiment arrivé à y croire. Et maintenant, je sais, et aucun brouteur ne me reprendra plus jamais.
Ça vient d’arriver (je savais depuis longtemps que ce serait le cas) :
En fait, je sais que j’ai raté deux jours pendant tout ce temps. On peut gagner quelque chose dans Duolingo appelé « streak saver » ( sauveur de séquence ) pour ne pas perdre ses records. J’ai laissé les confins de Duolingo il y a longtemps, mais je reste reconnaissant. Quelques souvenirs de voyage :
Au débutDe l’humour bizarreAh, c’est ça qui est enterré à Fresh Kills, New YorkFaites vos propres devoirs !Comment être un bon internauteIls savent.Il n’y a vraiment qu’un sujet sur cette appliNon, mais sérieusement, seulement un sujetJe crois que tous les deux sont également valables
Plus que j’apprends, moins que je fais confiance à tout ce qu’ils m’apprennent. Pour exemple, le sens de cette phrase en anglais est que le sujet n’est pas venu au lieu de travail. J’aurais dit plutôt en français, « Il a un rhume donc il n’est pas venu au travail ».
Mais je ne veux pas du tout être ingrat. Je suis ici, et je peux écrire tout ça, parce que Duolingo est avec moi depuis le début.
Pour être un bon Français, il faut savoir râler (en disant que c’est juste les autres Français qui râlent). Alors, considérez ce post comme ma candidature de citoyenneté honoraire.
Plainte la première : Arrêtez de vendre l’idée d’amour ; c’est ÉNERVANT.
Dès que l’avion d’Air France commence à bouger, les conneries sur l’amour commencent aussi. Voilà une image de la vidéo sur la sécurité à bord de l’avion :
BEURK !
Avec la Tour Eiffel en arrière-plan, bien sûr. Pensiez-vous que c’était mon rêve d’y aller tout seul ? De dîner au restaurant de mon chef préféré avec un portable au lieu d’une femme ? Faut-il vraiment me rappeler si fortement d’être celibataire depuis onze ans ? PAS DU TOUT ! Mais qu’est-ce que l’on y trouve en sortant de l’avion ?
Et pendant que l’on attend le vol pour quitter le pays ? Remarquez, s’il vous plaît, qu’il n’y a plus de bouton, alors cette fontaine d’eau potable ne marche pas.
Évidemment, on ne vit plus à cause d’eau fraîche, alors que penser de l’autre chose ?
Plainte la seconde : QU’EST-CE QU’IL Y A AVEC VOUS LES ANGLOPHONES ?
Ouais, je l’ai dit. J’avoue que je n’ai pas encore un niveau C1, mais il me semblait que tous les français voulaient me parler en anglais. C’était le cas même quand je leur ai dit que je parle français.
Au début, c’était pas si énervant. Pour exemple, quand je suis arrivé à mon hôtel, le réceptionniste savait déjà que j’étais un touriste — c’est naturel de ne pas supposer. Mais je lui ai dit que je parle français, et tout de suite, il est devenu mon ami. C’était agréable pour lui de trouver un touriste qui ne s’attendait pas à ce que les autres parlent sa langue. Et j’ai trouvé la même chose aux Deux Magots, La Coupole, et d’autres lieux.
Mais beaucoup de monde ont refusé de me parler en français. Seulement une fois, j’ai oublié de dire « bonjour » à une vendeuse, à la Grande Arche. Je suppose que ça lui a dit « Je suis anglophone », alors je l’accepte. Mais à Versailles, au Louvre, à l’Arc de Triomphe, au bistro où j’ai dîné mercredi soir, et surtout à l’aéroport en quittant le pays, je pouvais dire « je parle français », et rien n’a changé. Je pouvais répondre à chaque question en français, et ils continueraient à me parler en anglais.
Faut comprendre qu’aux États-Unis, nous croyons tous que votre plus grosse plainte contre nous, c’est que l’on n’essaye pas d’apprendre le français. Certainement, ce n’est pas difficile, de trouver des francophones qui se plaignent de ça (voilà, voilà, et voilà). Et je comprends assez bien, sinon pourquoi essayer d’apprendre ? Mais faut aussi comprendre — si vous, un Français, ne voulez parler qu’en anglais avec moi, un Américain qui parle en français… CE N’EST PAS LA FAUTE DE L’AMÉRICAIN QUE LA CONVERSATION SE DÉROULE EN ANGLAIS.
Et ma dernière plainte, c’est sûrement la pire. C’est que JE NE SUIS PLUS LÀ.