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Des cauchemars sont faits de l’essence

J’aurais bien aimé vous raconter l’histoire de notre jour en Normandie pour visiter des sites de la SGM. Ou bien ce matin, avec la Tapisserie de Bayeux et une rencontre avec une blogueuse que vous connaissez tous. Mais en ce moment, j’écris dans un train RER B, 4 heures après le temps que j’ai dû rendre la voiture. J’ai payé une sacrée amende, mais en plus, j’ai dû annuler notre dîner. J’ai deux contes sur l’essence et les stations-service pour vous raconter.

Nous avions loué une Peugeot 2008 qui roulait sur essence pour conduire partout en Normandie. L’idée était d’aller à Rouen, à Bayeux, et à Lisieux avant de revenir à Paris et rendre la voiture afin de prendre le métro partout. Ça, ce n’était pas exactement une erreur, mais OMD, j’ai eu un drôle de dimanche !

D’abord, je n’aurais jamais dû quitté l’aire d’autoroute à 100 km de Paris. J’ai trouvé tout ce dont j’ai besoin pour être heureux. Ça, c’est l’histoire de bonheur du jour :

Au cas où vous pensez que je le savais déjà, non, c’était ma toute première rencontre avec du nougat dans une station-service !

Mais oh, ce qui m’est arrivé après était nul. J’avais pensé à déposer mon père et ma fille à l’hôtel, puis rendre la voiture à l’aéroport. Malheureusement, j’ai estimé que je pouvais faire le plein proche de l’aéroport, alors je n’ai pas acheté de l’essence toujours si loin de Paris. C’était une erreur.

En quittant l’hôtel, je me suis rendu compte que la distance à l’aéroport — 40 km — était plus loin que l’estimation de la voiture quant à la distance que lui restait — 35 km. Mais j’ai pensé « dites donc, une fois sur la route, vous pourrez trouver une station ». HAHAHAHA, non.

Je vais vous dire très franchement que ce qui suit ne me serait jamais arrivé dans une grande ville des États-Unis.

Je suis sorti de la route quand la voiture m’a dit qu’il ne me restait que 25 km. D’accord, ce n’était pas ma meilleure idée. Mais j’ai vite trouvé une station-service. L’essence ? Hors service. Bon, ça arrive. J’ai cherché une autre station avec Google Maps. Fermée. Ça commence à m’agacer.

J’ai cherché une troisième station — « carte refusée ». Bon, peut-être qu’elle n’accepte que des cartes bancaires, pas de crédit ? Refusée aussi ! Et la station-service fonctionnait complètement automatiquement, sans personnel pour demander de l’aide.

Chacune de ces situations m’est arrivée deux fois. Finalement, la voiture ayant cessé de me donner des estimations, j’ai trouvé une station-service BP où j’ai pu faire le plein avant de payer. Je vous jure, jamais vu dans la vie.

Mais les erreurs n’étaient pas finies. J’ai mis « avis budget cdg » dans Google Maps. Ça m’a donné une adresse près de l’aéroport — mais la mauvaise quand même. Il me fallait une heure de plus pour trouver le bon endroit.

Finalement, pour des « raisons de sécurité », le RER B restait coincé dans une gare pendant 20 minutes. Alors, je ne suis revenu à l’hôtel que 4 heures après le bon moment. J’ai dû annuler notre réservation pour le dîner.

Je ne me sens pas très bien à cause de cette histoire de stations-service. Il arrive parfois aux États-Unis qu’une station est vide ou fermée. Mais dans les villes de même taille que Paris — ou bien un dixième la taille, comme Elbe-en-Irvine — on ne chercherait jamais plus que deux stations. Peut-être que c’était différent pendant les années 70s, avec l’embargo. Mais jamais dans ma mémoire.

Au moins j’ai eu un bon moment dans le train RER B. J’ai passé par ma gare préférée de toute la France, pas pour sa conception — ça, c’est plutôt Rouen Rive Droite — mais pour ce que j’y ai trouvé. Je vous laisse à deviner quoi.

Un jour Miraculous à Rouen

Nous avons passé hier à Rouen avec mon amie et ses filles. J’écris pendant le déjeuner du lendemain alors ce sera court mais avec plein de photos :

Le matin, nous avons eu une surprise pour les trois filles. Nous les avons emmené aux Docks 76, un centre commercial, pour regarder Miraculous, le film :

Puis, nous avons pris le bus vers la Rive Droite, où on trouve la vieille ville de Rouen, celle de Jeanne d’Arc. Mais les filles avaient toutes envie d’une chose — McDo !

Ma fille dit qu’elle le préfère au nôtre !

Aucune visite à Rouen ne serait complète sans le Gros Horloge de Louis XV :

Très proche, on trouve ma cathédrale préférée en France. Malheureusement le chœur est fermé pour des travaux.

Le tombeau de Richard Cœur de Lion est aux bords des travaux :

J’adore me promener parmi les maisons à pans de bois, pas mal desquelles existent depuis une époque où mon continent était inconnu.

Je voulais que ma fille voie la gare, que j’adore :

Très proche de la date est le donjon où Jeanne d’Arc était prisonnière.

Pour dîner, nous avons trouvé une super brasserie, la Grande Brasserie Paul. Pour la première fois dans ma vie, j’ai goûté un steak tartare :

J’aimerais vous dire plus, surtout sur nos mésaventures la nuit, mais ça devra attendre.

La fête nationale

L’année dernière, pour la fête nationale, j’ai eu l’occasion d’écrire sur ce que la France veut dire pour moi, mais cette année, c’est quelque chose de complètement différent — nous sommes en France pour la fêter ! Je savais, sans vraiment y penser, que les fêtes commencent la veille. Alors, quand mon amie rouennaise m’a parlé pour planifier notre visite, elle m’a dit d’arriver le 13 soir pour dîner ensemble, puis aller aux feux d’artifice.

Je ne vais pas nier que mes plans du 12 au 13 étaient dingues :

  • Quitter Elbe-en-Irvine à 12h le 12 pour conduire à LAX
  • Voler à 17h vers Paris
  • Arriver à Paris à 13h le 13, donc 4h du matin chez moi
  • Louer une voiture et conduire directement vers Rouen
  • Dîner en famille
  • Regarder les feux d’artifice vers 23h

Vous avez lu « dormir » quelque part dans ma liste ? Moi non plus. Je dors mal dans les avions, mais je n’allais jamais rater cette opportunité. Mon père et La Fille… étaient heureux à la fin, mais croyez-moi, j’ai entendu des plaintes pendant le trajet, et je ne peux même pas être en désaccord.

Vous comprenez sûrement que je ne vais pas publier des photos de mon amie et sa famille. Mais je vous montrerai quelques choses qu’elle a mis sur la table :

Les fromages Saint-Nazaire, Port-Salut et Neufchâtel, jamais goûtés avant !

Après, nous sommes passés par la mairie de sa ville aux alentours de Rouen. Là on trouve un monument aux Morts pour la France de la Première Guerre mondiale :

Voici la foire :

Et les feux d’artifice :

Pour garder sa confidentialité, je ne dirai plus. Mais elle reste la même amie super de mon voyage il y a deux ans, et il n’y a aucune famille dont je suis plus fier de la connaître.

La rentrée

Bonjour de CDG, les amis. Comme disait l’humoriste américain Bob Hope, « Je viens de voler de Los Angeles, et punaise, que les bras soient épuisés ! ».

Je ne vais rien ajouter. On a trop à faire. Mais c’est merveilleux d’être ici.

Bientôt, votre problème

Bonjour, les amis. Ici Descarottes. Ça fait belle lurette depuis notre dernière rencontre, n’est-ce pas ? (Vous avez sûrement remarqué que je parle beaucoup plus couramment que le gros.) Je suis ici pour râler de lui, comme d’hab. Mais savez-vous comment je sais que vous allez m’écouter attentivement ? Regardez dans ces yeux !

Vous ne pouvez pas me résister, comme tous les autres, je le sais déjà. C’est dur d’être aussi mignon.

Alors, savez-vous quand il a épuisé son stock de nougat de Montélimar de son dernier voyage ? Fin mars. Oui, il a trouvé quelques barres de plus chez Surfas, de Chabert et Guillot, mais oh les cris ! « Rien d’autre n’est Soubeyran ! » « J’aurais dû en acheter tout ! » Il ne se souvient pas du fait qu’il me vole mes salades tous les soirs !

En parlant de ça, il vient d’avoir sa prise de sang trimestrielle hier matin. Même moi, je dois avouer que manger mes salades est bonne pour sa santé :

Ces chiffres sont en fait excellents, même celui des 30 derniers jours. Peut-être que maintenant il peut reprendre son chemin de pâte feuilletée et macarons et me foutre la paix. Au fait, vous devriez entendre les plaintes après ses séances de sport toutes les deux nuits. « Comme je suis épuisé ! » Je ne sais pas quel est ce « vélo » duquel il parle, mais ce que je sais, c’est qu’il n’a rien à voir avec me servir des carottes.

J’ai franchement peur, les amis. Si ça ne marche pas, il ne mangera plus seulement mes salades. Il prendra de mon foin, aussi !

La petite commence à m’énerver un peu elle-même. « Comme je souhaite que le film de Miraculous joue ici, pas juste en France ! » Et alors ? Va en Allemagne, ma chère, il sera aussi là. N’oublie pas non plus, tu étais en vacances avec ta mère le temps de mon dernier bain, et m’a laissé aux mains du gros. J’ai toujours une dent contre toi. Une dent qui a envie de croquer des carottes.

Je crois qu’ils sont en train de faire un complot contre moi. Hier, il m’a amené chez le vétérinaire et m’y a laissé avec de gros sacs de nourriture, de foin, et oui, des carottes. Il m’a dit au revoir, alors je lui ai répondu avec la salutation new-yorkaise, « Bon débarras ! ». C’est bien évident qu’il va quelque part, presque certainement à la recherche de ce fameux nougat de Montélimar. Qu’il y déménage ! D’autre part, s’il revient avec les célèbres carottes de Meaux, tout sera pardonné. Du moins pour une journée.

Mais excusez-moi, je vous en prie. Il me faut convaincre le personnel ici de me donner plus de carottes. Regardez encore une fois ce visage. Pensez-vous qu’un inconnu peut me résister ?

Ouais. Moi non plus.

L’avenir

Je suis un peu dépassé et stressé par le blog en ce moment. J’ai déjà presque fini « Je découvre la Haute-Savoie », mais ça ne va pas paraître jusqu’à mardi. Je n’avais jamais l’intention d’écrire trois de ces articles dans une semaine, et je ne le referai jamais. Tout ça juste pour une drôle d’idée d’écrire sur Paris de Paris. Demain, vous aurez probablement un autre film ici ; j’en ai plusieurs à la maison. Mais pour l’instant, j’ai du mal à écrire, alors, je vais vous parler de quelque chose qui m’est venu dans l’esprit ces derniers mois.

Je pense à rompre la règle la plus vieille du blog — « PAS D’ANGLAIS ». Peut-être que vous l’avez deviné, peut-être que vous avez suivi des indices ici, et certains l’ont entendu directement de moi, mais à la fin du Tour, j’aimerais publier un livre. Pour de nombreuses raisons, je ne m’intéresse pas à l’auto-édition pour un tel œuvre. Ce ne serait pas seulement un livre de recettes, mais un mémoire de tout — l’apprentissage de la langue, les films, la musique, etc. Mais je suis honnête avec moi-même, et le traffic ne mérite pas l’intérêt d’une édition. En revanche, j’ai de nombreux anglophones qui me disent qu’ils aimeraient me lire, mais chercher le bouton Google Traduction ne les intéresse pas. Et honnêtement, voici mon niveau d’intérêt à tout traduire :

Tout vrai (source)

Pour être clair, je sais exactement ce que j’ai construit ici, et je refuse de changer son caractère en tant que communauté. Je ne m’intéresse pas à des commentaires en anglais ici. Ce blog est sur — et pour — la France et la francophonie. Mais je suis bien au courant que les recettes en anglais ainsi qu’un changement vers le format préféré de Google peuvent hausser le traffic. Alors je pense à deux choses :

  1. Publier les recettes comme pages au lieu de posts, afin qu’elles n’apparaissent pas dans les lecteurs, mais apparaissent sur les moteurs de recherche. J’écrirais les mêmes posts pour les annoncer, alors vous ne rateriez rien. En revanche si vous connaissez comment WordPress gère les pages, je regretterai vite ce choix.
  2. Lancer un deuxième blog pour publier les recettes en anglais. Je ne m’intéresse pas du tout à traduire les autres contenus ici, mais ça garderait la pureté linguistique du blog. Si vous comprenez pourquoi je dis « balado » au lieu de « podcast », et pourquoi je cherche des mots québécois plutôt qu’utiliser des anglicismes, vous comprenez pourquoi je pense à cette option. Mais c’est du travail.

Ce que j’aimerais le plus, mais je ne vois pas de moyen pour le faire, serait d’avoir simplement une nouvelle catégorie qui ne faisait pas partie du flux pour l’appli WordPress. Je pourrais garder tout sous un blog sans rien changer pour la communauté des lecteurs, et ne pas devoir garder deux copies de mes médias non plus. Mais s’il y a un tel moyen, je ne le vois pas.

Je suis ouvert à d’autres suggestions. Et franchement, si vous voulez me dire que cette idée est bête, peut-être qu’il me faut l’entendre aussi. C’est une étude de marché, après tout, et si le marché me dit qu’il n’y aura pas de public, il vaut mieux l’entendre avant de perdre trop de temps avec le brouillon d’un manuscrit. (Et oui, un petit existe déjà.)

Un mot pour finir : si vous me dites, « Justin, vous avez sûrement regardé Citoyen Kane. Ne trahissez pas vos valeurs d’exactement cette façon », peut-être qu’il me faut aussi l’écouter. Cette pensée m’angoisse, et peut-être que ça suffit en tant que réponse. Tout ça, c’est à dire que je ne serai pas offensé, quel que vous disiez.

Les deux Tours, la dernière fois

Les deux dernières années, j’ai publié des articles pour comparer où est allé mon Tour des Départements avec le Tour de Angleterre Danemark Espagne France. (Évidemment, je ne suis pas fan des débuts à l’étranger.) Voici les versions de 2021 et 2022. Je m’attends à ce que ce soit la dernière fois car à moins qu’il y ait un désastre ([On vit dans l’espoir — Mon ex]), d’ici le prochain Tour, nous aurons fini l’Hexagone, même si l’Outre-mer nous attend. Peut-être que j’aurai une autre idée pour inclure le Tour de France ici, mais c’est trop tôt pour planifier une telle chose.

Avant de continuer, j’ai une annonce. Afin de réussir une prise de sang trimestrielle avant de partir en vacances, je ne vais pas cuisiner des dîners départementaux jusqu’après mon retour. J’ai fait du bon travail ces derniers mois avec des tortures salades et je ne vais pas tout gâcher avec 10 jours de desserts en France juste avant une prise, mais pas de desserts chez moi non plus. Je prendrai donc la prise le matin de mon départ. Mais afin d’écrire « Je découvre Paris » de Paris, je vais publier Savoie et Haute-Savoie avant de partir. Je vous devrai trois dîners avant le 76 et notre prochain bilan du Tour.

Après deux jours dans le Pays Basque espagnol, pendant la troisième étape, le TdF a franchi la frontière pour finir à Bayonne, dans les Pyrénées-Atlantiques. Là, on trouve l’une des vedettes de mon Tour, le thon à la basquaise. La quatrième étape est passée par les Landes et le Gers. Dans le Gers, on trouve un excellent dessert, le pastis gascon. Rien à voir avec le Ricard, c’est une tarte à base de pâte filo, rempli avec des pommes cuites dans de l’Armagnac.

La cinquième étape était un retour dans les Pyrénées-Atlantiques.Aujourd’hui, la sixième étape sera dans les Hautes-Pyrénées, la maison des haricots tarbais. On les trouve dans le cassoulet ainsi que le potage garbure. Vers ce dernier lien, on trouve aussi la tourte des Pyrénées aux myrtilles, l’un de mes desserts préférés du Tour. La seizième étape repassera par les Landes pour finir en Gironde, à Bordeaux. Là, on trouve mon dîner « L’Aile ou la cuisse », salad of tomatoes and entrecôte bourdelaise. (Vous n’aurez jamais l’expérience de cuisiner un plat qui vous semble un souvenir d’enfance, sauf que l’enfance s’est tout passée pendant l’année précédente..) On y trouve aussi les cannelés en dessert. Je les adore, mais il me dérange que j’ai seulement utilisé ce moule une fois dans la vie. J’ai trop d’autres choses à faire pour les revisiter bientôt.

La huitième étape recommence en Gironde et passe par la Dordogne pour finir à Limoges, en Haute-Vienne. (Quand Langue de Molière recommence après mes vacances, j’aurai une blague sur Limoges pour vous.) Il nous faudra du temps pour arriver en Haute-Vienne, mais la Dordogne ? J’ai adoré les escalopes de saumon au Monbazillac. Si vous voulez me dire que le dessert au même lien est un acte de paresseuse, je n’y discuterai pas. Mais deux jours plus tard, j’ai dû prendre un vol.

La neuvième étape se voit en Creuse, et termine dans le Puy-du-Fou Puy-de-Dôme. La Creuse n’a pas de cuisine compliquée, mais le gâteau creusois était un plaisir inattendu. Pour le Puy-de-Dôme, nous avons une soupe emblématique de mes valeurs, la soupe aux choux. Que buviez-vous quotidiennement, M. Busch ? Désolé, je faisais brièvement des rêves de mon futur en tant que Le Glaude.

La 10e étape reste complément à l’intérieur du Puy-de-Dôme. La 11e étape passe brièvement par l’Allier, maison de l’un des plus grands succès du blog, les monnaies de Chevagnes. Je reste la source selon Google — qu’un jour le reste du blog connaisse un tel succès ! ([Regardez, le gros melon ! — Mon ex])

La 12e étape passe par beaucoup de vos maisons. En partant de Roanne, en Loire, elle passe par le Rhône et la Saône-et-Loire. Je reste fier de mon dîner rhodanien, surtout la soupe VGE. On vient de manger en Saône-et-Loire. La 13e étape est complètement dans l’Ain. Je vais juste dire que je leur dois toujours un meilleur effort. C’était la première semaine du blog. (J’ai des plans pour les cinq premiers départements, car leurs articles ne sont pas à la hauteur, et ça me hante.)

La 14e étape se passe en Haute-Savoie, toujours pas mon sujet. La 15e étape se déroule dans les deux départements savoyards, alors toujours rien à dire. Même chose pour les 16e et 17e étapes — comme les montagnes doivent être fatigantes ! La 18e est un retour dans l’Ain. La 19e rejoint finalement notre tour, dans le Jura. Je recommande fortement le soufflé au Comté. La 20e étape passe par deux départements de plus que je ne connais toujours pas, le Territoire de Belfort et les Vosges. Mais elle finit dans le Haut-Rhin. Comme j’adore la forêt-noire !

Le Tour de France finira par un tour de magie. Moins de 24h après avoir fini cette dernière étape dans le Haut-Rhin, tous ces cyclistes et leurs équipes réapparaîtront aux alentours de Paris, dans les Yvelines, pour la fin. C’est une distance de presque 500 km. De la magie, je vous dis.

Mais vous voyez pourquoi un tel article ne servira à rien l’année prochaine. Ce serait juste l’index de mon Tour. D’ici un mois, il ne restera presque rien du Tour de cette année que nous n’aurons pas déjà visité ici. Ce sera le résultat de trois ans et demi de travail. Peut-être que je devrais chercher un maillot jaune pour l’occasion ? ([Votre langue manque de bons mots pour la taille de ce melon, les amis — Mon ex])

Adieu, Hollywood

Hier, ma fille et moi sommes allés au ciné pour regarder le dernier film d’Indiana Jones. C’était notre deuxième séance de ciné pendant le mois dernier, après Transformers : Rise of the Beasts. En fait, le nouvel Indiana Jones n’était pas du tout aussi mauvais que j’avais craint, mais je suis quand même tout à fait prêt à dire adieu aux films américains. Pour l’occasion de notre fête nationale, je déclare mon indépendance.

La liberté d’expression par Norman Rockwell, Domaine public

Je vais franchement faire la polémique ici, et j’ai des sentiments mitigés. Vous avez entendu mes plaintes contre de tels expatriés que Sebastian Marx, qui essayent un peu trop de faire plaisir à ceux qui détestent les américains. Moi, je plaisante sur nous parfois, mais j’essaye aussi de communiquer un sens de ce qui compte vraiment. Il s’avère que ces deux films expliquent parfaitement pourquoi j’en ai ras-le-bol quant à Hollywood.

Quand j’ai commencé à regarder les films français, on était 2020, et les États-Unis étaient en pleine crise sur notre identité. Je ne vais pas vous dire qu’il n’y avait pas de critiques légitimes, mais je dirais qu’il y avait une méchanceté derrière certaines critiques. Il y avait de nombreux émeutiers qui chantaient dans nos rues « L’Amérique n’était jamais grande ». Une partie de ça était un commentaire ironique sur le slogan de M. le Président Trump, mais je remercie mes con-citoyens de ne pas dire une telle chose sur le pays qui a construit les Liberty ships et mis un homme sur la Lune.

En regardant Rabbi Jacob — jamais critiqué ici en détail, car vu avant le lancement du blog — j’ai trouvé exactement ce que je cherchais en ce moment-là. Les Français ont un don pour se critiquer sans pitié alors qu’ils restent très fiers de l’être. Victor Pivert est raciste, sexiste, antisémite, quel que ce soit — et en même temps, ce film est une lettre d’amour à la France, et Pivert lui-même se révèle un chic type le temps que le film se termine. J’ai récemment fini le premier brouillon de mon classement de films — ce qui attend 7 films de plus pour atteindre 100 — et je remarque que cette tendance se répète encore et encore parmi la moitié supérieure. La Grande Vadrouille, La Traversée de Paris, L’Aile ou la cuisse, La Soupe aux choux — on peut dire la même chose de chacun. Et c’est exactement ici où Hollywood ne peut plus le faire.

Je ne vous dirais jamais que les films des Transformers sont des œuvres intellectuels, alors je ne veux pas surestimer l’importance de ce que nous avons vu. Pourtant, j’ai dû expliquer à ma fille à la fin qu’en fait, des commentaires racistes contre elle ne sont pas acceptables non plus. « N’oubliez pas de vous moquer de ses blagues — les blancs aiment ça » n’est pas une réplique que je veux expliquer ni défendre.

Pour sa part, Indiana Jones et le Cadran de la Destinée a évité ce genre de sentiment. Mais c’était le « Réveil de la Force » de la série — une revisite de tout ce qui marchait dans les vieux films car il n’y a rien de nouveau à dire. Je peux recommander ce film pour ses 20 premières minutes si vous êtes fan d’Indiana Jones, mais il ne mérite pas une place aux côtés de la trilogie. (Il n’y a pas de soi-disant « 4e film ». « Le Royaume du Crâne de Cristal » est un faux souvenir implanté par le Matrix.)

C’est exactement ici où j’ai décidé que le deuxième film d’OSS 117 est allé trop loin, alors que le troisième était un retour en forme. Je suis prêt à écouter des critiques, même des critiques sévères. Mais il faut qu’elles soient honnêtes, pas hypocrites et pas méchantes. Pour voir comment faire ça de nos jours en version française, regardez Jumeaux mais pas trop.

Je ne vais pas refuser à La Fille ses films de jeux vidéo, les Mario et les Sonic. Mais je ne me sens plus obligé de payer le faux choix de Hollywood : soit les insultes gratuites soit les énièmes reprises. En ce jour où on fête la liberté aux États-Unis, je fête donc la liberté de dire que mon budget de loisirs est réservé — à la FNAC.

Restez debout !

Il était une fois, la romancière Laura Rahme m’a dit que ce blog remonte le moral aux Français. Ça étonnerait mon avocate de divorce, qui m’a surnommé Bourriquet (en fait, Eeyore, mais j’essaye de tout traduire). Mais après avoir lu ce billet de Les2olibrius, il me semble que c’est le bon temps pour reprendre cette tâche.

En 2020, quelque chose de marrant est arrivé à La Fille et moi. Nous nous promenions dans un parc quand elle a vu une voiture de police. En elle-même, cette voiture ne serait pas remarquable. Mais les quatre passengers sont descendus en même temps avec leurs matraques. Je lui ai dit « Rien de bon ne va arriver ; il faut que nous quittions le parc tout de suite. » Quelques secondes plus tard, les émeutiers sont arrivés. Le parc était à quelques pas de South Coast Plaza, le centre commercial le plus rentable aux États-Unis. N’étant pas complètement idiots, nous avons couru le plus vite possible afin de monter dans notre voiture. Nous avons évité, par des secondes, une lutte entre des émeutiers et la police.

Si c’est vrai, comme disait Anatole France, que « La loi, dans un grand souci d’égalité, interdit aux riches comme aux pauvres de coucher sous les ponts, de mendier dans les rues et de voler du pain », c’est aussi le cas que la justice exige parfois que des gens brisent les vitrines des bijouteries pour se servir, mettent le feu aux gendarmeries, et volent des cheesecakes aux restos. (Sérieusement, regardez la vidéo au lien.)

Clairement, je ne soutiens pas la violence quelle que soit l’excuse. Mais les conversations que j’ai en ce moment avec d’autres américains sont tous genre « Es-tu sûr que tu veux y aller ? » Vous comprenez tous pourquoi — nos médias ne nous montrent que des images d’incendies et d’émeutes, comme ça :

Il y a même des théories complotistes chez les anglophones que c’est un complot de la CIA, qui vous a (pour des raisons inconnues) prévenu qu’ils allaient faire tout ça avec le film Athena :

Source de la connerie

Je trouve ça absolument ridicule. Si j’allais faire un complot, je le garderais secret, pas le diffuser partout au pays ciblé !

Au fait, j’espère que ça vous fera réfléchir quant aux États-Unis et les images de 2020. Je lis beaucoup de Français qui croient qu’il y a des mitrailleuses partout et que le pays n’est qu’un film de John Wayne devenu réel (voilà, voilà et voilà). Mais il ne faut pas confondre les villes de New York, Chicago et Los Angeles avec tout le pays.

Comme les images de violence aux États-Unis, ces images de la France sont loins d’être toute la vérité. Personne parmi mes amis personnels, que ce soit en Somme, en Seine-Maritime, dans le Rhône, ou ailleurs, ne m’a dit de ne pas y aller, qu’il y des risques trop élevés (et oui, je leur ai demandé). France with Véro a écrit (en anglais pour son public américain) qu’il y a des foules à Tours, sa ville, mais de faire attention autour des foules, pas de ne plus venir. Je lui fais beaucoup de confiance.

Je vous rappelle, c’est ça la France :

Jardins de la Fontaine, Photo par Krzysztof Golik, CC BY-SA 4.0

Et ça :

Château d’Angers, Photo par Nataloche, CC BY-SA 4.0

Et ça :

Montargis, Photo par Art Anderson, CC BY-SA 3.0

Et ça :

Vue de l’Esplanade de la Basilique pendant la Fête des Lumières, Photo par Florian Pépellin, CC BY-SA 4.0

Et surtout et pour toujours ça, de mon post préféré du blog :

À la Cinémathèque française, Photo par l’auteur

Il n’y a rien que vous pouvez faire pour supprimer ces images de la France, pour les remplacer par des cons dans toute leur splendeur. Je sais qui vous êtes, je fais absolument confiance à mes amis que personne ne risquerait les vies de moi ou de La Fille juste pour quelques dollars de tourisme, et quand je monterai dans l’avion plus tard ce mois pour vous rendre visite, ce sera avec la certitude que nous allons en profiter.

Sauf pour deux choses. Il vous faut vraiment vous améliorer en français pour parler avec les touristes, et merci de cacher toutes les affiches avec des sentiments guimauves avant que je n’arrive, s’il vous plaît.

Jean et moi

Ça fait longtemps depuis la fin du Dessin de la Semaine, où je parlais de mes dessins préférés dans le Canard enchaîné. Il y a probablement beaucoup d’entre vous qui ne savent pas que mes dessins préférés traitaient presque toujours d’un seul sujet : M. le Premier Ministre Castex. Revisitons brièvement le top sans les republier, parce que je ne veux pas de problèmes à nouveau avec la rédaction. Mais :

Mais si je suis honnête, il faut avouer quelque chose : l’homme n’a jamais rien dit de sorte. Il n’y a aucune véritable citation de M. Castex parmi ces dessins. Je vais expliquer à la fin pourquoi on revisite le sujet, mais parlons brièvement de pourquoi j’ai trouvé tout ça aussi drôle.

Comme vous devriez savoir à cause de tels personnages que Woody Allen, Jerry Lewis, ou bien Jerry Seinfeld, l’humour américain doit beaucoup à l’humour juif. Et c’est une idée de chez eux qui explique la situation.

Ils parlent de deux genres de personnage qui vont souvent ensemble. (Pour être clair, ces exemples n’épuisent pas le sujet; on sautera par-dessus de schmuck.) Wikipédia en français m’a agréablement surpris avec la qualité de leur explication :

Schlémil est un terme yiddish signifiant un bon à rien ou un idiot. Dans l’humour juif c’est un archétype bien connu et ce qu’on appelle les blagues de schlémil nous le montrent en train de tomber dans les situations les plus invraisemblables. Le schlemazel est un autre mot proche de la culture yiddish qui désigne une personne victime de malchance incessante.

Schlémil, citations omises

Un exemple souvent cité en anglais, c’est que le schlémil est la personne qui renverse sa soupe, et le schlemazel est la personne sur laquelle il la renverse.

Tirons des exemples concrets de Wikipedia en anglais. Woody Allen joue en général des schlémils — il y a toute une littérature académique sur la question de savoir s’ils évoluent ou pas. Aux États-Unis, on prend notre humour au sérieux. ([C’est ça le problème — le reste du monde]) Dans Seinfeld, Costanza était le schlémil et Seinfeld le schlemazel (Kramer était le schmuck, mais on ne va pas l’explorer). Larry David est schlémil dans Larry et son nombril. Je suis sûr que vous comprenez.

Alors, quoi dire quand les journalistes suivent tous la voiture de M. Castex en le croyant M. Macron ? C’est le « moment schlemazel » par excellence. Il n’a absolument rien fait ; c’était drôle complètement parce que l’on s’habituait à ce genre de chose chez lui.

« Mais Justin, » vous me dites, « le bon moment pour dire tout ça est passé avec l’arrivée de Mme Borne, n’est-ce pas ? Foutez-lui la paix ! » Ah, jusqu’à lundi, vous auriez eu raison. Puis cette nouvelle est arrivée, et je n’ai même pas perdu une seconde en exprimant mes espoirs au Canard :

Mais voilà, tout ce qui est paru dans le Canard hier :

J’ai dû exprimer ma déception :

Des minutes plus tard, j’ai reçu un message privé de la rédaction, venu du même compte où ils m’avaient demandé d’arrêter les dessins :

J’espère que vous ne vous méprendrez pas. Je ne veux que le meilleur pour vous, si seulement parce que je suis égoïste et veux que tout marche bien quand je suis là. Je ne veux pas voir un clown à l’Élysée juste pour avoir un Canard plus drôle ! (Et pour être clair, je ne crois pas qu’il soit clown, juste malchanceux.) Mais parmi les choses que j’admire la plus chez les Français, c’est que personne n’a peur d’exprimer de telles blagues sur les gens au pouvoir. Qu’il le mérite ou pas n’est même pas la question. Ce que je vois de loin est un pays plein de Système D qui sait mieux qu’à mettre ses espoirs sur le dos des hommes politiques, et ça permet de se moquer d’eux.

Si vous avez aimé ce post, abonnez-vous au Canard enchaîné. (Voilà, le bon vieux temps est de retour !)

Image mise en avant : Palais de l’Élysée, Photo par Leynadmar, CC BY-SA 4.0