Archives pour la catégorie Non classé

Tag livres : achat ou pas ?

Quant au titre, il s’agit d’un tag que j’ai vu d’abord chez La Bibliothèque Roz, puis Miss Biblio Addict !!. Pour leur part, il vient des youteubeuses Lisa Giraud Taylor et Britta Bohler.

1/ Où achètes-tu tes livres ?

Il était une fois, j’avais quelque chose appelée un « choix » de librairies, avec de tels noms que « Borders, » « Waldenbooks, » « Rizzoli, » « Crown, » et encore « B. Dalton ». Puis, Amazon les a tous mangés ou mis en faillite, et il ne reste qu’Amazon en ligne, ou Barnes & Noble, le seul survivant dans les centres commerciaux.

Mais quelque chose d’inattendu est arrivé. Quand on me prive de tous mes choix, ça ne veut pas dire que je vais tout à coup devenir un agneau qui ne lit que Harry Potter et Game of Thrones comme je suis censé le faire. Au lieu de ça, j’ai commencé à acheter des livres de la FNAC ou d’Amazon, mais en français. De mes 10 derniers livres achetés (livres de recettes exclus), 6 sont numériques en français de chez Amazon, 1 est en anglais mais par une autrice qui habite en Bretagne, aussi numérique de chez Amazon, 1 d’occasion chez Abebooks (on en parlera en bas), et les 2 autres sont venus de la FNAC. Bon travail, les ricains compatriotes. ([On n’utilise pas ce mot ici. C’est pas très affectueux. — M. Descarottes])

2/ As-tu déjà pré-acheté un livre ? Si oui, en ligne ou en magasin ?

Une fois dans la vie, et j’ai honte. Je lisais toute la série de suites de Dune par Brian Herbert, le fils de l’auteur, et Kevin J. Anderson, le pire écrivaillon du monde anglophone. Je suis tombé dans leur piège de prétendre avoir un brouillon de Frank Herbert qui guidait les suites jusqu’à la fin inédite. Pour l’un de ces livres — la « grande finale » — quand j’habitais à Los Angeles, j’ai eu la soi-disant « opportunité » de le faire signer par les auteurs si je l’ai acheté à l’avance d’une librairie où les deux apparaîtraient. Je l’ai fait. Voilà, la preuve :

C’est l’un des pires livres que j’ai lus. J’hésite à l’appeler le pire largement parce que choisir entre les « œuvres » de M. Anderson, c’est comme choisir le plus beau déchet d’une centrale nucléaire.

3/ En moyenne, combien de livres achètes-tu par mois ?

Il était une fois, j’étais grand rat de bibliothèque en anglais et lisais 2-3 livres par mois, en plus de lire 6 magazines hebdomadaires ou mensuels et mon journal quotidien. Maintenant, je lis beaucoup plus lentement, car tout est en français. En moyenne, un peu moins qu’un livre par mois, parce que c’est environ 1 chaque 5-6 semaines. (Aurais-je dû écrire « c’en est » ?)

4/ Empruntes-tu des livres à la bibliothèque de ton quartier ?

Pas plus ! La dernière fois où j’ai fait une telle chose, c’était en 2019, avec un livre de science-fiction par un auteur appelé Charles Stross. D’habitude, je l’adore. Il a écrit ma nouvelle préférée de tous les temps, que les bilingues peuvent lire ici. (Si vous ne partagez pas ma nostalgie pour les années 80, peut-être que vous ne serez pas d’accord.) Mais ce livre m’a laissé tout indifférent. J’avais déjà perdu mon goût pour tout et n’importe quoi dans ma propre langue et attendais quelque chose de nouveau sans le comprendre. Je ne plaisante pas sur ce dernier, peu importe si ça l’air fou.

5/ Si tu empruntes en bibliothèque, combien de livres empruntes-tu ?

Relisez la dernière réponse.

6/ Quelle est ton opinion sur les bibliothèques / médiathèques ?

C’est quoi une médiathèque ? Non, je plaisante, mais aux États-Unis, les bibliothèques servent également à cette fonction. Il n’y a pas deux telles institutions. Quant aux bibliothèques, ravi qu’elles existent pour ma fille.

7/ Que penses-tu des boutiques de livres de seconde-main comme Emmaüs par exemple ?

C’est quoi Emmaüs ? Non, je plaisante encore, mais je n’ai qu’en entendu parler. Il n’y a pas de tels magasins dans mon quartier, même pas ma ville. Faut les chercher ailleurs, comme à Los Angeles. J’utilise parfois Abebooks et Exlibris, deux magasins en ligne pour des livres d’occasion. J’ai écrit sur mon dernier achat chez Abebooks l’année dernière, un dictionnaire « franglais-français ».

8/ Gardes-tu tes livres lus avec ceux de ta PAL (les non-lus) ?

Maintenant, oui, vu que presque tous mes achats sont numériques et restent dans la même appli Kindle. Avant, aussi oui, car je rangeais mes livres par sujet ou genre, puis auteur, pas par statut lu/non-lu.

9/ As-tu l’intention de lire tous les livres que tu possèdes ?

Oui, il y a très peu de livres que je possède mais pas toujours lu. Il y a notamment une série par un célèbre auteur français qui reste dans sa boîte sans que je l’aie lu. C’est en traduction. J’aimerais la réessayer.

10/ Que fais-tu des livres que tu as lu mais dont tu sais que tu ne les reliras jamais ?

Je les garde. Il y a toujours un risque que j’aurai besoin de les citer. Par exemple, celui en haut.

11/ As-tu déjà donné des livres ?

Oui, parfois. À presque chaque fois, je le regrette plus tard.

12/ As-tu déjà été interdite d’achats de livres ?

Brièvement par une personne que je mentionne parfois ici sans jamais la nommer. Rien à voir avec les livres en soi, et tout à voir avec un ressentiment des dépenses de divertissement.

13/ Penses-tu que tu achètes trop de livres ?

Non, vraiment pas. C’est peut-être 10-15 € le mois pour moi. Je trouve ça extrêmement raisonnable. Il m’arrive parfois que il me faut 3 mois pour lire un seul livre. Si ça me coûte même 20 €, mais j’apprends beaucoup et fais des recherches juste pour le comprendre, le rapport qualité prix reste extraordinaire !

Et voilà, c’est la fin !

L’histoire d’un bol

Aujourd’hui, je vais vous raconter l’histoire de ma possession la plus précieuse. Ma montre française ? Ma veste d’un couturier français célèbre ? (Les deux sont tout ce qui me reste d’une autre vie, achetées il y a une belle décennie.) Non, je vais vous raconter l’histoire d’un bol en verre, acheté au supermarché pour peut-être 10 $ le 13 février 1996.

Je sais déjà : « Justin, êtes-vous dingue ? Personne ne se souvient d’un si petit détail après tant de temps ! » Mais je vous promets, le temps que vous finissiez cet article, vous serez d’accord que c’est facile à retenir. Au fait, je vous ai donné un petit bout de cette histoire l’année dernière.

D’abord, le bol. À moins que ce soit votre toute première visite chez moi, vous l’avez déjà vu, peut-être une centaine de fois. C’est le saladier vu dans presque toutes mes recettes :

Alors, revenons dans le temps, jusqu’en septembre 1995. C’était le début de ma deuxième année à la fac, et comme d’habitude le mercredi, je suis allé déjeuner chez l’aumônerie. C’était un événement hebdomadaire pour tous les croyants des trois fois servies à l’époque (les juifs, les catholiques, et les protestants ; maintenant il y a aussi les musulmans et les bouddhistes). Cette première semaine, j’ai rencontré quelqu’un de spécial.

Elle s’appelait Dana. Nous ne sommes pas rencontrés l’année précédente parce qu’elle avait passé l’année au Japon. Elle était élève en linguistique, et en plus de son anglais natif, elle parlait japonais, espagnol, et français (ce dernier à cause de 3 ans vécu à Montréal).

Cette biographie, ça vous rappelle déjà quelqu’un ?

Pour moi, c’était l’amour au premier regard. Pour elle…je ne sais pas ce qu’elle pensais, mais elle m’a donné son numéro après le déjeuner, sans que je lui ai demandé, quelque chose qui ne m’est jamais arrivé sur une première rencontre, avant ou après.

À l’époque, j’étais étudiant ingénieur, mais je n’en profitais pas du tout. Pour sa part, Dana avait presque terminé un diplôme en physique, mais elle a décidé qu’elle ne voulait pas la faire comme métier, alors elle a changé en linguistique. J’étais fasciné par son courage.

Nous sommes vite devenus presque inséparables. Nous parlions au téléphone tous les jours, nous mangions ensemble plusieurs fois par semaine… une nuit choquante, elle m’a demandé mon poète préféré, j’ai répondu Coleridge, et elle l’a suivi en récitant son Kubla Khan de mémoire. Je n’ai jamais rencontré une autre personne qui pouvait faire une telle chose. Beaucoup de monde nous croyaient en couple, mais nous ne l’avions jamais discuté. Après les vacances d’hiver, j’ai décidé que j’ai dû savoir. Mais que faire ?

Étant aussi bête à l’époque que maintenant, j’ai demandé à une connaissance mutuelle, qui m’a prévenu que je me trompais, mais ne m’a pas clairement dit d’arrêter. Alors, le 13 février, sachant que nous allions déjeuner ensemble le 14, car mercredi, je suis allé au supermarché. J’ai acheté une carte de vœux, les ingrédients pour faire des brownies selon la recette de ma mère, et un saladier en verre pour les préparer.

Le lendemain, avec l’aide de l’un des ecclésiastiques, j’ai caché mon cadeau de Saint-Valentin jusqu’à la fin du repas. Quand c’était la fin, je lui ai dit d’attendre un moment, puis j’ai sorti le cadeau.

Je n’ai jamais vu un tel regard d’horreur dans les yeux de qui que ce soit, même dans les films. Elle l’a pris, puis a tourné le dos et est partie en courant. Quelques jours plus tard, elle a absolument refusé de me parler. J’ai passé tout ce week-end-là dans une pièce inutilisée dans mon dortoir pour me cacher du monde. Pendant les 3 mois suivants, j’ai perdu 14 kg sans faire du sport. Après, je me suis transféré dans une autre école (dans la même ville), devenu linguiste, et appris aussi le japonais.

Tous les 4 ou 5 ans, je la recherche sur Google juste pour savoir si tout va bien. Comme on aurait pu s’y attendre, elle étant génie, elle est devenue avocate à l’une des meilleures universités au monde, puis a passé une décennie travaillant dans des rôles pour aider les pauvres. La dernière fois, elle avait déménagé dans un petit pays en Asie pour travailler pour les droits des femmes. J’ai aucune intention de la déranger.

Je me demande parfois si le bol est maudit. Il n’a jamais apporté le bonheur à personne. Peut-être que c’est mon Anneau unique. Pourtant, je continue d’espérer qu’un jour, il fera plaisir à quelqu’un. Même le jour de la Saint-Valentin.

L’impôt célibataire

Je vous ai menacé de me plaindre de certains genres de comportement insultant auxquels les célibataires doivent subir aux États-Unis. Mais en faisant mes recherches, j’ai découvert que l’un d’entre eux est illégal en France. Vous avez réussi de le bannir d’une façon qui me surprend — « choque » n’est pas trop fort — mais je suis franchement si bouleversé que je ne sais même plus si je me soucie toujours de mes propres principes.

Avant de continuer, j’offre mes excuses à mon héros, M. Frédéric Bastiat, qui aurait dénoncé sans hésitation presque tout ce que je vais écrire. S’il était encore vivant, il n’approuverait pas de l’actualité française à cet égard. Mais il y a d’autres choses dans la vie que maximiser le nombre de transactions.

Parlons d’abord de quelque chose qui a un peu changé ici depuis Covid, parfois pour le meilleur, parfois pour le pire. Si vous êtes célibataire, vous n’êtes pas le bienvenue à beaucoup de nos restos. Revenons en janvier 2020, juste avant la fin du monde d’antan. Cette photo comprend 2 captures d’écran de notre plus grand système pour réserver des tables aux restos, OpenTable. À gauche, j’ai essayé de réserver une table seul à un bon resto à Los Angeles. À droite, j’ai répété l’exercice –même lieu, même temps a — pour deux personnes :

Désolé pour l’anglais, mais vous pouvez voir même si vous ne le comprenez pas qu’il y a deux choix en haut de « Cancel » (Annuler) à droite, mais seulement un à gauche. « Outdoor » veut dire « en terrasse ». « Standard » en ce cas veut dire « dans la salle de manger ». Vous l’avez bien compris — ce resto prendrait mon argent, mais sans me laisser entrer. De nos jours, ils ont annulé cette politique, parce qu’il y a beaucoup moins de clients. Mais il y a d’autres qui refusent tout court le service aux célibataires, jusqu’à maintenant :

Ces deux sont pour le lendemain de la Saint-Valentin cette année. À gauche, ça dit « Plus on est de fous, plus on rit : BOA exige 2+ personnes pour réserver une table ». À droite, même temps, même resto. Ils ne manquent pas de tables ; ils préfèrent juste les laisser vides qu’accepter des clients célibataires.

Mais ce sont des restos chers. Il y a quelque chose d’encore plus énervant aux restos plus décontractés, comme la restauration rapide. Je l’appelle « l’impôt célibataire » — si vous n’êtes pas en couple, vous devez toujours payer le plein tarif. La forme a récemment commencé à changer, mais l’effet reste le même :

3 des 4 — hormis celle en bas à droite — sont genre « 1 acheté, 1 offert » — mais seulement pour une réduction de 50 % pour la deuxième chose, pour une réduction nette de 25 %. La dernière offre, c’est une réduction de 5 $, mais après un minimum de 25 $, dans un resto où le prix moyen est 12-13 $. En tous ces cas, il n’y a aucune réduction offerte aux clients célibataires. J’ajouterai que c’était pas le cas avant environ 2006, quand les promotions ont toutes changé de « réduction de 50 % » à « 1 acheté, 1 offert ».

C’est ici où le regretté M. Bastiat — et vous n’avez aucune idée à quel point je l’estime — aurait bien aimé me frapper. Je viens d’apprendre que « 1 acheté, 1 offert » est illégal en France depuis 2018. C’est la loi Egalim, et je dois commencer par avouer qu’il est fort probable que je rate quelque chose. J’en suis certain, vraiment. Si j’ai bien compris les articles comme celui-ci où M. le Ministre Le Maire a dit qu’il veut revenir vers un seuil de 50 %, ça applique aux marchés, pas directement aux restos.

J’ai rien trouvé qui mentionne les restos, mais plein d’exemples des « émeutes du Nutella ». Mais d’autre part, j’ai recherché de nombreux sites de codes promos (voilà, voilà, et voilà — mais peut-être qu’ils achètent tous les mêmes données). Je ne suis pas arrivé à trouver des codes pour la restauration rapide de 50 % ou plus, mais souvent des trucs comme « réduction de 15 € sans minimum». J’ai trouvé un code pour 1 acheté, 1 offert chez Deliveroo, mais à ce point, on est loin des producteurs alimentaires.

Tout en moi veut dire que l’état ne devrait pas s’en mêler. Tant que les impôts sont payés, nous laissons les vendeurs règlent leurs affaires, dont leurs prix. Mais je vous ai montré qu’aux États-Unis, nous avons bien créé deux classes de citoyens selon la quantité de personnes qui s’asseyent à la table. Je ne doute pas que je rate plein de choses — pourquoi je m’intéresse autant aux publicités ! — et j’espère que vous me mettrez à jour. Mais bien qu’il me semble que ce n’est pas la raison exacte, je suis bien convaincu qu’en France, il y a au moins un désir que le pouvoir d’achat soit égal. Après une belle décennie de payer plus à cause d’être seul, je vous écoute.

Le livre de Piret’s

Ce week-end, je travaille dur pour me débarrasser des trucs inutiles. Ça ne fait pas partie de cette histoire. Mais pendant mes fouilles façon L’Appel d’Am-Heh dans mes cabinets, en plus de quelques artefacts diaboliques, dont la vidéo de mon mariage, j’ai enfin trouvé quelque chose que je veux vous partager depuis longtemps. Voici le livre de recettes de Piret’s, resto à San Diego fermé depuis environ 1991 :

Cette copie n’était pas originalement à moi. Je l’ai trouvé dans une librairie d’occasion il y a des années. Comme mon livre « À table avec Louis de Funès », il y une dédicace au-dedans. Trois dédicaces, en fait, dont une signée par les auteurs, George et Piret Munger.

Il me semble fort probable qu’en fait, l’un des deux l’a signé (en rouge), car toute la dédicace se ressemble — je doute qu’il ait été écrite par deux mains.

Alors, pourquoi partager ce livre ? Vous avez sûrement reconnu que le nom n’est pas français, mais les couleurs le sont assez. En fait, Piret, la femme du couple, était immigrante estonienne. Son mari, George, descendait d’immigrants anglais du XVIIe siècle. Mais ensemble, les deux ont ouvert une école de cuisine, « The Perfect Pan, » puis une chaîne de bistrots, tous appelés « Piret’s. » C’est chez eux où j’ai appris certaines de mes affections pour la cuisine française, ainsi que chez The French Goutmet et chez The Belgian Lion. Presque personne n’était ici quand j’ai raconté l’histoire des trois chefs qui m’ont rendu ce que je suis (les nombreuses erreurs ne sont pas à eux !). Le jeune moi ne le savait pas, mais Pascal Olhats, ma plus grande influence en tant qu’adulte, travaillait chez Piret’s. Il n’est pas mentionné du tout dans le livre, malgré le fait qu’il est sorti après son temps là-bas, alors bien que nous avions des connaissances mutuelles, je ne lui demanderais jamais des question sur le sujet.

Il faut que vous explique que la carte chez Piret’s était toujours « à la française », pas simplement française. D’abord, c’est parce que leur école avait de nombreux profs qui enseignaient des cuisines diverses. Mais c’était aussi un choix de s’adapter aux goûts californiens. Vous allez voir comment ils ont réussi ce but.

La toute première recette du livre est « spaghetti and meatballs » (des spaghettis aux boulettes de viande), une version fortement américaine. C’est un hommage aux origines de George Munger dans le Wisconsin, avec du piment en poudre et des biscuits dits « Saltines » :

Voici leur recette d’escargots. Il y a du beurre persillé, mais le tout est emballé dans de la pâte filo. Ils expliquent que c’était pour un client en particulier, un certain Tawfiq Khoury. Il était un promoteur immobilier très riche à San Diego à l’époque.

Un peu plus tard, on trouve leur recette de soupe à l’oignon. C’est à base de deux bouillons — moitié poulet, moitié bœuf. Je trouve ça inhabituel, mais ils disent que c’est selon la façon lyonnaise. J’ai mes doutes — beaucoup de recettes dites « lyonnaise » (voilà, voilà, voilà et voilà) utilisent soit juste de l’eau soit du bouillon de poule. En revanche, Jacques Pépin, Légionnaire d’Honneur, enseignait souvent chez les Munger, et il travaillait à Lyon au début de sa carrière. Je suis prêt à croire que c’est ça l’origine « lyonnaise ». N’oubliez pas, pour épater les clients américains, il suffit de mentionner un nom français. Vous sous-estimez votre prestige ici.

Malgré le fait que j’ai des souvenirs forts de mille-feuilles chez Piret’s, il y a très peu de desserts rigoureusement français dans ce livre. Voici leur sélection de tartes : au kiwi, aux pommes, rustique aux pommes, à la crème de citron, et à la ricotta et aux amandes. Il serait plus correct de dire que toutes sont élaborées avec des techniques françaises, mais qu’elles ne ressemblent pas trop aux tartes de Gaston Lenôtre.

Il y a au moins un Paris-Brest traditionnel :

Pour moi, Piret’s a disparu avant sa fin en 1991 ; leur adresse habituelle pour ma famille est fermée en 1988, si je me souviens bien. Mais dans une ville la plus connue (quant à la nourriture) pour être la maison de Jack-in-the-Box, une chaîne nationale de burgers qui aimerait être aussi bonne que McDo, Piret’s était une oasis de la culture et des standards élevés. Pour ça, je reste reconnaissant.

Les publicités

Je suis en train de faire le tri ce week-end et me débarrasser de beaucoup de trucs dont je n’ai plus besoin. Et si je suis brutalement honnête avec moi-même, il n’y a aucune excuse pour le fait que ce truc en bas a survécu jusqu’à ce moment. C’est une brochure de publicités que j’ai reçu dans un de mes colis de la FNAC. Je crois que c’était un accident, qu’ils me l’ont envoyée par hasard, parce que toutes ces promotions ne sont valides que dans l’Hexagone. Je n’en ai jamais reçue une autre. Mais à l’époque — je crois début 2021 — je n’ai toujours pas visité la France, et c’était une sorte de preuve que tout ça était réel. Ou au moins que l’on avait passé du temps en créant d’autres sites web pour me tromper, façon The Truman Show.

Alors, qu’est-ce que l’on va trouver au-dedans ? Des trucs absolument banals. Mais si vous ne me croyiez pas, que tout est plus intéressant en français… euh, ça ne va pas changer votre avis. Cependant, je vous promets qu’il y aura des choses à apprendre. Allons-y quand même !

Ce sont juste des draps et des serviettes. Mais j’ai quand même visité leur site, et j’étais choqué. Beaucoup de ces choses sont beaucoup moins chères qu’aux États-Unis. Bien sûr, je n’ai aucune idée du niveau de qualité. Mais même aux grands magasins ici, où les draps coûtent 2-3 fois ce que je vois ici, tout est fabriqué en Turquie, en Égypte, ou ailleurs. Jamais en France comme tous ces choix.

J’ai dû rire un peu avec celle-ci, car le vin me semble un peu stéréotypé. Mais oh là là, visiter leur site, c’est à pleurer — beaucoup de choses que je souhaite que je puisse trouver chez Total Wine. Ils ont quelques vins des Amériques, mais au-delà d’Opus One, je ne les connais pas.

Celle-ci m’a surpris. Un service pour faire garder ses enfants à la maison ? Ça n’existe pas aux États-Unis. On embauche les voisins (souvent leurs ados), ou d’autres familles que l’on connaît à l’école. J’ai trouvé exactement une entreprise dans tout mon pays en la cherchant, et c’est seulement disponible dans nos plus grandes villes. On penserait que c’est juste de la vie quotidienne, mais on s’organise de façon complètement différente.

Au fait, la prochaine fois où j’embauche une telle personne, n’importe comment, sera la première. Les grands-parents m’aident parfois, mais il faut d’abord en avoir besoin, et c’est ça le problème. Merci, les américaines.

Oh, comme celle-ci m’a fait rêver. Il n’y a rien comme Picard nulle part aux États-Unis. J’ai pas dit qu’il n’y a rien de surgelé. Mais un magasin complètement dédié à de tels produits, non. C’était ma curiosité qui m’a fait virer par le gérant la seule et unique fois où j’y ai visité. La prochaine fois, j’achèterai quelque chose.

Ce site me semble plus cher que le premier. Ils ont de bons vins des États-Unis, surtout le Stag’s Leap de Californie, mais vous payerez évidemment aussi cher pour l’avoir importé. Dans un pays où le Château Figeac existe, c’est pas logique. (Je sais, c’est trop cher pour boire tous les jours, mais les prix sont trop proches chez vous !) Ils ont plein de choix moins chers.

Ce truc n’a rien à voir avec moi.

Beaucoup des photos de Flunch Traiteur ont l’air bonnes, mais il faut y vivre pour avoir besoin d’un traiteur. J’ai horriblement du mal avec ce mot. « Traitor » en anglais est « traître », mais les 3 se ressemblent tous.

C’est quoi l’obsession des belges avec les journalistes ? Spirou, Tintin… c’est au moins deux fois le nombre de journalistes qui sont les héros que chez moi ! (L’envers est juste un formulaire pour le commander.)

Pour une fois, quelque chose qui ne donne pas envie. Je ne connais pas l’Olio Carli, mais même Oliviers et Co (qui existe également chez moi) vend principalement des huiles italiennes ou espagnoles. Nous avons un grand stock d’huile d’olive italienne chez moi, et en produisons beaucoup en plus.

Bof. C’est apparemment un magasin qui vend d’autres marques, dont certaines de chez moi. J’aimerai toujours Le Temps des Cerises, la marque que je porte avec fierté. (À chaque fois où j’assiste aux événements de l’OCA ou l’Alliance française, c’est avec leur jeans.)

J’aimerais tellement que la FNAC m’envoie plus de brochures comme celle-ci, mais deux ans plus tard, il y a évidemment très peu de risque que ça arrivera. Ça reste quand même la première chose que je cherche dans chaque colis !

Ne dites pas « les Français » !

Ne me regardez pas comme ça, je suis ici pour vous parler du point auquel nos agences de presse anglophones sont connes. Je n’arrive toujours pas à croire que ça s’est passé.

Tout a commencé quand l’Associated Press a tweeté cet œuvre de génie :

Ça dit, et je suis vraiment désolé parce que vous allez devenir plus stupide en le lisant :

Nous recommandons d’éviter des étiquettes « le/la » générales et souvent déshumanisantes telles que les pauvres, les malades mentaux, les Français, les handicapés, les diplômés. Dites plutôt des choses comme « des personnes avec des malades mentaux ». Et utilisez-les seulement quand bien pertinent. [emphase ajoutée]

Je ne peux pas vous donner un lien vers le tweet original, parce qu’ils l’ont déjà supprimé avec une excuse qui a répété exactement la même chose : faut pas parler de groupes au singulier. Mais comme vous pouvez imaginer, certains ont saisi l’opportunité pour dire « évidemment, faut pas répéter « les malades mentaux » en disant les Français » :

Ha. Ha. Ha. Si drôle ! Évidemment il a dû y réfléchir pendant des heures pour l’avoir !

Puis il y avait plein de réponses comme celle-ci à l’excuse, « Félicitations, pour la première fois, on s’est rendu aux Français » :

J’en ai marre de ce genre de blague. Mais si nous sommes honnêtes, Versailles serait bondé pour toujours si on y emmenait tous les gens qui ont besoin de voir la Galerie des Batailles.

Heureusement, l’ambassade a eu la bonne réponse — « Je suppose que c’est nous maintenant, l’ambassade de francité aux États-Unis » :

Franchement, c’était juste un autre jour qui se termine par « y », comme on dit en anglais. (parce que tous les noms de jours en anglais se terminent ainsi). La langue anglaise dans toute sa splendeur, mesdames et messieurs ! Comprenez-vous maintenant pourquoi tout ceci ?

Le retour du m’as-tu-vu

Si je suis honnête, « m’as-tu-vu » est mon mot préféré de tout le vocabulaire de toutes les langues que je connais. J’adore sa sonorité. J’adore sa structure, la question qui ne l’est vraiment pas. Et étant une grosse ordure, j’adore me décrire de cette façon. ([C’est en fait le truc le plus gentil que je dirais chez vous. — Mon ex]) Mais oh là là, j’ai une raison cette semaine !

Les certifications d’ACTFL restent valides pendant deux ans. C’est pour ça que j’espère que je prendrai finalement l’examen DELF ou bien le DALF cette année, et ne plus avoir besoin de m’inquiéter. De toute façon, puisque ma certification de lecture était sur le point d’expirer — et peut-être que j’en ai besoin pour mon CV — j’ai donc pris les examens de lecture et d’écoute mercredi. Voici les résultats :

Un niveau de « avancé-haut », reçu pour la lecture, ça vaut un niveau C1. Mon rêve est enfin réussi, au moins partiellement. Un niveau de « avancé-mi », pour l’écoute, c’est seulement un B2, mais c’est toujours une amélioration. C’était « avancé-bas » l’année dernière. Encore une fois, voici le son de succès.

Je suis absolument interdit de parler des contenus de l’examen. J’ai dû signer de nombreux accords qui leur donnent le droit de me bannir pendant 5 ans si je mentionne le moindre détail. Alors, je dirai rien sur les questions. Mais fais-moi confiance, j’aimerais tellement cafarder sur les employés chargés d’administrer les tests ! J’ai dû recommencer celui de lecture quatre fois à cause d’erreurs de leur part !

Je considère que tout ça sert à valider ma stratégie. Il n’y a rien de plus d’apprendre des logiciels. Lire des romans, écouter la radio, la télé — la vie quotidienne, tout court — ce sont les meilleurs guides à ce point. J’ai pas envie de tomber dans la connerie des réseaux sociaux, alors il me faudra trouver une source d’études plus formelles. Je soupçonne que ça s’appellera « l’Alliance française », mais en ce moment, leur horaire ne me convient pas.

Cerise sur le gâteau, demain on se réunira pour un article que je ne m’attendais pas à finir jusqu’à 2-3 semaines plus tard. Mais avec cette nouvelle, j’ai tout à coup trouvé la confiance — et l’endurance — de mettre fin à une tâche difficile. Certains devineront vite la bonne chose — merci de ne pas la divulgâcher dans les commentaires.

Le don de sang

Aujourd’hui, je serai rien que sérieux en vous racontant une histoire.

En décembre 2021, Sadie, la niece d’une copine de classe de la primaire jusqu’à la fin du lycée, a eu un accident vasculaire cérébral. Elle n’était pas du tout malade — visiblement — jusqu’à ce moment-là. Elle a tout de suite eu plusieurs chirurgies du cerveau, mais le temps que la fin du mois soit arrivé, le vrai diagnostic a changé. Elle avait une leucémie.

Pour le 3 février, sa famille a organisé une collecte de sang :

Mais c’était déjà trop tard. Elle est décédée le 31 janvier de l’année dernière.

Moi, habitant à environ 120 km de cet événement, je n’allais pas y aller. Mais je me suis enregistré avec la Croix Rouge pour donner des plaquettes ce même jour-là. Rien n’est allé comme prévu. D’abord, ils ne m’ont pas dit de ne pas prendre de l’aspirine avant le don. J’ai dû donc attendre 4 jours de plus. J’y suis arrivé encore une fois — avec mon t-shirt Indochine, bien sûr, parce que je veux toujours que ces gens fassent un lien entre vous et la bienveillance :

Malheureusement, l’infirmière a fait un joli bordel en ratant une veine, et j’ai été bien blessé. J’ai rien mentionné ici à l’époque, mais j’ai eu besoin de 3 semaines pour guérir.

Mais une promesse est une promesse. Alors le 3 mars, j’ai essayé pour la troisième fois et 2 1/2 heures plus tard — les plaquettes demandent du temps — voilà :

Vous pouvez voir que j’étais déterminé, quant au t-shirt. Mais aussi quant au sang.

Dimanche prochain, la famille de Sadie aura un autre événement en son honneur. Au lieu d’y aller, aujourd’hui je suis revenu chez la Croix Rouge, et cette fois-ci, avec moins de drame. Dois-je vraiment vous dire quelle musique jouait dans ce casque audio 100 % fabriqué en France ? Ouaip, j’ai eu assez de temps pour écouter tout le concert d’Indochine. Le seule problème, c’est que l’infirmière m’a vu pleurer pendant « Nos Célébrations » et a pensé que quelque chose de mal m’est arrivé à cause des aiguilles !

À ce point, on aurait dû être un véritable Justin du 23 juin 2002 (le jour de la pire erreur de ma vie) pour ne pas voir le futur. Surtout le reste de ce post.

Il va vous surprendre, mais je n’ai jamais rencontré Sadie. Et si vous avez fait attention ici les dernières années, il y a très peu de monde de ma vie d’avant dont je chante les louanges. Mais sa tante, Michelle, est une princesse parmi les êtres humains, quelqu’un qui n’a jamais — même pas une fois — fait partie du harcèlement scolaire. C’était un honneur de lui rendre une si petite faveur.

C’est pourquoi je suis ici maintenant pour vous parler des plaquettes. C’est en même temps le don le plus facile et le plus difficile à faire. Le plus facile parce qu’il n’y a presque aucun temps de guérison — on peut le refaire toutes les 4 semaines (toutes les 2 aux États-Unis), pas comme les 2 mois entre les dons de sang entier. Le plus difficile parce que ça prend au moins 2 heures — ils vous rendent tout votre sang, moins les plaquettes, mais c’est un processus lent. Mais c’est aussi quelque chose d’essentiel pour les patients atteints du cancer, encore plus que le sang entier. Et la pire chose ? Les plaquettes durent seulement 5 jours après le don avant de périmer. « Heureusement », il y a assez de besoin dans ce monde pourri que les vôtres ne seront jamais gaspillées.

Je vais le rendre tout simple pour vous. En France, la Croix Rouge n’a rien à voir avec les collectes de sang. Vous avez plutôt l’Établissement français du sang. Cependant, il n’est pas le cas que toutes les maisons de dons peuvent prendre des dons de plaquettes. Voici la liste. Ne doutez pas que j’ai déjà tout lu. Voici l’examen pour vérifier si vous pouvez en donner.

Mais je n’aime jamais vous laisser sans blagues, alors voici un commentaire qu’un cher ami m’a laissé après avoir vu des photos en haut. Il me connais très bien.

Comment avoir du son parfait

Je vous ai menacé d’écrire un tutoriel pour vous expliquer comment améliorer la production d’un balado. Puisque je manque toujours d’inspiration, c’est exactement ce que vous allez avoir. Mais j’espère qu’au moins ma publicité pour le prochain épisode vous fera rire.

Alors voici l’enregistrement brut, fait avec Ferrite sur mon iPhone et mon microphone AKG Lyra :

Et voici ses données :

Le son n’est pas le meilleur, hein ? Il y a des bruits partout, dont beaucoup de souffles. Heureusement, Ferrite a de bons effets automatiques, et jusqu’à la semaine dernière, ce sont exactement mes outils de choix. Voici les données :

Vous pouvez clairement voir les résultats d’auto-nivellement. Mais comment sonne-t-il ?

Le bruit de fond est bien coupé, mais pas parfaitement, et il y a toujours des souffles. En fait, les souffles ne sont même pas réduits. Je supprimais les souffles à la main au passé — mais pas plus. Commençons pour la dernière fois avec les données :

Ce sont exactement les mêmes qu’avant. Alors, ajouterons notre premier effet, le « noise gate » (réduction du bruit) :

Seuil est à 4 %. On va le couper, jusqu’à 2 %. Aucun autre changement n’est nécessaire.

Et maintenant, ajouterons l’effet auto-nivellement :

Vous pouvez encore une fois voir l’effet auto-nivellement. Et comment sonne-t-il maintenant ?

Mais où sont donc passés les souffles ? Tous disparus. Il n’y a rien que ma voix et juste assez de réverbération pour que ce soit naturel. S’il vous semble que les différences n’existent pas, votre volume est trop bas, et vous écoutez probablement soit sur un portable soit dans une voiture en mouvement. Avec un casque audio comme mon Focal Elegia, c’est bien évident !

La meilleure chose, c’est que c’est tout. Pas besoin de supprimer même pas un bruit à la main. Si vous êtes comme moi, et enregistrez tout plusieurs fois, il vous faudra toujours tout éditer. Mais maintenant, ça passe rapidement !

Le nouvel appareil photo

C’est la faute de The Ria, et la jetée à Huntington Beach. Je sais depuis longtemps que je ne suis pas satisfait de la qualité des photos de mes portables. Celui que j’ai acheté juste avant mon voyage en 2021 est mieux que celui que j’utilisais pendant les neuf premiers mois du blog. Mais les capteurs des portables sont trop petits pour mes besoins, et en plus, le « verre » (comme disent les photographes en parlant des objectifs) est nul. Moi, avant l’époque numérique, j’utilisais un merveilleux Contax RX, avec trois objectifs Zeiss. (J’entends les bruits choqués de votre part ; des produits d’ ? Du Japon, malgré les noms ; c’est compliqué.). De toute façon, en prenant des photos pour La pizza façon Detroit, je me suis dit que je n’en pouvais plus.

J’ai peur de dépenser autant pour les appareils photos numériques comme pour les argentiques. Avec assez de soin, les vieux appareils pouvaient fonctionner pendant des décennies ; chez les numériques, l’obsolescence arrive beaucoup plus vite. Mais c’est cher maintenant de développer mon film, et le scanner pour le blog n’est pas une option vu mon horaire de publication. Alors je viens de faire un achat qui augmentera le niveau de qualité des images ici :

Voilà mon nouveau Panasonic Lumix DMC-ZS100. Comme le casque Focal et le micro AKG, j’ai cherché un bon marché, et je l’ai trouvé. (Bon, rien n’égalera jamais le micro !)

Ce que tous les trois ont en commun, c’est que je les ai achetés tous « boîte ouverte » ; en ce cas, ça valait 10 % pour moi. Voici ma boîte ; elle est arrivée assez scellée :

Je n’achète jamais des appareils numériques d’occasion, parce que ces objets sont tous assez fragiles, mais tant que j’ai toujours la garantie de la manufacture, qui se soucie du ruban adhésif ? Et puisque je suis dinosaure (demandez à ma fille), je m’en fiche des outils pour Instagram ou n’importe quoi. Je veux payer le capteur, l’objectif, et le Wifi pour ne pas devoir brancher l’appareil tout le temps.

Alors, pourquoi celui-ci ? Vu que j’ai envie d’être Laurène Lefèvre ([On est en Californie ; ça pourrait arriver. — M. Descarottes]), j’ai commencé en vérifiant ce qu’elle utilise. C’est un réflex qui coûte presque 2 000 €, sans compter les objectifs ! Mais j’ai parlé avec un photographe professionnel qui m’a expliqué qui si je voulais préparer juste des photos de la nourriture pour aller à la presse, 20 mégapixels suffiraient, sans besoin d’un si grand capteur. Attendez, pourquoi aurais-je un tel besoin ? Je dis ça, je dis rien ! L’objectif est d’assez bonne qualité ; on ne trouve pas de vrais Leica à ce prix, peu importe le nom tamponné sur l’appareil. Quant au Wifi, c’est le même partout.

J’aurais pu payer 50 % plus pour une version plus récente avec exactement le même capteur, un objectif avec une plus longue distance maximale, et le Bluetooth. Mais l’objectif n’est pas clairement de meilleure qualité. On dirait que l’objectif plus cher est aussi plus lent (il demande plus de temps où l’obturateur reste ouvert). En Europe, la question est plus difficile, car le vieux coûte plus qu’aux États-Unis, et le nouveau est à peu près le même. Mais dans cette comparaison tête-à-tête, je ne vois aucune différence. Ça suffit pour mes buts.