Il y a une semaine, j’ai reçu un courriel…surprenant :
COMME J’AURAIS AIMÉ VOIR LA GUEULE DE MON EX SI ELLE L’AVAIT LU ! Je dis ça, je dis rien. De toute façon…
Le courriel est, à mon avis, bel et bien réel, mais j’ai fait des enquêtes quand même. Je n’ai jamais entendu parler de l’appli, mais il s’est avéré que l’une de mes amies l’utilisait. En plus, ils existent aux États-Unis maintenant. Le temps que je réponde le lendemain, peut-être qu’ils ont déjà changé d’avis — je n’ai reçu plus de réponse. Je leur ai dit que je n’étais pas en France — j’imagine que ça ne leur convenait pas.
Tant pis.
Peut-être que certains d’entre vous souviennent du premier post du blog. Je n’ai vraiment pas changé d’avis, mais je ne m’attendais pas à l’idée qu’il y aurait la possibilité d’un tel partenariat. Ce qui est important pour moi, c’est que je ne vendrai jamais vos infos personnelles. S’ils auraient accepté des liens statiques, sans identifiants, et si j’aurais resté libre de recommander quoi que ce soit, je l’aurais considéré.
Pourquoi est-ce que je refuse d’accepter des témoins traceurs (voilà, notre prochain mot québécois) ? Il y a longtemps, j’ai cliqué dans un courriel de l’entreprise américaine Hewlett-Packard. Je n’étais même pas connecté. Une heure plus tard, j’ai reçu un coup de fil d’un vendeur pour savoir « que puis-je faire pour vous aider à finaliser votre commande ? » Je lui ai dit de ne plus jamais m’appeler, et depuis ce temps-là, je refuse de participer à n’importe quel programme de fidélité ou de vendre les infos de n’importe qui. Ça m’a fait horreur.
Mais j’aimerais bien qu’il n’y ait plus de mur entre le français et le reste de ma vie, même si c’est juste trouver une opportunité chez « la French Tech ». (Cliquez sur le lien pour un véritable cauchemar d’anglicismes.) Pendant ce temps-là, c’est vraiment un honneur de penser que mon travail ici pourrait valoir quelque chose.
Pendant que j’étais toujours au musée, j’ai reçu un SMS d’une amie. Oui, une Française. Je lui ai dit que j’étais à LA et elle m’a répondu que ça la fait rêver. Moi, je pensais au temps où j’y ai été agressé à couteau, et à 3 ans dans le pire appartement de ma vie (avec mon ex futur en plus), et j’ai dit le mauvais truc en réponse. J’ai dit une fois que votre quotidien est mon Disneyland — j’oublie souvent que l’envers est aussi vrai pour beaucoup de monde. Mais moi, je suis aussi grand spécialiste de mettre la pied dans la bouche, comme on dit en anglais (c’est-à-dire « dire le mauvais truc »).
De toute façon, après être sorti du musée, je me suis dit « Qu’est-ce qu’elle aimerait voir ici ? Toi con, tu dois vraiment demander ? Qu’est-ce que TOUT le monde veut voir à LA ? » Alors, je me suis conduit à Beverly Hills, anciennement mon lieu préféré pour passer un bon moment quand j’y habitais.
(Je dois écrire LA. Regardez ce qui se passe à chaque fois où j’écris « Los ». C’est vraiment nul avec tous ces noms espagnols ici.)
J’habitais à LA entre 2005 et 2008. Beaucoup de choses ont changé depuis ce temps-là, mais Rodeo Drive à Beverly Hills reste plus ou moins comme je m’en souviens.
On commencera avec, à mon avis, le carrefour le plus glamour de Californie. Peut-être des États-Unis. C’est Rodeo Drive et Dayton Way. Sur trois des 4 coins, il y a des boutiques françaises — Bréguet, Louis Vuitton, et Van Cleef & Arpels. Comme d’hab, c’est les britanniques qui gâchent une belle chose française — c’est Burberry sur le quatrième coin, avec leur motif de vache rose.
Vue du carrefour de Bréguet, Louis Vuitton, Bréguet, Gros plan de l’horloge Bréguet
Pensez-vous que l’on marche maintenant le long de la rue ? Non, on tourne le dos pour entrer dans — encore à mon avis — le bâtiment le plus classe de tout Beverly Hills, 2 Rodeo Drive. Je n’ai pas pris photos de toutes les boutiques, mais on va en profiter quand même. Le coin avec Bréguet est l’entrée dans ce bâtiment.
Le chemin au milieu de 2 Rodeo, Défense d’entrer chez Versace, Porsche Design est parti, la bijouterie Tiffany
Je voulais vous mener le long de ce chemin parce qu’ici, on peut juste apercevoir à gauche de Tiffany qu’il y a un resto. 208 Rodeo. La nourriture n’est pas la meilleure, mais déjeuner sur leur terrasse, c’est l’une des meilleures choses au monde entier. Pourquoi ? Parce que l’on est en face de l’Hôtel Beverly Wilshire, l’un des meilleurs hôtels à LA. Voulez-vous faire partie des « cool kids » ? C’est l’endroit !
208 Rodeo, vue de 2 Rodeo, escalier vers Wilshire Boulevard, Hôtel Beverly Wilshire
À côté de 208 Rodeo, il y a une parfumerie française, Henry Jacques, pour ceux qui trouvent que Cartier a trop l’air Leclerc. Rien n’est disponible chez eux pour moins qu’environ 600 € la bouteille — de 15 ml. Ne me croyez pas sur parole — voilà leur liste de prix !
Henry Jacques et sa vitrine
Moi, je ne porte que Déclaration de Cartier depuis 2012, 1/10 le prix pour deux fois la quantité.
On descend l’escalier vers Wilshire Boulevard et fait un demi-tour sur Rodeo pour passer Burberry et voir le reste de la rue. Le voisin à côté de Burberry, c’est Dior. En face de Dior, il y a Harry Winston, la bijouterie pour ceux qui trouvent que Tiffany a trop l’air Walmart. On marche sur la rue et passe par Yves Saint-Laurent — l’un de 3 à Beverly Hills — et Moncler.
Dior, vue de Rodeo en face de Dior, Saint-Laurent et Moncler
On n’est pas du tout fini. Un bus à ciel ouvert nous passe en même temps que l’on arrive chez Cartier. Il y a 20 ans, j’espérais que mon ex futur me donnerait cette alliance de Cartier pour notre mariage. Pensez-vous que c’est trop ? C’était beaucoup moins cher à l’époque — mais la sienne ? J’ai des larmes aux yeux en pensant au prix. En face de Cartier, il y a Chanel…
…mais aussi le magasin pour ceux qui trouvent que Louis Vuitton a trop l’air Franprix — Goyard. Ils font les meilleuresécuelles pour les animaux de compagnie au monde — mais aussi plein d’autres choses pour les êtres humains.
Il n’y a qu’un magasin de plus que je veux vous montrer sur Rodeo. Je pense à une amie à chaque fois où je passe par l’une de ces boutiques. Vous pouvez deviner pourquoi.
On est maintenant sur Santa Monica Boulevard. Il y a une boulangerie ici, Sprinkles, qui ne fait que des cupcakes. Ils ont peut-être le truc le plus américain pour les vendre (on peut aussi enter dans le magasin, mais vous ne verrez aucun cupcake — tout est caché depuis le début de Covid). C’est une chaîne maintenant, mais cette boulangerie était la première.
On tourne à droite deux fois pour marcher le long Beverly Boulevard. On est presque finis, mais j’ai quelque chose de choquant pour vous montrer. D’abord, si vous avez jamais visité les États-Unis, The Cheesecake Factory vient de Beverly Hills. J’y déjeunais souvent — c’est plein de types qui sont juste serveurs, mais disent qu’ils sont acteurs. C’est pas le truc choquant.
Voilà notre dernier arrêt — « Ladurée by Matthew Kenney ». Voici leur carte. C’est sous licence, mais…beaucoup de la carte est vegan. J’ai commandé deux choses à emporter — un macaron Ispahan, et une pâtisserie Élysée. Je ne veux plus jamais entendre dans une telle boutique « C’est pas vegan. Est-ce OK ? » (En parlant de l’Élysée.) Non, c’est pas « OK » — c’est attendu. Je ne veux pas finir avec une plainte, alors je dirais juste que ça fait semblant d’être Ladurée sans y arriver.
Mais vous pouvez le voir — sans la France, Rodeo Drive ne serait rien !
Ce soir, j’allais voir mon film habituel, mais mes voisins méchants avaient une surprise. Ils faisaient la fête toute la nuit à fort volume. Et les cris étaient pleins de vulgarité. Je ne porte plainte contre un voisin aux propriétaires à cause de son depuis dix ans. Mais moi, j’en avais eu marre, et j’ai tourné une petite vidéo devant leur porte. On peut voir leur numéro et l’heure, et entendre autant de gros mots que l’enfant bâtard de Jul et de Maître Gims. Alors, pas de film cette semaine. MAIS…
Demain j’aurai un régal pour vous à propos du cinéma français. Ce sera l’un des trucs les plus spectaculaires que j’ai trouvé, et j’ai dû patienter pour avoir le droit de le partager. Je le dois au groupe privé de France with Véro sur Facebook.
Au fait, à propos du mot bâtard, saviez-vous qu’il y a un animateur sur la radio aux États-Unis, où son vrai nom est Dan Le Batard ? Il le porte fièrement et travaille dur pour le mériter. Mais sa famille est d’origine cubaine. (Au fait)2, il y a une relation curieuse entre la communauté cubaine ici et la France. Il y a une petite chaîne de restos à Los Angeles appelée Versailles, et un autre resto, pas lié à ceux de LA, à Miami. Je crois que ceux proche de chez moi ont copié celui de Miami, mais je ne sais pas pourquoi les cubains sont de si grands fans du nom Versailles. C’est juste un petit renseignement intéressant. De toute façon, à demain !
J’ai du mal avec le prochain « Je découvre », je vais donc vous dire ce qui se passe. Vous allez remarquer que quelque chose disparaît. Le site ViaMichelin a enlevé les recommandations du Guide Vert. Sacré Bibendum ! Alors, plus d’étoiles, hélas.
Mais c’est pire que juste des centaines de liens qui ne fonctionnent plus sur ce site (une amie me l’a mentionné). Quand on ne connaît pas trop la géographie, on a besoin des sources pour s’orienter. Sinon, ce que j’ai écrit (et déjà supprimé) arrive :
Moi : En Isère, il y a une ville appelée Vienne. Et le site principal du département n’est pas organisé par ville. Je chercherai donc « Vienne tourisme ».
Moi, pas trop malin : Ah-ha ! On commence donc avec l’Abbaye de Saint-Savin et ses fresques du Moyen-Âge. (C’est dans le 86, pas le 38.)
En fait, je me suis rendu compte que je me suis trompé de Vienne quand j’ai commencé à planifier l’itinéraire. C’est un aperçu de ma méthode : je commence par chercher les plus grandes communes sur Wikipédia, je cherche les sites touristiques et ViaMichelin pour des idées, puis j’en mets toutes sur une carte pour trouver le bon ordre. Et cette fois, quand j’ai vu qu’il y avait plusieurs sites trop près de la Normandie… c’était gênant. Mais aussi drôle. Mais gênant.
C’est moins drôle que ViaMichelin est maintenant plein de liens brisés. Anciennement — c’est-à-dire jusqu’à la semaine dernière — on pouvait chercher le Guide Vert avec le petit château :
Ne me croyez pas sur parole : cliquez-le vous-même. Voici ce qui arrive :
C’était TRÈS utile d’avoir un site qui me disait exactement où j’étais. Sinon, je me trompais comme avec Valrhona. Hélas, c’est pas ma seule erreur avec l’Isère, et je sais maintenant qu’il y avait au moins une chose en Savoie dans mon article. Je dois tout revérifier, et c’est pourquoi vous ne lisez pas « Je découvre l’Isère » en ce moment.
J’ajouterais juste que le Guide Rouge reste disponible gratuit en ligne. Si c’est une question d’argent, la différence n’a aucun sens.
En août, j’ai mentionné qu’un jour plus tard, je parlerais de quelques « tristes découvertes ». Je les ai laissées tomber, mais plus récemment, j’ai encore dit ça après avoir vu une scène dans le deuxième OSS 117 qui accuse la France d’avoir oublié la Seconde Guerre mondiale. Avant de vous montrer ces photos, je voudrais ajouter que je suis fier de vous pour ce qui suit. C’est pas un sujet facile.
L’après-midi du jour où je suis arrivé, je suis allé à mon hôtel pour laisser mes bagages avant d’aller à la Cinémathèque Française. En sortant de mon hôtel, j’ai remarqué un certain panneau, et je veux vous montrer exactement à quoi sert le bâtiment où je l’ai trouvé :
C’est en souvenir de jeunes enfants, des élèves de cette école elle-même, tués par les Nazis pendant la Shoah. Et la France n’a pas oublié ; en fait, le panneau reconnaît la collaboration honteuse du gouvernement de Vichy. Ce n’est pas du tout le comportement d’un peuple qui veulent couvrir le passé.
La dernière nuit, pendant ma balade dans la Rue des Rosiers, à la recherche de Rabbi Jacob, j’en ai trouvé deux autres. Encore une fois, sur une école :
Mais cette fois-ci, pas besoin de vous trouver l’adresse. Pourquoi ? Parce que ce panneau est en face de l’école :
Ça dit : « Parvis des 260 Enfants — Élèves de l’École des Hospitalières Saint-Gervais déportés et assassinés parce qu’ils étaient nés Juifs ».
Alors quand j’ai vu, dans un film de 2009, une scène qui accuse la France d’avoir oublié exactement la Seconde Guerre mondiale, exactement ce qui est reconnu sur un monument de 2002, il faut que je dise que c’est injuste. Peut-être qu’il y a certains qui sont confus à propos du Maréchal Pétain en ce moment, mais en tant qu’étudiant de cette guerre-là, quelqu’un qui cherche souvent des films et des livres sur ce sujet, je ne suis que fier de vous.
Je viens de recevoir un biscuit par courrier cette semaine. Il m’a coûté 35 €. Dans le même colis, il y avait aussi une carte postale de Lyon, une emporte-pièce, et le nouveau livre de Cook&Record. OK, je plaisante de même façon que la dernière fois où j’ai reçu un tel biscuit. Mais peut-être que vous souvenez du post où elle a annulé ma commande. C’est une amie lyonnaise qui m’a dit de ne pas m’inquiéter, qu’elle me l’enverrait. Voilà :
Mais où sont le biscuit et l’emporte-pièce, vous demandez ? Voici les contenus de la jolie petite boîte :
Et au-dedans du livre, ce dont je rêve depuis un an :
Oh là là !
Moi, je ne suis pas si difficile à faire plaisir, hein ? Mais comment est-ce en tant que livre de recettes ? Voilà un exemple des premières pages :
Toutes les recettes ont des codes QR pour regarder des vidéos. Franchement, je ne suis pas sûr qu’elles soient toutes sorties avant le livre. Je ne reconnais pas beaucoup de recettes. C’est bien — je suis content d’avoir des nouveautés — mais par conséquent, je ne veux pas partager trop de trucs pour lesquels on devrait acheter le livre. Mais je suis heureux de partager des photos !
Peut-être que vous souvenez de la fois où j’ai fait son gâteau au chocolat et aux framboises. Mon clafoutis n’était pas le sien, mais sa photo a l’air super ! Et je crois qu’on verra les palets bretons dans l’avenir.
Il y a aussi d’autres codes QR pour des ustensiles. J’ai trouvé la note avec celui-ci plutôt drôle ; je me demande à quelle Amérique fait-elle référence ?
On ne trouverait presque jamais une telle caissette pour les muffins ici. Ce sont plus comme celle-ci, dans ma cuisine :
Le genre de caissette auquel elle pense, on le trouverait plus ou moins seulement dans les boulangeries de façon européenne ici. Si elle a voyagé aux États-Unis, j’ai l’impression qu’elle n’a vraiment pas goûté la cuisine industrielle locale. De toute façon…
J’ai déjà montré ce livre à ma fille. Elle est heureuse parce qu’il y a plein de brownies, de cookies, et même de « brookies » (1/2 brownie, 1/2 cookie). C’est donc un livre pour toute la famille, et j’ai hâte de le tester !
Une amie en France m’a récemment aidé à acheter quelque chose dont le fournisseur ne me l’enverrait pas. C’est pas encore arrivé mais je sais déjà assez pour écrire ce post, et j’ai pas envie de mentionner cette histoire quand le truc arrive enfin. Version courte : soyez fiers de La Poste, les amis.
Début décembre, j’ai envoyé un colis à quelqu’un en France. Notre poste l’a reçu le 2 décembre, mais vers la fin de I l’après-midi. On dira donc le 3 décembre. Voilà l’histoire :
J’ai payé cher pour le service appelé « Prioritaire », qui m’a promis « 6-10 jours », pour deux fois l’argent du service ordinaire. On peut voir que le colis a été retardé de 27 jours aux États/-Unis avant d’arriver en France. Je pardonne le délai après — c’était la fête du Nouvel An. Mais c’est inacceptable.
Voilà ce que La Poste a fait vers l’autre direction :
Je n’ai pas honte — c’est pas moi qui « travaille » (le mauvais mot) chez l’USPS. Mais je suis en même temps tellement gêné et jaloux. 4 jours pour traverser l’Atlantique, pas 27.
Quand j’ai vu Jour de Fête, je vous ai dit que la partie intitulée « La Poste en Amérique » était une grosse blague. C’est pas juste qu’ils ne font pas les efforts super-héroïques décrits dans le film. C’est qu’il ne faut pas utiliser le mot « effort » quand on parle d’eux.
Fin novembre, un nouveau livre a été publié aux États-Unis, mais je viens de le recevoir cet après-midi. C’est « French Pastries and Desserts by Lenôtre, » et c’est la deuxième édition (en traduction) du livre « Faites votre pâtisserie comme Lenôtre » (le lien est aussi la nouvelle version). Ce livre pèse une tonne et je ne regrette pas de ne pas l’avoir importé.
Ce livre n’est pas comme mes livres de Pierre Hermé ou François Payard. Au-dedans, on ne trouve que des classiques, mais au plus haut niveau ! Les instructions sont très détaillées, et les photos sont toutes belles. On n’en attendrait pas moins de la Maison Lenôtre. Regardez :
Celui-ci est le gâteau Opéra, pour lequel M. Lenôtre est justement célèbre. J’en ferai un cette année, mais les décorations au-dessus ne seront pas aussi belles.
Sa tarte normande glace royale. Si c’est pas clair, normande veut dire « aux pommes ». Croiriez-vous que le livre dit que cette tarte a un niveau débutant ?
Celui-ci s’appelle « Singapour ananas et mangue ». Niveau moyen. J’ai des questions sur le dictionnaire chez Lenôtre.
Voilà sa bûche de Noël. Je crois que je suis en fait prêt à faire celle-ci, malgré son niveau avancé. C’est plus ou moins le gâteau Opéra en forme de bûche.
Gâteau basque. Je vais gâcher une surprise — j’ai déjà choisi ce gâteau pour le Tour des Départements il y a des mois. Je suis loin de faire ça pour chacun, mais je reçois parfois de bonnes suggestions.
Ce livre sera bien utile chez moi, parce que notre but est de partager la tradition, et beaucoup de classiques sont aussi des recettes régionales. On y trouve le far breton, le kouglof alsacien, la galette des rois, le gâteau forêt noire, etc. Pour ceux qui aiment la France éternelle, c’est indispensable.
MAIS ! Je dois râler sur quelque chose, non ? Ma plat plainte principale, c’est l’excès d’optimisme par rapport au temps de préparation. 15 minutes pour la tarte normande ? (Ça ne comprend pas le temps pour la pâte.) Il y a même de bonnes blagues à propos du sujet dans le livre. Par exemple, le temps pour la pâte feuilletée ? 5h30. Le temps pour la pâte feuilletée « rapide » ? 3h20. HAHAHA, rapide ! (Rodolphe Landemaine veut 12 heures pour sa pâte feuilletée « inversée », mais peu importe. Il n’appelle pas la sienne « rapide ».)
Je vous rappelle que Karen Krasne, la pâtissière par excellence de Californie, a étudié avec Gaston Lenôtre lui-même. Je sais donc depuis longtemps que j’ai besoin d’un livre de Lenôtre. Et honnêtement, si mes plaintes ne sont que du second degré, c’est presque aussi parfait que mon ex. (La seule chose parfaite dans l’univers. Demandez-lui.)
Il y a une histoire — une légende urbaine, vraiment — qui circule sur Internet anglophone, et qui fait partie de nos sujets, parce que ça traite de l’histoire de France. J’ai vu un exemple pour la première fois il y a une semaine quand l’un de mes amis a partagé ce post. À cause d’être en anglais, je traduirai un peu :
« Au supermarché, j’ai rencontré une petite vieille qui restait debout en face d’une étagère avec des pots de confiture Bonne Maman…Après l’avoir aidée, elle m’a demandé « Savez-vous pourquoi j’achète cette marque ? » J’ai dit « Parce que c’est délicieux ? » Elle a répondu « Oui » et après une pause « Je suis survivante de la Shoah…Pendant la guerre, la famille à laquelle appartient l’entreprise a caché ma famille à Paris. Je l’achète donc toujours. »
C’est certainement le cas que le professeur, un certain Michael Perino (inconnu à moi) existe et a tweeté tout ça. Mais est-ce vrai ? C’est une histoire plus compliquée.
J’ai trouvé plusieurs articles écrits en février ou mars de 2021. C’est bien évident que beaucoup d’entre eux utilisent les mêmes sources. Du Jérusalem Post, de Snopes (un site en anglais connu pour des recherches sur les légendes urbaines), et du Times of Israël (ce dernier est en français). On peut dire les faits suivants avec certitude :
Bonne Maman est une marque d’Andros, à Biars-sur-Cère.
Les familles Gervoson et Chapoulart, les fondateurs de Bonne Maman, vivent à Biars-sur-Cère depuis 1910.
En 2016, un survivant qui vivait dans le New Jersey a dit à un journal qu’il a été caché à Biars-sur-Cère par d’autres Français. Et il a mentionné Bonne Maman (qui n’a pas été fondée jusqu’en 1971). Mais il est mort avant cette histoire, alors personne ne peut lui demander plus de détails.
Ce qu’on ne sait pas :
Le musée israélien Yad Vashem garde des témoignages de survivants sur leurs sauveurs. Il y a 2999 enregistrements de la base de données qui traitent de la France (je l’ai vérifié). Mais il n’y a aucun enregistrement qui parle de Biars-sur-Cère.
L’entreprise Andros refuse de répondre à n’importe quelle question sur ses fondateurs, alors il manque un témoignage direct.
Il faut que j’ajoute qu’il y a toujours beaucoup de rumeurs à propos des entreprises qui existaient à l’époque de la SGM aux États-Unis. Parfois, elles sont vraies — Hugo Boss lui-même a réalisé les uniformes de la SS. Parfois, elles sont fausses — la soda Fanta à été créé en Allemagne pendant la SGM, mais pas par les Nazis (lien en anglais). Dans le cas de Bonne Maman, que ce soit vrai ou pas, on peut dire qu’il y a clairement des sentiments positifs envers la France et cette marque, à cause desquels beaucoup de monde veulent croire que c’est vrai. C’est une bonne chose.
Il y a un genre d’humour sur Internet à propos des groupes sur Facebook et le drame entre leurs membres. Ce mème est typique et partout sur Facebook, je n’ai donc pas une source particulière :
L’addition d’un mélange de points d’exclamation et le numéro 1, c’est de l’humour typiquement anglophone à propos du même sujet. Je le mentionne pourquoi ?
Hier, j’ai parlé de M. Macron et son commentaire « Un irresponsable n’est plus un citoyen » et je vous ai dit que j’ai eu une nouvelle triste. Je ne me souviens pas de l’avoir mentionné, mais pendant toute l’année dernière, je faisait partie d’un groupe de conversation hebdomadaire sur Zoom. C’est tout en français et je l’ai rejoint parce que leur organisateur m’a trouvé sur Quora (pas ici) et m’a invité. De leur description sur le site Meetup :
Comme d’habitude, notre réunion du Samedi est une conversation à bâtons rompus, entièrement en français avec un hôte français, autour d’une variété de sujets touchant à la France: films, court-métrages, livres, voyages, jeux de la ville mystère, gastronomie, …
Ce qui arrive le plus souvent n’a rien à voir avec ces sujets. C’est plutôt le virus et la politique. Samedi dernier, plusieurs heures après la dernière séance, j’ai envoyé un courriel à l’organisateur que je ne reviendrai plus, et je lui ai expliqué pourquoi.
D’habitude, il n’y a qu’un français natif dans ce groupe (parfois des invités aussi). La plupart du reste sont des américains ; il y en a plusieurs qui passent leurs appels depuis l’étranger. Je vous dis ça pour que vous compreniez que quand ce groupe parle de la politique française, presque personne n’est vraiment bien au courant sur le sujet (je crois que je suis le seul qui lit un journal français). Mais ce que certains adorent, c’est utiliser des anecdotes françaises pour marquer des points sur notre politique nationale.
Le modérateur a joué une vidéo de l’AFP avec des nouvelles sur M. le Président Macron et son commentaire. Puis un monsieur a commencé à expliquer comme il est d’accord, comme c’est une bonne idée. Je connais trop ce monsieur. Il ne sait rien de la France sauf la langue, mais il adore insulter n’importe qui qui n’est pas d’accord avec lui. Et franchement, il y a une mauvaise tendance aux États-Unis pour que tout le monde soit d’accord avec la personne la plus folle dans une conversation de peur que l’on ne soit dénoncé. Alors ce qu’il disait vraiment, c’était son espoir que beaucoup de monde perdraient leur citoyenneté. C’est la recette d’une nouvelle Guerre civile, et n’imaginez pas du tout que c’est seulement un parti qui a des pensées comme ça ici. C’était pas la première fois où j’ai entendu de la haine dans sa bouche, j’ai donc raccroché.
Je savais déjà que je ne pourrais contredire cette personne. Alors j’ai passé plusieurs heures en réfléchissant, puis j’ai écrit mon courriel et j’ai quitté leur groupe privé sur Facebook. Je n’ai dit rien à personne d’autre ; c’est pas mon style de faire du drame. J’ai déjà un bon fournisseur pour ça.
J’aimerais toujours avoir un groupe pour discuter les mêmes sujets sur lesquels j’écris. Celui-là n’était pas le bon.