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Touchez pas au grisbi

Ce soir j’ai fini regarder la trilogie Max le Menteur au mauvais ordre — j’ai commencé avec la fin, continué avec le milieu, et fini en regardant le début. C’est pas grand-chose parce que les suites ne gardent pas le personnage de Max. Mais il y a un sens dans lequel Touchez pas au grisbi est le plus important des trois, parce que c’est le début sur scène de Lino Ventura. Sans celui-ci, on n’aurait pas sa performance magnifique aux Tontons flingueurs.

Je dois vous avant de commencer — le disque est aussi mauvais que le film est bon. Les droits des deux autres appartiennent à Gaumont, qui fait presque toujours des versions restaurées magnifiques. Les droits de celui-ci appartiennent à Studiocanal, qui dépense presque jamais rien (La Grande Vadrouille étant la belle exception). Le son est beaucoup trop bas, et il n’y a rien sur le disque sauf le film lui-même. Pas d’extras, pas de sous-titres, pas de doublage. C’est malheureusement typique — j’allais toujours avoir du mal à comprendre ce film, mais Studiocanal n’a rien fait pour m’aider.

On commence à Montmartre. Même un con peut reconnaître cette rue :

Notre héros Max et son ami Riton dînent dans un resto avec leurs copines après avoir volé 50 millions de francs en or. Après le dîner, ils vont dans un club, mais pas le célèbre en haut.

L’une des danseuses au club, Josy est copine de Riton, mais elle le trompe avec Angelo, un autre gangster. Il s’avère que Riton a dit à Josy que lui et Max a volé l’or. Deux sbires d’Angelo suivent Max, mais il est trop malin, et les attrape dans un ascenseur.

Puis, Max amène Riton à un appartement secret où il a caché l’or dans une voiture. Angelo n’a aucune idée que l’or est là.

Max apporte l’or à un receleur, mais il s’avère qu’il sera difficile à échanger l’or pour de l’argent.

Pendant ce-temps, Angelo prétend à avoir un boulot pour Riton, mais le kidnappe dans une ambulance.

Max et son ami Pierrot kidnappent l’un des sbires d’Angelo, Fifi, mais il n’est pas trop utile. Puis Max a un coup de fil avec Angelo, et les deux passent un accord — l’or contre Riton.

On passe à la meilleure partie du film — l’échange, puis une poursuite en voiture. Angelo essaye d’avoir des sbires cachés tuent Max, Pierrot et Riton, mais les trois tuent les tueurs, puis poursuivent Angelo. Il y a plein de coups de balles — Riton est gravement blessé, mais Angelo meurt. Malheureusement pour Max et Riton, la voiture d’Angelo s’enflamme, et ils doivent partir sans l’or, qui sera retrouvé par la police.

Pendant un déjeuner avec son autre amante, Betty, Max apprend pendant un coup de fil avec Pierrot que Riton est meurt à cause de ses blessures. Max sait qu’il a de la chance, parce qu’il est encore vivant, mais il a presque tout perdu.

Je ne vais pas mentir, j’ai dû vérifier des détails sur Wikipédia pour tout comprendre. Ce film est plein d’argot, et le son n’est pas de bonne qualité quand même. Mais si vous aimez les films de gangsters, ça vaut fortement le coup pour les dernières vingt minutes. C’est un film bien historique, et aucun étudiant des films français ne peut le rater.

Taxi, roulotte et corrida

J’espérais que ce soir, je vous présenterais mon dîner indrien. Mais hélas, j’ai eu des problèmes avec le dessert. Bientôt, j’espère.

Alors, ce soir, je suis revenu aux films de Louis de Funès avec un signé André Hunebelle : Taxi, roulotte et corrida. Je crois que c’est la première fois où il a mis de Funès en vedette — les deux travailleraient ensemble plus tard dans la trilogie Fantômas.

Dans ce film, de Funès joue dans le rôle d’un chauffeur de taxi, Maurice. Il conduit comme un fou, et il a modifié son taxi pour atteindre une plus grande vitesse.

Sa famille et lui sont au point de partir en vacances avec une roulotte qui sera remorqué par le taxi. Et sa belle-famille va les accompagner. Au moins sa sœur, son beau-frère et sa nièce. Heureusement pas la cauche-mère (ce que j’appelle mon ancienne). Ils ont des mésaventures juste en connectant la roulotte.

Leurs vacances seront en Espagne ; la famille doit donc passer par la douane. À la station des douaniers, la famille rencontre Myriam, une voleuse, qui cache un diamant volé dans la veste de Maurice. Le fils de Maurice, Jacques, essaye de la draguer. Em fait, la famille cache aussi quelque chose des douaniers — du tabac.

Le taxi tombe en panne sur un pont, et la famille fait du camping pour la nuit.

Matin, il s’avère qu’il y a des vaches et des taureaux partout ! Je sais que vous connaissez bien ce fromage, alors vous comprenez aussi cette blague nulle. On parlera plus tard des crimes contre le bon goût des Fromageries Bel aux États-Unis. Je ne plaisante pas — trop.

Maurice fait des corridas pour se débarrasser des vaches.

Pendant ce temps-là, Myriam parle au téléphone avec son chef, Fred, qui lui menace si elle ne retrouve pas le diamant. Elle fait semblant d’avoir tombé en panne sur la route, et elle échange sa valise (en secret) avec Maurice.

Myriam revient chez sa bande organisée, une boîte de nuit appelée « La Corrida ». Il s’avère qu’elle a pris la mauvaise valise !

Mais avant qu’elle ne puisse chercher Maurice et sa famille, ils arrivent à La Corrida, à la recherche de leur valise. Les gangsters n’arrivent pas à retrouver le diamant, et la famille part pour prendre un tour de Grenade.

Deux des gangsters se déguisent comme cyclistes et essayent de chercher dans les poches de la veste de Maurice. Mais personne ne sait que le diamant est tombé dans un pot de tabac.

Les gangsters invitent la famille à revenir dans La Corrida, où ils essayent de prendre la veste pendant une danse de flamenco. Il y a une bagarre et la famille sort (le diamant n’ayant jamais été au-dedans de la boîte de nuit).

Finalement, les gangsters kidnappent Jacques. Il y a une poursuite en voiture, mais les gangsters laissent Jacques sur la route quand la police commence à les poursuivre.

Le pot de tabac tombe et brisé quand la police attrapent Maurice et sa famille, et ils finissent par être détenus.

Mais quelques mois plus tard, Maurice est revenu à son boulot comme chauffeur — et il raconte cette histoire à ses passagers. Les passagers, qui sont-ils ? Fred et Myriam ! Dès qu’ils reconnaissent Maurice, ils s’échappent, et c’est la fin.

OSS 117 n’a pas mérité ça

Ce soir, j’ai regardé le deuxième film d’OSS 117, Rio ne répond plus. Michel Hazanavicius est un réalisateur très talentueux, et ce film est encore mieux d’une point de vue technique, mais à mon avis, OSS 117 n’a pas mérité son traitement dans ce film. Je dois être un peu plus sérieux que d’habitude.

Je veux mentionner que j’ai eu quelque chose de spécial pour manger en regardant ce soir. C’est l’un des derniers souvenirs de mon voyage. La prochaine fois, je n’apporterai qu’une tenue afin de revenir avec plus de biscuits et de bonbons. J’ai mes priorités, et pas de lumière à tous les étages.

On commence à Gstaad, où notre héros divertit son public — toutes des chinoises, apparemment — dans un chalet de ski quand des hommes de main d’un certain Monsieur Lee attaquent. OSS 117 gagne la fusillade — et c’est bien ridicule — puis il séduit la princesse chinoise qui est là. Il dit une connerie :

OSS 117 : Méfiez de Monsieur Lee et des chinois en général d’ailleurs.

Princesse : Les sales rouges.

OSS 117 : Les sales jaunes.

Puis OSS 117 entend qu’il ira au Brésil pour acheter un microfilm d’un ancien Nazi, Von Zimmel, avec une liste de collaborateurs français. C’est immédiatement évident que son chef, Armand apparaîtra dans la liste à cause du dialogue, et j’ai écrit ça dans mes notes en ce moment-là :

OSS 117 : Le Général de Gaulle, a-t-il pas dit que toute la France a fait la résistance ?

Armand : Oui, il l’a dit.

Quand OSS 117 arrive au Brésil, on voit tout de suite pourquoi j’ai dit que film a une meilleure technique. Il adopte le style des films d’espionnage des années soixante. C’est un exemple de comment le réalisateur a bien étudié ses sources. On verra qu’il utilisera cette technique pour montrer le point de vue d’OSS 117 lui-même.

OSS 117 prend une décision stupide et il a failli être tué par un chinois qui veut se venger pour Gstaad.

Il est sauvé par un agent de la CIA, Bill, un anglophone. À moins que les paroles de Bill ne soient traduites en français, vous n’avez aucune idée à quel point il dit des obscénités. Moi, j’ai trouvé ce moment un peu trop.

OSS 117 essaye de livrer l’argent pour le microfilm, mais c’est une ambuscade.

Deux allemands, qui le sauvent des lutteurs masqués, l’appellent « double-un-sept » et il les corrige « cent-dix-sept ».

Ils lui présentent Dolorès, un agent secret du Mossad. On peut voir comment OSS 117 la regarde.

OSS 117 ne veut pas travailler avec elle :

OSS 117 : Chercher un Nazi avec des juifs ? Quelle lourde idée !

Allemands : Pourquoi ?

OSS 117 : Le Nazi les reconnaîtra par le nez…les oreilles, les doigts, les yeux.

Ouais, il dit des trucs racistes. Dans un hôtel, il y a une autre ambuscade, par des Nazis et des chinois, et il raconte assez des trucs insultants, jusqu’à ce que les quatre se tuent.

Après, OSS 117 et Dolorès cherchent Heinrich, le fils de leur cible. OSS 117 dit que Dolorès ne connaît pas les dictatures, en parlant du Brésil. Elle lui demande « Et comment vous appelez un pays qui a comme président un militaire avec les pleins pouvoirs, une police secrète, une seule chaîne de télévision et dont toute l’information est contrôlée par l’État ? » Il répond : « J’appelle ça la France, mademoiselle. Et pas n’importe laquelle. La France du Général de Gaulle. » C’est une critique amère, et on devrait croire que ça arriverait de la bouche d’un tel homme, qui ne croit même pas que les collabos existaient ?

Pendant qu’ils sont coincés dans une jungle, Hubert « s’excuse » à Dolorès pour ne pas avoir d’affaires sérieuses, puis il se plainte qu’elle n’aime pas les hommes, parce que sa religion interdit les saucisses. Elle lui demande de quoi il parle, et il répond que l’alcool est aussi interdit et les femmes sont voilées. Elle lui dit de ne pas confondre les juifs et les musulmans. Il se plainte que les juifs ont l’attitude « Je suis juif alors j’ai raison sur tout. » Elle répond que ses « analyses sur les juifs, sur les noirs, sur les femmes ; j’aimerais bien que vous les gardez pour vous à l’avenir » Franchement, il me semblait que ce moment n’était qu’une opportunité pour critiquer l’ancienne génération.

OSS 117 et Dolorès assistent à une fête des Nazis. Ils sont capturés, mais ils s’échappent après une autre fusillade aussi ridicule comme celle à Gstaad.

Il s’avère que Bill les a trahis aussi, pour donner l’asile à Von Zimmel. Ça rappelle les scientifiques comme Werner Von Braun après la Seconde Guerre mondiale.

Bill: J’ai l’impression que nous sommes amis seulement quand vous nous demandez de vous libérer.

OSS 117: Qu’est-ce que tu insinues ?

Bill: Oui, pardon. Vous vous êtes libérés tous seuls, ze French.

Je n’aimais pas non plus ce moment. Je ne nie pas que cette attitude existe chez les américains. Et ce film a sorti après la deuxième Guerre du Golfe. Je ne doute pas qu’il y avait des sentiments comme ça vers nous en France à l’époque. Mais il faut demander si ça aurait été le cas en 1967, l’époque du film. En fait, en 1966, le Général de Gaulle a écrit au président Johnson que la France propose de « cesser sa participation aux commandements « intégrés » et de ne plus mettre de forces à la disposition de l’OTAN ». C’est-à-dire que les sentiments des deux côtés auraient été compliqués à l’époque, et pas une question de « phobies ».

À cause d’être une comédie, le film finit par rendre OSS 117 un héros encore une fois — il arrête enfin le Nazi, la femme tombe amoureuse de lui, et il est même nommé à la Légion d’Honneur.

Il s’avère que son chef faisait partie de la liste de collabos, comme j’avais deviné (pas surprenant), et il dit une chose de plus qui est vraiment une critique : « Il faut que la France oublie » pour avancer (j’ai eu du mal à comprendre la fin de la phrase, mais l’intention était bien claire). On reviendra à cette connerie. J’ai des photos de mon voyage pour partager — et elles contredisent cette attitude.

À mon avis, le plus gros problème de ce film, c’est qu’il s’arrête souvent pour sermonner le public. Et en plus, qu’il ne respecte pas le caractère des personnages. Si Hubert est un si grand dinosaure, pourquoi est-ce qu’il appelle la France une dictature lui-même ? Pourquoi est-ce que les femmes tombent-elles amoureuses de lui ? Elles semblent être fortes et sûres d’elles, alors pas besoin de tolérer ses conneries. C’est donc bien réalisé, mais il veut trop souvent faire la polémique, de peur que le public rate son message.

Le héros que j’admire

Ça y est ; j’ai enfin trouvé le personnage français dont j’ai le plus envie d’imiter ! C’est Hubert Bonisseur de la Bath, qui se comporte exactement comme moi (pourtant, il est en meilleure forme). Dans « Le Caire, nid d’espions » il dit beaucoup de choses qui pourraient être des phrases sur ce blog ! Mais avant de parler du film, je vous dois mes excuses — je l’ai loué sur iTunes aux États-Unis, alors il y a des sous-titres en anglais.

On commence dans un avion à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Hubert (OSS 117) et son ami Jack volent des plans pour les fusées V-2 et tuent un colonel nazi.

Dix ans plus tard, on rencontre OSS 117 à Roma, où il vole une enveloppe à la Princesse Al Farouk, qui tombe amoureuse de lui. Leur conversation est marrante :

Princesse : Avant de partir, sale espion, fais-moi l’amour.

OSS 117 : Je ne crois pas, non.

Princesse : Pourquoi ?

OSS 117: Pas envie. Je n’ai pas aimé le truc sur les vaches.

Princesse : Je le retire.

Notre héros revient à Paris, où il reçoit ses ordres pour aller au Caire. À l’aéroport, il retrouve Larmina, le secrétaire de son ami Jack.

Au canal de Suez, il y a une scène culte. OSS 117 nous montre qu’il ne se soucie d’aucune culture en dehors de la France. Et on trouve combien de posts sur des autres cultures ici ? Exact.

OSS 117: Construire pareil ouvrage il y a quatre mille ans, il fallait être visionnaire.

Larmina : Le canal a été construit il y a seulement quatre-vingts six ans.

Puis OSS 117 et Larmina arrivent au bureau de la Société Cairote d’Élevage de Poulets, où Jack travaillait. Ils retrouvent Moeller, un concurrent allemand, et OSS 117 nous montre qu’il ignore n’importe quel indice, comme le mot « Kapov » écrit dans un paquet d’allumettes.

À son hôtel, OSS 117 est pris en embuscade par la princesse et son acolyte. Il est très doué en combat ! On voit un exemple de la pauvre qualité de la traduction — en français, OSS 117 dit qu’il a un « pistolet », et la traduction dit « revolver. » C’est en fait un semi-automatique.

Plus tard, il y a une autre mauvaise traduction du dialogue suivant :

Larmina : Mais ce sera surtout l’occasion de rencontrer le gratin Cairote.

OSS 117 : Et non pas le gratin de pommes de terre ! … Nan, parce que ça ressemble à carotte, Cairote. Le… le légume, puisque vous avez dit gratin… Gratin de pommes de terre… C’est, c’est une astuce…”

La traduction parle de beurre et de crème, pas de légumes. Je ne connaissais pas ce sens du mot gratin. En anglais, on dirait « la crème de la crème » — oui, avec des mots français. En tout cas, lui et moi, nous racontons des blagues de même qualité .

À la fête de laquelle ils parlaient, OSS 117 dit des choses insultantes à propos de l’Islam parce qu’elle ne boit pas d’alcool. Mais ensuite, Larmina lui donne, à mon avis, le plus grand compliment possible :

Plus tard, il est capturé par des militants islamistes qui essayent de le noyer.

Après s’être échappé, lui et Moeller se retrouvent et Moeller l’emmène dans une pyramide.

Il s’avère que Moeller est un ancien colonel Nazi, et il a des plaintes :

Moeller : C’est marrant que c’est les Nazis qui ont les mauvais rôles

Après qu’OSS 117 ait attrapé les Nazis, Larmina lui demande comment il a trouvé le bon bouton pour fermer la porte. Et il répond avec une réplique qui pourrait être le slogan de ce blog :

Larmina : Comment avez-vous fait ça ?

OSS 117 : Ma chère, quand on s’intéresse à une culture, on en apprend la langue.

(Peu importe que ça contredise son attitude d’avant.)

Au fait, j’étais bien curieux de sa montre — il s’est avéré que c’était une Tissot. Ça me surprend parce qu’à l’époque du film (1955), les Bréguet étaient toujours fabriquées en France (jusqu’en 1987). Un tel chauvin français n’aurait dû porter rien d’autre.

De toute façon, OSS 117 découvre que c’est en fait son ancien ami Jack qui est derrière toutes les intrigues du film. La princesse tue Jack, puis elle se bat contre Larmina. OSS 117 et Larmina finissent par détruire les armes qui étaient la raison pour la mission au début.

OSS 117 rentre en France, et déjeune avec son chef à propos de sa prochaine mission, en Iran.

Chef : Je vous envie, Hubert. L’Iran est un beau pays et je crois que les Occidentaux y sont fort appréciés.

OSS 117 : Vous savez, les Occidentaux sont appréciés partout à condition qu’ils y mettent un peu du leur.

Voyez-vous ? Comme on dit, « Qui se ressemble, s’assemble ». Pas surprenant que j’adore OSS 117 !

Le Magnifique

J’ai recommencé mes films dans le nouvel an avec l’un des meilleurs que j’ai vus — Le Magnifique, avec Jean-Paul Belmondo et Jacqueline Bisset. J’ai passé 4 heures pour regarder ce film, parce que j’ai fini par l’étudier comme presque rien d’autre. En tant que fan de James Bond, ce film mérité encore plus d’attention qu’Austin Powers ! (Le premier, pas les suites.) Je suis complètement sérieux.

Si on est un fan de James Bond — pas les parodies avec Daniel Craig, mais les vrais de Sean Connery à Pierce Brosnan — Austin Powers est un hommage de première qualité. Le film ne se prend pas du tout sérieusement, mais c’est carrément l’œuvre des élèves qui ont étudié de près tous les films Bond jusqu’en 1997. C’est une farce, mais aussi une lettre d’amour. Le Magnifique vient du même esprit. Si vous pouvez lire anglais et vous aimez ce qui suit, je recommande fortement la nouvelle « The Secret Life of Walter Mitty, » par James Thurber. (C’est apparemment disponible en traduction, mais un si haut prix pour une si courte œuvre !)

On commence au Mexique, dans un endroit qui pourrait être n’importe quelle « Vieille Ville » (on dirait « Old Town) du sud-ouest des États-Unis, celles qui ont un patrimoine mexicain du XVIIIe siècle. Vous devez comprendre que cette scène m’a fortement rappelé mon enfance, surtout à cause des musiciens, appelés « mariachis » :

L’intrigue commence avec un agent secret, Rodriguez, quand il entre dans une cabine téléphonique. Un hélicoptère enlevé la cabine. Ça m’arrivait aussi de temps en temps, et c’est pourquoi j’ai enfin acheté un portable.

Rodriguez meurt d’une façon ridicule — la cabine est tombé dans l’océan. On se serait attendu qu’il se noierait, mais des plongeurs l’attrapent, et le mettent dans une cage avec un requin, qui le mange. Ça rappelle fortement une scène du film « Opération Tonnerre », où des plongeurs récupèrent une bombe atomique sous l’océan.

Prochainement, on trouve Bob Saint-Clare (je suis les sous-titres pour son nom), l’héros, en train de se battre contre des méchants inconnus. Il reçoit des ordres pour aller au Mexique.

Au Mexique, il rencontre Tatiana, la « femme fatale » (une expression en anglais qui veut dire femme fatale) et ils partent en voiture. Ce qui se passe maintenant est un hommage à deux films de James Bond en même temps, « Goldfinger » et « Bons baisers de Russie » — c’est donc l’un des meilleurs moments dans n’importe quel film pour moi. Saint-Clare et Tatiana conduisent jusqu’en haut d’une colline pour tirer contre un ennemi, exactement comme Tilly Masterson dans Goldfinger. Et Saint-Clare utilise une valise qui déguise son fusil, avec les mêmes couleurs que la valise qui sert à la même chose dans Bons baisers de Russie. Voilà :

Au fait, on peut toujours acheter une copie exacte de la valise de James Bond chez Swaine Adeney Brigg, le fournisseur original du film. Ça coûte cher. (Swaine Adeney Brigg a également fabriqué le célèbre chapeau d’Indiana Jones, et les meilleurs parapluies de la planète.)

Comprenez-vous à quel point ce film est un trésor pour moi ?

Bob et Tatiana arrivent dans un hôtel à Acapulco, où son dent creuse avec une pilule de cyanure tue accidentellement des nageurs dans la piscine. Cette scène me rappelle l’hôtel Fontainebleau à Miami, dans Goldfinger.

Mais après une lutte sur une plage où on voit une femme de ménage qui passe l’aspirateur entre des guerriers, il s’avère que Bob Saint-Clare est un personnage fictif même dans le film :

Et que son auteur, un François Merlin, met des personnes qu’il rencontre dans la vraie vie dans ses contes. Comme j’aimerais faire ça avec certains !

L’histoire de Bob continue dans un pyramide qui ressemble fortement (à l’intérieur) le repaire du Docteur No dans « James Bond 007 contre Dr. No », où il rencontre Karpov, son ennemi.

Le fils de François interrompt l’histoire et finit par lui suggérer plus de sang, un conseil pris au pied de la lettre.

Un rencontre malchanceux avec un plombier par François devient la prochaine évasion pour Bob :

Sa voisine Christine, qui est son inspiration pour Tatiana, rencontre enfin François et lui emprunte des romans. François a des idées bizarres sur l’Alaska, mais peu importe.

Ensuite, cet agent américain est écrasé dans sa voiture, façon Goldfinger :

Mais la situation devient plutôt John le Carré, qui a fini par détester ses personnages et les détruire dans « Les Gens de Smiley », quand François et Christine se disputent. François décidé de rendre Bob malade et ridicule, puis le tuer.

Ils se réconcilient, et François pardonne Christine de l’avoir insulté. (François a apparemment oublié qu’il l’avait draguée. J’entends parler que les hommes ont de mauvaises mémoires.) Mais après il voit par la fenêtre une fête avec son éditeur. Charron, dans l’appartement de Christine, François décide encore une fois de se venger, cette fois-ci avec un combat où Tatiana tombe amoureuse de Karpov, puis Karpov et Bob se tombent amoureux ! Tatiana ne peut que regarder, choquée !

Mais à la fin, François découvre que Christine est en fait amoureux de lui, et les deux disent adieu à Charron. C’est peut-être la fin de Bob, mais pour le couple, on verra.

Comme je vous ai dit, j’ai étudié ce film ! J’ai lu sur Wikipédia qu’il y a d’autres sources, surtout OSS 117. Je peux louer les films OSS 117 chez iTunes (seulement ceux avec Jean Dujardin, donc sortis après Le Magnifique), alors ce sera notre prochaine série.

La classe américaine

Ce soir, j’ai regardé ce qui est sans doute le film le plus bizarre de toute mon histoire francophone. C’est « La classe américaine », un pastiche (un mot anglais qui veut dire un pastiche) de beaucoup de films américains, coupés pour les transformer en quelque chose de nouveau, une parodie française de « Citizen Kane ». Ce film n’était pas disponible de mes sources habituelles, je l’ai donc regardé sur YouTube. En fait, des copies enregistrées par des fans et mises sur Internet sont la seule source pour ce film.

Je ne vais pas passer beaucoup de temps en décrivant l’intrigue. Pourquoi ? D’ailleurs le fait qu’il n’y ait pas de sous-titres — qui n’était vraiment pas un problème — le génie du film vient du fait qu’il n’y a vraiment pas d’intrigue. Il y a plutôt des jeux — de mots, des gags visuels, du plagiat intentionnel. Je dois le site cyclim.se (je ne plaisante pas) pour leur liste de films utilisés dans celui-ci.

Ce qui se passe est plus ou moins l’histoire de « Citizen Kane », mais cette fois, il traite d’un nouveau personnage, Georges Abitbol, et les journalistes viennent du film « Les Hommes du président ». M. Abitbol est « joué » par John Wayne, mais c’est lui dans une vingtaine d’autres films, avec des morceaux d’ici et là. On le rencontre au début en tant que capitaine d’un bateau.

Il discute avec un autre homme au sujet de la classe — il a-t-elle ou non ? Il semble qu’Abitbol meurt dans un accident, et ses derniers mots sont « Monde de merde » ; ça rappelle le célèbre « Rosebud » de Kane.

On passe au bureau du journal, où l’éditeur demande que ses journalistes découvrent le secret de cette citation-là.

C’est ici où on prend une pause pour qu’Orson Welles lui-même nous dise qu’il déteste le plagiat. Cette scène est empruntée à « Commencez la Révolution sans nous ». Franchement, je n’ai jamais vu ce film-là, et je pensais que cette scène est venue de quelque chose de gênant qu’il a fait dans les années 70s. Il est devenu porte-parole pour une cave californienne, Paul Masson, producteur du vrai pinard, et il était toujours ivre pendant le tournage de ses pubs. Voilà un exemple :

De toute façon, l’humour du film vient souvent du doublage ridicule. Ici, Charles Bronson, dans la peau d’un amérindien, crie « On va manger des CHIPS ! » Ce n’est pas du tout logique, mais c’est bien marrant !

D’autres fois, l’humour vient des jeux de mots. Cette scène vient de « L’Inconnu de Las Vegas », mais les répliques sont drôles.

Journaliste : Où est-ce que vous avez connu Georges ?

Homme 1 : Où j’ai connu Georges. C’est une excellente question. À la ferme.

Homme 2 : Quelle ferme ?

Homme 1: À la ferme ta gueule, toi con, espèce de crétin.

Je pensais que j’allais mourir de rire !

Parfois, je n’avais même pas la moins idée pourquoi quelque chose s’est passée, ailleurs d’être marrante.

Homme dans le resto mexicain : Un bon chili con carne, d’habitude <incompréhensible>. Je fais un régime à base de « wish » lorraine.

C’est juste pour faire la mauvaise prononciation, je crois.

Et beaucoup de parler de « la classe » :

Homme dans un resto, en parlant de Georges : « C’était l’homme le plus classe du monde, mais c’est tout. »

« J’aime les hommes qui ont la classe. »

Finalement, il s’avère qu’Abitbol n’est vraiment pas mort, et on apprend finalement ce qui voulait dire « Monde de merde ». C’était simplement que « le monde allait mal ». Il n’y avait rien de spécial derrière cette phrase !

Je vous conseille fortement de regarder « La Classe Américaine » si vous ne l’avez jamais vu. Ce n’est pas une classique du cinéma français. Mais c’est une expérience très intelligente et parfois vraiment drôle !

La Belle Américaine

Ce soir, j’ai regardé l’un des films les plus déroutants du blog. C’est le dernier de mes achats du voyage — et je suis bien triste pour ça — et j’avoue, je l’ai acheté parce que je devais savoir de quoi parle ce titre-là. Oui, le film a Louis de Funès, et je veux finir par regarder tous ses œuvres, mais il n’est sur scène que pendant 6-7 minutes du film. (Dans deux rôles — c’est au moins intéressant ce qui se passe avec lui.)

L’emballage est quelque chose de spécial. Voilà tous les efforts — une brochure sur l’histoire du film, une version colorisée ainsi que l’originale, et tout en édition numérotée. Après tout ça, on aurait pensé qu’il y aurait au moins des sous-titres pour les sourds — et on aurait tort.

C’est pas du tout ma première fois sans aucun sous-titre, mais j’ai eu du mal à tout comprendre. Autant que La soupe aux choux ou Papy fait de la résistance, il faudra que je le revoie un jour. En tout cas…

On commence dans une usine pour établir les personnages. Le réalisateur, Robert Dhéry, adore les machines impressionnantes, alors il nous montre quelque chose de compliqué juste pour extruder des barres métalliques.

Ensuite, on voit le quartier du personnage principal, un un M. Perrignon :

Il achète une voiture américaine, selon Wikipédia, un Oldsmobile modifié pour le film. (Ma famille avaient plusieurs Oldsmobiles, mais la marque est disparue.)

Selon Wikipédia, la voiture lui a coûté 500 nouveaux francs, mais plusieurs fois j’aurais dit que j’ai entendu « quarante cent mille », qui doit avoir tort. De toute façon, je n’ai bien compris ce qui s’est passé quand il a acheté la voiture mais il semble que la coûte aurait dû beaucoup plus cher, et qu’une secrétaire se fâche contre lui parce qu’elle attendait la voiture pour elle-même.

On retourne dans l’usine et on rencontre de Funès pour la première fois. Il est responsable de l’usine, et il y a un moment vraiment drôle avec Jean Lefebvre comme comptable. Il fait une erreur de calcul, et il est rétrogradé. Regarde le panneau :

La secrétaire enferme M. Perrignon dans le coffre de la voiture, mais il est sauvé par hasard, par un cambrioleur :

Il y a un moment bizarre où quelqu’un qui conduit un Ford Thunderbird se moque de lui. Le Thunderbird a été toujours ma voiture préférée, mais Ford ne fait plus ce genre de voiture.

Puis il y a une scène ridicule dans une station de lavage. Pourquoi il n’a pas fermé la capote, je n’ai pas compris.

M. Perrignon se trouve dans une fête, et il rencontre le Ministre de Culture, qui adore sa voiture. Ils deviennent rapidement des amis. Les deux visitent son ancienne usine, où Perrignon rencontre encore le chef joué par de Funès.

Il y a une exposition d’une nouvelle machine pour extruder les mêmes barres :

Dans la rue, la voiture commence à rouler parce qu’il n’a pas mis le frein à main, et la voiture roule jusqu’à une péniche :

Après des mésaventures, il retourne dans son quartier. Pendant une fête, sa femme a un accident avec la voiture et la baraque-roulotte de son frère :

Finalement, on voit tout le monde sur une piste de course. Ils ont transformé la voiture en nouvelle baraque-roulotte et on imagine que la mauvaise chance de M. Perrignon est enfin finie.

Un pour tous, tous pour un

Il y a beaucoup de versions des Trois Mousquetaires, mais je suis sûr que vous avez tous déjà deviné que j’ai regardé celle avec Bourvil. Ça fait plus de 30 ans depuis que j’ai lu une traduction du roman en anglais, et en plus, en version abrégée. Alors, je ne sais pas si Planchet, le rôle joué par Bourvil, était si grand dans le roman.

Le film suit plus ou moins ce dont je me souviens. Au début, notre héros D’Artagnan sort de la Gascogne pour rejoindre le service du roi. Il est insulté par de nombreuses personnes, dont le Comte de Rochefort et Milady de Winter :

Il est blessé, mais après avoir guéri, il entre Paris, où il rencontre les Trois Mousquetaires. Il n’a pas trop de sens, et il lance des défis contre chacun.

Dans un moment du plus haut réalisme, il loue un appartement parisien avec les mots : « Cette chambre est indigne d’un futur mousquetaire, par contre le prix est digne d’un prince. » Rien n’a changé, Monsieur.

Il et les mousquetaires se rencontrent pour un duel, mais ils sont interrompus par les gardes du Cardinal Richelieu. Ils se battent ensemble contre les gardes, et c’est une victoire complète :

Au palais, on trouve le roi, qui joue aux cartes jusqu’au moment où il est interrompu par M. de Tréville, le capitaine des mousquetaires, qui lui raconte des nouvelles du combat. Le roi pardonne aux mousquetaires, dont il est fier.

Le dialogue entre de Tréville et le roi est drôle :

De Tréville : Trois des meilleurs mousquetaires de Votre Majesté avaient organisé une petite campagne avec un jeune cadet de mes amis. Ces paisibles garçons s’étaient retrouvés aux Carmes déchaux.

Louis XIII : Pour dîner sur l’herbe comme des agneaux

En tout cas, D’Artagnan engage un valet, Planchet (Bourvil), et tombe amoureux de la nièce du propriétaire de son logement. Il s’avère que Planchet est un peu voleur, et il pêche pour des bouteilles de vin. Le narrateur nous dit : « Ainsi ce qui menaçait de devenir un carême se transformait en Ascension. » Ce sont des mots de M. Dumas, ou M. Audiard ? J’aimerais bien savoir.

Pendant ce temps-là, la reine voit son amant, le duc de Buckingham (premiere erreur : les relations à distance) Elle lui donne des ferrets (un mot anglais qui veut dire furets ; j’ai eu des problèmes de rire pendant la reste du film) en preuve de son amour interdit.

Les gardes du Cardinal arrivent chez D’Artagnan pour se venger à cause de leur défaite. Planchet gagne en les frappant avec une poêle sur la tête. C’est un moment drôle !

Mais le Cardinal fait ses propres intrigues, et les mousquetaires sont tous arrêtés et mis dans la Bastille avec Planchet :

Puis, le Cardinal fait un complot avec les comtes de Rochefort et de Wardes, et Milady de Winter, pour attraper la reine dans son affaire avec le duc. Je ne comprends pas pourquoi il demande aux mousquetaires à le garder, parce qu’ils entendent son complot :

Un autre dialogue drôle pendant ce moment :

Porthos : N’est-il pas indiscret d’écouter l’étage supérieur ?

Aramis : Depuis Jeanne d’Arc il est admis d’écouter les voix d’en haut.

Le roi libère les mousquetaires de la Bastille, et D’Artagnan fait la même chose pour Constance ; ça nous mène à un anachronisme hystérique :

Après un moment où les mousquetaires et Milady de Winter font des intrigues l’un contre l’autre, on a enfin le moment célèbre — « Un pour tous, et tous pour un ! »

Ensuite, c’est une course entre les mousquetaires et les hommes du Cardinal pour retrouver les furets ferrets. Un Planchet bien ivre trinque à la Bastille :

À la fin, la reine a ses bijoux, le Cardinal est gêné, et tout va bien :

Et les Mousquetaires finissent par devenir l’un des bonbons les plus populaires aux États-Unis :

©️Mars, Inc.

L’incorrigible

Ce week-end, j’ai regardé le dernier des films dans mon coffret Belmondo, L’incorrigible. Pendant la première moitié, je me préparais pour vous écrire que « j’ai eu de fous rires, mais aucune idée pourquoi ». Mais j’ai oublié la chose la plus importante — c’était un film sous les mains d’Audiard, et il a toujours des raisons pourquoi il fait tout. Alors :

Quand on rencontre Belmondo au début, il sort d’un prison et tout de suite, il commence à faire à nouveau des escrocs par le téléphone :

Et on voit qu’il ne manque pas de femmes avec qui il avait des relations, dont au moins un enfant en résultat :

Mais il y a quelqu’un de nouveau, un psychologue qui est aussi « assistante permanente postpénale » qui le suit. Il la convainc de déjeuner ensemble pendant qu’il fait encore un autre escroc contre des hommes politiques africains. Après, les deux vont à l’opéra, où Belmondo a encore une autre ancienne amante :

C’est pas exactement une relation professionnelle. Elle sait qu’il est un gros menteur, mais elle lui invite à visiter le Musée de Senlis, où ses parents sont chargés d’affaires. Ici, l’intrigue commence enfin. Il s’avère que c’est un escroc de la part de Belmondo pour que ses complices puissent cambrioler un triptyque.

Pendant qu’ils volent l’œuvre d’art, Belmondo doit distraire la jeune femme. Ils vont au lit, mais dès que le triptyque est volé, Belmondo fait semblant d’être en colère, puis il disparaît.

Mais Belmondo se rend compte que la femme l’aime vraiment après qu’elle ment pour lui aux journaux. Il lui rend visite et offre de faire une confession, mais elle refuse. Alors les deux volent la moitié de l’argent de la rançon — et refusent le reste, parce que ça sent une piège. À la fin, on les voit avec leurs complices

Le Gabin que vous ne connaissez pas (2 de 2)

On a déjà rencontré les personnages de Moontide, Bobo (Gabin), son ami Tiny, et sa nouvelle amie Anna. Maintenant, on continue avec l’histoire.

Anna n’est pas du tout heureuse que Bobo l’a empêché de se noyer. Pour sa part, Bobo aurait apprécié un peu de gratitude :

Le lendemain, Bobo aide un docteur dont son bateau a tombé en panne.

Pendant ce temps-là, Anna range la péniche où Bobo travail et prépare du petit-déjeuner.

Maintenant, Tiny retourne en cherchant Bobo. Il veut toujours que Bobo quitte la ville avec lui pout aller à San Francisco, et il critique Anna comme quelqu’un sans valeur.

Tiny menace Bobo, parce qu’il sait son secret — quand Bobo est saoul, il se met facilement en colère, et a même étranglé quelqu’un comme ça.

Mais après cette conversation, Bobo parle avec Nutsy, un autre ami (joué par Claude Rains). Nutsy vole un chapeau, qu’il croit est une preuve que Tiny a raison. Bobo décide de quitter Anna, qui n’arrive pas à y croire :

Bobo revient au bar du début du film, où il se retrouve avec la femme qui était là avant. Mais elle lui dit quelque chose qui lui rappelle Anna.

Bobo revient à Anna, et ils décident de vivre ensemble. MAIS Bobo explique à Anna qu’il veut se marier avec elle, et tout doit être « parfait ». À cause de son caractère ou pour faire satisfait les censeurs ? C’est à vous de décider.

Quand Henry revient, Bobo lui dit qu’il ne veut plus être payé avec de l’alcool, juste de l’argent. Bobo et Anna font des plans pour leur mariage :

Mais pendant que Bobo est parti, Tiny retourne, et il menace Anna. Il lui parle de la mort de Papa Kelly, dont il dit que Bobo a tué pendant qu’il était saoul. C’est le chapeau de M. Kelly que Nutsy a brûlé. Mais Tiny ne sait pas encore qui Bobo et Anna se marieront.

Tiny revient au bar, où tout le monde boit pour célébrer les bonnes nouvelles de Bobo et Anna. Alors il découvre ce qui arrivera, et Nutsy lui conseille de quitter Bobo — il parle du poisson pilote, qui se colle aux requins pour voler leur nourriture, ce que Tiny fait avec Bobo.

Puis, c’est le jour du mariage (peut-être une semaine après leur rencontre !) Nutsy parle à Bobo de la tradition que le marié ne voit pas la mariée avant la cérémonie.

Et on voit la cérémonie :

Le docteur qui avait le bateau en panne parle à Bobo, et lui demande de régler encore son bateau. Ils partent, ensuite ils restent coincés longtemps en mer parce que le bateau a beaucoup de problèmes. Pendant qu’ils sont partis, ils parlent de l’amour et comment on sait que c’est réel.

En même temps, Tiny retourne chez Bobo et Anna. Il est bien ivre, et il menace encore Anna. Mais Anna se rend enfin compte que c’est en fait Tiny qui a tué Papa Kelly, et Tiny l’attaque.

Quand Bobo et le docteur arrivent, ils trouvent Anna, qui est gravement blessée. On voit Anna à l’hôpital, où Bobo attend avec Nutsy. Après une chirurgie, le chirurgien (pas le même docteur) dit à Bobo que c’est grave, et qu’Anna a seulement dit le mot « Tiny ». Bobo part pour le chercher.

Bobo et Tiny se retrouvent à l’extérieur de la maison. Tiny nie qu’il a blessé Anna, mais Bobo le poursuit jusqu’au bout de la jetée. Bobo ne touche pas Tiny, mais Tiny glisse et se noie.

Bobo revient à l’hôpital, où Nutsy lui dit qu’Anna survivra. Il s’avère qu’elle est devenue paralysée, mais à la fin, on découvre que Bobo a tout planifié, et le couple vivra heureux pour toujours.

Alors, quoi penser de tout ça ? Franchement, je n’aime pas trop l’accent de Gabin en anglais, et souvent pendant le film, il me semblait qu’il a dû apprendre ses paroles phonétiquement. Mais les dix dernières minutes du film sont parmi les meilleures œuvres de Gabin, égales avec ses rôles dans La traversée de Paris ou Un singe en hiver. Si vous pouvez trouver « La péniche de l’amour » en français, ça vaut la peine. Sinon, j’ai fait ce post si détaillé pour que vous compreniez exactement ce qui s’est passé dans ce film presque perdu.