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Le Bossu

Ce soir, je suis revenu sur un film que j’ai déjà essayé de regarder. Sans sous-titres même pour les sourds, Le Bossu restait difficile à comprendre pour moi, mais cette fois-ci, j »ai tout regardé. Il faut dire qu’en tant que film de cape et d’épée, on pourrait bien profiter de celui-ci même si le son est éteint.

On commence en regardant une berline sortir d’un certain château célèbre :

Au-dedans, le prince Philippe de Gonzague parle avec son cousin, le duc Philippe de Nevers. Le prince dit au duc qu’il faut se marier avec une nièce du roi.

Mais plus tard, il s’avère que le duc a déjà une épouse, Isabelle, et une jeune fille, Aurore. (Est-ce La Belle au bois dormant ici ?). Le prince promet de tout régler avec le roi, mais il a d’autres plans en secret.

Puis on rencontre Henri de Lagardère (Jean Marais) et son serviteur, Passepoil (Bourvil). Il y avait une lutte dans les ombres où je n’ai rien compris avant cette scène :

Nevers arrive pour dire ses adieux à Isabelle :

Pour sa part, Isabelle dit ses adieux au bébé :

Lagardère accompagne le duc de Nevers pour partir en exil. Mais des agents du prince tuent le duc. Lagardère et Passepoil s’échappent avec le bébé, et arrivent dans une taverne. Passepoil demande à une serveuse du lait pour le bébé.

Des soldats le reconnaissent et poursuivent Lagardère et Passepoil à cheval :

Après une jolie chasse, les trois arrivent en Espagne. Passepoil trouve enfin du lait :

J’ai énormément profité de sa réaction en atteignant l’Espagne :

Quand Aurore a cinq ans, des soldats à la recherche de la fille trouvent Passepoil dans un marché et suivent son âne pour attaquer la maison où les trois vivent :

Plus tard, Aurore a grandi, et sa mère espère qu’elle la trouvera encore vivante. J’ai eu du mal avec cette partie, mais il me semblait qu’il y avait une date limite pour ça, et si ce ne s’est pas passé, le prince aurait eu le droit de faire quelque chose d’horrible. De toute façon, il y aura un bal masqué (ohé ohé) chez le duc d’Orléans. Pendant qu’un bossu fait la connaissance du prince de Gonzague, Passepoil prépare Aurore pour assister au bal et se retrouver avec sa mère.

Mais elle est kidnappé par des agents du prince. Le bossu arrive pour la secourir.

Le prince et le bossu se battent et il s’avère que le bossu est Fantômas Lagardère. Il tue le prince de Gonzague et reçoit la main d’Aurore. C’est un peu bizarre car il a deux décennies plus qu’elle !

Borsalino, deux contes dans un film

Ce soir, j’ai regardé Borsalino, mon tout dernier achat de mon voyage en France pas encore vu. Je ne vous mentirais pas si je vous disais que je l’évitais pour garder le sens que la meilleure semaine de ma vie n’était pas encore fini. Mais je n’avais plus d’autres films de Belmondo à la maison, et franchement, après un avril comme le mien, j’en ai eu besoin. Peu importe. On passe au film.

Borsalino vient d’une partie de l’arbre généalogique du cinéma français que je ne connais pas bien. Belmondo en tant que la star, bien sûr. Mais c’est seulement mon deuxième Delon, après Le Cercle Rouge, et sauf pour Mario David, Jacques Tricatel Julien Guiomar, et un petit rôle pour Mireille Darc, le reste de la distribution est inconnu chez moi. Catherine Rouvel et Françoise Christophe, les actrices principales, étaient excellentes, mais je ne les connaissais pas.

Comme dit mon titre, Borsalino raconte deux histoires, mais on parlera de ça plus tard. Le film a commencé avec le moment le plus choquant de tous mes films français des derniers deux ans :

C’est pas Gaumont ni Pathé ni Studiocanal. Toto, j’ai l’impression qu’on est revenus au Kansas ! Ne me refaites plus jamais ça, les amis. Si seulement je pouvais vous expliquer ce qui m’arrive à chaque fois où je lis les mots « Depuis que le cinéma existe » sur l’écran. De toute façon, notre film.

L’intrigue commence avec des danseuses dans un club. Leur patron, « Le Danseur », est visité par Roch Siffredi (Delon), un truand récemment sorti de la prison. Siffredi veut trouver Lola, sa copine. Quand Le Danseur ne l’aide pas, Siffredi met le feu au club.

Siffredi se retrouve avec Lola chez Adrien, un autre club. Ici, il doit se battre contre François Capella (Belmondo), un autre truand devenu copain de Lola. Après une lutte entre les deux qui ne vas pas pour l’un ni l’autre, les deux deviennent amis.

Ils font des petits escrocs (on dit exactement la même chose en anglais – petty crooks — mais pour les personnes pas l’acte). Leurs activités comprennent un match de boxe truqué et perturber un marché de poissons. Quand Belmondo sort des chats d’une boîte pour aider des prostituées à perturber le marché, tout devient un peu trop ridicule. Toute cette partie du film est hilarant et trop chanceux pour Belmondo, comme beaucoup de ses autres comédies.

Mais quand François et Roch décident d’attaquer l’entrepôt d’un parrain, Poli, le deuxième conte commence, et c’est beaucoup plus noir que le premier. Les sbires de Poli sont prêts — Siffredi et Capella réussissent à mettre le feu à l’entrepôt, mais ils perdent des sbires dans une fusillade.

Après ça, l’intrigue devient difficile à suivre. Il y a deux parrains qui contrôlent la ville, Poli et Marello, mais leur relation est compliqué, et leurs propres sbires ne sont pas toujours des ennemis. De plus en plus, les sbires se tuent, avec la complicité de François et Roch.

Un moment drôle pour moi est arrivé quand nos « héros » achètent des machines à sous pour entrer dans le commerce des jeux d’argent. Leurs machines arrivent de Chicago dans ce qui me semble être une caisse de l’entreprise « Williams Manufacturing. » C’était en fait un fabricant de telles machines, mais leurs activités ont commencé en 1943, et le film se déroule pendant les années 30s.

Après un attentat contre un avocat, Rinaldi, la police soupçonne que François et Roch sont les coupables. C’est pas vrai, mais ils décident qu’ils doivent tuer Marello, le dernier parrain, car ils croient qu’il est coupable. Avec un plan astucieux, où leurs propres sbires attaquent le casino de Marello pendant qu’ils sont là, ils réussissent.

La fin est ambiguë. François dit qu’il part, pour que les deux ne se tuent pas. Roch offre de partir au lieu de lui. Mais en sortant de chez Roch, François est tué par une embuscade.

On pourrait en conclure que Roch a commandé l’attaque, vu qu’il était d’accord avec François. Mais il me semble qu’il est sincèrement choqué quand ça arrive, et il aurait pu être la victime lui-même. Je ne sais pas que penser de cette fin, mais Borsalino est un film en même temps hilarant et choquant, et il vaut la peine de le regarder.

Les rois de la pâtisserie

Ce soir, au lieu de mes films français habituels, j’ai revu un film que j’ai déjà vu en anglais, que je n’ai jamais partagé avec vous. Le film s’appelle « Kings of Pastry » (« Les rois de la pâtisserie ») et c’est un documentaire sur le concours du Meilleur Ouvrier de France, édition 2010. J’ai reçu le disque en cadeau d’anniversaire d’un ami américain qui soutient mes efforts.

Le film n’est apparemment pas disponible en français. Il y a des sous-titres en anglais partout, bien que beaucoup des personnages parlent en anglais. Mais je voulais vous le présenter car il n’y a pas mal de beaux moments qui expliquent vraiment ce qui veut dire le titre de « Meilleur Ouvrier de France ».

Au début on rencontre Jacquy Pfeiffer, un pâtissier alsacien qui est co-fondateur d’une école de pâtisserie à Chicago. Ça m’a tout de suite donné des questions — s’il continuera de travailler aux États-Unis, à quoi servira le MOF ? Est-ce que ses élèves reconnaîtront cet honneur, dans un pays sans ces normes ? Le film ne parle pas de ces questions, mais ce sont celles auxquelles je pensais.

On voit l’ancien président de la République, M. Paul Bismuth, faire un discours en donnant les prix aux gagnants.

Puis on revient vers le passé, environ deux mois avant le concours. Jacquy pratique avec son collègue Sébastien, qui est déjà MOF. Sébastien est l’homme à droite dans la photo à droite — voyez-vous comment il fait des grimaces vers son élève (pas Jacquy) ? C’est juste parce que sa poche à douille a un peu de pâte à macarons à l’extérieur ! Un thème de ce film est les normes très élevées dans ce monde.

On voit Jacquy en train de planifier un gâteau de mariage pour le concours. C’est compliqué — il y a une dizaine de couches de différents trucs ! Et Sébastien ne le trouve pas du tout assez bien pour le concours. Il faut comprendre — sa critique n’est pas du tout méchant. Le film nous explique qu’on peut être parmi les meilleurs au monde sans réussir à devenir MOF. Tous les concurrents sont excellents. Pour être MOF, il faut être parfait. On va retourner sur ce thème le 14 juillet — oui, je planifie certains posts en avance.

Jacquy revient en Alsace avant le concours pour pratiquer. Des autres pâtissiers critiquent sa sculpture en sucre — encore une fois, ce que vous et moi trouvons beau, ils trouvent un échec. C’est de petits détails — la couleur devrait être un peu plus rouge, les fleurs un peu plus hautes.

Quelque chose qu’on n’apprécie pas assez, c’est que être doué n’est pas assez — il faut vite travailler. Voici une partie de l’horaire de Jacquy pour son gâteau de mariage — bonne chance pour faire la même chose à la maison, les amis !

Jacquy continue de pratiquer ses sculptures – ce sont franchement les sculptures et les pièces montées qui posent le plus de difficultés aux candidats. Les autres pâtissiers disent à ce point qu’il ne mérite que 7 de 10 points.

Au milieu du concours, il y a un nouveau défi en plus de la grande liste de pâtisseries : il faut faire des verrines avec des triangles en nougatine avec les noms des « mariés ». (Pour être clair, ils sont fictifs. Il n’y a pas vraiment de mercenaires en Géorgie pour l’école des Rangers non plus.)

C’est un véritable cauchemar de faire et refaire les sculptures car elles sont fragiles et se cassent facilement.

On voit des trucs vraiment impressionnants à la fin du concours, mais Jacquy ne réussit pas.

Mais pour conclure, on voit Jacquy faire le gâteau pour son propre mariage. Il n’y a pas trop de gens qui pourraient faire une telle chose !

J’ai décidé de ne pas vous montrer une scène où une sculpture s’effondre complètement. C’était pas horrifiant, mais je ne veux même pas suggérer que je me moque des candidats. Ils méritent tout le respecte du monde. Il n’y a déjà personne qui les critique plus sévèrement qu’eux-mêmes. Et c’est ça la vraie leçon du film — il ne sert à rien de dire « mais au moins le goût est bon ». Tous les jours, même ces maîtres de la pâtisserie doivent apprendre et pratiquer. On n’arrive jamais, et on peut toujours s’améliorer, même avec un si petit détail comme un peu de pâte sur une poche à douille.

Un grand seigneur

Ce soir, j’ai regardé un film très inhabituel pour moi. Les acteurs sont tous très connus chez moi, mais le sujet…euh, j’ai eu besoin des dictionnaires. Je suis parfois souvent très naïf. Je parle d’un film appelé diversement « Un grand seigneur » ou « Les bons vivants ».

Il y a très actes séparés par des intertitres, et deux réalisateurs travailla sur ce film — Gilles Grangier et Georges Lautner. Les acteurs connus sont de Funès, Blier, Darc, Lefebvre, Dominque Davray (elle est forte, celle-là), Darry Cowl, Franck Villard, et Jean Carmet — quelle distribution !

Le premier acte, « La fermeture », traite de la fermeture d’un…immeuble. On est en 1946. Moi, étant con, ai vu toutes les jeunes filles qui y vivaient, et je pensais à une auberge de jeunesse :

Mais juste avant les avoir vues, on voit M. Charles (Blier) en train d’enlever une lanterne de la façade du bâtiment. Je n’avais aucune idée de ce qui voulait dire la lanterne. Puis, un docteur arrive pour soigner une fille enrhumée. On ne voit pas souvent des docteurs qui fument en travaillant et n’utilisent pas de stéthoscopes :

Marcel (Villard) arrive pour se plaindre des autorités, qui ferment les « maisons closes », carrément une espèce d’auberge où les « pensionnaires » (comme les filles s’appellent) ont le droit de s’habiller seulement en sous-vêtements. Je vous ai dit que je suis naïf. Mais après avoir vu ce panneau dans le salon…

…j’ai tout de suite su ! C’est une dortoir pour une université seulement pour les filles ! Bon, maintenant je plaisante. À ce point, c’est carrément pour le proxénétisme. À la fin du premier acte, toutes les pensionnaires se réunissent autour de la lanterne et on entend parler qu’elle appartient à une certaine Lucette.

On passe au deuxième acte. Voilà Lucette, qui le narrateur nous dit a maitrisé « le plus vieux métier du monde ». Elle est donc femme politique ?

Le narrateur ensuite nous parle d’un certain Baron Seychelles, qui va léguer sa succession à Lucette. Pensez à Anna Nicole Smith, peut-être.

Dans la maison du Baron, on rencontre Léonard (Lefebvre). N’étant pas docteur français, il utilise un stéthoscope pour son travail, ouvrir les portes des coffres-forts.

Léonard et son complice Paulo entendent des bruits, et sortent vite de la maison. Paulo apporte la lanterne de Lucette :

Les deux cambrioleurs laissent tomber beaucoup de trucs en s’échappant. C’est évidemment pas une réussite, parce que la prochaine scène déroule au tribunal :

Un vieux ami de Lucette est témoin ; c’est M. Charles. Il dit au juge que son métier est « marieur », qui fait rire les amies de Lucette.

Mais Marcel est aussi revenu, comme témoin pour le cambrioleur. S’il s’avère que Lucette est prostitue, personne ne la croira, et elle perdra plus que sa lanterne.

Mais elle séduit le juge, qui ne croit pas Marcel. À la fin du procès, on voit qu’elle va…mieux qu’avant. Merci, M. le Baron !

Finalement, le troisième acte. Dans une salle de judo, on rencontre enfin Léon (de Funès), agent d’assurance et adhérent du club de judo.

Dans la rue, il rencontre Héloïse, l’ancienne fille enrhumée du premier acte. Elle fuit d’un policier, pas surprenant vu son métier.

Dans sa maison, Héloïse raconte sa triste (et fausse) histoire. Après avoir tout écouté, Léon lui donne une chambre pour la nuit.

Le lendemain, on voit que Léon est obsédé par la santé. Il fait du sport, puis il apporte un truc que je ne reconnais pas du tout à la chambre d’Héloïse, qui est encore une fois enrhumée. C’est apparemment pour l’aider à respirer.

Léon lui demande de l’aider à un dîner ce soir-là, et tous ses invités sont obsédés par Héloïse.

Les hommes croient qu’elle travaille chez Léon, et suggèrent qu’il accueille un dîner mensuel. Héloïse invite une amie, Sophie, aussi ancienne « pensionnaire », et tout à coup, Léon a une vie domestique plutôt intéressante.

La police a des questions pour les collègues de Léon, mais c’est vachement le cas que Léon n’est pas devenu proxénète.

Mais après un incident avec l’ancien proxénète de Sophie, Léon finit par accueillir presque toutes ses amies.

Elles lui donnent un cadeau pour Noël.

C’est quoi donc le message du film ? Carrément, pour trouver le bonheur, il faut avoir une assez grande maison !

Le dîner de cons

Ce soir, j’ai testé France Channel avec un film, Le dîner de cons. Ce n’est pas un « Je critique » mais j’étais déçu à découvrir qu’on ne peut pas utiliser un AppleTV avec cette appli. J’ai donc dû regarder le film sur mon portable, quelque chose que je ne fais jamais. Je n’ai pas encore décidé si c’est assez pour annuler l’abonnement à la fin de l’essai. Mais on passe au film.

On commence avec un type qui tire des boomerangs dans un parc. Il accepte une invitation à dîner sur son portable, puis il est frappé par l’un de ces boomerangs. En même temps, un homme, Cordier, rencontre Pignon (Jacques Villeret) sur un train. Pignon est un type qui passe ses jours en faisant des modèles de célèbres monuments français des allumettes. Un obsédé de la France qui n’a plus d’autres loisirs et manque de cheveux en haut de la tête…connais-je quelqu’un comme ça ?

Après le rencontre, Cordier invite Pignon au même dîner que le type des boomerangs, donné par un éditeur, Brochant (Thierry Lhermitte). Il s’avère que c’est un « dîner de cons », où les vrais invités concourent pour voir qui peut trouver le plus gros con. Cordier est certain qu’il a trouvé « le champion du monde », l’obsède de la France. Pourquoi me sens-je si inquiète ? De toute façon, Christine, la femme de Brochant, déteste ce jeu et elle part.

Brochant s’est blessé pendant un match de golf et son médecin lui rend visite. Le médecin avoue qui jouait un tel jeu avec les moches au lieu des cons :

Après la sortie du médecin, Pignon arrive chez Brochant. Il manque de toute conscience de soi.

Brochant, qui est trop blessé pour marcher, dépend de son nouveau compagnon pour faire beaucoup de choses, dont faire des coups de fil. Pignon ajoute aux problèmes de Brochant en disant les mauvaises choses à Christine et la maîtresse de Brochant, mais il appelle à un collègue qui sait où est l’ancien copain de Christine. Avec la bonne adresse, peut-être que les deux peuvent tout régler. Mais le collègue de Pignon est contrôleur fiscal, et il découvre que Brochant trompe de ses impôts !

Vers la fin, Pignon parle au téléphone avec Christine, et il lui explique que Brochant a fait beaucoup de choses pour essayer de réparer leur relation. En ce moment-là, il semble qu’il ne soit pas un si grand con. Mais au dernier instant, il dit à Christine qu’il est à côté de Brochant, et elle finit par croire que c’était tout un mensonge. Le film finit donc au même endroit où l’intrigue avait commencé — avec la relation des Brochant en rupture.

J’ai beaucoup ri en regardant ce film, mais je demande encore si je connais ce M. Pignon de quelque part. ([C’est le miroir, toi con ! — M. Descarottes])

La jetée

Ce soir, j’ai regardé un court-métrage français, peut-être le plus vieux film dans la liste d’envies dans ma tête. Quand le film « L’Armée des 12 Singes » a sorti en 1996, j’ai lu qu’il avait été inspiré par « La Jetée ». Mais si vous connaissez l’intrigue de soit l’un soit l’autre, vous savez qu’ils traitent tous les deux d’un désastre qui tue beaucoup de la population mondiale, et que le dernier traite en particulier d’un virus. Alors, je n’avais vraiment pas trop envie de vous énerver tous avec celui-ci. La Jetée traite plutôt d’une guerre (peut-être nucléaire) — on a toute la chance de nos jours ! — alors bien que je ne sois pas fan d’avertissements de déclenchement, si vous préférez sauter ce post, je ne serai pas offensé. Mais je vous dis aussi que ce film, c’est historiquement important.

Bon, vous êtes encore là ? Si vous avez envie de le regarder gratuit, voilà un lien sur YouTube. Moi, j’ai payé pour le regarder sur iTunes, puis j’ai dit à un ami que je viens de le regarder, et il m’a dit que j’aurais pu économiser mon argent. Peu importe. Ça m’a coûté 3 $, environ 2,74 €. Je ferai de plus grosses erreurs que ça cette semaine !

De toute façon, ce film n’est rien de traditionnel. Au début, les titres nous disent que c’est plutôt un « photo-roman ». Presque tous les images ne bougent pas, mais il y a un récit. Les personnages n’ont pas de noms non plus.

On commence à l’aéroport d’Orly, connu chez moi pour être d’où viennent tous mes colis de la FNAC. Il y a un jeune garçon qui regarde les avions avec sa famille. (C’est comment vous savez que ce film est vieux.)

On entend que c’est l’histoire des souvenirs d’un homme et qu’il se souvient d’y avoir vu le visage d’une femme :

Le narrateur nous dit que c’était avant la guerre, où « Paris a explosé » :

Après, on voit l’homme. Il est prisonnier, et beaucoup des prisonniers sont les sujets d’un expérience bizarre, de les renvoyer à travers le temps. C’est pas du tout clair s’ils ne font que des rêves, où s’ils voyagent vraiment. Voilà l’homme et l’expérience :

Dans 12 Singes, c’est Bruce Willis qui joue le prisonnier, et il n’y a pas de question qu’il a vraiment traversé le temps. Pendant plusieurs essayes, l’homme voit de plus en plus de souvenirs de cette femme sans l’avoir parlé :

Ils se rencontrent enfin, et elle lui demande la signification de sa collier. C’est apparemment quelque chose à voir avec la guerre, mais il ne dit pas la vérité en ce moment.

Ils passent de plus en plus de temps ensemble et il se rend compte qu’elle doit être mort dans son temps. Ça le dérange, mais il a un souvenir d’avoir été content avec elle, alors ils continuent à se réunir.

On voit qu’ils visitent un musée plein d’animaux :

Puis les scientifiques envoient l’homme vers le futur. Il trouve un nouveau Paris, avec une carte presque impossible à lire :

Les gens du futur ressemblent fortement à quelque chose de plus moderne. Souvenez-vous de Matrix ? C’est bien évident que les réalisateurs ont regardé La Jetée — les gens du futur ont aussi des ports pour se brancher sur les ordinateurs. L’homme apprend beaucoup de choses et les gens du futur lui offrent l’opportunité d’y rester, mais il veut revenir dans le passé avec la femme. (C’est toujours l’histoire des hommes stupides.)

Mais quand l’homme revient dans le passé, il est encore une fois à l’aéroport d’Orly. Il voit la femme et commence à courir vers elle :

Puis il voit l’un des scientifiques du futur, et il se rend compte de ce qui arrive vraiment. Tous les prisonniers de ces expériences sont condamnés à mort.

Il s’avère que ses souvenirs en tant que garçon à l’aéroport — c’était le jeune lui regardant sa propre mort comme adulte.

12 Singes a plus ou moins la même fin, mais c’est pas les scientifiques qui tuent le prisonnier — c’est quelqu’un de complètement différent qui n’est pas dans le film original. Peu importe. Ça suffit de se rendre compte que ce film a carrément inspiré beaucoup plus de films que juste 12 Singes. On peut voir ses traces dans Total Recall, Blade Runner et plein d’autres. La Jetée n’est pas le film le plus agréable de notre liste, mais pour les fans de la science-fiction, il faut le regarder.

L’exposition de cinéma

Je vous ai promis un régal, et voilà — aujourd’hui on parlera d’une exposition au Musée d’Art du Comté de Los Angeles (appelé LACMA en anglais). Ça traite de l’histoire du cinéma à Paris de 1850 à 1907 ! Pour ce qui suit, les photos sont de plus haute résolution que normale pour ce blog. Alors, je vous invite à les cliquer pour les examiner de plus près.

Mais avant l’exposition, je déjeunai dans leur resto, Ray’s and Stark Bar, créé par un chef allemand, Joachim Splichal (maintenant à la retraite en France, mais pendant 40 ans aux États-Unis, l’un des meilleurs chefs du pays — et ses meilleurs restos étaient presque tous à la française). Le décor est très années 60s ! Remarquez la façon curieuse de trouver vos ustensiles — il y a un petit tiroir à chaque place. Les pâtes au homard étaient excellentes si un peu trop épicées, mais le pain perdu aux croissants n’était rien de spécial. Si cet article était une « Je critique », je dirais que c’est un « J’y retournerai », mais le rapport qualité prix n’est pas bon.

Avant de passer à l’exposition elle-même, je veux vous montrer un truc fameux à l’extérieur du musée. C’est une « mise en place » appelée « Urban Lights » (Lumières urbaines). Tout le monde qui habite à LA ou ses alentours a une photo de lui-même devant cet œuvre quelque part dans leurs profils de réseaux sociaux. Pas moi avant, mais maintenant, moi aussi (je ne le publierai qu’ici — à mon avis, je ressemble à un Conehead).

On arrive enfin dans l’exposition. « City of Cinema: Paris 1850–1907 » (Cité du cinéma : Paris 1850-1907). Peut-être que vous voudrez écouter la bande-sonore de l’exposition pendant que vous lisez. Et on commence avec le premier clip qu’on voit en entrant dans l’exposition, l’Exposition universelle de Paris de 1900, tourné par Gaumont :

Mais après ça, on rembobine l’horloge quelques décennies pour voir le Paris avant le cinéma. Voilà des tableaux de Mary Cassatt, Berthe Morisot et Gustave Caillebotte :

C’était l’âge des chemins de fer, où personne ne se plaignait de SNCF Connect. J’ai eu des larmes aux yeux parce que moi, je suis parti de Paris à Rouen à la Gare Saint-Lazare. Comme j’aurais aimé y revenir aujourd’hui !

Des affiches pour les performances d’une danseuse américaine, Loïe Fuller, aux Folies Bergère — avant le cinéma, tout le monde assistait aux théâtres :

Peut-être que vous avez entendu parler des colonnes Morris, et que Mme le Maire Hidalgo veut les supprimer de Paris. Voici une photo qui date de 1865 à 1870 (personne n’est sûre) quand elles étaient neuves :

Avenue de l’Observatoire, Charles Marville

Avant le cinéma, il y avait de nombreux trucs pour faire des illusions optiques :

Tout commença à changer avec l’Exposition universelle de 1889 :

Le dôme central de la Galerie des machines, L’Exposition universelle de 1889, Louis Béroud

Vous avez sûrement entendu parler du Musée Grévin. Cette affiche est d’une « exposition de l’exposition » :

Affiche pour le Musée Grévin (1890), Jules Chéret

Savez-vous quel monument a été construit pour cette exposition ? Si vous avez dit « La Dame de Fer », arrêtez de jouer au jeu vidéo Bloodmasque. (Mais dites-moi où vous trouvâtes une copie qui marche toujours.) Si vous avez dit « La Tour Eiffel », veuillez accepter un Bon Point ! La tour est vite devenue le sujet des artistes :

Après l’exposition, les inventions nécessaires pour le développement du cinéma commencèrent à apparaître. Voici une affiche pour la « Théâtre optique » d’Émile Reynaud en 1892 au Musée Grévin :

Affiche du Musée Grévin (1892), Jules Chéret

Et voilà, un clip de l’une de ces « pantomimes lumineuses » :

Un magicien, Georges Meliès, était propriétaire de la théâtre Robert-Houdin.

Meliès vit une démonstration des inventions des frétés Lumière en 1895, surtout la cinématographe :

Cinématographe Lumière de 1895

Meliès s’est rendu compte qu’il pouvait utiliser les mêmes techniques de la scène pour les films, alors il est devenu réalisateur. Ici, on le voit dans son studio à Montreuil en 1897 avec son équipe, en train de peintre un arrière-plam :

Meliès et son équipe, 1897

Voici l’un de ses efforts, Pygmalion et Galatea :

C’est peut-être d’après une nouvelle statue d’Auguste Rodin à l’époque sur le même thème :

Pygmalion et Galatea (1889), Auguste Rodin

C’est avec l’Exposition universelle de 1900 que les films deviennent un grand succès public, parce que l’Ecposition est tournée en même temps que des films jouent dans les salles de l’Exposition. Voilà un clip de l’Exposition, tourné par Gaumont :

C’était peut-être difficile pour les gens de l’époque d’imaginer ce qui arriverait dans l’avenir. Voici des dessins à propos de la vie en 2000, dessinés en 1899 :

Les cinémas remplaçaient vite les vielles théâtres. En 1906, on pourrait aller aux cinémas pour voir beaucoup de nouveaux films :

Et les cinémas eux-mêmes étaient de grands bâtiments :

On finit l’exposition avec un dernier clip de Pathé, aux Halles de Paris en 1913 :

Mais on n’est pas complètement fini. Après l’exposition, je suis allé dans le magasin du musée. Il y avait quelques livres sur la Tour Eiffel et la France de l’époque :

Le livre sur la Tour Eiffel est une reproduction de celui de Gustave Eiffel lui/-meme. L’autre coûte 200 $, et j’ai pris une photo pour que vous puissiez voir sa taille !

Un dernier renseignement. Il y avait un tableau célèbre dans ce musée. Rien à voir avec l’exposition, mais je voulais vous le montrer, avec une preuve que la photo est la mienne :

Cent mille dollars au soleil

Ce soir, j’ai regardé un autre film de Belmondo, « 100 000 dollars au soleil », signé Henri Verneuil (qui nous avons déjà rencontré avec Un singe en hiver, Peur sur la ville et Week-end à Zuydcoote), avec des dialogues d’Audiard. Je n’entendais pas parler du film avant de le trouver chez FNAC — ça suffisait d’avoir Belmondo. Cette fois-ci, j’ai regardé la bande-annonce sur le disque avant de commencer, et ça m’a donné des questions :

Ouais, je le vois.

Ah bon ? Je n’avais aucune idée. C’est peut-être Daniel et Valérie ici ?

Ohhhhh. Je me suis complètement trompé. Je vais en profiter !

Puis j’ai eu d’autres surprises ! C’est Gert Fröbe, connu chez moi pour Goldfinger et mon film préféré de tous les temps, Le troisième homme, qui joue aussi dans ce film. Et Lino Ventura, et Bernard Blier ! Quel casting !

On commence au Maroc. Le début n’a rien à voir avec ce qui suit, mais ça dit forcément, « On est au Maroc ».

Puis on fait la connaissance d’une entreprise de livraisons. Le patron, un Monsieur Castagliano (les gros, joué par Fröbe), peut travailler à Silicon Valley avec son attitude :

Chez le père Casta y a pas de chauffeurs et y a pas de patron. Y a une grande famille. Chez nous, jamais d’histoires, jamais de grèves…Quand un chauffeur veut un congé ou de l’augmentation, il vient me trouver, je l’écoute et je le vire. Avec les mirontons que j’emploie…

Je ne connaissais pas le mot « mirontons ». Mon dictionnaire dit que c’est en anglais « beef stew » (ragoût de bœuf). L’intention est assez claire. Je connais trop bien cette attitude — n’acceptez aucune position avec un patron qui parle de « être une famille » ici, surtout dans les entreprises de logiciels. Croyez-moi, je sais de quoi je parle. Mais peu importe en ce moment. L’homme à droit, Steiner, est censé être un chauffeur plus capable que les mirlontons. Il va quand même dans un bar pour faire la connaissance de ses nouveaux collègues.

Le lendemain, on voit qu’un camion part. Ça doit être Steiner. Mais quelques heures plus tard, on le voit chez Castagliano, à la recherche du camion. M. Casta n’est pas content.

Il s’avère que c’est l’un des mirontons, Rocco (Belmondo) qui l’a pris, et Steiner est viré. Il dit que Casta « aurait pu être poli, salope ». Casta donne un ordre à ses employés — sortez ce type !

Casta demande à Marec (Ventura) de poursuivre Rocco et le rattraper. Marec demande s’il existe d’assurance pour le camion et la cargaison. Casta dit oui, et que la cargaison n’est que du ciment, mais on sait déjà — il doit être des raisons pour ne pas vouloir porter plainte à la police.

Marec part et rencontre un type qui fait du stop. Il s’avère qu’il veut aussi trouver Rocco. C’est Steiner.

Marec va dans un bar où Rocco est déjà passé et demande des nouvelles de lui. Il apprend qu’il y a une femme avec lui, dit Pepa, mais les clients ne l’aime pas trop. (Ne vous inquiétez pas — je vous montre le sous-titre, mais je ne me plains pas. Cette fois. Après tout, ce mot est au féminin et je suis un homme. 😉)

Les patrons du bar se foutent de la gueule de Marec et Steiner, et ils finissent par détruire le bar. Mauvaise idée, les gars.

Plus tard, on revoit enfin Rocco et Pepa. Il s’avère que le complot est à elle — Rocco dit qu’elle lui a « amené une affaire de 100 000 dollars » (la première fois où nous entendons parler de ça). Mais Rocco veut dormir — on sait donc que ça aidera Marec à l’attraper.

Et c’est exactement ce qui se passe. Marec et Steiner font une pause quand ils voient Rocco les passer. Ils sautent dans leur camion, et la chasse commence.

Rocco est le meilleur chauffeur et fait s’écraser Marec. Mais leur camion n’est pas gravement abîmé, alors Marec et Steiner reprennent la chasse.

Mais autour d’un coin, Rocco s’arrête, et cette fois-ci, l’accident gâche suffisamment le camion de Marec. Rocco et Pepa s’échappent.

La chasse n’est pas encore fini, parce que dès que Rocco arrive au prochain village, une fuite empêche son camion et doit être réparé. Pendant ce temps-là, Steiner affronte Marec parce qu’il n’arrive plus à croire qu’ils prennent tous ces risques pour du ciment. Marec lui répond que c’est pas ses oignons, qu’il ne sait pas non plus qu’elle est la cargaison, et qu’il n’est plus important — il veut se venger de Rocco.

Un peu plus tard, un autre camion arrive et les amène au même village pour faire réparer leur camion. Le même mécanicien qui a aidé Rocco leur dit où va Rocco et la chasse reprend à nouveau.

Mais cette fois, Rocco a un plan pour tout finir. Pepa et lui tendent une piège — ils laissent le camion à côté de la route et attendent l’arrivée de Marec et Steiner sur une colline, avec une carabine :

Rocco les font prisonniers et après un déjeuner fou — où Rocco pointe son arme sur eux — il leur fait charger leur camion avec le chargement de son camion (qui est tombé en panne).

Rocco et Pepa conduisent à leur destination, à Moussorah. Marec et Steiner font du stop et les suivent.

À Moussorah, Marec trouve Rocco dans un club. Ils luttent à coups de poing, mais après qu’ils sont tombés dans une fontaine, Rocco dit la vérité à Marec — Pepa a volé le camion et la cargaison. Les deux s’excusent, et c’est la fin.

Ce film est plein d’argot — selon mon dictionnaire, j’ai cherché tous ces mots pendant le film : houblon, chouïa, mironton, cerceau, crac, semi-remorque, bringue, intendance, bahut, plumard, burlingue, faucher, bousiller, gronder, veinard, bretelle, borné, et fourguer. La moitié de ces mots disent « argot » ou « informel » dans leurs entrées. Sans sous-titres, j’aurais été bien perdu !

Touchez pas au grisbi

Ce soir j’ai fini regarder la trilogie Max le Menteur au mauvais ordre — j’ai commencé avec la fin, continué avec le milieu, et fini en regardant le début. C’est pas grand-chose parce que les suites ne gardent pas le personnage de Max. Mais il y a un sens dans lequel Touchez pas au grisbi est le plus important des trois, parce que c’est le début sur scène de Lino Ventura. Sans celui-ci, on n’aurait pas sa performance magnifique aux Tontons flingueurs.

Je dois vous avant de commencer — le disque est aussi mauvais que le film est bon. Les droits des deux autres appartiennent à Gaumont, qui fait presque toujours des versions restaurées magnifiques. Les droits de celui-ci appartiennent à Studiocanal, qui dépense presque jamais rien (La Grande Vadrouille étant la belle exception). Le son est beaucoup trop bas, et il n’y a rien sur le disque sauf le film lui-même. Pas d’extras, pas de sous-titres, pas de doublage. C’est malheureusement typique — j’allais toujours avoir du mal à comprendre ce film, mais Studiocanal n’a rien fait pour m’aider.

On commence à Montmartre. Même un con peut reconnaître cette rue :

Notre héros Max et son ami Riton dînent dans un resto avec leurs copines après avoir volé 50 millions de francs en or. Après le dîner, ils vont dans un club, mais pas le célèbre en haut.

L’une des danseuses au club, Josy est copine de Riton, mais elle le trompe avec Angelo, un autre gangster. Il s’avère que Riton a dit à Josy que lui et Max a volé l’or. Deux sbires d’Angelo suivent Max, mais il est trop malin, et les attrape dans un ascenseur.

Puis, Max amène Riton à un appartement secret où il a caché l’or dans une voiture. Angelo n’a aucune idée que l’or est là.

Max apporte l’or à un receleur, mais il s’avère qu’il sera difficile à échanger l’or pour de l’argent.

Pendant ce-temps, Angelo prétend à avoir un boulot pour Riton, mais le kidnappe dans une ambulance.

Max et son ami Pierrot kidnappent l’un des sbires d’Angelo, Fifi, mais il n’est pas trop utile. Puis Max a un coup de fil avec Angelo, et les deux passent un accord — l’or contre Riton.

On passe à la meilleure partie du film — l’échange, puis une poursuite en voiture. Angelo essaye d’avoir des sbires cachés tuent Max, Pierrot et Riton, mais les trois tuent les tueurs, puis poursuivent Angelo. Il y a plein de coups de balles — Riton est gravement blessé, mais Angelo meurt. Malheureusement pour Max et Riton, la voiture d’Angelo s’enflamme, et ils doivent partir sans l’or, qui sera retrouvé par la police.

Pendant un déjeuner avec son autre amante, Betty, Max apprend pendant un coup de fil avec Pierrot que Riton est meurt à cause de ses blessures. Max sait qu’il a de la chance, parce qu’il est encore vivant, mais il a presque tout perdu.

Je ne vais pas mentir, j’ai dû vérifier des détails sur Wikipédia pour tout comprendre. Ce film est plein d’argot, et le son n’est pas de bonne qualité quand même. Mais si vous aimez les films de gangsters, ça vaut fortement le coup pour les dernières vingt minutes. C’est un film bien historique, et aucun étudiant des films français ne peut le rater.

Taxi, roulotte et corrida

J’espérais que ce soir, je vous présenterais mon dîner indrien. Mais hélas, j’ai eu des problèmes avec le dessert. Bientôt, j’espère.

Alors, ce soir, je suis revenu aux films de Louis de Funès avec un signé André Hunebelle : Taxi, roulotte et corrida. Je crois que c’est la première fois où il a mis de Funès en vedette — les deux travailleraient ensemble plus tard dans la trilogie Fantômas.

Dans ce film, de Funès joue dans le rôle d’un chauffeur de taxi, Maurice. Il conduit comme un fou, et il a modifié son taxi pour atteindre une plus grande vitesse.

Sa famille et lui sont au point de partir en vacances avec une roulotte qui sera remorqué par le taxi. Et sa belle-famille va les accompagner. Au moins sa sœur, son beau-frère et sa nièce. Heureusement pas la cauche-mère (ce que j’appelle mon ancienne). Ils ont des mésaventures juste en connectant la roulotte.

Leurs vacances seront en Espagne ; la famille doit donc passer par la douane. À la station des douaniers, la famille rencontre Myriam, une voleuse, qui cache un diamant volé dans la veste de Maurice. Le fils de Maurice, Jacques, essaye de la draguer. Em fait, la famille cache aussi quelque chose des douaniers — du tabac.

Le taxi tombe en panne sur un pont, et la famille fait du camping pour la nuit.

Matin, il s’avère qu’il y a des vaches et des taureaux partout ! Je sais que vous connaissez bien ce fromage, alors vous comprenez aussi cette blague nulle. On parlera plus tard des crimes contre le bon goût des Fromageries Bel aux États-Unis. Je ne plaisante pas — trop.

Maurice fait des corridas pour se débarrasser des vaches.

Pendant ce temps-là, Myriam parle au téléphone avec son chef, Fred, qui lui menace si elle ne retrouve pas le diamant. Elle fait semblant d’avoir tombé en panne sur la route, et elle échange sa valise (en secret) avec Maurice.

Myriam revient chez sa bande organisée, une boîte de nuit appelée « La Corrida ». Il s’avère qu’elle a pris la mauvaise valise !

Mais avant qu’elle ne puisse chercher Maurice et sa famille, ils arrivent à La Corrida, à la recherche de leur valise. Les gangsters n’arrivent pas à retrouver le diamant, et la famille part pour prendre un tour de Grenade.

Deux des gangsters se déguisent comme cyclistes et essayent de chercher dans les poches de la veste de Maurice. Mais personne ne sait que le diamant est tombé dans un pot de tabac.

Les gangsters invitent la famille à revenir dans La Corrida, où ils essayent de prendre la veste pendant une danse de flamenco. Il y a une bagarre et la famille sort (le diamant n’ayant jamais été au-dedans de la boîte de nuit).

Finalement, les gangsters kidnappent Jacques. Il y a une poursuite en voiture, mais les gangsters laissent Jacques sur la route quand la police commence à les poursuivre.

Le pot de tabac tombe et brisé quand la police attrapent Maurice et sa famille, et ils finissent par être détenus.

Mais quelques mois plus tard, Maurice est revenu à son boulot comme chauffeur — et il raconte cette histoire à ses passagers. Les passagers, qui sont-ils ? Fred et Myriam ! Dès qu’ils reconnaissent Maurice, ils s’échappent, et c’est la fin.