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ON ME COMPREND

Il y a des mois, on a parlé de Loïc Suberville, qui fait des vidéos très drôles sur les bêtises des langues française, espagnole et anglaise. Puisque personne n’a des idées originales sur Internet, il y a maintenant beaucoup de monde qui le copient. Mais il y a de bonnes copies et de mauvaises. Aujourd’hui ([Parce qu’il n’a pas eu de temps pour refaire son dessert vendéen. J’ai tout vu. — M. Descarottes]), on va parler de la meilleure.

Elle s’appelle Roya Fox, et il me semble qu’elle est américaine. Je l’ai découverte il y a des semaines quand cette vidéo est devenue virale comme disent les Internautes. C’est en anglais, mais elle le parle comme si l’anglais était une traduction hyper-littérale du français. Le titre se traduit comme « Si les Américains parlaient comme les Français » :

Franchement, j’ai dû mettre à côté tout ce qu’elle dit quelque part en 2020. Par exemple, si on dit littéralement les traductions de « À tes souhaits » et « À tes amours » après les tousses des autres, elles ont l’air dingues en anglais. Naturellement, aux États-Unis, on parle allemand quand ça arrive : après « bless you » (littéralement, « bénis-toi »), le truc le plus commun à dire est « Gesundheit », ce qui veut dire « bonne santé ».

Beaucoup de bilingues lui ont dit dans les commentaires, « Ben, il te faut faire la même chose à l’envers », et elle a fait exactement ça. C’est tout en français, une traduction hyper-littérale de grosso modo la même conversation qu’avant :

J’espère que vous serez d’accord que le tout est bien ridicule, mais que vous pouvez quand même comprendre ce qu’elle dit d’une certaine façon.

Mais elle a fait une autre vidéo, moins vue que les deux premières, qui explique parfaitement tout ce que je veux dire dans mes posts annuels pour me plaindre de l’anglais partout en France (2021, 2022, 2023). Cette dernière est exactement chaque conversation que j’ai eue avec un serveur ou une vendeuse, que ce soit à Paris ou dans un aire d’autoroute quelque part en Normandie :

Partagez cette dernière partout, jusqu’à ce que tous vos compatriotes comprennent à quel point c’est É-NER-VANT. Mais enfin, on comprend !

La culture du travail

J’ai rendu le premier numéro du bulletin au bureau de l’OCA dimanche soir, ce que je vous ai dit avec la dernière balado. Depuis ce temps-là, j’ai reçu quelques petites corrections, les ai faites, et le tout sera publié lundi prochain. J’en tire des leçons, et j’espère que vous les trouverez intéressantes.

Mine de sel aux États-Unis, Photo par Pollinator, CC BY-SA 3.0

Je vous ai dit, sans élaborer, que certaines règles ont été mises en place uniquement pour moi. Je le sais car j’ai une description officielle du poste et le lendemain de l’avoir reçue, on m’a dit que je ne ferai pas la moitié des tâches, ni aurai accès à certaines ressources. Je crois que ça ne changera pas. En revanche, on vient de me dire qu’ils chercheront un chemin pour résoudre certains problèmes que j’ai rencontrés. Je crois que ces problèmes sont venus d’une différence entre comment marche le travail ici qu’en France.

Aux États-Unis, un CDD est parmi les choses les plus prestigieuses que l’on puisse avoir. Je pause pour vous laisser reprendre votre souffle. Mais je suis en fait complètement sérieux. Les seules personnes embauchées de cette façon sont les entraîneurs des équipes professionnelles de sport ou les PDG des grandes entreprises. Ces contrats viennent avec des salaires énormes et souvent des garantis que tout l’argent doit être payé, que l’ouvrier est licencié ou pas. C’est pourquoi les durées sont limitées !

Le reste de nous vivons sous des CDI sans droits réels, dits « at-will » (à volonté). Ça veut dire que le contrat dure jusqu’au moment où un côté ou l’autre dit « va-t-en » (rappelez-vous que selon moi, nous nous tutoyons exclusivement ici, dont les juges quand ils condamnent un malheureux à la peine de mort — on ne distingue pas entre ça et une commande chez Starbucks). En France un CDI veut dire qu »il est plus difficile que ça de licencier un employé.

J’exagère un peu. On peut poursuivre un employeur pour un virement injuste, à cause de la couleur de peau, le sexe, ou d’autres raisons. Mais quand on a besoin de manger du pain ce soir, un procès de 1-2 ans ne mange pas de pain, si vous me suivez.

Cependant, le fait d’être facilement viré veut dire que d’autres choses ici sont plus faciles. À chaque boulot que j’ai jamais eu ici, j’ai reçu tout ce dont j’avais besoin dès le tout premier jour. Il y a une telle chose qu’une période d’essai ici, mais souvent, si on est embauché, on est embauché. C’est juste les bienfaits comme l’assurance qui ne commencent qu’à plus tard. Mais les droits d’accéder à tous les bases de données ou les référentiels de codes, ça commence tout de suite.

Bien que ce soit un poste bénévole, il me semble que les responsables ont apporté une attitude française au processus. On m’a dit que j’étais dans une période d’essai et que ça finira à la prochaine réunion du bureau. Vous pouvez me dire si j’ai raison, mais il me semble qu’avec plus de conséquences pour avoir embauché quelqu’un, peut-être que l’on n’a pas hâte de lui faire confiance trop vite.

Tournons vers une autre chose. Je n’ai que de bonnes choses à dire sur l’ancienne responsable. Pourtant, quand elle publiait le bulletin, si on soumettait du texte sans mettre un accent sur chaque « à » devant une heure, elle ne le corrigerait pas. Moi, j’ai corrigé chacun et tous, et d’autres fautes aussi. Pourquoi ? Car il me semblait que je serais examiné minutieusement. Et j’ai eu raison. J’ai reçu des corrections pour certaines choses qui sont passées sans mention dans le bulletin depuis un an ou plus. Il m’est évident que c’était parce que beaucoup de monde ne croyaient pas que je produirais un document de 37 pages sans fautes hurlantes. (J’ai raté 3 « à » à la fin, pour info.)

Il faut ajouter que ça ne me dérange pas. Mon plus grand rêve depuis le départ est d’être jugé comme le reste du monde. Une amie qui s’inquiétait que ce serait trop pour moi m’avait dit « Tu écris bien pour un américain mais… ». Je l’adore, je comprends, mais je fais tout ici dans l’espoir de mettre un terme à « pour un américain ». Cependant, j’ai pensé pendant des semaines à une certaine affiche de Vichy en me disant « Vous êtes l’ambassadeur de la qualité américaine ». C’est pour ça que je dois toujours apporter la pâtisserie la plus impressionnante aux événements, et pourquoi je résiste au maximum parler en anglais.

Je vois ce numéro comme un premier pas vers avoir des références qui diront « Il peut travailler en français avec des Français. » Un jour, j’espère que j’en aurai besoin.

De mauvaises nouvelles

Je viens de recevoir un courriel dé-pri-mant. Ça fait trois ans où le magasin myPanier fait partie de la vie de ce blog. Depuis ma première visite, c’était une ressource inestimable pour innombrables ingrédients français et italiens (je parle moins de ce dernier, mais c’est vrai).

Le sujet dit « Un merci chaleureux de la famille myPanier, et le gros-titre de l’image « Ce n’est pas adieu ». Mais

Le courriel annonce la fermeture du marché local et le déménagement de leur entrepôt ailleurs dans le pays (quelque part plus central, sans préciser où). Pour moi, c’est une catastrophe — c’est en visitant en personne que j’ai découvert de bonnes surprises comme le nougat breton ou les papillotes. Je dois voir les produits inconnus avant de les acheter — ce monde d’achats en ligne n’était jamais mon truc. (Évidemment la FNAC est tout autre chose. Je parle de préférences, pas de nécessités.)

Franchement, je ne suis pas surpris. La Californie fait son tout depuis 15 ans pour faire fuir autant d’entreprises que possible. Nous avons les plus hauts impôts du pays hormis le New York, la pire inflation du pays à cause de nos augmentations annuelles du SMIC, et on s’en fout absolument de protéger nos citoyens du crime. La prochaine fois où j’irai à LA, il me faudra arrêter pour prendre une photo des avertissements sur les panneaux d’affichage du procureur d’Orange County. Les panneaux disent aux habitants de LA que s’ils pensent à conduire à Orange County pour faire leurs cambriolages, il faut savoir que nous poursuivons toujours les criminels. MyPanier est hébergé dans un beau quartier et je doute que ce dernier soit le problème, mais les autres, presque certainement.

Heureusement, le courriel dit aussi qu’ils continuent à grandir et que ça aidera leurs livraisons. Mais je suis convaincu qu’ils ne partiraient pas si la Californie restait un bon endroit pour faire des commerces.

100 films français : Les déceptions

On commence notre grand classement de mes 100 films français avec les déceptions. C’était mon intention de trancher la liste en 5 parties de 20 chacune, mais je ne voulais pas vous donner l’impression que les films de 86-80 sont aussi des navets ou des déceptions à mes yeux. Où possible, il y a des liens vers mes articles originaux ; j’ai vu environ 20 films avant de lancer ce blog.

Voir aussi : À voir à la télé, À revoir autant que possible, Le Temple de la renommée, Le Panthéon, 100 films français : Une réflexion.

En jugeant les films, j’essaie de peser mes avis contre l’importance historique du film, ainsi que l’avis de la communauté. Je sais que cet article fera la polémique car je suis loin de l’opinion générale des Français en ce qui concerne ce groupe. Mais ce sont mes avis honnêtes, et si vous m’avez suivi depuis longtemps, il n’y a rien de choquant ici.

  1. Les Visiteurs : la Révolution : Le pire film que j’ai vu en français — pas besoin du subjonctif ici — et parmi les pires au monde entier, le troisième volet des Visiteurs est ce qui se passe quand on n’a plus d’idées. La Révolution devrait être un cadre riche pour n’importe quel film, mais c’est juste 2 heures de Jacqouille faisant les mêmes blagues qu’avant. Aucune raison pour le revoir — et à éviter à tout prix si vous êtes assez chanceux pour ne pas le connaître. Au cas où je ne serais pas assez clair, il y a un moment tout à la fin où Jacquoille et Godefroy se retrouvent au milieu de la SGM, entourés par des Nazis — et ma réaction ? NON, ASSEZ. Comprenez-vous à quel point je dois en avoir marre pour ne pas m’intéresser à cette période ?
©️Gaumont
  1. Les Bronzés : Le film que je déteste le plus au monde (pourtant mieux que le 3e Visiteurs !). Je sais que ce classement fait la polémique, mais il n’y a pas deux personnages que je déteste plus dans n’importe quel film que Jean-Claude Dusse et Popeye. Ça comprend tous les films avec des Nazis qui suivent. Je crains que tout le monde pense que je suis M. Dusse, et rien ne m’offense plus que ça.
  2. Les Bronzés font du ski : Plus drôle et un peu moins obsédé avec le sexe que son prédécesseur. C’est tout ce que je peux dire de gentil à propos d’un film avec les mêmes personnages.
  3. Le Trou normand : C’est Bourvil. C’est Bardot. C’est une heure et demi de regarder l’homme le plus sympa de l’histoire du monde souffrir aux mains de petites brutes. Le temps que le film finisse, je n’en pouvais plus.
©️Gaumont
  1. L’Emmerdeur : Lino Ventura et Jacques Brel devraient être la formule du succès dans cette histoire d’un tueur à gages qui veut juste tirer sur sa cible en paix. Mais M. Brel est là pour tout gâcher en tant que l’un de nombreux cons dits « François Pignon » écrits par M. Francis Veber. M. Veber trouve évidemment ces personnages extrêmement drôles. La blague marche mieux dans sa tête.
  2. Tout ce qui brille : Géraldine Nakache et Leila Bekhti jouent dans les peaux de deux jeunes femmes qui veulent désespérément une vie à la mode, un désir qu’elles croient leur donne le droit de mal traiter tous leurs proches, faire des escrocs, voler, et se comporter en général comme deux connasses en or. Et je crois quand même que j’ai vu 5 pires films. Ne sous-estimez pas à quel point je déteste ces 5 autres.
©️Pathé
  1. Le Dîner de cons : L’autre François Pignon de ma liste, joué cette fois par Jacques Villeret. Pour être vraiment drôle, on a besoin de quelque chose de sympathique même chez un vrai con. Il y a exactement une scène où il paraît que ça existe chez ce Pignon. Mais ça ne dure pas.
  2. Le Gendarme et les gendarmettes : Aucun acteur n’apparaît dans ce classement plus que Louis de Funès, mon préféré dans n’importe quelle langue. Mais ce film est un navet tout pourri, une fois de trop pour cette série bien aimée. Je n’ai aucune envie de critiquer soit de Funès soit le réalisateur Jean Girault pour cet effort. Les deux sont morts pendant et juste après le tournage, et ces lumières n’avaient plus rien à donner. Laissez tomber.
©️SNC
  1. En attendant Bojangles : Les 20 premières minutes sont parmi les choses les plus hilarantes que j’ai vues. Après, ce film descend en enfer, une tragédie de maladie mentale hyper-sombre sans pitié. Les performances de Virginie Efira et Grégory Gadebois sont excellentes, mais je n’ai aucune envie de le revoir.
  2. Kaamelott : Premier volet : Ce classement est presque certainement injuste, mais j’ai un problème. Sans avoir vu la série, je n’ai absolument rien compris. Il y a quelques moments drôles qui ne comptent pas sur cette connaissance, mais je ne peux pas le mettre plus haut dans ma liste vu mon expérience du film.
  3. La Boum : Le début de Sophie Marceau, une actrice bien aimée par tous les Français. (Je l’ai rencontrée pour la première dans le rôle d’Elektra King, méchante du film de James Bond « Le Monde ne suffit pas ». Heureusement, je ne l’ai pas reconnue du tout.) Mais ce film dépend de certains souvenirs que la plupart du monde ont, et pas moi. Par contre, les Vic de ma vie n’étaient que des mirages cruels, alors je n’avais aucune sympathie pour ses tribulations. L’expérience de regarder ce film était 2 heures de douleur, même si moins que Les Bronzés. D’autre part, à cause de ce film, j’ai dîné chez La Coupole pour finir ma toute première journée en France, et ça, c’est un souvenir heureux pour toujours.
©️Gaumont
  1. La Vache et le Prisonnier : Il y a une partie de moi qui voulait mettre ce film encore plus bas dans le classement, juste après les deux Bronzés. Mais ce serait injuste. Je n’aime pas Fernandel — sa voix, sa gueule, rien. Cependant, ma plus grande plainte, c’est que ce film est le même gag encore et encore — la vache se perd et Fernandel fait des bêtises en essayant de la récupérer. Beaucoup de monde le considère un classique, et il manque de la méchanceté et des problèmes personnels des autres. Mais je n’ai aussi aucune envie de le revoir.
  2. OSS 117 : Rio ne répond plus : Mon OSS 117 n’est pas le même que le vôtre. Il est censé être une parodie de tout ce que les Français n’aiment pas chez eux. Mais moi, j’adore son patriotisme. Il y a une scène au milieu d’un jungle qui n’est qu’un long discours magistral qui le cible. Le problème, c’est que tout ce film est un long discours magistral. On doit rire avec le personnage principal parfois, pas seulement se moquer de lui, et ça n’arrive pas dans ce film.
  3. En corps : Une histoire de romance, d’une carrière presque déraillée par une blessure, et de danse. Marion Barbeau est une danseuse talentueuse mais pas du tout comme Noëlle Adam dans L’Homme orchestre, elle ne convainc pas en tant qu’actrice. L’intrigue est trop prévisible. Cependant, il y en a pire à louer.
©️Studiocanal

Faim

Quelle que soit la couleur qui veut le client, tant qu’elle soit noire.

Henry Ford

Je meurs de faim.

« Justin », vous me dites, « vous pesez 90 kg. De tous vos problèmes, ce n’en est pas un ! » Et de ce point de vue, ben, vous avez évidemment raison. Je ne vais pas crever demain. ([Dommage. — Mon ex])

Mais je n’aime pas cuisiner pour moi-même tout le temps, et c’est le sujet de notre billet aujourd’hui. Quand je suis arrivé à Irvine en 2000, je le croyais un paradis sur Terre. En plus d’être le bon endroit pour voyager également à San Diego qu’à Los Angeles, il y avait toute une diversité de cuisines. Le meilleur resto de la région s’appelait Gustaf Anders — c’était suédois — et il y avait aussi des restos italiens, grecs, américains, etc., à ne pas oublier Pascal. Ainsi que des trucs asiatiques et mexicains. La ville ne manquait de rien.

Que tout ait changé !

Cet après-midi, j’ai décidé de vous faire découvrir trois centres commerciaux différents. J’ai tourné quelques clips de ce que l’on appelle les « food courts », les aires de restauration. Dans ces parties des centres commerciaux, on trouve largement des restos rapides ; je voulais éviter les plus chers restos avec des serveurs, pour illustrer quelque chose. Je préfère vous montrer ce qui se passe plutôt que l’expliquer.

Commençons à Northpark Plaza, anciennement où mon ex et moi faisions nos courses chez Albertson’s. Je déteste Albertson’s, une chaîne de supermarchés absolument bas de gamme, mais ils servaient au moins toute la population. H Mart cible uniquement les immigrants coréens. Dans ce clip, vous trouverez Mega Bank, qui cible des immigrants chinois, Chai Lan, un resto chinois ; Tang & Tang, un resto coréen ; Kiyo, un resto japonais ; et Goo-Yi, un autre resto coréen.

« Mais Justin », vous me dites, « sûrement c’est juste que ce centre sert un quartier asiatique. Impossible que le plus grand centre commercial de la région, The Market Place, serve aussi juste des clients asiatiques. » Alors, voici le premier des trois aires de restauration de ce centre commercial.

Il y a Fresh Brothers, la pizzeria de mon clip du 1er — mais aussi (dans l’ordre d’apparition) du chinois, hawaïen, yaourt glacé, japonais, vietnamien, taïwanais, et indien. Les deux endroits vides étaient anciennement grec et mexicain (la chaîne grecque vient de quitter Orange County) ; un glacier (Handel’s) est en train d’y déménager d’ailleurs dans le même centre. Un autre ?

Rubio’s est mexicain. Après ça, il y aura une boutique de boba, puis il y a : chinois, des sandwichs génériques, un autre glacier, un resto coréen, des sandwichs « italiens », et un autre resto coréen. Le dernier ?

Du poisson dans un style mexicain (mais pas seulement), plus de chinois, et quelque chose de vaguement méditerranéen. « Mais Justin », vous me dites « sûrement, il doit y avoir des burgers quelque part. Et les burgers sont toute la cuisine américaine ! » Et en fait, il y a trois endroits consacrés aux burgers — deux sont chers avec des serveurs, et l’autre est In-N-Out, le burger californien. Mais il n’y a plus de barbecue de notre Sud, ni de poulet frit, ni de Cajun, ni de hot-dogs, ni de boulangerie à l’américaine — tous anciennement trouvés dans ce même centre, au même niveau de prix. Il y a Pandor, boulangerie à la française critiquée dans ces pages il y a 3 ans. Mais je crois que vous voyez déjà ce que je veux dire.

Visitons The District, le plus proche de chez moi :

Il y a deux restos dits « hot pot » (pot-au-feu à la chinoise), deux endroits pour le thé boba, une boutique de pancakes à la japonaise, du poulet frit à la coréenne, puis une barbecue à la coréenne à côté pour finir ! Le grand « hot pot » était anciennement une brasserie à l’américaine ; ailleurs dans le même centre, il y avait un excellent resto de cuisine américaine, Bistro West, mais il a été remplacé par J. Zhou Dim Sum. Il y a un resto « Franco-californien », The Winery, dans ce centre ; hyper-cher et seulement pour les occasions spéciales.

Je ne vous ai même pas montré le centre 100 % asiatique près de chez moi, Diamond Jamboree. Celui-ci cible depuis le début un clientèle asiatique, alors je n’ai pas de plainte.

Après 3 jours de suite de mexicain, je suis allé dans un resto rapide à la chinoise ce soir, Pick Up Stix :

J’essaye d’éviter à tout prix le riz blanc, qui me fait de pires problèmes de glycémie que n’importe quel croissant (297 mg/dL après ce riz, youpi !). Super d’avoir une telle collection de cuisines à base de riz blanc.

À moins que vous habitiez à Saint-Genis-sur-Menthon, dans l’Ain, qui n’a eu aucun commerce pendant 30 ans, il est peu probable que vous habitiez quelque part où vous ne pouvez pas trouver de la cuisine française.

Je dis ça, je dis rien.

Éclipse

Je sais que vous avez tous entendu parler de l’éclipse solaire d’hier. C’était aussi visible en France qu’au Canada, vous savez. Vous deviez juste aller à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Alors, afin de vous montrer l’éclipse telle qu’elle était en Californie du Sud, j’ai refait le projet de La Fille pour son école pendant la dernière éclipse en 2017 . Rien de plus simple !

D’abord, voler une feuille de papier à votre imprimante :

La plier en deux :

Couper un rectangle du centre :

Dérouler la feuille de papier :

Couvrir le trou avec une feuille d’aluminium et mettre du ruban adhésif aux bords :

Avec une épingle, faire de petits trous dans l’aluminium. J’ai fait deux rangs de 4 trous chacun :

Puis, je suis allé quelque part d’effrayant, le soi-disant « extérieur » pour tester cet appareil. Selon une de nos chaînes de télévision, l’éclipse a commencé à 10h15 sur la Côte Ouest, alors j’ai pris quelques photos à ce temps. Mais c’était trop tôt :

« Justin », vous me dites, « est-ce une blague ? Je ne vois rien ! » En fait, il y a 7 ombres dans cette photo, mais ils sont petits. Je recadre la photo et les cercle pour vous :

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Oui, les petits pois blancs vers les centres sont les images du soleil. Ce sont toujours toutes rondes alors je suis revenu à 11h10, le moment du maximum, avec le soleil bloqué à environ 60 % :

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Vous voyez que les ombres ont maintenant la forme de croissants ? Sans beurre de Charentes-Poitou AOP. La déception est énorme. Mais voilà, une dernière photo sans cercles rouges. Vous pouvez la cliquer pour la magnifier :

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Après cette grande déception, je voulais me rappeler que ce n’est mieux nulle part ailleurs ici, alors je suis allé dans un resto rapide mexicain, Rubio’s, pour un « ancho citrus shrimp burrito », un burrito aux crevettes et à la sauce de piments anchos et de citron. Ça a l’air triste, n’est-ce pas ? J’en mange 2 ou 3 chaque mois.

Je vous rassure, j’échangerais l’éclipse et le burrito pour un « French taco » et pas d’éclipse tous les jours et deux fois le dimanche. (C’est une expression anglaise, « every day and twice on Sunday », qui veut dire « à chaque fois, très régulièrement, sans hésiter ».)

Philippine Delaire à The Bourbon Room

L’année dernière, je vous ai parlé d’une humoriste que j’avais découverte sur Instagram, Philippine Delaire. Puis en février, il s’est avéré qu’elle apparaîtrait à Los Angeles le 5 avril, annoncé au spectacle d’Arnaud Demanche. Hier étant le 5 avril, et vu le gros-titre, un Bon Point pour ceux qui viennent de deviner où j’étais :

Cette fois, l’événement était à The Bourbon Room à Hollywood, club de royalistes expatriés. Nan, je plaisante un peu. C’est à Hollywood, mais le « bourbon » ici est le whiskey lié à l’état de Kentucky, à base de maïs. Mais l’eau-de-vie doit son nom à Louis XVI., à cause de son soutien de la Révolution. Non, L’AUTRE Révolution du XVIIIe siècle.

Alors, les portes se sont ouvertes à 19h, mais le spectacle n’a commencé qu’à partir de 20h. Vu que je suis arrivé à 18h20, j’ai fait une petite balade autour du quartier. Mais d’abord, j’ai dû conduire par le vieux quartier du centre-ville où j’ai pris des trains chaque semaine pendant 3 ans. Voici la prison du comté de LA pour les hommes, en face de la gare (j’ai pris les photos de l’autoroute ; la gare n’est pas visible) :

Et l’horreur dite la Cathédrale de Notre-Dame des Anges (Los Angeles est la traduction de ça en espagnol : Nuestra Señora de Los Ángeles), ou comme la communauté de catholiques ici l’appelle, le Taj Mahony, d’après le cardinal Roger Mahony, car c’est un monument à son égo. Comprenez-vous pourquoi j’adore tant les cathédrales françaises ?

Nous voilà à Hollywood :

Connaissez-vous la bande de truands religion de Scientology ? Ils ont un musée à leur fondateur ici, et c’est énorme :

Ce n’est pas ce que l’on appellerait « nos bonnes adresses ». Juste à côté de chez la culte de Tom Cruise, on trouve cette maison mal réputée :

Déjà Vu, mon œil ! Jamais vu pour moi — je n’y entrerais jamais.

On est sur le « Walk of Fame » ; les astronautes qui ont visité la Lune sont des membres en tant que des stars de la télé. Je ne plaisante même pas ; c’est la signification de la télé en haut de leur plaque :

Connaissez-vous la maison de disques Capitol Records ? Anciennement celle de The Beatles — mais aussi celle de Barbara Pravi aux États-Unis ; le lien est la preuve :

Voici des photos de The Bourbon Room :

Et la salle de spectacle :

J’ai tourné une petite vidéo pour vous donner le goût de l’atmosphère. Oui, la chanson de France Gall jouait vraiment sur les haut-parleurs :

Alors, le spectacle ? Euh, je dois vous dire quelque chose. Il y a une semaine, j’ai demandé dans le groupe privé sur Facebook de l’OCA si on aimerait faire du covoiturage. Aucune réponse. Naturellement, 3 couples du groupe y sont arrivés dont 2 qui me connaissent grâce à de nombreux événements. J’étais bien contrarié. Ça commence vraiment à sentir comme si personne ne veut rien faire avec moi. Entre ça et le fait que Mme Delaire parle viiiiiiite, j’ai galéré à comprendre le spectacle.

J’ai dû commander quelque chose à manger et à boire, car c’était obligatoire. 24,90 $, les amis — pour le bretzel et une petite bouteille d’eau San Pellegrino.

À la fin du spectacle, j’ai filé à la française, sans attendre les autres à l’extérieur. Je ne sais pas si j’irai à ma prochaine soirée de tarot. Je me sens comme s’ils essayent de m’envoyer un message. Si j’ai tort, il serait super si on m’offrait ses excuses pour ne jamais accepter une invitation de ma part.

Étant malheureux, j’ai passé par chez Randy’s Donuts, à côté de LAX (l’aéroport) et ouvert 7/24 depuis 1952 :

Un inconnu devant moi dans la queue a vu à quel point j’étais de mauvaise humeur et m’a acheté un donut et une bouteille d’eau. Malgré le fait qu’il était soûl. Je ne plaisante même pas.

J’entends parler que Sebastian Marx sera ici cet été. J’ai beaucoup appris de lui et Paul Taylor en tant qu’humoristes bilingues au début. Je n’aurais aucun problème quant à le comprendre. Mais en ce moment, je ne sais pas si j’ai envie de répéter ce qui s’est passé hier.

Google gâche tout

Une erreur de Google a vraiment gâché ma journée hier. Je vais vous montrer quelques captures d’écran qui racontent toute l’histoire. D’abord, on penserait qu’hier était de loin la plus grande réussite du blog :

OH LÀ LÀ, ouais ? Je vous dirai que jusqu’à hier, le record était 386, quand j’ai publié ma critique du livre « Le second degré n’est qu’une température ». Et cette fois-là, le tout a été dû au lien de son auteur sur Twitter. Mais les apparences sont fausses.

Je n’ai aucune envie de revisiter la polémique autour du livre de Mme Koç ; ce n’est pas le sujet. Je vous dirai que je ne doute pas le chiffre pour The Salingers, car ça reste une nouvelle récente et tous les jours, cet article continue de recevoir des visites. Il y a plein de fans d’Indochine qui veulent en savoir plus. Mais l’autre article date de janvier, n’est plus au courant, et personne ne l’a lié. Et voici ce qui s’est passé :

Tout ce traffic vient de Google — 373 + 61 = 434, pas une coïncidence. Au cas où ce ne serait pas clair, c’est leur araignée :

Je sais que le tout est trop vite arrivé car j’ai reçu une notification de WordPress :

On pourrait dire, « Ben, personne n’a été blessé ; laissez tomber ». Et c’est vrai. Mais il y a une dernière graphique qui est le vrai problème. Ça, c’est le traffic de la balado :

Ce chiffre est évidemment lié à l’araignée de Google et non pas à de vrais auditeurs. Je vous ai dit à la fin de l’année dernière que je craignais que la hausse des chiffres n’avait aucun sens. La plupart des lecteurs lisent ce blog avec l’appli de WordPress, et pourtant Spotify me dit que tout le traffic vient du web, non pas de leur appli, ni d’iTunes. Les statistiques de la balado sont évidemment le résultat du lecteur téléchargé avec chaque visite sur le web, et il n’y a pas de public. Spotify dit qu’ils ne comptent que les lectures qui durent au moins une minute ou dont l’épisode est téléchargé. Ce dernier explique tout.

Je ne sais pas ce que je vais faire avec cette info. La balado est beaucoup de travail. Il y a des gens qui m’ont parlé d’avoir écouté certaines interviews dans la vraie vie, et ça vaut quelque chose. Et je l’ai lancée afin de pratiquer ma prononciation, non pas dans l’espoir de devenir « viral ». ([Ne vous inquiétez pas, je vous considère un virus en forme humaine. — Mon ex]) Mais j’ai fait des bêtises pour le blog — des interviews à 3h du matin, l’enregistrer dans l’hôtel à Paris le lendemain du concert d’Indochine afin de ne pas rater une semaine — et je parle apparemment juste aux robots. Ça, c’est déprimant.

Je n’aime jamais vous raconter une histoire toute pourrie, alors je vais vous raconter quelque chose de hilarant qui est arrivé la veille. Vous souvenez-vous de la fois où j’ai fait 300 macarons pour un événement avec mon ex ? Elle m’a envoyé un SMS pour me dire « Les macarons que tu as faits l’année dernière étaient délicieux. Puis-je avoir la recette ? » Elle n’a jamais fait aucune pâte dans sa vie ! En plus, je n’oublierai jamais l’invité qui m’a dit « Ton ex a trouvé une super pâtisserie pour les macarons. Tu sais laquelle ? » Mais je coopère au maximum.

J’ai appelé un ami pour partager le fou rire avant de répondre. Il m’a dit « Tu dois lui donner la version de Pierre Hermé avec le sirop bouillant ! » Mais je n’ai pas fait ça pour l’événement. J’ai donc écrit la recette avec une meringue française en anglais, avec chaque astuce que je connais. Il suffit d’imaginer sa réaction en lisant des choses comme « On cherche un « ruban lisse » avec la pâte » et « Utilisez une douille Ateco 806 pour les pocher ». La meilleure vengeance est un macaron servi froid.

Mon amie F

Nous sommes en Vendée, alors je vais enfin vous raconter certaines histoires autour de mon amie qui habite là. Elle ne savait pas que ce post paraîtrait ; j’espère que ça ira.

Photo par Chabe01, CC BY-SA 4.0

Remontons le temps jusqu’en mai 2020. Je me suis enfin présenté dans le groupe de Facebook qui m’a lancé sur tous les chemins que je parcours — Louis de Funès, Indochine, Bourvil, Les Rita Mitsouko — et j’étais choqué par toutes les demandes que j’ai reçues sur Messenger pour parler. La plupart du monde qui m’ont contacté étaient bilingues, ceux qui avaient fait des séjours linguistiques ou se sont expatriés pendant un certain temps. C’était facile de parler avec ces gens car ils pouvaient toujours changer de langue quand j’avais des problèmes. Et honnêtement, je devais vérifier des choses sur Google Traduction sans cesse.

Je croyais que ça resterait le cas, qu’il y aurait toujours plus d’affinités avec ceux qui avaient été marinés dans une culture anglophone. Mon amie rouennaise habitait au Royaume-Uni. Mon ami en Somme ne parle pas l’anglais, mais il a voyagé plusieurs fois aux États-Unis. Cependant, F m’a fait changer d’avis.

Je ne lui ai jamais demandé à quoi elle s’attendait à l’époque — je ne l’ai demandé à personne, pour être clair, mais pour les bilingues, c’était assez évident. Beaucoup de monde mourraient de curiosité sur « l’américain », mais la majorité me passeraient le bonjour et c’était tout. Ça va, et je n’ai aucune plainte. Mais certains continuaient les conversations, et j’ai vite découvert que F voulait vraiment m’aider. Elle m’écrirait des notes sur telle ou telle chose que j’avais mal écrit dans le groupe, ou ajouterait un renseignement sur une question que j’avais demandé. Mais quelque chose était différent entre nous qu’avec tout le reste du monde.

Ce ne sera pas du tout ce à quoi vous vous attendiez… 😉

Les réseaux sociaux sont largement très informels. Et j’ai toujours hâte à vous dire que chaque usage de « you » en anglais se traduit comme « tu », pour de nombreuses raisons. Alors beaucoup de monde me tutoyaient dès le départ, ou me demandaient « On peut se tutoyer ? » très vite. Mais à l’époque, F et moi continuions de nous vouvoyer. Et pour être clair, ça ne me dérangeait pas du tout ! Je n’ai jamais demandé de changer à personne, jusqu’à maintenant, car je reste très mal à l’aise sur quel est le bon moment (on en parlera plus une autre fois), mais j’ai chanté les louanges du vouvoiement dans ces pages.

Toutefois, nous avions parlé d’avoir un coup de fil téléphonique pendant mon premier voyage. Le dernier jour, j’étais dans le métro et en retard, en route pour Les Invalides ; nous avions choisi midi, mais j’étais toujours sous terre. Elle m’a appelé avant que je ne puisse quitter le métro, et m’a vite demandé « On peut se tutoyer ? »

À ce point-là, nous nous connaissons depuis un an déjà. Je sais que ça a l’air dingue, mais pour la première fois, j’ai senti comme si je l’avais mérité, comme si c’était une promotion. La seule chose à laquelle je peux faire la comparaison, c’est le son d’avoir réussi une quête. J’ai dû quitter le pays plusieurs heures plus tard, mais le sourire a duré pendant des jours.

Il y a d’autres histoires. Quand j’ai lancé ce blog, F était la toute première personne à laquelle je l’ai montré. Elle m’a gentiment envoyé quelques corrections avant le lancement « officiel ». Une autre fois, très tôt, je lui ai écrit « Je m’ai fait une promesse », et elle m’a expliqué que les verbes réfléchis utilisent toujours « être », ce que Duolingo ne m’avait toujours pas enseigné. Alors, voilà, je me souviens de cette leçon à chaque fois où j’écris un verbe réfléchi au passé composé. Il était une fois, je vous ai dit que je gardais un fichier plein d’expressions inattendues d’un étranger, pour faire rire une amie dite F. Elle voilà.

Il y a une page que je n’ai jamais édité depuis le début du blog, celle où je me présente. J’y mentionne qu’une amie m’a donné l’expression « un coup de foudre ». Oui, des jours avant que je ne voie Le Gendarme se marie et décide que ce sera le bon nom pour le blog. Vous savez qui maintenant.

Une histoire qu’elle entendra en même temps que vous ? En 2022, j’ai dû expliquer à mes parents pourquoi je partais pendant un week-end et avais besoin de quelqu’un pour garder M. Descarottes. Des parents de F venaient de visiter la Californie, dont LA. Les miens avaient au moins entendu parler de F, alors…je leur ai dit que j’allais passer du temps avec ses parents pendant leur séjour. Leur séjour déjà conclu. Oui, je sais. Mais sérieusement, pensiez-vous que j’allais dire « Je pars en France, mais juste pendant un jour ; gardez le cobaye, svpkthxbye » ? Ouais, moi non plus.

Ils ne savent toujours pas d’où vient mon t-shirt « Central Tour ».

On devrait tous avoir un tel ami. Quel pays, la France, qui m’en a donné trois, et en 2020 en plus !

Parlez l’anglais — COMME UN CON !

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’un sujet qui réunit plusieurs de mes bêtes noires. Nous avons parlé des profs d’Internet qui gagnent leurs vies grâce à être jeunes et jolies, et…disons que c’est un chemin qui ne m’était jamais disponible, même à mes 25 ans. Nous avons parlé de comment je ne peux guère supporter l’anglais comme on le parle aux États-Unis — et nulle part ailleurs non plus. Pourtant, si je suis honnête — ce qui est rarement le cas — j’aimerais aussi gagner un peu de ce fric d’influenceur. Et c’est bien évident que ça n’arrivera jamais grâce à la pâtisserie non plus. Que faire ?

Je vous présente la prochaine étape pour mieux s’intégrer aux États-Unis — je vous enseigne comment reconnaître notre langue de con, et répondre de façon naturelle. Plus envie de tronçonner tout le monde autour de vous, garanti !

Avec l’amicale participation de La Fille en tant qu’opératrice caméra, nous vous montrons 100 % de vrai anglais comme on l’utilise dans les restos. PAS DE MENSONGES ! Aucun manuel scolaire ne vous montrera ces secrets car sinon tout le monde abandonnerait leurs études d’anglais.

Image par brgfx sur Freepik, colorée par moi avec Photoshop

POISSON D’AVRIL !

OU EST-CE ?