Archives pour la catégorie Non classé

L’avenir

Je suis un peu dépassé et stressé par le blog en ce moment. J’ai déjà presque fini « Je découvre la Haute-Savoie », mais ça ne va pas paraître jusqu’à mardi. Je n’avais jamais l’intention d’écrire trois de ces articles dans une semaine, et je ne le referai jamais. Tout ça juste pour une drôle d’idée d’écrire sur Paris de Paris. Demain, vous aurez probablement un autre film ici ; j’en ai plusieurs à la maison. Mais pour l’instant, j’ai du mal à écrire, alors, je vais vous parler de quelque chose qui m’est venu dans l’esprit ces derniers mois.

Je pense à rompre la règle la plus vieille du blog — « PAS D’ANGLAIS ». Peut-être que vous l’avez deviné, peut-être que vous avez suivi des indices ici, et certains l’ont entendu directement de moi, mais à la fin du Tour, j’aimerais publier un livre. Pour de nombreuses raisons, je ne m’intéresse pas à l’auto-édition pour un tel œuvre. Ce ne serait pas seulement un livre de recettes, mais un mémoire de tout — l’apprentissage de la langue, les films, la musique, etc. Mais je suis honnête avec moi-même, et le traffic ne mérite pas l’intérêt d’une édition. En revanche, j’ai de nombreux anglophones qui me disent qu’ils aimeraient me lire, mais chercher le bouton Google Traduction ne les intéresse pas. Et honnêtement, voici mon niveau d’intérêt à tout traduire :

Tout vrai (source)

Pour être clair, je sais exactement ce que j’ai construit ici, et je refuse de changer son caractère en tant que communauté. Je ne m’intéresse pas à des commentaires en anglais ici. Ce blog est sur — et pour — la France et la francophonie. Mais je suis bien au courant que les recettes en anglais ainsi qu’un changement vers le format préféré de Google peuvent hausser le traffic. Alors je pense à deux choses :

  1. Publier les recettes comme pages au lieu de posts, afin qu’elles n’apparaissent pas dans les lecteurs, mais apparaissent sur les moteurs de recherche. J’écrirais les mêmes posts pour les annoncer, alors vous ne rateriez rien. En revanche si vous connaissez comment WordPress gère les pages, je regretterai vite ce choix.
  2. Lancer un deuxième blog pour publier les recettes en anglais. Je ne m’intéresse pas du tout à traduire les autres contenus ici, mais ça garderait la pureté linguistique du blog. Si vous comprenez pourquoi je dis « balado » au lieu de « podcast », et pourquoi je cherche des mots québécois plutôt qu’utiliser des anglicismes, vous comprenez pourquoi je pense à cette option. Mais c’est du travail.

Ce que j’aimerais le plus, mais je ne vois pas de moyen pour le faire, serait d’avoir simplement une nouvelle catégorie qui ne faisait pas partie du flux pour l’appli WordPress. Je pourrais garder tout sous un blog sans rien changer pour la communauté des lecteurs, et ne pas devoir garder deux copies de mes médias non plus. Mais s’il y a un tel moyen, je ne le vois pas.

Je suis ouvert à d’autres suggestions. Et franchement, si vous voulez me dire que cette idée est bête, peut-être qu’il me faut l’entendre aussi. C’est une étude de marché, après tout, et si le marché me dit qu’il n’y aura pas de public, il vaut mieux l’entendre avant de perdre trop de temps avec le brouillon d’un manuscrit. (Et oui, un petit existe déjà.)

Un mot pour finir : si vous me dites, « Justin, vous avez sûrement regardé Citoyen Kane. Ne trahissez pas vos valeurs d’exactement cette façon », peut-être qu’il me faut aussi l’écouter. Cette pensée m’angoisse, et peut-être que ça suffit en tant que réponse. Tout ça, c’est à dire que je ne serai pas offensé, quel que vous disiez.

Les deux Tours, la dernière fois

Les deux dernières années, j’ai publié des articles pour comparer où est allé mon Tour des Départements avec le Tour de Angleterre Danemark Espagne France. (Évidemment, je ne suis pas fan des débuts à l’étranger.) Voici les versions de 2021 et 2022. Je m’attends à ce que ce soit la dernière fois car à moins qu’il y ait un désastre ([On vit dans l’espoir — Mon ex]), d’ici le prochain Tour, nous aurons fini l’Hexagone, même si l’Outre-mer nous attend. Peut-être que j’aurai une autre idée pour inclure le Tour de France ici, mais c’est trop tôt pour planifier une telle chose.

Avant de continuer, j’ai une annonce. Afin de réussir une prise de sang trimestrielle avant de partir en vacances, je ne vais pas cuisiner des dîners départementaux jusqu’après mon retour. J’ai fait du bon travail ces derniers mois avec des tortures salades et je ne vais pas tout gâcher avec 10 jours de desserts en France juste avant une prise, mais pas de desserts chez moi non plus. Je prendrai donc la prise le matin de mon départ. Mais afin d’écrire « Je découvre Paris » de Paris, je vais publier Savoie et Haute-Savoie avant de partir. Je vous devrai trois dîners avant le 76 et notre prochain bilan du Tour.

Après deux jours dans le Pays Basque espagnol, pendant la troisième étape, le TdF a franchi la frontière pour finir à Bayonne, dans les Pyrénées-Atlantiques. Là, on trouve l’une des vedettes de mon Tour, le thon à la basquaise. La quatrième étape est passée par les Landes et le Gers. Dans le Gers, on trouve un excellent dessert, le pastis gascon. Rien à voir avec le Ricard, c’est une tarte à base de pâte filo, rempli avec des pommes cuites dans de l’Armagnac.

La cinquième étape était un retour dans les Pyrénées-Atlantiques.Aujourd’hui, la sixième étape sera dans les Hautes-Pyrénées, la maison des haricots tarbais. On les trouve dans le cassoulet ainsi que le potage garbure. Vers ce dernier lien, on trouve aussi la tourte des Pyrénées aux myrtilles, l’un de mes desserts préférés du Tour. La seizième étape repassera par les Landes pour finir en Gironde, à Bordeaux. Là, on trouve mon dîner « L’Aile ou la cuisse », salad of tomatoes and entrecôte bourdelaise. (Vous n’aurez jamais l’expérience de cuisiner un plat qui vous semble un souvenir d’enfance, sauf que l’enfance s’est tout passée pendant l’année précédente..) On y trouve aussi les cannelés en dessert. Je les adore, mais il me dérange que j’ai seulement utilisé ce moule une fois dans la vie. J’ai trop d’autres choses à faire pour les revisiter bientôt.

La huitième étape recommence en Gironde et passe par la Dordogne pour finir à Limoges, en Haute-Vienne. (Quand Langue de Molière recommence après mes vacances, j’aurai une blague sur Limoges pour vous.) Il nous faudra du temps pour arriver en Haute-Vienne, mais la Dordogne ? J’ai adoré les escalopes de saumon au Monbazillac. Si vous voulez me dire que le dessert au même lien est un acte de paresseuse, je n’y discuterai pas. Mais deux jours plus tard, j’ai dû prendre un vol.

La neuvième étape se voit en Creuse, et termine dans le Puy-du-Fou Puy-de-Dôme. La Creuse n’a pas de cuisine compliquée, mais le gâteau creusois était un plaisir inattendu. Pour le Puy-de-Dôme, nous avons une soupe emblématique de mes valeurs, la soupe aux choux. Que buviez-vous quotidiennement, M. Busch ? Désolé, je faisais brièvement des rêves de mon futur en tant que Le Glaude.

La 10e étape reste complément à l’intérieur du Puy-de-Dôme. La 11e étape passe brièvement par l’Allier, maison de l’un des plus grands succès du blog, les monnaies de Chevagnes. Je reste la source selon Google — qu’un jour le reste du blog connaisse un tel succès ! ([Regardez, le gros melon ! — Mon ex])

La 12e étape passe par beaucoup de vos maisons. En partant de Roanne, en Loire, elle passe par le Rhône et la Saône-et-Loire. Je reste fier de mon dîner rhodanien, surtout la soupe VGE. On vient de manger en Saône-et-Loire. La 13e étape est complètement dans l’Ain. Je vais juste dire que je leur dois toujours un meilleur effort. C’était la première semaine du blog. (J’ai des plans pour les cinq premiers départements, car leurs articles ne sont pas à la hauteur, et ça me hante.)

La 14e étape se passe en Haute-Savoie, toujours pas mon sujet. La 15e étape se déroule dans les deux départements savoyards, alors toujours rien à dire. Même chose pour les 16e et 17e étapes — comme les montagnes doivent être fatigantes ! La 18e est un retour dans l’Ain. La 19e rejoint finalement notre tour, dans le Jura. Je recommande fortement le soufflé au Comté. La 20e étape passe par deux départements de plus que je ne connais toujours pas, le Territoire de Belfort et les Vosges. Mais elle finit dans le Haut-Rhin. Comme j’adore la forêt-noire !

Le Tour de France finira par un tour de magie. Moins de 24h après avoir fini cette dernière étape dans le Haut-Rhin, tous ces cyclistes et leurs équipes réapparaîtront aux alentours de Paris, dans les Yvelines, pour la fin. C’est une distance de presque 500 km. De la magie, je vous dis.

Mais vous voyez pourquoi un tel article ne servira à rien l’année prochaine. Ce serait juste l’index de mon Tour. D’ici un mois, il ne restera presque rien du Tour de cette année que nous n’aurons pas déjà visité ici. Ce sera le résultat de trois ans et demi de travail. Peut-être que je devrais chercher un maillot jaune pour l’occasion ? ([Votre langue manque de bons mots pour la taille de ce melon, les amis — Mon ex])

Adieu, Hollywood

Hier, ma fille et moi sommes allés au ciné pour regarder le dernier film d’Indiana Jones. C’était notre deuxième séance de ciné pendant le mois dernier, après Transformers : Rise of the Beasts. En fait, le nouvel Indiana Jones n’était pas du tout aussi mauvais que j’avais craint, mais je suis quand même tout à fait prêt à dire adieu aux films américains. Pour l’occasion de notre fête nationale, je déclare mon indépendance.

La liberté d’expression par Norman Rockwell, Domaine public

Je vais franchement faire la polémique ici, et j’ai des sentiments mitigés. Vous avez entendu mes plaintes contre de tels expatriés que Sebastian Marx, qui essayent un peu trop de faire plaisir à ceux qui détestent les américains. Moi, je plaisante sur nous parfois, mais j’essaye aussi de communiquer un sens de ce qui compte vraiment. Il s’avère que ces deux films expliquent parfaitement pourquoi j’en ai ras-le-bol quant à Hollywood.

Quand j’ai commencé à regarder les films français, on était 2020, et les États-Unis étaient en pleine crise sur notre identité. Je ne vais pas vous dire qu’il n’y avait pas de critiques légitimes, mais je dirais qu’il y avait une méchanceté derrière certaines critiques. Il y avait de nombreux émeutiers qui chantaient dans nos rues « L’Amérique n’était jamais grande ». Une partie de ça était un commentaire ironique sur le slogan de M. le Président Trump, mais je remercie mes con-citoyens de ne pas dire une telle chose sur le pays qui a construit les Liberty ships et mis un homme sur la Lune.

En regardant Rabbi Jacob — jamais critiqué ici en détail, car vu avant le lancement du blog — j’ai trouvé exactement ce que je cherchais en ce moment-là. Les Français ont un don pour se critiquer sans pitié alors qu’ils restent très fiers de l’être. Victor Pivert est raciste, sexiste, antisémite, quel que ce soit — et en même temps, ce film est une lettre d’amour à la France, et Pivert lui-même se révèle un chic type le temps que le film se termine. J’ai récemment fini le premier brouillon de mon classement de films — ce qui attend 7 films de plus pour atteindre 100 — et je remarque que cette tendance se répète encore et encore parmi la moitié supérieure. La Grande Vadrouille, La Traversée de Paris, L’Aile ou la cuisse, La Soupe aux choux — on peut dire la même chose de chacun. Et c’est exactement ici où Hollywood ne peut plus le faire.

Je ne vous dirais jamais que les films des Transformers sont des œuvres intellectuels, alors je ne veux pas surestimer l’importance de ce que nous avons vu. Pourtant, j’ai dû expliquer à ma fille à la fin qu’en fait, des commentaires racistes contre elle ne sont pas acceptables non plus. « N’oubliez pas de vous moquer de ses blagues — les blancs aiment ça » n’est pas une réplique que je veux expliquer ni défendre.

Pour sa part, Indiana Jones et le Cadran de la Destinée a évité ce genre de sentiment. Mais c’était le « Réveil de la Force » de la série — une revisite de tout ce qui marchait dans les vieux films car il n’y a rien de nouveau à dire. Je peux recommander ce film pour ses 20 premières minutes si vous êtes fan d’Indiana Jones, mais il ne mérite pas une place aux côtés de la trilogie. (Il n’y a pas de soi-disant « 4e film ». « Le Royaume du Crâne de Cristal » est un faux souvenir implanté par le Matrix.)

C’est exactement ici où j’ai décidé que le deuxième film d’OSS 117 est allé trop loin, alors que le troisième était un retour en forme. Je suis prêt à écouter des critiques, même des critiques sévères. Mais il faut qu’elles soient honnêtes, pas hypocrites et pas méchantes. Pour voir comment faire ça de nos jours en version française, regardez Jumeaux mais pas trop.

Je ne vais pas refuser à La Fille ses films de jeux vidéo, les Mario et les Sonic. Mais je ne me sens plus obligé de payer le faux choix de Hollywood : soit les insultes gratuites soit les énièmes reprises. En ce jour où on fête la liberté aux États-Unis, je fête donc la liberté de dire que mon budget de loisirs est réservé — à la FNAC.

Restez debout !

Il était une fois, la romancière Laura Rahme m’a dit que ce blog remonte le moral aux Français. Ça étonnerait mon avocate de divorce, qui m’a surnommé Bourriquet (en fait, Eeyore, mais j’essaye de tout traduire). Mais après avoir lu ce billet de Les2olibrius, il me semble que c’est le bon temps pour reprendre cette tâche.

En 2020, quelque chose de marrant est arrivé à La Fille et moi. Nous nous promenions dans un parc quand elle a vu une voiture de police. En elle-même, cette voiture ne serait pas remarquable. Mais les quatre passengers sont descendus en même temps avec leurs matraques. Je lui ai dit « Rien de bon ne va arriver ; il faut que nous quittions le parc tout de suite. » Quelques secondes plus tard, les émeutiers sont arrivés. Le parc était à quelques pas de South Coast Plaza, le centre commercial le plus rentable aux États-Unis. N’étant pas complètement idiots, nous avons couru le plus vite possible afin de monter dans notre voiture. Nous avons évité, par des secondes, une lutte entre des émeutiers et la police.

Si c’est vrai, comme disait Anatole France, que « La loi, dans un grand souci d’égalité, interdit aux riches comme aux pauvres de coucher sous les ponts, de mendier dans les rues et de voler du pain », c’est aussi le cas que la justice exige parfois que des gens brisent les vitrines des bijouteries pour se servir, mettent le feu aux gendarmeries, et volent des cheesecakes aux restos. (Sérieusement, regardez la vidéo au lien.)

Clairement, je ne soutiens pas la violence quelle que soit l’excuse. Mais les conversations que j’ai en ce moment avec d’autres américains sont tous genre « Es-tu sûr que tu veux y aller ? » Vous comprenez tous pourquoi — nos médias ne nous montrent que des images d’incendies et d’émeutes, comme ça :

Il y a même des théories complotistes chez les anglophones que c’est un complot de la CIA, qui vous a (pour des raisons inconnues) prévenu qu’ils allaient faire tout ça avec le film Athena :

Source de la connerie

Je trouve ça absolument ridicule. Si j’allais faire un complot, je le garderais secret, pas le diffuser partout au pays ciblé !

Au fait, j’espère que ça vous fera réfléchir quant aux États-Unis et les images de 2020. Je lis beaucoup de Français qui croient qu’il y a des mitrailleuses partout et que le pays n’est qu’un film de John Wayne devenu réel (voilà, voilà et voilà). Mais il ne faut pas confondre les villes de New York, Chicago et Los Angeles avec tout le pays.

Comme les images de violence aux États-Unis, ces images de la France sont loins d’être toute la vérité. Personne parmi mes amis personnels, que ce soit en Somme, en Seine-Maritime, dans le Rhône, ou ailleurs, ne m’a dit de ne pas y aller, qu’il y des risques trop élevés (et oui, je leur ai demandé). France with Véro a écrit (en anglais pour son public américain) qu’il y a des foules à Tours, sa ville, mais de faire attention autour des foules, pas de ne plus venir. Je lui fais beaucoup de confiance.

Je vous rappelle, c’est ça la France :

Jardins de la Fontaine, Photo par Krzysztof Golik, CC BY-SA 4.0

Et ça :

Château d’Angers, Photo par Nataloche, CC BY-SA 4.0

Et ça :

Montargis, Photo par Art Anderson, CC BY-SA 3.0

Et ça :

Vue de l’Esplanade de la Basilique pendant la Fête des Lumières, Photo par Florian Pépellin, CC BY-SA 4.0

Et surtout et pour toujours ça, de mon post préféré du blog :

À la Cinémathèque française, Photo par l’auteur

Il n’y a rien que vous pouvez faire pour supprimer ces images de la France, pour les remplacer par des cons dans toute leur splendeur. Je sais qui vous êtes, je fais absolument confiance à mes amis que personne ne risquerait les vies de moi ou de La Fille juste pour quelques dollars de tourisme, et quand je monterai dans l’avion plus tard ce mois pour vous rendre visite, ce sera avec la certitude que nous allons en profiter.

Sauf pour deux choses. Il vous faut vraiment vous améliorer en français pour parler avec les touristes, et merci de cacher toutes les affiches avec des sentiments guimauves avant que je n’arrive, s’il vous plaît.

Jean et moi

Ça fait longtemps depuis la fin du Dessin de la Semaine, où je parlais de mes dessins préférés dans le Canard enchaîné. Il y a probablement beaucoup d’entre vous qui ne savent pas que mes dessins préférés traitaient presque toujours d’un seul sujet : M. le Premier Ministre Castex. Revisitons brièvement le top sans les republier, parce que je ne veux pas de problèmes à nouveau avec la rédaction. Mais :

Mais si je suis honnête, il faut avouer quelque chose : l’homme n’a jamais rien dit de sorte. Il n’y a aucune véritable citation de M. Castex parmi ces dessins. Je vais expliquer à la fin pourquoi on revisite le sujet, mais parlons brièvement de pourquoi j’ai trouvé tout ça aussi drôle.

Comme vous devriez savoir à cause de tels personnages que Woody Allen, Jerry Lewis, ou bien Jerry Seinfeld, l’humour américain doit beaucoup à l’humour juif. Et c’est une idée de chez eux qui explique la situation.

Ils parlent de deux genres de personnage qui vont souvent ensemble. (Pour être clair, ces exemples n’épuisent pas le sujet; on sautera par-dessus de schmuck.) Wikipédia en français m’a agréablement surpris avec la qualité de leur explication :

Schlémil est un terme yiddish signifiant un bon à rien ou un idiot. Dans l’humour juif c’est un archétype bien connu et ce qu’on appelle les blagues de schlémil nous le montrent en train de tomber dans les situations les plus invraisemblables. Le schlemazel est un autre mot proche de la culture yiddish qui désigne une personne victime de malchance incessante.

Schlémil, citations omises

Un exemple souvent cité en anglais, c’est que le schlémil est la personne qui renverse sa soupe, et le schlemazel est la personne sur laquelle il la renverse.

Tirons des exemples concrets de Wikipedia en anglais. Woody Allen joue en général des schlémils — il y a toute une littérature académique sur la question de savoir s’ils évoluent ou pas. Aux États-Unis, on prend notre humour au sérieux. ([C’est ça le problème — le reste du monde]) Dans Seinfeld, Costanza était le schlémil et Seinfeld le schlemazel (Kramer était le schmuck, mais on ne va pas l’explorer). Larry David est schlémil dans Larry et son nombril. Je suis sûr que vous comprenez.

Alors, quoi dire quand les journalistes suivent tous la voiture de M. Castex en le croyant M. Macron ? C’est le « moment schlemazel » par excellence. Il n’a absolument rien fait ; c’était drôle complètement parce que l’on s’habituait à ce genre de chose chez lui.

« Mais Justin, » vous me dites, « le bon moment pour dire tout ça est passé avec l’arrivée de Mme Borne, n’est-ce pas ? Foutez-lui la paix ! » Ah, jusqu’à lundi, vous auriez eu raison. Puis cette nouvelle est arrivée, et je n’ai même pas perdu une seconde en exprimant mes espoirs au Canard :

Mais voilà, tout ce qui est paru dans le Canard hier :

J’ai dû exprimer ma déception :

Des minutes plus tard, j’ai reçu un message privé de la rédaction, venu du même compte où ils m’avaient demandé d’arrêter les dessins :

J’espère que vous ne vous méprendrez pas. Je ne veux que le meilleur pour vous, si seulement parce que je suis égoïste et veux que tout marche bien quand je suis là. Je ne veux pas voir un clown à l’Élysée juste pour avoir un Canard plus drôle ! (Et pour être clair, je ne crois pas qu’il soit clown, juste malchanceux.) Mais parmi les choses que j’admire la plus chez les Français, c’est que personne n’a peur d’exprimer de telles blagues sur les gens au pouvoir. Qu’il le mérite ou pas n’est même pas la question. Ce que je vois de loin est un pays plein de Système D qui sait mieux qu’à mettre ses espoirs sur le dos des hommes politiques, et ça permet de se moquer d’eux.

Si vous avez aimé ce post, abonnez-vous au Canard enchaîné. (Voilà, le bon vieux temps est de retour !)

Image mise en avant : Palais de l’Élysée, Photo par Leynadmar, CC BY-SA 4.0

Jour de la Catastrophe

C’est encore une fois le pire jour du calendrier, le Jour de la Catastrophe. Il y a 21 ans aujourd’hui — alors il a maintenant le droit de boire de l’alcool aux États-Unis ! — je me suis stupidement marié avec la personne qui me déteste la plus au monde.

Il y a une décennie, je croyais que ça me ferait du bien d’aller ailleurs, de ne pas être à la maison. Je suis allé à Las Vegas, pour dîner dans un resto, Picasso, qu’elle avait toujours refusé à visiter avec moi. C’était — et reste — deux fois étoilé par Michelin, et c’est sans doute parmi les meilleurs restos des États-Unis. Le nom vient du fait qu’il y a de nombreux vrais œuvres de Pablo Picasso sur les murs. Ce dîner m’a coûté 200 $ pour y manger tout seul, une somme encore plus dingue à l’époque, quand le dollar valait toujours quelque chose et les boîtes de céréales ne coûtaient pas 10 $ aux supermarchés pour 500 grammes. (N’imaginez pas que j’exagère, mais c’est beaucoup pire en Californie qu’ailleurs.) C’était le dîner de toute un vie.

J’étais plus misérable que j’aurais jamais osé imaginer.

Le problème, c’était qu’il y avait environ 20 tables occupées au resto — et quand j’ai regardé autour de moi, je me suis rendu compte que j’étais la seule personne d’y être tout seul. Il y avait quelques grands groupes, mais le clientele était largement des couples. Pour être bien clair, c’est souvent le cas aux États-Unis que le personnel des restos font honte aux célibataires et préfèrent qu’ils ne viennent pas dans leurs restos — mais rien de tel ne m’est arrivé chez Picasso. Les serveurs n’auraient pu rien faire pour être plus gentils.

Il y a de nombreuse blagues très stupides à propos du divorce aux États-Unis. On est « libéré ». Des gens vous félicitent. Je déteste cette attitude. Ce que vous ne pouvez pas voir quand je fais tous les dîners de ce blog, c’est que j’avais complètement abandonné cuisiner pendant six ans avant d’apprendre le français. C’était l’envie de connaître le gâteau au yaourt de mes leçons de Duolingo qui a relancé ma passion pour la cuisine. Je mentionne parfois que j’aurais aimé partager ce que j’ai fait avec quelqu’un, mais au moins l’envie de partager les photos m’a redonné l’envie de cuisiner pour moi-même, quelque chose que je ne pouvais plus supporter. Malgré tous les biens que l’apprentissage du français m’a apporté, améliorer ce problème n’en est pas un.

L’année dernière, c’était ce jour qui m’a inspiré à lancer ma version de « C’est le 1er », pour mettre les autres en vedette. Il reste le cas que je serais beaucoup moins heureux sans vous les Français dans ma vie. Juste hier, j’ai reçu quelque chose — et j’ai déjà écrit une note de remerciement par courriel — qui m’a rappelé pourquoi vous presque tous valez les efforts. (Il y a toujours quotidiennement quelqu’un qui me rend visite pour apprendre le broutage. Ils ne vaudront jamais la peine.) Trois ans et quart après avoir commencé cette aventure, je n’arrive toujours pas à croire mes yeux, mais je reste reconnaissant.

Pourquoi je mens sur les cigognes

Cette semaine, il y avait plusieurs posts chez d’autres qui parlaient de cigognes. J’ai mentionné chez Blogosth que La Fille n’y croit pas, mais comme a deviné Agathe, c’était seulement à dire qu’elle ne croyait pas que les cigognes livrent des bébés humains. Elle a raison, et je suis ici maintenant pour vous dire que je mens sans honte sur ce sujet. Mais j’ai une raison probablement inattendue, et je veux la partager.

Nid de cigognes, Photo par Scotch Mist, CC BY-SA 4.0

Je vous laisse beaucoup de preuves que je suis bien bête. Je me suis marié avec la personne qui me déteste le plus au monde, je prends 3 mois pour lire des livres que d’autres personnes finissent dans un jour, et je publie des échecs totaux en cuisine comme mon dessert aindinois (ce n’est pas un acte de fausse pudeur). Mais je suis aussi « fou comme le renard », comme on dit en anglais — très rarement, il s’avère que ma folie est une stratégie planifiée.

C’est exactement ça avec les cigognes. Malgré ce qu’en pense mes anciens copains de classe du lycée, je sais que la grossesse existe. Mais il fera très froid à San Bernardino (maison de mon ex belle-famille) avant que je n’avoue la réalité. Pourquoi ?

La Fille n’est pas du tout stupide. Elle a vu cette vidéo de Ms. Pac-Man sans la croire :

Mais si vous avez lu nos dialogues, vous savez déjà que la chose qu’elle profite la plus au monde est de prouver que j’ai tort. Alors, j’ai saisi l’opportunité pour lui apprendre à argumenter. Elle cherche sans cesse des preuves que j’ai tort, elle examine mes paroles pour le moindre signe que je ne crois pas ce que je dis. Et je la fais travailler. Je lui dis de telles choses que « Les nombrils viennent des cordes que les cigognes utilisent pour attacher les bébés, afin qu’ils ne tombent pas pendant les vols ». Ça explique les faits observés, même si l’explication est fausse, alors elle doit trouver d’autres preuves. Croyez-moi, les échographies font une grande partie de ses arguments au contraire.

À ce point, elle est bien convaincu que je suis un gros menteur sur le sujet. C’est pour le meilleur — une autre leçon que je veux lui apprendre est de ne pas tout croire seulement parce que c’est moi que le dit. Elle sait qu’en général, je suis fiable, mais avoir une exception bien délimitée sert assez bien mon but. De cette façon, je lui apprends à ne pas avoir peur face à une figure d’autorité, mais de s’approcher de telles situations avec des faits, non pas seulement des sentiments. Et aussi de garder un sens de l’humour, car elle sait que ma position est ridicule, pour autant que je prétende la croire.

Des questions pour planifier

L’itinéraire commence à prendre forme. Je ne veux pas publier les dates exactes pour voyager avant de partir, afin de ne pas aider des facteurs voleurs. (Aux États-Unis, il y a certains qui lisent les nécrologies pour trouver des maisons à cambrioler. Voilà, voilà, et voilà ; liens en anglais, évidemment. Peut-être qu’ils lisent des blogs aussi.) Je vous signalerai le début selon ma façon habituelle, j’en suis sûr. Mais peut-être que vous pouvez m’aider avec certaines choses.

Avant de partir, il faudra que La Fille lise mon livre des partisans. Mais elle va aussi visiter Omaha Beach. Mon intention, c’est que nous y irons après avoir visité mon amie à Rouen. De là, Bayeux, puis un retour à Paris. Véro de France with Véro m’a conseillé de prendre un train de Paris, puis louer une voiture à Rouen. Mais une recherche sur Auto-Europe me suggère que ce sera difficile. Est-il possible de faire tout ça avec des transports publics, ou serait-il mieux de louer une voiture à Paris ? (On la quittera la plus vite possible, car je ne vais pas conduire au milieu de Paris.)

La Tout Eiffel a bien épuisé le stock de billets disponibles en ligne pour tout juillet. Je remercie mon ex pour me faire tarder en planifiant ce voyage, car ce n’est pas surprenant du tout.) On peut apparemment faire la queue au meme jour pour des billets. Y a-t-il d’autres moyens de les trouver au-delà du marché noir ? Je suis sûr que l’on gaspillera des heures dans la queue. Mais La Fille me tuera si on rate la Tour.

Des recommendations pour des boulangeries sont toujours les bienvenues. Je suis sûr que nous passerons par Pierre Hermé et Lenôtre, mais vous savez bien que ce blog n’est pas seulement consacrée à la haute gastronomie. Des trucs plus locaux sont toujours les bienvenus.

Vous pouvez visiter soit Chantilly, soit Chambord soit l’un des châteaux près de Tours. Vous choisissez lequel ?

Dernière question pour l’instant. Mes responsabilités sont d’abord à ma fille et mon père. Mais c’est quand même une opportunité pour quelque chose de nouveau. Préféreriez-vous un événement Facebook ou YouTube en direct, de courtes pépites quotidiennes sur la balado, ou juste l’horaire de publications comme d’hab ?

Mon autre carte du Rhône

Il y a des fois où je publie des blagues dans les posts « Je découvre », et d’autres fois où je ne suis que sérieux. Mais cette fois, il n’était que la longueur de Je découvre le Rhône qui m’a empêché d’inclure celle-ci.

Vous n’avez probablement jamais joué au jeu vidéo Dragon Quest II, car il n’est pas sorti en Europe à l’époque (1990), alors voilà, la carte du vrai Rhône :

Source

C’est le dernier pays que l’on atteint dans le jeu, le repaire du méchant final. Mais une fois sorti en tant que jeu « rétro » en 2019 en Europe, quelque chose de surprenant est arrivé — le nom de ce pays a été changé, pour devenir Rendarak. Mais moi, je sais la vérité. J’étais là à l’époque. Voici une preuve :

Capture d’écran de cette vidéo

Ce personnage dit au joueur « Tu trouveras que cette porte est le seule moyen pour que tu atteignes le Rhône ». C’est clairement le cas qu’il tutoie parce qu’il parle anglais.

Mais ce n’est pas le seul hommage au 69 dans la série Dragon Quest ! Dans le quatrième volet, L’Épopée des élus, il y a un pays très français, où le village principal se nomme « Laissez Fayre », et le noble qui y règne ? Le Marquis de Lyon. Bon, en anglais, ils écrivent Léon, comme si c’était en espagnol. Mais je vous demande, pourquoi est-ce que ce type vit dans le « Palais de Léon », non pas le « Palacio » ? Et regardez comment il parle — montrez-moi l’espagnol qui dit « Quel dommage ! ». J’ai raison.

Capture d’écran de cette vidéo
Capture d’écran de cette vidéo

Encore une fois, en traduction française, les références françaises ont été supprimées, et « Laissez Fayre » est devenu « Teafortwo », alors que le Marquis de Lyon est devenu « Lord Lionel ». Parce qu’évidemment, vous préférez toujours les anglicismes. En revanche, que faire avec tout ce franglais ? À la place des traducteurs, moi aussi, j’aurais peut-être choisi de tout changer en anglais :

Capture d’écran de cette vidéo

Vu que l’on revoit ce monsieur après cette conversation, il aurait dû dire « Au revoir ! », pas « Adieu ! ». Mais à l’époque, pensez-vous que j’aurais su une telle chose ? Moi non plus !

Week-end en Alabama

Je ne savais pas si j’allais vous raconter les détails de mon voyage en Alabama du week-end. Ce qui implique La Fille doit être géré soigneusement, parce que je suis soucieux que je n’ai pas le droit de publier son visage. Mais deux choses ont changé mon avis : d’une part, j’aimerais vous montrer un peu notre Sud — ce n’est pas si différent que certains en pensent. D’autre part, j’ai eu le retour d’enfer et j’ai hâte de râler un peu !

Dans un si grand pays, il est impossible de prendre des vols directs partout, même d’un aéroport aussi gros que celui de Los Angeles. Alors, nous avons dû voler d’abord à Charlotte, en Caroline du Nord, qui est plus à l’est que Huntsville, puis voler en arrière à Huntsville, en Alabama. Et il n’y a pas trop de ces derniers vols, alors nous avons dû arriver le plus tôt possible à Charlotte. Alors, nous avons quitté la maison à 4h30 samedi matin pour conduire à Los Angeles (à 60 km de chez nous).

Il n’y avait pas trop ouvert à l’aéroport à cette heure, mais je fais ce que je peux. Entre Dunkin’ Donuts, notre plus grande chaîne de donuts, et une petite boulangerie dite « La Provence », laquelle vais-je choisir ?

Je suis complètement prévisible ! En anglais, on appelle cela un « croissant au chocolat ».

Mais pour vous donner une idée des coûts horrifiques à nos aéroports, deux de ces petits, un jus d’orange et une limonade nous ont coûté 20 $.

Notre arrêt à Charlotte était bref — il n’y avait que 30 minutes entre notre atterrissage et le départ de notre prochain vol ! Et nous avons dû traverser un kilomètre avec du monde partout. Mais j’ai quand même arrêté pour prendre une photo pour vous. Vous reconnaissez sûrement Brioche Dorée. Encore une fois, tout prévisible !

Qu’est-ce qu’American Airlines sert pour le goûter à chaque vol ? Je regrette de vous dire que je les déteste depuis 20 ans déjà. Je trouve ces biscuits complètement secs, et même le nom m’offense. « Scoff » en anglais veut dire « se moquer » ou « dédaigner ». Je les appelle « thé biscuits you scoff at » ou « les biscuits desquels on se moque ». Désolé, je sais que vous les aimez.

Huntsville est en plein milieu du Sud profond. Si vous avez même entendu parler d’Alabama, c’est probablement juste à cause de la lutte pour les droits civiques. Mais c’est aussi la maison de notre programme de recherches en fusées. C’est pourquoi on y trouve Space Camp, où les jeunes peuvent explorer des carrières liées à l’espace. Mais on est toujours samedi. Pour le dîner, on est allés chez Olive Garden, l’une de nos plus grandes chaînes pour la cuisine italienne. Ce n’est pas trop authentique, mais je dirais que c’est typiquement américain. Je commande habituellement les linguini Alfredo aux fruits de mer.

Le matin, on a pris le petit-déjeuner chez Waffle House, et il n’y a rien de plus américain. On les trouve partout au Sud et dans le Midwest — pas à la Côte Ouest — et ce n’est pas du tout cher. Les Waffle House sont tous ouverts 24h par jour, et ne ferment que pendant de vrais désastres. En fait, le gouvernement les utilise pour traquer à quel point un désastre est sévère. D’abord, le resto lui-même :

Sa carte, pour le petit-déjeuner et le dîner — tout est disponible pendant toute la journée.

J’ai commandé un waffle aux noix de pécan et des « hash browns », des pommes de terre râpées et frites. Tout ça, 7,50 $. Pour nous deux, 17,50 $ pour beaucoup plus à manger qu’à LA. C’est tout autre monde.

C’est ici où on voit ceux qui n’ont pas honte de vivre aux États-Unis. L’époque où ce sentiment n’appartenait pas seulement à une région me manque.

S’il y a deux photos sur ce blog pour exprimer pourquoi j’écris sur la Creuse, la Lozère, la Nièvre, les voilà. Ce sont, d’une façon, les mêmes gens. Mais si vous pensez que c’est la nourriture de la pauvreté, sachez que ces photos sont en face de la rue :

À 5 km, on trouve enfin le Centre national de fusées, maison de Space Camp.

Voici le dortoir où La Fille va passer la semaine, « Habitat 1 ». Il n’y a pas de fenêtres, et ce n’est pas par hasard :

Impossible pour quelqu’un de mon âge de ne pas avoir des larmes aux yeux en voyant un bâtiment nommé en souvenir de la navette Challenger. Nous l’avons tous regardée exploser à la télé en direct :

Il y a un réservoir d’eau pour entraîner les astronautes à s’habituer à l’espace :

Et des fusées partout :

Huntsville est aussi la maison d’un autre genre de fusée :

Il y a une plaque en souvenir du premier atterrissage sur la Lune :

Mais aussi une en souvenir de l’équipe de scientifiques allemands qui ont tous choisi soudainement après la SGM d’y déménager pour construire des fusées, dont Wernher von Braun, architecte également des fusées V2 et Saturn V.

Après y avoir laissé ma fille, tout est parti en cacahuète. American Airlines m’a changé mon vol sans me prévenir, et j’ai passé 7 heures à l’aéroport de Huntsville en tant que leur prisonnier invité. J’ai au moins eu un excellent burger et gâteau aux carottes (dont j’ai gardé la moitié pour le lendemain) à l’hôtel dans l’aéroport.

Grâce à tout ce « temps libre » inattendu, j’ai fini mon prochain roman en français, et la critique paraîtra plus tard cette semaine. Je suis arrivé à Dallas à 23h. Mais j’ai eu le « droit » (oh merci) de passer juste 4 heures à l’hôtel avant de devoir aller à l’aéroport à 4h30 du matin encore.

J’étais prévu pour une interview avec notre prochaine invitée de la balado à 4h. C’était censé être à 2h après que je ne sois rentré. Mais au lieu de la reporter à cause de tout ça, j’ai gardé le rendez-vous. L’interview paraîtra lundi prochain. Vous allez adorer l’invitée !

Mais la dernière indignité ? J’avais garé ma voiture près de LAX. J’y suis arrivé avec 7 1/2 heures de retard, mais j’ai fini par payer pour un jour entier de plus. Merci infiniment, American Airlines, notre histoire du très, très, très petit amour est finie.