On continue le classement de mes 100 films français jusqu’au numéro 41 aujourd’hui. Ces films sont tous des valeurs sûres, et les revoir ne sera jamais une mauvaise idée. Où possible, il y a des liens vers mes articles originaux.

Voir aussi : Les déceptions, À voir à la télé, Le Temple de la renommée, Le Panthéon, 100 films français : Une réflexion.
- Un drôle de paroissien : Bourvil en vedette en tant que le fils d’une famille noble, tombée dans la pauvreté. Il découvre qu’il a un don pour voler aux troncs des églises. Francis Blanche joue dans la peau de l’inspecteur qui doit l’empêcher. Un rare rôle en tant que méchant pour Bourvil, mais son rôle reste sympathique pour les spectateurs.
- Le gendarme en balade : Il n’y a rien de mauvais chez Le gendarme en balade, c’est juste que ce film compte sur les trois premiers pour faire ses gags. De Funès et Galabru regardent un film de leurs dernières aventures dans ce film et on dit à France Rumilly que c’est bon de la revoir dans un autre film. On peut être drôle avec ce genre d’humour exactement une fois, et heureusement c’est la seule fois de la série.
- Les mariés de l’an deux : J’ai acheté ce film parce que c’était le seul moyen pour avoir L’As des as, vendu dans la même boîte. La chance ! Cette comédie se déroule pendant la Révolution, et si je me suis trompé du titre (en croyant que « deux » voulait dire une suite), la farce d’un homme qui s’est exilé aux États-Unis mais revient en France pour profiter du nouveau droit de divorcer est hilarante !

- Un singe en hiver : Une grande surprise pour moi, quand j’ai découvert que la femme de Jean Gabin dans ce film a été jouée par Suzanne Flon, une préférée d’Orson Welles qui a aussi joué dans son Dossier secret, l’un de mes préférés depuis longtemps. Ici, elle pousse Gabin à ne plus boire, ce qui lui mène vers une vie amère et triste. Il redécouvre un peu le goût de la vie quand Belmondo arrive en ville, à la recherche de sa fille. Mais ça ne dure pas, et quand Belmondo doit partir, Gabin revient vers sa quotidienne ennuyeuse.
- OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire : Un bon retour à la forme du Caire : Nid d’espions. Dès que j’ai entendu « Tout le monde rêve d’être français, à commencer par vous. », j’ai su que ce serait mieux. Il y a un gag de la première classe autour du nom Casimir, et s’il est vrai qu’il fallait avoir grandi en France pour avoir la référence, c’est pour être prêt pour de tels moments que j’ai fait mes devoirs. Ce film retrouve la balance entre se moquer de et avec notre héros.

- Sérénade au Texas : Une de seulement deux comédies musicales de la liste, l’autre étant L’homme orchestre. Bourvil se rejoint au talentueux Luis Mariano dans un film qui joue avec le Far West des États-Unis. La chanson du titre est un chef-d’œuvre pour Mariano à laquelle j’écoute toujours, et même si l’histoire manque de profondeur, voir Bourvil dans une fusillade est hilarant !
- Mystère à Saint-Tropez : Plus haut dans mon classement que ce qui dirait la plupart de critiques, une comédie avec Christian Clavier dans le rôle d’un détective maladroit. La distribution est à couper le souffle — Benoît Poelvoorde, Virginie Hocq, Gérard Dépardieu, et Thierry Lhermitte sont tous des stars. Plus marrant que malin, mais on a besoin parfois de fous rires pas compliqués. Il faut ajouter Dépardieu n’est plus le bienvenu ici, pour des raisons bien connues.
- Jo : Quatre légendes du cinéma français — de Funès, Gensac, Galabru, et Bernard Blier — dans un film absolument ridicule. De Funès et Gensac font un couple qui doit cacher le cadavre d’un truand qui essayait de leur faire chanter. La scène avec de Funès et Blier sur un canapé — « Non ! Si ! Ohhh ! » — est suffisant pour justifier tous mes efforts.

- La cuisine au beurre : Je ne suis pas fan de Fernandel, mais en concurrence avec Bourvil pour le cœur d’une femme — qui était anciennement l’épouse du personnage de Fernandel — il y a de la magie. Une exploration humoristique des différences culturelles entre le Nord et le Sud de la France.
- Le gendarme de Saint Tropez : Le début de la meilleure série de films français. Ludovic Cruchot est un petit monstre, égoïste, cruel à ses subalternes, servile à son chef. Pourtant, il est un bon père pour sa fille, jouée parfaitement par Geneviève Grad. Pour sa part, elle chante l’une des meilleures chansons à jamais apparaître dans un film, Douliou douliou Saint-Tropez. Ce film nous présente aussi la Sœur Clotilde de France Rumilly, l’un des meilleurs seconds rôles de tous les temps.
- Fantômas : Un film flippant, avec Jean Marais dans le rôle du titre ainsi que celui de Fandor, le journaliste qui le poursuite. Louis de Funès est l’inspecteur Juve, chargé d’arrêter Fantômas, et Mylène Demongeot est super en tant que la copine de Fandor. Le personnage de Lady Beltham, tiré des romans, est effrayant.

- Cent mille dollars au soleil : Un film absolument rempli au point d’éclater avec des vedettes — Belmondo, Ventura, Blier, Parisy, même Gert Fröbe, mieux connu en tant que Goldfinger. Une histoire tendue d’un camion plein de contrebande, volé par un chauffeur désaffecté. Andréa Parisy éclipse tout le monde avec une finale complètement inattendue.
- Garou-Garou, le passe-muraille : Un chef-d’œuvre des effets spéciaux dits « pratiques ». Bien avant les effets numériques, Bourvil passe par des murailles (d’où le titre) encore et encore, et se transforme de fonctionnaire en voleur. Mais c’est toujours hilarant, jamais trop sérieux. Joan Greenwood, actrice anglaise, donne une performance superbe en tant que son concurrent, puis partenaire.

- L’as des as : Un de mes films préférés, même si je suis au courant de ses faiblesses. Belmondo est ancien pilote devenu entraîneur de boxe. Après s’être mêlé dans les affaires des Nazis pour sauver un garçon, il doit s’échapper de l’Allemagne. Les gags sont ridicules, mais personne n’est plus ridicule que le leader allemand ici. Un moment aussi effrayant qu’hilarant arrive quand ce leader dit « Je vais massacrer les Français…(pause trop longue)…aux Jeux Olympiques, naturellement. »
- Les Tribulations d’un Chinois en Chine : Une belle surprise inattendue, c’est les aventures de Belmondo en Asie, en tant que millionaire qui veut mourir car il s’ennuie de tout. Mais après de fausses tentatives commandées par son ami, M. Goh, il acquis plusieurs vrais ennemis et doit lutter pour se sauver la vie. Une distribution souvent liée à de Funès — Mario David, Paul Préboist, et Darry Cowl ont de seconds rôles.

- On a retrouvé la 7e compagnie : La suite de l’une des meilleures comédies du cinéma français, ce film réussit avec un gag encore et encore : « le fil rouge sur le bouton rouge, le fil vert sur le bouton vert ». Et ça marche. Henri Guybet remplace Aldo Maccione, mais ce film appartient vraiment à Pierre Mondy et Jean Lefebvre.
- Les trois mousquetaires (1953) : Probablement pas la meilleure adaptation du roman célèbre, mais un triomphe de cape et d’épée quand même. Bourvil est MAGNIFIQUE en tant que le majordome de D’Artagnan, mais il ne détourne pas l’histoire classique de la rivalité entre les soldats du roi et les sbires du cardinal Richelieu. On va revoir André Hunebelle plusieurs fois à venir dans ce classement — il était un maître.

- Touchez pas au grisbi : Le premier — et moins réussi — des trois adaptations des romans « Max le menteur » d’Albert Simonin, mais le seul avec Max lui-même. La première sortie de Lino Ventura, il joue un truand en concurrence avec Max, joué par Jean Gabin. Une histoire d’otages et de cambriolages avec une fin tragique — un film plus sérieux que ses deux suites.
- Le bossu : Une épopée de cape et d’épée, encore une fois on rencontre Jean Marais et Bourvil dans un film signé Hunebelle. Et c’est vraiment magnifique ! Chargé de protéger la petite fille de son maître, Marais échappe avec elle en Espagne pour se cacher du noble qui a tué ledit maître. Ils reviennent en France pour revendiquer le titre familial, juste à temps pour prévenir le triomphe du noble corrompu.
- Ni vu ni connu : Le premier rôle de Louis de Funès en tête d’affiche, ce film ultra-franchouillard (mon plus haut compliment) se déroule dans un village où le braconnier Blaireau doit se montrer plus futé que le policier Parju, qui a pour mission le rattraper. Cette tâche n’est pas difficile et le film est largement une série de gags façon Bugs Bunny où Blaireau fait des farces.

































































































































