Pour ce dîner, j’ai dû faire des recherches. Vous n’allez pas trouver ces recettes chez Keldelice. Mais les deux sont vraiment de la Seine-et-Marne. Je vous présente les croquettes de Brie de Meaux, et les niflettes de Provins.
Ce dîner prend du temps, mais n’est pas du tout compliqué pour un cuisinier expérimenté. Même pour un débutant, je vous rassure que ce n’est pas trop difficile. Allons manger comme en Seine-et-Marne !
On continue maintenant le Tour avec le 77, la Seine-et-Marne. C’est le département le dixième plus peuplé et les habitants se nomment seine-et-marnais. C’est notre deuxième séjour en Île-de-France.
On commence à Fontainebleau, qui a donné son nom à l’un des hôtels les plus célèbres aux États-Unis (partie du film Goldfinger !), on trouve son château (3 étoiles), originalement construit au XIIe siècle, puis complètement reconstruit par François Ier de façon italienne pendant la Renaissance. Ne ratez pas les grands appartements (3 étoiles), surtout ceux « du Roi » et de Napoléon. La cour d’Honneur (2 étoiles) est la star de l’extérieur, mais il y a aussi 130 hectares de parcs et jardins pour explorer. Juste à l’ouest du château, on fait de la randonnée dans la Forêt de Fontainebleau (3 étoiles), inspiration de nombreux artistes de l’école de Barbizon. Alors notre prochain arrêt est le Musée départemental des Peintres de Barbizon (1 étoile), avec des œuvres par de tels artistes comme Corot et Millet. On marche aussi le long du sentier des Gorges de Franchatd (3 étoiles), un point panoramique dans la Forêt.
Au nord de Fontainebleau, on passe par Melun, la préfecture, site du Musée de la Gendarmerie nationale, qui trace les origines des gendarmes aux maréchaussées du XIVe siècle jusqu’aux Cruchot de nos jours. À Maincy, on trouve le château de Vaux-le-Vicomte (3 étoiles) et son jardin (3 étoiles). Le château date au XVIIe siècle , construit par Nicolas Fouquet, malchanceux ministre de Louis XIV, qui a vu sa chute aux mains de Colbert. Au-delà de Versailles, ici on est au jardin à la française par excellence. D’ici, on va se séparer pour la journée. Vous, obsédés de la culture américaine, allez à l’ouest du département pour rendre visite chez Mickey (3 étoiles). Moi, défenseur du patrimoine, je pars vers l’est pour visiter Provins et ses remparts (2 étoiles) du XIIIe siècle. Mais dites-donc, apportez-moi un beignet Mickey chocolat-noisette, s’il vous plaît. On ne l’a pas chez moi.
On continue ensemble vers Meaux. Ici, on trouve la Cathédrale Saint-Étienne (1 étoile), cathédrale gothique érigée pendant 4 siècles, du XIIe jusqu’au XVe. Le vitrail de la crucifixion et l’orgue sont les stars, mais on est également ici pour rendre hommage devant la sépulture de Jacques-Bénigne Bossuet, évêque et grand orateur de l’époque de Louis XIV. On visite donc aussi le Musée Bossuet, anciennement le palais épiscopal — mais ce n’est pas biographique, étant plutôt un musée d’art religieux ainsi que de l’école de Barbizon. Avant que vous ne pensiez que vous avez échappé aux guerres cette fois, on finit à Meaux en visitant le Musée de la Grande Guerre (2 étoiles), le plus grand consacré à la PGM en Europe, avec près de 70 000 objets et documents. Notre tout dernier arrêt est La Ferté-sous-Jouarre, pour visiter les Cryptes de Jouarre (1 étoile), des cryptes mérovingiennes plein de tombeaux et sculptures qui datent à partir du VIIe siècle.
Qui sont les personnages les plus connus de la Seine-et-Marne ? Charles Pathé, légende du cinéma français, est né à Chevry-Cossigny. L’ingénieur Léon Thévenin, connu à chaque étudiant en génie électrique, est né à Meaux, où Bossuet était l’évêque. Le caricaturiste et directeur de publication chez Charlie Hebdo, Riss (Laurent Sourisseau), vient de Melun, où le philosophe Étienne Gilson, champion des pensées de Thomas d’Aquin, est enterré. Le mercenaire Bob Denard est décédé à Pontault-Combault. Paul Pogba, lanceur de sorts, est né à Lagny-sur-Marne.
Ça fait maintenant presque trois ans, et nous avons visité virtuellement les trois quarts de la France. ([Quoi ? Vous avez visité le 75, c’est déjà toute la France — Les Parisiens]) Beaucoup de choses ont bien changé depuis les bilans du premier quart et la première moitié. Quand j’ai commencé ce blog, c’était dans la peur que je n’allais jamais arriver en France, et qu’écrire des articles de cette façon serait mon seul moyen de la connaître. En fait, il est plutôt le cas que chaque bilan est arrivé après un voyage.
Le bilan du bilan
Où visiter : Chacun, bien sûr, mais mes choix du quart sont le Morbihan, site de la plus belle photo du blog, le Haut-Rhin, parce que Strasbourg à Noël suffit, et le Rhône, parce que la Colline de Fourvière pendant la Fête des Lumières suffit aussi. La Savoie mérite aussi une mention spéciale, car j’ai une chère amie là-bas qui vaudrait le coup toute seule. Mes choix du deuxième quart : le Gard, le Maine-et-Loire et la Loire-Atlantique. Du premier quart : les Alpes-Maritimes et l’Ardèche.
Où habiter : La Seine-Maritime ou le Nord. Deux départements avec ce que j’ai appelé « la ville de mes rêves », Lille et Rouen. Je sais, je suis aussi fidèle aux villes qu’à Anne-ÉlisabethÉmilie mes coups de cœur. Mes choix du deuxième quart : la Finistère, et le Loiret. Du premier quart : le Calvados. Il me semble que c’est la Seine-Maritime qui a La Couronne.
Meilleure soupe : D’une part, ça doit être la soupe VGE, parce que c’est parmi les meilleures choses que j’ai faites, quelle que soit la catégorie. D’autre part, c’est une soupe bien au-delà de mes buts pour ce blog : c’est hyper-cher et loin du paysage. Pour ces buts, je choisirais plutôt le potage Crécy. Du deuxième quart, j’ai choisi le velouté de cèpes de Sologne. Pour la vie du blog, la soupe de petit épeautre, du premier quart, reste ma préférée.
Meilleur poisson : Il me semble que je n’ai pas jugé les poissons séparés des autres viandes avant. Le thon à la basquaise est un des meilleurs plats du blog et ne mérite pas un second rôle derrière n’importe quelle viande. Avec son piment d’Espelette, ce plat est une merveille de la cuisine basque. J’ai aussi adoré la sole meunière, et avec un poisson entier pour épater les invités, peut-être qu’elle aurait plutôt gagné. Pour corriger l’omission, les escalopes de saumon au Monbazillac est le meilleur poisson du premier quart, et la truite grenobloise est le meilleur du deuxième quart. Mais le thon à la basquaise a les palmarès.
Meilleur fruit-de-mer : Le homard Thermidor gagne les palmarès du troisième quart. J’aurais dit que c’est trop coûteux comme la soupe VGE, mais j’ai réussi à acheter deux queues pour 15 $. De luxe, mais pas fou. Les Saint-Jacques à la crème d’oignons de Roscoff., du deuxième quart, cède sa place. Pour le premier quart, c’était les Saint-Jacques à la crème Chaource. Hélas, je ne cuisine guère les Saint-Jacques de nos jours parce que le prix a doublé il y a un an (de 40 €/kg jusqu’à 80 !). Le homard est presque bon marché en comparaison !
Après ce que j’ai dit à propos de la soupe VGE, ça vous semblera plutôt hypocrite, mais à mon avis, les desserts du troisième quart étaient un peu trop paysans. Pour autant que j’aime la pachade ou la flamusse aux pommes, c’est les macarons et les gâteaux qui font rêver. La dernière fois, j’ai choisi le Paris-Brest en disant que « c’est le truc le plus « CAP Pâtissier » de tous ». Je n’ai jamais caché mon admiration pour Pierre Hermé et Gaston Lenôtre, et si les desserts sont mon côté parisien, bon, c’est un blog pour toute la France, dont le 75. Le palet d’or de Valrhona, le gagnant du premier quart, reste l’un de mes préférés. (Les religieuses n’en font pas partie.) Mais les macarons sont la signature du blog.
Meilleur film : C’est facile à choisir, mais un peu parce que j’ai déjà vu presque tous les grands classiques de la comédie (les drames, c’est tout autre chose). Ça doit être Ne nous fâchons pas, ce qui mériterait un haut classement même pendant la première année. D’autres excellents choix : Les Tribulations d’un Chinois en Chine, et Les Barbouzes. Je suis plus qu’un peu surpris que je n’ai vu qu’une douzaine de films depuis la dernière fois — je n’essayais pas de ralentir autant. On s’approche quand même du 100e film, et quand ça arrive, on passera une semaine entière pour faire le grand classement. Croyez-moi, j’ai un grand tableur plein de notes !
Meilleure chanson : La tactique du gendarme. Je n’ai pas publié beaucoup de chansons depuis la dernière fois, mais celle-ci serait la gagnante contre plein de concurrents. Elle est drôle, de Bourvil, et à mon avis, du bon travail de mon côté. Peut-elle vraiment survivre la comparaison avec Le chant des partisans ? Non, mais il n’y a rien qui mérite ce titre — elle restera pour toujours la chanson la plus importante que j’ai appris pour ce blog. Et oui, malgré la durée depuis son enregistrement, je la connais toujours par cœur.
Meilleur moment : Honnêtement, à chaque fois, c’est la visite en France. Cette fois, ça doit être fêter le 14 juillet en famille. Pour le deuxième quart, c’était vivre le rêve de voir Indochine au Stade de France. Pour le premier quart, j’ai dit que c’était le jour où je suis arrivé en France pour la première fois. Je n’ose pas choisir entre ces 3. Il n’y a pas de telle chose comme un mauvais jour en France, au moins à mes yeux. (Oui, même celui-là.)
Meilleures surprises : Il n’y a pas de question — la fois où Le Journal du Centre a écrit sur moi ! La deuxième fois, j’ai choisi la Lozère, de laquelle j’ai écrit « dès que j’ai lu que la fin de La Grande Vadrouille y a été tournée, je savais que j’allais bien profiter de mes recherches ». Pour le premier quart, j’ai choisi la Drôme et l’Ariège.
Pire surprise : La boulette me hante toujours. Mais non pas seulement à cause de l’événement lui-même. Ça fait déjà 1 1/2 ans que je suis membre de l’OCA. Il me semble que tout le monde se contente de ne pas me connaître en dehors des activités du groupe. J’avais espéré autrement. C’est décevant.
Ce que j’attends le plus : Deux des mes plus chers amis du pays habitent dans des départements à venir, la Somme et la Vendée. Et si vous pensez que je ne pense pas à que faire pour eux depuis des années, bienvenue au blog pour la première fois.
Le prochain bilan sera la fin du Tour. Et j’ai écrit sa fin il y a longtemps. Mais ne vous inquiétez pas, je ne vais nulle part.
On revient à notre dernier dessert avant le bilan des trois quarts du Tour. Cette recette vient de la mère de Pascal Olhats, et c’est sa version du gâteau normand. C’est bel et bien une recette Coup de Foudre — de sorte que l’on fait pour manger en famille, et plein de tradition. Voilà :
Je ne peux pas vous donner un lien, parce que je l’ai en copie écrite à la main. Alors, vous êtes au bon endroit — allons le faire !
Il est impossible de vous parler de ce dîner sans divulgâcher quelque chose. Si vous avez attentivement lu Je découvre la Seine-Maritime, vous avez remarqué que j’ai mentionné le chef Pascal Olhats, qui est venu de Rouen à ma ville. Nous avons parlé à plusieurs fois maintenant, et il m’a donné mes recettes pour la Seine-Maritime. S’il n’y avait pas eu un accident en cuisine ce soir (je vais, mais le dessert a été perdu), je vous aurais présenté mon plat et mon dessert en même temps. Alors, pour l’instant, la sole meunière selon Pascal :
Haute résolution en cliquant
Pascal a lancé sa carrière chez La Couronne, où vous trouvez quel plat sur la carte ? Ouais :
Les carottes glacées au miel sont là pour avoir un accompagnement ; je ne dis pas que les deux vont ensemble chez La Couronne. Mais il n’y a rien de plus seinomarin qu’eux. Allons faire le dîner !
On continue maintenant le Tour avec le 76, la Seine-Maritime. C’est le département le seizième plus peuplé, et les habitants se nomment seinomarins. C’est notre cinquième — et dernier — séjour en Normandie, et si vous ne comprenez pas pourquoi je pleure comme un bébé en écrivant ces mots, bienvenue au blog pour la première fois.
Il nous faut absolument commencer à Rouen (3 étoiles Michelin), la préfecture et — très inhabituellement — une de deux villes avec plus de 100 000 habitants dans le département, Le Havre étant l’autre. Rouen est la réponse à la question : « Et s’il y avait une ville d’exactement la même taille d’Irvine quand je le croyais un paradis sur Terre, mais avec 2 000 ans d’histoire au lieu de 60, couronnée par mon héroïne, où tout le monde mangeait de la cuisine normande, et pourtant les appartements ne coûtaient qu’un cinquième d’Elbe-en-Irvine ? » Ce serait justement dit la ville de mes rêves.
On arrive dans un train SNCF à la Gare Rive Droite. On se promène le long de la Rue Jeanne d’Arc, jusqu’à notre arrivée devant le Donjon de Rouen, tout ce qui reste de l’ancien château. Jeanne d’Arc y était prisonnière pendant son procès injuste. Il y a des visites libres le week-end ; sinon, on ne peut que passer par l’extérieur. On est à 200 mètres du Musée des Beaux-Arts (3 étoiles), avec des tableaux de Monet, Pissarro, Géricault, Poussin, et Corot, ainsi qu’un jardin de sculptures. Après le musée, on tourne à droite sur la Rue de Guillaume le Conquérant pour aller sur la Place du Vieux Marché (1 étoile), au cœur du Vieux Rouen (3 étoiles). Ici, entouré par des maisons à pans de bois, on trouve l’Église Jeanne-d’Arc (2 étoiles), en forme de bateau viking renversé, avec des vitraux Renaissance retrouvés d’une église détruite par Les Voisins.
Avant de quitter la place, on déjeune à La Couronne, la plus vieille auberge de France, depuis 1345. Ce resto a formé le jeune Pascal Olhats, sujet de l’un des premiers posts du blog, et le plus grand chef d’Orange County. Regardez mon déjeuner ici avec des amis en 2021 et expliquez-moi pourquoi elle n’a pas d’étoile Michelin. Ce n’est pas logique.
On revient vers la Rue Jeanne d’Arc et la croise au Gros Horloge (2 étoiles), où Jeanne aurait connu l’horloge elle-même (là depuis 1389), mais pas sa façade de 1529. C’est le symbole de la ville. La Rue du Gros-Horloge (2 étoiles) nous mène à la Place de la Cathédrale. Notre-Dame de Rouen (3 étoiles) a trois tours très différentes : la Tour Saint-Romain, de style gothique, la Tour « de Beurre », de style « flamboyant », et la Tour Lanterne, une flèche sur la croisée du transept. Au-dedans, on trouve de nombreux gisants et statues, dont celui de Richard Cœur de Lion. À côté de la Cathédrale, on trouve l’Historial Jeanne d’Arc (1 étoile), une exposition sur son procès dans le bâtiment où il a eu lieu — je l’ai visité en 2021 et l’a a-do-ré. Il y a plein d’autres églises et musées exceptionnels à Rouen, mais on va finir au Parlement de Normandie, de nos jours le Palais de Justice (2 étoiles), un beau bâtiment Renaissance du XVIe siècle.
Au fait, tout ce Vieux Rouen a sa place dans l’histoire de la télévision américaine. Si on monte sur la terrasse de la Côte Sainte-Catherine (3 étoiles), on aura la même vue trouvé dans cet épisode de Mission : Impossible (je l’ai mis au bon moment pour vous). Attention, la vidéo est inversée.
On tourne vers le nord, pour visiter les Jardins d’Étretat (2 étoiles), jardin moderne qui reproduit les formes des fermes ostréicoles et des vagues de la Manche, parmi d’autres, avec des plantes. À Fécamp, on visite le Palais Bénédictine (2 étoiles), érigé par le créateur de la liqueur célèbre pour servir également en tant que distillerie et musée. On passe ensuite à Dieppe pour visiter son château-musée (1 étoile), qui abrite des objets de l’histoire dieppoise, surtout une collection d’ivoires (on ne fait plus de telles choses pour ne pas menacer les éléphants). Finalement, au Tréport, nous prenons une balade le long du Quai François Ier, pour admirer l’océan et manger des moules locales.
Ce post marque une étape importante pour moi. Hier, je vous ai montré un aperçu de ces macarons, en mentionnant qu’elles étaient selon la recette de Pierre Hermé. Avant de continuer, jetons un œil vers les miens :
C’est la première fois où j’ai réussi une recette de Pierre Hermé avec sa meringue italienne. (Certains de mes amis ont vu plein de photos de mes échecs.) Mes macarons habituels sont toujours faits à base de meringue française. Mais le Tour exige un maximum d’authenticité. Je crois que les miens sont à la hauteur de ses boutiques.
En pensant à mon dîner parisien, j’ai naturellement commencé avec le dessert. Il fallait absolument être la recette d’un grand chef, et en plus, suivie au pied de la lettre. Je vous en parlerai plus demain — C’est le 1er est reporté jusqu’au 3 — mais je vous dirai que ce sont les macarons crème brûlée du livre Macaron par Pierre Hermé. Pour aller avec, un plat à la hauteur, venu d’un chef au niveau de M. Hermé, le homard Thermidor d’Auguste Escoffier :
Mon histoire avec le homard Thermidor commence au fin du XXe siècle, pendant un voyage à San Francisco. Il y a un resto là-bas qui date de la Ruée vers l’Or, le Tadich Grill, qui est célèbre pour leur version du plat, qui date de 1880 à Paris. J’ai revisité ce resto plusieurs fois, et il reste le seul où j’ai trouvé le homard Thermidor sur la carte (aux É-U ; je ne l’ai pas cherché en France). Mais c’est la recette classique d’une légende. Allons le préparer !
On continue maintenant le Tour avec le 75, Paris. C’est le département le deuxième plus peuplé et les habitants s’appellent centre-du-mondiens parisiens. C’est notre premier séjour au milieu de la Grande Mer de France, ce que l’on sait doit être là puisque la ville est en Île-de-France, et…quoi ? Vous voulez me dire qu’il n’y a pas de Grande Mer, que l’Île est complètement entourée ? Ben, la France est un pays avec une Côte-d’Or sans côte, et une île qui n’est rien de sorte. Et vous vous moquez des connaissances géographiques des américains.
Au fait, les franciliens sont réputés pour avoir les meilleurs goûts de tous les Français. Une mesure objective de ce phénomène se trouve dans les statistiques d’une certaine balado :
Je me suis fait une promesse au début du blog que cet article serait exactement comme tous les autres. Mon format depuis longtemps est 12 photos, trois paragraphes sur les incontournables, et un paragraphe chacun pour les personnages et la cuisine. Je suis menteur. ([Alléluia !La vérité enfin ! — Mon ex et M. Descarottes]) On est dans la ville soit la plus visitée soit la troisième ou sixième plus visitée au monde entier. (Ça dépend de comment on compte ; par visiteurs, par argent dépensé, par longueur de durée, etc.) Dans tous les cas, c’est de loin la ville la plus visitée de France. Et avec la popularité de Miraculous autour du monde — diffusée dans plus de 120 pays — sans doute la ville la plus connue chez les enfants. Ce billet est parsemé avec des vidéos de France With Véro, ainsi que mes photos habituelles.
On commence au Panthéon (2 étoiles Michelin). Je trouve que l’explication le plus simple est l’inscription en haut de la porte : « Aux Grands Hommes, La Patrie Reconnaissante ». Ici, on trouve les sépultures des héros de l’Histoire — Voltaire, les Curie, Louis Braille. Les tableaux au rez-de-chaussée racontent le début de l’histoire française : Sainte Geneviève, Charlemagne, Jeanne d’Arc. Puis, on descend la colline vers l’Île de la Cité (3 étoiles), au milieu de la Seine, Ici, on trouve peut-être la cathédrale la plus célèbre au monde, Notre-Dame de Paris (3 étoiles). Malgré l’incendie de 2019, il y a plein de touristes qui y viennent quand même juste pour un aperçu de la cathédrale du bossu de Hugo, ses arcs-boutants, ses gargouilles. Sur l’Île, on trouve aussi la Sainte-Chapelle (3 étoiles), érigée par le roi Louis IX pour abriter des reliques de la Passion du Christ, et avec des vitraux spectaculaires, dont La Rose de l’Apocalypse. Puis on traverse le Pont d’Arcole et continue tout droit vers le Centre Pompidou et son Musée d’Art moderne (3 étoiles). Ici, on trouve de tels œuvres que le célèbre Fontaine de Marcel Duchamp, qui a lancé le mouvement Dada, ainsi que le New York City de Piet Mondrian et Les Mariés de la Tour Eiffel de Chagall.
On passe par Les Halles (1 étoile), plein de magasins et restos, pour arriver au Musée du Louvre (3 étoiles). Ses bâtiments sont étoilés eux-mêmes : la Pyramide (2 étoiles) et la Cour carrée (3 étoiles). C’est un musée très inhabituel, avec juste un tableau, La Joconde. Non, je plaisante — ignorez « Jocondisneyland » et profitez du Serment des Horaces, Le Radeau de la Méduse, et mille autre chefs-d’œuvre. Puis, on quitte le Louvre pour la Rue des Rosiers, pour rendre hommage au film qui m’a fait l’auteur de ce blog, Les Aventures de Rabbi Jacob. Remarquez aussi les nombreuses plaques en souvenir de la Shoah.
Après, on se promène le long de l’Avenue de l’Opéra pour arriver devant le Palais Garnier (3 étoiles), dont son magnifique Grand Escalier (achetez un billet et prendre le tour). On va déjeuner aux Galeries Lafayette (0 étoiles ?!?) ou Printemps (même erreur), les Grands Magasins du XIXe siècle. Aux deux, on peut goûter les merveilles de Pierre Hermé, Yann Couvreur, Nina Métayer, Christophe Adam, et d’autres génies.
D’ici, on prend le métro pour aller à la Basilique du Sacré-Cœur (2 étoiles). Merci à France With Véro pour m’avoir dit de sortir à Abbesses, pas Barbès-Rochechouart. Prenez le funiculaire à moins que vous aimiez grimper des marches. Les vues sur Paris sont époustouflantes, et bien que ce soit une église du XIXe siècle, donc pas gothique, l’intérieur vaut le coup aussi. Il y a des reliques de mon Pape pour toujours, Saint Jean-Paul II, au-dedans. Il faut visiter au moins un cimetière à Paris, alors promenons le long du Boulevard de Clichy, en passant par le Moulin Rouge, jusqu’au Cimetière de Montmartre (0 étoiles, quelle bêtise). Ici, on peut rendre hommage à Jacques Offenbach, Fred Chichin, Adolphe Saxe, Michel Berger, Michel Galabru, et d’autres lumières. Attention, le quartier n’est pas le plus chic ou propre ; évitez-le la nuit, surtout avec des enfants.
On reprend le métro jusqu’à l’Église Saint-Augustin, recommandée par le Chat Voyageur. Très inhabituelle pour un bâtiment datant d’avant le XXe siècle, l’armature est métallique. Le dôme de 25 mètres est impressionnant. Puis on continue vers l’Arc de Triomphe (3 étoiles), monument napoléonien qui abrite depuis 1921 le premier tombeau d’un Soldat inconnu au monde. Montez sur le toit pour d’autres vues spectaculaires. D’ici, on se promène le long des Champs-Élysées (2 étoiles), où on trouve les boutiques phares de telles marques que Louis Vuitton, Cartier, et Christian Dior. On va tourner à droite sur l’Avenue Georges V pour notre prochain arrêt.
On arrive devant la Tour Eiffel (3 étoiles), chef-d’œuvre de l’ingénierie française. Ne ratez pas les photos du Chat Voyageur. Un billet pour le deuxième étage suffit pour avoir les vues les plus impressionnantes au monde entier. D’ici, on peut voir la Seine, les Jardins du Trocadéro (2 étoiles), le Palais de l’Élysée (n’oubliez pas de passer le bonjour à son habitant)…quand on dit que Paris est la ville la plus romantique au monde, c’est d’exactement ici dont on parle. Beurk. Mais on a une vue magnifique de notre dernier arrêt, L’Hôtel des Invalides et le Musée de l’Armée (3 étoiles). Votre billet vous permet de visiter le musée, avec plus de 500 000 pièces d’art et de souvenirs militaires. Mais en plus, ça nous permet de rendre hommage au Grand Homme de L’Histoire française, l’Empereur Napoléon, qui repose dans son tombeau dans l’Église de Saint-Louis des Invalides, entouré par les maréchaux de France qui l’ont servie avec honneur.
Que manger à Paris ? Vous êtes nouveau ici, c’est ça ? Depuis le début du blog, je raconte les histoires des pâtisseries qui m’ont rendu ce que je suis ([Surtout autour du ventre — Mon ex]). On est dans la ville de ma pâtisserie préférée de tous les temps, le mille-feuille. Vous pensiez sûrement que c’était le macaron parisien, mais c’est les mille-feuilles qui sont mes madeleines de Proust. On est dans la ville de la religieuse (voici la mienne), le Saint-Honoré (encore le mien), où Gaston Lenôtre (ou Dalloyau) a inventé le gâteau opéra. N’oubliez pas le flan parisien !
Avec ce dîner, nous avons enfin rattrapé l’horaire du Tour. La cuisine haut-savoyarde est très similaire à celle de la Savoie, alors j’ai consulté des sources savoyardes sans m’inquiéter trop sur les frontières exactes. (Si je pouvais trouver certains fromages, comme le persillé des Aravis, ce serait tout autre chose.) Alors voilà, la soupe savoyarde et le biscuit de Savoie :
Ce menu est un des moins compliqués du blog. Il y a plein de photos avec les instructions, mais vous pouvez faire la soupe dans une seule cocotte, et le gâteau n’est pas difficile, même si on a besoin de deux bols pour le préparer. Allons les faire !