Archives de l’auteur : Justin Busch

Avatar de Inconnu

A propos Justin Busch

Les aventures d'un américain qui est tombé complètement amoureux de la France

La galette des rois de Valrhona

Langue de Molière est reportée jusqu’à demain, parce que j’ai HÂTE de partager cette recette avec vous avant le 6 janvier. Profitez de cette photo, puis on parlera plus.

Mais, qu’est-ce que l’on trouve au-dedans ? Oubliez la frangipane, les amis, cette fois-ci, c’est un brownie, façon Valrhona !

Je dois cette recette à Valrhona, surtout au chef David Briand de l’École Valrhona à Tain-L’Hermitage. Mais vous n’allez pas croire dans quelle langue la version originale est écrite. Ouaip. Je l’ai reçu de leur bulletin par courriel en anglais. J’ai cherché leur deux sites en français (Valrhona.com et Valrhona Ensemble), mais c’était pas là.

Alors, quelques changements de l’originale (car j’ose me mêler dans les affaires d’un MOF) : La version originale emploi plusieurs fruits de coque ; ma fille ayant un appareil dentaire, je les ai remplacés par de la poudre d’amande et une hausse de la quantité de pépites de chocolat. L’originale ne mentionne pas dorer la galette ; je l’ai fait. Vu mon désir de baisser les coûts de recettes ici, j’ai utilisé une sorte de Valrhona, pas deux. Mais l’astuce secrète, ce qui l’a poussée autant, ça vient de mon ancienne prof de cuisine à l’Alliance française, et c’est du clickbait sans honte que vous devrez cliquer sur « lire la suite », pour la découvrir.

Lire la suite

À quoi sert Twitter ?

Si vous avez l’impression que ce post fera la polémique quant à M. Musk, rassurez-vous qu’il n’a rien à voir avec. C’est plutôt mon effort d’estimer la valeur du temps que j’y passe, Si vous profitez de Twitter en soi, ignorez ce que je vais écrire — la question du jour concerne seulement s’il vaut le coup en tant que publicité pour son blog.

J’ai maintenant deux ans entiers de données sur cette question :

Pour vous rappeler les totaux, il y avait 9 234 vues en 2021, et 18 092 en 2022.

On peut facilement voir qu’il vaut beaucoup la peine de faire tout et n’importe quoi pour Google. Je dois à Anne-Marie pour m’avoir expliqué comment régler des pages manquées avec Google Search Console. Mais on parle de Twitter. Il semblerait que le traffic est haussé deux fois et la partie qui vient de Twitter aussi, alors ça marche, hein ?

Mais c’est en fait pas le cas. Presque tout la différence vient d’un seul post :

Sans ce post, il y a presque aucune différence. Disons que seulement 700 vues viennent de Twitter — il ne reste qu’environ 700 vues pendant le reste de l’année, 10 % plus que l’année précédente. C’est donc en fait une perte par comparaison — 6,7 % versus 4,0 % (si on enlève les chiffres du post sur Équipe 1er Degré.).

D’autre part, je dois compter que j’y ai fait plusieurs de mes connaissances préférées (voilà, voilà et surtout voilà). Et l’article sur moi n’aurait jamais paru dans Le Journal du Centre sans avoir été retweeté par l’office de tourisme en Nièvre. Presque tous les « petits miracles » du blog viennent de Twitter et nulle part ailleurs.

D’autre autre part, je trouve Twitter très stressant. Les abonnés des blogs comprennent bien qu’ils sont des invités chez les écrivains. Si on n’aime pas ce que quelqu’un écrit sur leur blog, pas besoin de le lire. Désabonnez si vous n’êtes pas content. Mais franchement, ça n’arrive jamais pour moi — je connais les attitudes de ceux qui je suis, et si je n’aime pas une colonne où on enfourche un peu trop leur dada, je saute par-dessus du bouton « aimer » et attends la prochaine. Je crois que c’est pareil pour beaucoup de monde.

Par contre, chez Twitter, il y a certains qui me suivent dont je me sens obligé de leur suivre en retour. Et ils ne font pas seulement des crises à propos de leurs dadas, mais ils jouent dans le rôle de police des mentions j’aime. « Vous n’avez pas le droit de suivre ce compte ou aimer ce tweet. » Je ne vous dis rien que vous ne le sachiez déjà. En plus, cette tendance n’a rien à voir avec M. Musk ; c’est là depuis des années.

Évidemment, ce sujet me pèse de plus en plus. J’ai aucune intention de quitter Twitter. Mais en tant qu’investissement de temps et de ressources pour grandir son blog, j’ai très peu de preuves qu’il rend autant qu’il prend.

Épisode 42, Bon Nouvel An !

Oh, que j’aie une histoire ! J’ai récemment décidé que je n’en pouvais plus avec le microphone de mon portable. Trop proche en enregistrant le balado, et je dois supprimer trop de bruits de souffles à la main. Trop loin, et il y a des échos partout. Alors, j’ai décidé d’en acheter un nouveau. Mon budget ? 100 $, mais j’étais prêt à aller jusqu’à 150 $ si un en valait la peine. Puis ça m’est arrivé :

QUOI ? C’est vendu « boîte ouverte », alors je m’attendais à une remise mais…j’allais payer plus pour les frais d’expédition que pour le micro ?!? Je m’attendais à recevoir un courriel le lendemain avec la nouvelle que c’était une erreur et voici un remboursement. Mais j’ai reçu un numéro de suivi, et vendredi, voilà !

Il faut l’utiliser avec cet adaptateur (39 $, mais 49 € ? Injuste !) pour le connecter au portable. Mais je suis absolument ravi du son maintenant, et avec le casque Focal, c’est un plaisir d’enregistrer. Je suis toujours en train d’apprendre comment utiliser toutes ses options, mais je crois que ça vaut bien le tout petit coup. ([Le pauvre micro doit vous entendre tous les jours ? C’est une VDM ! — M. Descarottes])

Voudriez-vous une autre belle surprise ? J’avais envie de plus de nougat de Montélimar, alors j’ai pris un bref vol à Paris, juste assez longtemps pour trouver ceux-ci :

Non, je plaisante — pour autant que vous sachiez. En fait, ces photos viennent de chez Surfas. Les barres sont chères — 7 $ chacune — mais j’en ai quand même acheté trois. Moins chères qu’un billet d’avion, c’est certain. C’est nouveau là ; est-ce que ça continuera ? Il me reste en fait 3 barres de nougat Soubeyran, et elles doivent être mangées avant mars. On appelle le fait qu’elles ont survécu jusqu’à maintenant « la volonté ».

Notre blague de la semaine traite du Nouvel An. Si vous l’aimez, c’est ma traduction de génie. Sinon, c’est ma source pleine de blagues pourries. Nos articles sont :

Il y a aussi Les brownies au beurre de cacahuètes et C’est le 1er, version Nouvel An 2023. C’était anciennement ma pratique de vous lire les « C’est le 1er », mais la liste devient de plus en plus longue.

Si vous aimez ce balado, abonnez-vous sur Apple, Google Play, Amazon, Spotify, ou encore Stitcher. J’apprécie aussi les notes et les avis sur ces sites. Et le saviez-vous ? Vous pouvez laisser des commentaires audio sur Anchor, qui abrite le balado. Bonne écoute !

C’est le 1er, version Nouvel An 2023

Je continue à copier Light & Smell avec des listes de mes articles préférés au premier du mois. Ça vient d’Allez vous faire lire, mais je ne suis pas exactement ses règles.

Je dois mes excuses à certains. J’étais surpris à découvrir que j’ai raté de nombreux posts en préparant celui-ci. Je fais confiance au lecteur WordPress de me montrer tous mes abonnements, et il a échoué sa tâche pendant une moche* deux semaines. S’il vous semblait que je vous ignorais, c’est pas vrai ! Et pour être clair, si je laisse une mention j’aime quelque part, ça veut dire que j’ai tout lu. C’est de plus en plus difficile avec certains qui écrivent plusieurs fois par jour !

*On dit normalement « belle » ou « jolie » pour l’emphase, mais vu que c’est une mauvaise chose, pourquoi pas l’inverse ?

Nouveaux à moi :

  • Bonheur des yeux et du palais n’écrit pas trop souvent, mais les amants de la culture japonaise vont adorer son post sur les yōkai, des esprits malicieux. Saviez-vous que les « kappa maki », les sushis au concombre, le sont dit car les yōkai dits « kappa » sont censés aimer le concombre ?
  • Ju lit les mots est un autre que je viens de découvrir grâce à Light & Smell, avec deux passions intéressantes : des citations presque quotidiennes, et faire découvrir des auteurs inconnus. Je vibre avec sa citation de Maupassant, et pour un fort goût du deuxième, lisez sa liste des Prix des Auteurs Inconnus.
  • Les dessins d’humeur de gil est le blog d’un dessinateur. Il m’a bien fait rire avec celui-ci, toujours ce qui me fait peur chez les médecins.
  • Juliette écrit sur la musique rock, un sujet qui est toujours le bienvenu ici. Son post « Un super B-52 homardien tourne encore dans ma tête » m’a fait tellement rire avec son gros-titre, parce que j’ai tout à coup reconnu qu’elle parlait de « Rock Lobster ». (Si vous parlez un peu l’anglais, cette parodie pour les enfants est amusante !)
  • Images-Provence, le blog d’un amateur de la photographie, offre exactement ce que le titre promet. Voici une galerie de photos du ciel. Ne me demandez pas d’où.

Les habituels :

À encourager :

Rien de nouveau chez Le journal des Jum’s, L’Atelier du Phoenix, et Histoire2Connaître. Laissez-leur de gentils commentaires pour les encourager à reprendre !

Le bilan de l’année 2022

C’est la fin de l’année, et encore une fois le temps pour réfléchir un peu. Si j’ai vécu la meilleure semaine de ma vie en 2021, cette année a eu aussi ses récompenses. Revivons les meilleurs moments d’Un Coup de Foudre en 2022.

Tombeau de Napoléon, Indochine au Stade de France, Mon dîner indrien, Autographe de Nico

La plus grande réussite de l’année est sans doute ce qui m’est arrivé en janvier, donc après ça, la chute sans fin. Non, je plaisante, mais c’est absolument le cas que ma critique du « Second Degré N’est Qu’une Température » a transformé le blog. Ça m’a fait entrer dans ce que j’appelle L’univers cinématographique Light & Smell (d’après l’UCM), le cercle de blogueurs tous liés par cette blogueuse extraordinaire. On trouve parfois des tags ici, inspirés par d’autres comme La lectrice en robe jaune ou La bibliothèque Roz, mais ça vient tout du même groupe, et ce sont ses recommandations qui ont guidé mes premiers pas en tant que lecteur.

Une chose inattendue, mais malheureusement nécessaire, c’est que le rythme de mes films a beaucoup ralenti. L’espace pour tous ces disques, c’est un problème ! Mais si 2020 a été l’année de de Funès, et l’année dernière celle de Belmondo chez moi, celle-ci est quelque chose d’inestimable — l’année où les films sont devenus une activité sociale. Pendant le confinement, il était important de tout regarder tout seul. Pourtant, même après avoir être « libéré », il restait le cas que personne parmi mes connaissances ne pouvait partager mes films avec moi. Grâce à l’OCA, ils ne sont plus toujours « mes » films, parce que c’est pas moi qui les choisis. Mais quand je vous parle des dîners après, ça vaut plus que n’importe quel film.

C’était aussi l’année de la télé. Après le premier Visiteurs, je vous ai dit que c’était presque le temps de vous rejoindre dans le présent. Et avec Les Combattantes, et Les 12 Coups de Midi, ce moment est arrivé. Il me reste un grand monde plein de de Funès, de Bourvil, et de Gabin pour explorer, mais j’ai regardé Kaamelott : Premier volet sans comprendre, et c’était pour le pire. C’est le temps de pousser ma connaissance de l’actualité culturelle. Pas assez pour écouter Jul exprès, mais vous comprenez.

Et c’était l’année de lire. Vous avez la mauvaise impression de moi — j’étais toujours beaucoup plus d’un rat de bibliothèque que de cinéphile, mais je manquais de la confiance de lire des livres jusqu’à cette année. Avec deux tomes des Chroniques Occultes, l’autobiographie de Claire Koç, et Prospérine Virgule-Point (toujours en cours), tout est changé. Franchement, je n’arrive toujours pas à le croire.

Je crois qu’aucun de vous n’a vraiment cru que je ferais la plus grande bêtise de ma vie. Mais 24 heures de vols juste pour tourner cette vidéo, ça restera un souvenir pour toujours :

Et je dois vous dire, ça fait une histoire remarquable pour me présenter à de nouvelles connaissances ! (J’ai déjà validé ça plusieurs fois.) Je n’ai qu’un regret de ce jour-là. Je souhaite que j’avais acheté un deuxième billet pour avoir un invité (et non, pas cette personne !). C’est nul de faire tout ça tout seul. Non, je ne connais personne aux États-Unis qui aurait volé comme ça. Prendre un train vers Paris, c’est tout autre chose.

J’apprécie tellement que vous êtes de plus en plus nombreux. Les trois derniers mois en particulier m’étonnent. Je raterai doubler le traffic par moins de 450 vues, mais c’est déjà au-delà de mes rêves les plus fous (quant au traffic). Merci de votre confiance.

Il me surprend toujours que je suis devenu baladodiffuseur, comme le dit nos amis québécois. Je croyais qu’il serait chanceux de durer 10 semaines : il y a maintenant plutôt 41 épisodes sans rater une semaine, même en voyageant, j’en suis fier ! Le graphique en bas mesure toutes les deux semaines, mais ce qui compte, ça pointe dans la bonne direction. Demain, des nouvelles sur ce sujet.

Puis-je me vanter juste un peu sur ma relation avec les médias ? (Une phrase qui n’aurait aucun sens en anglais en parlant de moi !) Si on m’avait dit au début de l’année que je compterais Anne-Élisabeth Moutet, Emmanuelle Ducros, et Claire Koç comme des connaissances, serais remarqué par Pierre Lescure, et apparaîtrais dans un journal, je l’aurais appelé menteur. Je n’arrive même pas à imaginer comment 2023 peut aller mieux. (Quant aux médias seulement : on pourrait me cogner sur la tête — mon plus grand rêve, bien compris ; je pourrais être embauché par une entreprise française, etc.)

Je ne veux pas finir sans vous mettre à jour sur quelque chose. Je suis apparemment devenu le Flaubert des brouteurs, un honneur que j’ai pas cherché. Mais moi, ils me cherchent pour mieux apprendre leur tâche !

La dernière fois, j’ai fini par remerciant ceux qui étaient avec moi. Cette liste est devenue beaucoup trop longue pour ici, mais j’espère que ceux d’entre vous qui écrivent des blogs se reconnaîtront dans les « C’est le 1er ». J’ai de nombreux amis qui n’apparaissent ici que dans les commentaires, ou seulement ailleurs, et j’ai aucune envie de les insulter en oubliant quelqu’un. Mais vous êtes tous vraiment spéciaux à moi (non, pas vous, les brouteurs), et je suis vraiment reconnaissant. Alors je veux finir avec une offre, parce que j’en dois tellement à beaucoup :

Si vous me fréquentez, et vous savez que je vous reconnaîtrez (donc pas vous, les brouteurs), n’hésitez jamais à me demander de l’aide avec l’anglais ou à trouver quelque chose aux États-Unis. La bonne adresse e-mail est sur la page d’accueil. Il est impossible de rendre ce que je reçois aux mêmes personnes, mais je peux au moins faire la même qu’eux.

Merci de m’avoir écouté, de m’avoir lu, et on se reverra en 2023 !

Les brownies au beurre de cacahuètes

Peut-être que vous vous souvenez des brownies de fête de Pierre Hermé pour le dernier Réveillon. C’est pas une tradition de faire des brownies chez moi pour la fête, mais complètement par hasard, ma fille m’a montré une recette de « peanut butter brownies« , brownies au beurre de cacahuètes, par le même génie qu’avant. Ne cliquez pas sur la recette, ou au moins, je vous ai prévenu et c’est pas ma faute. Elle verse de la pâte à cookies Reese’s industrielle sur une plaque, verse des mini cups Reese’s au-dessus, puis de la pâte à brownies industrielle, et si c’est pas assez, finit par tout saupoudrer avec des Reese’s pieces. Niveau de qualité, ZÉRO. Et moi, j’aime même les bonbons Reese’s, mais ces pâtes sont des nullités.

Je lui ai donc dit, « Je n’en peux plus ! Tu arrêteras de me faire voir ces âneries, et je te préparerai de bons brownies de ce genre pour le Réveillon ». L’un d’entre nous a tenu parole. Voici un brownie au beurre de cacahuètes maison comme il le faudrait. Cette photo est plus grosse que d’hab afin que vous puissiez la magnifier car ça, c’est de la qualité, avec 3 formes de beurre de cacahuètes — des pépites (vous pouvez utiliser ceux de Reese’s), du beurre lui-même, et un glaçage au beurre de cacahuètes.

Lire la suite

Mon guide aux sites humoristiques

Il me reste une recette avec ma fille et le bilan de l’année, et les deux apparaîtront ici les deux jours suivants. Je vais juste rater mon but le plus fou pour le blog cette année — vous verrez avec le bilan. Mais pendant que l’on attend ces posts planifiés, pour vous amuser, ma liste de sites qui me font rire. Certains sont déjà célèbres ; peut-être que vous découvrez des nouveautés aussi.

  • Le Gorafi — Le papy d’eux tous, comme on dirait en anglais. Chaque semaine, je poste mes horoscopes de leur site sur Facebook. Il y a une signe plus que d’habitude dans leur liste, le Furet, censé être entre le Scorpion et le Sagittaire. Ça me fait rire encore plus car je suis né le 22 novembre. Selon certains, je suis Scorpion ; selon d’autres, je suis Sagittaire. Évidemment, Le Gorafi a raison, et je suis en fait Furet. On va retourner sur cet horoscope le 31 !
Horoscope de 12 décembre, ©️Le Gorafi
  • L’Écho de la Boucle — Celui-ci veut être Le Gorafi du Doubs, et je l’ai découvert en faisant ces recherches. Leurs articles satiriques se déroulent souvent à Besançon, comme celui-ci où les visites scolaires aux morgues ont été annulées à cause d’une panne de climatisation. Les mises à jour du site ne sont pas aussi régulières que celles du Gorafi, mais leur compte Twitter est très actif.
  • Science Info — De nos jours, il y a moins de tolérance pour des blagues sur les infos scientifiques parce que quelqu’un se plaindra « C’est de la désinformation ! ». Mais si on croit vraiment que Mme la Première Ministre Borne a dit « Quoi qu’il arrive, les radars automatiques resteront alimentés en électricité cet hiver », c’est car ils veulent le croire. C’est une blague ! (Mais pour un instant, je me demandais si elle était devenue gouverneur de Californie.)
  • Complots faciles pour briller en société — #NousSachons, pas le meilleur site pour apprendre de la grammaire, mais oh là là que l’auteur soit drôle ! « IL GUÉRIT DU CANCER EN TROIS MOIS GRÂCE À LA TARTIFLETTE ! » est exactement le genre de truc que l’on voit souvent sur Internet pour se faire vendre des cachets inutiles. Leur page Facebook et compte Twitter sont aussi plus actifs que leur site web. Il y a aussi une version anglaise, l’un des trucs les plus surréalistes que j’ai vus. Pourquoi ? Parce que presque tous les commentaires viennent des gens français, qui se parlent en anglais en bas d’articles écrits en anglais par un autre français.
  • En attendant la fin du monde — les dessins de Marc Dubuisson, dessinateur pour Les Échos. Je ne peux pas reproduire ses dessins ici, mais celui-ci est exactement ce dont j’ai peur. Celui-ci a piqué ma curiosité — les enfants ici écrivent aussi des poèmes qui commencent par « Les roses sont rouges, les violettes sont bleues ».
  • Méta-Brouteur — C’est le compte Twitter d’un génie, qui cherche les vrais brouteurs partout sur les réseaux sociaux pour leur faire perdre du temps. Il est un comédien du premier rang. Ici, il dit que son prénom est Marie-Claire, mais ses amis l’appellent Méphistophélès. Une autre fois, il fait croire à un brouteur qu’il est une fille de 8 ans qui a emprunté le portable à son Papy. Ses meilleurs travaux apparaissent dans un groupe privé (dont je fais partie, évidemment) sur Facebook. « Neurchi de Brouteurs, Arnaqueurs, Marabouts, Voyants ». Pas de lien car Facebook le rend impossible, mais facile à trouver et demander d’être ajouté.
  • Vie de Merde — Ici, des internautes racontent des histoires de bêtises, et on peut voter sur la même question sous chacune — « C’est une VDM » ou « Tu l’as bien mérité ». Voici un exemple :
Source
  • Rigolotes — Un site plein de mèmes, de photos drôles et de vidéos. Attention au fait que le contrôle qualité n’est pas le meilleur ; tout le monde peut y poster, et le fait souvent.
  • Équipe 1er Degré — Le compte Twitter auquel je dois tellement. Avec le slogan « Le Second Degré N’est Qu’une Température », l’auteur fait semblant de prendre tout au sérieux. Ma préférée de toutes ses blagues :

Et vous, vous avez d’autres pour recommander ?

(Crédit de la photo pour les réseaux sociaux : LOL, Photo par WOLF LΔMBERT, Domaine public)

Portrait de Molière par Nicolas Mignard

Les faux amis, 2e partie

Vous avez plutôt bien accueilli la première partie de cette série, alors continuons avec plus de faux amis, mais pas le type chez Apple qui a lu ma carte de crédit aujourd’hui, puis m’a appelé « Justin » dans chaque phrase suivante. (Suis-je obsédé ? Oui, mais je dois vous dire — c’était jamais la tendance avant les années 2000s, et je le trouve horriblement déroutant. Personne ne parle comme ça dans leur quotidienne.)

Mais pourquoi étais-je chez Apple ? Pour vous ! Attendez un peu. J’aurai une histoire aussi chanceuse que folle pour vous raconter. Pourtant, c’est pas notre sujet — don’t faire ça, Justin. Et voilà, notre premier faux ami, peut-être le plus déroutant de la langue française.

C’est bon que je n’ai pas besoin de donner une signification en français pour « dont ». Mais en anglais, on dit « ne pas » avec « don’t », l’apostrophe étant pour contracter « do not ». En anglais, on traduirait des sens de « dont » comme « that » (que) ou « including » (compris), les deux ayant rien à voir avec « ne pas », alors c’est au moins rarement le cas que je me trompe de la signification. Mais on devrait l’expliquer au correcteur de mon portable.

Il y en a un que j’ai trouvé dans L’Appel d’Am-Heh qui m’a surpris. L’expression « ça fait un bail » veut dire « ça fait longtemps », plus ou moins comme « ça fait belle lurette ». Mais dans ce roman-là, c’est dit par Milton, le détective privé. En anglais, « bail » veut dire « caution », le montant qu’on paye pour sortir de prison avant un procès. À son tour, « caution » en anglais veut dire plutôt « prudence » ou « un avertissement ». C’est toute une chaîne de faux amis qui peuvent se rendre bien perplexe !

Un autre faux ami aux bords de la loi m’est venu en regardant Un Grand Seigneur. Les prostituées du film sont appelés « pensionnaires ». En anglais, un « pensioner » veut dire une personne âgée à la retraite — ils gagnent leurs vies grâce à leurs pensions, ce qui est un vrai ami. Mais on ne dirait jamais « pensioner » pour les habitants d’un bordel en anglais !

Un de plus pour cette fois ? Juste à temps pour la saison de Noël, parlons des vœux. Celui-ci n’est pas complètement un faux ami, mais l’usage le plus commun est de souhaiter quelque chose. Le mot anglais « vow » vient du Vieux Français, où « vut » est devenu le « vœu » de nos jours. Et « vow » veut dire seulement des choses comme « un vœu de pauvreté » ou « vœu de chasteté ». ([Voilà, pourquoi je vous souhaite Meilleurs Vœux ! — Mon ex]).

C’est assez pour cette fois. Je vous ai épargné lire un article genre « ma liste de vœux » cette dernière semaine. Ça aurait été déprimant. De rien. Le Père DHL va m’apporter un prix de consolation en janvier, et ça devrait suffire pour deviner de quoi je parle. De toute façon, bien qu’il y ait plus de faux amis, pas la prochaine fois. Langue de Molière vous reverra la semaine prochaine pour parler des mystères infinis du mot « coup ».

Le long jeu

Il y a une expression en anglais que l’on utilise pour des plans qui prennent du temps — au niveau des années, même pas des mois — pour se réaliser. C’est « the long game, » le long jeu. Vous devez déjà savoir qu’il y a des trucs que je garde en réserve depuis longtemps, juste pour les publier au bon moment. ([Bon moment. Vous employez toujours ce mot. Je ne sais pas s’il veut dire ce que vous pensez.M. Descarottes, d’après l’esprit de Princess Bride.]) Mais moi, je ne suis qu’amateur. Bref, l’histoire d’un professionnel. N’abandonnez pas trop vite — je vous promets qu’elle vaut le coup !

En 1990, le premier jeu Final Fantasy est sorti aux États-Unis, trois ans après sa parution au Japon. À l’époque, tous les fans de Nintendo lisaient le magazine officiel, Nintendo Power (lien en français !). Et dans ce magazine, il y avait un numéro spécial consacré entièrement à Final Fantasy. Ce lien est vers Internet Archive, où il y a une copie en version PDF (ça vaut la peine d’y cliquer juste pour l’art aux débuts des chapitres). Mais en plus, il y avait des défis lancés dans d’autres numéros, dont celui-ci :

Source, ©️Nintendo

Ça dit « Pouvez-vous vaincre Chaos (le méchant final) avec 4 Sorciers blancs dans votre équipe ? » C’est une tâche extrêmement difficile, car ils ne peuvent pas se battre effectivement. Or, pas impossible :

Tournons à peut-être la bande-dessinée en ligne la plus célèbres des années 2000s en anglais, 8-bit Theater (Le Théâtre aux 8 bits). L’art de la BD vient complètement du jeu vidéo (l’auteur avait le droit tant qu’il ne demandait pas de l’argent). Dans le numéro 7, un personnage dit Sorcier Noir lit le numéro spécial et mentionne le défi en haut en disant « Quatre sorciers blancs ? Ça ne marchera jamais ! » :

Source, Texte ©️ Brian Clevinger, 2001

Ce numéro a été publié le 20 mars 2001.

Le 20 février 2010, l’auteur a publié numéro 1221, 4 numéros avant la fin, qui a fini comme ça :

Source, Texte ©️Brian Clevinger, 2010

Il y a quatre sorciers blancs (des 5 premiers jeux, pas seulement l’original) et leur leader, dit Sorcière blanche, dit « Vous n’étiez pas là quand Sorcière blanche, Prêtre, Chaman, et Guérisseur ont tué Chaos. » Et Sorcier noir consulte le numéro spécial du magazine et dit « Oh, nom de Dieu ! » Le titre de ce numéro de la BD ?

« Le plus long traquenard de l’histoire des BD en ligne »

Pourquoi est-ce que je vous raconte cette histoire ? J’ai déjà joué quelques cartes de cette façon, à Angers et à Nevers, avec des blagues planifiées tout au début du blog. Mais j’en ai plusieurs qui se dérouleront en 2023, à partir de la toute première semaine, et maintenant, c’est à vous de les trouver !

Au fait, pour autant que j’adore Brian Clevinger, l’auteur de cette BD, c’est le seul projet qu’il a jamais amené à la bonne conclusion. Il abandonne tous ses projets avant leurs fins depuis ce temps-là, et sa carrière me rend un peu triste. À mon avis, à cause d’avoir connu la fin dès le départ — même si c’était car il suivait une histoire écrite par des autres — il a perdu la capacité de se concentrer sur un projet pendant longtemps. Pour cette raison, bien que j’aie déjà écrit la fin du Tour des Départements, et je l’ai fait il y a presque deux ans, je me laisse flâner par ici et par là. Les recherches sentent parfois les devoirs, et je ne veux jamais perdre le sentiment de 2020, du coup de foudre.

Épisode 41, Nord et Noël

Alors, les amis, c’est finalement le dernier balado…

De l’année. Vous pensiez à autre chose ?

On commence cette mise à jour avec de bonnes nouvelles. Mon amie Agathe m’a aidé à trouver l’article du Journal du Centre. Je suis toujours choqué. La dernière fois où j’ai paru dans un journal, c’était en 1989 car j’ai gagné un concours du journal de ma ville. Ça ne fera rien d’autre que pousser le gros melon, mais c’est exactement ce dont je rêve :

Source (payant)

J’ai aussi un cadeau pour beaucoup d’entre vous. Ou un cauchemar. C’est à vous de me le dire. Disons chose promise, chose due. À partir de 16:42 de l’épisode, vous trouverez que d’après une demande de Maman Lyonnaise, j’ai enregistré une liste de prénoms français (dans le sens alphabétique) et comment les prononcer en anglais. J’ai raison sur l’anglais. Mais en français ? Encore une fois, c’est à vous de me le dire. Au fait, c’est une exclusive du balado. Je ne réimprimerai pas la liste sur le blog.

Et si je vous disais que je ne veux pas encore revoir ma cuisine cette année ? Après cette bûche-là, je suis é-pui-. Mais j’ai fait une promesse à La Fille — il y aura un dessert très américain, mais fait à la française, juste avant le Réveillon de Nouvel An. Disons que son nouvel outil le plus efficace est de me montrer des vidéos de l’imbécile et de dire (en battant les paupières, le petit maître-chanteur) « Et tu réglerais ça comment, Papa ? »

Mais en fait, elle me manque horriblement. C’est le tour de sa mère cette année. Alors, voilà mon repas de Noël tout seul. Je ne plaisante pas du tout.

Sandwich de poulet et courgettes frites à Carl’s Jr., le seul resto ouvert Noël

Nos articles sont :

Il y a aussi Mon Noël savoyard, 1ère partie, avec une chanson de Noël savoyarde, et Mon Noël savoyard, 2e partie, avec notre bûche aux goûts savoyards.

Si vous aimez ce balado, abonnez-vous sur Apple, Google Play, Amazon, Spotify, ou encore Stitcher. J’apprécie aussi les notes et les avis sur ces sites. Et le saviez-vous ? Vous pouvez laisser des commentaires audio sur Anchor, qui abrite le balado. Bonne écoute !