Il s’avère que j’ai fait une grosse boulette ce week-end, la seule variété dans ma boîte à outils. Mon problème, au-delà du problème lui-même, c’est qu’il n’y a rien que je peux dire sans avoir l’air fou. ([On n’épèle pas « être » comme « avoir l’air ». — M. Descarottes]) En plus, j’ai absolument aucune envie de faire gêner qui que ce soit. Disons juste que j’ai apparemment offensé quelqu’un, un membre de mon groupe de cinéphiles, sans avoir eu la moindre idée. Je croyais que l’on s’entendait très bien, et j’ai eu tort. La faute est seulement à moi.
Caïn venant de tuer son frère Abel, de Henri Vidal, Jardins des Tuileries à Paris, France, Photo par Alex E. Proimos, CC BY 2.0
Cette semaine aurait dû être heureuse. Plus tard aujourd’hui, j’attends l’arrivée de quelque chose qui transformerait le blog. (Je parle d’une nouvelle capacité technologique, pas le film d’Indochine.) Mais en ce moment, la déception personnelle dépasse mon désir d’écrire. Je posterai Langue de Molière demain, car c’est déjà écrit, mais je manque d’enthousiasme pour l’instant. Je suis vraiment désolé parce que vous n’avez rien fait tous.
On commencera avec une histoire de livraison 100 % vraie, parce que je veux vous faire comprendre exactement à quel niveau de service je m’habitue chez les facteurs ici. :
J’ai acheté un bureau chez Office Depot, l’une des plus grandes chaînes de tels fournisseurs aux États-Unis. Le jour de livraison, j’attendais chez moi toute la journée. Quand le facteur a raté la livraison, j’ai fait un coup de fil au « service client ». Ai-je mentionné que je crois aussi au Père Noël, à la Petite Souris, et à la Grosse Citrouille ?
La personne à qui j’ai parlé m’a dit que selon le facteur, je n’étais pas à la maison au moment où il est passé. J’ai répondu que j’avais attendu à la maison toute la journée. Elle a appelé le facteur, puis m’a rappelé pour me dire qu’en fait, il y avait une porte verrouillée au bord de mon quartier, et sans le bon code, il n’avait pas arrivé à entrer pour livrer le bureau. Je lui ai dit que c’était un mensonge — il n’y avait pas de telle porte dans mon quartier à l’époque. (C’est commun dans ma ville d’Elbe-en-Irvine, mais pas dans ce lotissement-là.) Et comment est-ce qu’il a pu dire que j’étais pas chez moi s’il n’a pas pu entrer le quartier ? Silence.
J’étais le tout premier arrêt du facteur le lendemain.
Donc, vous comprenez pourquoi l’une des choses que j’adore la plus chez FNAC et chez DHL, c’est qu’au passé, j’ai profité de recevoir mes pré-commandes le même jour que vous. Par exemple, voici des posts sur Facebook pour les deux albums « Singles Collection » d’Indochine :
Au fait, vous pouvez voir à quel point j’adorais recevoir même les publicités de la FNAC. Ils ne les envoient plus, ce qui me rend triste.
J’ai donc attendu le nouveau film d’Indochine le 13 janvier. Puisque je paye un minimum de 14 € pour la livraison outre-Atlantique, mais ça hausse très peu avec des films sur disque, j’ai acheté quelques films en plus, qui sont arrivés tous deux jours après ma commande. Quand la FNAC n’a pas tout en stock en même temps, il y a toujours seulement une facture de livraison. Avec ça, ils m’ont acheté pour toujours. Voilà les trésors pas toujours vus :
Tous les quatre sont sur ma liste de « jamais vus » depuis le début du blog. Le fait qu’il y en a deux avec Lino Ventura, réalisés par Georges Lautner, et écrits par Michel Audiard, on appelle ça « la chance » !
Mais quelque chose ne va pas en ce moment. Je connais à ce point très bien les routes utilisées par DHL pour livrer ces pépites. Si un colis va à Londres, il volera en direct à Los Angeles, puis sera conduit à Santa Ana. Si un colis va à Cheesebourg Hambourg, son prochain arrêt sera Cincinnati, puis Los Angeles et Santa Ana. Les deux prennent toujours le même temps, deux jours. Alors quand j’ai vu que le colis est parti le 12 janvier, j’ai tout de suite su que je n’allais pas recevoir le film le 13.
Tout ça en haut, c’est plutôt tard le jour du départ pour la FNAC. D’habitude, quand une commande sort de leur entrepôt, c’est toujours le matin. (C’est inquiétant à quel point j’étudie ces messages les deux dernières années.) Mais ce qui s’est passé, c’est… surprenant. Voici la dernière mise à jour à ce point :
Ça fait maintenant presque 2 jours entiers à Londres sans bouger. Chez l’USPS (la Poste américaine), on appellerait ça normal. Chez FedEx, au moins pas surprenant. Mais chez DHL ? Dites donc, je suis gâté par DHL, et je le sais bien. Il vous faut comprendre que je ne suis pas en colère ; je m’inquiète. Pour eux !
Ce soir, je suis allé au ciné avec l’OCA pour notre premier film de l’année. C’est « A man called Otto » (Un homme appelé Otto), à sortir bientôt en France sous le nom « Le pire voisin au monde ». C’est un peu au-delà de mes sujets habituels, étant un film américain, mais ce film m’a dé-ran-gé. Je me reconnais dans le personnage d’Otto — qui est, pour être clair, le soi-disant « pire voisin » du titre français — et je suis fortement pas d’accord avec le message du film.
Otto est, absolument sans doute, grincheux hors comparaison. Il fait tout selon les règles, et est fier de son travail. Mais il veut se tuer pour des raisons qui ne sont pas clair au début du film (on apprend tout, mais je ne divulgâcherai rien). Tout le monde lui dérange avec leurs conneries à chaque fois où il est sur le point de se suicider, mais il est si passionné de voir tout fait correctement qu’il se sent obligé de le mettre à côté pour régler les problèmes des autres. À chaque fois, il réussit, mais son attitude et façon de gronder tout le monde pour ne pas faire l’effort à apprendre ont en résultat que personne n’apprécie ce qu’il a fait pour eux.
Alors, la plainte des informaticiens. C’est tous les jours le cas qu’un ami, une connaissance, un parent, ou quelqu’un qui veut se faire passer pour l’un d’entre eux pour demander de l’aide dit « Oh, Justin, mon ordi/tablette/portable/calculatrice ne marche pas ! Tu peux le régler pour moi ? »Malgré le fait que j’ai pas de formation avec tous ces appareils, et je ne vais rien faire sauf rechercher le problème sur Internet et suivre les instructions que je trouve, tout le monde s’attend que moi — ou n’importe quel autre informaticien — je vais toujours dire oui. Si je dis non, c’est toujours la même plainte « Mais tu es bon avec ces choses. » Non, c’est juste que je n’ai pas peur. C’est tout autre chose.
À mon avis, Otto A RAISON. Je comprends très bien que ses commentaires caustiques ne sont pas gentils. Mais ce que l’on ne voit jamais dans ce film est ce qui arrive quand quelqu’un comme lui demande de l’aide à l’inverse. Je vais vous dire la vérité — beaucoup de monde ne sont pas prêts à rendre ce qu’ils demandent. Seulement une personne fait des efforts pour lui rendre des choses tout court, mais le film nous dit que c’est Otto qui a la mauvaise attitude à chaque fois.
J’avoue que le film est en fait plus sympathique vers le personnage d’Otto que d’autres films similaires. Je pense surtout à « As Good As It Gets », sorti en français sous le nom « Pour le pire et pour le meilleur ». Ce personnage-là, Melvin, était également grincheux, mais il n’a rien fait pour ses proches. Le message de ce film-là est que la personne grincheuse ne vaut rien sauf au point où elle cesse d’être elle-même. J’aime pas ça.
Permettez-moi de vous donner un exemple. J’ai un parent qui me demande au moins une fois par semaine « Est-ce que ce courriel est un escroc ? » Qu’est-ce que je fais ? Je clique toujours sur l’adresse e-mail, et à chaque fois, c’est bien évident que l’adresse est fausse — très longue, et jamais de la même organisation que le courriel fait semblant de représenter. Tout le monde peut faire ça pour eux-mêmes. Je n’ai aucune compétence inhabituelle à cet égard.
C’est donc mon plaidoyer pour les Otto du monde. Montrez-leur le même respect pour leur temps que vous attendiez pour vous-même. Je ne dis pas « Défense de demander de l’aide », mais plutôt qu’il faut se demander « Est-ce que je fais assez pour moi-même ? Et si que je crois que j’ai besoin de l’aide, fais-je assez pour remercier les autres ? » Croyez-moi, vous amis informaticiens seront reconnaissants.
J’ai répondu avec la triste réalité, mais je veux développer plus mes pensées sur ce sujet. La grande majorité d’entre vous n’étaient pas ici la seule fois où j’ai acheté de la pâte industrielle pour ce blog. Alors rembobinons un peu et je vous raconterai une histoire.
J’ai grandi dans une famille où les boîtes de préparations industrielles étaient absolument interdites. Quand je vous ai parlé des « cons en cuisine », je parlais d’un États-Unis que je connaissais, mais où j’ai jamais vécu. Tout était fait maison. Mais ma mère, elle n’a rien appris de sa mère, une femme impressionnante mais jamais une cuisinière. (Son astuce pour faire cuire les desserts surgelés ? Les mettre en haut de la télé. Je plaisante pas du tout.) C’est de ma grande-mère que j’ai hérité l’ambroisie. Ma mère a tout appris d’une femme appelée Dorothy « Dottie » Devita, une voisine d’origine italienne.
Une autre fois, je vous raconterai l’histoire de son époux, Frank Devita, un héros de la SGM en France et membre de la Légion d’Honneur (lien en anglais vers sa nécrologie). Disons pour l’instant que si vous connaissiez Frank et Dottie, vous ne vous moqueriez jamais de « la malbouffe américaine ». En fait, si vous connaissiez la communauté immigrante italienne de la Côte Est, ce serait la même chose. Ils ne vivaient jamais de cette façon. C’est la cuisine des « Nonna », pas des « Mamie », mais ça vient du même esprit.
Tout ça, c’est-à-dire que mes ancêtres sont venus de l’Europe de l’Est, mais mes valeurs, elles viennent de l’Italie, surtout en cuisine. Ma mère n’a jamais fait aucun gâteau d’une boîte et si la sauce tomate avait pris moins qu’une journée ? Inacceptable. Alors quand j’ai fait la rabote picarde avec de la pâte feuilletée Pepperidge Farm, la seule que vous trouverez dans un supermarché typique, j’ai eu honte. Cette pâte coûte environ 5 $ la boîte, 2-3x ce que vous payez chez Carrefour, et c’est de très mauvaise qualité. Ça suffit pour la spanakopita, un plat grec, car on la mange en forme de petites bouchées, mais c’est inutile pour les mille-feuilles ou les galettes des rois, à cause de perforations partout.
Mes autres choix ne sont pas meilleurs. Chez myPanier, il y a un produit d’une marque américaine, « White Toque », dont tous leurs produits sont en fait des importations françaises. Comme disait M. le Président Trump dans tout autre contexte, vous ne nous envoyez pas votre meilleure pâte. Cette pâte comprend de l’huile de canola, du beurre concentré, et…de l’alcool ? Je n’arrive même pas à le comprendre. Et pour ça, je payerais 12 $ le 454 grammes.
Chez Surfas, il y a une meilleure pâte, Dufour — américain malgré le nom — composé des mêmes ingrédients que la mienne : beurre, farine, eau, sel, et un peu de jus de citron pour la conserver. Mais 16 $ et même pas 454 grammes comme l’autre ? (C’est seulement 400.) C’est du cambriolage !
Pendant les cinq dernières années avant le blog, je vivais ce que j’appelle « La Sécheresse ». Après les fermetures de Pascal et Pinot Provence, je ne connaissais plus aucun bon resto français près de chez moi. Cinq ans sans rien sauf une boulangerie appelée « Vie de France » — qui venait du Japon ! En même temps, la nourriture autour de moi devenait de plus en plus limitée — de la mexicaine et de plusieurs cultures asiatiques, surtout la chinoise, la coréenne, et la vietnamienne. Ces choses ont leur place, mais pour autant que la cuisine mexicaine est le patrimoine de notre sud-ouest, je ne la veux pas autant que je dois la manger.
C’est d’où l’attitude obsessive. J’ai passé une demi-heure chez Carrefour en 2021 ? C’était un aperçu du paradis. Même chose chez Picard. J’ai assez bien aimé marcher sur les Champs-Élysées, mais le vrai rêve pour moi, c’est tout simplement de vivre quelque part où vivre à la française n’est pas un truc de luxe, mais plutôt sa quotidienne. Et oui, pour autant que ça ferait mal au cœur à la pauvre Mme Devita, ce serait merveilleux de ne pas devoir tout faire maison. J’en suis fier, mais je serais ravi parfois d’acheter une pâte industrielle. Je sais exactement à quel point ça sent la folie, mais c’est rien que la vérité.
J’aime trop les gros chiffres ronds, comme quand sa voiture arrive à 10 000 km, la bourse Dow Jones atteint 30 000, etc. Alors bien que j’aie fini le cours de français sur Duolingo il y a 9 mois, je viens de réussir mon dernier but. Voilà :
C’est un peu ridicule, mais je ne sais pas quitter le hibou vert. Duo et moi, nous sommes ensemble depuis presque trois ans, et il m’a apporté ce que j’aime le plus au monde entier — vous tous. Pour le meilleur ou pour le pire, je n’ai eu qu’une rupture dans la vie, et j’espère que vous me pardonnerez pour mes sentiments idiotes, mais ça sent bien la rupture. (Pour être bien clair, je ne suis pas attiré à Duo.) Il y a deux raisons.
D’abord, je pense souvent « Vous avez une langue au lieu d’une femme ». (Pour l’énième fois, oui, je me vouvoie. Ce gars-là n’a pas le droit de me tutoyer.) Peut-être fou, mais honnête. Il y avait une écarte de 7 mois entre le début de mes études et le début du blog, mais qu’est-ce que c’est que ce blog qu’une lettre d’amour publiée tous les jours ? Ne plus avoir Duolingo sera comme si j’avais dit, « Je n’irai plus à notre café préféré, celui où nous prenions un verre ensemble quotidiennement. »
Mais en plus, ses habitudes sont devenues insupportables depuis longtemps, exactement comme une rupture. Duo m’envoie des courriels et des notifications à toutes les heures pour me rappeler étudier. Il y a un an et demi, Duo a acquis une douzaine de personnalités (sous la forme de nouveaux personnages ; il n’est pas fou), chacune plus ennuyeuse que la précédente. Ses blagues n’étaient jamais drôles. Jusqu’à très récemment, il y avait un système de points et de classement très abusif. On pouvait réussir une belle centaine de leçons sans rien gagner dans le classement, car c’était facile à tricher. Tous ces comportements ne me manqueront pas du tout.
J’ai partagé plusieurs fois le « meilleur » de Duolingo (voilà et voilà), mais voici quelques derniers souvenirs.
Une grosse source de colère était l’attitude vers le genre. Vous n’avez aucune idée à quel point ils détestent enseigner ce sujet. Quoi que l’on pense de la société, ma grammaire est correct ici (le manque de «!? » n’est pas le problème), et j’ai perdu beaucoup de temps à n’importe quoi :
La version anglaise de cette phrase n’a aucun genre pour le mot « partner », alors je n’ai pas du tout apprécié cette correction non plus :
Mais juste quand on aurait pensé que l’on aurait compris, ÇA ARRIVE :
Le jeune garçon en haut s’appelle Junior. Il est le fils d’Eddy, père célibataire qui a toujours de mauvais rencards. Mon cauchemar, c’est que je suis Eddy :
Je dois vous dire, l’idée suivante n’a jamais marché, même pas une fois. Évidemment, faut échanger du genre :
Mais j’avoue, ils me comprennent mieux que j’aimerais avouer :
Et si je suis complètement honnête, ils m’ont payé pour apprendre le français, jamais l’inverse. Je ne me suis jamais abonné à Duolingo Plus (récemment devenu Super Duolingo), alors pas une centime dépensée de ma part. Mais ils m’ont payé 100 $ (en 2020) pour participer à une étude de contrôle qualité. Je voudrais juste vous rassurer, chaque centime de cette chèque-là à fini par être dépensée chez la FNAC pour des films. Ils peuvent se consoler du fait qu’au moins, j’ai utilisé ce que j’avais appris. 10 centimes par jour, c’est pas grand-chose à la fin, mais je l’apprécie.
Ne pleurez pas quand même pour leurs revenus — j’ai dû regarder des milliers de publicités, une après chaque leçon. Et il y avait des dizaines de leçons par jour pendant ces deux ans-là. Ils ont été payés.
J’ai enregistré les étapes en preuve ; j’ai un peu hésité car j’ai cru que le portable m’avait demandé de supprimer mes données ainsi que l’appli, mais j’ai eu tort.
Alors, d’ici où ? J’ai fini avec Kwiziq, alors maintenant j’ai pas de leçons formelles. Une fois le DALF C1 est réussi, je ne me sentirai plus obligé d’étudier, mais ce jour-là n’est pas proche. En fait, j’ai peur qu’il n’arrive jamais. Pourquoi ? Voici l’une des épreuves :
Je ne sais pas si j’arriverai jamais à écrire des textes aussi courts !
Si vous avez l’impression que ce post fera la polémique quant à M. Musk, rassurez-vous qu’il n’a rien à voir avec. C’est plutôt mon effort d’estimer la valeur du temps que j’y passe, Si vous profitez de Twitter en soi, ignorez ce que je vais écrire — la question du jour concerne seulement s’il vaut le coup en tant que publicité pour son blog.
J’ai maintenant deux ans entiers de données sur cette question :
Pour vous rappeler les totaux, il y avait 9 234 vues en 2021, et 18 092 en 2022.
On peut facilement voir qu’il vaut beaucoup la peine de faire tout et n’importe quoi pour Google. Je dois à Anne-Marie pour m’avoir expliqué comment régler des pages manquées avec Google Search Console. Mais on parle de Twitter. Il semblerait que le traffic est haussé deux fois et la partie qui vient de Twitter aussi, alors ça marche, hein ?
Mais c’est en fait pas le cas. Presque tout la différence vient d’un seul post :
Sans ce post, il y a presque aucune différence. Disons que seulement 700 vues viennent de Twitter — il ne reste qu’environ 700 vues pendant le reste de l’année, 10 % plus que l’année précédente. C’est donc en fait une perte par comparaison — 6,7 % versus 4,0 % (si on enlève les chiffres du post sur Équipe 1er Degré.).
D’autre part, je dois compter que j’y ai fait plusieurs de mes connaissances préférées (voilà, voilà et surtoutvoilà). Et l’article sur moi n’aurait jamais paru dans Le Journal du Centre sans avoir été retweeté par l’office de tourisme en Nièvre. Presque tous les « petits miracles » du blog viennent de Twitter et nulle part ailleurs.
D’autre autre part, je trouve Twitter très stressant. Les abonnés des blogs comprennent bien qu’ils sont des invités chez les écrivains. Si on n’aime pas ce que quelqu’un écrit sur leur blog, pas besoin de le lire. Désabonnez si vous n’êtes pas content. Mais franchement, ça n’arrive jamais pour moi — je connais les attitudes de ceux qui je suis, et si je n’aime pas une colonne où on enfourche un peu trop leur dada, je saute par-dessus du bouton « aimer » et attends la prochaine. Je crois que c’est pareil pour beaucoup de monde.
Par contre, chez Twitter, il y a certains qui me suivent dont je me sens obligé de leur suivre en retour. Et ils ne font pas seulement des crises à propos de leurs dadas, mais ils jouent dans le rôle de police des mentions j’aime. « Vous n’avez pas le droit de suivre ce compte ou aimer ce tweet. » Je ne vous dis rien que vous ne le sachiez déjà. En plus, cette tendance n’a rien à voir avec M. Musk ; c’est là depuis des années.
Évidemment, ce sujet me pèse de plus en plus. J’ai aucune intention de quitter Twitter. Mais en tant qu’investissement de temps et de ressources pour grandir son blog, j’ai très peu de preuves qu’il rend autant qu’il prend.
C’est la fin de l’année, et encore une fois le temps pour réfléchir un peu. Si j’ai vécu la meilleure semaine de ma vie en 2021, cette année a eu aussi ses récompenses. Revivons les meilleurs moments d’Un Coup de Foudre en 2022.
La plus grande réussite de l’année est sans doute ce qui m’est arrivé en janvier, donc après ça, la chute sans fin. Non, je plaisante, mais c’est absolument le cas que ma critique du « Second Degré N’est Qu’une Température » a transformé le blog. Ça m’a fait entrer dans ce que j’appelle L’univers cinématographique Light & Smell (d’après l’UCM), le cercle de blogueurs tous liés par cette blogueuse extraordinaire. On trouve parfois des tags ici, inspirés par d’autres comme La lectrice en robe jaune ou La bibliothèque Roz, mais ça vient tout du même groupe, et ce sont ses recommandations qui ont guidé mes premiers pas en tant que lecteur.
Une chose inattendue, mais malheureusement nécessaire, c’est que le rythme de mes films a beaucoup ralenti. L’espace pour tous ces disques, c’est un problème ! Mais si 2020 a été l’année de de Funès, et l’année dernière celle de Belmondo chez moi, celle-ci est quelque chose d’inestimable — l’année où les films sont devenus une activité sociale. Pendant le confinement, il était important de tout regarder tout seul. Pourtant, même après avoir être « libéré », il restait le cas que personne parmi mes connaissances ne pouvait partager mes films avec moi. Grâce à l’OCA, ils ne sont plus toujours « mes » films, parce que c’est pas moi qui les choisis. Mais quand je vous parle des dîners après, ça vaut plus que n’importe quel film.
C’était aussi l’année de la télé. Après le premier Visiteurs, je vous ai dit que c’était presque le temps de vous rejoindre dans le présent. Et avec Les Combattantes, et Les 12 Coups de Midi, ce moment est arrivé. Il me reste un grand monde plein de de Funès, de Bourvil, et de Gabin pour explorer, mais j’ai regardé Kaamelott : Premier volet sans comprendre, et c’était pour le pire. C’est le temps de pousser ma connaissance de l’actualité culturelle. Pas assez pour écouter Jul exprès, mais vous comprenez.
Et c’était l’année de lire. Vous avez la mauvaise impression de moi — j’étais toujours beaucoup plus d’un rat de bibliothèque que de cinéphile, mais je manquais de la confiance de lire des livres jusqu’à cette année. Avec deux tomes des ChroniquesOccultes, l’autobiographie de Claire Koç, et Prospérine Virgule-Point (toujours en cours), tout est changé. Franchement, je n’arrive toujours pas à le croire.
Je crois qu’aucun de vous n’a vraiment cru que je ferais la plus grande bêtise de ma vie. Mais 24 heures de vols juste pour tourner cette vidéo, ça restera un souvenir pour toujours :
Et je dois vous dire, ça fait une histoire remarquable pour me présenter à de nouvelles connaissances ! (J’ai déjà validé ça plusieurs fois.) Je n’ai qu’un regret de ce jour-là. Je souhaite que j’avais acheté un deuxième billet pour avoir un invité (et non, pas cette personne !). C’est nul de faire tout ça tout seul. Non, je ne connais personne aux États-Unis qui aurait volé comme ça. Prendre un train vers Paris, c’est tout autre chose.
J’apprécie tellement que vous êtes de plus en plus nombreux. Les trois derniers mois en particulier m’étonnent. Je raterai doubler le traffic par moins de 450 vues, mais c’est déjà au-delà de mes rêves les plus fous (quant au traffic). Merci de votre confiance.
Il me surprend toujours que je suis devenu baladodiffuseur, comme le dit nos amis québécois. Je croyais qu’il serait chanceux de durer 10 semaines : il y a maintenant plutôt 41 épisodes sans rater une semaine, même en voyageant, j’en suis fier ! Le graphique en bas mesure toutes les deux semaines, mais ce qui compte, ça pointe dans la bonne direction. Demain, des nouvelles sur ce sujet.
Puis-je me vanter juste un peu sur ma relation avec les médias ? (Une phrase qui n’aurait aucun sens en anglais en parlant de moi !) Si on m’avait dit au début de l’année que je compterais Anne-Élisabeth Moutet, Emmanuelle Ducros, et Claire Koç comme des connaissances, serais remarqué par Pierre Lescure, et apparaîtrais dans un journal, je l’aurais appelé menteur. Je n’arrive même pas à imaginer comment 2023 peut aller mieux. (Quant aux médias seulement : on pourrait me cogner sur la tête — mon plus grand rêve, bien compris ; je pourrais être embauché par une entreprise française, etc.)
Je ne veux pas finir sans vous mettre à jour sur quelque chose. Je suis apparemment devenu le Flaubert des brouteurs, un honneur que j’ai pas cherché. Mais moi, ils me cherchent pour mieux apprendre leur tâche !
La dernière fois, j’ai fini par remerciant ceux qui étaient avec moi. Cette liste est devenue beaucoup trop longue pour ici, mais j’espère que ceux d’entre vous qui écrivent des blogs se reconnaîtront dans les « C’est le 1er ». J’ai de nombreux amis qui n’apparaissent ici que dans les commentaires, ou seulement ailleurs, et j’ai aucune envie de les insulter en oubliant quelqu’un. Mais vous êtes tous vraiment spéciaux à moi (non, pas vous, les brouteurs), et je suis vraiment reconnaissant. Alors je veux finir avec une offre, parce que j’en dois tellement à beaucoup :
Si vous me fréquentez, et vous savez que je vous reconnaîtrez (donc pas vous, les brouteurs), n’hésitez jamais à me demander de l’aide avec l’anglais ou à trouver quelque chose aux États-Unis. La bonne adresse e-mail est sur la page d’accueil. Il est impossible de rendre ce que je reçois aux mêmes personnes, mais je peux au moins faire la même qu’eux.
Merci de m’avoir écouté, de m’avoir lu, et on se reverra en 2023 !
Il me reste une recette avec ma fille et le bilan de l’année, et les deux apparaîtront ici les deux jours suivants. Je vais juste rater mon but le plus fou pour le blog cette année — vous verrez avec le bilan. Mais pendant que l’on attend ces posts planifiés, pour vous amuser, ma liste de sites qui me font rire. Certains sont déjà célèbres ; peut-être que vous découvrez des nouveautés aussi.
Le Gorafi — Le papy d’eux tous, comme on dirait en anglais. Chaque semaine, je poste mes horoscopes de leur site sur Facebook. Il y a une signe plus que d’habitude dans leur liste, le Furet, censé être entre le Scorpion et le Sagittaire. Ça me fait rire encore plus car je suis né le 22 novembre. Selon certains, je suis Scorpion ; selon d’autres, je suis Sagittaire. Évidemment, Le Gorafi a raison, et je suis en fait Furet. On va retourner sur cet horoscope le 31 !
L’Écho de la Boucle — Celui-ci veut être Le Gorafi du Doubs, et je l’ai découvert en faisant ces recherches. Leurs articles satiriques se déroulent souvent à Besançon, comme celui-ci où les visites scolaires aux morgues ont été annulées à cause d’une panne de climatisation. Les mises à jour du site ne sont pas aussi régulières que celles du Gorafi, mais leur compte Twitter est très actif.
Science Info — De nos jours, il y a moins de tolérance pour des blagues sur les infos scientifiques parce que quelqu’un se plaindra « C’est de la désinformation ! ». Mais si on croit vraiment que Mme la Première Ministre Borne a dit « Quoi qu’il arrive, les radars automatiques resteront alimentés en électricité cet hiver », c’est car ils veulent le croire. C’est une blague ! (Mais pour un instant, je me demandais si elle était devenue gouverneur de Californie.)
Complots faciles pour briller en société — #NousSachons, pas le meilleur site pour apprendre de la grammaire, mais oh là là que l’auteur soit drôle ! « IL GUÉRIT DU CANCER EN TROIS MOIS GRÂCE À LA TARTIFLETTE ! » est exactement le genre de truc que l’on voit souvent sur Internet pour se faire vendre des cachets inutiles. Leur page Facebook et compte Twitter sont aussi plus actifs que leur site web. Il y a aussi une version anglaise, l’un des trucs les plus surréalistes que j’ai vus. Pourquoi ? Parce que presque tous les commentaires viennent des gens français, qui se parlent en anglais en bas d’articles écrits en anglais par un autre français.
En attendant la fin du monde — les dessins de Marc Dubuisson, dessinateur pour Les Échos. Je ne peux pas reproduire ses dessins ici, mais celui-ci est exactement ce dont j’ai peur. Celui-ci a piqué ma curiosité — les enfants ici écrivent aussi des poèmes qui commencent par « Les roses sont rouges, les violettes sont bleues ».
Méta-Brouteur — C’est le compte Twitter d’un génie, qui cherche les vrais brouteurs partout sur les réseaux sociaux pour leur faire perdre du temps. Il est un comédien du premier rang. Ici, il dit que son prénom est Marie-Claire, mais ses amis l’appellent Méphistophélès. Une autre fois, il fait croire à un brouteur qu’il est une fille de 8 ans qui a emprunté le portable à son Papy. Ses meilleurs travaux apparaissent dans un groupe privé (dont je fais partie, évidemment) sur Facebook. « Neurchi de Brouteurs, Arnaqueurs, Marabouts, Voyants ». Pas de lien car Facebook le rend impossible, mais facile à trouver et demander d’être ajouté.
Vie de Merde — Ici, des internautes racontent des histoires de bêtises, et on peut voter sur la même question sous chacune — « C’est une VDM » ou « Tu l’as bien mérité ». Voici un exemple :
Rigolotes — Un site plein de mèmes, de photos drôles et de vidéos. Attention au fait que le contrôle qualité n’est pas le meilleur ; tout le monde peut y poster, et le fait souvent.
Équipe 1er Degré — Le compte Twitter auquel je dois tellement. Avec le slogan « Le Second Degré N’est Qu’une Température », l’auteur fait semblant de prendre tout au sérieux. Ma préférée de toutes ses blagues :
Il y a une expression en anglais que l’on utilise pour des plans qui prennent du temps — au niveau des années, même pas des mois — pour se réaliser. C’est « the long game, » le long jeu. Vous devez déjà savoir qu’il y a des trucs que je garde en réserve depuis longtemps, juste pour les publier au bon moment. ([Bon moment. Vous employez toujours ce mot. Je ne sais pas s’il veut dire ce que vous pensez. — M. Descarottes, d’après l’esprit de Princess Bride.]) Mais moi, je ne suis qu’amateur. Bref, l’histoire d’un professionnel. N’abandonnez pas trop vite — je vous promets qu’elle vaut le coup !
En 1990, le premier jeu Final Fantasy est sorti aux États-Unis, trois ans après sa parution au Japon. À l’époque, tous les fans de Nintendo lisaient le magazine officiel, Nintendo Power (lien en français !). Et dans ce magazine, il y avait un numéro spécial consacré entièrement à Final Fantasy. Ce lien est vers Internet Archive, où il y a une copie en version PDF (ça vaut la peine d’y cliquer juste pour l’art aux débuts des chapitres). Mais en plus, il y avait des défis lancés dans d’autres numéros, dont celui-ci :
Ça dit « Pouvez-vous vaincre Chaos (le méchant final) avec 4 Sorciers blancs dans votre équipe ? » C’est une tâche extrêmement difficile, car ils ne peuvent pas se battre effectivement. Or, pas impossible :
Tournons à peut-être la bande-dessinée en ligne la plus célèbres des années 2000s en anglais, 8-bit Theater (Le Théâtre aux 8 bits). L’art de la BD vient complètement du jeu vidéo (l’auteur avait le droit tant qu’il ne demandait pas de l’argent). Dans le numéro 7, un personnage dit Sorcier Noir lit le numéro spécial et mentionne le défi en haut en disant « Quatre sorciers blancs ? Ça ne marchera jamais ! » :
Il y a quatre sorciers blancs (des 5 premiers jeux, pas seulement l’original) et leur leader, dit Sorcière blanche, dit « Vous n’étiez pas là quand Sorcière blanche, Prêtre, Chaman, et Guérisseur ont tué Chaos. » Et Sorcier noir consulte le numéro spécial du magazine et dit « Oh, nom de Dieu ! » Le titre de ce numéro de la BD ?
« Le plus long traquenard de l’histoire des BD en ligne »
Pourquoi est-ce que je vous raconte cette histoire ? J’ai déjà joué quelques cartes de cette façon, à Angers et à Nevers, avec des blagues planifiées tout au début du blog. Mais j’en ai plusieurs qui se dérouleront en 2023, à partir de la toute première semaine, et maintenant, c’est à vous de les trouver !
Au fait, pour autant que j’adore Brian Clevinger, l’auteur de cette BD, c’est le seul projet qu’il a jamais amené à la bonne conclusion. Il abandonne tous ses projets avant leurs fins depuis ce temps-là, et sa carrière me rend un peu triste. À mon avis, à cause d’avoir connu la fin dès le départ — même si c’était car il suivait une histoire écrite par des autres — il a perdu la capacité de se concentrer sur un projet pendant longtemps. Pour cette raison, bien que j’aie déjà écrit la fin du Tour des Départements, et je l’ai fait il y a presque deux ans, je me laisse flâner par ici et par là. Les recherches sentent parfois les devoirs, et je ne veux jamais perdre le sentiment de 2020, du coup de foudre.
En anglais, il n’y a aucun risque que je regarde nos films de Noël. Des sentiments guimauves pour faire honte aux célibataires justement pendant le temps le plus sombre de l’année ? Pas la recette du bonheur, cette idée qu’il faudra un sortilège pour un rendez-vous. ([Ne vous inquiétez pas, Gandalf et Merlin ensemble ne pourraient pas vous aider. — M. Descarottes]) Nous avons une chaîne, Hallmark, qui ne montre que ces films toute l’année. (Hallmark est aussi notre plus grande manufacture de cartes de vœux. La guimaveté est forte chez eux.) Mais j’ai reçu mon premier courriel sur le sujet, et tout à coup, j’ai eu des questions :
Alors cette année, avec la liberté d’enfin regarder un peu, j’ai fait mon enquête.
Le premier truc que je voulais savoir : est-ce que vous faites vos propres films de Noël, ou vous les empruntez à nous ? En lisant M. Oth de Blogosth, il me semblait que ce sont largement des productions nord-américaines (souvent du Canada). Quelques titres m’ont donné de l’espoir, comme « Noël au château » et « Un Noël de rêve en Suisse », mais il s’avère qu’ils sont connus sous les noms « Château Christmas » et « A Christmas in Switzerland« . Franchement, après une soixantaine de clics, j’ai abandonné.
Puis je voulais savoir comment vous les regardez : sous-titré en VO, ou doublés ? Alors j’en ai choisi un sur TF1 par hasard, et au début il me semblait…acceptable. Au lieu du titre original, « Christmas Under the Stars, » on voit :
Mais tout à coup, j’ai failli avoir une crise cardiaque ! Des voix en anglais sans sous-titres ! Le site de TF1 choisit VO par défaut. Je doute que ce soit le cas sur l’antenne, mais vous pouvez me dire si j’ai tort.
Et oh là là, ce films doivent vous donner de fausses impressions ! Savez-vous où on trouve des couples avec de tels prénoms que Nina et Brady, Maggie et Mitch, Olivia et Scott, ou Amanda et Lucas ? Dans des romans Harlequin, pas la vraie vie ! Toutes les Olivia du pays ont le même âge que ma fille ! (Harlequin est une entreprise canadienne, également connu ici qu’en France.) Et les choix d’endroits ne sont pas mieux : CLEVELAND ? Une ville si nulle que leur association pour l’histoire de la ville doit se plaindre que leur rivière ne s’est pas mis le feu autant de fois que le reste du pays ne le croit ? Vous pensez que je plaisante, mais voici la preuve (lien en anglais). (Au fait, les fans de leur équipe de football américain appellent leur stade « L’usine de la tristesse ». Je n’exagère même pas un peu.) Il y a beaucoup de ces films pleins de nostalgie pour des petits villages que les habitants de Hollywood détestent dans la vraie vie. C’est trop pour moi.
Je suppose que ces films sont plus ou moins pour vous ce que tous les romans sur Paris (par des auteurs américains) sont pour nous. Très peu à voir avec la réalité — Margot et Christian, sérieusement ?!? — mais les destinations semblent exotiques et ça fait rêver. Moi, j’ai aucune envie de regarder un film qui a lieu dans un « Pine River » fictif. Donnez-moi quelque chose qui se déroule à Collonges-la-Rouge entre Aurélie et Christophe (voilà, je fais mes devoirs et choisis des personnes de mon âge). Mais d’abord, il va falloir faire appel à Cémoi. Il vous faudrait une plus grosse guimauve.